Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog du Réseau Bazar BHV

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 7

7 Mars 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

La mode en 1869 :

Grève dans les magasins.

1869 verra les premières grèves en France.  Le repos hebdomadaire depuis longtemps la revendication unique des employés  sera l’idée maîtresse des grèves des magasins.

La chambre syndicale des employés qui comprenait les employés des magasins de Nouveauté, après une réunion de 2000 employés, vote la grève de tous les employés, si les commerçants refusent de fermer le dimanche.

Un comité de Grève fut nommé donnant comme date butoir le dimanche 23 mai, où les employés n’iraient pas travailler.

Devant ce risque, le samedi 22 mai, les  «  Grands magasins du Louvre » et de « la ville de Paris » adhéraient à la fermeture hebdomadaire.  Le mot d’ordre fut observé et les patrons des autres magasins qui avaient décidé d’ouvrir furent obligés de fermer, faute de personnel. La grève ne dura que cinq jours.

Mais la chambre syndicale début octobre 1969  ne s’en tint pas là et demanda que la journée de travail fut limitée à 12 h par jour : 8 h du matin à 20 h le soir. Les patrons refusèrent et une nouvelle grève commença. Elle démarra dans le sentier  et s’étendit. Les commis, les caissiers, les acheteurs firent cause commune avec les grévistes. Sur 12000 commis  occupés dans le commerce de détail, 8000 avaient cessé le travail.

Pour soutenir les grévistes, la chambre syndicale délivraient des bons de nourriture et de logement. La Presse soutenait les grévistes.  Certains patrons négocièrent une fermeture à 21 h en été et 20 h en hiver, ce qui fut accepté.  Les Grands Magasins continuèrent leur résistance. Pour remplacer les grévistes, les grands magasins du Louvre acceptèrent d’embaucher une centaine d’orphelines proposée par  l’Assistance Publique.

Les employés réagirent et résistèrent, en créant des magasins concurrents coopératifs : « Grands Magasins de l’Union, association des employés du Commerce ». Solidarité oblige : un fabricant de toiles offrit pour 50 000 francs de Marchandise, l’association des tailleurs fournit un rayon de confection, les messageries françaises proposèrent leurs chevaux, camions et facteurs pour transporter colis et marchandises.

En décembre, la grève était terminée. Entre temps, un certain nombre d’employés avaient repris leur travail.  Beaucoup d’employés perdirent leur place, sans qu’aucun résultat n’ait été obtenu.

La satisfaction des employés pour éviter la grève ?!

En 1883 un Directeur du Bon Marché déclara :

« En 1869, nous avons eu cette grève : c’était avant la fondation de la Caisse de prévoyance ; Cette grève avait un caractère particulier qui ne se reproduira plus. Les grèves sont impossibles dans notre maison, parce que les chefs de comptoir et de services sont intéressés dans les bénéfices réalisés. En outre, les employés qui font partie de la caisse de prévoyance ont, pour la plupart, un capital trop important dans cette caisse pour faire quoi que ce soit qui le leur ferait perdre et de plus le chiffre  des appointements qui leur sont alloués retient encore les employés dans la maison ».

Depuis 1868, le peuple cherche à se distraire : on se promène dans les nouveaux parcs, on fréquente les cabarets, les guinguettes, on va voir les courses à l'hippodrome ou plus plus sportif encore : on découvre le canotage, et le vélo.

Nouveaux loisirs à la mode :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Vélocipède!  Le prix : 150 francs les petits, 200 francs les moyens et 300 francs les trois roues. Ce nouveau véhicule qui date de 1808 charme tous les parisiens et joint l'utile à l'agréable.

 

Les jeux de raquette du style Badminton , appelé aussi la Vole.

 

Nous nous retrouverons en 1870 !...

A bientôt.

CD

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

suchaud 09/03/2019 11:01

tres bien merci christine

Les federateurs du reseau Bazar 09/03/2019 18:19

Merci Madeleine. Amitiés