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Le blog du Réseau Bazar BHV

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 2

17 Janvier 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Histoire : En 1825, Charles X  prend le pouvoir, Il se montre trop réactionnaire, c’est un ultra royaliste. Il n’arrivera pas à être accepter, sa politique cherche à affaiblir les libertés octroyées par son frère dans la Charte, il dissout l’assemblée, appuie sa politique sur une série d’ordonnances, supprime la liberté de Presse, il augmente le prix du droit de vote pour limiter les électeurs. Sa politique est un échec et le peuple parisien se révolte mettant fin au bout de 3 jours, qu’on appela « Les trois glorieuses »  au règne du Roi et à son exil le 29 juillet 1830.

Paris : Le chemin de fer se développe et  devient sous le Second Empire un formidable, moyen de transport. Paris va rapidement voir  la construction de gares et de voies ferrées : Saint-Lazare, née en 1837. La gare du Nord est inaugurée en 1846.

1820- 1830 : Paris est sale, Paris est insalubre, l’humidité, l’absence du tout à l’égout, les eaux sales, les rues boueuses contribuent à une violente épidémie de choléra en 1832.

La situation est prise en main par le préfet, le Comte de Rambuteau dont vous connaissez tous le nom, Rambuteau estime que les rues étroites et sales au centre de Paris sont à l’origine de l’épidémie de choléra à Paris

Cet homme préfet en 1832 et hygiéniste  travaille à l’élargissement des rues et fait moderniser le réseau des égouts. On lui doit de nombreuses fontaines (St Sulpice…). Les arbres sont plantés, des jardins sont installés. Paris est aéré et éclairé. Le préfet Rambuteau développera l’éclairage public au gaz, permettant aux citadins de sortir plus tard dans la Capitale.

Des  vespasiennes sont installées sur les trottoirs, aujourd’hui remplacées par les Sanisettes Decaux. Il poursuit l’agrandissement des Hôpitaux de Paris.

Les corporations

 

Vitraux HdV de Paris

 

Le commerce : Depuis le  décret d’Allarde (1791) qui avait aboli  les corporations telles : la Bonneterie, la Draperie, l'épicerie, les Orfèvres ou la Pelleterie (métier du cuir, puis  la loi Le chapelier qui permit d’ouvrir des boutiques diversifiant leur offre , on assiste au développement des boutiques de frivolités. Pourtant de nombreux petits métiers ambulants se manifestaient sur les trottoirs de la Capitale.

 

 

Sur le plan commercial : Après 1825  Nous assistons à la naissance des magasins  de type bazar ou de nouveautés.

Les magasins de nouveautés choisissent souvent pour enseigne le titre d'une pièce de théâtre : la Petite Nanette; la Fille d'Honneur, le Petit Chaperon Rouge, la Vestale, la Lampe merveilleuse, le Pauvre Diable et le Coin de Rue.

Les propriétaires des magasins de nouveautés luttent entre eux d'adresse et d'élégance: la présentation est faite avec un goût, une recherche,  une connaissance de l'harmonie des couleurs ; L'étalage extérieur d'un magasin de nouveautés, est avec l'enseigne, le but des soins constants d'un marchand. Par exemple, d'immenses bandes d'étoffe d'une couleur éclatante occupent toute la devanture de la maison tombant des croisées du premier étage ou des combles, jusqu'à terre. En gros caractères, au-dessus de la porte d'entrée, une petite phrase d'usage: PRIX FIXE;  L'abondance des marchandises, prime en apparence. Des prospectus  annoncent invariablement un rabais étonnant dans le prix des marchandises.

Mais, le développement des relations commerciales, le personnel ruineux qu'il faut qu'elles entretiennent, le luxe effréné qu'elles affichent, les chances du commerce et la nécessité de soutenir une concurrence qui chaque jour devient plus redoutable, ont souvent conduit à sa perte un commerçant honnête.

 

 

Certains magasins se distingueront et perdureront,  La Belle Jardinière (1824), Le grand Bazar  de la rue St Honoré (1825), Aux Trois Quartiers (1829) le Bazar Montesquieu en 1830, Le Petit Saint-Thomas (1830). A la ville de Paris, A la Chaussée d’Antin en 1844, la Ménagère en 1850

Paris change...

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2

Histoire : Le roi Louis-Philippe, duc d’Orléans assure la relève au trône de 1830 à 1848. Nous sommes en pleine création et développement de l’Industrie : Textile, métallurgique, l’exploitation des mines de charbon, la mise en place d’un réseau ferré. Le monde littéraire et artistique émerge librement : Balzac, Hugo, Lamartine, Stendhal…

1836: le 25 octobre, l'obélisque de Louxor arrive sur la place de la Concorde.

L'arc de Triomphe débuté en 1806 est achevé en 1836;

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2

Une crise économique fait basculer le régime, les ventes baissent, les récoltes sont mauvaises, le chômage augmente, les travailleurs se révoltent.

En février 1848, le gouvernement interdit une manifestation de protestation ; les parisiens montent des barricades, la garde royale tire sur une cinquantaine de manifestants,  le roi renvoie son 1er ministre et abdique le lendemain : 23 février.

Le 22 : Des pierres sont lancées sur le ministère des affaires étrangères. La foule envahit la place de la Concorde : elle en est refoulée par les gardes municipaux. Des barricades sont élevées dans les rues. Pillage de la boutique d’un armurier. Des enfants brûlent les chaises des Champs-Élysées et quelques bureaux d'omnibus.

Le 23 : L'émeute est paralysée par la troupe. Quelques barricades, mal défendues, dans les quartiers du centre subsistent. Après quelques fusillades, des émeutiers s'emparent de la caserne municipale du faubourg Saint-Martinet et pillent des boutiques d'armuriers. Une autre fusillade devant le ministère des affaires étrangères, fait de nombreuses victimes. Les émeutiers armés de torche promènent les cadavres dans des tombereaux.

Le 24 : A 5 heures du matin, le maréchal Bugeaud prend le commandement des forces armées de Paris. Paris se couvre de barricades. Le quartier des Écoles se soulève et la garde nationale prend résolument parti contre le gouvernement.

L'émeute est encouragée par l'indécision de la défense. A 11 heures du matin, elle est victorieuse.

Dans l'après-midi, des affiches annoncent l'abdication de Louis-Philippe en faveur du comte de Paris.

Au départ du roi, les Tuileries sont envahies par la foule.

Un gouvernement provisoire est nommé  (Lamartine, Ledru-Rollin, Marie, Crémieux, Dupont de l'Eure, Arago, Garnier-Pagès), qui s'adjoint Marrast, Flocon, Louis Blanc et Albert, que venait d'élire le peuple à l'Hôtel-de-Ville.

Après plusieurs mois de d’agitation, c’est Louis Napoléon Bonaparte qui préside la France.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2
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Que devient Xavier Ruel dans cette période: En 1838, on le retrouve sur Lyon  et c’est en 1840, alors qu’il a tout juste 18 ans, qu’un événement très singulier se produisit.

Nous sommes sur un champ de courses à Lyon, la quatrième et dernière course de la journée reste à disputer. Comme d’habitude, les propriétaires font leurs dernières recommandations  aux jockeys.

Un des propriétaires est très contrarié, son  jockey est absent, il s’énerve d’autant plus que son cheval est en grande forme. Aucun jockey pour le remplacer !  Soudain, un jeune homme mêlé au personnel des écuries se présente et dit avec aplomb : « Si vous voulez M’sieur, j’puis remplacer vot’ jockey. Les chevaux, ça m’connait, et j’gagnerai ben tout comme un autre ! »

C’est ainsi qu’on pesa le jeune homme qui en raison de sa maigreur et son jeune âge fut un cavalier parfait. Incroyable ! Il arrive premier au poteau, au milieu des acclamations de la foule.

Xavier Ruel ne poursuivit pas sa vie dans le sport, mais bien gratifié, il acheta une balle et des petits objets de nécessité courante : couteaux, peignes, porte-monnaie, aiguilles qui se vendaient bien dans les petits villages où les boutiques de luxe en bimbeloterie, n’existaient pas.

Les affaires prospérant, il décida d’y ajouter de la bonneterie. Le stock à transporter, nécessita l’achat d’une voiture, ce qu’il fit avec ses économies et c’est ainsi qu’il devint marchand ambulant sur les marchés.

Voitures en 1826Voitures en 1826Voitures en 1826

Voitures en 1826

Nous voici en 1848, il travaille au 52 de la rue Mercière à Lyon  où Françoise Perraud, veuve Poncery, tient la boutique, sa  fille de 24 ans est  brodeuse dans le quartier, spécialisée dans la broderie en chasubles et ornements sacerdotaux.

En 1849, il épouse cette jeune Brodeuse : Marie Madeleine Poncerry.

 

Acte de Mariage et le couple Ruel
Acte de Mariage et le couple Ruel

Acte de Mariage et le couple Ruel

C’est ainsi que ce commerçant ambulant, vendant sur les marchés et dans les passages fréquentés, de la mercerie, de la bonneterie et de la bimbeloterie, achète un commerce à Lyon qu’il transforme en quincaillerie.

A suivre...

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jean-pierre franssens 20/01/2019 19:33

Oui, Georges a raison...il y a quelque part un remake...mais forcément différent. Merci Christine pour ces pages d'Histoire. Elles sont belles , humaines, courageuses. Bien sur elles ne deviennent que mémoire et connaissance mais il y a tellement de place dans nos petites têtes qu'elles ne nous gênent pas. Alors oui parlons souvenirs cela ne nous empêche pas d'oeuvrer pour l'avenir.
Alors en Tome, tome, tome tome...en avant le 3; Amitiés et bises Belgh...JiPé

Georges Guyot 18/01/2019 01:03

Bonjour. Encore une fois merci Christine pour nous faire vivre le rézo Bazar par des récits et des documentations plus qu'intéressants , riche en informations ce récit se lit comme un roman qui ligne après ligne nous donne l'envie de connaître la suite et quel cours d'histoire tu nous rappelles ( Je suis en train de penser et ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec les 3 glorieuses et les évènements actuels) l'histoire est sûrement un éternel recommencement afin de ne pas oublier. Alors bientôt le tome 3 Amitié à tous Georges.