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Le blog du Réseau Bazar BHV

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 1

11 Janvier 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Introduction :

Le but du grand magasin : Avoir toujours une longueur d’avance, concevoir une idée à faire évoluer. La réussite commerciale, dépendra de l'idée que personne n’aura jamais eue auparavant.

Ce fut le rôle des équipes d’acheteurs du BHV, qui ont cherché, imaginé des produits à faire fabriquer aux différents fournisseurs ; encore fallait-il qu’il y ait un marché à faire naître....

Lorsque nous nous retournons sur notre vie commerciale, nous restons étonnés des produits du quotidien qui y sont apparus.

Les plus jeunes ne concevraient pas une maison sans salle de bain, WC, eau courante, sans TV, lecteurs, ordinateurs et tout le confort apporté par l’électroménager, pourtant tout cela s’est développé sur un siècle.

Imaginez demain, la maison aux cloisons qui se déplacent, pour évoluer avec la famille, une lumière sans plafonnier ni lustre avec des capteurs, des vêtements réceptifs au chaud et au froid pour votre confort, une voiture à énergie propre capable de voler et bien d’autres encore. Jules Verne en son temps avait déjà prévu bien loin. Il avait déjà une vision sur des voyages loisirs  et lorsque le Club méditerranée a créé son premier village avec des toiles de tente, ni M Blitz, ni M Trigano avaient pensé à une telle réussite.

On pourrait énumérer bien d’autres choses comme les « Bic », adieu encriers ! Les Post-it, sortis grâce à la ténacité de leurs inventeurs chez 3M vers 1978 ou le sport avec de bonnes chaussures développées par Nike

1822 Le Pont aux changes et le Louvre vu du Pont neuf1822 Le Pont aux changes et le Louvre vu du Pont neuf

1822 Le Pont aux changes et le Louvre vu du Pont neuf

Article 1 :

Reprenons la vie de notre fondateur du BHV Xavier Ruel dès sa naissance.

Sacré 19éme siècle où naquit Xavier Ruel, bouleversé par un monde en pleine mutation sur les plans techniques et scientifiques. C’est  aussi une France en plein mouvement politique.

Avec un Empire de 1803 à 1814, trois monarchies de 1825 à 1848, une république de 1848 à 1852, un 2e empire de 1852-1870, suivi de la république en 1870. C’est l’affaiblissement du Clergé et de la Noblesse, la classe bourgeoise va prendre les rennes de l’essor commercial et industriel. Progressivement apparaît la classe des ouvriers et employés.

A la ville comme à la campagne, la pièce de vie pour la famille était la cuisine qui se composait d’un évier de pierre, une cruche à eau car l’eau n’était pas courante et d’un minimum de vaisselle. La cheminée était le seul moyen de chauffage et de cuisson des aliments, la marmite posée sur un trépied.

Puis dans les années 20, la cuisinière à charbon ou à bois remplaça la cheminée ! Pour éclairer cette pièce à vivre : Une lampe à pétrole, la table et les chaises. Les autres pièces souvent avec de petites fenêtres servaient de chambres et débarras et n’étaient pas chauffées.

 

La mode en 1822 et 1824
La mode en 1824

 

1822 Le Marché aux fleurs

1822 Le Marché aux fleurs

Le marchand d'encre  et le tondeur de chiensLe marchand d'encre  et le tondeur de chiens

Le marchand d'encre et le tondeur de chiens

Notre fondateur naît le 13 novembre 1822 dans cette période calme du règne de Louis XVIII.

Ses grands parents : en 1768, Pierre Ruel, maître cordonnier comme ses ancêtres épouse Jeanne Janetou la fille du Boulanger. Ils auront de nombreux enfants, drapier, commis en papeterie et Pierre Etienne tanneur. Pierre Ruel fait faillite en 1808  et meurt en 1819.

Sa femme reste veuve avec 7  enfants. Son mari lui a légué une boutique « Petit bazar » dans le quartier historique d’Annonay près du Pont Valgelas.

Pierre-Etienne (tanneur),  fils de Pierre et Jeanne, se marie en 1806 avec Marie Madeleine Filhol. De cette union naîtront 6 enfants dont XAVIER RUEL (Le fondateur du BHV), le cadet en 1822.

Orphelin de père très jeune, il est placé comme apprenti chez un tisserand  pour gagner son pain et connaît la rude vie des enfants qui travaillent en fabriques au XIXème siècle. Plus tard, il montrera les traces sur ses doigts des coups qu’il recevait lorsque après 10 h de travail, on le tapait pour le sortir de sa somnolence.

En 1833, à 11 ans, courageux, il décide de se débrouiller seul et quitte l’atelier, il multiplie les emplois en exécutant des besognes difficiles, mais il est libre.

A suivre

Ci-dessous des petits métiers courants, en ville dans les années 1820.

 

 

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