Jean-Louis Charrois, vous êtes une illustre figure du BHV, on vous connait
dans votre excellence pour les domaines du Bricolage et de l’Equipement Ménager . Alors, en réalité, qui êtes vous ?
Après 28 mois passés en Algérie, en grande partie sur le barrage tunisien « in the cavalery blindée », je suis revenu à l’E.S.C.P en janvier 1963 terminer ma dernière année d’école.
Cela m’a paru tout drôle de me retrouver dans une salle de classe, mais cela m’a permis de me remettre dans la comptabilité, le droit commercial etc. Nous étions une dizaine de sup de co à avoir été appelés en fin de deuxième année pour participer au « maintien de la paix »et nous nous sommes naturellement retrouvés L’attitude des surveillants qui nous interdisaient de fumer dans les couloirs a déclenché une réaction de notre part : grenade fumigène placée dans les gaines d’aération, lâché de tourterelles dans l’amphi, que j’avais gavés ont entraîné une réunion avec le directeur qui nous a retiré nos zéros de conduite.
J’ai été embauché au B.H.V en 1963, le jour de mes fiançailles avec ma première femme. Nous étions dans la période des trente glorieuses et nous trouvions du travail avec facilité.
Passage obligé à la vente, que j’ai beaucoup apprécié, et à la promotion des ventes où je me suis enquiquiné Au point que je suis allé voir Gaudin pour lui dire que je quitterais le B.H V si à la rentrée, je n’étais pas nommé acheteur.
En septembre, j’ai fait mon apprentissage au rayon revêtement plastique avec Poutier, qui était la crème des hommes. Au bout de
deux ans, l’outillage étant libre, je me suis porté volontaire. J’ai trouvé ce secteur passionnant. J' étais dans le groupe Lambert qui bouillonnait d’idées.
A son départ on m’a confié le département bricolage. J’étais très fier de ce superbe outil et j’aurais été heureux, si dans le même temps je n’avais perdu mon épouse Monique, emportée par un
cancer du système lymphatique (Une forme de cancer qu’on ne savait pas soigner à l’époque) ; heureusement, nous avions eu un garçon : Olivier, qui est actuellement chirurgien
orthopédiste à Mignot et Arago.
Photo de Jean-Louis et sa famille:
J’ai eu alors la chance de partir au Japon préparer une exposition, avec Pautrot et Crouzette, puis dans la foulée aux Etats-Unis avec Mouillesseau des Nouvelles Galeries et
Ingberg acheter des tondeuses autoportées, des taille-haies et des tronçonneuses.
Inberg était un acheteur exceptionnel, il m’a plus appris qu’à l’ESCP en matièred’achat. Il partait d’un prix de vente avec lequel on pouvait ouvrir un marché, retirait la marge bénéficiaire,
pour négocier le prix d’achat. Grâce à cette méthode les N.G. et le B.H.V avons fait un « tabac »!...
Il avait également eu une idée
géniale pour rentabiliser le S.A.V du jardinage en lui faisant monter des tondeuses : les coques venaient d’Italie et à la Foire de Chicago, il avait négocié avec le président de Briggs et
Straton dans un anglais scolaire, l’achat de 500 moteurs.
Son culot avait amusé l’américain qui avait accepté ce marché dérisoire. Moyennant quoi, il avait rentabilisé son service après vente.
J.P.Boulot averti, le nomma chef de groupe. L’année suivante re-Foire de Chicago, cette fois là avec Ayme. Nos commandes avaient été multipliées par deux. Avec Ayme, nous avons
eu la chance de pouvoir rentrer dans les twins towers. Les façades de verre n’étaient pas encore posées mais les ascenseurs fonctionnaient ; Nous les avons pris pour monter au dernier étage.
Géant !
Après on m’a confié les Arts Ménagers, Claude Bombes de Villiers prenant le bricolage.
Les arts ménagers c’était une autre affaire ! Darty dominait déjà le marché et ses pratiques de la concurrence étaient particulières.
Dans l’équipe, il y avait Lebelle, Marty, Adelbrecht, Parent, Lefèvre, Guibaud, Lavat, Wittrish, Barrail qui a brillamment remonté le petit électroménager, dont on se demandait s’il ne fallait pas le fermer.
Allez! On ajoutera à votre liste : Philippe Jacquillat que vous avez fait frissonner en prenant les commandes de l’avion qui vous emmenait à St Benoît du Sault et votre « poulain » Francis Dubut…
Last but not the least : Mme Petit, qui a eu la patience de me supporter et est devenue une amie.
Pendant ce temps je m’étais remarié avec Fanchon avec qui nous avons eu deux enfants.
Je crois que votre épouse assure un job très intéressant ?
En effet, elle donne des conférences sur les grands hommes littéraires du 20éme siècle, après la 2éme guerre mondiale.
Nous espérons qu’elle pourra nous écrire un article pour le Blog !
Mais vous, aujourd'hui, comment vous occupez-vous ?
Aujourd’hui, je mène une vie tranquille, je mène une vie de Papy. Je suis des conférences sur "la crise" à Sciences-PO et je continue toujours ma mission humanitaire de collecte alimentaire.
Je tiens à ajouter que ce réseau-bazar est une formule très sympathique.
Nous
sommes heureux d’avoir retrouvé pour vous le 476éme membre : Alain Ingberg que vous avez cité plus haut et que vous pouvez recontacter.
Merci Jean-Louis Charrois de votre témoignage, dit « tout simplement » et qui fera plaisir à beaucoup de membres.
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Elle a toujours son sourire et sa bonne humeur, elle fut
appréciée de tous et vient nous parler de ce qu’elle devient et de ses abeilles !
Chacun sait que la guêpe est carnivore et c'est
elle qui vient nous ennuyer quand on pique-nique.
ces paresseux,
Celle là, Mesdames et Messieurs les Bretons et les Normands
du réseau, vous ne les connaissez pas !...
« Ce coquillage est lié au pèlerinage
de st Jacques de Compostelle, au nord de l’Espagne qui honore depuis le Xème siècle le tombeau de l’apôtre st Jacques.
devenues« St Jaques » qu’ils accrochaient à leur manteau, leur
chapeau ou leur bâton de marche. »
La Tour St
Il devient un collectionneur incroyable de poignées de
Tabliers de cheminée.
Il prend le temps de naviguer
dans les vieux débris des chantiers, à l recherche, ici ou là d’une coquille.
« … La coquille st Jacques est le symbole de la
fécondité. Elle a été abondamment utilisée par les sculpteurs, les ébénistes et les peintres. Souvenez-vous : Boticcelli et sa Vénus surgissant de l’onde debout sur une coquille.
« …Il est indispensable de les astiquer, les décaper, frotter fort, mais quelle merveille
vous découvrez, sous ces formes harmonieuses. C’est l’allure de cette petite pièce qui m’a séduit.
« Les inséparables », nous pourrions presque vous parler
d’oiseaux !
(Au BHV bon nombre de collègues ont pu les apprécier!
)
Chabatz d'entrar
C'est ainsi qu'après 20 ans de carrière, j'ai quitté le BHV en 2005 et la
capitale pour Saint Junien en Haute Vienne et sa verte campagne.
Dans l'héritage grand magasin que j’ai
gardé, j'essaie de créer un courant de curiosité, autour du marchandisage de mon point de vente avec des vitrines à thème. En ce moment, c'est le tournoi des 6
nations...
Enfin, n'oublions pas l'aspect pédagogique de notre métier et la prise en charge
psychologique de nos patients. Certaines pathologies sont lourdes et génératrices d'angoisses chez un grand nombre. Il faut donc rassurer, expliquer les protocoles de rééducation si on
veut
Les châteaux
J
Et je ne vous dirai rien sur Limoges, bien sûr, qui souffre déjà d'une surpopulation
chronique!
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