Les archives du BHV que vous ne trouverez nulle part ailleurs !
Voici un reportage souvenir, exclusif de Jean-Philippe Leclerc sur l’union sportive du BHV, section cyclisme.
Vous reconnaitrez Jean-Pierre Boulot, si apprécié, qui soutenait avec ardeur l’US BHV.
Merci Jean-Philippe, nous connaissions déjà un pionnier : Jean Pieters et voici à présent un reportage de
choix.
Voici le contenu
:
Pour ne pas
reporter à plus tard ce « topo » que j’avais jadis promis à Christine, j’emprunte le papier à en-tête de ce club qu’elle me demande de vous
présenter et auquel je m’honore d’appartenir depuis 1987. Honneur quelque peu contrarié depuis que j’ai tendance à ne plus voir mes coéquipiers que de dos et parfois de fort
loin.
La légende veut
qu’en 1933 nos ancêtres se soient fait connaître sous le nom de « Treize à la Douzaine » : voici en quelles
circonstances.
Un certain Charles
Pélissier, play-boy mais redoutable sprinter, aurait mis ses amis journalistes au défi de le rejoindre à vélo jusqu’à dans sa retraite campagnarde de Garnes à 32 km à l’Ouest de Paris. Est-ce la
passion ou la perspective du repas donné en gage par Pélissier ? Ils furent 12 à rallier Garnes. Un treizième arriva plus tard, mais en taxi ! Qu’importe, Tristan Bernard, qui était du
nombre, avait trouvé le nom :
les treize à la douzaine étaient nés et le baptême put avoir lieu quelques jours plus tard chez
Maxim’s.
Bon nombre de ces
compères faisaient partie de la jet society d’alors et il fut de bon ton de les rejoindre. Ainsi naquirent de par le monde plusieurs autres clubs qui
revendiquèrent l’appellation contrôlée : Treize à la douzaine de Lyon, du Centre, d’Alsace, de Tulle, de St Tropez etc...
Cette confédération
voulu avoir sa grand’messe, chaque région l’organisant à son tour, sous la forme d’une compétition amicale, courue sur 32 km évidemment, et portant le nom de coupe Meg Lemonnier, alias Mme Maurice Goddet. (Célèbre artiste de cinéma 1930-1988 qui
tourna dans une trentaine de film)
Zoom sur une partie de la page avec Jean Piéters en haut et Aimé Calandri en
bas!
Jacques Lefort aurait pu poursuivre l’histoire beaucoup mieux que je ne le puis. Je me hasardé donc
à donner ma version, au risque de décevoir ceux qui, tels Michel Bindault, Aimé Calandri, Philippe Bouvier, Gilbert Fradin et quelques autres, ont
gardé de cette époque un souvenir plus exact que le mien.
Dans les années 80
s’était créé au nord de Paris autour de René Cassel un groupe, dit d’Argenteuil, qui réunissait nombre de cyclos du BHV dont Jacques, Michel, Gilbert,
René Jacob, Louis
Jean, Alain Porcheron etc...Mais tandis que René Cassel nous faisait découvrir le Vexin, les Treize à la douzaine de la région parisienne,
connaissaient une crise : certains souhaitaient orienter le club vers la compétition, mais d’autres voulaient lui conserver sa tradition d’amitié et de
convivialité.
Les deux points de vue étant inconciliables et il y eu scission !
- Les tenants du
sport à tous crins continuèrent à tourner à Montlhéry.
- Les autres,
suivant Roger Charron et Michel Goddet, se rapprochèrent du groupe de René Cassel à Argenteuil.
Dans mon souvenir
c’est un peu plus tard que plusieurs équipiers de René, parce qu’ils étaient plus proches de la banlieue sud, subirent l’attraction des Douze de
Boulogne qui venaient de redonner vie à la pure tradition des Treize à la douzaine.
Comme la province
avait ignoré les dissensions du microcosme parisien on vit réapparaître les douze du Centre, de Marseille-Provence, de Toulon-Hyères, de Lyon, du Sud-Ouest, etc...
Ces clubs formaient une sorte de fédération animée par le Journal des Douze - dont Alain Porcheron fut longtemps le
rédacteur en chef. Et jusque très récemment nous continuions de disputer chaque année la traditionnelle coupe Meg.
Quant à la présence
du BHV, longtemps incarnée par Jacques Lefort, ce sont maintenant Philippe Bouvier - quand il peut abandonner son cheptel du Merlerault - Claude Fournier, Gilbert et moi-même qui tentons de la
maintenir, sinon aux avant-postes, du moins pour ce qui est de la camaraderie et de la convivialité.

Personne ne manque
la sortie des cerises du mois de Juin dans le jardin Fradin, même lorsque les merles les ont toutes volées.
Gros plan sur la photo d'archive
Jean-Pierre Boulot
Merci Jan-Philipe de nous avoir fait partager un moment magique de l'épopée
BHV.
Comme tu le vois avec une personne mystérieuse, nous avons ajouté quelques
clichés des 12,de notre collègue Gilbert Fradin et de toi même.
Après l'exemple de Jean Pieters notre doyen en super forme, à 90 ans... nous
espérons que votre activité sportive vous ménera bien loin.
Je remercie Suzanne Fournier pour son aide, beaucoup ont connu Suzanne au long
des années passées comme fournisseur actif dans les couloirs... des achats dans le secteur Arts ménagers.
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