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Le blog du Réseau Bazar BHV

Du commerce au Grands Magasins. 4/4

24 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar

1894 : Alphonse Kahn et Théophile Bader créent les Galeries Lafayette.

Comme les autres créateurs, on part d’une échoppe, on s’agrandit, puis on fait beau, et grand, avec des verrières, des coupoles. On crée de véritables palais aux mille et un rayon d' articles de bazar, nouveauté et parfois d’alimentation.

Le grand Boum des galeries Lafayette fut en 1925, le développement des vitrines, les articles mis en valeur, sous la marquise, les bords sont soulignés de parement granit. Les soubassements et les tours des vitrines sont ainsi faits de labrador bleu royal nacré avec des incrustations or et rouge. On est passé au décor qui perdure encore.

Du commerce au Grands Magasins. 4/4
Du commerce au Grands Magasins. 4/4
Du commerce au Grands Magasins. 4/4

 

1827 : Ouverture des « Trois Quartiers ». qui deviendra 60 ans plus tard un Grand-magasin.

Un précurseur oublié ? Non ... pas tout à fait Grand magasin avant 1897.

Charles-Armand Gallois et Marguerite Augustine Gignoux vont bientôt se marier lorsqu’ils assistent à une Comédie : Les trois quartiers.

Le nom du magasin vient donc d’une pièce de théâtre  qui connut un grand succès en 1827.

La pièce  a pour sujet 3 jeunes filles à marier, qui ont fréquenté le même pensionnat, issues de 3 quartiers différents de Paris illustrant le commerce, la finance et la noblesse. Si l’histoire nous explique qu’on ne se marie pas avec n’importe qui, la description du commerce très actif de cette époque est une véritable illustration.

Acte 1 scène 2 : « autrefois les commerçants avaient tout au plus deux ou trois commis, aujourd’hui quinze, dix-huit, vingt commis : j’en ai vint deux et toujours occupés »

Acte 3 scène 1 (aux achats, on appréciera le langage !) : « j’ai eu trente solliciteurs, vingt marchands à la suite… »

Le couple se marie le 18 août 1827. Le magasin encore petit verra son agrandissement entre 1840 et 1844.  D’autres extensions s’n suivirent jusqu’en 1855. C’est cette année-là que le magasin offre en plus de ses collections de tissus, soieries, cachemires, dentelles et vêtements de luxe : féminin et masculin, un rayon spécifique de trousseaux et de layette.

Nous voici dans un magasin d’habillement et de tissus qui multipliera ses rayons par la suite. Mais ici, nous sommes près de la Madeleine et les familles bourgeoises ont plaisir à fréquenter ce magasin très chic.

Les trois quartiers 1845, 1855 & 1899
Les trois quartiers 1845, 1855 & 1899
Les trois quartiers 1845, 1855 & 1899

Les trois quartiers 1845, 1855 & 1899

En 1841 : Une idée du couple Gallois-Gignoux ! Au 10, place de la Madeleine.

Ils créent un magasin spécial Deuil : « A Sainte Madeleine » Très apprécié, ce magasin conseille et traite le « Noir » : la mode pour porter le deuil.

Après le décès du couple,  le magasin est tenu par la famille Pottier.

1897,  Les trois quartiers sont un « Grand-Magasin »

En décembre 1899, nous observons dans le catalogue que le magasin vend en plus de tous les produits de lingerie et vêtements : des articles pour la maison : literie, tapis meubles, et articles de table : vaisselle. Il possède aussi de la parfumerie, gants, petite maroquinerie, montres etc..

Pendant la guerre 1914-18 on y vend des articles pour militaires et infirmières.

1923 : Le magasin s’agrandit et développent encore de nouveaux rayons : mode enfant et sport.

En 1934 vous pouvez y acheter des appareils de musique et des disques… « Les trois quartiers », superbe grand magasin de Luxe disparaîtra en 1989.

1923 & 1939
1923 & 1939

1923 & 1939

Vers 1910, on estime que plus de 16000 employés travaillent dans les 6 grands magasins Parisiens.

Les salaires sont élevés, composés d’un fixe et d’une guelte motivante (environ 3%).

Nous reparlerons prochainement du développement du côté social des grands magasins avec notre collègue Jean-Pierre Franssens.

 

Si vous voulez en savoir lus sur la pièce de théâtre : les trois quartiers

https://archive.org/details/lestroisquartier27pica

 

Prochainement : la petite histoire détaillée du BHV

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Du commerce au Grands Magasins. 3/4

18 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Les grands Magasins sont créés dans une période faste, comme nous l’avons vu précédemment : le progrès technique, les charpentes métalliques, les caisses enregistreuses, le développement des moyens de transport et l’accroissement de la population contribuent à l’expansion des Grands Magasins.

Le Bon marché

Le Bon marché

1845 : Aristide Boucicaut, fils de chapelier, simple vendeur, qui a  gravi les échelons au « Petit Saint Thomas », crée à côté  de celle-ci, sa première boutique qui deviendra le Bon Marché.

Le Bazar Napoléon

Le Bazar Napoléon

1852 : Xavier Ruel dont nous avons déjà parlé crée  un petit Bazar qui deviendra : « Le Grand Bazar », puis le Bazar Napoléon, et enfin le BHV.

C’est le précurseur du prix unique.

Nous reviendrons prochainement sur cet homme pionnier du commerce et philanthrope. Nous n’oublierons pas son action humanitaire durant la période de la Commune de Paris, il fait distribuer aux pauvres de son quartier du pain, puis fonde une pension alimentaire au 18 verrerie.

Il deviendra conseiller municipal et cet homme généreux deviendra très populaire.

Après sa mort le magasin se transforme et le 6 octobre 1912, après 21 mois de travaux la grande verrière et la rotonde ouvre sur un magasin modernisé.

Le Louvre

Le Louvre

1855 : La société : Faré, Chauchard et Hériot crée le Louvre bien connu pour ses uniformes, hélas, il fermera en 1974.

Le BHV reprendra une partie du personnel et des cadres.

1865 : Le Printemps est créé par Jules Jaluzot, qui aura été formé au Bon Marché.

1867 : Création de : « A la Belle Jardinière », là où nous l’avons connue face à la Samaritaine (créé en 1824 par Pierre Parissot près du quai aux fleurs il avait dû déménager sa boutique)

Construction de la SamaritaineConstruction de la Samaritaine

Construction de la Samaritaine

1870 : C’est Ernest Cognacq, orphelin très jeune, qui vend aussi au parapluie qui loue entre la rue du Pont Neuf et la petite rue de la Monnaie, une échoppe qu’il nommera : La Samaritaine. (L’histoire raconte que c’est en souvenir d’une ancienne pompe à eau installée du temps d’Henry IV dans ce quartier pour alimenter le Louvre en eau). Cet homme fut très réputé pour son côté social.

 Le développement de la Samaritaine passera par Velizy, Cergy, Rosny et la Défense.

Cette enseigne fermera ses portes en 2005 et on attend toujours son devenir.

 

En 1882 Emile Zola pour écrire son livre le Bonheur des Dames avait pris le temps d’observer et d’enquêter au Bon Marché et au Louvre : 

"....On avait vitré les cours, transformées en halls; et des escaliers de fer s'élevaient du rez de chaussée, des ponts de fer étaient jetés d'un bout à l'autre, aux deux étages....

Partout , on avait gagné de l'espace, l'air et la lumière entraient librement...

C'était la cathédrale du commerce moderne, solide et légère, faite pour les clients..."

A suivre GL et Trois Quartiers….

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Antoine Lindet expose...

16 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture

Antoine Lindet, artiste-peintre du réseau, vient animer la Sarthe ou quelques-uns d’entre-vous habitent.

Il a le plaisir de vous inviter au vernissage de son exposition

Le dimanche 23 mars de 14 à 18 heures

C’est le jour des élections, donc promenade agréable pour les résidents du département, après avoir voté !

Antoine Lindet expose...

 Lieu : La Galerie d'art des Forges

 24, rue principale 

 72350 Viré en Champagne

(Grande ville la plus proche :

Le Mans, ou la plus petite ville de Sablé sur Sarthe)

Si au hasard des chemins,  vous passez par-là, ou si vous programmez  de découvrir une partie du Pays de Loire:

L’exposition continuera  :

Du 23 mars au 26 juin 2014

Du jeudi au dimanche de 14 à 18 heures. 

 

a.lindet.72@wanadoo.fr

http://www.antoine-lindet.odexpo.com

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Du commerce aux Grands Magasins.2/4

10 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Une mise à jour de ce blog, sur Overblog, crée quelques perturbations.

Aussi, les pages ne sont plus classées pour le moment . 

Merci de votre indulgence

 

Le baron Hausmann

Le baron Hausmann

Un homme ingénieux : le Baron Haussmann développe les grands axes de la Capitale, d’une manière rectiligne.

De l’Est à l’Ouest : De la Bastille à la Concorde pour la rue de Rivoli qui favorisera la création des futurs grands magasins : Bazar Napoléon (futur BHV), la Samaritaine, le Louvre.

Il en est de même avec les modifications apportées au quartier de l’Opéra et de Saint Lazare qui verront apparaître les magasins du Printemps et des Galeries Lafayette. 

 Du commerce aux Grands Magasins.2/4
 Du commerce aux Grands Magasins.2/4

Paris s’embellit, Paris prospère.

D’1 million d’habitants à Paris en 1850, elle passera à 2 millions 25ans plus tard pour atteindre 5 millions d’âmes avec la proche banlieue en 1920.

Nous saluerons au passage, le préfet Rambuteau qui développera l’éclairage public au gaz, permettant aux citadins de sortir plus tard dans la Capitale.

Rambuteau estime que les rues étroites et sales au centre de Paris sont à l’origine d’une épidémie de choléra à Paris. Cet homme préfet en 1932 et hygiéniste  travaille à l’élargissement des rues et fait moderniser le réseau des égouts. On lui doit de nombreuses fontaines (St Sulpice…). Les arbres sont plantés, des jardins sont installés. Paris est aéré et éclairé. Des  vespasiennes sont installées sur les trottoirs, aujourd’hui remplacées par les Sanisettes Decaux.

 Du commerce aux Grands Magasins.2/4 Du commerce aux Grands Magasins.2/4

Pendant ce temps-là, le commerce se développe, les grands magasins s’activent, partant d’une simple échoppe, ils s’agrandissent progressivement. Ces créateurs des grands magasins sont souvent d’origine modeste, ils ne peuvent avancer qu’avec la bonne marche des résultats de leur boutique.

 Ils sont presque tous autodidactes et volontaires.

Les débuts de la samaritaine...Quelques échoppes!

Les débuts de la samaritaine...Quelques échoppes!

Un nouveau commerce apparaît :

Les prix sont affichés.

Le choix s’étend, des comptoirs sont créés dans des rayons.

L’acceptation du « Rendu », le client peut se tromper, on reprend la marchandise.

C’est la création du libre-service, on peut rentrer, regarder et ne pas se sentir obligé d’acheter.

On découvre les « Réclames », qui deviendront Promotion des ventes ou PLV (Publicité sur le lieu de vente).

Lancement des catalogues.

Lancement des premières publicités : « Encarts » dans la presse, affiches.

Catalogue BHV à prix ronds.

Catalogue BHV à prix ronds.

A suivre...

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Du commerce aux Grands Magasins.1/4

3 Mars 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 Le commerce existe depuis les premiers échanges « troc » ou avec la création de la monnaie chez les romains,  qui ont permis les échanges internationaux, il faudra attendre bien longtemps avant de découvrir le commerce « Moderne » : la Boutique, le magasin puis le Grand magasin, les magasins populaires, les supermarchés et les hypermarchés, le discount et  à présent le commerce sur la Toile avec Internet.

 Que de révolutions dans la distribution!

Au moyen-âge existaient  les corporations, on pourrait dire : aussi des communautés de métiers.

Brodeur Coutelier

Vitraux dans l'Hôtel de Ville :

Les brodeurs, Les couteliers ou Merciers, graveurs.....

mercier

On retrouve une organisation professionnelle, dans le clergé, puis chez les artisans et les commerçants.

On retrouvera ainsi :

la BONNETERIE avec l’habillement,

la DRAPERIE  avec les tissus et le textile en général,

l’EPICERIE et les métiers de l’alimentation,

les ORFEVRES  (joaillerie, travaille des métaux précieux et faïence et enfin

la PELLETERIE avec les métiers du cuir : fabrication et commercialisation.

N’oublions pas que jusqu’au 13éme siècle, chaque métier ne pouvait vendre que les produits qu’il avait créé.

Après la révolution Française de1789 va naître une nouvelle corporation : « Les Merciers » (du latin Merx : Marchandise). Ces merciers avaient le droit de vendre, toutes sortes d’articles. On peut alors, les appeler : les commerçants ou les Marchands,

Il faudra attendre le 18éme siècle pour voir apparaître une autre sorte de commerce : les boutiques de frivolités dans les villes et les forains qui parcourent les routes de France.

z-Frivolites.jpg

(source affiche non datée BNP Gallica)

En 1791 le décret d’Allarde  supprime les corporations, ce qui va  modifier à la fois le modèle économique et l’organisation du travail.

 La loi Le chapelier (1791) permet d’exercer en toute liberté le commerce de son choix. Elle débouchera sur la création des premières ligues de défense du travail qui prendront le nom de syndicats.

C’est ainsi que les merciers, les plus dynamiques commencent à diversifier leur offre et vous voici transporter aux magasins de nouveautés.

Tel que vous l’avez lu dans le bonheur des dames d’E Zola ; les tissus, soieries, toilettes féminines, les chapeaux, les articles de luxe vont ravir ces dames.

Affiche-Zola-1.jpg


  A suivre....

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