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Le blog du Réseau Bazar BHV

Que la France est belle ! Valence

23 Mars 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Randonnée-Week-end

De temps à autres, je serais heureuse d’avoir vos articles sur des visites de belles villes ou villages à visiter. Nous allons poursuivre nos promenades à travers la France!

 

Valence : Jolie Ville, « Valentia » Colonie romaine du 1er siècle avant JC devenue célèbre par sa fonction militaire où Napoléon Bonaparte s’y rendit en 1785.

De beaux immeubles du XIXème siècle, entourent la Cathédrale romane Saint Apollinaire (construite au XIème siècle, démolie en partie aux moments des guerres de religion, elle est reconstruite à l’identique au XVIIème siècle.).

Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  Valence
La Cathédrale
La CathédraleLa Cathédrale
La CathédraleLa Cathédrale
La CathédraleLa Cathédrale

La Cathédrale

Passant du style gothique flamboyant au style renaissance, « la maison des têtes » est superbe. Elle doit son nom aux nombreuses têtes sculptées sur sa façade, elle fut la maison d’un Consul.

 

 

Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  ValenceQue la France est belle !  Valence

Le grand parc Jouvet sur le Champs de Mars nous libère un superbe panorama sur l’Ardèche et sur la ville où domine le clocher de l’église St Jean. 

Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  ValenceQue la France est belle !  Valence

Jardin avec fontaines, jets d’eau et son Kiosque à musique créé en 1862 et rendu célèbre par l’illustrateur Peynet  où le petit violoniste jouait pour une jeune spectatrice : Origine des amoureux de Peynet.

Les amoureux de Peynet
Les amoureux de Peynet

Les amoureux de Peynet

Petite anecdote surprenante : 2 jeunes filles étaient assises à côté de cette statue de Napoléon Bonaparte, sur un banc de pierre. Nous leur avons avec humour posé la question !

Question : "vous le connaissez l'homme assis là, près de vous?"

Réponse : "Ben non, on ne le connait pas " 

Question: " vous venez souvent ici ?"

Réponse : "Oui, tous les jours! "

Alors, nous en avons profité pour leur dire qu'elles étaient assises à côté d'un grand homme!

Je crois qu'il va falloir à Valence, ajouter aux Lycéens un cours d'histoire de France!

 

Que la France est belle !  Valence
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La dame de fer des Galeries Lafayette

16 Mars 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Je tenais à partager cet article : "Lu dans la presse",  sur Ginette Moulin.

Le 04/03 : Les échos de Philippe Bertrand

Cet article  est très intéressant pour nos membres du réseau.

Bonne lecture!

CD

La dame de fer des Galeries Lafayette

Ginette Moulin, la dame de fer des Galeries Lafayette

 

Elle n’a qu’un bac mais tient tête aux plus grands banquiers. Son caractère, Ginette Moulin l’a trempé dans les soubresauts de la grande histoire. Aujourd’hui, la petite-fille de Théophile Bader, génial fondateur des Galeries Lafayette, prépare la relève.

En la voyant pousser son chariot au Carrefour d’Auteuil, rien ne permet de distinguer cette petite dame de 89 ans au visage carré d’une autre mamie bourgeoise du XVIe arrondissement de Paris. Pas plus lorsqu’elle se montre intarissable sur les mérites comparés des marchés de l’Ouest parisien, où elle a ses habitudes : celui d’Auteuil, celui du Trocadéro non loin, ou bien encore le marché Poncelet de l’avenue des Ternes, dont elle sait indiquer le bon commerçant au fond de la deuxième allée à droite. « C’est la Française moyenne type », résume sa fille cadette, Isabelle. « La dame des dessins de Faizant », sourit son avocat et homme de confiance, Philippe Ginestié. Tout juste boursicote-t-elle avec assiduité sur son iBook, suivant avec succès les valeurs technologiques américaines, de Google à Apple. En plus riche, la vraie veuve de Carpentras pour laquelle la presse financière a longtemps écrit.

Veuve, Ginette Moulin l’est depuis le décès de son mari, Etienne, en 2004. Mais son portefeuille de titres high-tech est loin de constituer son seul bas de laine. Car celle qui conduisait une petite Toyota iQ jusqu’à ce qu’elle se convertisse à la voiture électrique n’est autre que l’une des plus grandes fortunes de France. La 26e, selon Challenges, qui l’estime à 2,5 milliards d’euros. Son patrimoine, ce sont les Galeries Lafayette, qu’elle a héritées – en partie – de son père, Max Heilbronn, et 11,51% du capital de Carrefour, acquis essentiellement après la vente de Monoprix à Casino. Ginette Moulin, c’est un peu la Liliane Bettencourt du commerce. A ceci près que, contrairement à l’héritière de L’Oréal, elle a bon pied, bon œil, et prend encore les décisions stratégiques. Autre différence : Ginette Moulin n’a eu de cesse, quand elle est sortie de l’ombre de son mari, d’affermir le contrôle de sa famille sur les Galeries, allant jusqu’à les retirer de la cote où elles figuraient depuis… 1911. « “Nous n’aurons jamais 100%” lui avait pourtant toujours dit son père », raconte Philippe Ginestié. La première grande décision de Ginette Moulin, en 2005, démentira celui auquel elle voue une piété filiale sans borne.

LA GUERRE DES HÉRITIÈRES

Depuis 1998, sa cousine Noëlle Meyer, l’autre héritière des Galeries, assurait la présidence du conseil de surveillance, succédant à son époux, Georges, « qu’elle ne voulait pas décevoir », expliquera-t-elle au Monde. Rien d’étonnant : la tradition familiale fait fi des titres depuis des lustres et gère sans conflit une alternance tranquille entre les membres des deux branches. Après le fondateur, Théophile Bader, Raoul Meyer, le père de Noëlle, a présidé de 1944 à 1970. Max Heilbronn, le père de Ginette, a pris le relais en 1971. Puis ce fut le tour d’Etienne Moulin de 1977 à 1987, auquel succéda Georges Meyer. Depuis le décès de leurs époux, les deux héritières se font face. Et il y a eu des… divergences qui ont tendu leurs relations. Il y en avait déjà eu quand Monoprix s’était associé à Casino pour financer le rachat de Prisunic, en 1997. Noëlle Meyer doutait de la pertinence de l’opération menée par Philippe Houzé, le gendre de Ginette Moulin, aujourd’hui président du directoire du groupe. A l’inverse, la gestion du BHV par Alexandre, le fils de Noëlle Meyer, ne fait pas l’unanimité.

Mais l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, c’est la demande de Ginette Moulin au directoire, après le décès de son mari, d’un mandat social qui, accessoirement, lui permettrait d’optimiser son ISF. On le lui a refusé. L’abcès crève le 17 décembre 2004, quand le Crédit Mutuel s’invite au capital des Galeries. Officiellement, le patron mutualiste Michel Lucas a des vues sur Cofinoga, la branche de crédit à la consommation dans laquelle BNP Paribas a pris pied. Mais les deux familles s’accusent mutuellement d’avoir fait entrer le loup dans la bergerie pour s’allier avec lui et prendre le contrôle. Dans ses mémoires (40 boulevard Haussmann, Editions L’Harmattan), Jean-Michel Hallez, ancien directeur d’Haussmann et fidèle de Noëlle Meyer, élabore rétrospectivement la théorie du complot : « Le raid avait été préparé par la banque Rothschild avec l’appui de Lehman Brothers… où travaillait le fils de Jacques Calvet (l’ancien patron de PSA, NDLR), vice-président du conseil de surveillance et très proche de la famille Moulin » …

LA VICTOIRE DU CLAN MOULIN

L’affrontement dure quatre mois. De guerre lasse, reconnaissant qu’elle n’a jamais vraiment eu la vocation des affaires, Noëlle Meyer se retire, moyennant 930 millions d’euros et la garantie qu’on préfère BNP Paribas, dont elle est proche, au détriment du Crédit Mutuel. L’indépendante pédiatre, diplômée de Sciences-Po, refuse, dix ans après, de revenir sur l’affaire. Mais, sur le moment, elle déclare aux Echos : « Les choses ne se passaient plus dans le respect des personnes et sur des bases et des valeurs communes. » « Elle a fait son choix », commente aujourd’hui Isabelle Moulin. Sa mère avait-elle le désir profond d’aboutir à ce résultat ? « Il y avait un problème de gouvernance, mais personne n’aurait imaginé qu’on en arrive là. Mme Moulin tenait au comité Bader qui réunissait toutes les branches de la famille », déclare aujourd’hui Philippe Houzé. Reste que quand fut scellée l’OPA qui allait conduire au retrait de la Bourse, boulevard Haussmann, dans le bureau en rotonde du magasin historique, Ginette Moulin caressa la joue du buste de son grand-père Théophile Bader. Désormais, on ne parlerait plus de la famille Bader, mais de la famille Moulin.

Le conflit laisse des traces. Les mauvaises langues dirent que Ginette Moulin se sentait une héritière plus légitime que Noëlle, l’enfant adoptée. Ginette la discrète ne s’est jamais épanchée sur l’affaire, mais sa propre histoire rend bien improbable telle mauvaise pensée. Si Noëlle, adoptée à l’âge de 7 ans par Yvonne Bader, s’est retrouvée orpheline après la déportation à Auschwitz de sa mère, Ginette a elle aussi cruellement vécu la période de l’Occupation. Son père est à la fois juif et résistant de la première heure. Proche d’Henri Frenay, il met au point un projet de sabotage général du réseau ferré. Arrêté en 1943 par le SD, le service de renseignement nazi, il est torturé à Lyon par Klaus Barbie avant d’être déporté à Buchenwald, puis dans une annexe de Dachau. Lyon où Ginette Moulin et sa mère ont trouvé refuge au début de la guerre, Lyon où elle fut élevée par les sœurs de Notre-Dame-de-Sion. Où elle se convertit au catholicisme et emprunte le chemin de la foi que ses parents, d’origine juive mais profondément athées, ne lui avaient pas ouvert. L’histoire trouve une fin heureuse, mais marque à jamais la jeune femme.

MÈRE AU FOYER, MAIS AU FAIT DES AFFAIRES

Ginette et son époux Etienne, en 1996, pour les 18 ans de leur petite-fille Laurène Houzé.

« Elle a connu la guerre, ce n’est pas une bombe qui va lui faire peur », affirme sa fille Isabelle lorsqu’on l’interroge sur sa réaction aux attentats de novembre. « Et si elle n’avait pas mal aux genoux, elle aurait défilé pour dire “Je suis Charlie” », ajoute-t-elle. Les privations de l’Occupation expliquent encore son train de vie frugal d’aujourd’hui, l’absence de personnel de maison dans son grand appartement. L’esprit de la Résistance se retrouve dans son souci du contrat social, comme le démontre l’épisode récent du magasin de Béziers. Quand les Galeries décident de fermer cette unité déficitaire, le maire, Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national, placarde la ville d’affiches dignes des années 30. Sur un portrait de Ginette Moulin, il a fait écrire : « Cette femme possède 2 milliards d’euros. Mais elle en veut encore plus ! »  Ginette Moulin ne s’engagera pas dans la polémique, passera « au-dessus de cela », explique un collaborateur, parviendra à sauver le magasin et, surtout, ses emplois.

Pour éprouvante qu’elle fût, la guerre donna aussi à Ginette un mari. Si son père survécut aux camps nazis, c’est grâce à l’aide d’un jeune résistant qui, avec sa sœur Georgette Haut, secourut de nombreux juifs. Un morceau de pain, une parole de réconfort, l’évocation d’un avenir meilleur ont soutenu Max Heilbronn. Lequel, à la Libération, propose à celui qui partagea sa paillasse d’ouvrir des Monoprix en Algérie. Etienne Moulin hésite. Mais il vient souvent déjeuner à Paris avec Max Heilbronn, qui a retrouvé sa famille. La jeune Ginette tombe sous le charme du pied-noir de 15 ans son aîné. Ils se marient et ont trois filles. Ginette les élève « avec amour, bienveillance et exigence », disent-elles unanimes. « Ce dont elle a le plus horreur, c’est le mensonge. Donc faute avouée était à moitié pardonnée », raconte Isabelle. Pour autant, elle ne s’est pas résolue à n’être qu’une mère un peu popote et une épouse effacée derrière les figures de son grand-père, de son père et de son mari. Elle est aujourd’hui la seule à avoir connu Théophile Bader, le fondateur (avec son cousin Alphonse Kahn), et à travers lui, puis directement, elle a vécu toute l’aventure des Galeries. Elle n’a pas travaillé dans le groupe – « la règle familiale interdisait à un couple de travailler ensemble, pour préserver l’équilibre conjugal », explique Isabelle Moulin – mais suit les affaires de près. Le soir à la maison, racontent ses filles, elle ouvre sans vergogne la serviette de son mari et lit assidûment tous les documents qu’il rapporte.

Ces papiers racontent la vie de l’entreprise : les rachats du groupe Inno en 1963, de Radar et des Dames de France, en 1985, ainsi que l’OPA sur les Nouvelles Galeries en 1991. Lorsqu’elle « assure son tour » de direction en 2005, elle ne tombe donc pas des nues. Même si elle vit son nouveau statut comme « une renaissance », confie un proche.

THÉOPHILE OU LA FOLIE DES GRANDEURS

Ginette Moulin a un seul diplôme : le baccalauréat, passé le… 6 juin 1944. Mais elle connaît ses dossiers, qu’elle travaille. « Elle lit tout ce qui s’écrit sur l’économie, la vie des entreprises, le commerce », explique son petit-fils Nicolas, directeur général des grands magasins. On ne la lui fait pas, comme elle l’a montré le dimanche de Pâques 2005, en négociant au mieux le prêt nécessaire au rachat de l’autre branche familiale et à préparer la sortie de la Bourse – une opération à 2 milliards d’euros. Baudouin Prot, l’énarque alors directeur général de BNP Paribas, propose à la bachelière de 78 ans le taux Libor plus 0,8%. « Je crois que pour d’autres opérations de ce type, c’était plutôt Libor plus 0,6% »,répond-elle. « Mais Madame, rétorque le banquier, le gearing (le ratio dette sur capitaux de l’entreprise, NDLR) de votre holding est de 0,83. » « Je vieillis, Philippe, déclare alors la vieille dame en se tournant vers son avocat. Je pensais que c’était 0,43. » En fait, elle sait qu’elle a raison et arrache au banquier ses 0,6%. Cela ne l’empêchera pas, le lendemain, au siège des Galeries, de faire livrer des pizzas en pleine nuit pour rassasier la troupe affamée des dirigeants du groupe et des banquiers venus finaliser l’opération…

Sa détermination, Ginette Moulin l’ancre dans une certitude : « Arx tarpeia Capitoli proxima ». En 2013, lors de l’inauguration des Galeries Lafayette de Pékin, elle s’inquiète : « La dernière fois que toute la famille était réunie à l’étranger, c’était à New-York… » Or le magasin de Manhattan avait dû fermer, en 1994, à peine trois ans après son ouverture. Cette angoisse du lendemain vient de plus loin que la guerre, elle plonge dans les penchants dispendieux de Théophile Bader. Arrivé d’Alsace avec un parapluie sous le bras pour ouvrir en 1894 une boutique de 70 mètres carrés rue Lafayette, il a introduit la société en Bourse en 1911 pour financer le coût pharaonique de l’acquisition et de l’aménagement du grand magasin Haussmann – coupole art déco, escalier de Majorelle, décors des maîtres de l’Ecole de Nancy. « Il avait la folie des grandeurs », reconnaît son arrière-petite-fille Isabelle. Auparavant, il a emprunté des fonds à Ernest Wertheimer et Émile Orosdi, futurs associés des Parfums Chanel. Dix-huit ans plus tard, la crise de 1929 inflige au commerçant et à sa famille un sérieux effet boomerang. Ils doivent gager tous leurs biens auprès du CCF pour laisser passer la tempête. La crise brise aussi le rêve de Théophile Bader de s’implanter sur les Champs-Elysées, sur un terrain acheté en 1927, situé au 52. Pendant la guerre encore, la famille a failli tout perdre. Théophile échappe certes à la déportation en raison de son état de santé, mais meurt en 1942. De 1941 à 1944, les Galeries Lafayette sont aryanisées : la société est placée sous l’administration de Vichy jusqu’à la Libération.

 

PERPÉTUER LE PASSÉ, PRÉPARER L’AVENIR

Ginette sait aussi que la santé de l’entreprise impose de couper des branches pour renforcer le tronc. Pour racheter les parts de sa cousine et rembourser BNP Paribas, elle a vendu des pépites du patrimoine immobilier du groupe, puis cédé Cofinoga à la banque. Il a aussi fallu laisser partir Monoprix à Casino. Monoprix, l’enfant chéri de Max Heilbronn, le père de Ginette, développé par Etienne Moulin, son mari et enfin par Philippe Houzé, son gendre, qui a longtemps cru pouvoir contourner l’option donnée à Casino en 1997. Ginette Moulin se considère comme un trait d’union entre le passé et l’avenir. Elle écrit l’histoire de sa famille. Qu’elle couve, allant jusqu’à faire rapatrier Philippe Houzé à l’Hôpital américain à Paris après un grave accident de ski à Val d’Isère. « Mme Moulin est le pivot de la famille. C’est elle qui transmet, qui encourage, qui soutient tous les talents », dit Georges Plassat, le PDG de Carrefour.

Ses décisions font toujours écho au passé. L’investissement dans Carrefour, par exemple, ne doit rien au hasard. Dans les années 60, Marcel Fournier, cofondateur de la chaîne d’hypers, avait déjà proposé à Etienne Moulin d’entrer au capital. Quand, en 2014, les Galeries décident de s’implanter sur les Champs-Elysées dans les locaux du Virgin Megastore, c’est au… 52, l’endroit même choisi en 1927 par Théophile Bader. Dans le domaine artistique aussi, Ginette Moulin s’astreint à perpétuer la tradition inaugurée quand Gaston Levy, un ami de Théophile Bader, régla ses dettes avec une vingtaine de toiles que le fondateur des Galeries répartit aussitôt entre ses deux filles, Yvonne et Paulette, la mère de Ginette. Des Pissarro, Renoir, Jongkind, Monet, Dunoyer de Segonzac. Pendant la guerre, les nazis mettent la main sur les toiles de son père cachées dans les coffres du CCF de Mont-de-Marsan. Toutes ne seront pas retrouvées. Mais, un jour, dans une galerie avenue Matignon, Ginette Moulin reconnaît des roses de Renoir. Elle enquête, découvre que le tableau a été vendu par une grande maison de vente à un armateur grec, qui consent finalement à le lui restituer. Quelques années plus tard, elle poursuivra l’action engagée par son mari pour récupérer un Monet volé – Le Torrent – identifié dans un catalogue édité par Daniel Wildenstein. Son père, elle-même et son mari ont peu à peu enrichi la collection, avec une prédilection pour l’Ecole de Paris. Ginette vit entourée de Soulages, Lanskoy, Hartung, Poliakoff, Staël, Zack. Aujourd’hui, elle encourage son petit-fils Guillaume Houzé à soutenir les jeunes artistes comme Saâdane Afif et Tatiana Trouvé. Ce sont les expositions Antidote organisées dans le magasin Haussmann. Et la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette qui sera bientôt abritée rue du Plâtre, dans le Marais, dans un bâtiment transformé par Rem Koolhaas, le grand architecte néerlandais.

Perpétuer le passé, c’est aussi préparer l’avenir. Ginette Moulin a nommé deux de ses filles, Patricia, l’aînée, et Isabelle, à la direction générale de Motier, la holding familiale de contrôle. Philippe Houzé, le mari de Christiane, dirige le groupe et siège au conseil de Carrefour avec sa belle-sœur Patricia. Trois de ses six petits-enfants ont déjà pris des fonctions opérationnelles au sein du groupe. D’abord, Nicolas et Guillaume, les enfants de Christiane. Arthur Lemoine, fils de Patricia, gère, lui, l’alimentation et la restauration et supervisera le projet Eataly – les Galeries ont la franchise de la marque italienne pour toute la France. Isabelle n’a pas d’enfant. Tous ou presque étaient présents, fin novembre 2015, quand les Galeries Lafayette donnèrent le coup d’envoi des fêtes de Noël avec un défilé de « stormtroopers » tout droit sortis de Star Wars dans une rue adjacente au boulevard Haussmann. Face au podium, une tribune accueillait la famille. Ginette trônait sur un siège… légèrement plus avancé. Bien vite, ce protocole un peu désuet était bousculé par une myriade d’arrière-petits-enfants (elle en a treize), les uns grimpant sur ses genoux, les autres s’asseyant à ses pieds. Derrière l’actionnaire principale, « Mame » est vite réapparue. Boulevard Haussmann comme au Cap Nègre, dans le domaine où chacune de ses filles possède une maison, ou lors des dernières vacances de Noël passé à dix-sept à Oman, Ginette Moulin est avant tout la chef de famille.

 

122 ANS D’UNE HISTOIRE MOUVEMENTÉE

1894 : Deux cousins alsaciens, Théophile Bader et Alphonse Kahn, ouvrent une modeste boutique de 70 m² au 1, rue Lafayette et fondent l’entreprise.

1912 : Inauguration des agrandissements du grand magasin du boulevard Haussmann et de la coupole (1 et 2), conçue par l’architecte Ferdinand Chanut avec deux artistes phares de l’Ecole de Nancy, Louis Majorelle et Jacques Gruber.

1916 : La première succursale ouvre à Nice, place Masséna, à l’enseigne et à l’image du navire amiral (3).

1932 : Création de la Société centrale d’achats (SCA), à l’origine d’une nouvelle chaîne de magasins à prix unique, à l’enseigne Monoprix.

1941-1944 : La famille fondatrice est écartée pendant l’Occupation, la société est placée sous l’administration de Vichy jusqu’à la Libération.

1991 : Nouvelle opération de croissance externe et acquisition de la Société française des Nouvelles Galeries (grands magasins Nouvelles Galeries, Cofinoga, le BHV et le centre commercial Cap 3000, à Nice).

1996 : Ouverture des Galeries Lafayette à Berlin, dans un bâtiment conçu par Jean Nouvel (4).

2005 : Retrait de la cote.

2012 : Sortie du capital de Monoprix et acquisition des bijouteries Didier Guérin.

2013 : Ouverture d’un magasin à Pékin (5) et création de la Fondation d’entreprise des Galeries Lafayette, qui sera hébergée dans un bâtiment signé Rem Koolhaas (6).

2014 : Prise de participation de 10% dans le groupe Carrefour, portée par la suite à 11,51%.

2016 : Les Galeries Lafayette annoncent le choix de l’architecte danois Bjarke Ingels et de son agence BIG pour l’ouverture, à l’horizon 2018, d’un nouveau magasin dans l’immeuble art déco du 52, avenue des Champs-Élysées.

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Au BHV ... C'était hier...Une plaquette pour promouvoir nos franchisés.

9 Mars 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Je tiens à remercier Patrick Richard, qui nous communique cette plaquette du BHV à l'heure de gloire des Franchisés.

Du 20 au 23 mars 2016 se tiendra à Paris Porte de Versailles le salon de la Franchise

et à ce titre Patrick nous dit : " je pense qu'il peut-être intéressant de faire un retour en arrière sur l'époque où le BHV par l'intermédiaire de son service "Franchisés" se lançait à l'assaut du secteur Bricolage".

Découvrez!

Remarque : pour une meilleure lecture les paragraphes ont été repris en article seul.

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Pour mémoire,  la liste de nos affiliés et franchisés (peut-être en ai-je oublié un?

 

1983 : Midica à Toulouse, puis à Labége

1984 : affiliés : Le groupe Pictoral avec 11 magasins de 100 à 2500 m² spécialisés en bricolage.

1985 : Outirama à Thonon

1985 : Bouvet Ponsar à Besançon (Bricolage et Bati sur 4500 m²)

1985 : Ouverture du BHV Rambouillet qui sera cédé à notre affilié Outirama et deviendra Franchise BHV en 1988 .

1986 : Ouverture du BHV Franchisé  à Thonon, groupe Outirama

1988 : Ouverture du Franchisé BHV Vitrolles groupe Provencia  

1989 : Ouverture de l’affilié Acajou au Lamentin à la Martinique. (Groupe de Raynal) :    

1989 : Ouverture du premier Music-Way  à Rosny.

1990 : Création d’Hyperburo, à Villeneuve la Garenne .

1992 : Ouverture du BHV Franchisé Sillingy à Annecy groupe Outirama.

1992 : Ouverture d’un affilié à Voiron groupe Outirama

CD

Encore Merci Patrick!

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Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

3 Mars 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Une exposition passionnante  à ne pas manquer où participe Alain Dégranges

Le thème est original : le bistot d'autrefois! avec des objets d'avant 1940

Du vendredi 18 mars au dimanche 3 avril 2016

Hôtel Anne de Pisseleu à Etampes 

du lundi au samedi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h,

les dimanches de 10h à 18h, sauf  jours fériés

 

 

Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

Mais quel est l'élément commun entre: l'association Collection Passion et le Réseau-Bazar ?

Et bien, chers amis lecteurs, il s'agit de notre membre passionné du réseau  :

Alain Desgranges.              

Collection passion, quand tu nous tiens par JP FranssensCollection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

Alain œuvre depuis ces 22 dernières années à  l'organisation de plusieurs expositions, sous le thème « collectionneurs » (250 thèmes répertoriés) qui se déroulent et se sont déroulées fréquemment dans les locaux de  l'Hôtel Anne de Pisseleu d'Etampes.

(Hôtel sur la place -de l'hôtel de ville et des droits de l'homme-à Étampes où François 1er rejoignait une galante nommée Anne de Pisseleu dont la grande chambre est devenu un célèbre atelier de peinture...mais ceci est une autre histoire.)

 Beaucoup d'autres salles, tant à Étampes que dans les communes du Sud Essonne dans un rayon proche de 50 kms ont souhaité recevoir "Collection passion".

Certains thèmes sont même réédités à la demande de communes....tel -par exemple-un thème sur la guerre 14/18.

Il s'agit là d'un énorme travail ; choix du lieu, choix du thème à exposer, sélection du ou des collectionneurs, choix de la période et de la durée. Il restera, le besoin en matériel, vitrines, supports, tables, socles.....et ensuite, transport, montage, installation. Invitation, promotion, vernissage...et ce 5,6, 7...fois dans l'année. Sans oublier, la présence, la réception durant les ouvertures et suivant le cas, une protection des locaux hors ouverture.

Alain n'est pas seul ; il a une structure associative avec bureau, une présidente dynamique, Andrée Philippe, un secrétariat tenu par mon ami Michel, lui-même collectionneur et un bon nombre de bénévoles dévoués.

Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

 Vous pouvez retrouver l'extraordinaire collection d'Alain de coquetiers sur ce Blog. Texte diffusé le 15 avril 2012.

Le vendredi 5 février est paru « Collectionneur & chineur », la passion et le prix de vos objets.

Sur ce N°215 les pages 48 et 49 sur Multi thème/Rencontre, le journaliste Claude Franck s'est penché sur « Collection passion ». Reçu par Alain et Andrée, il y met en avant, la diversité et la qualité de cette dynamique association qui propose au plus grand nombre de objets du vécu, divers et anciens pour la plupart non connus ou non pratiqués.

Chaque fin novembre se déroule la bourse multi collection d’Étampes et "Collection passion" y présente quelques thèmes. L'an passé, ont été proposé, entre autres, Mickey, les cannettes de boisson, objets en aluminium, les verreries roses...

Il y est aussi précisé qu'il y a un déplacement important à la grande brocante de Chambord pour chineurs de qualité.

Ci-après, quelques photos de collections passées sur ces deux pages, photos appartenant à Collection passion. 

Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens
Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

Et puisque vous me posez la question, je vais y répondre.

«  Et bien non je ne suis pas collectionneur et je n'expose pas, alors me direz vous, où est le lien ?

Deux amis, Michel et Jean-Jacques faisaient partie du groupe cyclotouristes du BHV et participaient aux organisations du dimanche et aux brevets inter-magasins. Oui et alors ?

J'y arrive, Michel est un superbe collectionneur de petites voitures et accessoires autos avec + de 5000 pièces (après quelques modèles en taille réelle) et Jean-Jacques un collectionneur exceptionnel de chopes...

Vous sentez que le lien se précise ?

Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens
Collection passion, quand tu nous tiens par JP FranssensCollection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens
Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

Un jour, Michel m'a « présenté » Monsieur Alain Desgranges dont il était et est secrétaire et bénévole actif en expositions. Jean-Jacques était et est toujours exposant actif.

Voilà les liens BHV>USBHV>Collection passion>Rézo Bazar.

Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens
Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens
Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

Depuis tout de même, Lucie, mon épouse a exposé ses poupées de porcelaine et Théo le petit-fils, plus récemment a exposé une collection (déjà bien entamée) de ses chats.

Beaucoup d'entrenous,  sommes un peu collectionneur...on garde, on range, on classe et à mon exemple, on se retrouve avec un certains nombre de pièces, lampes à pétrole, des chevaux, qui avec les opportunités vont se renforcer...Mais ce n'est rien en comparaison des « vrais» passionnés de "Collection passion".

Et voici maintenant l'actualité, le communiqué de presse, l'affiche de la nouvelle expo

« Le bistrot d'autrefois »

à l'Hôtel Anne de Pisseleu

à partir du 19 mars 2016.

Vous, membres du réseau et autres, habitants d’île de France et départements environnants, selon vos possibilités, venez honorer de votre visite ces expositions, qui témoignent de notre passé et rencontrer notre collègue Alain, ainsi qu'Andrée, la présidente, Michel et les adhérents, bénévoles et collectionneurs.

Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

Pour en savoir plus, visitez le blog de l'association :

collection-passion-etampes.overblog.org    pour joindre press « contact » sur la page d'accueil.

 

Collection passion, quand tu nous tiens par JP Franssens

Plus qu'une collection, une passion, on est heureux de voir que vos liens d'amitié perdurent malgré l'éloignement. Bravo Alain et bravo Jean-Pierre.

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