Certains reconnaîtront avec plaisir notre Bretonne:
Renée Aufrère.
LANDERNEAU
"Landerneau sur la rivière Elorn, à l’extrémité de la rade de Brest, est née au point où la marée cesse de se faire sentir et où la rivière peut être franchie aisément.
Grâce au passage à gué de l’Elorn une ébauche de ville se forme dès l’époque gallo-romaine
Dès le XII° siècle un pont de bois relie les provinces de Cornouaille et de Léon.
En 1510, Jehan II vicomte de Rohan construit l’actuel pont de pierre. Ses piles massives comportent six arches qui supportent des habitations où se sont succédé des meuniers, marchands de draps, orfèvres, chapeliers …
C’est aujourd’hui un des derniers ponts habités en Europe.
Entre 1660 et 1720, période de prospérité économique se construit la majorité des maisons anciennes que nous pouvons voir aujourd’hui à Landerneau.
De nombreuses maisons sont classées. Ces maisons sont remarquables par la qualité de la pierre de taille utilisée : pierre blonde de Logonna (aspect lumineux) à laquelle le granite, le schiste et le Kersanton se mêlent.
Le Port, d’origine gallo-romaine, bénéficie de grands travaux entre le XV° et le XVIII° siècle liés à une intense activité maritime et à la prospérité de la manufacture des
toiles de lin.
Expressions populaires :
« La Lune de Landerneau »
« Du bruit dans Landerneau »
La Lune de Landerneau :
D’après une légende, sur le blason du seigneur de Léon figurait un soleil, un saumon et un dragon. Lorsque l’héritière de cette famille épouse un seigneur de Rohan, par déférence pour le Roi Louis XIV dont l’emblème est également le soleil, le duc de Rohan remplace le soleil par la lune. Mais d’autres hypothèses ont été émises quant aux provenances de cette locution …
Du bruit dans Landerneau :
Cette expression devenue populaire a des origines diverses. Elle se dit « pour un cancan, une nouvelle de peu d’importance, mais de nature à piquer la curiosité publique. Cette locution provient peut-être des chahuts et charivaris qui entouraient le remariage des veuves et qui attiraient la réprobation de l’Eglise. Lors de cet événement, crécelles, cloches et casseroles devaient éloigner l’esprit du défunt mari.
Une autre version tire son origine d’une comédie d’Alexandre Duval (1796), au cours de la
pièce, la réputation cancanière de la ville est évoquée.
Amitiés à tous ceux qui m’ont connue!"