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Le blog du Réseau Bazar BHV

Mémoires du BHV : Garges lès Gonesse, un client nous raconte....2/4

30 Mars 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Retrouvons notre sympathique client : Monsieur Grandjean

1972

L'aménagement du BH

 On se retrouvait avec le copain Pierre assez souvent, le samedi midi puis au début de l'après-midi, dans mon véritable fief qu'était devenu le BHV. D'abord, repas au Drug'B, puis café, au comptoir au fond de ce drugstore de style Far-West... Bien agréable, je vous dis ! Ensuite, farfouille aux rayons disques et librairie. On y restait des heures ! Pierre aimait bien visiter les autres parties du magasin, moi un peu moins. Lui appréciait tout particulièrement la partie située derrière les livres : peinture et dessin. Ce dernier endroit l'interpellait pas mal !...

 Ah, le BHV ! Mon BHV !... J'aimais bien m'y promener. Les livres, les disques et la cafétéria recevaient bien sûr, plus volontiers mes visites ! C'était un de mes points d'ancrage, à Garges... Repas, culture... Rappelons-nous. L'aménagement de 1969 durera longtemps...

 Le "BH".

Le BHV était un immeuble bas, rectangulaire, d'un étage. Peint en blanc, avec quelques parements vert clair, la couleur de l'enseigne. Il était placé le long de la route de Gonesse, du côté de l'école Jean Jaurès. Une petite rue, qui venait des bords de la rivière, un champ, tranquille, qui demeurait encore. Puis un échangeur, un vaste parking. Le "BH", comme on l'appelait, était là.

Depuis le nouveau pont, sur lequel la grande route passait, on avait un escalier de ciment, à la rambarde verte. En voiture, et à pieds aussi, les gens allaient par dessous le pont. On suivait alors au pied de cet escalier, longeant le bas du talus de la route, par la voie réservée aux fournisseurs.

En auto, on faisait tout un grand cercle, autour d'un terre-plein où étaient vendues des tentes et des caravanes... Ceux qui venait de l'autre côté, d'Arnouville, devait faire tout le tour. Ceux qui venait du Vieux-Garges, ou de la rue Carnot, l'amorçaient juste, mais tournaient vite à gauche, pour rejoindre le parking, sur le devant.

La devanture du B.H.V. justement, était en vitrage, du sol au plafond, à part quelques forts piliers de soutien. Sur celui du centre, une boîte à lettres jaune. Un large trottoir, un auvent plat, qui protégeait les abords des intempéries. Avec le temps, une voie pompiers sera créée, qui séparera par des plots allongés rouge et blanc le parking du trottoir. Il ne fallait pas se tromper. Le parking était double : un vaste, au fond, vers les rivières et la haie de peupliers, puis une montée, brève mais sèche, pour rejoindre un second, plus petit, juste devant le magasin. Les deux séparés par un petit peu d'herbe.

Rien qu'à l'œil, le magasin était accueillant !

Dans l'ordre, on y trouvait, en arrivant, d'abord une jardinerie, grillagée. Sur le devant, des brouettes, des pots, des rouleaux de fil de fer, de grillages, des échelles... A l'arrière, c'était une sorte de serre, ouverte au public, avec des plantes, des paquets, des engrais...

A l'approche de Noël, le devant était complètement noyé de sapins de toutes tailles, certains avec des racines, et de bonhommes en blouse bleue chargés de couper les liens, de préparer les arbres, qui s'affairaient dans le noir du jour tombé...

Après, c'était le magasin lui-même. De dehors, on ne voyait pas tout : vaisselles et bazar, balais, éponges, puis, très vite, aspirateurs. Ce qui était caché était derrière le grand mur blanc, au coin du bâtiment. Là, c'étaient les "gros blancs" : cuisines, machines à laver, frigos, alignés, côte à côte... Au fond, côté jardinerie, on trouvait une oisellerie, puis les rayons des jeux, des jouets, et du sport.

Au milieu du magasin, une grande caisse centrale, à côté de deux escalateurs. Montant à droite, descendant à gauche, face à une large allée. C'était ensuite, sur la droite, matérialisée par des murs vitrés, sur le devant, et par une simple ligne de raccord sur le sol, sur l'arrière, une nouvelle partie.

Devant, un grand kiosque, à deux côtés, au centre d'une pièce. Ce là, on ne voyait plus rien du dehors, les quatre murs étant occupés. L'un des côtés du kiosque avait des présentoirs de disques 33 tours. Juste avant, un passage, puis la succession : classique, variétés. Dans le renfoncement, côté parking, des vitrines avec des postes de radio, tandis qu'un mur d'images occupait tout le fond : les téléviseurs. La fille aux disques était une brunette de vingt-cinq-trente ans, calme et souriante, avec juste l'autorité qui sied, et aussi de grandes connaissances musicologiques !...

Derrière nous, donc maintenant vers le milieu du magasin, étaient les livres, en petits rayons bien rangés. Histoire au bout, poches le long des murs, best-sellers sur les gondoles centrales, le long de l'allée principale. Ici, l'allée principale avait changé de sens. Dans la première partie du magasin, elle s'enfonçait à l'intérieur. Dans celle-ci, elle était perpendiculaire, et longeait le tout "en long", traversant depuis la vaisselle et verrerie, jusqu'à cette partie-ci : livres d'un côté, audio-tv de l'autre... Le gars qui s'occupait des bouquins était un grand mince, cheveux courts châtains, plein d'allant...

Parmi les rayons le long du mur intérieur, vers les livres de poche, Gallimard et autre Folio, on avait un passage, vers le fond. C'était d'ailleurs amusant : on nommait "fond du magasin" des lieux totalement différents, selon l'endroit où on se trouvait... On avait ainsi... trois "fonds de magasin" !... Donc, disons, vers l'arrière de la seconde partie, à gauche la papeterie, la peinture à droite, ainsi que quelques tableaux. Puis, des classeurs, des gadgets, des bougies, carterie et Noëls à gauche, sacs et valises à droite, sur de grands présentoirs, jusqu'au plafond. Enfin, tout au bout, la literie, avec, au fond, les luminaires à droite, la miroiterie à gauche... Tout était vraiment bien placé, bien organisé...

A suivre....

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Mme COSTENBERG 31/03/2013 08:50

Bravo Monsieur de parler aussi bien de notre maison et d'en avoir gardé autant de bons souvenirs. C' est un plaisir de vous lire. J'ai longuement travaillé dans cette grande enseigne et je vous
assure que nous donnions tout de nous même pour rendre nos magasins des plus agréables et des plus vivants. Encore merci