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Le blog du Réseau Bazar BHV

Mémoires du BHV : Réponse de Jean de Nerville à l'article du 09 01 2012Antoine Eminian : le BDN

15 Janvier 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

J'ai eu beaucoup de plaisir à diffuser l'article d'Antoine du 9 janvier, et je n'ai pas pu résister à vous communiquer la suite ou du moins ce qui précéda l''arrivée d'Antoine.

Merci à Jean de nous faire part de ses souvenirs. Vous êtes nombreux à pouvoir partager ces moments d'une époque révolue. Juste un petit effort de mémoire. N'hésitez pas à m'envoyer votre article. CD

Merci pour cette savoureuse description du B.D.N (Bureau des Nomenclatures). et du service des Stocks / Calcul des prix, services dans lesquels,  je crois me retrouver pour les avoir dirigés avec madame Viémont  pendant  de longues années avant de les transmettre à  mon collègue et néanmoins ami Gérard de C.

 Je pourrais mettre un nom et un visage sur les personnages que vous décrivez avec tant d’humour. Je profite de cette occasion pour rendre hommage à madame Viémont qui m’a initié au fonctionnement de ce service quand j’en ai pris la responsabilité en 1966. Adjointe aux 3 responsables qui s’y sont succédé, elle en a été l’âme en remplissant ce rôle avec compétence et rigueur dans des tâches parfois bien ingrates.

Je peux aussi confirmer cette description kafkaïenne du BDN l’ayant porté sur les fonds baptismaux avant de refiler le mistigri à mon ami.

 En effet, ayant été un des concepteurs du fichier articles, pâle copie de celui des Nouvelles Galeries, la Direction m’avait demandé de créer et de prendre en compte ce nouveau service.

On m’avait  installé dans un bureau /soupente situé sur le palier des ascenseurs du 6ème étage. Il avait la particularité d’être glacial l’hiver et étouffant l’été. Son vasistas laissait passer la pluie!....

J’étais assisté de madame M.T.  L. que j’aie retrouvée avec plaisir il y a quelques mois grâce au Rézo Bazar. Chez elle aussi beaucoup de sérieux et d’efficacité.

Nous contrôlions l’envoi des bordereaux de saisie du fichier articles en provenance des acheteurs et au retour, comme vous, nous classions les fiches signalétiques et portions, celles destinées aux rayons, au service courrier.   

Pour ces classements, j’avais commandé et distribué une centaine de classeurs non seulement aux secrétariats de rayons de Rivoli mais aussi dans tous les bureaux d’achats des magasins.

Dans mes tournées d’inspection de ces magasins, j’avais l’habitude de dire que je reconnaissais l’emplacement de ces bureaux par le claquement sec que faisaient ces classeurs quand ils se refermaient.

.Mais le pire, mon cher Antoine, dans ce brassage de papier était à venir.

Sur instruction de la Direction, il m’avait été demandé de mettre en place le principe du réassort automatique, principe qui consistait à rééditer automatiquement un réassort dans le cas où la quantité demandée par le rayon n’avait pas été fournie par la réserve, intégralement ou partiellement.

 C’était à mon avis mettre en place une machine infernale car j’avais constaté que les magasins sans connaissance de la réalité du stock, envoyaient des réassorts à l’aveugle. S’ajoutait, qu’informés d’un arrivage en réserve, certains siphonnaient la totalité du stock au détriment du petit copain qui passait derrière.    

 Malgré mes observations, j’ai reçu l’ordre de mettre la machine infernale en marche. Ce que je fis.

Après son passage en réserve, chaque réassort saisi par l’informatique pour débiter le rayon de la quantité fournie, générait un nouveau ORO (O pour ordinateur mais c’est vrai qu’Orange ferait plus poétique !) pour les lignes qui n’avaient pas été fournies intégralement par les réserves.  

 Chaque réassorti pouvait  ainsi générer des dizaines d’autres à l’image de ce pauvre Mickey dans l’Apprenti Sorcier, la musique de Paul Ducas en moins. L’informatique s’était transformée en une grande imprimerie avec un centre de tri rapidement débordé.

 L’affaire dura une quinzaine de jours jusqu’à ce que j’entraine mon supérieur hiérarchique dans les couloirs de l’informatique pour constater l’encombrement de ses couloirs de cartons prêts à la distribution et bloqués depuis 2 jours sur ma demande pour faire impression (mot pris dans tout son sens)  

 Quand j’ai abandonné le B.D.N. pour de nouvelles aventures et j’ai refilé ce mistigri à mon ami Gérard de C. et à vous-même.

 

C'est vrai que nos petits malins des magasins qui avaient de grandes réserves "piquaient" parfois tout le stock.... et il fallait régenter!

Au moment des controles de stocks morts par la direction, on trouva une quantité importante de 45 fillette: en chaussures de sport à Garges! Tout le monde en a ri longtemps.... A l'époque, c'était de bonne guerre!....

 

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Janine Fremaux 24/01/2012 11:36

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire les souvenirs d'Antoine Erminian qui a un merveilleux talent de conteur ,j'ai retrouvé avec lui le BHV que j'ai découvert à mon arrivée à Rivoli!!!
Je me permets de détourner le sujet ,pour souhaiter, à tous connus et inconnus de nombreux petits plaisirs qui rendent la vie plus agréable .
Merci Antoine et à bientôt pour de nouvelles aventures!!!!

BENADINER 16/01/2012 10:42

Cela nous plonge dans les profondeurs , grenier ou caves de nos souvenirs ; bravo de nous raffraichir la mémoire Madame Viemont j'ai bien connu ,Amitiés Philippe Benadiner

fargier 16/01/2012 10:30

C'est tellement vrai que de souvenirs,merci.

EMINIAN Antoine 16/01/2012 09:00

Excellent ! L’article de l’un est complété des précisions d’un autre, ce qui va peut-être réveiller les souvenirs de certains d’entre vous. N’hésitez pas à venir vous mêler à cette discussion, soit
par un commentaire, soit par la mise par écrit de vos propres souvenirs. Tous ces textes n’en font qu’un en vérité, celui de notre mémoire commune. Hâtez vous de nous rejoindre, notre blog n’en
sera que plus vivant encore.