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Le blog du Réseau Bazar BHV

2009 05 Le Groupe GL perçoit une baisse de la consommation

30 Janvier 2011 Publié dans #Lu dans la Presse

Source de l'article:
Antoine Boudet : du 07 05 2009 Les échos

Le groupe de grands magasins, de magasins de centre-ville (via Monoprix) et de crédit à la consommation (via LaSer) a, jusqu'ici, bien résisté à la crise. Il n'a pas l'intention de réduire ses investissements.

La reprise ? Au contraire des responsables politiques qui veulent bien voir ici ou là des signes macro-économiques d'une relative embellie, Philippe Houzé, président du directoire du groupe Galeries Lafayette, perçoit plutôt ceux d'une baisse de la consommation en France.

En marge de la présentation des résultats annuels du groupe de grands magasins (Galeries Lafayette et BHV), de magasins de centre-ville (Monoprix, détenu à 50-50 avec le groupe Casino) et de crédit à la consommation (LaSer, filiale à 50-50 avec BNP Paribas) en 2008, il a commenté les chiffres des activités distribution du groupe au premier trimestre. « A fin mars, notre chiffre d'affaires est en retrait de 0,4 %, un peu en dessous de notre budget », a indiqué Philippe Houzé, avec les Galeries Lafayette à + 2 %, Monoprix à + 1 %, Europaquartz et Louis Pion (horlogerie) étales et le BHV en recul de 4,6 %. Quant au mois d'avril, il a été sauvé aux Galeries Lafayette par la semaine de soldes « flottants » qui « ont fait gagné 5 points de progression de chiffre d'affaires ».

Mais, pour le patron du groupe familial, si, jusqu'à maintenant, on pouvait dire que la consommation des ménages tenait, des signes de faiblesse laissent à penser qu'elle s'installe à son tour dans la crise. La deuxième partie de l'année laisse toutefois espérer des comparaisons plus flatteuses, les premiers signes de ralentissement remontant à l'été dernier. Au total, Philippe Houzé table tout de même sur une légère croissance du chiffre d'affaires du groupe. Et milite pour l'ouverture du dimanche, boulevard Haussmann à Paris, qui créerait, dit-il, 300 à 400 emplois à temps partiel (trois jours payés cinq), et apporterait une centaine de millions d'euros de ventes supplémentaires.

Pression sur les marges

Quant à l'année passée, le président du directoire la résume ainsi : « Nous avons constaté une dégradation continue de la situation après un bon premier trimestre, un deuxième moyen, un troisième médiocre et enfin un mauvais quatrième trimestre. » Le chiffre d'affaires hors taxes du groupe a néanmoins progressé de 1,9 %, à 5,05 milliards d'euros, pour des ventes TTC au détail de 5,1 milliards (+ 1,6 %). Une bonne résistance donc, malgré tout, mais qui a un coût. La marge opérationnelle est ainsi passée en un an de 8,72 % à 8,18 %, tandis que le résultat opérationnel courant s'est inscrit en retrait de 4,4 %, à 413,4 millions. Le résultat net courant part du groupe, lui, s'est établi à 245 millions, en baisse de 4 %.

Cette tendance ne devrait pas s'inverser pour l'exercice en cours, tandis que les frais augmentent un peu plus vite que l'activité, et la pression sur les marges s'accentue pour aller chercher ce chiffre d'affaires dans lequel le poids des ventes en solde et en promotion augmente.

Pour 2009, les objectifs prioritaires sont donc de renforcer la structure financière - saine, avec un ratio dettes nettes sur fonds propres de 50 %, mais qui pourrait être mise à mal par la réduction des délais de paiement -, d'améliorer la génération de cash, afin notamment d'alléger la dette de la société mère Mottier, holding familial détenu à 100 % depuis le reprise du solde de la participation de BNP Paribas, et d'accentuer la différenciation commerciale de ses enseignes, tout en restant sélectif dans les investissements.

Le groupe a prévu une enveloppe quasiment identique à celle de 2008 (non précisée), mais fera preuve d'une vigilance accrue dans ses choix. Il doit, en effet, préparer une échéance de remboursement de prêts importante en 2010.

 

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