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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles récents

Que la France est belle : Roussillon

18 Mai 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 6 Sud-Est

Que la France est belle : Roussillon

Nous voici toujours dans le sud-est, et je vous invite à découvrir : Roussillon.

Village d’Art, village pittoresque à visiter avec le soleil.

Comment ne pas être émerveillé devant ce village : « Colorado à la Française ».

Les images parlent d’elles-mêmes.

Que la France est belle : Roussillon
Que la France est belle : Roussillon
Que la France est belle : Roussillon
Que la France est belle : Roussillon
Que la France est belle : Roussillon
Que la France est belle : Roussillon
Que la France est belle : Roussillon

Vous êtes éblouis par la couleur éclatante des ocres au soleil. (Ces couleurs proviennent de ce mélange de minéraux et végétaux façonnés par la mer).

En effet, il y a un peu moins de 100 millions d’années, par des mouvements de plaques terrestres, la Provence sort de l’eau. Dans la période qui précède, des argiles et des sables verts recouvraient la base calcaire bien blanche (que l’on observe au Mont Ventoux), 

Les pluies diluviennes qui sévirent sous ce climat tropical, vont faire apparaître  cette couleur ocre, au fil du temps !...

Que la France est belle : Roussillon

A Roussillon vous pourrez visiter l’ancienne usine Mathieu, conservatoire des ocres et pigments appliqués.

L’ocre est un pigment, une poudre qui varie, de la couleur jaune pale au plus foncé, à l’orange et même au rouge selon son oxydation. Il est utilisé comme colorant à peinture, enduits, teintures textiles, etc…

Que la France est belle : Roussillon
Que la France est belle : RoussillonQue la France est belle : RoussillonQue la France est belle : Roussillon
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Que la France est belle : Séguret

4 Mai 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 6 Sud-Est

Séguret : du nom Ségur qui veut dire sûr.

En venant de Vaison la Romaine, entre le Mont Ventoux et les dentelles du Montmirail s’étendent les vignes de Séguret.  

Que la France est belle : Séguret

Une colline vous invite à faire le petit détour, et découvrir ce joli village. 

Que la France est belle : Séguret
Que la France est belle : SéguretQue la France est belle : Séguret

Les célèbres platanes plantés en 1860 viennent ombrager la place des arceaux où se situe le vieux lavoir .

Que la France est belle : SéguretQue la France est belle : Séguret

L'eau : la fontaine des mascarons ou autre ancienne fontaine sont un hâvre de fraîcheur.

Que la France est belle : Séguret

Comment rester indifférent au charme de ces ruelles escarpées, médiévales et  pavées.

Les maisons en pierre et leur volets de bois bleus ou blancs.

Admirez le beffroi et son horloge à l'aiguille unique!

Que la France est belle : Séguret
Que la France est belle : Séguret
Que la France est belle : Séguret
Que la France est belle : Séguret
Que la France est belle : Séguret
Que la France est belle : Séguret

Enfin, l'église romane Saint Denis du 10eme siècle ouvre la vue sur un clocher original à créneaux du XIVéme siècle.

Que la France est belle : Séguret

Ce village a été classé parmi les plus beaux villages de France et mérite vraiment le détour !

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Que la France est belle ! Vaison la Romaine

27 Avril 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 6 Sud-Est

Je vous l’avais promis ! Nous voici dans le Vaucluse, pour flâner un peu à Vaison la Romaine.

Une jolie petite ville provençale s’offre à vous et si vous aimez l’histoire, voici une cité qui a traversé bien des siècles de culture et d’aventures !

Lorsque vous avez la chance d'arriver un mardi matin, comme nous, vous découvrez un marché riche de couleurs, les intonations chantantes des commerçants et des clients de la Provence, vous voilà dépaysé !....

Que la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la Romaine
Que la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la Romaine
Que la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la Romaine

En vous promenant, vous serez projetés au cœur d'une cité remontant, entre 6500 et 2000 ans avant JC. Mais c'est donc au deuxième siècle avant J.-C. alors que les Romains ont conquis la Provence, que Vaison la Romaine va devenir une ville riche et très développée (environ 60 à 70 ha).

Avec en fond de décor le mont Ventoux, la ville est coupée en deux par l’Ouvéze, hélas connue par sa crue de 1992.

Que la France est belle ! Vaison la Romaine

L'Ouvéze coule sous un magnifique pont romain réalisé d’une seule arche de 17 m de long et incroyable de 9m de large.  

Que la France est belle ! Vaison la Romaine

Sur la rive gauche se fige, comme un tableau, la ville haute avec son château en ruine et sa Cathédrale, Notre-Dame de Nazareth. On s’y promène avec plaisir dans des petites rues dont certaines sont pavées à l’ancienne

Que la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la Romaine
Que la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la Romaine

Là, vous êtes dans la partie médiévale, mais à deux pas découvrons la ville romaine.

Visitez le Musée de plein air :

"La rue des boutiques" et le quartier de "la Vilasse"

Que la France est belle ! Vaison la Romaine
Que la France est belle ! Vaison la Romaine

La maison d’Apollon Lauré de plus de 22 siècles, laisse apparaître une architecture exceptionnelle entre les différentes pièces de la maison pour recevoir, vivre avec sa famille et loger ses domestiques.

Cuisine, carrelages d’époque, mur peint … 

Que la France est belle ! Vaison la Romaine
Que la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la Romaine
Que la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la RomaineQue la France est belle ! Vaison la Romaine

Plus loin, le théâtre antique, creusé en partie sur la colline de Puymin a été réalisé au 1er siècle après JC.

Vers le théâtreVers le théâtre

Vers le théâtre

Que la France est belle ! Vaison la Romaine
Que la France est belle ! Vaison la Romaine
Que la France est belle ! Vaison la Romaine

Intéressant aussi de savoir que Vaison la Romaine de 1271 à 1791 faisait partie du Pontificat Venaissin, comme d'autres communes avoisinantes.

Enfin... à 60 km de là…A Saint André de Rosans, passez dire bonjour à Frédérique et Stéphane Rols, vos collègues du réseau.

Ils pourront vous accueillir dans leur maison d’hôtes, à condition de réserver plusieurs mois à l'avance. 

Tél : 04 92 24 28 10

Mobile : 06 79 41 96 85

Site internet : www.lesrosestremieres.fr

 

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Sortir, découvrir Paris 2016 avec Didier Bouchard

21 Avril 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Randonnée-Week-end

C'est toujours un plaisir de retrouver le programme de notre guide Didier Bouchard. Vous voulez connaître Paris mieux que quiconque, en savoir plus sur les expositions... Ne ratez pas ce programme!  CD

Conférences Didier bouchard

Conférencier national, diplômé de l’institut d’art et d’archéologie de la Sorbonne

Ancien élève de l’école du Louvre

Boite 17 bât. D, 8, rue cannebière 75012 paris. Tel: 01.43.07.09.69

Lundi 2 mai

15h30 le château de Fontainebleau, et l’exposition Fontainebleau au siècle des lumières. Groupe complet.

Inscription sur liste d’attente au  01 43 07 09 69

 

Mercredi 4 mai

14h (Rendez-vous : à 13h45) exposition Hubert Robert au Louvre.

 Inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.

Rendez-vous : sous la pyramide, devant l’entrée de l’accueil des groupes. 11€+ Entrée. Et droit de parole. Unique visite.

 

Vendredi 6 mai

15h : Parties fermées au public de la Sorbonne, salons du rectorat, grand-amphithéâtre, chapelle et tombeau de Richelieu ; puis découverte d’un collège méconnu.

Rendez-vous : 46 rue Saint-Jacques. 11€+ Entrée. Sur inscription au 01 43 07 09 69. Carte d’identité

 

 mardi 10 mai

14h30  exposition « L’ART ET L’ENFANT, de Chardin à Renoir et à Picasso » au musée Marmottan.

11€+  Entrée. Rendez-vous 2 rue Louis Boilly. Quelques places sur inscription, confirmée par l’envoi du règlement,  au 01 43 07 09 69

 

 

Sortir, découvrir Paris 2016 avec Didier Bouchard

Vendredi 27 mai

14h30 promenade à travers le jardin d’acclimatation et ses bâtiments classés, et autour de la fondation Louis Vuitton, œuvre de Franck Gehry.

Rendez-vous : métro les sablons, (sortie vers le jardin d’Acclimatation).

11€ + Entrée.   Sur inscription au 01 43 07 09 69 (+vers 16h visite libre individuelle possible de l’intérieur de la fondation Louis Vuitton)

 

Jeudi 9 juin

15h30 exposition « le Douanier Rousseau », au musée d’Orsay.

Rendez-vous : à 15h15, devant l’entrée des groupes, à gauche de la verrière. 11€+ Entrée. et écouteur.

Sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.

Unique visite.

 

Vendredi 10 juin

15h30 : le musée Rodin transformé, dans les salons et le jardin de l’hôtel de Biron. Œuvres de Rodin, Camille Claudel, Van Gogh, Monet.

 Rendez-vous : 79 rue de varenne.

11€+ Entrée. et écouteurs. Quelques places, sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.

Dimanche 12 juin

14h30 un chef-d’œuvre baroque : l’abbaye royale du Val de Grâce. Eglise, chœur des moniales, salle capitulaire, cloître. Majoliques de la renaissance.

 Rendez-vous : à l’angle des rues Saint-Jacques et du val de grâce. Carte d’identité.11€+ Entrée. Sur inscription au 01 43 07 09 69

 

Lundi 13 juin

16h : Une adresse de Marcel Proust (extérieur), puis conférence-goûter dans le décor classé de la brasserie Mollard.

Rendez-vous : devant le 102 boul. Haussmann. 11€ (+goûter).

Sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.

 

Mardi 14 juin

14h30 : Exposition « Napoléon à Sainte Hélène », aux Invalides (musée de l’armée) mobilier de Longwood house, porcelaines, objets d’art.

Rendez-vous : entrée de la cour d’honneur, côté esplanade, sous le porche.

11€+ Entrée. Inscription au 01 43 07 09 69.unique visite

Mercredi 15 juin

16h (Rendez-vous : à 15h50) exposition « Albert Marquet, peintre du temps suspendu » au musée d’Art Moderne de la ville de Paris.

Rendez-vous : devant l’entrée du musée, 11  av. Du président Wilson.

11€+ Entrée. Sur inscription au 01 43 07 09 69.unique visite.

 

Jeudi 23 juin

15h : Le quartier de l’Europe, sur les traces de Manet, Monet, Caillebotte, et Mallarmé. Et ses maisons closes sous la plume de Zola  et Huysmans…

Rendez-vous : métro Europe. 11€. Inscription : 01 43 07 09 69

 

Vendredi 24 juin

15h : une adresse de Talleyrand, salons et jardin de l’hôtel de Galliffet (1785), ancien ministère des relations extérieures.

Evocation de Bonaparte et de Mme de Staël.

Rendez-vous : 50 rue de varenne.11€. Carte d’identité. Sur inscription au 01 43 07 09 69,

 

Samedi 2 juillet

15h : le village des Batignolles, sur les pas des impressionnistes et de leurs amis (Monet, Bazille, Sisley, Zola, Mallarmé), et la cité des fleurs.

 Rendez-vous : métro Rome. 11€. Inscription au 01 43 07 09 69

 

Lundi 4 juillet

15h : L’abbaye de Port-Royal et son histoire (visite intérieure des bâtiments XVIIe : chœur des moniales, salle capitulaire, escalier du miracle, cloître). La querelle du jansénisme, évocation de  Blaise Pascal, Jean Racine, Mère Angélique Arnaud.

Rendez-vous : 123 boul. De Port-Royal. 11€+ Entrée.

 

Avant-programme:

22-09 : Après-midi à Rouen : à 14h30 exposition « scènes de la vie impressionniste au musée des beaux-arts (Manet, Monet, Renoir, Cézanne, Bazille, caillebotte).

Puis, à 16h : chefs-d’œuvre de la collection permanente (Caravage, Velasquez, Poussin, Géricault, Sisley).

15€+ Entrée. Sur inscription au 01 43 07 09 69.

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LE MOELLEUX aux POMMES de Georges Guyot

13 Avril 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Cuisine

Nul doute que ce gateau devrait s'appeler "Méa Culpa", car Georges m'a envoyé cette recette, il y a quelques mois pour vous chers lecteurs, et je l'avais presqu'oubliée!

Alors.... vite ...Testez-la! Donnez-lui votre appréciation !

Merci Georges.

 Ingrédients

- 2 pommes

- 4oeufs

- 200 gr de farine

- 200 gr de sucre

- 200Gr de beurre demi sel

- 1/2 à 3/4 d'un paquet de levure chimique

- 50 gr de poudre d'amandes

- 2 cuillères de CALVA où de RHUM  (suivant le goût)

LE MOELLEUX aux POMMES de Georges Guyot

 ETAPE 1

- Préchauffez le four  th 6 (180 °)

 ETAPE 2

- Dans un cul de poule  où un saladier casser les 4 œufs mélangez  bien

- Ajoutez le sucre mélangez bien

- Ajoutez la farine  et  la levure chimique mélangez bien 

ETAPE 3

- Faire  fondre les 200 gr de beurre  dans une casserole et incorporez le beurre fondu  au  reste mélangez  bien

- Ajoutez les 50 gr de poudre d'amandes ainsi  que  les  2 cuillères de CALOVA où de RHUM mélangez  bien

ETAPE 4

- Epluchez une pomme  coupez là  en 4 évider là et  faites en des  petits dés incorporez les dans la pâte obtenue mélangez  bien

 ETAPE 5

- Beurrez  un moule  où un plat à tarte versez  y l'ensemble ainsi obtenu 

 ETAPE 6

- Prenez une  demi pomme épluchez  là évidez là  et  faites des  tranches fine ( façon  quartier d'orange )disposez  les sur  le dessus  de votre  pâte dans le moule 

ETAPE 7

- Enfournez pendant  une  petite  heure environ en vérifiant le cœur du moelleux avec un couteau si celui ci ressort propre le moelleux  est cuit  -Servir tiède où froid accompagné d'une  crème anglaise  et d'un petit  verre de cidre pour  ceux  qui  aiment

 Bonne dégustation !.....

 Georges

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1er Salon de l’artisanat et de l’apprentissage à Bry avec Séverine...

7 Avril 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France Ile de France

La Ville de Bry sur Marne crée son 1er Salon de l’artisanat et de l’apprentissage.

C’est pour demain ....

Vendredi 8 et samedi  9 avril de 10h à 19h

au Gymnase Félix Faure,

11 rue Félix Faure 94360 Bry sur Marne

Séverine Barrandon du réseau qui nous a parlé sur ce même blog de sa reconversion dans le métier de Tapissier-Décorateur est venue nous inviter à participer à cette petite sortie...

Je vous laisse découvrir ci-dessous, l’article très bien fait, d’Isabelle Moncoiffet, Adjointe au Maire de Bry, (Déléguée TPE - Commerces - Artisans- Professions libérales) :

« Notre 1er salon de l’artisanat et de l’apprentissage promet à tous une belle escapade au pays du savoir-faire, de la passion et de la transmission !

Aujourd’hui, l’artisanat est la première entreprise de France, avec 100 000 embauches chaque année. Un tiers des créations-reprises d’entreprises se font dans le cadre d’activités artisanales.

Pour certains, l’artisanat est une reconversion motivante, valorisante permettant à chacun de se donner la liberté « de façonner »son travail. Pour d’autres, l’héritage ou l’apprentissage d’un savoir-faire, d’une passion, d’une qualité ou d’une originalité qui permettent à nos artisans d’élever la noblesse d’âmes de nos entreprises françaises.

Mais, ce salon a aussi pour objectif de sensibiliser les jeunes aux métiers de l’artisanat, tout en sachant que 80% des apprentis trouveront un emploi.

Les étudiants pourront lors de cet événement découvrir des métiers et dialoguer directement avec les artisans, les apprentis et les professionnels du monde de l’artisanat. Ils pourront prendre connaissance des formations de proximité et de celles existantes sur tout notre territoire.

Enfin, ce salon, sera peut-être aussi, l’occasion de créer chez certains un déclic. Celui qui leur permettra d’aller au bout de leurs rêves, en devenant un jour, le héros de leur odyssée professionnelle grâce à l’artisanat!

Etudiants, passionnés, clients, curieux, flâneurs ou entrepreneurs, bienvenus au salon de l’artisanat et de l’apprentissage de Bry sur Marne ! »

 

1er Salon de l’artisanat et de l’apprentissage à Bry avec Séverine...

 N’hésitez pas à faire un petit tour pour encourager Séverine et que les membres Bryards qui ne la connaissent pas, n’hésitent pas à se faire connaître.

Bonne idée à soutenir !

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Presse :Les Galeries Lafayette de Pau complètement détruites par un incendie

5 Avril 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Nous avons découvert cette info dans la presse du jour. Nous sommes attristés pour nos cousins des GL et pensons bien aux employés Palois. 

Source : France 3 Aquitaine  Par CA

Publié le 05/04/2016 | 10:39, mis à jour le 05/04/2016 | 11:54

70 pompiers ont lutté toute la nuit pour venir à bout d'un violent incendie qui s'est déclaré vers 22h hier soir dans ce grand magasin du centre ville de Pau. Les trois étages du bâtiment ont été complètement ravagés, jusqu'à la toiture. Les employés se retrouvent au chômage technique. 

Les soldats du feu sont encore nombreux ce matin. Ils s'affairent à sécuriser les lieux et surveillent d'éventuels nouveaux départs. A tout moment la structure, rongée par les flammes, peut s'effondrer.


Fort heureusement aucune victime n'est à déplorer. Le feu a commencé deux heures et demi après la fermeture de cet établissement de trois étages. Personne ne se trouvait à l'intérieur.

12 lances et quatre échelles ont été envoyées sur place, pour aider les 70 pompiers mobilisés à combattre des flammes spectaculaires. Ils a fallu attendre 2h ce matin pour une maîtrise totale du feu.  

"La progression des secours a été difficile car ce sont des planchers en bois qui ont été fragilisés par le sinistre" explique le commandant Patrice Poisson, du SDIS 64. "Les planchers se chargent énormément en eau et pour partie se sont effondrés".

Plusieurs rues restent fermées à la circulation aux abords du sinistre. Trois logements situés dans immeubles attenants ont été évacués. 

François Bayrou, le maire de Pau, a exprimé "sa tristesse" de voir "totalement détruite une institution de la ville de Pau". "Je n'ai pas de doute que cela va revivre, que l'on va reconstruire ce bâtiment qui est très beau. On va faire ce qu'il faut pour que tout se passe au mieux".

Les 70 salariés des Galeries et une trentaine de démonstrateurs se retrouvent au chômage technique ce matin.

Une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine du feu, encore inconnue.

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Que la France est belle! Orange.

31 Mars 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Randonnée-Week-end

Que la France est belle! Orange.Que la France est belle! Orange.

Comment pourrait-on imaginer Orange, sans son Théâtre antique romain.

Classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, édifié au commencement de l’ère chrétienne, c’est un des mieux conservés.

Il accueille plus de 9000 personnes.

Son mur extérieur de 103 m de long et 37 m de haut ,nous empêche de l’admirer de la rue.

Que la France est belle! Orange.

Ne voulant pas payer une entrée multiple avec musées, qui nous aurait pris toute la journée, je me suis aventurée par la colline St Eutrope. Amusant, pas évident !...

Que la France est belle! Orange.
Que la France est belle! Orange.
Que la France est belle! Orange.

J’ai fini par trouver l’accès… Et voici...les photos !

Que la France est belle! Orange.
Que la France est belle! Orange.
Que la France est belle! Orange.
Que la France est belle! Orange.

Il y a plein de choses à découvrir à Orange : Le Théâtre, la cathédrale Notre Dame de Nazareth, la sculpture d’Injalbert symbolisant l’âme antique qui passe le flambeau de l’Art au Génie Moderne.....

Que la France est belle! Orange.
Que la France est belle! Orange.

et son arc de Triomphe.

Dédié à la gloire des vétérans qui sont à l’origine de la colonie de Rome.

Que la France est belle! Orange.

Regardez ces Gaulois captifs symbolisant la domination de Rome.

Que la France est belle! Orange.

Si vous y passez en août, vous pourrez assister au festival (Concerts et Rock).

Vous aimez le vin, vous découvrirez le Châteauneuf du pape et Côtes du Rhône Villages.

Prenons la route vers Vaison la Romaine!

A bientôt pour une autre découverte !

 

Si vous y passez en août vous pourrez assister au festival (Concerts et Rock).

Vous aimez le vin, vous découvrirez le Châteauneuf du pape et Côtes du Rhône Villages.

A bientôt pour une autre découverte !

Les vignobles

Les vignobles

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Que la France est belle ! Valence

23 Mars 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Randonnée-Week-end

De temps à autres, je serais heureuse d’avoir vos articles sur des visites de belles villes ou villages à visiter. Nous allons poursuivre nos promenades à travers la France!

 

Valence : Jolie Ville, « Valentia » Colonie romaine du 1er siècle avant JC devenue célèbre par sa fonction militaire où Napoléon Bonaparte s’y rendit en 1785.

De beaux immeubles du XIXème siècle, entourent la Cathédrale romane Saint Apollinaire (construite au XIème siècle, démolie en partie aux moments des guerres de religion, elle est reconstruite à l’identique au XVIIème siècle.).

Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  Valence
La Cathédrale
La CathédraleLa Cathédrale
La CathédraleLa Cathédrale
La CathédraleLa Cathédrale

La Cathédrale

Passant du style gothique flamboyant au style renaissance, « la maison des têtes » est superbe. Elle doit son nom aux nombreuses têtes sculptées sur sa façade, elle fut la maison d’un Consul.

 

 

Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  ValenceQue la France est belle !  Valence

Le grand parc Jouvet sur le Champs de Mars nous libère un superbe panorama sur l’Ardèche et sur la ville où domine le clocher de l’église St Jean. 

Que la France est belle !  Valence
Que la France est belle !  ValenceQue la France est belle !  Valence

Jardin avec fontaines, jets d’eau et son Kiosque à musique créé en 1862 et rendu célèbre par l’illustrateur Peynet  où le petit violoniste jouait pour une jeune spectatrice : Origine des amoureux de Peynet.

Les amoureux de Peynet
Les amoureux de Peynet

Les amoureux de Peynet

Petite anecdote surprenante : 2 jeunes filles étaient assises à côté de cette statue de Napoléon Bonaparte, sur un banc de pierre. Nous leur avons avec humour posé la question !

Question : "vous le connaissez l'homme assis là, près de vous?"

Réponse : "Ben non, on ne le connait pas " 

Question: " vous venez souvent ici ?"

Réponse : "Oui, tous les jours! "

Alors, nous en avons profité pour leur dire qu'elles étaient assises à côté d'un grand homme!

Je crois qu'il va falloir à Valence, ajouter aux Lycéens un cours d'histoire de France!

 

Que la France est belle !  Valence
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La dame de fer des Galeries Lafayette

16 Mars 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Je tenais à partager cet article : "Lu dans la presse",  sur Ginette Moulin.

Le 04/03 : Les échos de Philippe Bertrand

Cet article  est très intéressant pour nos membres du réseau.

Bonne lecture!

CD

La dame de fer des Galeries Lafayette

Ginette Moulin, la dame de fer des Galeries Lafayette

 

Elle n’a qu’un bac mais tient tête aux plus grands banquiers. Son caractère, Ginette Moulin l’a trempé dans les soubresauts de la grande histoire. Aujourd’hui, la petite-fille de Théophile Bader, génial fondateur des Galeries Lafayette, prépare la relève.

En la voyant pousser son chariot au Carrefour d’Auteuil, rien ne permet de distinguer cette petite dame de 89 ans au visage carré d’une autre mamie bourgeoise du XVIe arrondissement de Paris. Pas plus lorsqu’elle se montre intarissable sur les mérites comparés des marchés de l’Ouest parisien, où elle a ses habitudes : celui d’Auteuil, celui du Trocadéro non loin, ou bien encore le marché Poncelet de l’avenue des Ternes, dont elle sait indiquer le bon commerçant au fond de la deuxième allée à droite. « C’est la Française moyenne type », résume sa fille cadette, Isabelle. « La dame des dessins de Faizant », sourit son avocat et homme de confiance, Philippe Ginestié. Tout juste boursicote-t-elle avec assiduité sur son iBook, suivant avec succès les valeurs technologiques américaines, de Google à Apple. En plus riche, la vraie veuve de Carpentras pour laquelle la presse financière a longtemps écrit.

Veuve, Ginette Moulin l’est depuis le décès de son mari, Etienne, en 2004. Mais son portefeuille de titres high-tech est loin de constituer son seul bas de laine. Car celle qui conduisait une petite Toyota iQ jusqu’à ce qu’elle se convertisse à la voiture électrique n’est autre que l’une des plus grandes fortunes de France. La 26e, selon Challenges, qui l’estime à 2,5 milliards d’euros. Son patrimoine, ce sont les Galeries Lafayette, qu’elle a héritées – en partie – de son père, Max Heilbronn, et 11,51% du capital de Carrefour, acquis essentiellement après la vente de Monoprix à Casino. Ginette Moulin, c’est un peu la Liliane Bettencourt du commerce. A ceci près que, contrairement à l’héritière de L’Oréal, elle a bon pied, bon œil, et prend encore les décisions stratégiques. Autre différence : Ginette Moulin n’a eu de cesse, quand elle est sortie de l’ombre de son mari, d’affermir le contrôle de sa famille sur les Galeries, allant jusqu’à les retirer de la cote où elles figuraient depuis… 1911. « “Nous n’aurons jamais 100%” lui avait pourtant toujours dit son père », raconte Philippe Ginestié. La première grande décision de Ginette Moulin, en 2005, démentira celui auquel elle voue une piété filiale sans borne.

LA GUERRE DES HÉRITIÈRES

Depuis 1998, sa cousine Noëlle Meyer, l’autre héritière des Galeries, assurait la présidence du conseil de surveillance, succédant à son époux, Georges, « qu’elle ne voulait pas décevoir », expliquera-t-elle au Monde. Rien d’étonnant : la tradition familiale fait fi des titres depuis des lustres et gère sans conflit une alternance tranquille entre les membres des deux branches. Après le fondateur, Théophile Bader, Raoul Meyer, le père de Noëlle, a présidé de 1944 à 1970. Max Heilbronn, le père de Ginette, a pris le relais en 1971. Puis ce fut le tour d’Etienne Moulin de 1977 à 1987, auquel succéda Georges Meyer. Depuis le décès de leurs époux, les deux héritières se font face. Et il y a eu des… divergences qui ont tendu leurs relations. Il y en avait déjà eu quand Monoprix s’était associé à Casino pour financer le rachat de Prisunic, en 1997. Noëlle Meyer doutait de la pertinence de l’opération menée par Philippe Houzé, le gendre de Ginette Moulin, aujourd’hui président du directoire du groupe. A l’inverse, la gestion du BHV par Alexandre, le fils de Noëlle Meyer, ne fait pas l’unanimité.

Mais l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, c’est la demande de Ginette Moulin au directoire, après le décès de son mari, d’un mandat social qui, accessoirement, lui permettrait d’optimiser son ISF. On le lui a refusé. L’abcès crève le 17 décembre 2004, quand le Crédit Mutuel s’invite au capital des Galeries. Officiellement, le patron mutualiste Michel Lucas a des vues sur Cofinoga, la branche de crédit à la consommation dans laquelle BNP Paribas a pris pied. Mais les deux familles s’accusent mutuellement d’avoir fait entrer le loup dans la bergerie pour s’allier avec lui et prendre le contrôle. Dans ses mémoires (40 boulevard Haussmann, Editions L’Harmattan), Jean-Michel Hallez, ancien directeur d’Haussmann et fidèle de Noëlle Meyer, élabore rétrospectivement la théorie du complot : « Le raid avait été préparé par la banque Rothschild avec l’appui de Lehman Brothers… où travaillait le fils de Jacques Calvet (l’ancien patron de PSA, NDLR), vice-président du conseil de surveillance et très proche de la famille Moulin » …

LA VICTOIRE DU CLAN MOULIN

L’affrontement dure quatre mois. De guerre lasse, reconnaissant qu’elle n’a jamais vraiment eu la vocation des affaires, Noëlle Meyer se retire, moyennant 930 millions d’euros et la garantie qu’on préfère BNP Paribas, dont elle est proche, au détriment du Crédit Mutuel. L’indépendante pédiatre, diplômée de Sciences-Po, refuse, dix ans après, de revenir sur l’affaire. Mais, sur le moment, elle déclare aux Echos : « Les choses ne se passaient plus dans le respect des personnes et sur des bases et des valeurs communes. » « Elle a fait son choix », commente aujourd’hui Isabelle Moulin. Sa mère avait-elle le désir profond d’aboutir à ce résultat ? « Il y avait un problème de gouvernance, mais personne n’aurait imaginé qu’on en arrive là. Mme Moulin tenait au comité Bader qui réunissait toutes les branches de la famille », déclare aujourd’hui Philippe Houzé. Reste que quand fut scellée l’OPA qui allait conduire au retrait de la Bourse, boulevard Haussmann, dans le bureau en rotonde du magasin historique, Ginette Moulin caressa la joue du buste de son grand-père Théophile Bader. Désormais, on ne parlerait plus de la famille Bader, mais de la famille Moulin.

Le conflit laisse des traces. Les mauvaises langues dirent que Ginette Moulin se sentait une héritière plus légitime que Noëlle, l’enfant adoptée. Ginette la discrète ne s’est jamais épanchée sur l’affaire, mais sa propre histoire rend bien improbable telle mauvaise pensée. Si Noëlle, adoptée à l’âge de 7 ans par Yvonne Bader, s’est retrouvée orpheline après la déportation à Auschwitz de sa mère, Ginette a elle aussi cruellement vécu la période de l’Occupation. Son père est à la fois juif et résistant de la première heure. Proche d’Henri Frenay, il met au point un projet de sabotage général du réseau ferré. Arrêté en 1943 par le SD, le service de renseignement nazi, il est torturé à Lyon par Klaus Barbie avant d’être déporté à Buchenwald, puis dans une annexe de Dachau. Lyon où Ginette Moulin et sa mère ont trouvé refuge au début de la guerre, Lyon où elle fut élevée par les sœurs de Notre-Dame-de-Sion. Où elle se convertit au catholicisme et emprunte le chemin de la foi que ses parents, d’origine juive mais profondément athées, ne lui avaient pas ouvert. L’histoire trouve une fin heureuse, mais marque à jamais la jeune femme.

MÈRE AU FOYER, MAIS AU FAIT DES AFFAIRES

Ginette et son époux Etienne, en 1996, pour les 18 ans de leur petite-fille Laurène Houzé.

« Elle a connu la guerre, ce n’est pas une bombe qui va lui faire peur », affirme sa fille Isabelle lorsqu’on l’interroge sur sa réaction aux attentats de novembre. « Et si elle n’avait pas mal aux genoux, elle aurait défilé pour dire “Je suis Charlie” », ajoute-t-elle. Les privations de l’Occupation expliquent encore son train de vie frugal d’aujourd’hui, l’absence de personnel de maison dans son grand appartement. L’esprit de la Résistance se retrouve dans son souci du contrat social, comme le démontre l’épisode récent du magasin de Béziers. Quand les Galeries décident de fermer cette unité déficitaire, le maire, Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national, placarde la ville d’affiches dignes des années 30. Sur un portrait de Ginette Moulin, il a fait écrire : « Cette femme possède 2 milliards d’euros. Mais elle en veut encore plus ! »  Ginette Moulin ne s’engagera pas dans la polémique, passera « au-dessus de cela », explique un collaborateur, parviendra à sauver le magasin et, surtout, ses emplois.

Pour éprouvante qu’elle fût, la guerre donna aussi à Ginette un mari. Si son père survécut aux camps nazis, c’est grâce à l’aide d’un jeune résistant qui, avec sa sœur Georgette Haut, secourut de nombreux juifs. Un morceau de pain, une parole de réconfort, l’évocation d’un avenir meilleur ont soutenu Max Heilbronn. Lequel, à la Libération, propose à celui qui partagea sa paillasse d’ouvrir des Monoprix en Algérie. Etienne Moulin hésite. Mais il vient souvent déjeuner à Paris avec Max Heilbronn, qui a retrouvé sa famille. La jeune Ginette tombe sous le charme du pied-noir de 15 ans son aîné. Ils se marient et ont trois filles. Ginette les élève « avec amour, bienveillance et exigence », disent-elles unanimes. « Ce dont elle a le plus horreur, c’est le mensonge. Donc faute avouée était à moitié pardonnée », raconte Isabelle. Pour autant, elle ne s’est pas résolue à n’être qu’une mère un peu popote et une épouse effacée derrière les figures de son grand-père, de son père et de son mari. Elle est aujourd’hui la seule à avoir connu Théophile Bader, le fondateur (avec son cousin Alphonse Kahn), et à travers lui, puis directement, elle a vécu toute l’aventure des Galeries. Elle n’a pas travaillé dans le groupe – « la règle familiale interdisait à un couple de travailler ensemble, pour préserver l’équilibre conjugal », explique Isabelle Moulin – mais suit les affaires de près. Le soir à la maison, racontent ses filles, elle ouvre sans vergogne la serviette de son mari et lit assidûment tous les documents qu’il rapporte.

Ces papiers racontent la vie de l’entreprise : les rachats du groupe Inno en 1963, de Radar et des Dames de France, en 1985, ainsi que l’OPA sur les Nouvelles Galeries en 1991. Lorsqu’elle « assure son tour » de direction en 2005, elle ne tombe donc pas des nues. Même si elle vit son nouveau statut comme « une renaissance », confie un proche.

THÉOPHILE OU LA FOLIE DES GRANDEURS

Ginette Moulin a un seul diplôme : le baccalauréat, passé le… 6 juin 1944. Mais elle connaît ses dossiers, qu’elle travaille. « Elle lit tout ce qui s’écrit sur l’économie, la vie des entreprises, le commerce », explique son petit-fils Nicolas, directeur général des grands magasins. On ne la lui fait pas, comme elle l’a montré le dimanche de Pâques 2005, en négociant au mieux le prêt nécessaire au rachat de l’autre branche familiale et à préparer la sortie de la Bourse – une opération à 2 milliards d’euros. Baudouin Prot, l’énarque alors directeur général de BNP Paribas, propose à la bachelière de 78 ans le taux Libor plus 0,8%. « Je crois que pour d’autres opérations de ce type, c’était plutôt Libor plus 0,6% »,répond-elle. « Mais Madame, rétorque le banquier, le gearing (le ratio dette sur capitaux de l’entreprise, NDLR) de votre holding est de 0,83. » « Je vieillis, Philippe, déclare alors la vieille dame en se tournant vers son avocat. Je pensais que c’était 0,43. » En fait, elle sait qu’elle a raison et arrache au banquier ses 0,6%. Cela ne l’empêchera pas, le lendemain, au siège des Galeries, de faire livrer des pizzas en pleine nuit pour rassasier la troupe affamée des dirigeants du groupe et des banquiers venus finaliser l’opération…

Sa détermination, Ginette Moulin l’ancre dans une certitude : « Arx tarpeia Capitoli proxima ». En 2013, lors de l’inauguration des Galeries Lafayette de Pékin, elle s’inquiète : « La dernière fois que toute la famille était réunie à l’étranger, c’était à New-York… » Or le magasin de Manhattan avait dû fermer, en 1994, à peine trois ans après son ouverture. Cette angoisse du lendemain vient de plus loin que la guerre, elle plonge dans les penchants dispendieux de Théophile Bader. Arrivé d’Alsace avec un parapluie sous le bras pour ouvrir en 1894 une boutique de 70 mètres carrés rue Lafayette, il a introduit la société en Bourse en 1911 pour financer le coût pharaonique de l’acquisition et de l’aménagement du grand magasin Haussmann – coupole art déco, escalier de Majorelle, décors des maîtres de l’Ecole de Nancy. « Il avait la folie des grandeurs », reconnaît son arrière-petite-fille Isabelle. Auparavant, il a emprunté des fonds à Ernest Wertheimer et Émile Orosdi, futurs associés des Parfums Chanel. Dix-huit ans plus tard, la crise de 1929 inflige au commerçant et à sa famille un sérieux effet boomerang. Ils doivent gager tous leurs biens auprès du CCF pour laisser passer la tempête. La crise brise aussi le rêve de Théophile Bader de s’implanter sur les Champs-Elysées, sur un terrain acheté en 1927, situé au 52. Pendant la guerre encore, la famille a failli tout perdre. Théophile échappe certes à la déportation en raison de son état de santé, mais meurt en 1942. De 1941 à 1944, les Galeries Lafayette sont aryanisées : la société est placée sous l’administration de Vichy jusqu’à la Libération.

 

PERPÉTUER LE PASSÉ, PRÉPARER L’AVENIR

Ginette sait aussi que la santé de l’entreprise impose de couper des branches pour renforcer le tronc. Pour racheter les parts de sa cousine et rembourser BNP Paribas, elle a vendu des pépites du patrimoine immobilier du groupe, puis cédé Cofinoga à la banque. Il a aussi fallu laisser partir Monoprix à Casino. Monoprix, l’enfant chéri de Max Heilbronn, le père de Ginette, développé par Etienne Moulin, son mari et enfin par Philippe Houzé, son gendre, qui a longtemps cru pouvoir contourner l’option donnée à Casino en 1997. Ginette Moulin se considère comme un trait d’union entre le passé et l’avenir. Elle écrit l’histoire de sa famille. Qu’elle couve, allant jusqu’à faire rapatrier Philippe Houzé à l’Hôpital américain à Paris après un grave accident de ski à Val d’Isère. « Mme Moulin est le pivot de la famille. C’est elle qui transmet, qui encourage, qui soutient tous les talents », dit Georges Plassat, le PDG de Carrefour.

Ses décisions font toujours écho au passé. L’investissement dans Carrefour, par exemple, ne doit rien au hasard. Dans les années 60, Marcel Fournier, cofondateur de la chaîne d’hypers, avait déjà proposé à Etienne Moulin d’entrer au capital. Quand, en 2014, les Galeries décident de s’implanter sur les Champs-Elysées dans les locaux du Virgin Megastore, c’est au… 52, l’endroit même choisi en 1927 par Théophile Bader. Dans le domaine artistique aussi, Ginette Moulin s’astreint à perpétuer la tradition inaugurée quand Gaston Levy, un ami de Théophile Bader, régla ses dettes avec une vingtaine de toiles que le fondateur des Galeries répartit aussitôt entre ses deux filles, Yvonne et Paulette, la mère de Ginette. Des Pissarro, Renoir, Jongkind, Monet, Dunoyer de Segonzac. Pendant la guerre, les nazis mettent la main sur les toiles de son père cachées dans les coffres du CCF de Mont-de-Marsan. Toutes ne seront pas retrouvées. Mais, un jour, dans une galerie avenue Matignon, Ginette Moulin reconnaît des roses de Renoir. Elle enquête, découvre que le tableau a été vendu par une grande maison de vente à un armateur grec, qui consent finalement à le lui restituer. Quelques années plus tard, elle poursuivra l’action engagée par son mari pour récupérer un Monet volé – Le Torrent – identifié dans un catalogue édité par Daniel Wildenstein. Son père, elle-même et son mari ont peu à peu enrichi la collection, avec une prédilection pour l’Ecole de Paris. Ginette vit entourée de Soulages, Lanskoy, Hartung, Poliakoff, Staël, Zack. Aujourd’hui, elle encourage son petit-fils Guillaume Houzé à soutenir les jeunes artistes comme Saâdane Afif et Tatiana Trouvé. Ce sont les expositions Antidote organisées dans le magasin Haussmann. Et la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette qui sera bientôt abritée rue du Plâtre, dans le Marais, dans un bâtiment transformé par Rem Koolhaas, le grand architecte néerlandais.

Perpétuer le passé, c’est aussi préparer l’avenir. Ginette Moulin a nommé deux de ses filles, Patricia, l’aînée, et Isabelle, à la direction générale de Motier, la holding familiale de contrôle. Philippe Houzé, le mari de Christiane, dirige le groupe et siège au conseil de Carrefour avec sa belle-sœur Patricia. Trois de ses six petits-enfants ont déjà pris des fonctions opérationnelles au sein du groupe. D’abord, Nicolas et Guillaume, les enfants de Christiane. Arthur Lemoine, fils de Patricia, gère, lui, l’alimentation et la restauration et supervisera le projet Eataly – les Galeries ont la franchise de la marque italienne pour toute la France. Isabelle n’a pas d’enfant. Tous ou presque étaient présents, fin novembre 2015, quand les Galeries Lafayette donnèrent le coup d’envoi des fêtes de Noël avec un défilé de « stormtroopers » tout droit sortis de Star Wars dans une rue adjacente au boulevard Haussmann. Face au podium, une tribune accueillait la famille. Ginette trônait sur un siège… légèrement plus avancé. Bien vite, ce protocole un peu désuet était bousculé par une myriade d’arrière-petits-enfants (elle en a treize), les uns grimpant sur ses genoux, les autres s’asseyant à ses pieds. Derrière l’actionnaire principale, « Mame » est vite réapparue. Boulevard Haussmann comme au Cap Nègre, dans le domaine où chacune de ses filles possède une maison, ou lors des dernières vacances de Noël passé à dix-sept à Oman, Ginette Moulin est avant tout la chef de famille.

 

122 ANS D’UNE HISTOIRE MOUVEMENTÉE

1894 : Deux cousins alsaciens, Théophile Bader et Alphonse Kahn, ouvrent une modeste boutique de 70 m² au 1, rue Lafayette et fondent l’entreprise.

1912 : Inauguration des agrandissements du grand magasin du boulevard Haussmann et de la coupole (1 et 2), conçue par l’architecte Ferdinand Chanut avec deux artistes phares de l’Ecole de Nancy, Louis Majorelle et Jacques Gruber.

1916 : La première succursale ouvre à Nice, place Masséna, à l’enseigne et à l’image du navire amiral (3).

1932 : Création de la Société centrale d’achats (SCA), à l’origine d’une nouvelle chaîne de magasins à prix unique, à l’enseigne Monoprix.

1941-1944 : La famille fondatrice est écartée pendant l’Occupation, la société est placée sous l’administration de Vichy jusqu’à la Libération.

1991 : Nouvelle opération de croissance externe et acquisition de la Société française des Nouvelles Galeries (grands magasins Nouvelles Galeries, Cofinoga, le BHV et le centre commercial Cap 3000, à Nice).

1996 : Ouverture des Galeries Lafayette à Berlin, dans un bâtiment conçu par Jean Nouvel (4).

2005 : Retrait de la cote.

2012 : Sortie du capital de Monoprix et acquisition des bijouteries Didier Guérin.

2013 : Ouverture d’un magasin à Pékin (5) et création de la Fondation d’entreprise des Galeries Lafayette, qui sera hébergée dans un bâtiment signé Rem Koolhaas (6).

2014 : Prise de participation de 10% dans le groupe Carrefour, portée par la suite à 11,51%.

2016 : Les Galeries Lafayette annoncent le choix de l’architecte danois Bjarke Ingels et de son agence BIG pour l’ouverture, à l’horizon 2018, d’un nouveau magasin dans l’immeuble art déco du 52, avenue des Champs-Élysées.

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