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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles récents

Anecdote au BHV par Michel Bindault

2 Décembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Voici bien longtemps que nous n'avons pas raconté une ancienne anecdote du BHV Dans cette période difficile, un peu d'humour nous fera du bien!

Michel Bindault nous conte cette petite anecdote des années 1970, bien sympathique et innocente,qui l'a bien fait rire,  en connaissant la personnalité de la démonstratrice dont nous taisons le nom. 

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Samedi, veille de la fête des Mères, intense activité au rayon ménage où j'étais acheteur.

Le stand Mélitta réputé pour son café, ses cafetières et sa démonstratrice Melle M... était à la limite de la rupture en fin d'après-midi.

Melle M... régnait, dans une enceinte fermée appelée " bergerie ", sur plusieurs " extras " débordées par la clientèle du moment.

Une cliente achète à Melle M... une cafetière et lui demande un bel emballage cadeau " c'est pour ma Mère ".

Pendant que la cliente munie de son ticket se dirige vers la caisse pour régler son achat Melle M... missionne une extra pour confectionner le paquet cadeau.

Celle-ci apporte grand soin à son travail qu'elle agrémente d'un admirable bolduc aux multiples volutes !

Son paiement effectué, la cliente revient au stand. La démonstratrice lui remet son achat avec force remerciements.

A la fermeture du magasin un cri fort et angoissé émane du stand Mélitta : " où sont mes chaussures " ?

Je reconnais sans peine la voix de Melle M... et je savais que pour travailler confortablement, elle avait l’habitude d'échanger dans la journée ses chaussures contre de douillettes charentaises, la bergerie fermée cachant cela.

Eh bien dans sa précipitation et l'exaltation de l'activité Fête des Mères, l'extra avait emballé par erreur

les chaussures de sa collègue au lieu de la cafetière !

Il faut dire que Melle M... était bien imprudente de ranger dans la journée ses chaussures dans un carton de cafetière !

Imaginez la surprise de la Maman lors du déballage du cadeau " Fête des Mères " !

Je ne me souviens plus de la suite mais je suppose que le lundi suivant on a dû procéder à l’échange insolite d'une paire de chaussures contre une cafetière !

Vous  avez, enfoui, au fond de votre mémoire d'autres petites histoires... à partager, j'en suis sûre. Racontez-les nous.

Il est évident que l'on ne peut imaginer le BHV Marais d'aujourd'hui avec de telles péripéties, pourtant, combien de cuisinières ont été livrés avec des blouses ou des chaussures!...dans leur tiroir!... Mais ça, c'était hier!

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La Haine : poème de Monique Lahoste

25 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Voici un poème très bien écrit par Monique en 2011. Au fil de l'actualité, il nous semble tout à fait intéressant de le publier . Chapeau Monique! Il est superbe ce poème.

La Haine :  poème de Monique Lahoste

                 LA HAINE

  

Dans les plaines arides des cœurs en souffrance,

Brûlées par le vent de vives pulsions malignes,

Dans ce jardin en friche où l'amour se résigne,

Fleurit sournoisement une étrange semence.

 

Dans l'ombre le grain hostile croit et s'élance,

Se gorgeant de rancœur et, tel pampre de vigne,

Répand ses fruits fielleux et ses provins indignes,

Bien insidieusement sur des murs de silence. 

 

Un jour, jaillit la haine en toute démesure,

Comme un geyser brûlant, comme un abcès trop mûr

Sur un monde étonné, ébahi, sans méfiance.

 

Il est déjà bien tard, mais est-il toujours temps,

De juguler le mal ou d’agir autrement

Pour que ne germent plus les graines de violence

La Haine :  poème de Monique Lahoste
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La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

17 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Les vêtements de dentelle

La première occasion de porter un tel vêtement,  c’est bien entendu, lors du baptême. De tradition, la parure : robe et bonnet est soigneusement rangée car elle servira à tous les enfants d’une même famille.

La robe était portée indifféremment par les filles et les  garçons.  A ce sujet, il faut préciser qu’on mettait une robe aux garçons jusqu’à l’âge de cinq ans. On pensait ainsi  conjurer le mauvais sort : la mortalité infantile des garçons étant plus importante que celle des filles, on croyait qu’une robe de fille les protégerait…… 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

La seconde, c’est la communion. Là encore, les  croyances  et les traditions sont bien présentes. Ne disait-on pas que les tenues de communion marquaient la fin de l’éducation des enfants  (c’est vrai qu’ils partaient travailler très tôt) préfigurant les tenues de mariage .

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

La robe  de mousseline blanche pour les jeunes filles et le costume trois pièces pour les garçons.

C’est encore le mariage avec plus ou moins de tissus  précieux et de dentelles   selon la richesse et la classe  sociale des parents, avec omni présentes, les fleurs d’oranger naturelles ou artificielles, symboles par excellence de la virginité et de fécondité ; lesquelles étaient mises ensuite sous globe. La symbolique véhiculée est fonction des divers objets, motifs qui y trouvent place.

Le miroir, c’est le reflet de l’âme, la vérité et selon le nombre et la forme est significatif. Pour exemple : le nombre de miroirs rectangulaires indique les années qui ont séparé les fiançailles des noces- le triangulaire est porteur  de fécondité- Les miroirs ovales sont des porte- bonheur  offerts par les demoiselles d’honneur- Les losanges symbolisent l’union des deux sexes – Le miroir trapèze symbolise l’entente parfaite. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Pour les motifs en métal doré : La feuille de chêne symbolise la longévité du couple, la feuille de tilleul, la fidélité, la feuille de lierre, l’attachement   «  je  m’attache ou je meurs » la grappe de raisin, l’abondance et la prospérité – La colombe qui tient une couronne de laurier dans son bec , la paix dans le foyer- Le couple de martin –pêcheur, la fidélité conjugale- L’oiseau était comparé à la femme  «  comme l’oiseau  fait son nid la femme fonde la famille »

Enfin, quand une femme accouchait d’un enfant mort –né, elle ajoutait un ange en porcelaine dans son globe.

Le deuil

Beaucoup de femmes portaient des habits noirs, qui les faisaient paraître  «  vieilles «  même si ce n’était pas le cas. Il faut dire que les règles  du deuil étaient strictes : voile de crêpe, vêtements sans aucun élément de couleur pendant la période de grand deuil, plus ou moins longue suivant le degré de parenté, et pouvant aller jusqu’à un an. Le deuil de la veuve dit  «  de grand deuil »   dure un an et six semaines. Les hommes portaient un crêpe. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Pour les hommes, la pièce la plus répandue était la blouse ou blaude vêtement plus ou moins court, mais ample, en toile de lin bleue, tissée très serrée, et traitée de manière à être imperméabilisée.

Le nettoyage se faisait dans une décoction de lierre ou dans une dilution de fiel de bœuf qui avait la réputation d’entretenir l’apprêt.

La blaude bleue sera remplacée par la noire, sans motifs,  broderies qui deviendra la tenue de maquignons, reconnaissables sur les marchés. Le mouchoir de cou, souvent de couleur rouge complétait la mise, de même que la casquette à pont soie. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Les accessoires

Pour les dames certains accessoires sont à mentionner qui ne les quittaient guère dans leurs déplacements, à savoir : le parapluie noir qui, à l’occasion faisait office d’ombrelle. Les crosses et pommeaux pouvaient être des plus simples aux plus ouvragés et travaillés dans des  matières   plus ou moins onéreux  comme l’argent, l’ivoire par exemple.

Et le panier noir en rotin appelé :   « le rustique « qui fit son apparition sous Napoléon III. Il s’est avéré si pratique, qu’il a été utilisé bien longtemps   Il en existait de différentes tailles les activités liées à l’habillement parmi celles –ci

La lingère à la fois blanchisseuse et repasseuse qui entretenaient les belles pièces  de linge qui étaient souvent amidonnées.  

Elles utilisaient de nombreux fers à  braise ou à tuyauter, pour les coiffes, cols, volants, bonnets mais encore des fers à plats pour les chemises des hommes, les plastrons, et les cols qui étaient glacés.                                                                                                                    

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

La modiste qui fabriquait et vendait des coiffures féminines et le chapelier plutôt des masculines en feutre, paille ou tissu, hauts de forme et chapeau claque                               

Le sabotier : Il fabriquait les sabots portés à la campagne car le bois était omniprésent et pas onéreux.  Leur solidité et rigidité s’imposaient pour certain travaux de la terre  (la  semelle permet d’enfoncer la bêche par exemple) et l’hiver c’était chaud.

Par contre, les sabots avaient pour désagréments d’être lourds, de se fendre facilement et de provoquer des blessures sur le coup de pied.

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Le Cordonnier

Il réparait les galoches usées et fabriquait des chaussures sur mesure. Les galoches présentaient un avantage sur les sabots car elles étaient à la fois en bois et en cuir : elles étaient donc plus souples plus légères, ne blessaient pas le coup de pied et étaient plus élégantes. De ce fait, on les chaussait pour la maison et la ville.

 

La poterie

La poterie constituait l’essentiel des objets de la vie quotidienne dans nos campagnes alors très peuplées. Sa fabrication avec la matière première locale, la terre argileuse, en faisait un accessoire accessible ;

Les fors de cuisson des potiers étant alimentés par le bois trouvé lui aussi à proximité.

Elle servait à la préparation et à la conservation des aliments et des boisons tout comme à leur transport.

Les objets spécifiques aux boissons étaient les bouteilles, les cruches et les cruchons, les pichets et buires, les dames jeanne, les fontaines, les brocs, les réservoirs les pots ansés et les moques.

L’élément indispensable était le charnier, il servait au stockage de morceau de viande de porc qui séjournaient dans la saumure  (mélange de sel et d’eau) c’était le principal moyen de conservation avec la graisse.

Le saloir, autre contenant de conservation est lui en bois et le sel recouvre directement les aliments.

Le mahon par contre est un saloir plus ou moins grand, utilisé pour le transport du beurre.

Au nombre des poteries utilisées on peut encore citer les vinaigriers, les pots à café de plusieurs tailles selon les besoins, ou bien de la famille ou bien de la clientèle.

Pour les aliments, on se servait de terrines et pots, de toutes sortes de plats, d’écuelles de tripières (surtout faits à Malicorne)

Les cruchons à calvados spécialité de Noron.

La poterie de Ger de couleur grise ou rougeâtre en surface mais noire en épaisseur était très présente en Sud-Manche, car la plus proche.

Les villages potiers de Ger ont cessé leur activité en 1926. On y trouve maintenant un musée établi au cœur de ces villages :mémoire de ce temps où  l’artisanat était florissant. 

Les principaux autres centres potiers de la Manche étaient : Vindefontain – Néhou – Sauxemesnil (partie nord du département.)

Le calvados comme le cidre étaient présents sur la table au quotidien.

 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Les étains

L’âge d’or se situe au 17 ème siècle ils servaient de mesures aux liquides et jusqu’au  début du 20 ème siècle.

Ils étaient utilisés dans les estaminets pour le cidre et le vin ou le calvados.

Une série d’étain se composait : du double litre, du litre, du pot, du petit pot, de la demoiselle et du misérable. Moins utilisé que les poteries on trouvait malgré tout,  des pichets, des écuelles mais aussi d’autres objets, en cuivre par exemple étamés à l’intérieur, l’étain résistant à la corrosion.

 

REHABILITATION

Nostalgie,Nostalgie, 

Certains objets de l’ancien temps s’empilent dans un coin du grenier. Ils sont moches, rouillés et ne servent plus à rien. Il faudrait les jeter mais ………on ne peut s’y résoudre une solution : la réhabilitation pour une nouvelle vie. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Encore bravo à Georges pour ce reportage très précis et très illustré. Merci.

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Réseau et Blog en deuil !

17 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

RECTIFICATIF : En ce 17 novembre, nous tenons à rectifier cet article :

Aucune personne travaillant au BHV n’est décédée et nous en sommes soulagés.

Les propos rapportés par notre collègue sont ceux d’une jeune personne travaillant au BHV qui aurait du être présente, avec ses amis au Bataclan ce soir-là. Dans les pleurs et l’émotion, elle s’est très mal exprimée… en racontant la perte de ses amis. 

Réseau et Blog en deuil !

Nous sommes peinés, bouleversés dans nos consciences, nous nous sentons proches des familles des victimes de ce13 novembre.

Dans cette période de deuil et de recueillement, nous exprimons toute notre compassion aux familles des victimes, nous espérons qu’elles puissent trouver réconfort et espérance. Que Dieu  leur vienne en aide.

Prions pour la paix, pour Paris, pour la France.

Christine D

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La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

11 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Georges vient nous faire vivre, ici,  la Normandie su XIXéme siècle, à travers ce reportage sur une exposition où il participa à SAINT HILAIRE DU HARCOUET.... Etonnant! passionnant! ....

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

Habits et costumes

Les costumes comme ceux présentés sont pour la majeure partie apparus au 19 éme siècle

C’est en effet à cette période   (vers  1825) que les habits de base se différencieront par régions, hormis les vêtements de travail qui resteront sensiblement les mêmes.

La composition du costume reste cependant la même partout avec jupe,  corsage, tablier, fichu de cou.

En Basse-Normandie, le droguet est le tissu le plus courant, uni ou rayé avec la couleur rouge dominante.

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

L’indienne plus légère se porte l’été. 

Très répandu   le châle est tissé en indienne, en cretonne en soie,  où en toile. C’était le cadeau traditionnel offert par le fiancé à sa promise. Il est de taille variable et peut être imprimé ou broché de fleurs.

En ce qui concerne les grands châles en cachemire, inconnus avant la campagne d’Egypte, et qui étaient portés en cape leur mode est apparue vers 1830 – 1840.

Aux débuts réservés aux dames de l’aristocratie de par leur coût (la première à le porter fût l’impératrice Joséphine), celui–ci devint plus abordable quand il fût fabriqué en série à Reins et Amiens notamment.

La Normandie  porte aussi un tablier, avec ou sans bavette appelé «  devantier » ou « devanteau ».

 La coiffe

L’accessoire le plus symbolique de la tenue est la coiffe qui varie d’une région à l’autre.

Avant elle, donc avant la révolution, le bonnet porté  au niveau  national  s’appelait : la Cornette.

La façon dont la coiffe est ornée, avec plus ou moins de dentelle, de broderie, de bijou, indique le rang social de la femme qui la porte.

La coiffe de  notre  région (d’Avranches) était « le Papillon d’Avranches.

Les coiffes
Les coiffes
Les coiffes
Les coiffes
Les coiffes

Les coiffes

Les formes de base sont les mêmes pour toutes les coiffes : Pour certaines, un fond monté sur une passe avec des barbes  (pans  qui retombent de  haut de la coiffe) qui peuvent, parfois être repliées sur le dessus ce sont alors des coiffes dites «  à rencontres » ou bien,  fond et passe avec des ailes pour d’autres.

Les matériaux employés sont :   La toile, le carton,

Le fil de cuivre,  avec  suivant le modèle : de la mousseline brodée ou non, du velours, de la dentelle, des rubans, du tulle.

S’ajoutent à cela : des fleurs en bouquets, en guirlandes, des bijoux : broches au milieu des rencontres et épingles, parfois  elles aussi, ont parfois la forme de fleurs  (souvent des pensées)

Après le deuil national de la guerre de 1870 pendant lequel on a porté des vêtements austères, le plus souvent noirs, tout a changé.

En  effet, les coiffes ont été remplacées par des bonnettes. 

Les dentelles

C’est Colbert, alors ministre des Bâtiments, Arts et Manufactures qui dès 1664 fait venir des dentellières  vénitiennes   à Alençon, Argentan, Bayeux- Venise étant considéré comme le berceau de la première véritable dentelle.

Sous Louis XV  le dentelle est toujours très   en vogue  et s’améliore pour devenir plus fine et plus légère notamment avec l’utilisation du tulle.

A la révolution beaucoup de manufactures devront fermer, mais la dentelle réapparaît sous Napoléon. Le point d’Angleterre est de plus en plus utilisé de même que le point «  Blonde de Caen » pour la confection des grands châles  très à la mode à cette époque.

Au 19 ème siècle, les  machines apparaissent au détriment de la dentelle à main qui subsiste cependant dans certaines villes comme Bayeux.

La dentelle au fuseau : Elle apparaîtrait pour la première fois au Puy en Velay et on la doit à Isabelle Mamour, jeune brodeuse, qui sollicitée pour le grand jubilé du 25 mars 1407, à (l’idée d’attacher à des épingles plusieurs navettes de fils d’où finesse et transparence.

Au 17 éme  siècle la dentelle connait un succès considérable. On la trouve sur les vêtements, sur les meubles, dans les carrosses etc…. et  son usage est tel que Louis XIII le réglemente par édits en 10 ans (de 1629 à 1639) peu respectés mais repris par le parlement de Toulouse.

Les dentellières s’en plaignent auprès du père Jean François  REGIS DES PLAS qui les prend sous sa protection. Lors de sa canonisation, les dentellières le prennent pour Saint Patron. 

 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

Les différents styles de dentelles :

La Blonde, dentelle au fuseau du 18 ème siècle, réalisée de fils de soie écrue ou de fils d’or ou d’argent très fins pour donner de la brillance aux fleurs et aux feuilles.

Elles étaient destinées à la confection de cols et de châles. 

Le Chantilly, dentelle noire ou blanche faite au fuseau à fils continus avec un fil de soie dont les motifs représentent des corbeilles, des vases ou des fleurs  Le Cluny  fils continus aux dessins géométriques.

C’est la dentelle la plus connue.

La dentelle chimique,  apparue au XIX ème siècle par brûlure de certaines fils à la soude caustique imite la dentelle à l’aiguille.

Régions françaises connues pour les dentelles : Dentelle d’Alençon, d’Argentan, de Bayeux.  Blonde de Caen.  Dentelle de Calais, Chantilly, Luxeuil, Lunéville, Mirecourt.   Neuchâtel, du Queyras, Sedan, Valenciennes,  du Puy  en Velay où deCluny. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

A suivre pour la deuxième partie de cet article , impressionnant par sa richesse et ses photos.

" Chapeau! Georges"

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Les gougères bourguignonnes de Gérard ...

6 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Cuisine

Au cas où vous auriez trouvé que l'article sur les verrines, manquait de consistance!... Ne restez pas sur votre faim et exercez vous ce week-end avec les gougères! 

Gérard nous revient avec une recette attendue et délicieuse pour vos soirées apéritives...

Les gougères bourguignonnes de Gérard ...

Ingrédients (pour 60 gougères)

¼ l d’eau ou de lait

75g de beurre

150g g de farine

Sel poivre et muscade

5 Œufs

150g de fromage (gruyère, comté, cantal jeune)

                                      - - - - - - - - - 

Porter à ébullition le liquide, le beurre et les épices.

Retirer du feu et ajouter la farine d’un seul coup.

Remuer fortement avec une spatule. Vous séchez la pâte pour qu’elle devienne lisse et forme une boule qui se détache bien de la casserole (sur feux très doux).

Vous incorporez les œufs, un à un en travaillant toujours à l’aide de la spatule.

Ajouter le fromage coupé en très petit dès dans la pâte encore tiède.

Laissez reposer au réfrigérateur.

Beurrer une plaque, puis à l’aide de deux cuillères à café, vous déposez des petits tas.

Cuire à four chaud (180°) de 15 à 20 mn. Ne pas ouvrir la porte du four avant la fin de la cuisson

Le « Must » de Gérard : Gougères à ma façon !

Faire revenir des échalotes coupées finement dans du beurre, (sans les colorer).

Vous ajoutez du lait et vous laissez infuser.

Passer le lait au chinois.

Faire une béchamel avec beurre, farine, lait, sel, poivre et quelques morceaux de truffe.

Après cuisson vous incorporer de la mousse de foie gras dans la béchamel et vous passez le tout au mixeur.

Farcir les gougères tièdes avec cette préparation à l’aide d’une poche à douille et servir

 

 

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Les petites verrines de Gérard Bonnimond...

4 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Cuisine

Voilà bien longtemps que nous n'avons pas parlé "Cuisine"!...

Gérard Bonnimond est fin cuisinier; Il vient nous donner quelques idées de cuisine facile, aujourd’hui : les  verrines, bientôt les Gougères etc...

Recette sympa entre amis !

Les petites verrines de Gérard Bonnimond...

 

Faire une béchamel :

Faire fondre des échalotes coupées très fin dans du beurre et de l’huile. Ne pas laisser colorer.

Mettre la farine, puis le lait, laissez cuire doucement.

Vous avez ainsi la base pour élaborer vos verrines.

 

Dans votre bol à mixer, vous incorporez :

1/3 de béchamel,

1/3 de crème fraiche,

1/3 de purée de petits pois,

Ou

De purée de ragout de fève,

De purée de poivron rouge, jaune ou vert

De purée de tomate + ail

De saumon fumé

De purée de fines herbes.

Bien mixer, remplir vos verrines et mettre au frais.

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Les visites guidées de D. Bouchard pour vous distraire.

28 Octobre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Randonnée-Week-end

Quelques idées de sorties remarquables pour vous distraire en cette fin d'année.

 Bonnes visites !

Ci-dessous les visites de l' automne- hiver  2015 organisées par notre guide

 DIDIER BOUCHARD que nous remercions.

Vendredi 30 octobre

11h15 (visite à 11h30) : Exposition « Fragonard amoureux » au musée du Luxembourg l’amour au siècle des lumières, dans les tableaux et les dessins de l’auteur du verrou, prêtés par les plus grands musées européens et américains. (20pers.) (Autre visite : le  7-12 à 16h)

Rdv. 19 rue de Vaugirard. 11€+entrée. Sur inscription au  01.43.07.09.69, confirmée par l’envoi du règlement.

 

Samedi 31 octobre

10h50 (visite à 11h) : Exposition de  Manet et Van Gogh à Bonnard et Matisse : la collection privée Hahnloser-bühler, au musée Marmottan.

Les chefs-d’œuvre d’une grande collection suisse de Winterthur, exceptionnellement prêtés au musée Marmottan-Monet.

Rdv. 2  rue louis Boilly. 11€+entrée (20 pers)

Sur inscription au  01.43.07.09.69, confirmée par l’envoi du règlement.

 

15h : visite intérieure de l’hôtel de Lauzun (1660), plafonds peints et lambris

 Dorés. Le plus beau décor du grand-siècle  dans une demeure parisienne, histoire de Lauzun et de la grande-mademoiselle, de Baudelaire et du club des Haschischins.

Rdv. 17 quai d’Anjou. 11€+entrée. (15 personnes maximum) .sur inscription au  01.43.07.09.69

 

Lundi 9 novembre

15h45 (visite à 16h) : exposition « Florence, splendeur des portraits à la cour des Médicis ». Au musée Jacquemart-André. Bronzino, Pontormo : le 16e siècle florentin. Groupe complet : 2e visite le 8-12 à 15h15(rdv. A 15h). Inscription au  01.43.07.09.69

 

Jeudi 12 novembre

14h30 : la chapelle expiatoire, spécialement ouverte.

Le chef-d’œuvre néo-classique de P.F. Fontaine, et son histoire.

Rdv. 29 rue Pasquier (square louis xvi). 11€+entrée. Sur inscription au  01.43.07.09.69

Chapelle expiatoire
Chapelle expiatoire

Chapelle expiatoire

Vendredi 13 novembre

14h30 (rdv. A 14h15) : le château d’Anet, chef-d’œuvre de Philibert de l’Orme (1550).

Chapelle du château, appartements meublés. Puis chapelle funéraire de Diane de Poitiers, et tombeau de la favorite d’Henri II.

15€+entrée. Quelques places, sur inscription au  01.43.07.09.69 confirmée par l’envoi du règlement.

 

Samedi 14 novembre

14h30 : le Panthéon, chef-d’œuvre de Soufflot et miroir des querelles françaises.

 Rdv. Place du Panthéon, coté façade, devant la grille.

11€+entrée. Sur inscription au  01.43.07.09.69

 

Jeudi 19 novembre

14h30 le château d’Asnières et ses récentes restaurations.

Quelques places seulement. Sur inscription au  01.43.07.09.69,  11€+entrée

 

Lundi 7 décembre

16h (visite à 16h15) exposition « Fragonard amoureux » au musée du Luxembourg l’amour au siècle des lumières, dans les tableaux et les dessins de l’auteur du verrou, prêtés par les plus grands musées européens et américains. (20pers.) Quelques places disponibles.

Rdv. 19 rue de Vaugirard. 11€+entrée. Sur inscriptionau  01.43.07.09.69, confirmée par l’envoi du règlement.

 

Mardi 8 décembre

Visite supplémentaire

15h (visite à 15h15) exposition « Florence, splendeur des portraits a la cour des Médicis ». Au musée Jacquemart-André. Bronzino, Pontormo : le 16e siècle florentin.

Rdv au 158 Boulevard Haussmann. (20 personnes.)

Inscription au 01.43.07.09.69 confirmée par l’envoi du règlement 11€+entrée.

Les visites guidées de D. Bouchard pour vous distraire.Les visites guidées de D. Bouchard pour vous distraire.

Jeudi 17 décembre

14h15 le Pavillon des Indes de l’exposition de 1878 (visite intérieure), et le pavillon de Suède & Norvège, avec les collections du musée Roybet-Fould.

Quelques places seulement, rdv. Sur inscription au  01.43.07.09.69. (11€)

(Accès possibles par les transports en commun)

 

Avant-programme 2016

 

Mercredi 27 janvier 2016

Visite supplémentaire : quelques places

15h40 (rdv. A 15h30) exposition de  Manet et van Gogh à bonnard et Matisse : la collection privée Hahnloser-Bühler, au musée Marmottan.

Les chefs-d’œuvre d’une grande collection suisse de Winterthur, exceptionnellement prêtés au musée

Marmottan-Monet. Rdv. 2  rue louis Boilly. 11€+entrée (20 pers)

Sur inscription au 01.43.07.09.69, confirmée par l’envoi du règlement.

 

Coordonnées : Didier Bouchard

Conférencier national, diplômé de l’Institut d’Art et d’Archéologie de la Sorbonne

Ancien Élève de l’École du Louvre

Boite 17 Bât. D, 8, rue Cannebière

75012 Paris. Tel: 01.43.07.09.69

 

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En passant par Amiens article 2/2

21 Octobre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Voici donc la suite de mon article sur la Cathédrale d'Amiens.

Quand vous l'aurez lu et regardé les photos, vous comprendrez pourquoi c'est la plus grande et une des plus belles Cathédrales de France. A la fin, ce petit ange qui pleure ne vous laissera pas indifférent!...

En passant par Amiens article 2/2

La cathédrale : l'intérieur

La Nef à 6 travées s’élance vers le ciel  et sa voûte d’ogive est à 42 m de haut.

Le Transept de 70 m de large, à 3 travées avec bas-côtés est harmonieux

1 Chœur bien développé à 4 travées

1 Chevet à 7 pans avec déambulatoire sur lequel s'ouvrent 7 chapelles rayonnantes.

En passant par Amiens article 2/2
Elle vous surprend par sa pureté, certainement une des plus pures de l’architecture gothique, la luminosité est intense : le tout est remarquable :
 
En passant par Amiens article 2/2
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Le chœur : Admirons ce jubé orné de sculptures et ses grilles

En passant par Amiens article 2/2
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Le maître autel du chœur est baroque : « la gloire eucharistique » tout en marbre et en dorure .

Fort jolie, cette représentation baroque de la résurrection du Christ :   ce halo eclatant de rayons de lumière entourés d’anges et d'aiguilles dorées explosant au milieu des nuages d’où s’envole, la colombe symbolisant l’Esprit Saint et la paix.

 

En passant par Amiens article 2/2
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On ne peut que s’attarder que sur la clôture du Chœur (réalisée entre 1488 et 1530) qui déploient la vie des saints picards, dont St Firmin, plus loin vous découvrez la vie de St Jean-Baptiste, Jésus chassant les marchands du temple, l’histoire de St Jacques : œuvres réalisées par la générosité d’un prévôt : Adrien de Hennecourt.

On ne peut que s’attarder que sur la clôture du Chœur (réalisée entre 1488 et 1530) qui déploient la vie des saints picards, dont St Firmin, plus loin vous découvrez la vie de St Jean-Baptiste, jésus chassant les marchands du temple, l’histoire de St Jacques: œuvre permise par la générosité d’un prévôt : Adrien de Hennecourt.
1 St Jacques, 2 st Firmin 3 St Jean Baptiste1 St Jacques, 2 st Firmin 3 St Jean Baptiste
1 St Jacques, 2 st Firmin 3 St Jean Baptiste1 St Jacques, 2 st Firmin 3 St Jean Baptiste1 St Jacques, 2 st Firmin 3 St Jean Baptiste
1 St Jacques, 2 st Firmin 3 St Jean Baptiste1 St Jacques, 2 st Firmin 3 St Jean Baptiste

1 St Jacques, 2 st Firmin 3 St Jean Baptiste

La chaire en bois de style baroque, élevée  par ses statues : la foi, l’espérance et la charité.

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Au dos du Chœur, dans le chevet : un ange pleure ! ou : «  ch'l'einfant brayeux » en Picard

Ce chérubin a sa main gauche posée sur un sablier qui symbolise la durée de la vie. Son bras droit appuie son coude sur le crâne d'un squelette, symbolisant ainsi la mort. Symboles funéraires qui ornent le mausolée du chanoine Guilain Lucas mort en 1628.

(qui s'occupait des orphelins)

 

 

 

Détails du tombeau du Chanoine Guillain Lucas
Détails du tombeau du Chanoine Guillain Lucas

Détails du tombeau du Chanoine Guillain Lucas

En passant par Amiens article 2/2

Les 110  stalles en chêne sculptées (les plus belles qui existent) en style art flamboyant vous font découvrir plus de 4000 figures. : Ancien testament, Adam et Eve, Noé, Jacob, David, Job…Vierge Marie, Joseph, Nativité, scènes de la vie de jésus etc…. et enfin récit du moyen âge, vous informant sur les us et coutumes de cette période. Elles ont été sculptées par des Maîtres Huchiers. Leurs dos sont ornementés de fleur de lys.(fleur mariale).

En passant par Amiens article 2/2
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Le Chef de st Jean Baptiste

En 1206, un croisé picard nommé, chanoine de Picquigny, rapporte à Amiens la sainte relique du crâne de Saint Jean-Baptiste. Très rapidement, cette relique devient l'objet d'un important pèlerinage. Attirant  particulièrement les gens épileptiques, sourds ou aveugles.

Cette vénérable relique est fragile et ne peut être exposée les mois d’hiver, aussi une icône est placée les mois d’hiver. Curieusement on peut se demander comment elle est parvenue jusqu'à Amiens.

Saint Jean fut décapité dans une prison de Palestine. Sa tête emmenée fut cachée à Jérusalem. Des moines hérétiques, l'emportèrent avec eux en Cilicie. L'empereur Théodose prit cette relique et fit bâtir à Constantinople une église pour la recevoir. Mais les Croisés ayant fait la guerre à l'empereur grec, prirent Constantinople  en avril 1204. Ils cherchèrent les reliques du saint et là, Wallon de Sarton, chanoine de Picquigny, près d’Amiens trouva son crane dans les ruines d'un vieux palais et le ramena à Amiens.

 

 

 

 

Fin mai, c'était toujours l'icone.

Fin mai, c'était toujours l'icone.

Le labyrinthe octogonal : Placé au milieu de la nef, il peut vous surprendre ! Ce dallage courant au moyen-âge, appelé aussi « dédale », du nom du héros mythologique crétois où était enfermé le Minotaure, et  Thésée ne put sortir que grâce au fil d'Ariane. D’autres vous diront  que dans la tradition kabbalistique, il est appelé Labyrinthe de Salomon et représente l'œuvre à accomplir.

Au moyen-âge, certains pèlerins, voulant se sanctifier venaient se recueillir sur les reliques de Saint Jean-Baptiste. Puis ils s’agenouillaient et suivaient à la manière d'un chemin de croix,  la ligne noire, longue de 234 mètres.

Au centre, la rose des vents indique les 4 points cardinaux, l'évéque et  les trois maîtres d'oeuvre y sont incrustés.

Le labyrinthe et le centre en rose des vents .
Le labyrinthe et le centre en rose des vents .

Le labyrinthe et le centre en rose des vents .

Le monument funéraire du Chanoine Niquet

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La chapelle du pilier rouge et ce superbe tableau se situe dans le transept.

Le retable de Notre Dame du Puy, regardez ce détail où la vierge sort un enfant du puits.

En passant par Amiens article 2/2
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Autres chapelles et curiosités

quelques chapelles
quelques chapelles
quelques chapelles
quelques chapelles
quelques chapelles

quelques chapelles

Les vitraux et les orgues

Vitraux du transept du bras nord

Vitraux du transept du bras nord

Rosace "Flamboyant", vitraux et orgues
Rosace "Flamboyant", vitraux et orgues
Rosace "Flamboyant", vitraux et orgues

Rosace "Flamboyant", vitraux et orgues

EXTRAIT du petit poème pastoral (ou églogue) prêté par Edouard III roi d’Angleterre, à Philippe de Valois, roi de France. Par M Berville avocat.

 

Un jour, abandonnant les modestes hameaux,

Ils marchent vers la ville où, par douze canaux,

La Somme, divisant ses ondes fugitives,

A, pour servir les arts, multiplié ses rêves.

A peine ils ont franchi ses paisibles remparts,

Un antique édifice appelle leurs regards

C'est un Dieu qui l'habite, et sa majesté sainte

Semble du temple auguste environner l'enceinte

« Entrons, dit le vieillard plus d'un grand souvenir

A ces lieux révérés devra longtemps s'unir

Des illustres destins, qui furent leur partage,

Ces murs avec orgueil conservent l'héritage .

Il dit, et tous les trois, d'un pas religieux

Franchissent de la nef le sol majestueux.

Ils entrent, et longtemps dans un profond silence

Admirent la grandeur de cette voûte immense,

Ce dôme si hardi, qu'un art industrieux

Sur de légers appuis suspendit dans les cieux

Et ce marbre vivant, où le ciseau mobile,

Artistement conduit par une main habile,

A nos yeux de l'enfant exprimant les douleurs

De la pierre amollie a su tirer des pleurs.

En passant par Amiens article 2/2

Voici donc un exemple de nos trésors patrimoniaux. Vous qui passez trop rapidement sur les routes et autoroutes, arretez-vous et admirez ces chefs d'oeuvre. (Amiens n'est qu'à 130 km de Paris!)

Christine D

(photos mai 2015)

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En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2

14 Octobre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Nous avons pris le temps de nous arrêter à Amiens en Picardie : Ville très jolie, à visiter absolument.Passez-y une journée lors de vos dimanches d'automne!

Amiens, capitale régionale de la Picardie, traversée par la Somme possède cette empreinte des villes du Nord avec ses maisons de briques rouges, et un cœur de ville de ville : le quartier Saint Leu où il fait bon flâner. 

En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2

Appelée petite Venise du Nord, les canaux vous rappellent les origines de la ville où l’activité était intense : tanneurs, tisserands teinturiers exerçaient grâce à l’eau et l’énergie des moulins.

Je ne vous parlerai pas des hortillonnages : jardins flottants de maraîchers, fruits et légumes qui se découvrent à pieds ou en barque.

La petite Venise du Nord
La petite Venise du Nord
La petite Venise du Nord
La petite Venise du Nord
La petite Venise du Nord

La petite Venise du Nord

Nous voici donc en Picardie, ici pas de trace de voyageurs marchant en long pèlerinage. La terre fut marquée de mille blessures : l’ennemi a attaqué ses côtes, les guerres ont détruits des beffrois, des donjons, des églises. Pourtant les hommes relèvent les défis : architectes, artisans et compagnons décident d’élever la plus belle, la plus gracieuse par sa légèreté des églises de France : la Cathédrale d’Amiens.

Difficile de trouver un tel raffinement et une telle élégance !

En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2

Tel un miracle, elle fut épargnée pendant la dernière guerre.

A l’origine de ce lieu chrétien : une église romane, dédiée à St Firmin au IIIème siècle, détruite, remplacée par une cathédrale romane entre 1137 et 1152, où se maria Philippe-Auguste (1193), elle fut la proie d’un gigantesque incendie en 1218.

L’Evêque d’Amiens Evrard de Fouilloy décide donc de faire construire une nouvelle église qui surpasserait toutes les églises connues à cette époque.

C’est Robert de Luzarches qui fut le maître d’œuvre de cette prodigieuse Cathédrale et il fut relayé par les Cormont : Père et Fils.(en 1245)

Construite en un temps record : 50 ans entre 1220 et 1270, elle est la troisième Cathédrale, après ses rivales : Paris et Chartres, bâtie de style gothique classique.

La cathédrale d'Amiens, de 145 m de long est orientée liturgiquement d'Est en Ouest.

Le soleil levant  se situe bien à l’orient, d’où l’origine du mot « orienter », cette symbolique chrétienne trouve sa source dans le fait que les Chrétiens attendent le Christ, le dernier jour, comme un soleil levant : la source de lumière. Les synagogues sont, elles, orientées vers Jérusalem.

Deux  tours : nord : 66 m et sud  65 m de haut.

Nous voici devant le plus grand édifice gothique au monde. (2 fois ND de Paris)

Impressionnante flèche, même les Saints et La couronne sont couverts de feuilles de plomb.
Impressionnante flèche, même les Saints et La couronne sont couverts de feuilles de plomb.
Impressionnante flèche, même les Saints et La couronne sont couverts de feuilles de plomb.

Impressionnante flèche, même les Saints et La couronne sont couverts de feuilles de plomb.

Les moyens financiers ne manquèrent pas : Amiens était une ville très prospère, et les teinturiers et drapiers exploitaient : l’or bleu : la « Waide » (en picard) ou « Guéde » une plante  qui donnait un « Bleu » très prisé. Ses fleurs sont jaunes, ses feuilles sont vertes et  les pigments qu'elles génèrent sont bleus. Cette activité très lucrative permit d’aider à la construction de la cathédrale.

Les trois portails nous font bien penser à Notre-Dame de Paris. Les portails de la façade occidentale sont surmontés de deux galeries (dont celle des rois).

En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2

Le portail St Firmin : Evangélisateur et premier évêque d’Amiens. Il est entouré de saints et d’anges.

Pour la petite histoire St Firmin le Martyr, décéda dans la prison souterraine du château de la ville en 288, St Firmin le confesseur 3éme évêque d’Amiens fait élever une église sur la tombe du Martyr : Saint Pierre-Saint Paul. Brûlée par les normands en 881, reconstruite, détruite deux fois par la foudre en 1019 et 1107. Alors on décide d’élever la Cathédrale, construite en pierres extraites des carrières de Croissy et Picquigny. L’église ancienne gênant pour finir la croisée septentrionale de la Cathédrale est alors démolie.

En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2

La partie basse est très intéressante avec les signes du Zodiaques et les travaux qui se rapportent à ces périodes, sur les bas reliefs. Nous retrouvons régulièrement cette évocation du zodiaque sur d’autres cathédrales, comme Notre-Dame de Paris ou Chartres.

Observons ici  : le signe du Cancer (Crabe) et en dessous : on fauche le foin.

Le Lion et la moisson

La vierge et la période où l’on bat le grain

La Balance : période des vendanges.

Le scorpion où on foule le raisin aux pieds

Le Sagittaire période des semailles.

D'autres sculptures évoquent le vice et la vertu qui symbolise la lutte intérieur chez l’homme.

En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2

Le portail du Sauveur, dit du « Beau-Dieu » : Son visage est calme, paisible, serein comme pour exprimer que le visiteur trouvera ici : Paix et réconciliation.

Le Beau Dieu

Le Beau Dieu

Le tympan  évoque le jugement dernier. Thème aussi repris sur le portail central de Notre-Dame de Paris. Vous y découvrirez les joies du paradis et les peines de l'enfer.

Le Tympan avec le jugement dernier  avec la balance au milieu
Le Tympan avec le jugement dernier  avec la balance au milieu

Le Tympan avec le jugement dernier avec la balance au milieu

Les Apôtres au Portail Central, en bas-relief à gauche : les métiers
Les Apôtres au Portail Central, en bas-relief à gauche : les métiers

Les Apôtres au Portail Central, en bas-relief à gauche : les métiers

Le portail de la vierge, Mère de Dieu :

Belle Vierge dont la physionomie est pleine de douceur.

En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2

Au bras sud du transept : Le Portail St Honoré dit de la Vierge dorée.

Regardez cette représentation de la Vierge peu courante :

Vierge au sourire malicieux,  et au dessus de sa tête, trois petits anges qui tiennent son nimbe. L'enfant Jésus semble jouer avec une balle.

En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2

A suivre pour l'intérieur!

CD

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