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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles récents

Sportif & artiste : René Cassel par Jean-Philippe Leclercq

7 Mars 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Nous évoquerons bientôt l'Union Sportive du BHV, grâce à Aimé Calandri, Jean-Pierre Franssens et d'autres. Aujourd'hui c'est Jean-Philippe Leclercq  qui vient nous parler d'un grand de l'US BHV : René Cassel. Vous êtes nombreux à avoir connu son épouse Monique (ex-Castet). Réné est décédé en nov 2012 dans sa 90éme année. Je vous laisse découvrir encore un homme talentueux du BHV!

 Il y aurait tant à dire sur René ! C’est à travers ses œuvres que je voudrais évoquer l’ami de plus de 30 années : sa carrière cycliste et sa passion pour le dessin et la peinture.

René Cassel

 Côté bicyclette (comme il disait) c’est le courage et la ténacité. Il faut imaginer ses débuts en Vendée dans les difficultés de l’immédiat après-guerre. Il a du flamand en lui : sa mère était belge. Il se signale en remportant quelques courses régionales prestigieuses dont le fameux « Pas Dunlop ». Ces succès le conduisent quelques temps chez les Pros : il y côtoie Bobet et Robic. Il s’affûte et s’initie au côté des plus grands. Dur apprentissage !  

 Mais sans doute comprend-il que le vélo ne lui permettra pas de nourrir une famille. Il revient vers la région parisienne et s’installe à Montigny les Cormeilles pour n’en plus bouger. Désormais ses trophées, il les trouvera dans des courses inter-corporatives sous les couleurs du Bon Marché puis du BHV. 

 Fin de la préhistoire. Début de l’ère contemporaine.

 Intéressé par ses succès en compétition, le BHV ne néglige pas pour autant sa formation de dessinateur. Il est incorporé au service « Décoration-Etalages » qu’il ne quittera que pour faire valoir ses droits à la retraite.

  Dans les années 80 un groupe se constitue autour de lui, au nord de Paris. On y trouve certains de ses voisins et amis ainsi que bon nombre des cyclos de l’US-BHV dont on dirait maintenant qu’il leur a tenu lieu de coach. Nous lui sommes redevables de 2 éditions mémorables du Paris-Roubaix Cyclo. On ne compte pas les sorties du dimanche organisées avec une rigueur et minutie confondante : on aurait pu l’appeler « René la science » car il connaissait tous les itinéraires et savait dénicher la savoureuse auberge qui décidait les plus hésitants à tenter l’aventure.

 Il animera ce groupe jusqu’à sa dislocation pour cause d’éloignement : certains - dont lui-même - décidant de rejoindre, au sud de Paris, le club des Douze de Boulogne qui relevaient le flambeau malmené des « Treize à la Douzaine ».

 René Cassel 2

 Pour illustrer cette période il n’est qu’à exhiber ce que devenait entre les mains de René une simple invitation à une sortie dans le Vexin dont il affectionnait particulièrement les « bosses ».

 René Cassel 3

 

Côté peinture il faudrait donner à voir les toiles qu’il détenait encore et gardait avec le soin qu’il mettait à tout ce qu’il faisait, dans son atelier, au fond du jardin. J’ai eu ce privilège !

René Cassel 4  

L’écoutant commenter tel paysage, la lumière du soir sur les pierres d’un village provençal, ou la majesté de quelques maisons de la côte normande, je m’interrogeais. Comment  cet homme qui avait choisi et pratiqué très jeune et à un haut niveau, un sport parmi les plus durs, avait-il su entretenir une telle sensibilité ? Qu’allait-il chercher auprès de ce village du pays des Baronnies vers lequel ils retournaient chaque année, Monique et lui ? Ce qu’il y voyait nous serait resté caché et il en faisait des tableaux. Sans doute la peinture lui permettait-elle de partager ce qui l’habitait : la générosité, la recherche de la perfection tant dans la pratique de la bicyclette que devant son chevalet ou une simple feuille de papier !

René Cassel 5

 

 J-Ph.L.

Merci Jean-Philippe pour cet hommage à René Cassel et transmettez notre bon souvenir à Monique.

 

 

 

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Poème : rayon Jouets par Georges Guyot

1 Mars 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

 Notre ami Georges a plein de talents ! Nous l’avions rencontré comme maquettiste avec ses petites figurines dans ce même blog. Aujourd’hui nous le retrouvons avec sa poésie.  

Le thème est  le rayon JS (Jouets) où il a œuvré des années comme responsable !

Sympathique poème comme il n'en existe pas! 

lettre Décembre82

Couverture Lettre du BHV Noël 82

 

                                             RAYON  JOUETS

 

lettre Jouets 82 1Et cette nouvelle m’émut

Enfin une  chose  se  mut

D’une autre  façon  vous  accueille

A l’avenir je fais un clin d’œil

Vous allez en voir de toutes les couleurs

En cet automne plein de chaleur

Du jeu de dames aux  petits chevaux

Tous les  jouets ne sont pas  égaux

Comme cette peluche de lézard vert

Regardant un ours de travers

Qui assis sur un château fort

Sans raison faisait des efforts

Pour être cadeau de naissance

Et pour les  enfants une  présence

De cette poupée versant des larmeslettre Jouets 82 2

Sur une marionnette  de gendarme

Au milieu de panoplies pour  se déguiser

Et du maquillage pour  vous  favoriser

Pour jouer à la maîtresse des tableaux

Des crayons pour des dessins si beaux

Mais dites le, de bouche à   oreille

Le rayon jouets n’a nul  autre  pareil. 

                                                           Georges Guyot

Page Jouet Catalogue Cadeaux 1993

lettre Cadeaux 1993

Merci Georges et à bientôt!

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Voisine du BHV Notre-Dame se pare de nouvelles cloches

27 Février 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture

Je garde un attachement très particulier à cette œuvre d’art qu’est la Cathédrale de
Paris, reconnue comme Notre-Dame de la France.
Paris ND 2 janv 04 9h

2013-Notre-Dame 5357Lors d’un office, que vous soyez Chrétiens  ou non,  il se passe quelque chose
de magique: c’est comme une énergie de la foule en prière, qui s’accumule, et monte sous la voute. Certains se sentiront « envoutés », (origine du mot : situé sous la
voute.)
 Comme beaucoup d’église Notre-Dame a été bâtie sur un emplacement de temple païen.
Si sous les mérovingiens s’élève une petite chapelle, puis un oratoire sous les Carolingiens, c’est seulement
en 1163, il y a 850 ans que commencera grâce à l’évêque Maurice de Sully, le début de la construction de Notre-Dame. Il faudra patienter jusqu’en 1345,  pour voir la fin des travaux.
Curieuse Cathédrale qui témoigne du passage du roman à l’art gothique.

Avez-vous pris le temps de regarder :
Le portail Sainte  Anne où saint Marcel maitrisant un dragon occupe le trumeau central.
 Au centre le portail du jugement dernier  où les défunts se lèvent de leur cercueil sur le linteau inférieur et où Saint Michel pèse les âmes sur une balance ! Il est entouré du démon et de l’archange qui emmènera les âmes au paradis.

2013-Notre-Dame 4248



Sur ce portail, devinez les vices dans les médaillons ronds inférieurs et les vertus,
 juste au-dessus. J’en ai compté 12  de chaque, mais là où vous passerez du temps c’est en les reconnaissant ! (je vous aiderai une autre fois).
2013-Notre-Dame 4241

Enfin à droite, le portail de la Vierge,
où vous découvrirez la dormition de la Vierge, les signes du zodiaque etc…
En 1831  Victor Hugo écrit Notre-Dame de Paris qui est loin de ce que nous pouvons voir aujourd’hui.
Mais 2013 est marqué par le retour des nouvelles cloches de Notre-Dame, auprès du
grand bourdon Emmanuel, le plus remarquable d’Europe.

Jean-Claude Charmoy nous  envoie des photos et nous écrit :
« C'est à l'occasion du 850 ° anniversaire de Notre Dame de Paris que le Bourdon
Marie, viendra rejoindre Emmanuel l'autre Bourdon resté en place depuis 330 ans dans la Tour Nord.

  Gabriel, Anne-Geneviève, Denis, Marcel, Etienne, Benoît-Joseph, Maurice,
Jean-Marie qui seront installées dans la Tour Nord à 330 m de haut dans la Tour Sud, pour les rameaux le samedi 23 Mars.
Toutes ces cloches ont été fabriquées en Normandie dans la Manche. Le bourdon
(Marie) lui nous vient de Hollande.
Lors de la visite du "Tour du Cotentin" un petit groupe du "RezoBazar-Normand" en Mai 2012, a eu la chance de les voir en cours de fabrication dans la fonderie Cornille-Havard à Villedieu les Poêles.

St Vaast-Mt-St-Michel 05-2012 030  St Vaast-Mt-St-Michel 05-2012 032

St Vaast-Mt-St-Michel 05-2012 034

Le Bourdon Marie  6 tonnes en l’honneur de la Vierge Marie.

1 ND Bourdon Marie

 Adieu Angélique-Françoise, Antoinette-Charlotte, Hyacinthe-Jeanne et Denise-David,
anciennes cloches de  Notre-Dame. Les voici remplacées par :


Ci-dessous  : La cloche Gabriel l'ange qui annonça à Marie qu’elle aurait un enfant. Regardez les 40 lignes qui symbolisent les 40 jours que Jésus passa au désert.
La cloche Anne Geneviève met à l’honneur Sainte Anne, mère de Marie et Ste Geneviève protectrice de Paris

2 Gabriel 3 Anne Geneviève
 Ci-dessous :

La cloche Denis en mémoire
du Saint, premier évêque de Paris, les 7 lignes symbolisent les 7 sacrements et les 7 dons de l’Esprit-Saint.
La cloche Marcel du Saint du même nom,
très charitable, évêque à Paris au Véme siècle.

4 Denis 5 Marcel 6 Etienne JCC
 La cloche Etienne, la cloche Benoît-Joseph en mémoire du pape Benoît XVI et du père de Jésus.
La cloche Maurice en mémoire de Maurice de Sully.
La cloche Jean-Marie en hommage à Jean-Marie Lustigier , évèque à Notre-Dame de 1981 à 2005
 6 Etienne JCC 8 Maurice 9 Jean-Marie

850ans de Ntre Dame 014

   Victor Hugo écrit dans Notre-Dame de Paris,

« …. Montez …d’où vous dominiez la cathédrale et assistez à
l’éveil des carillons…. Ce sont d’abord des tintements épars….la vibration de chaque cloche monte droite, pure, puis peu à peu, elles se fondent, elles se mêlent,….elles s’amalgament dans un magnifique concert….Le royal carillon du Palais jette…des trilles resplendissants sur lesquels tombent à temps égaux les lourdes couppetées du beffroi de Notre-Dame, qui les font étinceler comme l’enclume…. »

2013-Notre-Dame 7423 ND 2013-Notre-Dame 7425 ND
 
Merci à Florence et Jean-Claude pour leur aide à la construction de cet article.

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Mémoires du BHV: L’évolution du magasin jusqu’en 1968…par Alain Dégranges 5/5

17 Février 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Le magasin est à présent dans sa forme définitive,

Grève BHV 1968 3

Photo BHV dans les années 60

et en 1963, est ouvert le premier magasin périphérique de la rue de Flandre, auquel succèdera celui de Montlhéry construit sur un terrain repéré par Roger Salv….après plusieurs reconnaissances aériennes et pour lequel nous avons pris un bail de 100 ans. (Fermé en juillet 2012).

L’assortiment de ces magasins est réduit et Montlhéry est orienté sur le jardinage, le ménage et l’électroménager. Ce n’est que bien plus tard, après quelques agrandissements que l’on vendra du meuble et du Textile, mais certains plus qualifiés que moi, pourraient vous en parler.

Dans la foulée bien d’autres magasins s’ouvriront en périphérie parisienne et en Province.

En 1968, le magasin n’échappe pas aux mouvements syndicaux qui suivent et accompagnent le mouvement étudiant.

Photo BHV : Grève de 1968.

Grève BHv en 1968 1

Grève BHV 1968Un matin, les portes sont fermées et des piquets de grève empêchent employés et cadres de pénétrer dans le magasin pour prendre leur travail. Au 18 rue de la Verrerie, porte par laquelle entrent les cadres, le piquet ne fait pas le poids et la plus grande partie de l’encadrement rejoint son poste dans un magasin désert. Après une heure de flottement et de discussions, tous les cadres sont invités à se rendre à la Cafétéria au 6éme étage où Monsieur Gérard Boulot entouré de la Direction, nous explique la situation et nous demande, (alors que beaucoup proposent de bousculer les piquets de grève afin d’ouvrir le magasin) de rentrer chacun chez soi sans faire d’histoires. Gérard Boulot nous dit que nous serions payés et que nous recevrions des directives individuelles ultérieurement pour reprendre le travail.

Chacun rentre chez lui et attend, en suivant le développement des évènements à la radio et à la télé.

Cette situation va durer vingt jours pendant lesquels, il n’y aura bientôt plus de bus, plus de Métro, plus de cigarettes dans les tabacs, plus d’essence, etc…

La foire de Paris a lieu quand même et la foule désœuvrée se presse à la porte de Versailles. Enfin la vie reprend son cours et le magasin rouvre ses portes.

Le magasin ouvre à nouveau.

Photos BHV juste après la grève de 68 : réouverture.

Réouverture BHv en 1968 1 Réouverture BHv en 1968 2

Photo Publicité BHV 1968: La tondeuse RIVOLIA, sous la marquise.

Gréve 1968 05 Pub

Nous ne reverrons jamais Georges Lillaz qui décide de vendre ses actions. Ce sera la fin d’une époque !

BHV-LILLAZ-.jpgGeorges Lillaz était un homme d’une grande humanité, c’est lui qui a créé SOS assistance.

Connu sous le nom de SOS amitié pour les personnes en grandes difficultés. (Né de la rencontre de Georges Lillaz, et du Pasteur Jean Casalis et de son épouse à Boulogne-Billancourt en 1960.) C’est aussi lui qui prêtera les camions du BHV à l’abbé Pierre lors de la création des Compagnons d’Emmaüs (L’ancêtre du Samu Social).

Dans la période qui suivit la guerre, il permit à quelques personnes qui avaient choisi le mauvais camp de retrouver un travail après avoir régularisé leur situation et de se faire oublier. Je ne citerai aucun nom pour des raisons évidentes.

Voilà quelques années passées rapidement avec Alain Dégranges.

Merci Alain pour ce récit passionné et passionnant! Au plaisir de te lire.

 

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Mémoires du BHV: Evolution de l’architecture du magasin par Alain Dégranges 4/5

10 Février 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 

… en partie héritée du XIXème siècle.

Le magasin n’a pas en cette fin des années 1950 la structure que nous lui connaissons aujourd’hui.

Les façades Temple, Verrerie et Archives qui ont été construites un peu avant la guerre de 1914-1918, à la place des Hôtels particuliers qui occupaient l’ilot existaient dans leur forme actuelle.

BHV 4 b

La façade Rivoli était telle que l’avait connu Monsieur Ruel et les chambres de bonne situées sous les toits, servaient de réserves entre autres, pour la parfumerie. Au centre de l’ilot se trouvent des cours intérieures couvertes de verrières, à la hauteur du 2éme étage. Un seul escalator en bois situé à proximité de la rotonde, permet aux clients d’accéder facilement aux étages. Trois volées d’escalier placés, rue du Temple, au centre Verrerie et à l’angle Archives – Verrerie permettraient en cas de besoin d’évacuer le magasin. Si nous ajoutons les 3 ascenseurs qui sont encore aux emplacements actuels, mais qui ne montent qu’au 5éme ou au 4éme étage, les batteries de monte-charge qui vont su 2éme sous-sol au 5éme étage, nous avons un schéma des moyens d’accès nécessaires à la circulation du magasin.

Anecdote !

Il me revient une histoire amusante qui eut pour théâtre le couloir du 5éme étage, où se situait la Direction. Ce couloir qui desservait tous les bureaux des directeurs était gardé par un appariteur.

Un jour en remontant au 6éme étage où étaient nos bureaux, nous sommes attirés par un bruit de voix fortes venant du couloir de la direction habituellement très calme. La curiosité aidant, nous écoutons en approchant et entendons une cliente furieuse arrivée là, on ne sait comment, hurler : « Je veux voir la direction ! », tandis que l’appariteur tente de la calmer. La cliente crie de plus belle en levant les bras pour montrer les aisselles de son manteau et en désignant le bas du dos de son manteau de fourrure : « Voyez, Monsieur, c’est un scandale, je perds mes poils ». C’est en riant que nous avons très discrètement regagné nos bureaux et nous apprîmes plus tard que le manteau incriminé avait été échangé sans plus de bruit.

Rayon disparu

Certains rayons étonnent aujourd’hui, mais il faut savoir que nous avions un rayon « enseignes funéraires » où étaient vendues les fleurs artificielles, les couronnes mortuaires, les plaques de marbre et autres objets de porcelaine destinés au cimetière. Ce rayon a disparu depuis bien longtemps.

L'implantation du magasin

Le sous-sol bien qu’ayant changé a conservé son caractère de l’époque. Les bureaux des acheteurs étaient installés dans les caves des immeubles de la rue de Rivoli dont certaines servaient de réserves. De longs couloirs sombres parcouraient toute la longueur du magasin.

Au rez-de-chaussée, la parfumerie, la bijouterie, le ménage… et surtout le rayon Librairie qui est, disait-on, la première librairie de France, avec le « Furet du Nord ».

 Les rayons de nouveauté : hommes et femmes sont placés au 1er étage ; il y a même un rayon Chaussures pour Hommes dont Monsieur Parizot est l’acheteur.

 Un grand escalier à encorbellement monte du Rez-de-chaussée au 2éme étage. Cet escalier sera détruit lors des travaux d’agrandissement et remplacé par un escalator presque au même emplacement.

A cette époque le magasin bénéficie d’une surface de 18000 m².

Le quai qui reçoit les marchandises venant des réserves d’Ivry est rue de la verrerie.

Toute la journée des camions et des camionnettes aux couleurs du magasin y arrivent et en repartent ce qui crée souvent des embouteillages dans la rue.

Le bâtiment Marchand n’existe pas encore.

Il faudra plusieurs années de travaux pour que la structure du BHV comprenne 32 000 m² de surface de vente. Une grande partie des vitrines sera supprimée. On en fera des boutiques dans lesquelles des camelots ou posticheurs feront des démonstrations bruyantes qui attirent un nombreux public de badauds. Qui se souvient de Pierrot la Tarte avec ses tartes à l’oignon ?

Le service du personnel est au 5éme étage .

Seuls les « Décorations-Etalages », sont à l’extérieur, un peu plus loin au 58 rue du Roi de Sicile, dans la cour avec ses ateliers au RdC et ses bureaux au 1er étage.

Dans le bâtiment sur rue au 5éme étage sont les salles de sport de l’US BHV avec les vestiaires, les douches … C’est là qu’ont lieu les leçons d’escrimes, de gymnastique, de danses sportive. Etc…

Au début des années 1960, le service des comparaisons dirigé par Michel Bigey se situe rue de la verrerie près des « emportes » et Ketty Barnovi est chargé des relations avec la Presse dans le cadre de la promotion des ventes, sous l’autorité de M Gattégno.

La promotion des ventes est un point de passage quasi obligé pour les stagiaires des Grandes écoles et ceux-ci vont se succéder sans discontinuer. C’est ainsi que Claude Fersztand, Michel Bigey, Yves Djian, Jean-Claude Pautrot, Michel Crouzette et bien d’autres, sont restés assis plus ou moins longtemps au grand bureau double que j’occupe depuis que je suis devenu assistant de ventes, entre les bureaux des autres assistants et celui de JC Héry.

La signature du livre : "Paris Brûle t'il" par  Dominique Lapierre en 1964, à l'arrière, debout: notre ami Alain Dégranges et Ketty Chedeau Barnovi.

 Dégranges et Chedeau Barnovi

Autre anecdote!

Il me revient une histoire énorme qui aurait pu mal tourner, mais qui reste néanmoins drôle.

JC Héry avait une peur bleue des souris et avait commis l’imprudence de s’en ouvrir, à l’équipe.

Un matin je reçois un coup de fil d’un collègue qui me dit : » Dites-moi, Dégranges, j’ai trouvé une souris morte dans mes bureaux, avez-vous idée de ce que nous pourrions en faire ? ». La perche était grosse et je lui dis que je venais la chercher.

J’attends l’heure du déjeuner et alors que tout le monde est parti, je dispose la souris morte dans le classeur tournant sur le bureau de JC Héry, puis je pars déjeuner à mon tour. L’après-midi, je n’y pense plus et tout est calme. Tout à coup, je lis dans le regard de Michel C, assis en face de moi, une lueur d’effroi et au même instant, un grognement sourd rythmé d’un bruit de tam-tam qui me fige sur place. Je vois alors JC Héry  qui se lève en se frappant la poitrine : « Quel est le salaud qui a foutu une souris noire dans mon tiroir ! Explosant de rage, JC Héry assène un énorme coup de poing dans la cloison et laisse déborder le poing, dans le bureau voisin à 50 cm de Bernard Maussan qui tourne le dos et fait un bond en se demandant ce qui arrive.  Chacun regarde maintenant JC Héry qui souffle et gronde, tout en reprenant progressivement son calme. Le silence s’installe et personne ne dit mot ! Puis, chacun explique à JC Héry que la souris a dû venir mourir là par hasard, que c’est incroyable, que ce n’est rien, que l’on va l’enlever et la faire disparaître.

Nous en avons reparlés entre initiés, mais je crois qu’il n’a jamais eu, le fin mot de cette mauvaise blague ? J’ai encore mauvaise conscience et peut-être ne suis-je pas le seul !

A suivre....

 

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Mémoires du BHV: Stagiaire-Maison par Alain Dégranges 3/5

5 Février 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Dégranges Alain 2011Le responsable des stages qui sera notre formateur, s’appelle Monsieur Michelin et sa secrétaire est Jacqueline Goulliard. Le stage réunit les stagiaires de la promotion intérieure et les stagiaires issus des écoles de Commerce, nouvellement recrutés qui ne connaissent pas le magasin. Le travail confié aux stagiaires est surprenant pour tous.

Le responsable du stage nous dit alors : « Vous avez un robinet à argent qui ne vous limite pas, qu’allez-vous faire ensemble pour faire fructifier cet argent. «  Au bout de quelques jours, savamment orientée par Monsieur Michelin, nous convenons d’ouvrir un magasin généraliste en périphérie parisienne et nous nous répartissons les tâches pour en définir, la structure, l’assortiment et son implantation. Nous en définissons la politique commerciale et choisissons de la mettre en œuvre.

Cette expérience nous permet de visiter les autres grands magasins ainsi que le premier centre commercial ouvert à Rueil. (Photo d'archives)Rueil-CC-1959.jpg

En octobre 1959, nous sommes affectés comme cadre stagiaire dans les rayons du magasin. C’est ainsi que je me retrouve au rayon « Alimentation Sèche »sous l’autorité de l’acheteur : Monsieur de Vaugelas. Le rayon voisin dont l'acheteur est Monsieur de Villeneuve est le rayon « Alimentation fraîche » où l’on vend de la boucherie, de la charcuterie, des légumes frais, et autres crémeries : Lait, beurre, œufs, fromages ainsi que de la pâtisserie et bien d’autres choses encore !

La secrétaire de Monsieur de Vaugelas est Madame Chambon que l’on retrouvera plus tard pour une longue carrière au « Linge de maison ». A la fin des deux mois et demi de stage, le point est fait sur la réalisation de notre travail et la question est posée pour nous demander où nous aimerions être affectés.

Boulot GérardA cette époque, Monsieur Gérard Boulot rentrait d’un voyage professionnel aux USA où il avait étudié les  formes nouvelles de commerce et de la Grande Distribution.

Il charge alors Monsieur Gattégno d’organiser un service Marketing qui inclurait :

- le service « Organisation » et « Implantations » des rayons du magasin,

- les « Relations Presse » qui travailleraient avec la Publicité et

- le service « Décoration-Etalage » qui pourrait orchestrer l’application de la nouvelle politique commerciale. C’est dans ce nouveau service que je demande à être affecté.

Je peux vous avouer aujourd’hui que je ne savais pas réellement en quoi aller consister mon travail. Pour avoir lu quelques livres et articles sur le Marketing, je pensais que cela pouvait être intéressant.

J’avais tiré le gros lot et rejoignit le service promotion des Ventes naissant.

La naissance du service :

Je retrouve au sein de la promotion des Ventes à la fois des personnes que je connais et d’autres que je n’ai jamais vues.

Nous y trouvons un ensemble de bureaux tout en longueur, situé au 6éme étage de l’aile rue du Temple du magasin :

JGBMMonsieur Caffiéro qui vient du Contrôle des Ventes, Jacqueline Goulliard que j’avais croisé pendant mon stage, sous leurs ordres, Bernard Maussan (issu du rayon « Bâtiment », Claude Bazincourt, Jacques Boissy  qui avait été mon voisin, vendeur au rayon « Meubles de Cuisine » et enfin Monsieur JC Héry. Monsieur Le Dinh Trung venait de se voir confier le service : « Implantations » et c’est avec lui que je devais travailler pendant trois ans à disposer sur plan Rayons et familles d’articles.

(En photos Jacqueline et Bernard)

01 G Guyot bricolage 1959
Photo G Guyot le bricolage 1959 avant la rénovation 1960-1961

Le jeune service « Promotion des Ventes » travaille en étroite relation avec le service « Décoration-Etalages » placé sous la direction de Monsieur Lebée qui assure la conception et la réalisation de tout ce qui dans le magasin va en modeler l’image.

Il s’agit de réaliser les expositions, de réaliser les vitrines et les podiums, d’adapter le pancartage et les signalisations nécessaires….

Pour réaliser ces tâches, Monsieur Lebée travaille avec les services techniques dépendant de Monsieur Coquelle dont les équipes de menuisiers, d’électriciens et de peintres assurent les déménagements des rayons, l’installation des saisons et des expositions sur les surfaces dégagées, ainsi que l’entretien général des installations.

02-G-Guyot-Bricolage-1959.jpgPhoto G Guyot le bricolage 1959 avant la rénovation 1960-1961

Sous les ordres de Monsieur Lebée : Le service Pancartage. De nombreux étalagistes œuvrent en permanence pour donner du BHV une image soignée.

 

Bravo pour ce témoignage à suivre et merci à Georges pour les photos

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Mémoires du BHV : Mon premier job, par Alain Dégranges 2/5

30 Janvier 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier


Combien de cadres sont passés par le 3éme étage... Revêtement de sol, Mur, Bâtiment, Peinture...Vendeurs, secrétaires de rayons, ils ont évolué par la promotion intérieure au statut d'encadrement, par leurs compétences et leur savoir-faire. Alain est l'un d'entre eux. 

En 1954 mon premier emploi sera vendeur au sous rayon « Toiles cirées », alors placé 

Dégranges Alain 2011

au 3éme étage entre le revêtement de sol, le bâtiment, et le meuble de cuisine. (Actuellement occupée par une partie du Rayon Ménage). Le rayon Bâtiment était alors dirigé par un homme petit, trapu et costaud : Monsieur Poutier, alors que le revêtement de Sol : (Linos et moquettes) l’était par Monsieur Collignon qui gérait aussi la toile cirée aidé de Monsieur Pérènes.

C’est en vendant de la toile cirée que je rencontre pour la première fois le grand comédien : Jean Marais. C’était pendant l’heure de table et le rayon était peu fréquenté :

jean_marais_.pngJe reconnais Jean Marais au milieu d’une demi-douzaine de jeunes hommes. Il est grand, les épaules larges au milieu de sa cour. Je m’approche et propose mes services à ces messieurs qui regardent les toiles cirées. L’un d’entre eux me dit qu’il cherche un joli nappage pour sa péniche. Je me mets en quatre afin de leurs proposer quelques dessins originaux. A chaque instant Jean Marais s’adresse à sa garde qui me répète ses propos avant de lui répéter ce que je viens de dire à voix haute. Curieux personnage ! Jamais la vedette ne m’a adressé la parole en direct. J’ai tout de même fini par leur vendre 1,30 m de toile cirée et j’attends encore aujourd’hui le simple merci que j’étais en droit d’espérer ! Personne n’est parfait !

En décembre 1955, je pars au service militaire pour 18 mois.

C’est en février 1958 que je retrouve mon rayon et suis affecté au rayon revêtement de sol.

L’acheteur n’est plus le même et c’est Monsieur Foury qui en est l’acheteur, sa secrétaire s’appelle Madame Pierrard. Le Père de Monsieur Foury travaille également au magasin, d’abord à Ivry puis à la réception de la rue du Temple.

Je me souviens encore de ce matin à 9h où,  alors que les clients n’avaient pas encore pénétrés dans le magasin, une annonce forte par la sonorisation générale nous annonce le décès de Monsieur Marchand, Directeur Commercial, l’émotion fut vive.

M-Marchant-Legion-d-honneur.jpgPhoto (1953-1954) de J Delefosse: "Maurice Marchant recevant la légion d'honneur ."

A gauche Georges Lillaz(DG), de dos H Viguier(PDG), Maurice Marchant et son épouse.

Monsieur Clavel le remplacera et quelques années plus tard, il sera remplacé à son tour par Monsieur Gaudin.

Au  Revêtement de sol, on commence à vendre les carreaux de Gerflex et les dalles Nairn.

Après quelques semaines, me voilà affecté à la seule Bergerie du rayon, à la vente des dalles, des colles et accessoires nécessaires à la pose des revêtements. Notre concurrent en ce domaine  est «  la Pointe Rivoli » où je pars souvent en comparaison.

Au bout d’une année, me voici proposé pour suivre le stage de la promotion intérieure.

A suivre.... 

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Mémoires du BHV : Le magasin de mon entrée en 1954 par Alain Dégranges 1/5

25 Janvier 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Passons  aux récits d'Alain Dégranges qui de son entrée au BHV à la promotion des ventes a bien des choses à nous raconter, je vous laisse découvrir cette mémoire vivante du BHV ! C'est extra et super intéressant!

 

Degranges-Alain-2011.JPG

Rentré au BHV en 1954, j’ai eu la chance de connaître une grande partie des anciens qui avaient fait du magasin, ce qu’il était à ce moment-là et de participer à partir de 1960, à la révolution commerciale qui a vu se créer le service du « Marketing » et arriver en nombre les jeunes diplômés  des grandes écoles commerciales qui ont permis à notre grande maison de passer brillamment ce cap difficile pour devenir l’un des leaders du commerce moderne.

Je vous propose pour ce premier article de vous raconter ce dont je me souviens du magasin d’avant 1960.

A mon arrivée le BHV est une entreprise familiale, le grand patron s’appelle : Henri Viguier que l’on peut croiser dans le magasin où il connait un grand nombre d’anciens employés.

Viguier.jpgC’est un grand commerçant et on voit son épouse, faire régulièrement ses courses dans le magasin. C’est ainsi  qu’il me fut raconté par un électricien, qu’un jour, désireux de mettre un nouveau fil à une lampe de chevet comme le lui avait conseillé le chef électricien, il demande un métrage qui parait bien court. Le vendeur fait remarquer à Monsieur Viguier que 50 cm de plus lui semblerait nécessaire, mais notre grand patron qui était très économe lui fait remarquer que « si le fil est vraiment trop court, on peut aussi rapprocher le chevet de la prise de courant ».

Une autre fois, alors qu’il montait par le nouvel escalator central, il reçoit une flèche en papier qu’avait lancé une vendeuse du rayon voisin. Il se précipite alors dans le bureau de l’acheteur et lui ordonne de mettre à la porte la coupable, puis se ressaisissant, il demande au Chef de Rayon acheteur : « C’est une bonne vendeuse ? Est-ce qu’elle fait du chiffre ? L’acheteur embarrassé lui répond alors : « C’est l’une de mes meilleures vendeuses et je la regretterais ». Alors Monsieur Viguier après avoir repris son calme, lui dit : « Dans ce cas, gardez-là ! …» et il reprend l’escalator pour monter à son bureau. Ces courtes histoires nous révèlent le personnage : Un bon patron qui donne l’exemple d’une économie bien comprise.

Avec messieurs Georges Lillaz, René et Gérard Boulot, la famille est propriétaire de la plus grande partie des actions du magasin. A la direction du magasin, nous y trouvons Monsieur Marchand. La direction administrative m’était moins connue, le jeune vendeur que j’étais étant résolument tourné vers la vente.

Les chefs de groupe, comme on les appelait, se partageaient les grandes familles de rayons. Chaque rayon était géré et dirigé par un acheteur assisté d’un chef de ventes, lui-même aidé d’un ou plusieurs seconds.

Les acheteurs bénéficient d’une grande liberté dans leur rayon et ont une autorité qu’on ne peut leur contester.   Mais en 1960, jeune cadre affecté à la promotion des ventes au service «  implantations »,  je suis chargé de rencontrer l’acheteur de la coutellerie afin de lui montrer le plan que nous proposions pour réduire son rayon de quelques m² afin de donner un peu de surface supplémentaire à un rayon voisin saisonnier. J’ai déployé des trésors de diplomatie, mais  ce vieil acheteur ne voulut pas entendre un seul mot et je dus fermement saisi par le bras, monter jusqu’au bureau de son chef de groupe en sa compagnie ! Le chef de groupe lui explique alors que dans la nouvelle organisation du magasin, les implantations, les meubles et marchandises étaient maintenant prévues et organisées rationnellement par la Promotion des Ventes, dont j’étais l’un des rouages. Son dépit fut très grand et je crois qu’il m’en a voulu jusqu’à sa retraite qui n’était pas trop éloignée !

A suivre!....

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Tant attendu : Jean-Pierre Franssens 3/3

20 Janvier 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

  Reprenons notre entretien:

Jean-Pierre, effectivement il y a les Omnisports inter-établissements, mais tu as éveillé notre curiosité sur cette année 1997. Que s’est-il passé ?

 

Un jour, du 2eme semestre 97, deux hommes se sont déplacés de Rivoli afin de me rencontrer. Je pense qu’auparavant, ils avaient informé Patrick Richard successeur de Gérard Bellec à la direction du magasin.

 Patrick Richard, lors d’une discussion sur les activités sportives au sein de l’entreprise, m’avait dit-« Vous, Franssens, un jour, vous finirez secrétaire Général-(sous entendu, de l’US BHV). Eh bien cher Patrick, votre prédiction s’est avérée exacte, Aimé Calandri et Michel Bindault venaient ce jour là me demander de revenir sur Paris et de prendre avec Michel, le secrétariat Général.

Après réflexion…très courte…et…l’accord de Lucie, mon épouse, j’ai accepté. Les premiers jours de 1998, j’ai rencontré Monsieur Jean-Pierre Boulot qui m’a fait part de sa confiance. Il me faut un poste commercial : Je suis nommé au poste de chef de rayon, adjoint auprès d’Elisabeth Durantel Durantel aux rayons Ameublement-Décoration textile. Ce poste était difficile à concilier avec mon activité à l’US BHV, ainsi très vite, je rejoins l’équipe « Collectivités »  de Michel Bindault comme Assistant, le 1er septembre 1999.

Il est bien évident que la gestion des deux postes devint plus aisée. 

Premier numéro du magazine d’information : « Le sport »

 

L’équipe :

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Mais...                                                                                                                                                       La reprise des Galeries Lafayette s’est concrétisée. Les assistants réfléchissaient aux nouvelles propositions….démission ?...nouveau contrat… ? Pour moi compte tenu de l’US BHV la question ne s’était pas posée. Je suis resté BHV et j’ai continué à m’ « occuper » : Du Médical avec l’ami et acheteur Emmanuel Colin, et, des Artisans qui, pour très peu de temps restèrent encore, sous BHV Collectivités.

Cette situation ambiguë ne pouvait durer. Michel, à l’été 2000 prend son droit à la retraite et durant les derniers mois de 2000 avec Serge Roussard et Evelyne Boudot, nous continuons à gérer les 400/500 membres animant les 17 sections sportives.

 Cette situation me provoque une démotivation et je l’ai honnêtement exprimée. Alors, avec un accord à continuer la gestion de  l’US BHV de l’extérieur, le temps d’une réorganisation, j’ai quitté le BHV au 31 décembre 2000.

Je tiens à remercier, Serge qui est en retraite et Evelyne qui ont continué à œuvrer au secrétariat contre vents et marées.

US bhv edito 2000

 

Anticipons, pour clore mon histoire. C’est en 2002 où début 2003 ? Que l’on trouve une personne en mesure de me remplacer. Il s’agit de Georges Ehleringer aidé de Serge, tous deux en retraite à présent et Evelyne toujours en activité à ce jour.

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Alors maintenant, Jean-Pierre, pourrais-tu nous présenter les différentes sections de l’US BHV, et quelques anecdotes où autre chose d’important à ajouter?

Bien entendu cette demande fera l’objet d’autres « News », mais auparavant j’aimerais vous présenter le « cycle » de la revue d’information régulière des activités. Rappelez-vous…..La première couverture du « Dans les roues »

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Seul, Monsieur Aimé Calandri pourrait nous informer sur la première composition.

Cette couverture a évolué en Septembre 1991 avec un dessin de Louis Guével, un artiste aquarelliste talentueux des peintres du Marais.

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Ensuite nouarrivons à l’automne 1996 avec une nouvelle présentation dont le dessin est signé Roger Bokobza du secteur Marketing.

Peut-être est-il aussi le créateur du petit personnage célèbre qui caractérise le mouvement ? Je ne peux l’affirmer mais Aimé ou Roger pourrait nous le confirmer.

Ensuite la saison 98 arrive et la pochette va changer. Le petit personnage est conservé, la diffusion est annuelle contrairement aux précédentes revues qui étaient semestrielles.

La notion « Bulletin périodique de la section cycliste » disparaît pour laisser place à « Le Sport » tout simplement.  Le dessin reflète les diversités du sport et si vous me le demandez eh bien…Oui, il est de « JiPé.fr. ».

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Compte tenu des dates évoquées précédemment, le dernier bulletin  confectionné « de mon temps » est de la saison 2002. Après…je n’en ai aucune nouvelles.


us jean damienJean Damien Leveau est un jeune homme, il entre un jour de l’année 2000 dans le bureau du 18 Verrerie où se tient le secrétariat de l’Us Bhv. Evelyne, Serge et moi-même le recevons courtoisement et l’écoutons. En tant qu’étudiant à l’Université Paris IV-Sorbonne, il prépare une maîtrise sur les Grands Magasins parisiens des années 1920-1930 et compte sur nous pour lui ouvrir les portes d’archives de cette période tant en commercial qu’en activités sportives et sociales.

 Nous l’avons aidé au maximum durant un grand laps de temps et nous l’avons eu comme visiteur fréquemment. Son travail avançait bien et puis, par la force des choses, il a poursuivi sur d’autres sites. Dès son travail « L’œuvre sociale et artistique des Grands Magasins parisiens dans les années 1920-1930 » terminé et présenté à la session de Juin 2001, Jean Damien a eu la gentillesse de nous envoyer les 175 pages reliées de ce mémoire et nous le remercions très sincèrement.

A ce jour, j’ai retrouvé Jean Damien et l’ai contacté afin d’avoir son accord sur la diffusion de parties de son mémoire. Je lui ai demandé une photo et un CV. Il a accepté et dès lors m’a envoyé 19 messages d’archives complémentaires.

Qu’il soit remercié pour cette ouverture et je vous laisse, grâce à ce réseau,  la joie de découvrir les archives de notre BHV et peut-être d’autres magasins sur des sujets intéressants, à travers Jean Damien.

 

....A propos du CV de Jean Damien

 Précision sur Jean Damien,

Toute personne souhaitant entrer en contact avec lui, fera sa demande à l’aide de ce blog.

 

« Ex archiviste spécialiste de l'organisation et de la mise en valeur des archives historiques des entreprises de moyenne et grande taille avec mise en avant et valorisation du patrimoine historique des dites entreprises via des partenariats avec des musées, collaboration avec des journalistes et communication interne et externe sur le passé de l'entreprise cliente.

Utilisation des archives en terme de communication image (exemple des fonds de caisse des Galeries Lafayette mis en avant via l'utilisation graphique de la coupole du magasin Haussmann et même coupole déclinée en sacherie.) et si possible en terme de produits dérivés (exemple de Michelin à suivre...).

Désormais gestionnaire dans le secteur de l'administration de biens. »

A suivre…..dans quelques semaines !



 

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Suite de Tant attendu : Jean Pierre Franssens 2/3

18 Janvier 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Jean-Pierre nous n’ignorons pas que tu as œuvré aux activités sportives du magasin de Montlhéry, puis au sein de l’US BHV. Peux-tu nous évoquer ces actions ?

photbhv005.jpgA partir de 1973, je me remets au vélo et m’entraîne sur les routes de Beauce, car nous avions déménagé dans les alentours d’Etampes. Très vite lors de mes entrainements, je fais la connaissance d’autres amateurs et m’inscris au club d’Authon la plaine. C’est un petit club avec lequel j’ai découvert mes premiers dimanches matin au sein d’organisations locales. Les 100kms deviennent fréquents. J’ai même fait une course à Etampes, et ce sera la seule.

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 Au BHV Montlhéry, il y a des cyclistes de tout poil ! Des jonctions se font et déjà un petit groupe se forme.

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Tout cela se passe à mon retour de Belle Epine et de 1981 à 1985 cette situation va perdurer. Pour diverses raisons à ce moment le club d’Authon décide en assemblée, de se dissoudre. Ils sont toutefois à la recherche d’un autre club.

 Devinez maintenant, ce qui a pu se faire ? Eh bien, vous avez gagné !

Je contacte  Aimé Calandri et lui demande les possibilités d’accueil. Sa réponse positive me permet de proposer au groupe orphelin d’une vingtaine de membres de s’inscrire à l’US BHV.

Après cette acceptation et dès lors, la section cyclo de Montlhéry était créée.

 A cette section s’ajoute tous les passionnés de la petite reine et le groupe se présente aux Brevets cyclos annuels organisés par Aimé

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De plus, malgré les murs qui existaient entre les départements au sein de la Fédération Française de Cyclotourisme,  je décidai de m’inscrire au calendrier des organisations clubs de la FFCT.

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Difficile de trouver un dimanche libre, mais nous y arrivons.

La Direction du BHV donne l’accord, après de nombreuses conditions de sécurité, à l’organisation des inscriptions et départs sur le parking. C’est parti !

La première journée a été modeste, mais très vite le Club Montlhéry devient une des meilleures matinées, d’une part de par sa situation centrale et d’autre part de nos moyens en ce qui concerne l’assistance, les ravitaillements, les parcours et surtout le nombre des récompenses   

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Nous compterons les participants :  entre 400 et 500 cyclos représentant de nombreux clubs du sud Ile de France.

Dans un édito d'Aimé Calandri "Dans les roues" de l'automne 1986, on pouvait lire:

phot bhv011"...Cette comparaison franchement utopique m'a pourtant trotté dans l'esprit tout au long de l'été.

D'une part la grande Amérique: Atlanta...Tout avait était pensé, organisé... 30 000 personnes au service des jeux du centenaire.... Et ce fut d'entrée un fiasco, la gabegie permanente.....

De l'autre, la volonté d'un homme, au départ seul. Créer "Une cyclo du dimanche matin", pour renvoyer l'ascenseur, promouvoir son club, son entreprise BHV; Un travail énorme pour une timide participation. Mais un moral sans faille, pour améliorer sa participation au fil des années et ainsi en faire-avec à présent une équipe performante- une des randonnées les plus courues de l'Ile de France. Des compliments venus de toutes parts couronnent une réussite qui se veut modeste.

Telle est l'histoire de Jean-Pierre Franssens dans l'histoire de Montlhéry."

Un autre édito de 1987 d'A Calandri "Dans les roues" à découvrir!

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 Vous ne connaissiez pas Jean-Pierre, pour certains? .... Voilà une solide description, qu'en dis-tu, Jean-Pierre?

Je remercie Aimé pour ces bons mots, mais ma modestie est mise à dure épreuve. 

Photo ci-dessous ;

 Trophée du meilleur magasin remis par Aimé et Monsieur Jean-Pierre Boulot)

 Rassurez vous l’US BHV n’est pas que le vélo ! Et nous allons le retrouver par la suite…. Il y avait 20 sections sportives et plus de 700 membres.  photos bhv018

Pour l’instant,  je suis toujours à Montlhéry et nous avons vécu 10 années formidables dont je vous conterais quelques évènements intéressants.

Nous voici  arrivé en 1997.

 A suivre..... et

 Merci Jean-Pierre!

 

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