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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles récents

26: Le BHV de sa naissance à nos jours : Conclusion

11 Mars 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Difficile de conclure cette série d’articles, elle est une base, une chronologie!

(Nous reviendrons encore sur quelques articles de mémoires, réclamations clients et sur l'origine des Lillaz.)

A vous,  de la faire évoluer en m’envoyant vos photos et compléments d’informations.

Nous les ajouterons avec plaisir. Il manque des sujets comme l'origine de Technica, l'UsBHV, le service Publicité, les anecdotes du service Import, et d'autres services encore...

 

 2010 05 hot + BHV

Avec toutes ces fermetures… on serait tenté de chanter :

« Que reste t-il de nos amours ? »

Saint-Genis Laval, et Montlhéry le sursitaire,  vont fermer en 2012.

Après le mois de juillet, seuls demeureront : Les BHV de Rivoli, Parly et les 2 Lyonnais : La Part-Dieu et Limonest, 

 2006 Oct BHV 004 2010 01 BHV1

Le temps passe ….

Il n’est pas facile de consigner tous nos souvenirs : Les joies des naissances de magasins et la tristesse portée comme un deuil de la fermeture d’un autre.

Dans les deux cas, nous avions de longues préparations, sur le terrain et aux Achats. Tous les services:  Technique, Publicité, Marchandisage, Informatique, Contrôle de Gestion, Entrepôts, s'activaient pour que tout se passe au mieux.

Tout cela se faisait avec un bon esprit.

Quel souvenir, par exemple, lorsqu’à Nantes, après avoir assuré les finitions jusqu’à 3 h du matin, toute l’équipe était là, bon pied, bon œil à 8h, devant le magasin, pour son ouverture officielle!

Nul ne peut oublier son aventure professionnelle au BHV.

Lorsque je me retourne et que je regarde en arrière : je vois mes collègues qui ont travaillé dans la bonne humeur, la simplicité, l’esprit de camaraderie.

Chacun savait partager les joies et les peines de l’autre.

Il régnait dans cette entreprise quelque chose d’attachant, d’humain, peut être du à la confiance de nos dirigeants et à la liberté d’action que nous avions.

Aussi haut que pouvait être la fonction, le respect et la sollicitude pour les collègues étaient une valeur sûre.

Dans ce contexte, chacun travaillait comme si le morceau d’entreprise dont il s’occupait lui appartenait, les résultats étaient recherchés et les équipes soudées.

Chacun, dans cet immense jardin de connaissances, trouvait des idées, des produits extraordinaires ou audacieux, des astuces pour développer le chiffre avec habileté.

A certains moments, il fallait être plus que rusé ou futé !...

Nos concurrents et même nos fournisseurs nous ont souvent demandé :

« Mais comment faîtes-vous ? » ….

Les secrets sont restés bien gardés !...

Ils sont encore enfouis en chacun de nous!

Christine Douchet


C'est la fin de cet historique. Il est incomplet et vous pouvez encore nous aider. Je remercie tous ceux qui ont participé par leurs photos, articles et documents.

J'en profite pour finir sur une note de gaité grâce à ces miniatures que Georges Guyot nous a fait parvenir.

miniature-Blog-1.JPG

 « Ces 3 camions sortis en tirage  limité, étaient  très  recherchés  par les collectionneurs, qui  écrivaient de toute la France  au  BHV RIVOLI, au rayon jouets  pour  en avoir  l'expédition, car nous en avions  l'exclusivité. G.G.  »

miniature-2-Blog.JPGminiature-3-blog.JPG

A suivre prochainement : anecdotes....réclamations etc...

livraison

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25: Le BHV de sa naissance à nos jours : 2011

7 Mars 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 

Ï2011 été : Fermeture de la Vente sur Entrepôts et déménagements d’une grande partie des stocks vers Senia pour une partie et vers des entrepôts Galeries Lafayette. A suivre !...

  NM P1060063 NM P1060065

02 Ivry VE 2NM P1060070 NM P1060154

Portes Vente sur entrepôt devant et arrière

NM P1060071

Le dernier baissé de rideau... on respecte  ces derniers instants !

NM P1060142

Ï2011 Novembre : Fermeture définitive des Entrepôts d’Ivry.

Le BHV libère 4 ha à la ville d’Ivry pour un montant de 17M€, qu’elle revend aussi vite à la Sadev 94 qui prévoit un projet immobilier dans le  cadre de l’opération d’Urbanisme Ivry-Confluences : 6000 logements, dommage pour la vente sur entrepôt !

Une pensée pour les collègues d'Ivry qui ont géré pendant de longues années cet entrepôt avec force et courage.

 Afin de ne pas effacer Ivry de notre souvenir, voici quelques photos témoignages d'aujourd'hui:

03 Ivry ext 01   04 Ivry ext 02

DSCN4209   DSCN4210

NM P1060099

05 Ivry quai   06 Ivry déchetterie 1

08 Ivry cheminée


DSCN4197   DSCN4196

DSCN4201   DSCN4202

10 Ivry entrée perso 02

 Entrée-sortie du personnel qui a vu tant de passages!

Adieu!

Pour ceux qui sont passés au moins une fois à Ivry,  il est difficile d'imaginer qu'après avoir resurgi de ses cendres après guerre : cet entrepôt, ce géant,  sera à nouveau voué à retomber en poussières!

 

 

A suivre...

 

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Jooble pour ceux qui recherchent un emploi.

7 Mars 2012 Publié dans #Membres info

http://jooble-fr.com/ 

 Comment est né Jooble ?

La société Jooble est née en 2006 à Kiev, Ukraine. L’idée de créer ce moteur de recherche est venue à l’esprit de deux amis Romain et Eugène. Un jour ils se sont rendu compte que la recherche d’emploi et l’envoi des CV était un processus trop monotone et peu efficace. Il fallait faire la même recherche sur plusieurs sites et cela prenait trop de temps. Au début notre portail était réservé à l’usage interne. Mais en voyant de bons résultats, on a décidé de le transformer en métamoteur destiné au public plus large. Donc, on a commencé à engager des partenariats avec des sites de recrutement en Europe aussi bien qu’en Amérique du Nord et du Sud. 

Pour le moment Jooble est présent dans 40pays 

 ArgentineAllemagneAustralieAutriche,BelgiqueBiélorussieBrésilCanadaChiliColombie,  DanemarkEtats-UnisEspagne,FinlandeFranceGrèceHong KongHongrieItalieIndeIndonésie,  JaponKazakhstan, Mexique,NigeriaPays-BasPakistanPérouPolognePortugalRoyaume-UniRépublique tchèque, RoumanieRussieSuèdeSuisseTaïwanTurquieVenezuelaUkraine

 - Parlez-nous du concept de moteur de recherche.

Notre site est un MÉTAmoteur de recherche d’emploi, c’est-à-dire, une sorte d’une base de données qui contient toutes les offres d’emploi publiées sur les sites de recrutement les plus importants en France (pour le moment, environ  400 000 offres sur plus de 150 sites). Nous indexons les offres d’emploi et offrons à nos visiteurs les titres et les brèves descriptions des offres. En cliquant sur le titre, le visiteur est redirigé vers le site-source où il peut envoyer son CV pour postuler. Donc, avec Jooble les chercheurs d’emploi n’ont plus besoin de parcourir les dizaines de sites pour trouver le travail qui leur convient.

- Quels services proposez-vous ?

Notre mission est d’attirer les candidats vers les annonces des sites de recrutement : jobboards, sites de cabinets de recrutement, sites d’entreprises. L’audience de notre site français est 20 000 visiteurs par jour. Donc, les sites qui affichent 100 offres ou plus peuvent obtenir un nombre considérable des candidats de haute qualité en provenance de Jooble. Pour commencer une collaboration avec nous, il suffit juste de nous fournir un flux XML ou RSS à l’aide duquel nous indexerons les offres. C’est un service de base qui est entièrement gratuit pour le moment. Nous avons également les options Partenaire et Client pour ceux qui souhaitent augmenter le nombre de candidats redirigés vers leur site. Plus de détails sont disponibles sur notre site dans la rubrique « Au sujet du projet ».

 - Quel conseil RH donneriez-vous aux candidats ?

 

On peut donner énormément de conseils concernant la recherche d’emploi. A mon avis, le plus important c’est être actif. Postulez à toutes les offres qui vous semblent pertinentes à vos compétences. Si on ne vous recontacte pas, faites un effort de contacter l’employeur pour savoir ce qu’il pense de votre CV et votre candidature. Et surtout, ne vous découragez pas, si vous ne trouvez pas le travail tout de suite. Qui cherche trouve finalement.

 Interview de Yulia Durand, Account Manager chez Jooble

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Mémoires du BHV : mes années Sygma par Antoine Eminian

2 Mars 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Nous retrouvons Antoine avec un sujet  qui  a touché grand nombre d'entre nous.

La révolution informatique du BHV, mais là, nous sommes dans les coulisses de l'exploit.

Merci Antoine

logo 1   imagesCAC2REUI

Je viens ici,  vous conter  l’essentiel de ma carrière au BHV et gageure, je vais tenter de faire court pour résumer ma participation à l’aventure Sygma, de ses débuts jusqu’à sa fin récente, soit presque quarante ans d’histoire !

A la fin des années 70,  le BHV s’engagea dans une révolution liée à l’introduction de l’informatique dans l’entreprise depuis une décennie.

Une nouvelle ère s’ouvrait, désormais toutes nos tâches seraient informatisées, ce qui induit un chambardement total dans l’organisation des services, une redistribution des activités, de nouvelles procédures et règles de gestion, un déploiement progressif de l’outil informatique dans les magasins et entrepôts pour que chacun se l’approprie et que les idées évoluent.

Il y eut des frictions et des grincements de dents, Rome ne s’était pas faite en un jour, Sygma non plus !

Plusieurs années furent nécessaires pour mettre en place ce système informatique, créé de toute pièce par nos amis et collègues du service Informatique. Comme il s’agissait d’un  « progiciel maison », toutes les adaptations ou modifications étaient possibles (ou presque) en fonction de l’évolution des besoins des utilisateurs.

Je vous rappelle qu’à cette époque nous avions des écrans passifs et FrameWork ! Bien loin des PC avec Windows et la suite Word, Excel et Power Point (Ah ! Les présentations Power Point, il y aurait matière à faire un article), sans même évoquer Lotus Notes et les emails qui nous ont fait entrer de plein pied dans le tourbillon du modernisme !....

Le Service des Stocks ou le BDN dont je faisais partie, a immédiatement été en rapport avec l’Informatique en tant que pivot entre ce service et les commerciaux, et très vite j’ai intégré l’équipe chargée de déployer Sygma (acronyme de Système de Gestion des Marchandises) au BHV sous la conduite d’André G

Ce fut une mission exaltante car il fallait décortiquer les processus de travail de chaque service avant la révolution en marche, pour pouvoir ensuite les adapter aux nouvelles façons de travailler et les faire comprendre par les utilisateurs.

Analyse de l’existant, connaissance parfaite du nouvel outil et des nouvelles procédures, formation des personnels, etc. Le domaine d’action était quasi illimité et offrait une vue transverse de tous les rouages de l’entreprise, un savoir précieux et gratifiant à l’extrême qui a fait l’ordinaire de ma carrière au BHV.

J’ai,  pour ainsi dire, passé toute ma vie dans ce service, qu’il se nomme « Stocks », « BDN », « Aide », à part le nom qui changeait, le job restait le même et je me suis régalé durant toutes ces années, car de mon poste j’avais une vue sur l’ensemble du BHV et les projets qui mijotaient dans les cartons.

Nous travaillions main dans la main avec les Etudes à l’informatique, et cette partie me passionnait. Nous, leur demandions la mise au point de nouvelles applications pour répondre aux besoins des commerciaux et eux nous présentaient leurs réalisations.

Bien entendu il fallait faire des tests (les « recettes ») pour vérifier que tout fonctionnait parfaitement avant la mise en production, ce qui permettait d’acquérir des connaissances profondes du système et des outils. Je voudrais en profiter pour saluer ici tous les hommes et les femmes de l’Informatique, j’ai travaillé avec eux tous en harmonie et amitié la plus totale, je n’en ai oublié aucun mais les citer tous allongerait cet article au-delà du raisonnable.

SOS ! ou Aide!

Au bureau, toute la journée le téléphone sonnait, car nous étions le point d’entrée pour toutes les questions.

Comment faire pour ceci ?

 Pourquoi mon écran affiche-t-il ce résultat et non celui-là ?

Quelle est la procédure pour telle action ?

Mon code ne passe pas en caisse ?

J’aurais voulu un état construit comme ça, est-ce possible ? Etc.

 La liste des questions serait sans fin et comme nos connaissances étaient presque illimitées, de par notre position stratégique et nos relations avec tous les services de l’entreprise. Avec le temps, les utilisateurs en venaient à nous demander tout et n’importe quoi (si ! si ! Il faut quand même le dire), tout juste si on ne nous appelait pas pour connaître le menu à la cantine ! Mais c’était fabuleux et prodigieusement intéressant.

Etant devenu un des spécialistes de Sygma, j’ai aussi été un des premiers happy few, dans les années 2000, convié à la présentation des moutures expérimentales du logiciel adopté par les GL, qu’ils prévoyaient de mettre en place chez eux dans un premier temps, puis au BHV ensuite.

Découvrant l’univers des Galeries Lafayette, au travers de réunions de travail et de présentations de leurs projets, j’ai vite compris que mon temps BHV arrivait à sa fin.

Tout comme une nouvelle ère avait débuté avec l’arrivée de Sygma au BHV, un nouveau cycle s’amorcerait avec la fin de Sygma et l’intégration poussée du BHV au sein des GL. 

Autres temps, autres mœurs !

Dès lors, j’ai attentivement surveillé les notes et documents annonçant la progression des travaux d’avancement de ce projet et quand j’ai senti qu’on était à quelques mois du Big Bang, l’opportunité s’est présentée pour moi de mettre un terme à ma mission !....

Moi, j’avais connu le BHV, un monde bien à part, sorte de Babaorum ce petit village gaulois patrie d’Astérix, une grande famille, un anachronisme dans notre monde moderne.

La naissance et la mort de Sygma, les deux bornes de ma vie professionnelle.

Clair et net, exactement comme j’aime que les choses soient.

J'achève mon article et  je salue tous mes patrons que je n'ai pas pu oublier – sans flagornerie aucune : Gérard D C, André G, Francis C et Jean-Marie M qui ont toujours été sympas avec moi, me laissant toujours une grande liberté d’action dans mon travail ; Ce que j’ai toujours apprécié !!!

 Histoire-BHV-2 0715

Allez.... Une petite dernière Antoine! "Tu peux nous réactiver des codes en sans suite...." 

Merci à ceux qui auraient gardé des traces de documents pour illustrer cette période de nous aider. CD


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2012 03 01 Plus de 200 reclassements pour les salariés de Cofinoga

1 Mars 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

Plus de 200 reclassements pour les salariés de Cofinoga

Lu sur Aqui.fr, le site d'Informations Régionales de l'Aquitaine et de bien au-delà. 

http://www.aqui.fr

Rédacteur : Nicolas César

 Mardi 28 février, une table ronde a été organisée entre la direction de Cofinoga, les syndicats et des élus locaux autour du préfet de la Gironde. Fin janvier, la direction de LaSer Cofinoga, détenu à parts égales par BNP-Paribas et Les Galeries Lafayette a annoncé la suppression de 433 postes, dont 397 à Mérignac, justifiant sa décision par "une situation de crise économique sans précédent" et "des évolutions législatives" défavorables au crédit à la consommation. Une annonce qui a suscité une vive inquiétude sur l'impact de cette décision sur l'économie régionale. Cette réunion a permis d'apprendre que 250 postes de reclassements vont être proposés aux employés de Cofinoga.

Les salariés du site girondin vont bénéficier d'environ 250 offres de reclassement, alors qu'une centaine de salariés seraient prêts à un départ volontaire, a annoncé mardi le préfet de Gironde, Patrick Stéfanini. Trente postes de reclassement en interne sur le site de Mérignac ont été proposés, 50 dans des entités des Galeries Lafayette, 130 dans des entités de BNP-Paribas, dont 40 à Mérignac et l'agglomération bordelaise, a détaillé le préfet. Quelque 10 à 20 salariés pourraient être également embauchés dans deux entreprises locales. A noter, que le préfet de la Gironde a indiqué qu'il s'entretiendrait prochainement à Paris avec des responsables des deux actionnaires pour leur demander "d'élargir leur proposition de reclassement". "Il s'agit de faire en sorte que les employés retrouvent un emploi, que cela soit chez les actionnaires, chez nous ou dans d'autres entreprises", a confirmé Raffaele Cecila, directeur général délégué de l'entreprise.

 

250 reclassements

"C'est une première base mais on sent encore qu'il y a d'un côté la rentabilité et le profit et, de l'autre, des suppressions d'emploi que nous ne voulons pas", a réagi Jacques-Olivier Drouard, délégué syndical CGT. En outre, le préfet a précisé qu'un "certain nombre de salariés souhaitaient quitter l'entreprise, parfois depuis plusieurs mois", évoquant "une centaine de personnes", un chiffre qui n'était toutefois pas confirmé par les syndicats. Une mission d'accompagnement de ces salariés a été confiée à la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation du travail et de l'emploi) qui s'appuiera sur le dispositif Afpa transition. Un dossier, que les élus et syndicats vont suivre de près.

                                                                                                                          Nicolas César

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Tous les jours, il se passe quelque chose dans le groupe Galeries Lafayette

27 Février 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Interview auprès d' Alex Moreau, membre de notre réseau et fin conseiller en Finances. 
Alex, vous connaissez bien le groupe GL-BHV, que se passe t'il aux Galeries Lafayette?
La presse se déchaîne à nouveau sur le groupe Cofinoga et les suppressions de postes!
La fermeture de deux BHV!
Le remue-ménage  est important du côté de Monop....
Comment peut-on interpréter tous ses signes ?

 Alors que la plupart des distributeurs constatent une contraction de leurs ventes du fait de la crise économique et de la récession qu’elle engendre, les Galeries Lafayette ont annoncé en juin 2011 une hausse de 10% de leur chiffre d’affaires avec un pic de 24% pour leur vaisseau amiral parisien. Cette performance est principalement liée, souligne le groupe, à la présence massive de touristes étrangers (50% du C.A.) et notamment des visiteurs chinois (15%) attirés par le « luxe français ».

 

Tout n’est pas rose pour autant.

Le groupe vient d’annoncer la fermeture de deux nouveaux magasins BHV à Montlhéry et Saint Genis-Laval après ceux de Gradignan, Belle Epine, Strasbourg, Caen et autres Rives d’Arcins. A l’issue de ces deux fermetures il ne restera plus que six magasins BHV en France sur les 18 que comptait la chaine.

 

Le Lafayette Maison quant à lui est toujours la danseuse du groupe et Laser Cofinoga vient de confirmer une baisse de 45% de son résultat opérationnel au premier semestre 2011. La chute pourrait atteindre 75% sur le second semestre selon Philippe Lemoine ( Le Monde du 10 février 2012 page 29).

Le groupe a déjà pris la décision de supprimer 433 postes pour freiner l’hémorragie.

En cause, la crise économique de 2008, les nouvelles contraintes réglementaires bancaires liées à Bâle III et la loi Lagarde de 2011 pour lutter contre le surendettement des ménages.

 

Cerise sur le gâteau, la guerre vient d’éclater entre le groupe du boulevard Haussmann et son associé Casino qui, depuis 2000, contrôlent chacun 50% de Monoprix avec ses quatre enseignes : Monoprix, Monop’, Daily Monop’ et Beauty Monop’, soit 440 magasins dans 200 villes en France.

Casino dispose contractuellement d’une option d’achat sur les 50% des Galeries Lafayette qu’il peut exercer dès 2012. Le bouillant patron Jean-Charles Naouri, a fait savoir qu’il entendait exercer cette option mais sur les conseils de la Banque Rothschild il refuse de verser plus de 700 millions d’Euros pour le prix de son acquisition.

Histoire-BHV-3-GL 4121Philippe Houzé patron des Galeries Lafayette, conseillé par la Société Générale, estime ses 50% à 1,3 milliard d’Euros. Le groupe Casino revendique par ailleurs dès maintenant la présidence de Monoprix conformément aux accords de 2000. Le tribunal de Commerce de Paris a été saisi pour trancher le litige.

Jean-Charles Naouri n’en est pas à sa première bataille de ce type. Ses combats contre les Guichard pour l’acquisition de Casino, contre les Baud chez Franprix Leader Price ou aujourd’hui encore contre Abili Diniz le patron de CBD qui tente de racheter les actifs de Carrefour au Brésil pour constituer un géant de la distribution concurrent de Casino montrent que l’homme est coriace.

Philippe Houzé en prenant le contrôle des Galeries Lafayette aux dépens des Meyer a montré lui-aussi qu’il savait manœuvrer habilement.

Toutefois, l’extension possible de la crise grecque à d’autres Etats Européens dans les prochains mois pourrait fragiliser encore plus l’équilibre du groupe en entrainant une contraction de l’activité économique et un éclatement de la bulle immobilière en France susceptible d’affecter le patrimoine immobilier de Monoprix.

Nul doute que Jean-Charles Naouri, dont le groupe avoisine 30 milliards d’Euros de chiffre d’affaires consolidé, saura en profiter.

Merci Alex pour cette synthèse et bien entendu vous pouvez retrouver certains articles de presse dans la rubrique "Lu dans la presse" de ce même blog, sur la gauche.

 

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2005 mémoire: Cofinoga, la carte maîtresse des Galeries

27 Février 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

 

Cofinoga, la carte maîtresse des Galeries

 L’expansion : Gilles Lockhart - publié le 01/06/2005 

Voici un article intéressant que j'ai gardé depuis 2005!

Vous pouvez imprimer les pages si vous voulez ou me les réclamer pour un envoi en direct.

CD

  2005 06 Expansion carte Cof maitresse des GL1

Le groupe de grands magasins est aussi, via sa filiale, un as du crédit à la consommation et de la fidélisation des clients.

 Un crédit à la consommation de 732 600 eu-ros : le record de ce couple de quadragénaires s'annonce difficile à battre. A eux deux, le mari et la femme ont un revenu de 3 500 euros mensuels. S'ils devaient rembourser leurs 62 créanciers, le couple aurait à débourser 17 300 euros par mois. " Ils ont menti sur toute la ligne ", s'emporte un banquier qui a découvert ce dossier de surendettement en avril. Mais le crédit à la consommation est si tentant ! Et tellement rentable pour ceux qui le commercialisent...

 Rien que chez Cofinoga - devenu LaSer-Cofinoga depuis son intégration à une holding des Galeries Lafayette -, les intérêts de crédits représentent 77 % du chiffre d'affaires. Et il n'est pas leader sur ce marché. Avec un peu plus de 10 milliards d'euros d'encours engrangés en France et à l'étranger, Cofinoga n'équivaut qu'à un gros tiers de Cetelem, le no 1 français, qui est aussi son actionnaire (lire page 126). Ce qui n'empêche pas Cofinoga d'être convoitée depuis des années par de grandes banques comme la Société générale ou le Crédit mutuel.

 En 2004, la perle des Galeries Lafayette a produit un résultat net de 115 millions d'euros pour 878 millions de chiffre d'affaires. En France, près de 90 enseignes nationales acceptent sa carte, d'Alain Afflelou à la SNCF en passant par Speedy et Pierre & Vacances. Principaux artisans de ce succès : Michel Philippin, directeur général de Cofinoga depuis plus de vingt ans (il affectionne le travail collectif au point de recouvrir les murs de son bureau de grandes photos de ses équipes), et Philippe Lemoine, marié à l'une des héritières des fondateurs des Galeries Lafayette. Ce grand gaillard débonnaire et bronzé est un spécialiste de la " relation clientèle ". " L'un des sujets les plus compliqués de la société moderne ", affirme-t-il. Un intuitif aussi. Lorsque, en 1992, les Galeries Lafayette s'emparent des Nouvelles Galeries, alors propriétaires de Cofinoga (Compagnie financière des Nouvelles Galeries), Philippe Lemoine refuse les avances de General Electric, prêt à racheter l'enseigne pour 1,5 milliard de francs. " J'avais fait un stage de deux mois chez Cofinoga, en février 1985, et je connaissais leur potentiel ", se félicite-t-il. Il peut être content de son choix : Cofinoga vaut aujourd'hui 2,2 milliards d'euros, soit dix fois plus qu'en 1992.

 Son histoire a débuté en 1968, à l'époque où les Nouvelles Galeries étaient encore le premier distributeur français. Cofinoga fournit aux magasins du réseau une carte privative destinée à fidéliser leur clientèle. Jusqu'en 1972, l'activité n'est pas rentable : la carte Cofinoga émise pour les Nouvelles Galeries lui coûte 6 % de frais à chaque paiement. Les dirigeants de l'époque sont de jeunes managers venus de la compagnie aérienne UTA, dont Michel Philippin, à la tête desquels oeuvre Nicolas Prinet, qui sera directeur général de Cofinoga jusqu'en 1984. Cette équipe brillante a l'idée de tout miser sur la vente de produits multiples. Le relevé mensuel de la carte privative se transforme alors en support d'annonces tous azimuts : l'enveloppe est bourrée d'offres de produits jusqu'à la limite des 20 grammes autorisés par le timbre-poste. Assurances, abonnements et prêts personnels s'ajoutent à la réserve de crédit liée à la carte. Tout est bon pour fidéliser le client au profit du distributeur. En 1985, c'est le décollage informatique. Cofinoga parie le premier sur la technologie DB2 d'IBM, qui lui permet de se constituer des bases de données de clients modulables à volonté. Cette avance technologique l'aidera à remporter la plupart des appels d'offres de partenariats pendant des années. La société développe en parallèle son centre de gestion de la clientèle à Mérignac (Gironde). Il compte aujourd'hui 1 900 salariés d'une moyenne d'âge de 36 ans, qui travaillent " dans une assez bonne ambiance et un climat social correct ", selon un syndicaliste.

 La bonne idée, c'est, en 1986, de proposer l'accès à la carte à des distributeurs autres que ceux de sa maison mère. Un premier test est réalisé auprès d'un magasin de vêtements de Pantin, en Seine-Saint-Denis, les Galeries Tomy. Essai concluant. " Les deux premiers mois, nous avons placé 3 000 cartes auprès de nos clients ", se souvient le patron de Tomy, Daniel Cléjean. Le fondement du succès de Cofinoga était né.

 Depuis, le réseau de partenaires n'a cessé de s'étoffer. En avril 2001, l'enseigne a coopté les 104 magasins Go Sport ainsi que les 5 000 points de vente Interflora, judicieusement admis quelques jours avant la fête des Mères. L'année suivante, c'est le tour des péages d'autoroutes, suivi en 2003 des 600 stations Shell et des 450 boutiques Hertz. Son dernier gros contrat signé l'an dernier concerne les 350 000 cartes privatives de Quelle, no 3 de la vente à distance en France. " Nous avons une connaissance unique de la distribution. Nous venons de ce monde, nos offres de fidélisation collent à ses besoins ", affirme Michel Philippin. LaSer-Cofinoga s'est aussi spécialisé dans la gestion de la clientèle à distance pour les institutionnels. Ce que Philippe Lemoine appelle le " secteur parapublic dérégulé ". Le centre de Mérignac gère également les relations de France Télévisions avec ses téléspectateurs ou celles de la RATP avec les 600 000 abonnés de la carte Intégrale.

Deuxième clé du succès de Cofinoga : la conquête du client individuel. Le tournant stratégique est pris en 1998 lors du lancement de Médiatis, une filiale de Crédit à la consommation spécialisée dans le « near sub prime », « la clientèle modeste mais solvable » traduit Michel philippin. Une population avide de crédits et peu regardante sur le taux……..

…… La faille de Cofinoga ? Pas simple de l’identifier : « Ils ont le même management depuis trente ans, mais la relève est-elle prête ? Et qu’adviendra t-il , maintenant que BNP Paribas veut les faire marcher au pas ? » s’interroge un banquier concurrent dans une allusion au 50% que BNP paribas détient désormais dans le Capital de Laser-Cofinoga…..

2005 06 Expansion carte Cof maitresse des GL2

Page 3 article juin 2005 

2005-06-Expansion-carte-Cof-maitresse-des-GL3.jpg

 

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2012 02 22 Casino et Galeries Lafayette en conflit sur Monoprix

27 Février 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

Article : Le Figaro par Yvan Letessier  22 02 2012

Les Galeries Lafayette veulent vendre leurs 50% de Monoprix, que Casino, copropriétaire, veut lui racheter. Mais les deux groupes ne sont pas d'accord sur la valorisation de l'enseigne.

Les couteaux sont tirés entre Casino et Galeries lafayette copropriétaires de Monoprix. Les deux actionnaires sont certes d'accord sur un point: les Galeries Lafayette veulent vendre leurs 50% de Monoprix, comme ils l'ont fait savoir le 7 décembre dernier à Casino; et ce dernier veut les lui racheter. Il va même bientôt disposer d'un trésor de guerre de 800 à 900 millions d'euros, après son désengagement partiel de sa filiale Mercialys. Mais les deux groupes, associés depuis 15 ans, ne sont pas d'accord sur la valorisation de Monoprix.

Casino, conseillé par la banque Rothschild, est prêt à payer 700 millions d'euros pour 50% de Monoprix. Les Galeries Lafayette, conseillées par la Société générale, en voulaient au départ 1,95 milliard. L'écart, expliqué par la forte volatilité des valorisations des groupes de distribution, est tel que la banque JP Morgan, appelée pour les départager, a jeté l'éponge.

Casino s'estime «pris en otage»

Le conflit a pris un tour juridique la semaine passée, quand les Galeries Lafayette ont assigné Casino devant le Tribunal de commerce de Paris afin de faire valoir leur propre estimation. Parallèlement, les Galeries Lafayette ont fait une nouvelle offre à 1,35 milliard, encore trop éloignée de l'estimation de Casino.

Mercredi, un conseil d'administration de Monoprix, qui devait transmettre, à compter du 31 mars prochain, la présidence de Monoprix à Jean-charles Naouri le PDG de Casino, a voté le maintien à ce poste de Philippe Houzé, le PDG des Galeries Lafayette… le temps qu'un accord soit trouvé sur la valorisation.

Le conseil d'administration est composé de trois membres nommés par Casino et trois autres par les Galeries Lafayette, mais la voix du président est prépondérante. Casino, qui s'estime «pris en otage», va «saisir les juridictions compétentes pour faire respecter par Galeries Lafayette ses engagements».

 

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2012 02 24 Casino-Monoprix article Agéfi

27 Février 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

Casino valorise ses 50% de Monoprix à 700 millions d’euros, mais les comptabilisait à 1,225 milliard dans ses comptes à fin 2010

Par Bruno de Roulhac le 24/02/2012 pour L'AGEFI Quotidien -

La guerre est déclarée ! Casino fourbit ses armes avant de «saisir les juridictions compétentes pour faire respecter par Galeries Lafayette ses engagements». Le distributeur stéphanois estime que Galeries Lafayette a violé les engagements de leur protocole de 2002, prorogé en 2008, en faisant voter par ses administrateurs la prolongation du mandat de PDG de Philippe Houzé (président du directoire de Galeries Lafayette) à la tête de Monoprix. 

Le conseil de Monoprix compte trois représentants de Casino et trois de Galeries Lafayette, le président disposant d'une voix double. Si, le protocole – non public – prévoyait une alternance de présidence entre les deux actionnaires, Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, n'avait jusqu'à présent pas souhaité exercer cette fonction. Il semble néanmoins dans son bon droit.

Cette attaque répond à la récente assignation de Casino par Galeries Lafayette devant le tribunal de commerce de Paris. Les Galeries estiment également que son partenaire n'a pas respecté le protocole de 2002.
Selon des proches du dossier, Philippe Houzé a proposé en 2011 à Jean-Charles Naouri de prolonger l'accord pour trois ans. Casino proposant un renouvellement de seulement un an, Galeries Lafayette a décidé de mettre en oeuvre le protocole, en engageant l'évaluation de 50% de Monoprix, sans pour autant être vendeur. Conseillé par Société Générale, Galeries Lafayette a abouti à une valorisation de 1,95 milliard d'euros, tandis que Casino, conseillé par Rothschild, a trouvé 700 millions. Un grand écart! En effet, «alors que Galeries Lafayette s'est fondé 
sur le business plan de Monoprix, validé par le conseil en 2011, et donc par Casino, ce dernier a demandé à McKinsey d'établir un autre business plan, non communiqué aux Galeries », confie un proche du dossier.
En l'absence d'accord, le troisième expert, JPMorgan, qui devait procéder à une évaluation, s'est refusé à intervenir si les deux parties ne s'entendaient pas sur un business plan commun. Casino a alors proposé de trouver un nouvel expert, ce qu'a refusé Galeries Lafayette, regrette le distributeur. Considérant de son côté que le plan de Monoprix, voté par Casino, s'impose, Galeries Lafayette a saisi la justice. Pour sa part, Casino estime que le plan doit être revu à l'aune de la conjoncture actuelle, du recul de la marge de Monoprix, et de la perspective de cession. Hier soir, Monoprix s'est défendu en publiant une hausse de 3,2% de son chiffre d'affaires 2011 à 3,96 milliards d'euros, pour un résultat opérationnel courant en recul de 4,6% à 287 millions. Et sur les sept premières semaines 2012, le distributeur se targue d'une croissance des ventes en comparables supérieure à 5,5%.
Depuis le 1er janvier, Casino dispose d'un «call punitif», soit une option d'achat de 10% de Monoprix, sur la base de la valeur d'expert majorée de plus de 20%. Dans la foulée, Galeries Lafayette peut exercer son option de vente dans les mêmes conditions. Mais parallèlement, les Galeries disposent d'une option de vente de 50% à valeur d'expert sans prime. «Si Galeries Lafayette souhaitait maximiser le prix de cession de sa participation, il avait tout intérêt à laisser l'initiative à Casino d'exercer son option d'achat, note Natixis. Nous sommes donc surpris de la démarche de Galeries Lafayette».
Dans une 
lettre du 10 février que L'Agefi s'est procurée, Ginette Moulin, présidente du conseil de surveillance de Galeries Lafayette, a proposé de couper la poire en deux, en offrant à Casino de lui racheter ou de lui vendre ses 50% de Monoprix au prix de 1,35 milliard d'euros. Cette offre, adressée à Jean-Charles Naouri, «a reçu une fin de non-recevoir et n'a pas été présentée au conseil de Casino», explique un proche du dossier.
Le prix reste bien sûr la pierre d'achoppement. Pour l'heure, les analystes évaluent la participation de 50% de Monoprix entre 1,1 et 1,3 milliard, ce qui correspond à l'évaluation de 2010. «Un prix de 1,3 milliard ferait ressortir un ratio de 6% du chiffre d'affaires et de 9 fois le résultat d'exploitation, des chiffres supérieurs de plus de 25% à la moyenne du secteur, note Aurel BGC. Un accord devrait être trouvé autour de 1,2 à 1,3 milliard». A 1,2 milliard, l'opération serait relutive de 9% pour Casino, note Oddo.
D'ailleurs, Casino évalue lui-même sa participation dans Monoprix à 1,225 milliard d'euros fin 2010. Avec une valorisation actuelle de 700 millions, le distributeur stéphanois devrait logiquement passer une dépréciation de 525 millions. Réponse le 28 février lors de la publication des résultats annuels.

 

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Mémoires du BHV : La mécanographie par Michel Massun.

23 Février 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

L’informatique, toujours l’informatique mais qui connaît son aïeule « la mécanographie ».

Remontons à 1955. A cette date le BHV, toujours à la pointe du progrès, décide de s’équiper de machines « électro comptable », auprès de la compagnie des machines BULL, machines utilisant des cartes perforées.

Le service employait un technicien BULL (M Herckel) deux opérateurs (M meunier-

Rivière et moi-même Michel Massun) et 4 opératrices chargées de perforer les cartes et de les vérifier.

Le matériel était composé de perforatrices, vérificatrices, d’une trieuse, d’une calculatrice, d’une interclasseuse et d’une tabulatrice pour les éditions maintenant appelée « imprimante » associée à un bloc de perforation pour de nouvelles cartes perforées (photo n° 1, au fond M. Meunier Rivière sur la trieuse, un technicien d‘entretien BULL sur la calculatrice, au premier plan Me Tessier et une interclasseuse).

Service Mécano 2 blog

Une anecdote : Mon collègue Meunier-Rivière sur la trieuse a eu sa cravate happée par la machine, pour le dégager nous avons utilisé la manière de PATACHOU, les ciseaux.

La carte à perforer était constituée de 80 colonnes.

Chaque colonne était numérotée de 9 à 0 plus 2 codes de fonction.

Pour les chiffres il n’y avait pas de problème, 0 à 9, mais pour obtenir des lettres il fallait associer deux perforations.

Exemples : (7 et un code de fonction = A) (7 et 0 = B) (7 et 1 = C) etc. (7 et 6 = H) (8 et un code de fonction = J) etc. (8 et 6 = R) (9 et un code fonction = S) etc. jusqu’à

9 et 6 = Z.

Le principe de lecture de la carte était simple. Le matériel était équipé d’une case pour le chargement des cartes, d’une piste de lecture avec des galets d’entrainement et d‘une case de réception. La carte passait entre un galet alimenté par du courant et une rangée de 80 balais; 1 impulsion correspondait à un chiffre, deux impulsions correspondaient à une lettre.

Carte mécano2 Blog

Pour le fonctionnement des machines nous avions pour chaque travail,  un tableau de connexion (l’équivalant aujourd‘hui d’un programme) qui représentait toutes ses fonctions, lecture de la carte, niveaux de contrôle, niveaux de calcul (sous-total, total et cumul), zone d’édition pour la tabulatrice. Pour relier ces différentes fonctions entre elles nous utilisions des fiches de connexion de différentes couleurs et de longueurs, 10cm, 20cm, 30cm, 40 et 50 cm; certains tableaux étaient de véritables écheveaux.

Notre premier travail mécanographique a été le Chiffre d’affaires du magasin. Dans un premier temps il a fallu codifier le magasin : le groupe, le rayon et le sous-rayon puis modifier les feuilles de guelte (individuelle, générale et démonstration). Ensuite créer les états du chiffre d’affaires.

Petite anecdote : je me souviens de l’édition du premier chiffre d’affaires devant Mrs Lillaz, Guillemin, Boulot et bien d’autres qui s’extasiaient sur la rapidité de l’édition :  150 LIGNES MINUTES.

Notre deuxième travail a consisté à enregistrer les factures des fournisseurs. Il a fallu codifier tous les fournisseurs (code du comptable, code et raison sociale du fournisseur, et conditions de paiement), ensuite saisir les factures au jour le jour pour éditer le journal des factures.

Petite anecdote : un comptable ne faisait pas confiance à la machine, il refaisait de tête toutes les additions pour ensuite ne pas trouver d‘erreur. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps qu’il nous a fait confiance.

Ensuite tout s’est enchaîné très vite, fin des années 1950 et début des années 1960 : augmentation du personnel et du matériel demandant un changement de local, 3 trieuses, 3 tabulatrices, 2 interclasseuses, une unité supplémentaire de calcul

Service Mécano Blog


(photo n° 2, je suis à gauche et devant Me TESSIER), 1 reproductrice et plusieurs perforatrices et vérificatrices.

Nouveaux traitements, paye du personnel, paiements des fournisseurs, comptabilité générale, inventaire etc. Une nouveauté, la bande perforée qui devait se substituer aux cartes perforées mais rapidement abandonnée par manque de fiabilité.

 Nous étions en avance sur cette période !.... que de chemin parcouru…jusqu’à nos jours, demandant constamment une remise en cause de notre savoir-faire.

Nous étions une équipe forte au service du magasin et il y régnait un climat serein.

 Merci Michel pour cet effort de mémoire, les plus jeunes sont loin d’imaginer l’Informatique BHV, comme cela à ses débuts!  

On adore le record de 150 lignes à la minute !

Mais qui nous répondra sur les possibilités d'impression d’aujourd’hui ? 1200 à 1500 lignes ?Merci d’avance.

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