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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles récents

Roman d'été : Un Silence brutal de Ron Rash présenté par Antoine Eminian

10 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Un roman à lire : Un Silence brutal de Ron Rash présenté par notre critique littéraire Antoine Eminian.

Merci Antoine pour cet article, comme toujours remarquable.

Bonne lecture à tous!

 

Ron Rash, né en Caroline du Sud en 1953, titulaire d’une chaire à l’Université, écrit des poèmes, des nouvelles et des romans. Son premier roman paru en France en 2009, Un pied au paradis, avait fait forte impression et Serena en 2011, l’imposera comme l’un des grands écrivains américains contemporains. Son nouveau roman, Un Silence brutal, vient tout juste de paraître.

Une bourgade dans les Appalaches, un coin perdu de Caroline du Nord entre rivière et montagnes, qui fut certainement jadis une imitation du Paradis. Ici tout le monde se connait depuis l’enfance. Les, le shérif n’est plus qu’à quelques semaines de la retraite mais ses derniers jours vont être bien difficiles à gérer quand Tucker, propriétaire d’un relais Nature et Pêche attirant de riches touristes en quête de truites mouchetées, accuse Gerald d’avoir empoisonné la rivière pour couler son entreprise. Le vieux Gerald, malade du cœur, un peu braconnier certes mais amoureux fou de ces poissons pleins de vie, aurait commis ce crime ? Becky, la poétesse, garde forestière éprise de nature, n’y croit pas et Les ne semble pas vraiment convaincu non plus…

Ron Rash est de retour avec un roman franchement superbe offrant de multiples motifs de satisfaction. Vous aimez la nature, vous serez comblé, la faune, la flore, l’air ambiant, les décors sont des cartes postales à rendre écologistes les plus réfractaires. Vous aimez les polars, celui-ci tient la route sans être particulièrement démoniaque non plus et pouvant convenir à tous les publics. Vous aimez les romans avec des personnages dont on s’entiche immédiatement, vous allez être servi car c’est le point fort de ce bouquin.

Roman à deux voix, Les et Becky en sont les protagonistes principaux. Elle et lui ont des passés chargés : Becky, l’homme de sa vie, terroriste écolo est décédé ; Les, sa femme l’a quitté avant de mourir. Chacun évoquera avec ses mots, ses moments de leurs vies d’hier ou de la timide idylle qui faillit les unir autrefois. Ron Rash associe à ces voix, un style d’écriture distinct, à l’identique de ces groupes de rock où les deux guitaristes jouant d’instruments de modèles différents peuvent mêler leurs solos tout en restant bien identifiable l’un de l’autre.

J’ai parlé de nature et de Paradis jadis, mais aujourd’hui, même en ces contrées reculées la drogue (la meth) fait des ravages. Un jeune adjoint du shérif écœuré rendra son insigne après un épisode sordide. Pourtant, Rash ne voulant pas noircir le tableau, en tire une belle image : sur un bout de terrain jonché d’immondices de drogués, seringues et autres joyeusetés, pousse une fleur rare… Le monde va de mal en pis, « Je vous jure, Les, c’est devenu tellement moche que je trouve pas les mots pour le dire, pas vous ? » Si Les n’en dit rien, lui le flic pragmatique et adepte du compromis, on devine que le monde d’hier n’est déjà plus sa préoccupation : il va boucler l’affaire d’une manière toute personnelle, favorisant le bon sens plutôt que la loi, et après… une autre vie commencera.

Un roman dont je me suis régalé, lu lentement pour ne pas arriver trop vite à l’épilogue. Un rythme légèrement traînant, des personnages très humains, c'est-à-dire fragiles et forts, hantés par le doute, des mauvais mais pas trop, des gentils mais pas complètement innocents, tous très attachants néanmoins.

« - On a tué des truites au sommet de la cascade, Les, des truites mouchetées, reprit Becky, dont la voix trahissait à présent davantage d’émotion. « Je suis montée là-haut avec Gerald pour les observer, cet automne. Si tu nous avais accompagnés, ce matin-là… oui, tu saurais que ça ne peut pas être lui. Ces truites mouchetées, Gerald ne voulait pas les prendre pour les manger. Il voulait tout simplement qu’elles soient là, et qu’elles y restent, poursuivit-elle d’une voix qui se brisait. Si tu avais vu comment il les regardait, Les, il les aimait. »

 

Ron Rash   Un Silence brutal   Gallimard La Noire - 257 pages –

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle Reinharez

POLAR

COUP DE CŒUR

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Jeanne vous invite à l'expo de son époux LIBERTO ROSIñOL dit LLIBERT

3 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture, #Echos des membres

Jeanne Rossinol qui a travaillé longtemps au Bhv, nous envoie  ce mail d'invitation pour  l'expo de 75 tableaux de son mari . Elle serait heureuse que cette invitation soit  diffusée au réseau. Elle vous remercie de votre passage.

 

11 au 31 MAI 2019

CENTRE D'ART LES EGLISES

Esplanade de La Légion d'Honneur 77500 Chelles

Mercredi, jeudi, vendredi 10h à 12h30 / 14h à 17h

Samedi, dimanche et jours fériés 15h à 18h

LIBERTO ROSIñOL dit LLIBERT 1931 - 2005

Le Centre d’Art Les Eglises accueille le travail du peintre Liberto Rosiñol, pour une exposition monographique. A la fois inspiré et passionné, Liberto Rosiñol dit Llibert s’inscrit dans une pratique entière et généreuse. Ses peintures que l’on pourrait qualifier d’influence postimpressionniste sont également proches des mouvements pointilliste ou fauviste sans jamais se laisser aller jusqu’à l’abstraction.

Son travail est reconnaissable par les traits épais qui se confondent avec les touches.

L’ensemble se superpose et ne se mélange jamais tout à fait. Permettant par là une dominante de la couleur sur la forme, il laisse une large place à l’émotion.

La lumière qu’il génère, inonde et irrigue chacun de ses tableaux.

À une époque où les avant-gardes font rage, Liberto s’installe dans une approche sincère et constante de la représentation. Il ne se résoudra pas à délaisser la figuration et continuera de proposer une touche picturale singulière, honnête. Ne débordant jamais du cadre, il peint en se focalisant sur ce qu’il ressent, et tente de nous transmettre cette intensité par son medium de prédilection.

La peinture devient son message : « Jo pinto i prou » comme disait Isidre Nonell, « je peins et puis c’est tout ». D’abord comme une évidence Liberto s’essaie à l’art, ensuite comme une réponse il finit par s’engager totalement dans la carrière artistique. Comme dans une quête il poursuit un cheminement autant esthétique, spirituel que symbolique.

En perpétuelle recherche Llibert entamera un voyage initiatique à travers l’Europe d’après-guerre afin de goûter à l’effervescence artistique. Dans son approche il n’a eu de cesse de continuer à créer jusqu’à la fin. Ce n’est peut-être pas un hasard, s’il porta le prénom « Llibert » et qu’il nous rappelle par-là, à quel point l’art relève d’une pratique de la liberté.

Vernissage le vendredi 10 mai à 19h

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°12 1894-1896

26 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1894

BHV :  le 23 janvier, Xavier Ruel achète le n°45 de la rue de la Verrerie et en fin d’année le n° 5 de l’impasse du Coq St jean.

Grands magasins :

1894 Alphonse Kahn et son cousin Théophile Bader exploitent une petite boutique de frivolités pour la mode, d’une dizaine de m² : « les Galeries Lafayette ».

Les futurs magasins réunis :

Antoine Corbin qui a créé de nombreux magasins dans l’Est de la France, ouvre « le Bazar du Château d’eau " place de la république".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La mode de 1891 à 1894 a peu évolué. Taille serrée et hanches galbées.

En France:

Le soir du 12 février 1894, un anarchiste Emile Henry lance une bombe dans l’Hôtel Terminus près de la gare Saint Lazare. Une vingtaine de personnes furent blessées.

1894, le 25 juin, le Président Sadi Carnot tombe sous le couteau d’un assassin anarchiste italien : Sante Geronimo Caserio. La France pleure ce président consciencieux, laborieux, digne, aimable et ferme. Des funérailles nationales sont organisées, il sera inhumé au panthéon.

Jean Casimir Périer sera élu Président, le 27 juin 1894, il démissionnera 6 mois plus tard le 16 janvier 1895.

1895 : Paris prend l’aspect d’une capitale cosmopolite. Les parisiens délaissent leur ville, le weekend ou l’été et s’évadent à la campagne ou les bords de l’eau ou des voyages au bord de la mer !

1895 Quelques Publicités BHV !

1895 :  

Félix Faure est élu en 1895, il se rapproche de la Russie, il reçoit le Tsar Nicolas .

1895 Loisirs  : Paris prend l’aspect d’une capitale cosmopolite. Les parisiens délaissent leur ville, le weekend ou l’été et s’évadent à la campagne,  les bords de l’eau ou des voyages au bord de la mer !

Les frères Lumière ont créé le cinématographe (aux deux fonctions de caméra prise de vue et projection). La première séance cinématographique publique ! C’est exceptionnel !  

Le propriétaire du Grand Café, 14 Bd des Capucines  céda son sous-sol  à raison de 30 F par jour. La période de Noël avait été choisie à raison d’1 F la place. Une dizaine de courts métrages, était projetée pendant une vingtaine de minutes. Le succès fut tel qu’on comptait 2000 à 2500 clients par jour. Quel étonnement de voir ces tableaux en mouvement, les spectateurs hallucinaient ! Le cinéma était né !

Les écrivains de l’époque  continuent d’écrire, Emile Zola, Pierre Loti, Alphonse Daudet, Sully Prudhomme. Anatole France, Georges Sand…

Alexandre Dumas fils meurt (La Dame aux Camélias),

Le 5 octobre sont célébrées les funérailles nationales de Pasteur. Grace à lui, l'hygiène est devenu un point plus important au quotidien.

1896 :

1896, Félix Faure  est confronté au développement de l'affaire Dreyfus, officier juif de l’armée française condamné fin 1894 à la déportation en Guyane.

Les  jeux Olympiques eurent lieu à Athènes grâce à Pierre de Coubertin.

Soucieux de promouvoir la Paix dans le monde par le sport, P de Coubertin  développe le sport et l’athlétisme. L’ouverture  des jeux olympiques eut lieu un 25 mars et les épreuves durèrent une dizaine de jours sous les yeux de 80 000 spectateurs.

1896 –1898  Années scientifiques!

Fantastiques découvertes de la physique fondamentale

En Allemagne M Roetgen découvre les rayons X.

le Français Antoine Henri Becquerel  découvre la radioactivité

Pierre et Marie Curie, découvre le radium,

les rayons X seront utilisés en médecine dès 1897.

1897 : Un anglais : Joseph John Thomson, découvre l’électron.

1898 : Pierre et Marie Curie découvre le  polonium.

1896 :Développement de l'automobile.

Exceptionnel, l’automobile se développe et l’on assiste à la première course organisée par "l’Automobile Club de France" : Paris-Marseille-Paris soit 1744 km qui se déroule sur dix jours du 24 septembre au 3 octobre. Les étapes successives, les progrès des automobiles, la qualification des concurrents  exaltent la population. Il faut braver, la chaleur, le mauvais temps le vent, le Mistral... La grande aventure !

Les voitures de Classe A 1ère série de 2 à 4 places, 2éme série : + de 4 places, et les motocycles

38 voitures, (4 à vapeur et 34 à pétrole) et 14 véhicules divers( à pétrole) prirent le départ.

La vitesse moyenne des automobiles fut de 22 à 30 km/h selon les étapes! Panhard et Levassor furent les grands gagnants. 

 

 

Les représentants, des véhicules à moteur à vapeur, eurent de très faibles résultats  et ce moyen de locomotion sur route fut définitivement abandonné.

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°11 1889-1893

19 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

PARIS : 1889,

Le 6 mai, le président Carnot inaugure l’Exposition Universelle pour fêter le centenaire de la révolution. Elle reçoit d’innombrables visiteurs et la Tour Eiffel achevée, attire la foule.

« Un représentant des ouvriers de la Tour Eiffel prononce une allocution au Président Carnot « Le centenaire que vous célébrez aujourd’hui…montre combien le gouvernement de la république est soucieux des intérêts des travailleurs et prouve que la France sera toujours le berceau de la civilisation et du progrès…Ce gigantesque travail est presque achevé et c’est avec un sentiment d’orgueil que nous sommes fiers de cette présentation… Car nous montrons que l’industrie française sait surmonter tous les obstacles, quelques périlleux qu’ils puissent paraître, dès qu’il s’agit de la gloire du pays !... »

Imaginez …. En regardant la tour Eiffel, l’exposition d’horticulture à sa droite et d’arboriculture à sa gauche. Par delà du champ de Mars : les 3 palais couronnés de dômes. Au dernier plan, le palais des machines et au premier plan l’Histoire de l’habitation Humaine. … les galeries de l’agriculture…

Ainsi l’exposition est découpée par genre et rien n’est oublié :

- Les œuvres d’Art,

- L’éducation et enseignement matériel (de l’éducation du petit enfant , en passant par l’imprimerie, la librairie, la photographie, la musique, la médecine, la géographie et la topographie…

- Le mobilier et accessoires (meubles, cristaux, verrerie, bronzes, tapis, horlogerie, chauffage, maroquinerie, vannerie, brosserie…)

- Les Tissus, vêtements et accessoires

- L’industrie Extractive

- L’outillage et procédés des industries mécaniques. Electricité.

- Les produits alimentaires.

- L’agriculture, viticulture et pisciculture.

- L’Horticulture

Cette multi- exposition nécessite beaucoup de temps pour la visiter

Les moyens de locomotion dans l’enceinte de l’exposition diffèrent : un petit chemin de fer de 6 km, des fauteuils roulants élégants et légers  et des ânes égyptiens, très beaux tout blancs de poil, conduits par des âniers d’Egypte, en costume national !

L’éclairage électrique est présent dans de nombreuses parties de l’exposition et cela… c’est le progrès !

La clôture de l’Exposition eut lieu le 6 novembre. Tout, fut succès, mais l’exposition Habitation, en particulier Coloniale où une véritable ville orientale avec ses fines tours et ses minarets brillaient sur l’esplanade des Invalides, fit l’admiration de tous.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893

N’oublions pas que durant la période 1874 à 1900, la politique coloniale de la France se poursuit  et atteint son apogée. Sous forme de colonies, ou sous forme de Protectorat. Des pays d’Afrique passe sous la tutelle française  (après l’Algérie, ce fut la Tunisie, le Maroc, le Congo, Soudan, Gabon, Tchad, Madagascar etc…En Asie, le Cambodge et le Laos passe sous contrôle français. La France renforce ses positions dans certaines provinces chinoises.

Les Loisirs : Parmi les distractions  proposées, le cirque, apparu en Angleterre à la fin du XVIIe siècle, connaît dans les années 1890 un grand succès dans la capitale.

Les spectacles et numéros attirent un public de plus en plus nombreux dans des lieux comme l’Hippodrome ou encore les Folies-Bergère.

1890 : Paris qui vient de fêter le nouvel an se réveille dans la panique;  la grippe contagieuse appelée  « influenza » que l’on croyait disparue, fait des centaines de morts. Les employés des Grands magasins du Louvre et leurs clients sont les premières victimes.

Cette année compte d’autres défunts dans le monde politique : le Baron Haussmann, l’ancien président Jules Grévy , le général Boulanger…

BHV :

1890 en décembre, Xavier Ruel acquiert auprès de M Gerbéron le n°58 rue de Rivoli.

 

1891 : L’hiver fut très rigoureux

 

BHV :

En Mars 1891, Xavier Ruel obtient un permis de construire pour un nouvel immeuble : moderne et fonctionnel.

Le 9 rue du Plâtre qui deviendra service des comparaisons, service Formation et Fondation d'Art des Galeries Lafayette de nos jours.

Cette année là, la  tension monte contre les Grands Magasins :

Tout le monde n’apprécie pas l’ascension des grands magasins !La preuve en est, dans ce livre argumenté qui dénonce le nouveau type de commerce : Un fléau national :  les grands magasins de Paris et les moyens de les combattre par Alexandre Weill (1891).

Nous vous en livrons quelques extraits un peu sévères :

"…Dans un de mes derniers numéros de Paris, j'ai promis une enquête sérieuse sur les grands magasins d'accaparement de Paris, que tout le monde (propriétaires, fabricants, ouvriers, employés, marchands de gros et de détail, industriels) attaque, chacun en particulier, sans qu'un journal, jusqu’à ce jour, ait osé leur servir d'interprète, je ne dis pas par un article, mais pas même par une ligne ou un simple mot! 

 Les grands magasins font pour des centaines de mille francs d'annonces dans tout les journaux de France et de l'étranger, et comme la presse la meilleure, dans notre organisation sociale, n'est plus qu'une spéculation d'argent, en mettant au second et même au troisième rang les principes et le talent, et cela sous tous les rapports… il sera toujours impossible à un journal français de signaler les abus et les dangers de ces maisons d'accaparement; abus et dangers qui vont croissants, corrompant non seulement la famille, le commerce, l'industrie, le bien-être de la grande majorité des Français, mais compromettant la moralité, la réputation de l'industrie nationale, et réagissant forcément, en augmentant le déficit, sur le budget général de la France. La presse n'est pas vendue, elle est rendue!

Cette intervention de l'État, qui est urgente, sera considérée comme nécessaire, inévitable, indispensable quand j'aurai prouvé :

Premièrement : que les grands magasins sont la ruine de la famille, de la morale publique et de la population;

Deuxièmement : qu'ils sont la ruine de la propriété grande et petite;

Troisièmement : qu'ils sont la ruine du petit commerce de toute la France;

Quatrièmement : qu'ils sont la ruine, non seulement du petit commerce de détail, mais même du grand commerce en gros;

Cinquièmement : qu'ils sont la ruine des fabricants et des ouvriers qu'ils emploient;

Sixièmement : qu'ils sont la ruine de l'industrie nationale;

Septièmement : qu'ils sont la cause première de la décadence de toutes les industries françaises et de l'infériorité de leurs produits;

Huitièmement : qu'ils sont et qu'ils seront de plus en plus la ruine du budget.

Enfin, que tôt ou tard, maîtres absolus et des producteurs et des consommateurs, s'ils ne sont pas enrayés par des lois, ils empiéteront forcément, isolés ou réunis et fusionnés, sur le domaine politique et deviendront, s'ils ne le sont pas déjà, un danger politique et social.

Je viens d'ouvrir une discussion sur une question vitale et brûlante. Impossible de l'éviter, car j'ai dit tout haut ce que tout le monde se dit tout bas…..

Il faut qu’on trouve les moyens pour faire disparaître ces maisons d’accaparement car il faut absolument qu’elles disparaissent !!!"

Malgré cet avis, les publicités continuent pour les grands magasins et pour les nouveaux produits du quotidien : machine à coudre appelées aussi couseuses, filtre à eau : ancêtre du Brita !outillages, appareils médicaux, appareils photos.

1892 Le BHV

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893

1892-1893  Une série d’attentats sanglants marquent l’histoire de Paris.

Explosions du 27 mars, rue de  Clichy et Saint-Germain ; un anarchiste Ravachol est arrêté. 

La police multiplie les perquisitions, expulse des étrangers suspects. Paris présente un visage de ville assiégée. Sa prospérité s’en ressent : Plus de promeneurs dans les rues, des boutiques, musées et théâtres sont fermés. Bien sûr, les recettes des magasins s’effondrent. Alors que le calme revenait, on découvre de la dynamite à la préfecture et une autre bombe explose  rue des Bons Enfants.

Des étrangers affolés prennent la fuite…Certains commerçants voyant la baisse de clientèle et de chiffre d’affaires pensent à s’installer en Province. Au milieu de cette tourmente des orateurs se font connaître : jean Jaurès, Sébastien Faure ou Jean Grave, l’un des pionniers de l’anarchisme !

Le 9 décembre 1893, une bombe explose à la chambre des députés, elle fut déposée par un certain Vaillant.

Le BHV

1893 Le BHV rénove, agrandit ses baies sur la rue de Rivoli.

En 1893  Xavier Ruel réalise rue du Cloître Notre-Dame une salle des fêtes et un abri pour les voitures de livraison, les écuries et le fourrage.

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°11 1889-1893
la salle des Fêtes

Le plus important est le dispensaire, il reçoit chaque jour plus 100 enfants, sans distinction, ceux qui s’offrent, et à  qui à l’aide de médecins dévoués et de soins assidu, il rend la santé et quelques fois la vie, pendant qu’il rend aux familles l’espérance et le courage. Et tous ceux qu’il a secourus pendant ces 12 années témoignent de leur reconnaissance pour cette œuvre maîtresse, à laquelle la ville de Paris a rendu hommage.

Mais ce n’est pas assez. Ruel qui avait dès la guerre de 1870 commençait des distributions de secours en nature et en argent, les continuera infatigablement chaque année pour tous ceux qui s’adressent à lui ou que sa sollicitude découvre.

En  1893,  Xavier Ruel est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Son personnel fête cet événement à la Salle des fêtes : le Casino Notre-Dame. La joie de tous, lui fut certainement plus sensible que le ruban de sa boutonnière.

Et c’est ainsi que, pendant 20 ans, les élus du 4e arrondissement marche au côté de  cet homme de bien, resté humble dans la fortune et la personnalité.

 

 

A bientôt en 1894, puis nous alternerons  par d'autres thèmes....

 Nous parlerons du nouveau restaurant Eataly ...

Notre ami Jean-Pierre nous parlera de Saintes..

Et Antoine nous proposera un livre. 

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°10 1887-1889

13 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

En France :

Entre 1887 et 1889, un grand nombre d'opposants au régime participèrent  à un mouvement politique : «  le Boulangisme » qui rassemblait les adversaires du régime en place au point de le menacer. (Réuni sous le nom du général Boulanger)

Cette période de la IIIe République développait l'idéal patriotique d'alors, d'une gauche jacobine à une droite nationaliste. Aucune figure populaire n'incarnait plus, ni le gouvernement, ni l'opposition.

Pour mémoire : Avant 1880, se manifestait une renaissance patriotique. Jules Ferry voulait que les instituteurs puissent façonner l’âme des petits écoliers; il fit distribuer dans les écoles des chants militaires. Il encouragea les sociétés de gymnastique, des bataillons scolaires. La France,  rêvait de revanche sans vouloir la guerre. Dans les villes dominait le désir de la revanche et dans les campagnes la crainte de la guerre.

A partir de 1881, une dépression mondiale atteignit la France. Elle affectait surtout le monde agricole. Le prix du blé baissa de 30%. Les vignobles furent détruits par le phylloxéra. La valeur de la terre s'effondra. Une crise financière frappa l'épargne paysanne.

La bourse baissa. Le portefeuille d'escompte de la Banque de France perdit environ ¼ de sa valeur  entre 1881 et 1885. Le commerce général perdit 30% de son chiffre d’affaires.

Le commerce:

Les petits commerçants étaient particulièrement touchés, car, malgré cette crise, les Grands Magasins développaient leur clientèle. (publicité Mars 1888)

Cette année est favorable aux grands magasins du Louvre.

Le Louvre a absorbé l'Hôtel du Louvre avec ses splendides salles des fêtes . Les clients découvrent un véritable palais : " Coupoles de glaces et d'or, escaliers royaux...  Les comptoirs sont élargis...Air, lumière, ascenseurs..."

Grands magasins du Louvre Le grand Hall, rayon des soieries. (Le monde Illustré 1888)

Dans ce ralentissement de l'activité économique, le budget de l'État creusait son déficit, et la dette publique s'accroissait.

Les ouvriers touchaient des salaires de 5 à 6 francs par jour à Paris, de 3 à 4 francs en province, pour des journées de travail de onze à douze heures. Des grèves éclataient, ici et là.

L'opinion n’appréciait pas l'instabilité gouvernementale.

Les radicaux apparaissaient comme de dangereux théoriciens et non pas comme des hommes de gouvernement.

La France dans les élections avait dit ce qu'elle ne voulait pas mais, les candidats sans attrait, ne lui permettait pas de dire ce qu'elle souhaitait. La France voulait autre chose !

Après la réélection de Jules Grévy, celui-ci demanda à C de Freycinet de former un nouveau ministère qui groupait : opportunistes et radicaux. Le 7 janvier 1886, le portefeuille de la Guerre fut confié à un jeune général républicain du nom de Boulanger.

Georges Boulanger est décrit comme un bel homme, élégant. Il possédait de beaux états de services, brillant soldat et officier politicien, il arriva au gouvernement poussé par Clemenceau Il dépose un projet de réorganisation de l'armée qui fait sortir les officiers du rang et établit le service militaire obligatoire pour tous. Il se dresse contre les réactionnaires, et aussi contre les opportunistes. Boulanger très doué sait se faire aimer des troupes en améliorant le sort du soldat et du sous-officier.

On le voit partout ; les parisiens se déplacent pour l’apercevoir, il préside, inaugure, fait des discours où le républicain se mêle au patriotique ; on ne cesse de parler de lui. Il monte un beau cheval noir ; sa barbe est blonde, son uniforme étincelant. On l’aime comme le héros de la revanche. Il fait peur à Bismark.

Ce général, ministre de la Guerre donne confiance dans un avenir de gloire

Dans le pays, des manifestations révèlent l'évolution du boulangisme.

Manifestations . (Le Monde Illustré 1888)

On a acclamé Boulanger, homme de gouvernement, puis, on l'acclame contre le gouvernement (députés et les sénateurs.) Tous ces sentiments vont se terminer en une formidable révolte de l'opinion publique contre le parlementarisme.

 Nous sommes donc en 1888.  Élu député du Nord en avril, Boulanger devient le chef du camp nationaliste à la Chambre. Il mène alors une campagne vigoureuse contre le gouvernement. Il exige la révision de la Constitution, prône la dissolution de l’assemblée parlementaire.

On n'ignorait pas la popularité de Boulanger, mais personne n’imaginait qu’il puisse réussir. Deux sentiments avaient eu raison de lui : l'antiparlementarisme et sa popularité.

Devenu l’homme le plus populaire de France, il était acclamé dans toutes les rues de Paris !

Après certaines agitations les grèves commencent : celle des terrassiers qui œuvrent pour la future exposition universelle, les violences contre les personnes furent réprimées, pourtant on vit des tombereaux renversés, des cafés saccagés sans que des sanctions soient prises.

Grève des coiffeurs(le Monde Illustré 1888)
grève des terrassiers (le monde Illustré 1888)

Le gouvernement commit l'erreur de chasser le Général Boulanger de l’armée. Le général Boulanger dépouillé de son grade et de son uniforme devenait pour le gouvernement un adversaire redoutable car il n’était plus retenu par les liens de la discipline

 

Boulanger se présenta à toutes les élections partielles où il avait des chances. Il fut élu cinq fois député au cours de l'année 1888.

Le 12 juillet, le Président du Conseil, Charles Floquet et Boulanger vont se battre en duel : Boulanger est blessé…


C'est le 27 janvier 1889 que le boulangisme atteignit son apogée. Ce jour-là, Boulanger fut élu député de la Seine par 245 000 voix contre 162 000 à son adversaire républicain. L'élection avait pris le caractère d'un choix entre Boulanger et le régime. Ce fut un triomphe éclatant

La police était boulangiste ; l’armée était boulangiste, à Paris la foule débordait d'enthousiasme : Boulanger n'avait qu'un geste à faire pour être porté à l'Elysée. Ce geste, il ne le fit pas. Boulanger démissionne de sa charge de député, se fait à nouveau plébisciter à l’occasion de nouvelles élections partielles.

Dans le pays, l’agitation est à son comble. Le gouvernement réagit en dénonçant le "complot boulangiste", et lance un mandat d’arrêt contre le général, en avril 1889. 
Boulanger s’exile alors à Bruxelles avec sa maîtresse. Il est condamné par contumace. Les élections législatives de septembre 1889 ne lui sont pas favorables.

En mai 1889  s'ouvrit l'Exposition universelle. (Nous en parlerons plus tard).Les boulangistes n'avaient pas osé troubler son ouverture. Quelques mois plus tard, les boulangistes perdirent les élections. Et ce fut la fin du Boulangisme.

Georges Boulanger est mort en Belgique en septembre 1891, bouleversé par la disparition de sa maîtresse, il se suicidera sur sa tombe.
Même sans Boulanger, on peut penser que le boulangisme existait déjà d'une certaine manière. Il a exprimé, au cours de son évolution, une déception profonde de ce qui était, et une aspiration confuse vers quelque chose d'autre, mais quoi?

Le boulangisme est né d’une volonté d'un grand pays vaincu de prendre sa revanche, de retrouver sa foi en l'avenir ; de l’écœurement d'un régime instable qui piétinait et de la crise économique, 

Il y a toujours, dans notre démocratie, un boulangisme latent qui, suivant les circonstances, demeurent endormi ou se  réveille.

BHV :

En 1889 Xavier Ruel acquiert le 9 rue du Plâtre. Futur service formation.

Le BHV communique : on peut lire cette annonce dans la presse de l’exposition universelle.

 

 

 

 

   En témoigne aussi cette affiche.

 

Paris :1889, il y a 130 ans

L'Exposition « universelle et internationale » de Paris a été saluée par tous les contemporains comme un gigantesque succès de la France, triomphe de l'intelligence, du sens de l'organisation et du goût français.

Elle a été l'avènement du métal comme matériau avec la construction de deux édifices impressionnants : la Tour de 300 m de M. Eiffel et la Galerie des Machines de M. Formigé.

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°10 1887-1889

Nous reviendrons prochainement sur cette exposition.

CD

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Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.

5 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #Livres et poésies

« Petite histoire illustrée

de l’ancienne principauté

de Boisbelle-Henrichemont »

Vous allez adorer ce livre de notre historienne, Martine Mallein Leguédois, bien connue des écrivains locaux.  Martine, dans ce livre a innové, en ajoutant de nombreuses photos des lieux et bâtiments.

Cet ouvrage très illustré en couleur, format paysage sur beau papier brillant de 200 g, est  très plaisant. Il illustre bien cette histoire locale du Berry qu’Elle accompagne par un texte sobre et des documents d’archives.

CD : Martine tu viens d’éditer un nouvel ouvrage intitulé « Petite histoire illustrée de l’ancienne Principauté de Boisbelle-Henrichemont, peux-tu nous le présenter.

MM : Une fois encore c’est le Berry qui est mon centre d’intérêt. Voilà douze ans que c’est mon sujet de prédilection. L’histoire de cette ancienne province française composée depuis la Révolution de deux départements, le Cher et l’Indre, me passionne. J’y trouve un patrimoine historique et culturel exceptionnel, à commencer par le petit village de mes ancêtres où nous possédons une petite maison. 

CD : D’où l'idée de ce nouvel écrit?

MM : Effectivement, voilà une bonne douzaine d’années que j’essaie de découvrir l’origine de cette petite principauté située « près Berry ».

CD : J’aimerais comprendre pourquoi représenter ton village en première de couverture par un Chêne, cela m’intrigue et mettre en 4ème de couverture une photo de sa place centrale ?

Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.
Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.

MM : Le chêne est tout d’abord le symbole de majesté, de force, de longévité, de solidité, ce qui est le cas de notre petit village dont on trouve l’origine depuis l’an mille et qui connut son apogée au XVIIème siècle avec Sully.

Par ailleurs, si l’on se réfère aux Grecs, le chêne est le temple où demeuraient les nymphes, vivant ainsi en harmonie avec la nature. Or la cité de Sully se cache au milieu des forêts qui l’entourent et selon le folklore berrichon, notre terre est pays d’un certain occultisme. On parle de « birettes » c’est-à-dire de sorcières mais aussi de fées, de jeteurs de sort mais aussi de leveurs de sorts. Ne l’oublions pas qui mieux que George Sand raconta ce pays berrichon dans ses romans champêtres.

CD : Je comprends mieux maintenant pourquoi tu évoques un Chêne. Quelle est la raison qui t’a amenée à mettre au dos de ton ouvrage la photo de la place centrale ?

MM : Car c’est un joyau de l’architecture et de l’urbanisme du XVIIè siècle, on en reparlera plus loin.

 CD : J’en reviens au terme que tu as évoqué une principauté « près Berry » Qu’entends-tu par ce terme de « près Berry » ?

 

Borne limite de la principauté et de la courronne de France

MM : Il s’agit d’un très petit Etat, indépendant du royaume de France, très pauvre, ne couvrant que de 15000 ha seulement. Ma curiosité m’a conduite à remonter le temps, jusqu’à son origine possible vers l’an 1000 et à essayer de connaître ses princes, cousins des rois de France, qui gouvernèrent la Principauté dite de Boisbelle, en toute autonomie.

CD : Tu nous racontes par conséquent l’histoire de cette Principauté de Boisbelle, mais d’où vient ce nom d’ Henrichemont que tu y associes ?

MM : Sully, le grand ministre de Henri IV est passé par là. Voulant se constituer un territoire au cœur de la France, il acheta la Principauté au prince Charles de Gonzague en 1605 et on ne sait pas exactement pourquoi, il décida d’y construire ex nihilo, c’est-à-dire à partir de rien, sa capitale à laquelle il donna le nom de son souverain Henrici Mons d’où Henrichemont.

 

CD : Il a donc construit sa ville ou plutôt sa capitale, c’est incroyable. Il a réussi cette gageure ? Mais comment, avec quels deniers ?

MM : Avec la générosité du Roi. Ainsi la construction de la ville commença-t-elle en 1609 avec un architecte exceptionnel, Salomon de Brosse, qui plus tard construira le palais du Luxembourg et le grand urbaniste, Claude de Chastillon, pour ne citer que les plus célèbres de ces bâtisseurs.

 

Henrichemont pavillon dessin de Salomon de Brosse  biblio de l'institut

Henrichemont pavillon dessin de Salomon de Brosse biblio de l'institut

Henrichemont plan de l'urbaniste Claude de Chastillon

Henrichemont plan de l'urbaniste Claude de Chastillon

CD : Que du beau monde! 

MM : Sully a fait appel au gratin parisien pour construire sa ville et pour faire acheter les belles maisons par les mêmes propriétaires que ceux de la place des Vosges.

Hotel de Sully

Hotel de Sully

CD : Cette cité ne figure pas, me semble-t-il, dans les guides touristiques

MM : Ou si peu, car trois fois hélas, Henri IV était assassiné en 1610 et le chantier de la ville n’allait pas être achevé. Tu comprends maintenant tout l’intérêt que je porte à Boisbelle et à Henrichemont. Beaucoup d’écrivains du XIXème siècle se sont plongés dans l’histoire de cette petite principauté. Les écrits se sont multipliés encore au XXème siècle. J’ai donc souhaité faire connaître la vie de la petite principauté « près Berry » en accordant une primauté à l’image. A l’époque actuelle on croit beaucoup à la culture de l’image. C’est ce que j’ai essayé de faire en adoptant pour l’ouvrage un format original à l’italienne, ce qui m’a permis de mieux mettre en valeur mes nombreuses photos.

 

 

Henrichemont la place Henri IV et le puit
Porche hôtel du boeuf

 

Plus vielle maison de Boisbelle 16e s

Plus vielle maison de Boisbelle 16e s

CD : Je comprends, c'est un beau travail , bravo Martine. Combien de pages ?

MM : Ce livre possède 76 pages avec une centaine de photos, le tout sur un beau papier glacé et une couverture cartonnée. Je le vends 20 € plus frais d’expédition.

CD : Merci Martine pour cette conversation qui nous a permis de découvrir, avec beaucoup d'intrêt « ta principauté »

MM : J’ai oublié de te dire qu’on n’y payait pas d’impôt !

 

Prix 20 € +6.60 de port et emballage.

En vente par correspondance à l’association : «  Maintenir la Mémoire locale/Martine Mallein –Leguédois »

 mail : amml180@yahoo.fr

Photo aérienne Henrichemont 2009 ph  jp Gilbert

Photo aérienne Henrichemont 2009 ph jp Gilbert

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Peindre dans la vallée de la Creuse 1830-1930 par Martine Mallein

29 Mars 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture

Martine Mallein nous invite à découvrir une exposition étonnante à l’atelier Grognard, près du Château de Rueil Malmaison.

Nous voici toujours plongés dans cette tranche d’Histoire que nous vivons ensemble chaque semaine.  Et, qui mieux que Martine pouvait le mieux, dans notre réseau nous parler sur un plan historique de ce coin de France.

Merci Martine.

La peinture dans la vallée de la Creuse entre 1830 et 1930 avec la contribution de George Sand et de Maurice Rollinat au développement du foyer artistique de Crozant.

A cheval entre les départements de la Creuse et de l’Indre, les gorges de la Creuse invitent au voyage, gorges que l’on qualifiera plus tard de vallée des peintres " Tout y enflamme l’imagination… tout y serre le cœur " dira George Sand émerveillée.

Ce paysage est " si riche que le peintre ne sait où s’arrêter ". De l’éperon rocheux qui domine le confluent encaissé des deux Creuse (grande et petite), les rives de la  Sédelle et les restes du château-fort du XIIIè siècle, ces paysages vont inspirer les peintres une centaine d’année.

Peindre dans la vallée de la Creuse 1830-1930 par Martine Mallein

En effet si George Sand, a découvert, en compagnie de son fils Maurice et de Frédéric Chopin, cette magnifique nature sauvage, Nohant ne se situant qu’à une cinquantaine de km de la vallée de la Creuse, elle fit partager son amour du lieu, au poète Maurice Rollinat.

La Maison de George Sand

 

Maison de Georges Sand Le monde  illustré 16 août 1884

Maison de Georges Sand Le monde illustré 16 août 1884

Maurice Rollinat jouit encore de nos jours d’une grande notoriété en Berry. Fils d’un député de l’Indre, il naît à Châteauroux en 1846 et meurt à Ivry-sur-Seine en 1903.

Il écrit dans les années 1870 ses premiers poèmes qu’il fait lire à George. Celle-ci l'invite à tenter sa chance à Paris. Il y publie son premier recueil Dans les brandes (1877).

Gargilesse

Gargilesse

Seul au piano, le jeune poète exécute ses poèmes en musique. Ses textes, allant du pastoral au macabre en passant par le fantastique, valent à Rollinat une brève consécration en 1883.

Cette année-là, le poète publie Les Névroses, qui laisse les avis partagés. Génie ou sous-Baudelaire selon Verlaine ? Son ami Barbey d’Aurevilly écrira de son côté « Rollinat pourrait être supérieur à Baudelaire par la sincérité et la profondeur de son diabolisme ». Il qualifie Baudelaire de « diable en velours » et Rollinat de « diable en acier ».

 

Malade et fatigué, Rollinat, ce poète-musicien, qui aime décrire l’aspect si paisible de la nature berrichonne, décide en 1883 de quitter la vie parisienne et de « s’exiler » définitivement à Fresselines, petit village situé au Nord de la Creuse. Il s’y installe avec sa nouvelle compagne, Cécile Pouettre. Cette terre creusoise ne lui est pas inconnue.

Il y écrira cinq livres de poèmes : l'Abîme (1886), La Nature (1892), Le Livre de la Nature (1893), Les Apparitions (1896) et Paysages et Paysans (1899), ainsi qu'un recueil en prose : En errant (1903).

Quant aux peintres, dès 1830, ils seront inspirés par ce magnifique spectacle des gorges variant selon les saisons. La lumière changeante au fil des heures, les couleurs et les formes du paysage sont sources d’émotions nouvelles pour ces artistes.

 

De l’arrivée des impressionnistes jusqu’aux années 1930, les courants artistiques paysagistes vont ainsi se succéder au voisinage de la Creuse.

Il faut souligner que ceux qui vont résider sur place ou être simplement de passage vont bénéficier d’une révolution de la peinture non négligeable car apparaissent dès 1841 les premières couleurs industrielles prêtes à l'emploi.

L'invention du tube souple compactable, fermé hermétiquement à l’aide d’une pince permet aux peintres de transporter des tubes de peinture déjà préparés, pouvant ainsi plus facilement leur permettre de s’évader de leurs ateliers pour travailler en plein air.

Maurice Rollinat, amateur d’art, va attirer ainsi dans sa maisonnette de La Pouge à Fresselines, de nombreux peintres.

C’est ainsi qu’il ouvre sa porte à Claude Monet (1840-1926). Au printemps 1889, du 5 ou 6 mars au 19 mai, Claude Monet effectue, à l’invitation de son ami, un séjour en Creuse.

Le peintre déclare dans une lettre de 1889 à Alice Hoschédé : « A force de regarder, je suis enfin entré dans la nature du pays. Je le comprends à présent et vois mieux ce qu’il y a à en faire ». Il réalisera une série sur le site du confluent des deux Creuses et produira 23 toiles dans la vallée, dont le célèbre pont de Vervy. 

Pendant un siècle, plus de 400 artistes sont venus chercher l’inspiration dans ces paysages entre Berry et Limousin. On peut citer entre autres Théodore Rousseau, l’un des maîtres de l’Ecole de Barbizon, Armand Guillaumin, Anders Osterlind, Francis Picabia, Othon Friesz, Eugène Alluaud

Chacun aura fait preuve d’une observation minutieuse de la nature, étudiant attentivement les effets changeants de la lumière. Les journaux parisiens se font l’écho du travail des peintres. Il en résulte un engouement touristique certain. Mais en 1926, la construction dans le département de l’Indre du barrage d’Eguzon, créant un lac de retenue, ce qui va modifier considérablement le caractère sauvage des gorges, la forêt envahissant les vallons.

 

Une très belle exposition à ne pas manquer vient d’ouvrir ses portes à l’Atelier Grognard de Rueil-Malmaison jusqu’au 26 mai 2019 : « Peindre dans la vallée de la Creuse 1830-1930 »

Martine Mallein

Du mardi au dimanche de 13h30 à 18h

6, Avenue du Château de Malmaison, Rueil-Malmaison

Réservations et renseignements

Téléphone : 01 47 14 11 63 Internet : https://www.villederueil.fr

 

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 9

22 Mars 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

En France :

1881 : Un nouveau président : Jules Grévy est élu par le Congrès réuni à Versailles.

Il succède à Mac Mahon démissionnaire.

Nous sommes dans la pérennisation de la République.

 Le 14 Juillet devient la date de la fête nationale et la Marseillaise est reconnue comme notre Hymne National. (La première fois ne dura que 9 ans entre 1795 et 1804) le 14 juillet 1881 sera célébré  à Longchamp.

Jules Grévy  permettra le droit de réunion et la liberté totale pour la Presse (Loi du 29/07/1881). Il décidera en 1884 du vote pour élire les maires dans les communes.

Il sera réélu en 1885, mais  sera obligé de démissionner suite aux malversations de son gendre.

Dans ce pays calmé, le 1er Ministre J Ferry obligera les enfants à aller en école primaire de 6 à 13 ans

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 9

A Paris le magasin du Printemps créé par Jules Jaluzot en 1865 subit un grand incendie; une partie du magasin a résisté et quatre mois plus tard, les travaux de reconstruction commencent. La partie donnant sur la rue du Havre ouvre à l’automne 1882 et la partie de la rue de Provence ouvre au printemps 1883. Étonnant, ce magasin est illuminé uniquement à l’électricité !

 

 

Les Ruel :

1882 :  Le couple décide d'acquérir une villa : la villa des Enfants ou Villa Louise Ruel, bd de la Croisette afin de recueillir  40 à 50 jeunes filles malades, poitrinaires, comme on disait autrefois, qui vont chaque année reprendre la santé et la vie.

Les Ruel avaient pour habitude de prendre des congés à Cannes, on retrouvera des traces de leur passage à l’Hôtel des Pins, grand édifice de style néoclassique de 3 étages de plus de soixante dix chambres et vingt salle de bains ! Les fenêtres de la façade principale s’ouvrent vers la mer.

Construit en 1880, l’établissement se verra ajouter une rotonde aménagée  en jardin d’hiver et un superbe jardin.

Des illustres personnages y passeront : Tolstoï, Stravinski, Fénelon ainsi que le baron Pierre de Coubertin.

L’hôtel fait faillite, acheté en avril 1889 par un créancier, il est acquis ensuite par Xavier Ruel qui possède déjà l’hôtel beau Rivage et  la villa des Enfants   ou Villa Daigremont achetée en 1881, qui d'Asile Louise Ruel deviendra un lycée de jeunes filles. A présent, il est remplacé par le collège André Capron, 6 avenue de Madrid à Cannes.

La famille Ruel vendra l'Hôtel des Pins en 1939.

En France :

Politiquement, le temps des expériences s’achève avec la pérennisation du régime républicain. À la fin des années 1880, la  IIIe République est dans sa phase d’enracinement.

A l’ère des grandes avancées industrielles, de nombreuses nouveautés techniques apparaissent et se démocratisent.

Ainsi la photographie, est désormais pratiquée par un grand nombre, juste pour le plaisir. Cette activité s’inscrit dans le vaste mouvement de développement des loisirs.

Ci-dessous : Photo de l'Hôtel de Ville en reconstruction en 1880 et le Grand Bazar de l'Hôtel de Ville la même année.

et

Bien que l’inauguration officielle du nouvel Hôtel de ville ait eu lieu le 13 juillet 1882, le programme de la décoration picturale des nombreuses salles d’apparat n’est arrêté qu’en 1888, et son exécution se poursuit jusqu’en 1906.

 

Paris : devient de plus en plus propre!

Les 24 novembre 1883 et le 7 Mars 1884,   Eugène  Poubelle, préfet de la Seine décide par arrêtés préfectoraux  l'enlèvement des ordures ménagères, à condition qu'elles soient stockées dans un récipient fait de bois et de fer blanc. Il s’agit de récipients mis à disposition des concierges d’immeuble ou propriétaires afin que chacun y dépose ses ordures. Monsieur poubelle suggérait même une forme de tri collectif pour la vaisselle et les coquilles d’huitres. Ce qui semble être raisonnable sur un plan d’hygiène apparaît comme insupportable pour les usagers et les chiffonniers qui ne pouvaient plus trier sur le trottoir !

Xavier Ruel :

En 1883 : (le 26 novembre) Xavier Ruel achète le 60 rue de Rivoli à Monsieur Roguet.

Son mandat de conseiller municipal qui lui étaient confié pour la première fois en 1884 par le quartier Notre-Dame  lui fut renouvelé quatre fois

Avec ce mandat il entre de plein droit dans toutes les grandes commissions de mairie, ne s’en regardant que comme plus obligé encore à s’occuper de ceux qui souffrent.

1885 : 

en avril et mai, Xavier Ruel prend possession du n°56  et du n° 62 de la rue de Rivoli.

 

Entre le milieu du XIXe siècle et l’aube de la Belle Époque, la France poursuit ses profondes mutations économiques et sociales produites par l’industrialisation et la croissance qui en découle. Les classes moyennes vont bientôt dépasser, en nombre, les ouvriers.

De 1884 à 1886 les Grands magasins se développent et lancent des publicités et affiches.

La mode séduit toujours!

 

 

 

 

Paris  1886 :

Nous arrivons en 1886, une décision importante est prise : Paris créera l’Exposition Universelle en 1889, qui donnera naissance à la célèbre Tour Eiffel. La Capitale va préparer pendant 2 ans cette exposition.

En mai, 107 projets furent exposés à l’hôtel de ville.

Le 26 décembre 1886 on peut lire dans la petite Presse : L’exposition 1889, conférence de M Berger.

M Berger  souligne que les expositions précédentes avaient péché par un manque d’organisation. «  Nous aurons d’abord le palais des machines qui aura 42 m de haut où sera installé une force motrice de 2500 chevaux-vapeur. De chaque côté, il y aura le palais des Arts libéraux et le Palais des Beaux-arts. Près de la Seine, on installera une sorte de rue des Nations. En face du pont, on installera cette fameuse tour Eiffel, tant critiquée mais dont Monsieur Berger ne craint pas de se déclarer partisan. Au Trocadéro, on installera une exposition florale ; sur l’Esplanade des invalides, celle des ministères. Voici notre but, s’écrie M Berger et nous espérons que tous les industriels français nous aideront dans notre tâche. 1889 ne sera pas un anniversaire politique, mais simplement la célébration du centenaire de l’égalité civile qui a donné à la France son expansion industrielle et commerciale. Inutile de dire que ce discours a été fréquemment applaudi par l’auditoire. »

Paris a fait un recensement par arrondissement : Le  1er et le 4e arrondissement comptent 68 800 et 98 500 habitants (le 11e et le 18 e étant les plus peuplés avec 200 000 habitants chacun).

La France vit dans le calme.

Paris flâne.

 

 

 

 

 

Paris vit au rythme des déplacements par le chemin de fer .

Paris invite aux festivités des réveillons.

La France aide ses pauvres. Dans le bulletin municipal du 29 juin 1886, on peut lire : Invitation au Préfet de Police de dresser un état de la mendicité à Paris.

" …Il faut croire que le nombre de mendiants a sensiblement augmenté pour que le conseil s’en inquiète. Nous savons que, parmi ces malheureux qui tendent la main au coin des rues, il y a des ouvriers sans travail, des enfants sans pain. Mais il y a une autre catégorie de mendiants qui pullule.  Ce sont les frères et amis à la recherche de places qui assiègent à chaque séance l’Hôtel de ville et le Palais Bourbon…"

Xavier Ruel

1887, Xavier Ruel ouvre un premier dispensaire au 44 rue Ste Croix de la Bretonnerie destiné aux enfants. Plus de 3000 enfants seront reçus après son ouverture. Les enfants prennent un bain et reçoive du lait, des sous- vêtements et des vêtements.

 

1887 En France :

A  la suite de la démission du Président Jules Grévy, les élections du 3 décembre 1887 virent la victoire de l’ancien ministre des finances Sadi-Carnot . Il restera président jusqu’à son assassinat, en juin 1894.

La fée électricité arriva dans  les demeures très progressivement et des ampoules de faible intensité remplacèrent les  lampes à pétrole ou à gaz. Le poste T.S.F à galène ou à lampes,  prit une place importante dans la cuisine.

On se retrouve bientôt pour la suite de cette histoire!

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 8

14 Mars 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Hélas à  l’automne 1870, la France entre en guerre, Paris est assiégé par les Prussiens.

C’est la défaite et Napoléon III. Il est fait prisonnier à Sedan le 1er septembre 70.

PARIS :

« Des forces révolutionnaires hostiles à la capitulation souhaitent alors instaurer à Paris une Commune insurrectionnelle. Celle-ci va naître peu après l’armistice, le 18 mars 1871.» (Citation Lettre du BHV)

En 1871, des élections pour une nouvelle assemblée constituante sont organisées. Les résultats sont clairs : les Français majoritairement ruraux votent pour les monarchistes et la paix. Adolphe Thiers devient le chef du nouveau gouvernement, s’installe à Versailles bien que le parti de Gambetta souhaitait continuer la guerre.

C’est la révolte entre les conservateurs et monarchistes de Province et les républicains de Paris, le peuple de la Capitale qui dénonce l’Armistice avec l’Allemagne, se révolte

Les ouvriers souffrent de la famine pendant le siège de Paris, ils ont beaucoup de difficultés à trouver des vivres.

1871 Entrée des légumes venant de banlieue

 

1871 Boucherie Canine et féline Quartier St Germain

Ils ont résisté aux attaques prussiennes et veulent : continuer la guerre et s'opposer à la nouvelle assemblée.

Ils se cotisent pour s’armer et défendre Paris, ils achètent des canons.

Thiers pressent la  révolte des Parisiens et veut les désarmer. Mais les Parisiens « communards » vont se battre contre l’armée de Thiers. Ils montent des barricades.

1871 Mars Construction d'une barricade
1871 Barricade fermant la rue de Rivoli à la Concorde

Pendant une semaine Paris est en feu et à sang.  (Bombardement des Versaillais sur le Champ de Mars et sur le Ministère des Finances). 

Les magasins sont brûlés, mais le Bazar de l'Hôtel de ville est épargné.

L’Hôtel de Ville est incendié par les Communards.

1871 Hôtel de Ville incendié (Marville)

Après une semaine sanglante, (massacres, condamnation à mort, déportations) du 21 au 27 mai 1871, la Commune fut renversée.

 C’est terrible : 25 000 parisiens fusillés, plus de 10 000 condamnés ou déportés.

La période  du siège de Paris et de la commune 1871 est une époque  difficile.

Xavier Ruel, homme philanthropique qui se souvient de son enfance, fait distribuer chaque matin 1000 livres de pain aux indigents de son quartier.

Il organise des caisses de prêts de secours et de retraite pour ses employés.

Xavier Ruel s’occupe des déshérités, il s’intéresse aux familles de ses employés, il fait des dons pour les naissances et les mariages.

Il fera distribuer aux nécessiteux de nombreux secours : charbon, couvertures, vêtements et chaussures.

En France :

Nous sommes dans une France  ébranlée par cette succession de conflits. La population parisienne est humiliée et affamée. Paris est endommagé,  les Tuileries furent incendiées et la colonne Vendôme abattue, les travaux d’embellissements d’Haussmann, arrêtés

La colonne Vendome détruite

 

 

 

 

 

 

 

Le 10 mai 1871, le traité de Francfort oblige le pays à abandonner l’Alsace et la Lorraine.

Le 4 septembre 1871 le député républicain Gambetta proclame la fin de l’empire et proclame la 3ème République.

En 1873, le Maréchal  Mac Mahon succède à Thiers (décédé le 24 mai,) pour une durée indéterminée

Son mandat de Président de la république sera prolongé le 20 novembre 1873.

Les Républicains reviennent en force et ils pousseront le Président Mac Mahon à démissionner en 1879 !

 

 

A Paris :

1875 : L'opéra Garnier est inauguré par le président Mac Mahon. L'opéra choisi est La Juive, opéra en cinq actes dont l'air le plus connu est "Rachel quand du Seigneur" 

1877 L'hôtel de ville de Paris est en reconstruction depuis 1874 (Il sera achevé en 1882).

1877 : Dans les mairies Françaises, le buste de Napoléon III est remplacé progressivement par notre "Marianne". Avec son bonnet phrygien : Elle symbolise la Liberté comme l'esclave libéré dans l'Antiquité.

 

Xavier Ruel

Le 5 novembre 1877, Xavier Ruel  ouvre,  rue de la Verrerie,  une  pension alimentaire pouvant accueillir 400 personnes où l’on paie 40 centimes (6 euros environ en 2012) le repas à 4 plats. On achète le ticket chez les buralistes.  Après enquête, il faisait distribuer aussi des cartes gratuites.

(Connu aujourd'hui comme atelier pour le couturier Alaïa)

 

 

 

 

Pendant des mois, à grands frais, il la maintient, mais les commerçants du quartier se plaignent et la pension ferme.

Une cantine est ouverte pour les employés « Pension des Dames »

Une Société Sportive est créée à l’usage de ses employés.

En 1877, le 16 décembre, les Ruel perdent Marie Louise, leur fille de vingt-deux ans, d’une tuberculose à Cannes.

 

Aristide Boucicaut, créateur du Bon Marché décède; Ce fut un homme remarquable, simple avec un esprit analytique.

Il chercha quelles étaient les réformes qui pouvaient être utiles d'apporter dans les habitudes commerciales et, les changements qu'il fallait opérer dans le commerce de cette période : Comment attirer la clientèle, mais surtout la fidéliser...

 

 En 1878, Les acquisitions de Xavier Ruel  s’accélèrent….

De locataire, Xavier Ruel devint propriétaire de tout l’immeuble du 54 rue de Rivoli et du 1 rue des Archives.

 

 

1878 :  Paris ouvre une nouvelle exposition universelle . Elle eut un immense succès et marqua le relèvement de la France dans tous les domaines.

 
Exposition Universelle 1878
Exposition Universelle 1878Exposition Universelle 1878

Exposition Universelle 1878

Paris change, Paris se reconstruit.Quelques rues de Paris de notre quartier Hôtel de Ville .

 

 

 

 

A suivre...

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 7

7 Mars 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

La mode en 1869 :

Grève dans les magasins.

1869 verra les premières grèves en France.  Le repos hebdomadaire depuis longtemps la revendication unique des employés  sera l’idée maîtresse des grèves des magasins.

La chambre syndicale des employés qui comprenait les employés des magasins de Nouveauté, après une réunion de 2000 employés, vote la grève de tous les employés, si les commerçants refusent de fermer le dimanche.

Un comité de Grève fut nommé donnant comme date butoir le dimanche 23 mai, où les employés n’iraient pas travailler.

Devant ce risque, le samedi 22 mai, les  «  Grands magasins du Louvre » et de « la ville de Paris » adhéraient à la fermeture hebdomadaire.  Le mot d’ordre fut observé et les patrons des autres magasins qui avaient décidé d’ouvrir furent obligés de fermer, faute de personnel. La grève ne dura que cinq jours.

Mais la chambre syndicale début octobre 1969  ne s’en tint pas là et demanda que la journée de travail fut limitée à 12 h par jour : 8 h du matin à 20 h le soir. Les patrons refusèrent et une nouvelle grève commença. Elle démarra dans le sentier  et s’étendit. Les commis, les caissiers, les acheteurs firent cause commune avec les grévistes. Sur 12000 commis  occupés dans le commerce de détail, 8000 avaient cessé le travail.

Pour soutenir les grévistes, la chambre syndicale délivraient des bons de nourriture et de logement. La Presse soutenait les grévistes.  Certains patrons négocièrent une fermeture à 21 h en été et 20 h en hiver, ce qui fut accepté.  Les Grands Magasins continuèrent leur résistance. Pour remplacer les grévistes, les grands magasins du Louvre acceptèrent d’embaucher une centaine d’orphelines proposée par  l’Assistance Publique.

Les employés réagirent et résistèrent, en créant des magasins concurrents coopératifs : « Grands Magasins de l’Union, association des employés du Commerce ». Solidarité oblige : un fabricant de toiles offrit pour 50 000 francs de Marchandise, l’association des tailleurs fournit un rayon de confection, les messageries françaises proposèrent leurs chevaux, camions et facteurs pour transporter colis et marchandises.

En décembre, la grève était terminée. Entre temps, un certain nombre d’employés avaient repris leur travail.  Beaucoup d’employés perdirent leur place, sans qu’aucun résultat n’ait été obtenu.

La satisfaction des employés pour éviter la grève ?!

En 1883 un Directeur du Bon Marché déclara :

« En 1869, nous avons eu cette grève : c’était avant la fondation de la Caisse de prévoyance ; Cette grève avait un caractère particulier qui ne se reproduira plus. Les grèves sont impossibles dans notre maison, parce que les chefs de comptoir et de services sont intéressés dans les bénéfices réalisés. En outre, les employés qui font partie de la caisse de prévoyance ont, pour la plupart, un capital trop important dans cette caisse pour faire quoi que ce soit qui le leur ferait perdre et de plus le chiffre  des appointements qui leur sont alloués retient encore les employés dans la maison ».

Depuis 1868, le peuple cherche à se distraire : on se promène dans les nouveaux parcs, on fréquente les cabarets, les guinguettes, on va voir les courses à l'hippodrome ou plus plus sportif encore : on découvre le canotage, et le vélo.

Nouveaux loisirs à la mode :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Vélocipède!  Le prix : 150 francs les petits, 200 francs les moyens et 300 francs les trois roues. Ce nouveau véhicule qui date de 1808 charme tous les parisiens et joint l'utile à l'agréable.

 

Les jeux de raquette du style Badminton , appelé aussi la Vole.

 

Nous nous retrouverons en 1870 !...

A bientôt.

CD

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