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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles récents

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 7

7 Mars 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

La mode en 1869 :

Grève dans les magasins.

1869 verra les premières grèves en France.  Le repos hebdomadaire depuis longtemps la revendication unique des employés  sera l’idée maîtresse des grèves des magasins.

La chambre syndicale des employés qui comprenait les employés des magasins de Nouveauté, après une réunion de 2000 employés, vote la grève de tous les employés, si les commerçants refusent de fermer le dimanche.

Un comité de Grève fut nommé donnant comme date butoir le dimanche 23 mai, où les employés n’iraient pas travailler.

Devant ce risque, le samedi 22 mai, les  «  Grands magasins du Louvre » et de « la ville de Paris » adhéraient à la fermeture hebdomadaire.  Le mot d’ordre fut observé et les patrons des autres magasins qui avaient décidé d’ouvrir furent obligés de fermer, faute de personnel. La grève ne dura que cinq jours.

Mais la chambre syndicale début octobre 1969  ne s’en tint pas là et demanda que la journée de travail fut limitée à 12 h par jour : 8 h du matin à 20 h le soir. Les patrons refusèrent et une nouvelle grève commença. Elle démarra dans le sentier  et s’étendit. Les commis, les caissiers, les acheteurs firent cause commune avec les grévistes. Sur 12000 commis  occupés dans le commerce de détail, 8000 avaient cessé le travail.

Pour soutenir les grévistes, la chambre syndicale délivraient des bons de nourriture et de logement. La Presse soutenait les grévistes.  Certains patrons négocièrent une fermeture à 21 h en été et 20 h en hiver, ce qui fut accepté.  Les Grands Magasins continuèrent leur résistance. Pour remplacer les grévistes, les grands magasins du Louvre acceptèrent d’embaucher une centaine d’orphelines proposée par  l’Assistance Publique.

Les employés réagirent et résistèrent, en créant des magasins concurrents coopératifs : « Grands Magasins de l’Union, association des employés du Commerce ». Solidarité oblige : un fabricant de toiles offrit pour 50 000 francs de Marchandise, l’association des tailleurs fournit un rayon de confection, les messageries françaises proposèrent leurs chevaux, camions et facteurs pour transporter colis et marchandises.

En décembre, la grève était terminée. Entre temps, un certain nombre d’employés avaient repris leur travail.  Beaucoup d’employés perdirent leur place, sans qu’aucun résultat n’ait été obtenu.

La satisfaction des employés pour éviter la grève ?!

En 1883 un Directeur du Bon Marché déclara :

« En 1869, nous avons eu cette grève : c’était avant la fondation de la Caisse de prévoyance ; Cette grève avait un caractère particulier qui ne se reproduira plus. Les grèves sont impossibles dans notre maison, parce que les chefs de comptoir et de services sont intéressés dans les bénéfices réalisés. En outre, les employés qui font partie de la caisse de prévoyance ont, pour la plupart, un capital trop important dans cette caisse pour faire quoi que ce soit qui le leur ferait perdre et de plus le chiffre  des appointements qui leur sont alloués retient encore les employés dans la maison ».

Depuis 1868, le peuple cherche à se distraire : on se promène dans les nouveaux parcs, on fréquente les cabarets, les guinguettes, on va voir les courses à l'hippodrome ou plus plus sportif encore : on découvre le canotage, et le vélo.

Nouveaux loisirs à la mode :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Vélocipède!  Le prix : 150 francs les petits, 200 francs les moyens et 300 francs les trois roues. Ce nouveau véhicule qui date de 1808 charme tous les parisiens et joint l'utile à l'agréable.

 

Les jeux de raquette du style Badminton , appelé aussi la Vole.

 

Nous nous retrouverons en 1870 !...

A bientôt.

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 6

28 Février 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Paris 1860 :

Paris se modernise, des quartiers entiers sont démolis pour être reconstruits.

Tel le quartier latin ci-dessous.


1860, année mémorable pour Paris, le 1er janvier en application de la loi du 28 mai 1859, les limites de Paris sont reculées jusqu’aux fortifications. Les communes d’Auteuil, Passy, Batignolles, Montmartre, La Villette, Couronne, Bercy, Vaugirard, Grenelles, sont incorporées dans l’enceinte de Paris.

Le bois de Boulogne y est ajouté et Paris est divisé en vint arrondissements, divisés en quatre-vingt quartiers.
Paris est  agrandi à 7 088 hectares.


 En 1860 : Le Baron Haussmann décide de construire deux théâtres : le Châtelet et le Théâtre Sarah Bernhardt, portant actuellement le nom de Théâtre de la Ville. Son architecte, Gabriel Davioud est à l’origine aussi de nombreuses fontaines et jardins de Paris. 
1861 : dix ans de pouvoir ont augmentés la prospérité de la France.

Victor Hugo vend à l’éditeur Lacroix : Les Misérables

 

Les Parisiennes suivent la Mode et ont soif de changement  et de couleurs; elles dépensent beaucoup,

Avec humour, la petite histoire raconte qu’un industriel, inventa la jarretière « tue-puces ».

Une femme Madame Olivier de Rocourt  lance même une fondation protectrice de la Femme !
 

Paris : Août 1862, le Théâtre Impérial du Châtelet est inauguré par l'impératrice Eugénie.

Deux magasins émergent, Au Bon Marché (créé en 1852) et  Au Louvre (1855), qui inspireront Emile Zola à écrire son livre au Bonheur des dames. Sous la gestion de Boucicaut, le chiffre d'affaires du Bon Marché de 452 000F en 1852, passe à 7 millions en 1863. (Citation Bernard  Marrey)

D’un million d’habitants à Paris en 1850, la ville  passera à 2 millions, 25 ans plus tard pour atteindre 5 millions d’âmes avec la proche banlieue en 1920.

Pendant ce temps-là, le commerce se développe, les grands magasins s’activent; partant d’une simple échoppe, ils s’agrandissent progressivement. 
Ces créateurs des grands magasins sont souvent d’origine modeste, ils ne peuvent avancer qu’avec la bonne marche des résultats de leur boutique.
 Ils sont presque tous autodidactes et volontaires.
Un nouveau commerce apparaît :
Les prix sont affichés.
Le choix s’étend, des comptoirs sont créés dans des rayons.
L’acceptation du « Rendu », le client peut se tromper, on reprend la marchandise.
C’est la création du libre-service, on peut rentrer, regarder et ne pas se sentir obligé d’acheter.
On découvre les « Réclames », qui deviendront Promotion des ventes ou PLV (Publicité sur le lieu de vente).
Lancement des catalogues.
Lancement des premières publicités : « Encarts » dans la presse, affiches.

La concurrence :

Les magasins « Au Louvre » deviennent en 1863 : « Les Grands Magasins du Louvre » sans aucun agrandissement, juste une réplique à l’agrandissement de leur concurrent « Au Coin de rue » et c’est ainsi que naît ce terme de Grands Magasins.
On peut penser que les frères Péreire , qui sont liés à la construction du Grand Hôtel du Louvre, ou de la Grande Maison du Blanc(1863) , aimant le mot « Grand » soient à l’origine du nom « Grands magasins »

En France :

L’état se libéralise à compter de 1860. Le droit de grève sous conditions apparaît en 1864. ..Naissent les syndicats.

Hôtel de Ville 1860 . (Carnavalet)

 

Pour Xavier Ruel :

En 1865, Xavier Ruel se lance, en plus de son activité de détail, dans le commerce de gros : jouets, articles de Paris, de tabletterie, avec ses deux frères Xavier et Victor-Etienne. Cette société fut dissoute le 31 décembre 1868.
En 1866, Xavier Ruel commence sa véritable expansion
Cette année là, il prend le bail de l’immeuble du 54 rue de Rivoli  (dont le propriétaire était Monsieur Cibiel) et le  1 rue des Deux Portes saint Jean et nomme son magasin : Le Bazar de l’Hôtel de Ville. 
Avec le n° 1 de la rue des deux portes Saint Jean, aujourd’hui comblé par l’édifice, il réserve à la vente : l’entresol, le RDC et le premier étage et loge du personnel  dans les étages supérieurs.
Il y vend de la bimbeloterie, de la quincaillerie, des chaussures et des articles de Paris. Son épouse l'aide.

Vie sociale des employés:

A cette époque : La jeune fille après un stage d’apprentie au pair chez un commerçant peut se présenter dans un Grand Magasin. « Les demoiselles des magasins » sont payées avec un fixe et une guelte selon le type d’article. Elle gagne 150 à 200 F par mois. Ce salaire peut être amputé d’amendes : pour retard, erreur de chiffre, de son code vendeur etc…
Ces amendes seront abolies en 1892 par la chambre des députés, mais le Sénat vote alors une loi qui limite le montant des amendes au quart du salaire perçu.
Le mariage d’un vendeur avec une vendeuse est une cause de licenciement. On ne tolère pas les femmes enceintes, celle-ci serrent leurs vêtements pour cacher leur état. Zola nous fait vivre dans son roman le Bonheur des Dames, la vie de ces femmes.

Concurrence :

Une lutte  concurrentielle existe entre plusieurs magasins .

Les Magasins Au coin de Rue, Le monde Illustré 1864

Le Coin de rue retient de plus en plus une clientèle populaire alors que la clientèle plus huppée fréquente les Grands magasins du Louvre.

Lors de l’exposition universelle de 1867, les deux magasins cités reçoivent  tous les deux une médaille de bronze.

Mais le rapport du jury de l’Exposition précise les produits du Coin de Rue sont destinés principalement à la classe moyenne car d’un prix avantageux, alors que les confections des Grands Magasins du Louvre sont en général riches et destinées principalement à la classe élevée de la société.

1868 : Il fait très froid en ce début janvier: -10°pendant 3 semaines. La Seine est gelée, on la traverse à pied ou en patinant!

1869  Les grands magasins du Louvre s’agrandissent, ils vont progressivement envahir tout l’Hôtel. On peut y acheter de la Literie et des meubles, puis au rayon Robes et costumes s’ajoutent la Mercerie, les rubans, la passementerie  et articles de Paris. Un an plus tard le rayon Modes et Coiffures…

Le Louvre

1869 : Les Boucicaut  posent la première pierre du nouveau Bon Marché. Les travaux seront retardés à cause du siège de Paris et l’ouverture ne se fera qu’en avril 1872.

A suivre
 

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Bon anniversaire à notre doyen Jean Delefosse

20 Février 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Notre doyen du réseau fête aujourd’hui ses 96 ans.

Nous lui souhaitons beaucoup de joie avec sa grande famille et la meilleure santé possible.

«  Joyeux anniversaire Jean »

Qui est Jean Delefosse ?

Il vit son enfance  à Lapugnoy dans le Pas de Calais à l’ouest de Béthune, où son père s’occupait d’une filature . Avec la crise de 29, Jean suit sa famille qui part s’occuper d’une affaire de "Blanc" à Paris.

Licencié en droit, diplômé de Sciences Po, en section Diplomatie. Il n’a pas envie de faire l’ENA. Une carrière politique ne l’intéresse pas.

Avec un Père industriel et Commercial,  il n’a pas spécialement envie de suivre les traces de son Père. Puis, en réfléchissant,  il se dit que les Grands Magasins avaient  fait leur preuve et  décida de rentrer au BHV en 1949.

Il commencera aux achats du Sport. Il fera un stage comme secrétaire de rayon à la quincaillerie pendant quelques mois. Puis cadre « second », Chef de vente aux manteaux femmes.

Après un concours d’études commerciales Inter magasins, en 1951, l’opportunité lui est donnée,  de partir  8 jours en Angleterre puis il fera un stage  d’étude de six semaines aux USA chez Macy's à New-York..

Jean Delefosse aura l’occasion de faire paraître un article dans le journal « Vendre. ».

Cet article est intéressant puisqu’il permet de connaître par comparaison,  les points communs et les différences entre le BHV et le plus grand magasin du monde.

A son retour il passe acheteur-Chef de Rayon du Blanc.

Deux à trois ans se passent  il devient chef de Groupe du Saisonnier (Jouets/Blanc).

Il sera l’Adjoint du Directeur Commercial : Monsieur Gaudin, qui a succédé à Monsieur Marchand.

Les acheteurs le rencontrent fréquemment car il gère les plans, crédits d’achats et les statistiques.

Au début de l’association avec les NG (Nouvelles Galeries), il aménage les contrats principalement en nouveautés et très peu de Bazar.

Jean Delefosse aura eu l’occasion d’aller en Chine et au Japon, il choisira et préparera de superbes collections pour des expositions remarquables au BHV

Il en préparera 9 entre 1965 et 1971 : 5 sur la Chine, 3 sur le japon et 1 sur le Mexique. Mais il prospectera dans d’autres pays du monde où il décide parfois qu’il n’y a pas matière à créer une belle exposition.

Jean finira sa carrière à la Direction d’Exploitation et prendra sa retraite en 1983.

 

Jean Delefosse est sportif, Il aime les arts martiaux.

A 53 ans il commence le Kendo à Créteil, son lieu d’habitation.

Jean avait déjà goûté à d’autres sports : Judo, Boxe, Kayak et équitation.

Le plaisir de Jean : sa famille qu'il adore et les plantes cactées!

Bravo Jean Delefosse et encore bon anniversaire!

Tous nos amis du réseau pensent à vous.

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 5

15 Février 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

De 1854 à 1856 le quartier Hôtel de ville-Chatelet change. Les futurs grands magasins s'éveillent, mais les petits métiers demeurent !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le boulanger, le cocher, le marchand d'habits, la marchande de pommes et le nettoyeur de réverbères!

En 1854 ont démarrés  les travaux des pavillons des Halles Baltard : 15 ans plus tard, nous compterons 10 pavillons construits.

Depuis 1852, le Bon Marché commence à développer son  assortiment à petits prix, indiqués sur une étiquette,  et une mise en scène invitant les clients à  dépenser.

1855, Paris est en liesse, en apprenant la victoire des armées et la reprise de Sébastopol.

Un événement majeur se produit à Paris : La première exposition universelle en France. C’est une formidable réussite ; 198 jours d’ouverture, 4,5 millions de visiteurs. Elle résume le prodigieux mouvement industriel de l’époque.

Y sont développés l’agriculture et  l’horticulture.

 Imaginez des serres chaudes avec plantes grasses, bassins aquatiques, pelouses et massifs fleuris de roses, rhododendrons, azalées, dahlias, reine marguerites, fougères etc. décorés de statues. Des fontaines rafraîchissant des volières aux curieux oiseaux. Étonnants : des arbres exotiques : Bambous, bananiers, canne à sucre. Les superbes fruits cultivés dans les vergers de la région Parisienne.

Quand au bâtiment consacré aux machines, tout y est représenté.

Métallurgie, houillères à extraction de charbon, et ateliers divers : cylindres à écraser le cacao, presses typographiques, machines à peigner, filer, la laine, le coton ou le lin. Enfin, une invention qui a traversé l’Atlantique : La machine à Coudre.

L’exposition des Beaux Arts avec ses 5000 œuvres de peinture ; Tapisserie, papiers peints, porcelaine, émaux…

 

1856 : C’est le rayonnement de Paris, la Paix règne et nous sommes à l’apogée de Napoléon III.

En mars, l’impératrice Eugénie met au monde un fils.

En juin, on fête le Baptême du Prince à l’hôtel de ville.

Retrouvons Xavier Ruel, ( fondateur du BHV) qui bénéficie d'un afflux de clients allant à l'Hôtel de Ville.

La petite boutique fut très vite trop petite et il fallut agrandir.  La légende raconte que pour la bonne fortune du fondateur, les chevaux de la voiture de l’impératrice Eugénie s’étaient emballés, rue de Rivoli et ils auraient été maitrisés par Xavier Ruel.

A titre de récompense, l’impératrice lui aurait fait remettre une forte somme d’argent. La récompense pour cet acte de bravoure lui permet d’agrandir son magasin qui devint : Le Bazar Napoléon.

Ce nom « BAZAR NAPOLEON » semble accréditer cette légende.

La vie lui sourit, il continue à  agrandir son magasin et à innover.

Il invente la présentation sur mannequin féminin ! Il crée des comptoirs à prix uniques : 0,05 ou 0, 10 ou 0, 50.

Son magasin est ici à droite!....

 

 

D'autres personnes , comme lui se lancent dans le commerce, mais bien souvent dans la mode, comme celui là au 10 et 12 rue de Rivoli. (face au Métro St Paul de nos jours)

 

1857 L'Algérie est acquise avec l'occupation de la Kabylie.

 Auguste Comte, un des philosophes de Lumières(avec JJ Rousseau ,Montesquieu) décède cette année là. C'est le fondateur du Positivisme, base de la sociologie qui couronne les mathématiques, la Physique Chimie, la biologie et l'astronomie.

En littérature, le romantisme s’essouffle et laisse la place à des romans plus réalistes. Ce réalisme est retrouvé dans les œuvres de Gustave Flaubert ou Emile Zola avec les célèbres romans : Au bonheur des dames ou Germinal.

1858 : Le 14 janvier, l'empereur et l'impératrice échappent à une tentative d'attentat à la bombe, perpétrée par un italien : Orsini, dans le quartier de l'opéra. A la suite de cet événement, une loi de sûreté est promulguée qui permet d'interner ou d'expulser des opposants au régime, déjà punis.

Le 5 avril, on inaugure le boulevard Sébastopol : 2 km de long sur 30 m de large, du Châtelet à la gare de l’est. La foule est présente se massant derrière une longue haie que forment la garde nationale, la garde impériale et la troupe. On attend l’empereur et le Baron Haussmann, le cortège passe au bruit des acclamations de la foule.

 Le percement de cet axe a pris cinq ans.

Il faut reconnaître que l’idée de contrer le Paris frondeur et révolutionnaire par la rénovation de Paris était une stratégie habile contre l’émeute. Ainsi en ouvrant vingt-cinq grandes voies dans les vieux quartiers de Paris pour donner de l’air et de la lumière à la Capitale, on avait procuré du travail à la classe ouvrière.

En France, l’industrialisation s’impose, les progrès de la Science sont spectaculaires.

La Mode : Charles Frédéric Worth, d’origine anglaise sera l’initiateur et le Père de la Haute couture à partir de 1858.

 

En 1858, décision de la construction du nouvel Opéra, répondant au nouveau Luxe Parisien est prise, mais il ne sera inauguré en 1875.

A suivre !....

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 4

8 Février 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 

 

1852 En France : Napoléon III  cherche à renforcer son pouvoir  sur la nation. La Garde Nationale sous le Ministère de la Police terrifie le peu de résistance. Elle surveille toutes les oppositions, les gens sont déportés au Fort d’Ivry puis envoyés au Bagne de Lambessa en Algérie.

La Presse est surveillée de près, elle n’est plus libre ; un certains nombre de lois visent la Presse à une autorisation avant de publier. Le seul journal publié est le  "Civilisateur "de Lamartine »  excluant la politique.

Victor Hugo s’exile en Belgique, d’autres hommes de lettres ou d’universités sont contraints de démissionner.

Pendant ce temps les troupes de l’empereur paradent… Paris s’enthousiasme.

Le 2 décembre 1852 l’Empire est proclamé à l’Hôtel de Ville.

 

Dans les nouveaux quartiers démolis se construisent des magasins de confection où les parisiennes prennent leurs habitudes de visite. La mode reste sobre , seuls les élégants chapeaux restent très décorés

 

C’est une année phare pour le quartier de l’Hôtel de Ville.

Les vieilles maisons qui bordent la Place de Grève et les abords de la rue du Temple sont démolies. Jusqu’aux Tuileries, on dégagera, on bâtira… Les arcades se prolongent autour du Palais Royal. Un énorme budget (25 millions) permet l’achèvement du Louvre et des appartements aux Tuileries.

 

C'est cette année là, qu'Aristide Boucicault s'associe à Justin Videau, propriétaire du Bon Marché, petite boutique de 30 m², qui marquera le début de l'ère des grands magasins.

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Le Bon Marché, photo internet

 

Et  Xavier Ruel ?

 « Ruel, né pauvre, meurt riche sans avoir jamais su ce qu’était le luxe. Travailleur obscur d’abord, il débute chez les canuts, à Lyon vers 1840; mais pressée dans les règlements d’atelier, son activité est mal à l’aise : il s’en échappe et vient à Paris où les ressources de sa vaste intelligence commerciale trouve bientôt l’aliment nécessaire. »,  Peut-on lire dans un éloge funèbre.

 

Dans ce climat politique plus stable.  Xavier Ruel découvre Paris

Nous sommes donc en 1852 : Lors d’un achat à bon prix de bonneterie  dans la région parisienne, Xavier Ruel  a décidé de se fixer à Paris.

Il entrepose sa marchandise dans un hangar près de Paris.

Prudent par nature, il ne se lance pas dans la location d’une boutique, mais recrute de pauvres hères comme camelots chargés d’écouler  « au panier » ou au « parapluie » la marchandise qu’il se procurait lui-même chez des fabricants de la région parisienne.

 Il fut rapidement amené à augmenter le nombre de camelots et pensa alors à s’établir d’une façon définitive

Réunissant la vingtaine de vendeurs ambulants, il leur remet  à chacun une quantité semblable de marchandise, de qualité identique, puis il leur assigne un emplacement déterminé de vente dans chaque quartier de Paris. Et ceux-ci reviennent chercher de la marchandise dès que cette dernière était vendue.

Au bout de quelques temps, il remarqua que le vendeur placé près de l’hôtel de ville au coin de la rue des archives et de la rue de Rivoli revenait s’approvisionner beaucoup plus souvent que les autres. Voulant s’assurer que c’était la place qui était bonne et non l’habileté du vendeur qui le faisait surclasser ses concurrents, il changea ses camelots de place et les fit passer tour à tour à l’angle Rivoli-Archives. Confirmation fut faîte que seul l’emplacement pouvait être la clé de la réussite.

Après réflexion, Xavier Ruel alla voir le propriétaire d’une maison en construction au coin de la rue des deux portes (Temple) et de la rue de la Tixanderie (Rivoli). C’est ainsi qu’il obtint l’autorisation d’installer un déballage dans une baraque.

Nous voici en 1853, Paris prépare les festivités pour le mariage de l’Empereur avec Eugénie  Maria de Montijo de Guzman.

Photo Gallica

L’empire affirme son influence dans le monde, c’est ainsi que la Nouvelle Calédonie est annexée en 1853.

Dès cette année là,   «  les affaires jouissent d’une prospérité si brillante, si ininterrompue… les rêves les plus fous semblent devoir s’exaucer. » (Charles Simond)

En 1855, Chaussard et Herriot ouvrent le magasin du Louvre, rue de Rivoli.

Xavier Ruel  loue une partie l'emplacement à la quinzaine. Il y ajoute de la bimbeloterie  et place son épouse à la tête de la boutique afin de préparer un nouveau développement avec la quincaillerie.

Le petit bazar est alors très prospère et Xavier Ruel loue progressivement d’autres boutiques attenantes. 

En 1854 naît leur fille Pauline. (En 1855 naîtra leur autre  fille Louise qui décédera à l’âge de 22 ans)

Du Camelot au Commerçant :

Fort de la certitude acquise sur la valeur de l’emplacement, Xavier Ruel acheta en 1856 l’échoppe qui se trouvait à l’angle des deux rues : au « 52 rue de Rivoli » et y installe son commerce.

A suivre...

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 3

1 Février 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

L'Hôtel de Ville en 1847

L'Hôtel de Ville en 1847

LOUIS-NAPOLÉON BONAPARTE est élu Président de la République, le 20 décembre 1848.

Histoire :

En cette fin d’année,  l’agitation est de mise, le président après diverses manigances contraint le Sénat à accepter une nouvelle constitution proclamant le second Empire. C’est donc par un coup d’Etat que Louis Napoléon Bonaparte qui n’avait pas l’intention de céder le pouvoir au terme de son mandat réussit à conserver son statut de Président qu’il transforma 1 an plus tard en s’autoproclamant Empereur : Napoléon III

Le Paris de la seconde République a de graves préoccupations. Les affaires ne vont pas bien; les négociants de gros subissent de plein fouet les conséquences des diverses révolutions Européennes (Vienne, Berlin, Milan Prague, Hongrie, d'Italie, de la Hesse; de la guerre entre la Prusse et le Danemark.)

De plus Paris, après la révolution de février 1848, a de lourdes charges. Il faut réparés les dégâts causés après les barricades. Venir au secours en argent et en subsistances aux familles nécessiteuses et aux blessés de février et de juin

Voitures à ParisVoitures à Paris

Voitures à Paris

1849 : Le 2 décembre, l'Empire est proclamé à I ‘Hôtel de Ville. Malgré le temps froid et pluvieux, la foule énorme acclame Napoléon III et la famille impériale aux fenêtres des Tuileries.

La population parisienne est passée de 550 000 habitants en 1801 à plus d’1 million en 1846. Le quartier du Marais voit s’entasser plus de 1000 habitants à l’hectare. Les rues sont étroites et insalubres : favorisant la misère avec la délinquance, la prostitution et l’alcoolisme.  La grande épidémie de choléra de 1832 est partie de ce quartier. Ce Marais est sujet à émeutes, déjà en 1834, puis en 1848, des barricades y furent dressées. A nouveau,  en 1849 une nouvelle épidémie de choléra se propage. On l’attribue  aux ruelles étroites, la saleté,  l’entassement de la population  et un manque de voiries.

C’est là qu’interviendra un homme ingénieux : le Baron Haussmann.

Napoléon III et le  Baron Haussmann :  Une Révolution urbaine.

S’inspirant de ce qu’il a vu à Londres, Napoléon III souhaite donner une meilleure circulation à Paris, l’aérer en ajoutant des arbres, des bois (Vincennes & Boulogne), parc des buttes Chaumont, parc Montsouris.

Napoléon III souhaite désengorger et unifier Paris et l’embellir. 

C’est là que le Baron Hausmann va l’aider à réaliser son rêve, dès le 22 juin 1953.

Cet homme, véritable génie de l’urbanisme entre en scène ; Il sait mettre en valeur Paris, on lui doit la place de l’Etoile (Charles de Gaulle) et ses 12 avenues ! Notre Dame dégagée des vieilles bâtisses afin de la mettre en valeur.

Ce baron est un hygiéniste, Il assure avec Belgrand des circuits d’adduction d’eau et un réseau d’égouts. (Précédemment de 1812 à  1843, Rambuteau avait déjà commencé ce projet en créant  deux cents fontaines)

Haussmann a le « Culte de l’axe et de la perspective », . Il développe les grands axes de la Capitale, d’une manière rectiligne.

Rien ne le freine : des boulevards, des avenues sont percés, on démolit des bâtiments, on en crée de nouveaux, avec des normes strictes architecturales qui portent encore le nom de style « Haussmannien ».

Certains quartiers de Paris,  comme le boulevard St Germain, la rue St Dominique, et la rue de la Chaussée d’Antin ont été franchement mutilés : Hôtels rasés, ou coupés partiellement. On privilégie la construction ou la reconstruction d'hôtels particuliers. Le percement  des voies nouvelles est  parfois plus destructeur pour l’Architecture patrimoniale que les révolutions. Mais Haussmann laissera à Paris, une œuvre gigantesque tels : l’Opéra, les 2 Théâtres du Châtelet et de la ville, (Ex Sarah Bernard), 2 gares : La gare de l’Est et celle de Lyon.

C’est la pleine période de l’architecture métallique et des grandes ouvertures vitrées  que nous retrouvons dans les gares et aussi, par la suite dans ces « Cathédrales des Grands Magasins »

 Dans les nouveaux quartiers où la pioche des démolisseurs a passé, se bâtissent les magasins de confection où les dames prennent l'habitude de choisir leurs visites.

Paris redevient comme sous le premier Empire un vaste chantier de constructions : partout des échafaudages et des tranchées.

La grande œuvre de l'année, c'est la percée de la rue de Rivoli jusqu'à l'Hôtel-de-Ville. Les vieilles bâtisses qui obstruent encore la place de la Grève et les abords de la rue du Temple s'effondrent et achèvent d'isoler le monument municipal. Les arcades se prolongent autour du Palais-Royal.

De la Bastille à la Concorde, la rue de Rivoli favorisera la création des futurs grands magasins : Bazar Napoléon (futur BHV), la Samaritaine, le Louvre. Il en est de même avec les modifications apportées au quartier de l’Opéra et de Saint Lazare.  Paris s’embellit, Paris prospère.

A la Porte Maillot commencent les terrassements pour l'amélioration du bois. On achève la décoration murale des chapelles de Saint-Vincent-de-Paul et de Saint-Séverin

 Sous le Second Empire on constate, l'essor des moyens de transport et l'accroissement de la population, et donc de la clientèle, qui donnera aux  grands-magasins une dimension nouvelle. 

Pour le quartier  du Bazar de l’Hotel de Ville

Après que le préfet Haussmann soit  intervenu dans le problème de nivellement de la Tour st Jacques (1852) car la percée de la rue de Rivoli menaçait le monument, les choses s’éclaircissent.

Une loi du 29 septembre 1854  déclare d’utilité publique,  les derniers percements et expropriations entre l’Hôtel de Ville et Saint Paul.  Nous rentrerons dans le détail du BHV un peu plus loin.

Le Marais et ses Hôtels particuliers furent épargnés des grandes démolitions d’Haussmann. Les bâtisses de la rue de Rivoli situées  de la Concorde à l’Hôtel de ville,  ne furent pas trop blessées.

Le quartier découvre des nouveaux immeubles de rapport, tels rue François Miron.

Pendant plus d’un siècle (entre 1850 et  1860), époque où Xavier Ruel,  fondateur du BHV va s’installer, la population de ce quartier s’accroît. Certains Hôtels particuliers sont surélevés, mais on dénombre encore beaucoup d’îlots insalubres.

Depuis le moyen âge,  ce quartier accueille (rue des rosiers) l’arrivée de communautés juives.

 

Ci-dessus les métiers de cette époque, Rien à voir avec notre monde d'aujourd'hui.

La blanchisseuse, la Cuisinière, l'égoutier, le Fort des Halles.

Ci-dessous : La marchande de poissons et le Laitier.

 

1852 : Xavier Ruel a 30 ans  lorsqu' il arrive à Paris, avec son épouse et ses deux enfants. Il loge au 12 rue de la rue du Bourg Tibourg. C’est là qu’il achète un stock de bonneterie et recrute des camelots pour vendre la marchandise.

A suivre...

CD

12 rue du Bourg Tibourg, les parisiens reconnaîtront le fameux restaurant!

12 rue du Bourg Tibourg, les parisiens reconnaîtront le fameux restaurant!

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Isabelle Pallucca nous a quitté!

30 Janvier 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Adieu Isabelle !

Trop jeune pour nous quitter !

Isabelle, veuve,  avait rejoint sa terre natale depuis qu’elle avait quitté le BHV en 2004. 

 Elle aurait eu 57 ans le 22 février prochain.

Ses loisirs : le jardinage et la lecture.

Ses pensées  étaient pour son fils Nicolas (22 ans) qui reste bien seul  et qui aura plaisir à lire vos petits messages de soutien.

Ces collègues diront d’Elle que c’était une grande travailleuse acharnée défendant avec beaucoup de conviction ses idées et son équipe ..... Elle ne lâchait  rien...! 

 On l’a connue dans les rayons Eclairage et Art  de la Table.

 

Une cérémonie religieuse aura lieu le :

Vendredi 1er février à 14 heures 30
en l’Église Saint Etienne de Hettange-Grande, 57 330

Vous pouvez me joindre pour obtenir les coordonnées de Nicolas, si vous voulez lui écrire.

un commentaire ci-dessous ou à mon adresse courriel.

Nos pensées se tournent vers Isabelle et sa famille.

Christine D.

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Découvrir les expos à Paris avec Didier Bouchard

27 Janvier 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture

2019 commence bien, avec de belles sorties organisées par Didier Bouchard, je vous laisse découvrir son programme. N'hésitez pas à le suivre, vous serez enchantés. Belles découvertes!...

Conférences Didier bouchard

Conferences.bouchard@orange.fr

Conférencier national, diplômé de l’institut d’art et d’archéologie de la Sorbonne 

Ancien élève de l’école du Louvre

Boite 17 bât. D, 8, rue cannebière 75012 paris.

Tel: 0643633573

Mardi 29 janvier

14h50 : l’Hôtel Geoffroy (1880) dit Hôtel Eva Perón et ses étranges décors intérieurs (boiseries et vitraux renaissance, cheminée néo-gothique…). Son voisinage : Maupassant, Gounod, Dumas, Sarah Bernhardt.

Sur inscription avant le 27-01 au  01 43 07 09 69. 11€+entrée

Rendez-vous : sortie du métro Malesherbes, côté place du général Catroux

 

Jeudi 31 janvier (prolongation, derniers jours, unique visite)

15h45 : exposition Alberto Giacometti, entre tradition et avant-garde, au musée Maillol. (Œuvres de Giacometti, mais aussi de Rodin, Maillol, Bourdelle, Lipchitz, Henri Laurens, Zadkine, germaine Richier.)

Sur inscription au 01 43 07 09 69. 11€+entrée, confirmée par l’envoi du règlement. 20 pers.

Rendez-vous : 61 rue de Grenelle.

 

Vendredi 1er février (derniers jours)

15h45 : exposition « collections privées » au musée Marmottan (tableaux de Monet, Degas, caillebotte,  Renoir,  matisse, Derain, Vlaminick…) quelques places sur inscription au 01 43 07 09 69confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée. Rendez-vous : 2, rue louis Boilly.

 

Vendredi 8 février

14h30 la chapelle de l’humanité, (unique temple positiviste de France), spécialement ouverte, puis la collection suédoise de l’institut Tessin. (Dans la maison de l’architecte François Mansart, un curieux sanctuaire néo-gothique orné du calendrier positiviste…) puis l’art suédois et la France : la collection de l’institut Tessin dans le salon 17ème l’hôtel de marle .

Rendez-vous :  5 rue Payenne. 11€

 

Samedi 9 février , 14h30 : L’atelier de Guillaume Dubufe (musée  Henner), et ses récentes restaurations. Un atelier de peintre mondain dans la plaine Monceau, l’œuvre méconnue de Jean-Jacques Henner (exposition « roux »), salon mauresque, jardin d’hiver ; évocation de Sarah Bernhardt et de la belle Otero.

Rendez-vous :  43 av. De Villiers. 11€+entrée 20 pers.)Inscription  au 01 43 07 09 69

Jeudi 21 février

14h30 une visite par an : les salons 17e et 18e  de l’hôtel du Grand-Maître de l’Artillerie, bibliothèque de l’Arsenal. Plafonds peints et  boiseries rocaille.

Rendez-vous : métro Sully-Morland, côté rue de Sully.15 pers. (12€ +entrée).

Sur inscription au 01 43 07 09 69 confirmée par l’envoi du règlement.

 

photo internet

Vendredi 22 février

14h30 :  les joyaux de la couronne de France au musée de minéralogie de l’école des mines, puis décor peint de l’escalier, et la façade 18e , côté jardin, de l’hôtel de Vendôme.

Sur inscription au 01 43 07 09 69. 11€+entrée. Rendez-vous :  60 boul. Saint-michel.

 

Dimanche 24 février

14h30 visite intérieure de l’hôtel Thiers (appartement privé de Thiers, bibliothèque de la fondation Dosne-Thiers, salons de réception) : une fondation de l’institut de France. Tableaux, objets d’art. Evocation de Thiers.

Rendez-vous : 27, place Saint-Georges. 11€+entrée

 

Lundi 25 février

15h : salon impérial, chapelle et jardin de la fondation Eugène-Napoléon, ou « le collier d’Eugénie ». Et cour de l’industrie restaurée

Architecture d’Hittorff (1856), mobilier, portraits de napoléon III et Eugénie, fresque de Barrias, histoire de la « maison du collier »

 Rendez-vous :  254 rue du faubourg-Saint-Antoine. 11€+entrée. Carte d’identité. Inscription. Au 01 43 07 09 69

 

Avant-programme (inscriptions ouvertes)

Mardi 5 mars, 15h : exposition Foujita a la maison de la culture du japon.

Rendez-vous :  101 bis quai Branly. 11€+entrée. Sur inscription au 01 43 07 09 69.

 

 

Vendredi 8 mars : 14h30 décor classé d’une ancienne maison close, hôtel de Saint-Chamond, passage du Caire,  maison égyptienne. Rendez-vous :  sur inscription au 01 43 07 09 69. 11€+entrée

 

Mardi 12 mars : 11h l’Hôtel Arturo Lopez, spécialement ouvert à Neuilly, puis le jardin restaure de la folie saint-James. Rendez-vous :  14 rue du centre (Neuilly) quelques places sur  inscription au 01 43 07 09 69. 11€.

Découvrir les expos à Paris avec Didier BouchardDécouvrir les expos à Paris avec Didier Bouchard
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Samedi 16 mars : 14h30 l’appartement de Le Corbusier restauré

(Nouvelles pièces ouvertes) et les villas des années 20 du quartier des princes.

 15 pers. 12€ +entrée sur inscription au 01 43 07 09 69

 

Jeudi 21 mars : 16h exposition Hammershøi, le maître de la peinture danoise au musée JacquemartAndré. 11€+ entrée. Quelques places sur inscription au 01 43 07 09 69.

Le musée décrit cette expo : "Le peintre a en effet choisi comme sujet de la plupart de ses œuvres son environnement quotidien et les membres de son cercle intime.
De tempérament taciturne, il représente dans ses toiles un monde à son image, baigné d’un étrange silence. Hammershøi joue avec ses intérieurs pour les dépouiller et refuse toute interaction avec son modèle que le spectateur surprend dans une infinie rêverie solitaire."

Mercredi 3 avril : 15h30 exposition, la collection Emil Bührle au musée Maillol. 

Une exposition de toiles sur  plusieurs courants de l’art les grands noms de l’impressionnisme (Manet, Monet, Pissarro, Degas, Renoir, Sisley) et du postimpressionnisme (Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Toulouse-Lautrec), les débuts du XXe siècle avec les Nabis (Bonnard, Vuillard), les Fauves et les Cubistes (Braque, Derain, Vlaminck), et l’École de Paris (Modigliani), pour finir avec Picasso. 

Sur inscription au 01 43 07 09 69.11€+entrée

 

Vendredi 5 avril (et vendredi 3 mai) : exposition l’Orient des peintres

Au musée Marmottan.

Sur inscription au 01 43 07 09 69. 11€+entrée

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 2

17 Janvier 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Histoire : En 1825, Charles X  prend le pouvoir, Il se montre trop réactionnaire, c’est un ultra royaliste. Il n’arrivera pas à être accepter, sa politique cherche à affaiblir les libertés octroyées par son frère dans la Charte, il dissout l’assemblée, appuie sa politique sur une série d’ordonnances, supprime la liberté de Presse, il augmente le prix du droit de vote pour limiter les électeurs. Sa politique est un échec et le peuple parisien se révolte mettant fin au bout de 3 jours, qu’on appela « Les trois glorieuses »  au règne du Roi et à son exil le 29 juillet 1830.

Paris : Le chemin de fer se développe et  devient sous le Second Empire un formidable, moyen de transport. Paris va rapidement voir  la construction de gares et de voies ferrées : Saint-Lazare, née en 1837. La gare du Nord est inaugurée en 1846.

1820- 1830 : Paris est sale, Paris est insalubre, l’humidité, l’absence du tout à l’égout, les eaux sales, les rues boueuses contribuent à une violente épidémie de choléra en 1832.

La situation est prise en main par le préfet, le Comte de Rambuteau dont vous connaissez tous le nom, Rambuteau estime que les rues étroites et sales au centre de Paris sont à l’origine de l’épidémie de choléra à Paris

Cet homme préfet en 1832 et hygiéniste  travaille à l’élargissement des rues et fait moderniser le réseau des égouts. On lui doit de nombreuses fontaines (St Sulpice…). Les arbres sont plantés, des jardins sont installés. Paris est aéré et éclairé. Le préfet Rambuteau développera l’éclairage public au gaz, permettant aux citadins de sortir plus tard dans la Capitale.

Des  vespasiennes sont installées sur les trottoirs, aujourd’hui remplacées par les Sanisettes Decaux. Il poursuit l’agrandissement des Hôpitaux de Paris.

Les corporations

 

Vitraux HdV de Paris

 

Le commerce : Depuis le  décret d’Allarde (1791) qui avait aboli  les corporations telles : la Bonneterie, la Draperie, l'épicerie, les Orfèvres ou la Pelleterie (métier du cuir, puis  la loi Le chapelier qui permit d’ouvrir des boutiques diversifiant leur offre , on assiste au développement des boutiques de frivolités. Pourtant de nombreux petits métiers ambulants se manifestaient sur les trottoirs de la Capitale.

 

 

Sur le plan commercial : Après 1825  Nous assistons à la naissance des magasins  de type bazar ou de nouveautés.

Les magasins de nouveautés choisissent souvent pour enseigne le titre d'une pièce de théâtre : la Petite Nanette; la Fille d'Honneur, le Petit Chaperon Rouge, la Vestale, la Lampe merveilleuse, le Pauvre Diable et le Coin de Rue.

Les propriétaires des magasins de nouveautés luttent entre eux d'adresse et d'élégance: la présentation est faite avec un goût, une recherche,  une connaissance de l'harmonie des couleurs ; L'étalage extérieur d'un magasin de nouveautés, est avec l'enseigne, le but des soins constants d'un marchand. Par exemple, d'immenses bandes d'étoffe d'une couleur éclatante occupent toute la devanture de la maison tombant des croisées du premier étage ou des combles, jusqu'à terre. En gros caractères, au-dessus de la porte d'entrée, une petite phrase d'usage: PRIX FIXE;  L'abondance des marchandises, prime en apparence. Des prospectus  annoncent invariablement un rabais étonnant dans le prix des marchandises.

Mais, le développement des relations commerciales, le personnel ruineux qu'il faut qu'elles entretiennent, le luxe effréné qu'elles affichent, les chances du commerce et la nécessité de soutenir une concurrence qui chaque jour devient plus redoutable, ont souvent conduit à sa perte un commerçant honnête.

 

 

Certains magasins se distingueront et perdureront,  La Belle Jardinière (1824), Le grand Bazar  de la rue St Honoré (1825), Aux Trois Quartiers (1829) le Bazar Montesquieu en 1830, Le Petit Saint-Thomas (1830). A la ville de Paris, A la Chaussée d’Antin en 1844, la Ménagère en 1850

Paris change...

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2

Histoire : Le roi Louis-Philippe, duc d’Orléans assure la relève au trône de 1830 à 1848. Nous sommes en pleine création et développement de l’Industrie : Textile, métallurgique, l’exploitation des mines de charbon, la mise en place d’un réseau ferré. Le monde littéraire et artistique émerge librement : Balzac, Hugo, Lamartine, Stendhal…

1836: le 25 octobre, l'obélisque de Louxor arrive sur la place de la Concorde.

L'arc de Triomphe débuté en 1806 est achevé en 1836;

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2

Une crise économique fait basculer le régime, les ventes baissent, les récoltes sont mauvaises, le chômage augmente, les travailleurs se révoltent.

En février 1848, le gouvernement interdit une manifestation de protestation ; les parisiens montent des barricades, la garde royale tire sur une cinquantaine de manifestants,  le roi renvoie son 1er ministre et abdique le lendemain : 23 février.

Le 22 : Des pierres sont lancées sur le ministère des affaires étrangères. La foule envahit la place de la Concorde : elle en est refoulée par les gardes municipaux. Des barricades sont élevées dans les rues. Pillage de la boutique d’un armurier. Des enfants brûlent les chaises des Champs-Élysées et quelques bureaux d'omnibus.

Le 23 : L'émeute est paralysée par la troupe. Quelques barricades, mal défendues, dans les quartiers du centre subsistent. Après quelques fusillades, des émeutiers s'emparent de la caserne municipale du faubourg Saint-Martinet et pillent des boutiques d'armuriers. Une autre fusillade devant le ministère des affaires étrangères, fait de nombreuses victimes. Les émeutiers armés de torche promènent les cadavres dans des tombereaux.

Le 24 : A 5 heures du matin, le maréchal Bugeaud prend le commandement des forces armées de Paris. Paris se couvre de barricades. Le quartier des Écoles se soulève et la garde nationale prend résolument parti contre le gouvernement.

L'émeute est encouragée par l'indécision de la défense. A 11 heures du matin, elle est victorieuse.

Dans l'après-midi, des affiches annoncent l'abdication de Louis-Philippe en faveur du comte de Paris.

Au départ du roi, les Tuileries sont envahies par la foule.

Un gouvernement provisoire est nommé  (Lamartine, Ledru-Rollin, Marie, Crémieux, Dupont de l'Eure, Arago, Garnier-Pagès), qui s'adjoint Marrast, Flocon, Louis Blanc et Albert, que venait d'élire le peuple à l'Hôtel-de-Ville.

Après plusieurs mois de d’agitation, c’est Louis Napoléon Bonaparte qui préside la France.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n° 2

Que devient Xavier Ruel dans cette période: En 1838, on le retrouve sur Lyon  et c’est en 1840, alors qu’il a tout juste 18 ans, qu’un événement très singulier se produisit.

Nous sommes sur un champ de courses à Lyon, la quatrième et dernière course de la journée reste à disputer. Comme d’habitude, les propriétaires font leurs dernières recommandations  aux jockeys.

Un des propriétaires est très contrarié, son  jockey est absent, il s’énerve d’autant plus que son cheval est en grande forme. Aucun jockey pour le remplacer !  Soudain, un jeune homme mêlé au personnel des écuries se présente et dit avec aplomb : « Si vous voulez M’sieur, j’puis remplacer vot’ jockey. Les chevaux, ça m’connait, et j’gagnerai ben tout comme un autre ! »

C’est ainsi qu’on pesa le jeune homme qui en raison de sa maigreur et son jeune âge fut un cavalier parfait. Incroyable ! Il arrive premier au poteau, au milieu des acclamations de la foule.

Xavier Ruel ne poursuivit pas sa vie dans le sport, mais bien gratifié, il acheta une balle et des petits objets de nécessité courante : couteaux, peignes, porte-monnaie, aiguilles qui se vendaient bien dans les petits villages où les boutiques de luxe en bimbeloterie, n’existaient pas.

Les affaires prospérant, il décida d’y ajouter de la bonneterie. Le stock à transporter, nécessita l’achat d’une voiture, ce qu’il fit avec ses économies et c’est ainsi qu’il devint marchand ambulant sur les marchés.

Voitures en 1826Voitures en 1826Voitures en 1826

Voitures en 1826

Nous voici en 1848, il travaille au 52 de la rue Mercière à Lyon  où Françoise Perraud, veuve Poncery, tient la boutique, sa  fille de 24 ans est  brodeuse dans le quartier, spécialisée dans la broderie en chasubles et ornements sacerdotaux.

En 1849, il épouse cette jeune Brodeuse : Marie Madeleine Poncerry.

 

Acte de Mariage et le couple Ruel
Acte de Mariage et le couple Ruel

Acte de Mariage et le couple Ruel

C’est ainsi que ce commerçant ambulant, vendant sur les marchés et dans les passages fréquentés, de la mercerie, de la bonneterie et de la bimbeloterie, achète un commerce à Lyon qu’il transforme en quincaillerie.

A suivre...

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n° 1

11 Janvier 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Introduction :

Le but du grand magasin : Avoir toujours une longueur d’avance, concevoir une idée à faire évoluer. La réussite commerciale, dépendra de l'idée que personne n’aura jamais eue auparavant.

Ce fut le rôle des équipes d’acheteurs du BHV, qui ont cherché, imaginé des produits à faire fabriquer aux différents fournisseurs ; encore fallait-il qu’il y ait un marché à faire naître....

Lorsque nous nous retournons sur notre vie commerciale, nous restons étonnés des produits du quotidien qui y sont apparus.

Les plus jeunes ne concevraient pas une maison sans salle de bain, WC, eau courante, sans TV, lecteurs, ordinateurs et tout le confort apporté par l’électroménager, pourtant tout cela s’est développé sur un siècle.

Imaginez demain, la maison aux cloisons qui se déplacent, pour évoluer avec la famille, une lumière sans plafonnier ni lustre avec des capteurs, des vêtements réceptifs au chaud et au froid pour votre confort, une voiture à énergie propre capable de voler et bien d’autres encore. Jules Verne en son temps avait déjà prévu bien loin. Il avait déjà une vision sur des voyages loisirs  et lorsque le Club méditerranée a créé son premier village avec des toiles de tente, ni M Blitz, ni M Trigano avaient pensé à une telle réussite.

On pourrait énumérer bien d’autres choses comme les « Bic », adieu encriers ! Les Post-it, sortis grâce à la ténacité de leurs inventeurs chez 3M vers 1978 ou le sport avec de bonnes chaussures développées par Nike

1822 Le Pont aux changes et le Louvre vu du Pont neuf1822 Le Pont aux changes et le Louvre vu du Pont neuf

1822 Le Pont aux changes et le Louvre vu du Pont neuf

Article 1 :

Reprenons la vie de notre fondateur du BHV Xavier Ruel dès sa naissance.

Sacré 19éme siècle où naquit Xavier Ruel, bouleversé par un monde en pleine mutation sur les plans techniques et scientifiques. C’est  aussi une France en plein mouvement politique.

Avec un Empire de 1803 à 1814, trois monarchies de 1825 à 1848, une république de 1848 à 1852, un 2e empire de 1852-1870, suivi de la république en 1870. C’est l’affaiblissement du Clergé et de la Noblesse, la classe bourgeoise va prendre les rennes de l’essor commercial et industriel. Progressivement apparaît la classe des ouvriers et employés.

A la ville comme à la campagne, la pièce de vie pour la famille était la cuisine qui se composait d’un évier de pierre, une cruche à eau car l’eau n’était pas courante et d’un minimum de vaisselle. La cheminée était le seul moyen de chauffage et de cuisson des aliments, la marmite posée sur un trépied.

Puis dans les années 20, la cuisinière à charbon ou à bois remplaça la cheminée ! Pour éclairer cette pièce à vivre : Une lampe à pétrole, la table et les chaises. Les autres pièces souvent avec de petites fenêtres servaient de chambres et débarras et n’étaient pas chauffées.

 

La mode en 1822 et 1824
La mode en 1824

 

1822 Le Marché aux fleurs

1822 Le Marché aux fleurs

Le marchand d'encre  et le tondeur de chiensLe marchand d'encre  et le tondeur de chiens

Le marchand d'encre et le tondeur de chiens

Notre fondateur naît le 13 novembre 1822 dans cette période calme du règne de Louis XVIII.

Ses grands parents : en 1768, Pierre Ruel, maître cordonnier comme ses ancêtres épouse Jeanne Janetou la fille du Boulanger. Ils auront de nombreux enfants, drapier, commis en papeterie et Pierre Etienne tanneur. Pierre Ruel fait faillite en 1808  et meurt en 1819.

Sa femme reste veuve avec 7  enfants. Son mari lui a légué une boutique « Petit bazar » dans le quartier historique d’Annonay près du Pont Valgelas.

Pierre-Etienne (tanneur),  fils de Pierre et Jeanne, se marie en 1806 avec Marie Madeleine Filhol. De cette union naîtront 6 enfants dont XAVIER RUEL (Le fondateur du BHV), le cadet en 1822.

Orphelin de père très jeune, il est placé comme apprenti chez un tisserand  pour gagner son pain et connaît la rude vie des enfants qui travaillent en fabriques au XIXème siècle. Plus tard, il montrera les traces sur ses doigts des coups qu’il recevait lorsque après 10 h de travail, on le tapait pour le sortir de sa somnolence.

En 1833, à 11 ans, courageux, il décide de se débrouiller seul et quitte l’atelier, il multiplie les emplois en exécutant des besognes difficiles, mais il est libre.

A suivre

Ci-dessous des petits métiers courants, en ville dans les années 1820.

 

 

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