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Le blog du Réseau Bazar BHV

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Aliénor d'Aquitaine et son divorce de Louis VII par Martine Mallein Leguedois

10 Avril 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #France 5 Centre

Martine et Gérard vous souhaite un excellent weekend de Pâques, malgré le confinement.

Petit repas sans doute amélioré, pour ce dimanche Pascal, après avoir célébré, pour les Catholiques la messe célébrée en Eurovision sur France 2, à 11 h, suivie de la bénédiction Urbi et Orbi par le pape François à 12 h. 

Nous retrouvons donc ce récit historique d'Aliénor qui reprend le jour de Pâques...

LE DIVORCE DE LOUIS VII ET D’ALIENOR

Pâques, le 3 avril 1149 : adieu Jérusalem !

Le couple royal a rejoint le port de Saint-Jean d’Acre. Leurs nefs les attendent, mais ils ne partiront pas ensemble.

Ils rejoindront le Saint-Père qui les attend à Monte Cassino.

Le pape Eugène III (1145-1153), ancien moine cistercien, avait reçu de son ami, Bernard de Clairvaux, un courrier le félicitant pour son accession au trône de Saint-Pierre, soulignant qu’il devait être : « l’ami de l’époux, le tuteur de l’épouse, la règle du clergé, le maître d’école des ignorants, l’avocat des pauvres, l’espoir des malheureux… ».

C’est dans ce sens qu’il avait, avec une très grande sollicitude, reçu au Mont-Cassin, haut lieu de la Chrétienté, terre de Saint-Benoît, les deux époux lors de leur retour vers Paris. Il semblait les avoir réconciliés.

De retour en France, où l’abbé Suger (1081-1151) surnommé par Louis VII « le père la Patrie » avait pendant deux ans assuré la régence en absence du Capétien. Le couple royal reçut le meilleur accueil au Palais de l’ile de la Cité, en novembre 1149. L’abbé a cherché à rajeunir la vieille demeure pour répondre au désir d’Aliénor.

La princesse Alix de France naît en 1152, mais rien n’est gagné.

Suger ne veut pas entendre parler de ce divorce, mesurant les conséquences qu’une telle décision aurait sur le devenir du royaume franc, la reine récupérant alors tous les fiefs qu’elle avait apportés dans sa dot et annulant ainsi l'influence des Capétiens dans la France méridionale.

La partie occidentale du royaume, soit environ un tiers de sa superficie, allait être perdue!

 Il tente d'en dissuader le roi. Ce n'est qu'après la mort  de Suger en 1151 que Louis VII met son idée à exécution s’en rapportant à l’archevêque de Paris.

Il faut chercher à mieux comprendre le caractère de Louis pour expliquer sa décision.

D’une part, il est le deuxième fils de Louis VI et d'Adélaïde de Savoie.

-Il a reçu une sévère éducation religieuse, élevé dans le cloître de Notre-Dame de Paris.

-A la mort de son frère aîné, Philippe, en 1131, tué accidentellement dans les rues de Paris, après avoir été désarçonné de son cheval par un cochon traversant inopinément la chaussée, il est sacré immédiatement roi et couronné, à Reims, dès le 25 octobre 1131, par le pape Innocent II.

-Plus tard, en 1137, à la mort de son père, il sera couronné roi de France, à Bourges. Voulant asseoir l'autorité royale, il s’appuie principalement sur les évêques, ce qui faisait dire à Aliénor qu’elle avait épousé : un moine !

D’autre part, les folles rumeurs qui avaient couru sur un possible amour charnel entre Aliénor et son oncle, Raymond de Poitiers, largement diffusées par l’évêque, historien de la Croisade, particulière mauvaise langue, Guillaume de Tyr, n’ont pu qu’humilier profondément l’homme dans sa chair et l’homme pieux dans les principes religieux qu’on lui avait enseignés et par conséquent l’amener à cette idée d’annulation de son mariage.

21 mars 1152, le second concile de Beaugency

Le concile se déroule dans l’église abbatiale Notre-Dame, située tout à côté de l’austère château, dominant la Loire. Pourquoi ce lieu, il semblerait que Beaugency ait été spécialisé dans les problèmes matrimoniaux, cas du grand-père de Louis, Philippe ler.

Sous l’autorité suprême de l’archevêque de Bordeaux, le concile rassembla nombre d’évêques du royaume ainsi que les principaux barons du côté laïc, pour statuer sur le sort de ce mariage mal assorti.

Une faille avait été trouvée motivant la désunion, la consanguinité : l’arrière-grand-mère d’Aliénor, Audéarde de Bourgogne, était la petite-fille de Robert ler le Pieux, arrière-arrière-grand-père du roi (au 5e degré).

Le verdict décisif : l’indissolubilité du mariage résultait des réformes du pape Grégoire VII, pour la séparation des époux : « l’impedimentum cogniationis », c’est-à-dire l’empêchement de parenté permettant l’annulation du mariage.  

Intérieur
Le déambulatoire

 

Aliénor d'Aquitaine et son divorce de Louis VII par Martine Mallein Leguedois

Ci-dessus l’abbatiale, extérieur et intérieur. A l’intérieur une plaque commémorative du concile

 

Au moment de la délibération, Aliénor reste dans le sombre château de Beaugency, Ce n’est pas la grande flambée qui pétille dans la cheminée de la salle austère où la reine attend qui va réchauffer son âme glacée. Elle joue un moment important de sa vie.

Les 15 ans de mariage avec Louis vont être gommés, malgré les deux filles qu’ils ont eues. Apparemment son ambition, sa forte personnalité, l’ont conduite à cette décision finale. 

On vient lui annoncer la nouvelle, rapportée par Boucher, dans les Annales d’Aquitaine : « Ils en prirent la charge à grand regret car bien savaient que la chose serait fort déplaisante à la pauvre reine, laquelle incontinent qu’elle en fut par eux avertie tomba évanouie d’une chaise où elle était assise et fut plus de deux heures sans parler pouvoir pleurer ou desserrer les dents » (Château de Beaugency, donjon ci-contre).

Peut-on le croire, car l’ambitieuse duchesse savait dès lors qu’elle pouvait épouser rapidement Henri Plantagenêt, l’héritier du trône d’Angleterre.

Elle semble avoir quitté ses deux filles sans avoir montré un réel chagrin. Quant au roi qui lui reprochait de ne pas lui avoir donné un héritier mâle, de sa troisième épouse, Adèle de Champagne, il aura comme successeur, Philippe-Auguste en 1165.

Et maintenant, le Mariage, très vite avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre ! C’est une autre histoire.

Martine reviendra vers nous à l'automne pour la suite de cette belle histoire!

J'avoue que cette femme Aliénor m'interpelle . Depuis le Concile de Paris en 829, l'église interdit à un homme d'épouser une autre femme en dehors de la non consommation sexuelle du mariage.

Aliénor étonnante possède des pouvoirs étendus à l’égal d'un homme. Elle administre sa maison, ses domaines et ses terres. Elle participe avec d'autres femmes de son entourage aux croisades, comme guerrière, on la retrouve au Siège de St Jean d'Acre. Elle trouve le moyen de divorcer...

Elle va à l'encontre de l'image médiévale qu'on en imagine où la femme de la Chanson de Geste attend son amour chevaleresque, ôte l'armure de son chevalier, soigne ses plaies et s'occupe de la famille.

La réalité féminine d'Aliénor est surprenante, par les libertés qu'elle prend; Ne faudra-t'il pas attendre la révolution Française , pour parler de réforme du mariage et pour que la femme puisse jouir de ses biens propres.

Je suis étonnée de ne pas avoir trouvé Aliénor,  dans les deux tommes du Féminisme Français que mes collègues du rayon MN m'offrirent à un anniversaire...  pour me taquiner. ( Clin d’œil à Myriam, Martine, Raoul et Jean-Claude).

Joyeuses fêtes de Pâques!

Prenez bien soin de vous

 

Christine D

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ALIENOR D'AQUITAINE et la deuxième croisade par Martine Mallein-Leguédois

3 Avril 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

La semaine sainte débute le dimanche des Rameaux 5 avril et se termine le dimanche de Pâques 11 avril où les Chrétiens célèbrent la résurrection de Jésus. Cette période est très différente des autres années.

Les familles ne se retrouveront pas et pourtant chacun dans son foyer, en maison de retraite ou seul à la maison aura une pensée pour ceux qu’ils aiment.

L’après confinement sera différent d’hier et on peut espérer que les vraies valeurs reprendront place pour l’humanité : La famille, la fraternité, la sagesse, la patience et la foi.

Martine Mallein nous livre un  deuxième épisode sur la deuxième croisade. Cette épopée narrée par Martine agrémentée de l’histoire de la belle Aliénor, a toute sa place cette semaine.

Voici les Croisés en marche pour Jérusalem...

Nous sommes ravis de retrouver notre historienne Martine Mallein  et la remercions. 

Ceux qui ont manqué le premier article du 16 janvier, peuvent le lire en ouvrant le lien ci-dessous.

LES CROISES EN ASIE MINEURE

(Deuxième croisade)

19 mars 1148 : ANTIOCHE, le renoncement

Après la décision du roi d’éclater ses troupes en deux directions différentes, abandonnant les plus faibles au comte de Flandre et à Archambault VII de Bourbon qui seront massacrés par les Turcs, de Chypre, les plus vaillants partirent sur plusieurs nefs, emportant Louis et Aliénor.

Ils mouillèrent enfin avec les chevaliers et les troupes d’élite à Saint-Siméon, port d’Antioche.

Une grande animation régnait dans le petit port. En pénétrant dans la ville, les uns et les autres furent frappés d’admiration. Ils découvraient une ville éblouissante avec sa cathédrale Saint-Pierre[1], les dômes de ses multiples églises, ses monastères, ses riches demeures, des thermes, des fontaines, des jardins aux plantes finement odorantes.

Un peu d’histoire

Antioche, sur la rivière l’Oronte, avait été créée vers 300 avant JC. C’était une ville clé, sur la route de la soie qui rattachait principalement Xi’An (en Chine) à Antioche...charnière entre l’Anatolie, la Mésopotamie et la Judée.

Conquise par les Romains à partir de 64 av JC, elle fut la capitale de la province de Syrie.

A partir de 614, les Perses Sassanides s’en emparèrent, la transformèrent et l’embellirent. Elle fut surnommée la « Couronne de l’Orient ».

Le 2 juin 1096, (première Croisade) après un siège de 8 mois, Godefroy de Bouillon et ses Croisés enlevèrent la ville. Le frère de Godefroy, Beaudoin devint le ler comte d’Edesse.  

Ci -contre  Antioche  : église primitive

 

Épuisés, les chevaliers laissant beaucoup de morts sur le terrain, vont rester une dizaine de jours à Antioche, accueillis par Raymond de Poitiers, prince d’Antioche, l'oncle d’Aliénor d'Aquitaine et sa très jeune épouse, Constance[2].

Aliénor est émerveillée, après des mois de peur, de sang, elle jouit pleinement des fêtes données par son oncle en leur faveur.

Elle retrouve sa cour d’Aquitaine, car autour de Raymond sont regroupés en majorité des Croisés aquitains et poitevins. Ce sont des explosions de joie, des rires, mais aussi un relâchement général après la tempête, des beuveries, des danses, des chants, la débauche.

Dans les frais jardins dominant l’Oronte, Aliénor retrouve son oncle.

Une amitié peut-être trop tendre les réunit. Ils ne se quittent plus. Il a 50 ans, elle en a 25. Tous deux parlent politique et stratégie pour reconquérir le comté d’Edesse et cherchent à convaincre Louis VII.

Celui-ci rejette les précieux conseils de Raymond de Poitiers, de passer à la contre-attaque de Nûr-al-Dîn[3]. Il préfère continuer son pèlerinage vers Jérusalem bien que la ville ne soit aucunement menacée.

Les époux royaux ne s’entendent plus. Aliénor, légère et dissipée, s’amuse de toute évidence.

Dans une atmosphère et un chaud climat sensuel, Aliénor a-t-elle eu une aventure avec son oncle ? Guillaume de Tyr, va insidieusement rapporter des médisances sur le couple.

Le roi, dépité et courroucé, peut-être jaloux, renonce à reprendre le comté d’Edesse et décide de se rendre à Jérusalem pour accomplir le pèlerinage qu’il s’était imposé et exige d’Aliénor de le suivre.

Elle refuse, pensant qu’il ne devrait pas délaisser Edesse, il l’enlève, une nuit !

 

Avril 1148 : Enfin Jérusalem

Le St sépulcre Photo Alain Hanquez

Louis VII y retrouve Konrad et est accueilli par la reine Mélisende et son fils Beaudoin III.

Une armée languedocienne arrive à Acre avec à sa tête Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, qui sera empoisonné dès son arrivée, affaire de jalousie.

<--- Le Saint Sépulcre –

 

 

 
Le saint Sépulcre, photos Marie- Françoise W (02/2020)
Le saint Sépulcre, photos Marie- Françoise W (02/2020)Le saint Sépulcre, photos Marie- Françoise W (02/2020)

Le saint Sépulcre, photos Marie- Françoise W (02/2020)

         De Tibériade en allant vers la Mer Morte

Capharnaum (photo Alain Hanquez)Capharnaum (photo Alain Hanquez)Capharnaum (photo Alain Hanquez)

Capharnaum (photo Alain Hanquez)

  • 24 juin 1148 : Assises d’Acre, dissensions entre les Croisés occidentaux et les barons de Jérusalem discutant sur l’occupation des armées stationnées à Jérusalem.
  • 24 juillet 1148 : Attaque du seul allié des Croisés, le régent de Damas, Nahr al-Sâbiran. Abandon de la position stratégique de la Ghouta (oasis proche de Damas). Le siège de Damas est levé.
  • 28 juillet : retraite des Francs vers Jérusalem.
  • Début septembre 1148 : embarquement à Acre, départ de Konrad III qui rejoint Constantinople.
  • Pâques 1149 : départ de la Palestine de Louis VII et d’Aliénor, restés sur place comme pèlerins, visitant les lieux Saints et les églises. Ils prendront le chemin du retour en empruntant deux navires distincts.

La galère d’Aliénor sera capturée par des navigateurs byzantins lors d’une bataille engagée entre Roger II de Sicile et le Basileus, Manuel Comnène.

 et lac de Tibériade vu du Mont des béatitudes photo Alain Hanquez

et lac de Tibériade vu du Mont des béatitudes photo Alain Hanquez

Le lac de Tibériade : photos Marie-Françoise W  Le lac de Tibériade : photos Marie-Françoise W

Le lac de Tibériade : photos Marie-Françoise W

Conclusion

Cette croisade souhaitée par Louis VII, dont il était le chef avec le germanique Konrad III ne fut pas une réussite. Elle s'acheva en 1149 par un échec total pour les Croisés, qui rentrèrent sans avoir remporté de victoire militaire en Orient, abandonnant aux Turcs le comté d’Edesse sans avoir cherché à le reprendre aux Turcs.

Le comportement du souverain franc peut être qualifié comme celui d ’un « roi pèlerin » qui n’avait pour objectif que d’expier son péché après avoir occis la population de Vitry-en-Champagne. Aliénor prétendait, elle, avoir épousé « un moine » !

Lois VII ne s’impliqua pas dans les affaires politiques de Jérusalem et laissa se dégrader les relations entre les barons syriens et occidentaux.

Quant à son couple, l’homme pieux s’était détaché de son épouse, trop volage, chacun souhaitant divorcer.

 

[1] Saint-Pierre a vécu 7 années à Antioche dont il fut le premier évêque. Une fête de « la chaire de Saint Pierre à Antioche » est célébrée le 22 février depuis le IVè siècle.

[2] Il épousa en 1136 Constance âgée de 10 ans, fille et héritière de Bohémond II et d’Alix de Jérusalem

[3] Zengy, dignitaire de Mossoul (1127-1146) et d’Alep (1128-1146)

 Nour ad Din, son fils, qui décapitera Raymond de Poitiers et rapportera sa tête dans un panier , le 30 juin 1149.

Aliénor est à la fois une reine influente et opiniâtre, et de l'autre côté elle incarne la femme libre, séductrice, intelligente et cultivée. Son charme  et sa beauté inspireront de nombreux historiens. Elle fut aussi mère de 8 enfants : 2 avec le roi de France et 6 avec le roi d’Angleterre, dont le plus célèbre sera Richard  (Cœur de lion)

Bien sûr, nous retrouverons Martine Mallein pour un 3éme chapitre dans quelques temps avec le divorce d'Aliénor.

Bravo, pour ce récit riche en recherche historique et très intéressant.

CD

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Corona virus.Vous pouvez aider aujourd’hui !

28 Mars 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Mickael Introligator que beaucoup connaissent, je rappellerai son expérience en fin de cet article, vient nous solliciter :

Ensemble, nous pouvons l'aider!

 

J'ai reçu son message :

« Nous avons lancé une campagne de dons pour soutenir la production de masques anti-projections pour le personnel médical.

Si tu veux participer c'est super.  Merci pour eux.

Et fais suivre au réseau stp.

Mike. »

Vous pouvez faire un don de 5, 10, 20 € et plus.

Merci pour votre participation.

Site https sécurisé

Cliquer sur le lien et à droite en ouvrant le site : "Contribuer"

 

Sa start-up fabrique des masques de protection en 3 D.

 

Aujourd’hui, sa société  travaille 24 h sur 24  afin d’assurer la fabrication des masques pour les hôpitaux et autres, ayant absolument besoin de travailler en sécurité.

Vous pouvez l’aider à fournir à prix coûtant ou gratuitement des masques.

Le CHU de Tourcoing vient de lui passer une commande.

 

 

Qui est-il ?

 

Michael Introligator est le Fondateur de CEO de United 3D Makers.

Aujourd’hui, il fabrique des masques en 3 D

 

Mickaël et son éternelle bonne humeur est entré au BHV en 1994, (au PPP),

il a travaillé au mobilier de jardin, au chauffage, puis au déploiement de la VAO,

il a poursuivit sa route comme sous-Directeur Supply Chain BHV puis,

Directeur adjoint à la logistique BHV-GL de Bussy st Georges,

puis il continua ses missions au sein des GL en tant que responsable e-logistique.

Il en est parti fin 2016 et a créé cette start-up.

 

Un exemple de message reçu (par discrétion, j’ai retiré les n° de tel)

Un grand merci à vous tous de la part de l’ensemble de l’équipe !

Vous pouvez me les adresser dans le service de réanimation du CH de Tourcoing.

Ci-joint l’adresse : Dr Vanessa Jean-Michel Service de Réanimation Centre hospitalier Gustave Dron (Tourcoing) 155, rue du President Coty 59208 Tourcoing cedex Si besoin : - mon numéro : XXX- numéro supplémentaire  XXX  Dr Georges : XXX numéro du service de réanimation : Encore merci, À bientôt, Vanessa

Transmis  le 28 mars à 08:53

Merci de votre soutien.

Christine D

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Alfred Andrieu nous a quittés, le 6 mars.

8 Mars 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Comme il est difficile de m’adresser à vous, pour vous annoncer la disparition d’un homme formidable.

Alfred Andrieu, nous a quittés le 6 mars.

Il a fait une longue carrière au BHV et a laissé une empreinte inoubliable, dans les secteurs : maison, Arts Ménagers, Bricolage et le magasin de Rosny.

Chacun de nous se souviendra son côté humain, de son écoute pour chacun d'entre nous et son sourire.

Vous étiez très nombreux à le connaître et il m’est plus aisé d’utiliser cette triste nouvelle, par le blog.

Alfred venait d'avoir 85 ans en octobre dernier, et jusqu’au bout, malgré sa maladie, il a gardé bonne humeur et le sourire.

Une célébration religieuse aura lieu

le Vendredi 13 mars à 10h,

en l’église Sainte Catherine. (Place Sainte Catherine)

à  Honfleur

Son épouse Danielle sera heureuse de recevoir vos petits mots.

Je ne peux indiquer l’adresse sur ce blog par discrétion. Je la communiquerai aux personnes qui le souhaitent, vous avez mes coordonnées ou vous pouvez me la demander en commentaire.

Christine D

Je laisse ici la place à Marie-Anne, sa fille pour ce bel hommage à notre ami. Nous la remercions.

« Andrieu!...    Alfred!....  Monsieur Andrieu !

Plusieurs se reconnaîtront dans la façon qu'ils avaient de s'adresser à lui avec humour, sérieux ou amitié. Il avait quitté le BHV il y a 23 ans alors qu'il souhaitait profiter de sa petite fille installée trop loin de lui. Mais peut-on vraiment laisser derrière soi une telle partie de notre vie? Je crois sincèrement que la réponse dans son cas était: pas tout à fait.

Il avait grandi avec son entreprise, beaucoup appris, beaucoup donné, généreux de ses idées, talentueux et parfois même avant-gardiste, toujours ouvert et attentif aux autres, attaché à ses collaborateurs, tous ceux et celles qui ont cheminé à ses côtés au fil du temps. Je ne vous nommerai pas ici de peur d'oublier l'un d'entre vous, il ne l'aurait pas fait lui. Souvent, il nous partageait: "Te souviens-tu de..., on avait...", et nous revisitions son passé à coup d'anecdotes ou d'événements du quotidien dont il gardait encore un très clair et très précieux souvenir. 

Il ressentait un pincement au cœur à chaque disparition d'un collègue qu'il avait connu ou côtoyé.

Il nous en parlait et nous racontait son parcours avec lui ou elle dans un ultime hommage.

Aujourd'hui, peut-être ferez-vous de même en pensant à lui. 

Pardonnez-moi si ce message qui se voulait succinct s'étend finalement en longueur, mais pouvait-il en être autrement pour un si grand homme et un si bon papa. 

En guise de salut, à cette partie de sa vie qu'il chérissait encore. 

Marie-Anne Andrieu, sa fille. »

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ALIENOR D’AQUITAINE ET LES BARONS BERRICHONS par Martine Mallein-Leguédois

16 Janvier 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #Livres et poésies

Vous aimez l’Histoire de France…Vous connaissez le Berry  ou vous êtes un passionné d’Aquitaine… Ce livre est fait pour vous.

Nous avons déjà édité des articles sur notre collègue Martine Mallein Leguédois, et  en ce début d'année nous venons la féliciter car elle manie la plume à la perfection!

Martine vient de publier son nouveau Carnet d’histoire : Aliénor d’Aquitaine et les Barrons Berrichons. Elle nous relate l’histoire d’Aliénor d’Aquitaine dans la première partie de sa vie…. Chut !...

Martine va vous narrer quelques passages de ce carnet… que vous aurez envie de lire. (90 pages)…. La suite, on vous en reparlera.

ALIENOR D’AQUITAINE ET LES BARONS BERRICHONS

Deux cents ans après l’écroulement de l’Empire bâti par Charlemagne, la France comprend une dizaine de grands fiefs, un assemblage disparate lui-même fragmenté et morcelé. Entre 1122 et 1126, Louis VI sort du cadre de sa principauté capétienne, franchit la Loire et mène une première campagne contre Guillaume IX d’Aquitaine. Cette équipée, après l’incendie de Montferrand, sera un échec. Louis VII, son fils, va poursuivre la même politique, son mariage avec la jeune héritière, Aliénor, en 1137, permettra au souverain d’agrandir son territoire jusqu’aux Pyrénées avec l’assujettissement des fiefs de Limoges, Poitiers, Angoulême, Bordeaux et des droits sur le comté de Toulouse.

Ce succès ne sera qu’éphémère car au retour de la deuxième Croisade, les époux se séparent, décision actée au concile de Beaugency en 1152.

La partie occidentale du royaume, soit environ un tiers de sa superficie, est perdue au profit des Plantagenêts. Le remariage d’Aliénor a lieu à Poitiers le 11 mai 1152 avec Henri et le couronnement des époux à l’abbaye de Westminster en 1154. L’empire d’Henri II d’Angleterre s’étend désormais de l’Ecosse jusqu’aux Pyrénées. Le souverain anglais devient vassal du roi de France pour ses possessions françaises.

Quelle sera alors la position d’Aliénor vis-à-vis de ses terres françaises, quelle sera l’attitude adoptée par ses Barons Berrichons, nous le découvrirons lors de la sortie prochaine d’un nouvel ouvrage en cours de rédaction.

Pour l’heure, prenons connaissance de cette princesse devenue Reine de France.

Une si belle princesse, la plus riche, la plus spirituelle du royaume !

Son héritage est énorme.

Il faut le découvrir et prendre connaissance de l’immense étendue de ses fiefs.

Si l’on confiait la parole à Aliénor, elle aurait certainement une faiblesse pour le comté de Poitou intimement lié à l’Aquitaine, avec sa capitale, Poitiers.

Elle rappellerait que, de 828 à 902, le comté de Poitiers était disputé entre les deux familles des Guilhelmides et les Ramnulfides. Ce sont finalement ces derniers qui parviennent à conserver le comté et à le réunir au duché d'Aquitaine. Ramnulf ler de Poitiers est le premier à cumuler les deux titres : Poitou-Aquitaine.

Cette carte donne la dimension des territoires d’Aliénor.

ALIENOR D’AQUITAINE ET LES BARONS BERRICHONS par Martine Mallein-Leguédois
  • Il faut noter le Bas-Berry qui comprend les seigneuries de Déols et d’Issoudun qui lui appartiennent, face aux terres franques, en bleu, de Bourges et Dun-le-Roi.

Aliénor connut l’amour, le pouvoir et le désamour !

Son  père est le duc Guillaume X (1099-1137), marié, à Aénor de Chatellerault (1103-1130).

Quant à sa grand-mère maternelle, Amauberge de l’Isle Bouchard  surnommée, la Dangereuse, femme de tempérament à qui l’on donna ce sobriquet en faisant allusion à son charme. Elle fut la maîtresse de Guillaume le Troubadour. Ne cherchons pas plus loin, on comprendra qu’Aliénor ait pu lui ressembler.

Aénor donna naissance, quelques années plus tard, à Pétronille en 1125, puis à un fils, Guillaume Aigret mort à 4 ans. Elle décèdera à Talmont-sur-Gironde.

Le lieu de naissance d’Aliénor reste un mystère. Dans la région bordelaise, très certainement, au château de Belin-Béliet peut-être, ce qui est avéré, c’est qu’elle a favorisé ce village en lui octroyant une charte avantageuse. On évoque une autre possibilité, le Palais de l’Ombrière à Bordeaux, palais détruit aujourd’hui. Sa date de naissance est vague 1122 ou 1124.

La jeune aristocrate fut intronisée héritière à 12 ans. A la mort de son père, elle n’a que 15 ans.  Elle reçoit une excellente éducation à la cour d'Aquitaine, l'une des plus raffinées de son époque, celle qui voit naître l’amour courtois (le fin amor)[1].

Les troubadours, à sa cour, seront les chantres d’une véritable religion de l’amour en langue occitane, il va se diffuser à la cour des ducs d’Aquitaine.

Pour l’heure, Aliénor est belle, enjouée, pleine d’esprit, cultivée, avec des goûts luxueux. Elle plaît aux hommes[2] de son entourage et à ses vassaux de l’Aquitaine.  Elle va faire preuve d’un tempérament de feu, d’une volonté de fer.

Ci-contre, seul portrait d’Aliénor représenté sur un vitrail de la cathédrale de Poitiers

Aliénor va apporter une dot très particulière à Louis VII. Il était écrit que le duché aquitain ne s’absorberait pas immédiatement dans le royaume de France. L’union devait rester purement personnelle, le duché ne revenant à la Couronne qu’à la génération suivante.

Le jeune Louis a quitté Paris pour Bordeaux à la tête de 500 chevaliers pour rejoindre le bordelais. Les Barons Berrichons prendront le même chemin.

Le mariage entre Aliénor et le prince héritier, Louis, le 25 juillet 1137 se déroule publiquement dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux.

 Suger conduit le jeune Louis vers sa future épouse.

La grande nef, de style gothique angevin, est plus que remplie, l’autel est merveilleusement fleuri.

Ce mariage est un événement. Vont suivre, comme de coutume, les festivités profanes de mariage et durer plusieurs jours. Barons et chevaliers participent à cette cérémonie et seront invités au palais de l’Ombrière pour participer à des banquets pantagruéliques.

Ils jugent leur princesse magnifique.....

[1] Il consiste pour un homme de se comporter de belle façon avec une dame pour laquelle on éprouve du désir et des sentiments, il s’agit là d’une attitude tout à fait conventionnelle. La littérature et la poésie évoquent cet amour qui se vit hors mariage où la vénération de la dame conduit le chevalier à se dépasser pour sublimer son désir

[2] Elle saura se montrer fort jalouse lorsque son époux, Henri II, la trompera avec Rosemonde de Clifford.

Martine présente ses vœux de bonheur et santé à tous les membres du réseau.

Martine nous en dira plus dans quelques semaines!

Merci Martine

CD

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Adieu, Kenavo Guy LAENNEC

10 Juillet 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Chers collègues,

C’est avec une vive émotion que nous apprenons le décès de Guy LAENNEC,

Il nous a quitté lundi 8 au soir, dans sa 76e année.

Il avait passé quelques années de sa carrière à Eurogros, puis comme chef de département à la périphérie. Nous avions travaillé ensemble avec Jean-Claude L. au rayon Petit électroménager.

 Guy était parti vivre des jours paisibles à Saint-Cast le Guildo, pour sa retraite, là où il avait plaisir à passer ses vacances en famille.

Il nous avait écrit 3 articles, pour notre réseau, sur « sa Bretagne » qu’il aimait tant! Et un article sur Bali.

(Vous retrouverez les liens des articles) un peu plus bas.

Guy était fier de ses quatre enfants et 14 petits enfants, il éprouvait toujours une grande joie à en parler.

Je l’avais eu récemment au téléphone, à l’occasion de son anniversaire ; nous savions qu’il n’y aurait pas d’issue à sa longue maladie, tout en refusant d’y croire…

Une cérémonie religieuse sera célébrée le :

samedi 13 juillet 2019

en l’église de Saint Cast.

Je vous propose de donner l’adresse de Joëlle son épouse, à ceux qui m’en feront la demande.

 

Que Guy repose en paix, nous pensons bien à Lui et sa famille.

Christine D

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Deux collègues nous ont quittés en quelques jours

23 Juin 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Chers collègues

C’est avec une immense tristesse que je viens vous annoncer, deux disparitions.

Jean au début de sa carrière

Notre ami et doyen Jean Delefosse s’est éteint chez lui lundi dernier 17 juin.

Jean avait fêté ses 95 ans, il ne s’était jamais vraiment remis du décès de sa fille et de sa femme.

Les aînés du BHV l’ont bien connu. Nous avions fêté son anniversaire sur le blog en mai dernier.

Vous pouvez écrire à sa fille Catherine avec qui je communiquais, qui partagera avec sa famille.

N’hésitez pas à me demander l’adresse ou le mail ou laisser un commentaire ci-dessous qui sera transmis.

Ses obsèques auront lieu mercredi 26 juin,  à 14h30

En  l’église St Christophe, 4 rue Félix Maire  à Créteil (94000) .

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Patrick Laporte que la génération plus jeune connait, a travaillé de 1999 à 2007 au bricolage du BHV Rivoli (quincaillerie et Electricité)

Il travaillait, dans une entreprise de domotique, depuis son départ du BHV.

Patrick aimait le foot, restait fidèle aux valeurs de l'armée où il avait servi. Il était travailleur, sérieux, courageux et bien sympathique.

Ses obsèques ont eu lieu jeudi dernier, le 20 juin à Montigny le Bretonneux.

J’ai été surprise, comme vous;  Patrick aurait eu 56 ans en septembre prochain, mais la maladie l’a emporté d'une manière foudroyante en un mois de temps.

Vous pouvez envoyer un mot à son épouse (me demander son adresse) ou laisser un commentaire ci-dessous qui sera transmis.

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Je vous souhaite un bel été ensoleillé.

Christine D

 

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Jeanne vous invite à l'expo de son époux LIBERTO ROSIñOL dit LLIBERT

3 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture, #Echos des membres

Jeanne Rossinol qui a travaillé longtemps au Bhv, nous envoie  ce mail d'invitation pour  l'expo de 75 tableaux de son mari . Elle serait heureuse que cette invitation soit  diffusée au réseau. Elle vous remercie de votre passage.

 

11 au 31 MAI 2019

CENTRE D'ART LES EGLISES

Esplanade de La Légion d'Honneur 77500 Chelles

Mercredi, jeudi, vendredi 10h à 12h30 / 14h à 17h

Samedi, dimanche et jours fériés 15h à 18h

LIBERTO ROSIñOL dit LLIBERT 1931 - 2005

Le Centre d’Art Les Eglises accueille le travail du peintre Liberto Rosiñol, pour une exposition monographique. A la fois inspiré et passionné, Liberto Rosiñol dit Llibert s’inscrit dans une pratique entière et généreuse. Ses peintures que l’on pourrait qualifier d’influence postimpressionniste sont également proches des mouvements pointilliste ou fauviste sans jamais se laisser aller jusqu’à l’abstraction.

Son travail est reconnaissable par les traits épais qui se confondent avec les touches.

L’ensemble se superpose et ne se mélange jamais tout à fait. Permettant par là une dominante de la couleur sur la forme, il laisse une large place à l’émotion.

La lumière qu’il génère, inonde et irrigue chacun de ses tableaux.

À une époque où les avant-gardes font rage, Liberto s’installe dans une approche sincère et constante de la représentation. Il ne se résoudra pas à délaisser la figuration et continuera de proposer une touche picturale singulière, honnête. Ne débordant jamais du cadre, il peint en se focalisant sur ce qu’il ressent, et tente de nous transmettre cette intensité par son medium de prédilection.

La peinture devient son message : « Jo pinto i prou » comme disait Isidre Nonell, « je peins et puis c’est tout ». D’abord comme une évidence Liberto s’essaie à l’art, ensuite comme une réponse il finit par s’engager totalement dans la carrière artistique. Comme dans une quête il poursuit un cheminement autant esthétique, spirituel que symbolique.

En perpétuelle recherche Llibert entamera un voyage initiatique à travers l’Europe d’après-guerre afin de goûter à l’effervescence artistique. Dans son approche il n’a eu de cesse de continuer à créer jusqu’à la fin. Ce n’est peut-être pas un hasard, s’il porta le prénom « Llibert » et qu’il nous rappelle par-là, à quel point l’art relève d’une pratique de la liberté.

Vernissage le vendredi 10 mai à 19h

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Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.

5 Avril 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #Livres et poésies

« Petite histoire illustrée

de l’ancienne principauté

de Boisbelle-Henrichemont »

Vous allez adorer ce livre de notre historienne, Martine Mallein Leguédois, bien connue des écrivains locaux.  Martine, dans ce livre a innové, en ajoutant de nombreuses photos des lieux et bâtiments.

Cet ouvrage très illustré en couleur, format paysage sur beau papier brillant de 200 g, est  très plaisant. Il illustre bien cette histoire locale du Berry qu’Elle accompagne par un texte sobre et des documents d’archives.

CD : Martine tu viens d’éditer un nouvel ouvrage intitulé « Petite histoire illustrée de l’ancienne Principauté de Boisbelle-Henrichemont, peux-tu nous le présenter.

MM : Une fois encore c’est le Berry qui est mon centre d’intérêt. Voilà douze ans que c’est mon sujet de prédilection. L’histoire de cette ancienne province française composée depuis la Révolution de deux départements, le Cher et l’Indre, me passionne. J’y trouve un patrimoine historique et culturel exceptionnel, à commencer par le petit village de mes ancêtres où nous possédons une petite maison. 

CD : D’où l'idée de ce nouvel écrit?

MM : Effectivement, voilà une bonne douzaine d’années que j’essaie de découvrir l’origine de cette petite principauté située « près Berry ».

CD : J’aimerais comprendre pourquoi représenter ton village en première de couverture par un Chêne, cela m’intrigue et mettre en 4ème de couverture une photo de sa place centrale ?

Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.
Interview de Martine Mallein-Leguédois sur son dernier livre.

MM : Le chêne est tout d’abord le symbole de majesté, de force, de longévité, de solidité, ce qui est le cas de notre petit village dont on trouve l’origine depuis l’an mille et qui connut son apogée au XVIIème siècle avec Sully.

Par ailleurs, si l’on se réfère aux Grecs, le chêne est le temple où demeuraient les nymphes, vivant ainsi en harmonie avec la nature. Or la cité de Sully se cache au milieu des forêts qui l’entourent et selon le folklore berrichon, notre terre est pays d’un certain occultisme. On parle de « birettes » c’est-à-dire de sorcières mais aussi de fées, de jeteurs de sort mais aussi de leveurs de sorts. Ne l’oublions pas qui mieux que George Sand raconta ce pays berrichon dans ses romans champêtres.

CD : Je comprends mieux maintenant pourquoi tu évoques un Chêne. Quelle est la raison qui t’a amenée à mettre au dos de ton ouvrage la photo de la place centrale ?

MM : Car c’est un joyau de l’architecture et de l’urbanisme du XVIIè siècle, on en reparlera plus loin.

 CD : J’en reviens au terme que tu as évoqué une principauté « près Berry » Qu’entends-tu par ce terme de « près Berry » ?

 

Borne limite de la principauté et de la courronne de France

MM : Il s’agit d’un très petit Etat, indépendant du royaume de France, très pauvre, ne couvrant que de 15000 ha seulement. Ma curiosité m’a conduite à remonter le temps, jusqu’à son origine possible vers l’an 1000 et à essayer de connaître ses princes, cousins des rois de France, qui gouvernèrent la Principauté dite de Boisbelle, en toute autonomie.

CD : Tu nous racontes par conséquent l’histoire de cette Principauté de Boisbelle, mais d’où vient ce nom d’ Henrichemont que tu y associes ?

MM : Sully, le grand ministre de Henri IV est passé par là. Voulant se constituer un territoire au cœur de la France, il acheta la Principauté au prince Charles de Gonzague en 1605 et on ne sait pas exactement pourquoi, il décida d’y construire ex nihilo, c’est-à-dire à partir de rien, sa capitale à laquelle il donna le nom de son souverain Henrici Mons d’où Henrichemont.

 

CD : Il a donc construit sa ville ou plutôt sa capitale, c’est incroyable. Il a réussi cette gageure ? Mais comment, avec quels deniers ?

MM : Avec la générosité du Roi. Ainsi la construction de la ville commença-t-elle en 1609 avec un architecte exceptionnel, Salomon de Brosse, qui plus tard construira le palais du Luxembourg et le grand urbaniste, Claude de Chastillon, pour ne citer que les plus célèbres de ces bâtisseurs.

 

Henrichemont pavillon dessin de Salomon de Brosse  biblio de l'institut

Henrichemont pavillon dessin de Salomon de Brosse biblio de l'institut

Henrichemont plan de l'urbaniste Claude de Chastillon

Henrichemont plan de l'urbaniste Claude de Chastillon

CD : Que du beau monde! 

MM : Sully a fait appel au gratin parisien pour construire sa ville et pour faire acheter les belles maisons par les mêmes propriétaires que ceux de la place des Vosges.

Hotel de Sully

Hotel de Sully

CD : Cette cité ne figure pas, me semble-t-il, dans les guides touristiques

MM : Ou si peu, car trois fois hélas, Henri IV était assassiné en 1610 et le chantier de la ville n’allait pas être achevé. Tu comprends maintenant tout l’intérêt que je porte à Boisbelle et à Henrichemont. Beaucoup d’écrivains du XIXème siècle se sont plongés dans l’histoire de cette petite principauté. Les écrits se sont multipliés encore au XXème siècle. J’ai donc souhaité faire connaître la vie de la petite principauté « près Berry » en accordant une primauté à l’image. A l’époque actuelle on croit beaucoup à la culture de l’image. C’est ce que j’ai essayé de faire en adoptant pour l’ouvrage un format original à l’italienne, ce qui m’a permis de mieux mettre en valeur mes nombreuses photos.

 

 

Henrichemont la place Henri IV et le puit
Porche hôtel du boeuf

 

Plus vielle maison de Boisbelle 16e s

Plus vielle maison de Boisbelle 16e s

CD : Je comprends, c'est un beau travail , bravo Martine. Combien de pages ?

MM : Ce livre possède 76 pages avec une centaine de photos, le tout sur un beau papier glacé et une couverture cartonnée. Je le vends 20 € plus frais d’expédition.

CD : Merci Martine pour cette conversation qui nous a permis de découvrir, avec beaucoup d'intrêt « ta principauté »

MM : J’ai oublié de te dire qu’on n’y payait pas d’impôt !

 

Prix 20 € +6.60 de port et emballage.

En vente par correspondance à l’association : «  Maintenir la Mémoire locale/Martine Mallein –Leguédois »

 mail : amml180@yahoo.fr

Photo aérienne Henrichemont 2009 ph  jp Gilbert

Photo aérienne Henrichemont 2009 ph jp Gilbert

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Bon anniversaire à notre doyen Jean Delefosse

20 Février 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Notre doyen du réseau fête aujourd’hui ses 96 ans.

Nous lui souhaitons beaucoup de joie avec sa grande famille et la meilleure santé possible.

«  Joyeux anniversaire Jean »

Qui est Jean Delefosse ?

Il vit son enfance  à Lapugnoy dans le Pas de Calais à l’ouest de Béthune, où son père s’occupait d’une filature . Avec la crise de 29, Jean suit sa famille qui part s’occuper d’une affaire de "Blanc" à Paris.

Licencié en droit, diplômé de Sciences Po, en section Diplomatie. Il n’a pas envie de faire l’ENA. Une carrière politique ne l’intéresse pas.

Avec un Père industriel et Commercial,  il n’a pas spécialement envie de suivre les traces de son Père. Puis, en réfléchissant,  il se dit que les Grands Magasins avaient  fait leur preuve et  décida de rentrer au BHV en 1949.

Il commencera aux achats du Sport. Il fera un stage comme secrétaire de rayon à la quincaillerie pendant quelques mois. Puis cadre « second », Chef de vente aux manteaux femmes.

Après un concours d’études commerciales Inter magasins, en 1951, l’opportunité lui est donnée,  de partir  8 jours en Angleterre puis il fera un stage  d’étude de six semaines aux USA chez Macy's à New-York..

Jean Delefosse aura l’occasion de faire paraître un article dans le journal « Vendre. ».

Cet article est intéressant puisqu’il permet de connaître par comparaison,  les points communs et les différences entre le BHV et le plus grand magasin du monde.

A son retour il passe acheteur-Chef de Rayon du Blanc.

Deux à trois ans se passent  il devient chef de Groupe du Saisonnier (Jouets/Blanc).

Il sera l’Adjoint du Directeur Commercial : Monsieur Gaudin, qui a succédé à Monsieur Marchand.

Les acheteurs le rencontrent fréquemment car il gère les plans, crédits d’achats et les statistiques.

Au début de l’association avec les NG (Nouvelles Galeries), il aménage les contrats principalement en nouveautés et très peu de Bazar.

Jean Delefosse aura eu l’occasion d’aller en Chine et au Japon, il choisira et préparera de superbes collections pour des expositions remarquables au BHV

Il en préparera 9 entre 1965 et 1971 : 5 sur la Chine, 3 sur le japon et 1 sur le Mexique. Mais il prospectera dans d’autres pays du monde où il décide parfois qu’il n’y a pas matière à créer une belle exposition.

Jean finira sa carrière à la Direction d’Exploitation et prendra sa retraite en 1983.

 

Jean Delefosse est sportif, Il aime les arts martiaux.

A 53 ans il commence le Kendo à Créteil, son lieu d’habitation.

Jean avait déjà goûté à d’autres sports : Judo, Boxe, Kayak et équitation.

Le plaisir de Jean : sa famille qu'il adore et les plantes cactées!

Bravo Jean Delefosse et encore bon anniversaire!

Tous nos amis du réseau pensent à vous.

CD

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