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Le blog du Réseau Bazar BHV

Antoine Eminian nous parle du Livre "Pereira prétend"

28 Février 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

 

Eminian AntoineNotre critique littéraire revient ce mois-ci pour vous suggérer un livre

d'Antonio Tabucchi : "Pereira prétend".

Ce roman captivant fut porté au cinéma avec Marcello Mastroianni et Daniel Auteuil en 1996, si le DVD existe : ne le manquez pas.  

Péreira prétendOffrez moi un livre, je vous en serai reconnaissant pour la vie, c’est ce à quoi je pensais quand j’ai reçu par la poste ce bouquin offert par Le Cercle de la Pléiade pour me remercier de ma « participation enthousiaste » à leur enquête sur leur collection. Après lecture je ne peux que les en remercier encore plus chaleureusement.

Antonio TabucchiAntonio Tabucchi est né en Italie en 1943. Ecrivain, il rédige aussi des chroniques pour des journaux italien (Corriere della Sera), espagnol (El Pais), français (Le Monde). Grand connaisseur et traducteur de l’œuvre de Fernando Pessoa le romancier portugais, il s‘est tellement passionné pour ce pays que le Portugal est devenue sa seconde patrie.

 Avec ce roman, Pereira prétend paru en 1994, Antonio Tabucchi raconte la prise de conscience d’un homme confronté à la dictature. L’action se déroule à Lisbonne en 1938. Pereira est un vieux journaliste, après avoir longtemps tenu la rubrique des faits divers, on lui a confié la page culturelle d’un petit journal. Il rédige la page hebdomadaire seul, traductions de textes d’écrivains français et chroniques nécrologiques d’écrivains décédés. Veuf et atteint d’embonpoint il mène une petite vie tranquille toute entière dévouée à la littérature, peu au fait des évènements politiques qui commencent à agiter le monde. Le fascisme étend ses tentacules sur l’Europe, l’Allemagne, l’Italie de Mussolini, l’Espagne et sa guerre civile, le Portugal commence à subir la dictature de Salazar. Tout cela Pereira l’ignore, son monde solitaire se résume à son bureau dans un immeuble indépendant de celui du journal, son appartement où il parle à la photo de sa femme et le café où il a ses habitudes de restauration. « Mais dans quel monde vis-tu, toi qui travailles dans un journal ? » s’étonne un ami prêtre auquel en bon catholique il se confesse régulièrement.

Un jeune homme va bientôt entrer dans sa vie professionnelle, il l’engage comme stagiaire afin qu’il rédige les nécrologies. Bien que les copies rendues soient de mauvaise qualité, Pereira prend pitié du pauvre garçon toujours sans le sou et continue à le rétribuer. Petit à petit, le journaliste va faire connaissance avec la fiancée du stagiaire, on va lui demander de maigres services, puis d’aider à héberger un cousin étranger, activiste dans la résistance à l‘Espagne franquiste. Pereira accepte tout, par pure gentillesse et en toute innocence.

Tout doucement les tentacules de la « bête immonde » vont s’enrouler autour du journaliste, le téléphone de son bureau est surveillé, ses articles littéraires sont critiqués par son directeur qui ne les trouve pas assez patriotiques. Enfin un jour, trois sicaires en civil de la police politique font irruption chez Pereira et tuent le stagiaire que Pereira venait de recueillir à son retour d’une longue absence de Lisbonne. Ce meurtre va enfin ouvrir les yeux du journaliste, dans l’urgence il écrit un article dénonçant clairement le crime et grâce à une complicité réussir à le faire paraître dans son journal au nez et à la barbe de la censure.

Tout le talent d’Antonio Tabucchi est d’avoir écrit ce roman, non pas dans un style énergique proche du polar ou dans une débauche de considérations politiques, critiques à l’appui sur le rôle du journaliste face à la dictature etc. Au contraire, l’écrivain nous prend à contre-pied, le ton du roman est léger, de courtes phrases et de minces chapitres, la vie de Pereira est simple et sans heurts, aucun coup d’éclat. Lentement de petits faits viennent ternir ce tableau idyllique, une réflexion d’un garçon de café sur ce qui se passe en Espagne, une conversation avec une inconnue d’origine juive rencontrée dans le train, les propos de son médecin traitant qui envisage de s’expatrier, tous tissent le décor d’un monde bien réel et répugnant dont Pereira va prendre connaissance inconsciemment jusqu’à éveil et son geste de révolte final.    

Pour autant le livre s’achève dans l’expectative, quel sort va connaître Pereira ? Seul indice pessimiste donné par Tabucchi, tout le livre est ponctué de « Pereira prétend », comme si nous lecteurs, lisions la déposition écrite d’un homme arrêté par la police.

« C'est une lecture politique de mon roman qui est responsable de son succès. Pereira prétend est arrivé au bon moment. Sans que je l'aie prévu. Il est sorti en janvier 1994, trois mois avant les élections qui ont vu la victoire de Berlusconi et de sa droite douteuse, typiquement italienne. Beaucoup de gens se sont reconnus dans le personnage et l'époque. Ils ont découvert dans l'air qu'ils respirent aujourd'hui quelque chose qui ressemble aux années 40, celles des Salazar, Franco, Mussolini et Hitler. Surtout, ils ont perçu le livre comme l'histoire d'une mort et d'une renaissance civique dans un environnement nationaliste, xénophobe et raciste. Et Pereira est devenu le symbole, le porte-drapeau de tous les opposants, de tous les résistants à cette droite berlusconienne » déclarait Antonio Tabucchi dans Lire Juillet 1995.

Un livre magistral, simplicité d’écriture et profondeur de propos, le mariage parfait. A lire impérativement.

 « C’est à ce moment-là que Pereira se souvint d’une phrase que lui disait toujours son oncle, lequel était un lettré manqué, et il la prononça. Il dit : la philosophie donne l’impression de s’occuper seulement de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l’impression de s’occuper seulement de fantaisies, mais peut-être dit-elle la vérité. Monteiro Rossi sourit et dit que ça lui paraissait être une bonne définition pour les deux disciplines. » 

 

Antonio Tabucchi  Pereira prétend  Folio

 

Peiréra Mastroianni      Film   Cardoso Auteuil

 

Merci Antoine pour cet excellent article!

 

 

 

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Jacques Bouloc : Ruée sur l’or en Guyane Française 3/3 fin

24 Février 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Voyages

Jacques Bouloc continue son récit au pays des chercheurs d’or...

  Pour la plupart des garimpeiros, l’or n’a guère de valeur puisqu’ils en trouvent tous les jours, le dépensent tous les soirs, et en retrouvent toujours le lendemain. Le gros des dépenses : produits à consommer achetés très cher, bière, femmes. Seulement quelques uns repartent au pays, riche, un ou deux ans après avoir tant travaillé.

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Les arbres géants en forêt primaire

 Nous sommes au centre du village à coté d’un carbet (maison sur pilotis) pas comme les autres. Les seules occupantes, des femmes brésiliennes, cohabitent en vendant leur charme : 3g d’or en faveur de celles dont la nature a éloigné un certain critère de beauté  mais 8 g d’or pour quelques unes possédant un corps de rêve. Certaines ont accumulé tant d’or en si peu de temps, qu’elles peuvent vivre une vie dorée.

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 Chasse dans la jungle avec mes deux garimpeiros.

Au Brésil, l’exploitation aurifère est illégale et  strictement interdite et les peines sont dissuasives et extrêmement lourdes.

La population des orpailleurs clandestins est évaluée entre 5 et 7% de la population guyanaise  soit entre 10 000 et 14 000 clandestins, principalement et précisément installés dans la forêt inhabitée.

Le Brésil annonçait également la création d’un parc contigu à la Guyane. Cette zone pourra-t-elle protéger les sites des envahisseurs de la ruée vers l’or ?

 

                                                                                                          Jacques  BOULOC

 

Ce récit a été aussi présenté dans le Pays Briard

  

Jacques va retourner là-bas en septembre, il cherche un membre du réseau ou un ami de confiance présenté, pour 2 mois : septembre et octobre. Qualité requise obligatoire : avoir l’esprit aventurier.

« Recherche compagnon ou compagne pour vivre 2 mois en Amazonie. Le carbet est gratuit (construction amérindienne sur Pilotis). Prévoir un billet d’avion seulement. Je garantis la nourriture : chasse et pêche. L’or étant au plus haut, une grande partie des frais sera récupérée par la vente de celui-ci.  Attention vaccination indispensable et anti-paludisme »

 

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Michel Bindault : Souvenir-Souvenir... (suite)

23 Février 2011 Publié dans #Echos des membres

Paris Roubaix, la célèbre randonnée cyclotouriste dont le parcours reprend dans ses grandes lignes, celui de la »Reine des Classiques » représentait un pari que notre troupe s’était promis de gagner. Guidés par les conseils de notre capitaine René Cassel, forts de notre volonté de réussir et de 200 Kms d’entraînements, nous nous présentons au départ ce dimanche 23 mai.

5000 Cyclistes sont au rendez-vous de Saint Paul. Notre peloton, composé de Michel Bindault, Gérard Colin, Christian Jacques, Louis Jean, Jacques Lefort, Jean-Philippe Lelercq, Georges Levassort et André Valette,  se présente au contrôle à 3 h du matin.

La pluie qui tombe depuis la veille a cessé.

Suite de l'article

Nous avançons à travers la forêt de Compiègne vers Noyon (Km 55).

Le jour se lève. Les organisateurs en profitent pour nous contrôler.

6h30, nous partons vers un rendez-vous important : au lieu-dit Pontru, (Km 106). Monique Lefort et Jocelyne Levassort qui pilotent notre première voiture, nous attendent.

Nous y sommes à 8h.
Un sérieux »Bouchonnage » estompe les fatigues de la nuit et nous nous délectons des thermos. Une demi-heure d’arrêt. Le groupe repart vers Elincourt, à travers les plaines de la Somme.

Nous atteignons le contrôle à 10Km (Km 132).
Les organisateurs nous gavent de gaufres fourrées, très énergétiques. Une pancarte discrète nous indique les pavés dans 15 km.

Rapide inspection : les hommes et les bicyclettes tiennent bons.

11h30, nous avons testés les pavés de Boussières (Km 149).

Les nuages lourds qui nous accompagnent depuis le matin éclatent.
Sommes-nous aux portes de l’enfer ?

On peut le croire. La pluie donne au décor des allures dantesques, les pavés sont difficiles à négocier. Les premières crevaisons surviennent.
Il y en aura 10 !

Crottés et fatigués nous atteignons Orchies (Km 195) troisième contrôle.

Tout est en règle, Bersée et ses pavés nous attendent (Km 210) ainsi que notre deuxième voiture.

Doris Bindault et Denise Valette nous apporte le réconfort d’un précieux ravitaillement.

Un coup d’œil aux machines, nous repartons : il est 15h.

La dernière partie du périple, reste à accomplir. Roubaix est distant de 50 km dont 12 de ces mauvais pavés.

Nous mettrons 3 h pour atteindre le vélodrome, bloqué dans la longue file des cyclos qui à vélo ou même à pied tentent de progresser sous l’averse au prix de mille acrobaties et prouesses. Certains chutent, beaucoup connaissent la crevaison. Les pavés secouent rudement les hommes et les machines.

Enfin, voici Hem (Km 250). Quelques hectomètres et nous atteignons groupés le but suprême : le vélodrome. Il était temps car Michel Bindault et Jacques Lefort percent dans les faubourgs de Roubaix. Il est 18h.

Fourbus et méconnaissables sous la boue, nous terminons heureux d’avoir vécu une aventure exaltante et partagé une grande joie sportive.

La troisième mi-temps passée dans une accueillante auberge de Forest sur Marque, fut en tout point, exemplaire.

 

 

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Questions pour un champion ! soulac...suite

23 Février 2011 Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Reprise de l'article au complet. 

Quel est le plus vaste estuaire d’Europe ?

Quel est le plus grand département en France ?

Quelle est la presqu’île où l’esprit  se traduit par Océan, Estuaire et Terre ?

Quel est le plus beau phare du monde ?

Quelle est la plus ancienne station balnéaire de cette presqu’île ?

 

Si vous avez répondu : Gironde (2 fois) :
10 000 km² et estuaire de 70 km de long sur 12 km de large  au plus large),
le Médoc, le phare de Cordouan et Soulac, vous avez gagné !

Pour les autres, il est grand temps de découvrir cette merveilleuse région !...

 

Après la côte d’Azur et la côte d’Emeraude, lors de cette Belle Epoque, naîtra la Côte d’Argent, (début 1900, le tourisme et l’automobile se développent. L’Aquitaine, région immense comprend 5 départements dont 3 donnent sur la façade Atlantique : La Gironde, les Landes, et les Pyrénées Atlantiques

De la pointe de l’estuaire à Biarritz en passant par Arcachon : 220km d’étendue de plages de sable blanc, fouettées par la vigueur océane, de dunes de lacs naturels : Hourtin, Carcans, dans un paysage bucolique au milieu de ces immenses forêts.

J’y ai rencontré des gascons maritimes heureux car ces hommes pratiquent un art de vivre insulaire, amoureux de la nature ; Ils se plaisent à conserver ce patrimoine exceptionnel  à caractère sauvage où se côtoient mille et un paysages. Ils sont comme autrefois chasseurs, pêcheurs(bateaux ou carrelets sur la Gironde) et cueilleurs. Notre préférence se porte donc sur cette pointe du Médoc et en particulier Soulac et ses environs.

 

Soulac, est située au bout du monde,  sur la presqu’île Médocaine, blottie entre l’océan atlantique et l’estuaire de la Gironde. Ici, la nature a su conservé ses droits : la plage et ses senteurs océanes, les sentiers pédestres et ses parfums des pins, sa faune, et sa flore…

Soulac seule véritable ville littorale du Médoc dont l’étymologie viendrait du latin in « médio aquae », (au milieu des eaux), est la plus ancienne station balnéaire de la presqu’île du Médoc. Soulac viendrait du latin «  solus, » : « seule », sans doute parce que, longtemps, elle  fut perdue tout là-haut, à la pointe du Médoc…

Soulac et ses environs

1-L’histoire : Au 14ème siècle le port et la paroisse étaient très fréquentés : Capitaines, Rois ou pèlerins anglais y débarquaient pour rejoindre Bordeaux ou le chemin de St Jacques de Compostelle.

C’est en 1874, que la ville de Soulac, située à 90 km au nord de Bordeaux, bien visitée  grâce aux chemins de fer du Médoc, devient Soulac sur Mer au lieu de Soulac les Bains. C’est alors, la plage la plus renommée de la côte d’Argent Nord.

 Grâce au développement du Tourisme et aux congés payés, au début du 20ème siècle, alors que la mode des bains prenait place dans ce coin du Médoc, les voyageurs, touristes et pèlerins découvraient la renaissance de Soulac, sa plage et sa villégiature.

Encouragée dès son origine par la prescription médicale, l’historien Michelet attribuait à la mer des effets bénéfiques revigorants sur les organismes fragiles et déprimés et toniques sur les organismes sains, lors des «  bains à lames ».

Soulac vit de son histoire, ce n’est pas une station balnéaire sans âme.

Ses trésors se révèlent : Sa basilique N.D de la fin des terres : pureté de l’art Roman du 12 ème siècle et haut lieu de pèlerinage, ses villas néocoloniales, édifiées d’une maçonnerie mixte : briques rouges et pierres taillées, aux avant-toits sculptés  comportent des pignons et des tourelles ou sont coiffées de superbes marquises


 







2-L’estuaire- La Gironde révèle des poissons surprenants et très recherchés : la pibale, la lamproie et l’alose.

La luminosité, même par temps gris sur la Gironde est extraordinaire à la pointe du Médoc ; Le sol sableux recouvert d’une immense forêt de pins maritimes, est prolongé par des milliers d’hectares de prairie et de mattes (polders), refuge de milliers d’oiseaux qui abritent :

- grives et colombidés,

-des oiseaux sauvages, des canards : colverts, sarcelles, hérons et huppes fasciées, oies, petits et grands échassiers migrateurs

- des grenouilles rousses, agiles, rainettes vertes et crapauds communs ou des joncs, chantent  par milliers les nuits de printemps,

- plus loin des chevaux dans un paysage de steppes.

C’est notre Camargue Girondine.

- Enfin, vous arriverez dans les vignobles pour apprécier les plus grands crus Bordelais.

Le gastronome découvre l’univers gourmand de la cuisine médocaine : de la crevette blanche à la lamproie, de l’agneau de Pauillac à l’entrecôte grillée aux sarments… Passant de la table à la vigne, il déguste « des yeux ! »...les grands crus, du Médoc, Haut Médoc, St Estéphe, Pauillac, St Julien, Moulis, Margaux…

 

3-La mer : Soulac possède une magnifique plage de 7 km de sable fin, baignée par une eau vivifiante avec ses belles vagues qui peut atteindre 22 à 23° l’été.

  « El arena rediviva surgit » : elle surgit des sables et revit, telle est la devise de cette ville dont l’extraordinaire histoire est marquée par la lutte incessante, contre la mer ou l’ensablement, par ses habitants.

La mer continue toujours son travail d’érosion du littoral. Toutes les belles plages d’Aquitaine doivent investir dans la défense. De 1840 à aujourd’hui, la défense de la dune a été mise en place. On construit des brises lames,  des épis, une grande digue de protection en maçonnerie nous assurant une belle promenade sur l'esplanade, telles les grandes plages françaises du Touquet, Berck, la Baule, ou st Jean de Luz.

 

4- Le climat- Si la côte Aquitaine s’inscrit dans la zone du climat océanique par excellence, c’est  la pointe du Médoc, comme nos voisins Charentais de Royan qui reçoit le plus grand nombre d’heures d’ensoleillement de l’Atlantique sur une année.

 

5- La dernière guerre- Bien sûr, on retrouvera les traces du mur de l’Atlantique édifié par l’armée allemande d’occupation (1941-1944), particulièrement à l’entrée de l’estuaire : vous y verrez de nombreux blockhaus au  Verdon et à Soulac. (Les allemands s’y installèrent en juin 1940 et Soulac fut libéré en avril 45).

 

6- Phares- Amoureux des phares :
 vous trouverez le plus ancien phare de France à l’embouchure de la Gironde : Cordouan (63m).








Il est considéré comme le plus beau du monde: Sa construction en pierre de Saintonge ne fut terminée qu’en 1611, l’intérieur est aussi beau que l’extérieur : 301 marches, 7 étages, la salle du roi, la Chapelle, etc. mais l’Aquitaine vous fera découvrir d’autres phares plaisants à regarder : Cap-Ferret (52m), Contis (38 m) et enfin Biarritz (44m).


 
7- La basilique et le culte de Sainte véronique.  

L’église : Notre –Dame de la fin des Terres (11éme au 14éme siècle) fut ensevelie par les sables, puis  en partie dégagée. Elle deviendra basilique en 1859 lors du retour des reliques de Sainte Véronique  gardées précieusement à Saint Seurin de Bordeaux. ( aujourd’hui classée au Patrimoine de l’Unesco.)

Le lieu était au Moyen Age le passage obligé pour les Jacquets de Saintonge en route vers Saint-Jacques de Compostelle, mais cette église repose sur un ancien oratoire, certainement le plus ancien lieu de culte dédié à la sainte Vierge qui existe en Aquitaine.

Tous les étés,  la ville organise un son et lumières  sur la Basilique de Soulac, appelé « le chant de l’Etoile », expliquant aux vacanciers, ce chemin qui passait par Soulac et qui était l’un des 4 chemins reconnus pour aller en pèlerinage à St Jacques de Compostelle.

Véronique de son véritable nom Bérénice serait née en Gironde et aurait été jusqu’à Jérusalem. Elle aurait en essuyant le visage du Christ sur un linge, marqué son visage sur ce saint Suaire.

Elle devint alors Véronique (vera iconica "la véritable icône").

A sa mort, son époux devenu Amadour, (ex Zachée) part  évangéliser sur le rocher du Quercy qui deviendra Rocamadour.

8-Une superbe abbaye des moines bénédictins remplaça la première. On y fabriquait : un élixir revigorant, une eau de toilette, du savon et un dentifrice connu en France et à l’étranger. (Nous sommes là, à l’origine des premières publicités sur l’hygiène dentaire : environ 1870).

 

 

9- Chasse à la tourterelle ou chasse… et pêches… vous en avez tous entendus parler !

 10- La forêt de pins et de chênes verts, qui vous offre à l’automne des promenades tranquilles où vous rencontrerez des chevreuils et où vous pourrez ramasser les cèpes et les girolles.

 

11 – Et si vous aimez le vélo, les pistes cyclables vous emmèneront jusqu’à Arcachon.

Enfin, Soulac bénéficie d’un Casino,  d’un centre culturel, d’un complexe sportif et même d’un aérodrome !

 

Comment venir à Soulac :

En venant de Paris : vous devez prendre le Bac à Royan pour traverser l’estuaire ou faire 180 km de plus en passant par Bordeaux et en remontant la N 215. (Le TGV et un ter vous amèneront aussi)

 

Laissez-vous porter par le charme de Soulac ! C’est un véritable paradis !

 

Dans ce bout du monde, tout est fait pour retrouver les valeurs du rapprochement de l’homme avec la nature…

-          Le silence et le murmure léger de l’océan

-          Le bruissement de la petite brise frémissant dans les pins, les genêts et les arbousiers.

-          L’isolement, loin des villes et des cités !

Vous permettent le recueillement ! C’est une invitation à se « retrouver »,  faire le vide dans sa tête, perdre son stress et fortifier son âme.

Lorsque je travaillais au BHV, je disais toujours qu’un week-end de 3 jours à Soulac me laissait l’impression d’avoir enfilé  un « Ciré » pendant 3 semaines, rien ne pouvait m’atteindre ou m’agacer, j’étais d’une sérénité à toute épreuve.

Chacun devient artiste de cœur, en regardant ces lieux incomparables.

Le pinceau ou l’appareil photo, vous brule les doigts.

Impossible de rester insensible :

- à  ce bleu saphir de la mer se confondant à l’horizon,

- à ses plages de sable de couleur argentée,

- à sa forêt d’émeraude de pins droits s’élançant vers le ciel, qui font la joie des écureuils, et qui s’ouvrent sur quelques clairières

- à ses dunes aux herbes multiples : giroflées des dunes, roses pimprenelles, joncs maritimes,  choux maritimes ou chatons, liserons des sables et mûriers sauvages,

- à ses parterre de bruyères rosées à la fin de l’été et ses couleurs d’or : genets éblouissants au printemps.

Tout est enchantement !...

Christine Douchet

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Photos: tempête Klauss 23-24 janvier 09

23 Février 2011 Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Tempête Klauss
complément de l'article de Christian Trouvay


Nous venons de recevoir ces photos
Vent jusqu'à 185 Km/h, marée haute
à Andernos à 4h30 du matin,
Le Bassin d'Arcachon déborde et
rentre sur 300 m dans les terres





















































































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Jacques Bouloc aux multi-vies!

23 Février 2011 Publié dans #Echos des membres

Je voudrais vous faire connaître cet article qui résume bien la vie trépidante de Jacques Bouloc.

Il fit sa carrière comme acheteur aux BHV. Bien connu pour ces lapins nains... certains collègues en ont élevé chez eux. Quelques souvenirs m'ont été contés lorque leurs chérubins laissaient en liberté ces petites créatures!  Bonjour les dégats! ces petits rongeurs adoraient les meubles et les pantouffles!

Quant à l'US BHV, soutenu par Jean-Pierre Boulot à l'époque, que de sportifs de grand talent travaillaient au BHV!

Merci à Gérard Roger d'avoir diffuser cet article dans le Courrier Briard.

 

Le livre de la vie étonnante de ce Briard a de quoi faire rêver ou frissonner. Celui qui figure dans le livre des records est champion et chercheur d'or.

Il a gardé la silhouette longiligne des grands champions. L'orsqu'il vous accueille d'un large sourire dans sa propriété de Rebais où il réside depuis une dizaine de mois après avoir habité à Saint-Rémy-de-la-Vanne, Jacques Bouloc témoigne volontiers d'une vie trépidante et riche. C'est que Jacques Bouloc figure en bonne place dans le livre Guiness des Records et totalise 29 titres de champion de France ou  divers records du monde dans des domaines aussi variés que l'ornithologie, l'aviculture ou encore la cuniculiculture avec le plus petit lapin au monde. Il est bien sûr difficile de résumer une existence si passionnante. Il a bien voulu ouvrir son album de souvenirs et  revivre un instant les grands moments de son étonnante destinée.

Acheteur au Bazar de l'Hôtel-de-ville, il a fait le tour du monde dans le cadre de son activité professionnelle pour effectuer les achats de la société.

C'est dans le domaine sportif qu'il s'est également épanoui avec des performances exceptionnelles en athlétisme. « J'ai été international à 25 ans après seulement un an d'entraînement », raconte Jacques Bouloc. « Je m'entraînais tous les soirs, tous les jours, à Pâques, à Noël. Je suis entré en équipe de France en 1957 à l'âge de 25 ans où j'ai rencontré Alain Mimoun avec qui je conserve des liens très affectueux », poursuit-il.

Sélectionné 13 fois en équipe de France

Jacques Bouloc a été sélectionné treize fois en équipe de France mais n'a participé qu'à huit sélections en raison de son activité professionnelle. Il a aussi été sélectionné trois  fois pour la grande épreuve de marche Strasbourg-Paris et à aussi remporté les 24 heures de Rouen en 1982, dans la pluie et dans le froid. « Jacques Bouloc, souple et élégant, poursuivait sa marche en avant, se permettant même de laisser Duda (son concurrent) devant lui, pour mieux lui porter l'estocade », écrivait alors nos confrères du journal l'Equipe.

Durant cette période, Jacques Bouloc a élevé des canaris et obtenu les plus grandes récompenses, certaines remises par le prince Paul Murat, le distinguant comme le meilleur éleveur.

C'est aussi, dans un autre domaine, celui des lapins nains, dont il est un rare spécialiste de ces questions en France que Jacques Bouloc a conquis ses lettres de noblesse : « ce fut une activité très prenante durant une dizaine d'années. »

Le succès de cet élevage de grande qualité ne s'est pas fait attendre. Les plus grands de ce monde comme par exemple la reine Elisabeth d'Angleterre et la princesse de Monaco. Il a rédigé de nombreux ouvrages sur les lapins nains diffusés à plusieurs milliers d'exemplaires.

Dans sa maison de Rebais, Jacques Bouloc, qui a participé à de nombreuses émissions de télévision, reste aujourd'hui passionné par le monde animal et se consacre à son élevage de vers à soie, de l'oeuf jusqu'au papillon. « Je suis toujours passionné par le monde animal »,  lance-t-il.

La ruée vers l'or

« Je vais en Amazonie tous les ans, en Guyane française dans cette partie qui jouxte le Surinam à l'ouest et le Brésil au sud et l'est, où je vis en autarcie dans un tout petit village. » Un mode de vie qui peut faire rêver ou même frissonner.

Et maintenant ? Jacques Bouloc envisage d'écrire sa biographie afin de laisser une trace de toutes ces expériences qui ne lui laissent que de bons souvenirs. Les souvenirs d'une providence originale et variée : « J'ai dix vies en une » mentionne pour conclure Jacques Bouloc avant de refermer, sans nostalgie aucune, son impressionnant album photos et son press-book. Mais on peut parier qu'il n'a pas dit son dernier mot!

Article rédigé par :
Gérard Roger (février 2011)

 

 

 

 

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Jacques Bouloc : Ruée sur l’or en Guyane Française 2/3

21 Février 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Voyages

 

Suite de cette frissonnante aventure pour certains  ou extraordinaire et à faire ... pour les "routards" en bonne santé. Nous rappelons que Jacques cherche une personne de confiance pour retourner en Guyane, conditions en bas de l’article.

  «  L’étendue à exploiter est dénudée en totalité. L’extraction de la terre est réalisée à l’aide de tuyaux de 180mm, projetant une masse d’eau décapant le sol. Cette boue suit un cheminement pour être aspirée et déversée sur une trémie sur laquelle est fixé un tapis piégeant toute masse d’or, de la paillette à la pépite.

JB 01 

   Un garimpeiro lavant la terre à l’aide d’une puissante lance.

Cette boue sera acheminée sur un tapis piégeant l’or.

  La puissance du jet est telle que le garimpeiro est constamment en déséquilibre précaire à  maintenir le jet sur la surface à décaper. Son travail est de 12 heures, l’amplitude horaire étant nulle sous l’équateur, nuit et jour étant à peu près équitables. Le travail cesse dès la nuit et le site est gardé. Tous les 8 jours, la levée s’effectue et la récupération de l’or se fait avec minutie, en y prélevant en moyenne 1 kg d’or. 

  JB 02

Jacques à l'oeuvre. il faut creuser 2 tonnes de terre par jour pour récupérer 7 à 8 grammes d’or.

Tout se paye en or. Toutes les transactions se réalisent en poudre d’or, en paillettes, en pépites ou amalgame (or impur dont il faudra éliminer les résidus de roche et mercure par électrisation de la chaleur à l’aide d’un chalumeau.)  

Tout y est hors de prix. Le café : 1 gramme d’or les 250 g ; le riz : 0,4g le kg ; les 10 œufs : 1gramme

Le gibier : 1 g le kg = pécari, tatou, singe, hocco, agamis, toucan, caïman. Le tapir, quant à lui, n’est apprécié que par les Guyans Le gibier, protégé ou pas, il n’y a pas de règle pour survivre. Il est chassé surtout la nuit ou il est plus facile à localiser avec la lampe frontale

  Plus à l’écart, un carbet avec joaillier transforme l’or brut en bijouterie fine.  Tout y est fabriqué à la main : bagues, chaines, colliers, à des prix défiant toute concurrence.

  Plus loin, toujours plus loin, c’est le même scénario : des trous béants, des arbres abattus et une profondeur avoisinant les 3 m.

Les clandestins venant d’arriver sont reconnaissables aux plaies diverses : piqûres d’insectes, malaria et autre fièvre. Ils ont parcourus 200 voire 300 km à travers le Brésil et la Guyane dans des conditions extrêmes, dans une souffrance quotidienne. Ne les appelle-t-on pas « les chiens de la jungle »

  JB 08

 Mon carbet et un deuxième en construction.

Le village est constitué d’une vingtaine de carbets (maisons en bois sur pilotis). Il regroupe  les principaux chercheurs d’or dans quelques carbets et des vendeurs de produits alimentaires acheminés par pirogue, dans les autres carbets.

Tout le matériels lourd, moteur 400 kg est transporté en partie par pirogue, ensuite par porteurs à l’aide de perches jusqu’au site a travers l’encombrante végétation.

Les tribus du fleuve, Boni, Saramaka, Djouka sont les plus expérimentées pour mener à bien ce convoyage périlleux.

A suivre

 Jacques va retourner là-bas en septembre, il cherche un membre du réseau ou un ami de confiance présenté, pour 2 mois : septembre et octobre. Qualité requise obligatoire : avoir l’esprit aventurier.

« Recherche compagnon ou compagne pour vivre 2 mois en Amazonie. Le carbet est gratuit (construction amérindienne sur Pilotis). Prévoir un billet d’avion seulement. Je garantis la nourriture : chasse et pêche. L’or étant au plus haut, une grande partie des frais sera récupérée par la vente de celui-ci.  Attention vaccination indispensable et anti-paludisme »

 

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Jacques Bouloc : Ruée sur l’or en Guyane Française 1/3

17 Février 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Voyages

Au pays des chercheurs d’or, Jacques qui a fait une longue carrière comme acheteur au BHV,  a infiltré un groupe de garimpeiros.

Vous avez envie de vivre l’aventure, avec un grand A, Jacques Bouloc  cherche un compagnon ou une compagne pour retourner chercher de l’or en Guyane Française.

Les conditions et conseils seront répétés en bas de chaque article.

Vous allez découvrir la Guyane d’un aventurier. La Guyane française (84 000 km² et environ 230 000 habitants)  est assimilée  à « l’enfer vert » amazonien. La forêt y est dense, la flore et la faune sont surprenantes, vous entendrez sans cesse ces concerts d’animaux bruyants : perruches, crapauds ou singes hurleurs. Pourtant si le bagne de Cayenne vous vient à l’esprit...L’aventure de Jacques ici, n’est que liberté !

 

portrait JB"Jouxtant le Surinam à l’ouest et le Brésil au sud et à l’est, cette partie d’Amazonie en Guyane française connaît des règles environnementales strictes qui ne sauraient tolérer les orpailleurs clandestins utilisant du mercure dangereux et non biodégradable.

Pourtant des sites illégaux se sont multipliés ces dernières années à cause de la flambée des cours de l’or, rendant bien des secteurs sensibles pillés où l’or la végétation et la faune en paient parfois un lourd tribut.

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  Racine d’arbre à la recherche de l’humidité et ancrage au sol.

Jacques Bouloc, passionné d’aventures, sac à dos et fusil à l’épaule, à infiltré un noyau de garimpeiros avec la complicité d’un Brésilien, Antonio, accompagnés d’un porteur clandestin recruté sur son ancien chantier d’orpaillage.

« Nous voilà tous trois, sacs à dos, fusils, hamacs et eau pénétrant la pleine forêt, entourés d’insectes crissant, tambourinant et stridulant accompagnés de nombreux batraciens arboricoles très bruyants et d’un singe hurleur. Troublant concert !

 

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Le lendemain matin il ne restait que quatre heures de marche pour accéder au site recherché dont les pentes abruptes, encombrées de lianes accrocheuses et coupantes ou épines acérées sur certains troncs de palmier nous rendaient la progression délicate mais facilitée par le sabre d’abattis indissociable.

Au fur et à mesure de notre approche, nous parvenait le bruit des groupes, des pompes suceuses. Puis, subitement, le choc visuel : une citée fantôme constituée de carbets nous apparue comme tombée d’un décor de théâtre, au fond de la vallée. Une population sortie de nulle part surgissait alors, petit à petit, et trois clandestins s’en détachent et  nous accueillent    Antonio, le porteur et moi. Mon ami aura comme principale activité, de régler ses ‘’affaires’’, mais ne voulant pas m’impliquer dans ce domaine je vais visiter le site »

 Nid de guêpes tueuses. Ce jour là,  la chasse ne fut pas fructueuse.

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   La légion étrangère a incendié le village clandestin qui sera reconstruit  20 km plus loin

A suivre

Jacques va retourner là-bas en septembre, il cherche un membre du réseau ou un ami de confiance présenté, pour 2 mois : septembre et octobre. Qualité requise obligatoire : avoir l’esprit aventurier.

« Recherche compagnon ou compagne pour vivre 2 mois en Amazonie. Le carbet est gratuit (construction amérindienne sur Pilotis). Prévoir un billet d’avion seulement. Je garantis la nourriture : chasse et pêche. L’or étant au plus haut, une grande partie des frais sera récupérée par la vente de celui-ci.  Attention vaccination indispensable et anti-paludisme »

 

 

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Philippe Besson … « Retour parmi les hommes » avec interview

10 Février 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

 

 

Philippe Besson, nous l’avons connu comme ancien RRH  au BHV de 1989 à 1994.

 2011 01 Besson P 015

 

Nous l’apprécions et nous avions déjà eu l’occasion de publier un article lors de la sortie de son roman la Trahison de Thomas Spencer

 ( Blog  : 15 janvier 2009 :  livres-nouvelles ou par l'historique).2011 01 Besson P 009

 

Parution de son livre :

 Retour parmi les hommes.

 

 

2011 01 Besson P 007

 L’histoire :

Voici dix ans que l’histoire de Vincent, héros de son premier roman, n’est pas terminée.

Les lecteurs avaient envie d’une suite et Philippe nous fait la joie de donner une suite à son roman. Qu’est donc devenu le héros de ce grand prix littéraire : Vincent de l’étoile ?

Sept années d’exil vagabondant l’Italie, l’Afrique, la traversée de l’Amérique dans les années folles et le retour en France en 1923, c’est là qu’il rencontre Raymond Radiguet le jeune auteur du"diable au corps"…. Chut…. A vous de découvrir la  suite de ce roman qui fera certainement l’objet d’un nouveau prix littéraire… En tout cas le réseau-bazar le souhaite.

Que penser du livre ?

« Vincent me ressemble beaucoup dans sa façon d’être itinérant, de vagabonder, de passer d’un pays à l’autre. … Mon mouvement naturel, c’est toujours de partir, ne pas rester, il me faut mettre de la distance » dira t’il dans une émission littéraire télévisée sur la 2.

2011 01 Besson P 003

C’est cette idée qu’on retrouve dans son livre, avec aussi un sentiment d’angoisse de la disparition ou de la séparation.

Toute la première partie du livre parle de l’exil. Philippe aime les voyages, l’exil, les pays marqués par la modernité et les mouvements. Il sait que l’on en revient un jour!

Comme toujours, Philippe Besson est surprenant, il étonne par ces personnages littéraires qui arrivent naturellement dans son roman que ce soit Proust dans « En l’absence des hommes » ou « Radiguet » dans celui-ci « Retour parmi les hommes ».

Bel exercice de style, Philippe, Chroniqueur et Critique littéraire, sait manier le verbe et les mots. Le style est construit et équilibré.

Rappelons qu’  « en l’absence des hommes », livre culte,  s’est vendu à plus de 80 000 exemplaires.  

Dans le cadre du réseau,  nous avons interviewé Philippe.

Bonjour Philippe, pouvez-vous nous dire un petit mot sur votre dernier roman ?

  « Que vous dire ? Ce roman ne marque pas seulement le retour de Vincent, héros de mon premier roman publié en 2001 ("En l'absence des hommes"), il marque aussi le renouement avec une certaine innocence. Probablement parce que je l'ai écrit loin de Paris, dans le décalage horaire, cerné par une langue qui n'était pas la mienne, déraciné en quelque sorte.

J'ai voulu raconter la tentation de l'exil, ce désir de tenir la douleur à distance. Mais on finit toujours par revenir et par affronter ses fantômes. C'est ce que fait Vincent, c'est que j'ai fait moi aussi. »

Merci Philippe  de votre simplicité et d’avoir pris le temps  de nous écrire ce message.

Nous souhaitons un très vif succès à votre nouveau roman : « Retour parmi les hommes. »Nous espérons ne pas attendre dix ans pour une suite... Vincent est encore jeune!2011 01 Besson P 017

 Bonne lecture à tous.

 

 

Pour mémoire livres de Philippe Besson:

-          2000 En l’absence des hommes. (repris en film)

-          2001 Son frère (repris en film)

-          2002 L’arrière saison.

-          2003 Un garçon d’Italie (repris en film)

-          2004 Les jours fragiles (repris en film)

-          2005 Les amants.

-          2005  48 heures au Lutétia

-          2005 Un instant d’abandon

-          2006 L’enfant d’octobre

-          2007 se résoudre aux adieux

-          2008 Un homme accidentel

-          2009 La trahison de Thomas Spencer

-          2011 Retour parmi les hommes (chez Julliard paru le 06 01 2011)

 

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C.Oui solde!

10 Février 2011 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

 

C’est le moment d’en profiter !

Une collection de sacs sympas et d’un bon rapport qualité prix !

Notre collègue Isabelle Dastroy nous envoie ce petit message.

Je vous rappelle que vous pouvez commander par correspondance.

Les parisiens peuvent faire un saut au magasin.

Bon shopping !

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Bonjour à tous,

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