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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles avec #livres et poesies tag

"César Borgia, une idylle à Issoudun" par Martine Mallein Leguédois

10 Mai 2017 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre, #Livres et poésies

C’est avec plaisir que nous retrouvons notre collègue Martine Mallein-Leguédois et des nouvelles de ses romans.

Martine continue à écrire, à fouiller l’histoire, c’est une vraie passion.

Elle a publié un nouveau roman en  2016 dont nous n’avions pas encore parlé.

« Charlotte d’Albret,

une Borgia en Berry »

Si vous le pouvez, lisez son livre, mais mieux encore ... pour ceux qui ne seraient pas loin d'Henrichemont, assistez à sa conférence!

"César Borgia, une idylle à Issoudun" par Martine Mallein Leguédois

Lors de son récit, basé sur des faits et des personnages historiques, Martine évoque la vie de Charlotte d’Albret (1480-1514).

 

Cette princesse, née en 1480 était l’une des filles d’Alain d’Albret. Objet d'une tractation : Elle fut mariée d’office  à Blois à l’âge de 19 ans  à César Borgia, homme sanguinaire, fils illégitime du pape  Alexandre VI,  par Louis XII. Louis XII devenu roi en 1498, fit annulé  son mariage par le pape Alexandre VI afin d’épouser Anne de Bretagne. Ce mariage politique permettait à Louis XII de renforcer l’union entre la France et la Bretagne.

 

Elle vécut avec César,  le temps de l’amour en Berry à Issoudun, puis César repartit en Italie pour mener une vie de grandes aventures...

Charlotte quatre mois à peine, après son mariage, enceinte, ne revit jamais son mari . Sa solitaire et  courte vie (décédée à 34 ans) s’acheva dans la piété et le recueillement, auprès de la duchesse de Berry ex-femme de Louis XII, fréquentant le couvent de l’Annonciade à Bourges.

Puis elle se retira avec sa fille au château de la Motte-Feuilly (Indre).

"César Borgia, une idylle à Issoudun" par Martine Mallein Leguédois

L'association MML a le plaisir de vous inviter le samedi 13 mai à 17h à la Mairie d'Henrichemont pour assister à la conférence donnée par Martine Mallein-Leguédois :

"César Borgia, une idylle à Issoudun"

L’ancienne petite principauté de Boisbelle, située au cœur du Berry, vécut un temps sous l’égide de la puissante famille d’Albret.

Découvrir lors d’une promenade dans l’Indre, au détour d’un sentier, l’imposant château de la Motte-Feuilly et le cénotaphe renaissance de la belle Charlotte d’ Albret, nous interpella. Qui était-elle ? Apporter la réponse à notre interrogation fut l’occasion d’un ouvrage romancé sorti en juin 2016 « Charlotte d’Albret, une Borgia en Berry». (1)

Borgia n’était-ce pas le nom d’un pape dont la noirceur de l’âme et de toute sa famille nous fait encore frémir ? Certes. C’est ainsi que César Borgia, fils de pape, épousa la jeune Charlotte à Chinon et passa sa lune de miel et quelques mois à Issoudun, en Berry.

Martine Mallein-Leguédois vous présentera, lors de sa conférence, les raisons de cet incroyable mariage et les conséquences qui en résultèrent.

(Prix d'entrée: 5€)

 

  1. Ouvrage de l’auteur : « Charlotte d’Albret, une Borgia en Berry » de 200 pages

En savoir plus

Contact : association Maintenir la Mémoire Locale – 19, rue G. de Maupassant – 92500 Rueil-Malmaison – amml180@yahoo.

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L'hibiscus pourpre par Antoine Eminian

20 Juillet 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Vous ne savez pas quel livre emporter dans vos bagages! Demandez à Antoine, il vous conseillera...

Nous lui faisons confiance pour ce livre : "L'hibiscus pourpre"!

Et si vous aussi, vous avez une recommandation littéraire, ou un joli voyage en France, en Europe ou ailleurs, n'hésitez pas à nous en faire part aussi!

Merci Antoine de ta participation et de cette recommandation sur ce roman poignant traité avec finesse.

L'hibiscus pourpre par Antoine Eminian

Les vacances approchent ou sont là, vous avez plus de temps disponible pour la lecture, je vous propose un excellent roman, qui plus est dans une collection de poche, pour un investissement faible et un gain de place certain dans vos bagages : « L’Hibiscus pourpre » de Chimamanda Ngozi Adichie.

J’ai découvert cette écrivaine nigériane il y a quelques mois seulement – malgré sa renommée internationale avérée – et je me suis pris une grosse claque ! J’ai lu deux de ses romans, « Americanah » et cet « Hibiscus pourpre » qui sont bons tous les deux, mais je préfère celui-ci. Alors si le cœur vous en dit, en route pour l’Afrique !

Chimamanda Ngozi Adichie est née en 1977 au Nigeria. A l’âge de 19 ans, elle quitte son pays pour les Etats-Unis, d’abord à Philadelphie puis dans le Connecticut afin de vivre plus près de sa sœur. Elle poursuit là ses études en communication et en sciences politiques et en 2001, elle y décroche son diplôme universitaire avec mention avant d’achever ensuite un master en création littéraire à l’université Johns Hopkins de Baltimore en 2003. Auteur du roman très remarqué, « Americanah » ainsi que d’un essai, « Nous sommes tous des féministes », son premier roman, « L'Hibiscus pourpre », paru en 2003, vient d’être réédité en poche. 

La narratrice, Kambili, à peine seize ans, vit dans une famille nigérienne aisée, entourée de sa mère, de son frère aîné Jaja et de son père Eugene, patron d’usines et d’un journal mais aussi et surtout catholique fondamentaliste, très respecté dans la communauté d’Enugu, leur petite ville où il dispense ses largesses. Si Kambili a une vie de privilégiée, son quotidien n’est pas facile pour autant car le père mène la maison d’une main de fer, dictée par ses croyances religieuses faisant régner la peur et bien qu’il aime ses enfants, il n’hésite pas à employer la violence pour les punir du moindre écart. Un jour, les circonstances amènent Kambili et Jaja à passer quelque temps chez la sœur de leur père, Tatie Ifeoma, une universitaire, et ses trois enfants. Ils vont y découvrir un autre monde riche en enseignements pratiques et moraux.

Précisons tout de suite que le bouquin ne démarre réellement qu’après une centaine de pages et l’entrée en scène de Tatie Ifeoma, donc si vous trouvez le début d’un intérêt mince, ne renoncez pas, la suite vous remboursera largement. Le roman est très frais, de cette fraicheur insufflée par la jeunesse en cours d’apprentissage de la vie - et prendre une jeune fille pour narratrice, ça marche à tous les coups.

Kambili et Jaja, habitués à la vie guindée et sévère prônée par leur père, se retrouvent plongés dans un environnement beaucoup plus libéral, où l’on rit, « Il y avait toujours des éclats de rire qui fusaient dans la maison de Tatie Ifeoma », où il n’y a pas de domestiques chacun participant aux tâches ménagères, où l’on peut discuter, mais aussi devoir faire avec le manque d’argent. Des journées sans emploi du temps strict, sans le poids de la religion, une liberté qui effraie et attire. Les deux enfants vont apprendre à connaître leur grand-père Papa-Nnukwu, paria aux yeux d’Eugene car il refuse la religion, préférant s’en tenir à ses croyances ancestrales.  

Le roman de Chimamanda Ngozi Adichie traite de nombreux sujets. Celui de l’identité, leur père a adopté la religion des Blancs et leur mode de vie, jusqu’à leur langue (l’anglais) tandis que son propre père, un vieillard, est resté fidèle à son passé, sa culture, sa langue natale (ibo), entre les deux Tatie Ifeoma montre plus de pragmatisme. Kambili et Jaja confrontés à une autre vision du monde vont prendre leurs distances avec l’éducation donnée par leur père, s’émancipant du joug, tandis qu’en parallèle, la jeune fille va frémir, pour la première fois, au contact du Père Amadi, ce qui nous vaut de très belles pages pleines d’émotion. Autre questionnement, devant la situation politique du pays, doit-on rester et combattre ou bien partir ? « Les gens instruits s’en vont, les gens qui ont le potentiel pour redresser les torts. Ils abandonnent les faibles derrière eux. Les tyrans continuent de régner parce que les faibles n’ont pas la force de résister. Tu ne vois pas que c’est un cycle ? Qui va briser ce cycle ? »

Si la tonalité générale de l’écriture est douce, le fond l’est beaucoup moins par sa violence physique et morale, esquissée ou suggérée. L’auteur sait aussi glisser dans son texte, des références à la situation sociale et politique de son pays, l’essence qui manque, les queues à la banque, la corruption généralisée, le coup d’Etat et les violences contre les journalistes indépendants… Et la dernière partie du roman voit ce microcosme, la famille d’Eugene d’un côté et celle d’Ifeoma de l’autre, éclater dramatiquement, avant de se clore sur une note d’espoir qui demande à être confirmée. 

Un très bon roman qui mérite le voyage. 

 

« C’était ce que faisait Tatie Ifeoma avec mes cousins, me rendis-je compte alors : leur placer la barre de plus en plus haut dans sa façon de leur parler, dans ce qu’elle attendait d’eux. Elle le faisait tout le temps, confiante qu’ils pouvaient franchir la barre. Et ils la franchissaient. C’était différent pour Jaja et pour moi. Nous ne franchissions pas la barre parce que nous nous en croyions capables, nous la franchissions parce que nous étions terrifiés à la pensée de ne pas y arriver. »

 

Chimamanda Ngozi Adichie   « L’Hibiscus pourpre »  Folio  - 400 pages –

 

Pour information, je vous rappelle que vous pouvez retrouver toutes mes chroniques littéraires sur mon blog 

 ou bien encore vous abonner à ma page Facebook (Le Bouquineur) pour êtres informés des mises à jour du blog et bénéficier de bonus supplémentaires…

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Antoine Eminian a lu : 2084 La fin du monde de Boualem Sansal

9 Décembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Nous avons demandé à Antoine de nous conseiller dans le choix d’un livre, à ajouter à la liste des Cadeaux de Noël. Un roman a porté toute notre attention. Ce n’est bien sûr qu’un roman… mais, il a quelque chose de plus !...

L’écrivain Boualem Sansal, vous l’avez certainement vu à la TV, sur BFM TV avec Ruth Elkrieff ou à la Grande Librairie sur FR5, fin septembre.

Place à Antoine qui nous présente toujours merveilleusement et avec grand intérêt le livre et sa critique. Merci Antoine.

Boualem Sansal 

Boualem Sansal, né en 1949 dans un petit village des monts de l’Ouarsenis, est un écrivain algérien d'expression française, principalement romancier mais aussi essayiste, censuré dans son pays d'origine à cause de sa position très critique envers le pouvoir en place. Il habite néanmoins toujours en Algérie, considérant que son pays a besoin des artistes pour ouvrir la voie à la paix et à la démocratie. Ses ouvrages, en France et en Allemagne particulièrement, ont reçu de nombreux prix. Son dernier roman, 2084 La fin du monde, vient de paraître et a obtenu le Grand prix du roman de l'Académie française. 

Boualem Sansal

Boualem Sansal

2084 La fin du monde

L’Abistan est un immense empire, au cœur d’un désert, dont le système politique – en fait une dictature religieuse - est fondé sur l’amnésie et la soumission à un dieu unique. Toute pensée personnelle est interdite et un système de surveillance pointu permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, la population vit dans un bonheur serein. Un homme pourtant va s’interroger. Ati, le héros de ce roman, revenu dans la capitale après deux ans d’absence, exilé au loin pour soigner une tuberculose, a rencontré lors de son périlleux voyage, Nas, un ethnologue qui vient de découvrir un village antique parfaitement intact mais qui risque de remettre en cause les fondements de la religion dominante…

Le titre du roman n’est pas un clin d’œil discret à celui de George Orwell (1984) mais une référence carrément assumée et complétée par différents éléments éparpillés dans le texte. Ici aussi nous avons, dans un avenir pas si lointain, une utopie qui vire au cauchemar. Boualem Sansal entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie ou d’une pratique religieuse radicale présente à notre époque. Pas une seule fois dans ce roman, vous ne lirez les termes : Coran, Allah et Mohamed son prophète, pourtant ils sont là partout présents mais sous d’autres noms, Gkabul, « Yölah le tout-puissant et Abi son Délégué ».

L’intrigue est assez complexe à suivre si on s’attache aux détails mais dans ses grandes lignes disons qu’Ati, poussé par une saine curiosité intellectuelle qui l’amène à penser qu’il y aurait une autre vie, hors des règles et des lois en vigueur en Abistan, va se retrouver impliqué dans une conspiration entre membres de l’élite gouvernante. 

Antoine Eminian a lu : 2084 La fin du monde de  Boualem Sansal

Le roman est magnifique, répondant parfaitement aux critères qualifiant un bon livre pour Bernard Pivot (notre maître à tous) que je cite approximativement de mémoire, « Une histoire, une écriture, une ambition ». J’ai rapidement évoqué le scénario, je ne manquerai pas de signaler la qualité de l’écriture qui joue sur une contradiction, une « douceur » dans la narration qui pourtant nous peint un monde épouvantable. Des mots choisis, un rythme empreint d’une certaine langueur, une écriture particulièrement travaillée qui s’accommodera assez mal d’une lecture dans le métro ou de ruptures trop fréquentes. Quant à l’ambition, elle n’est pas mince, puisqu’il s’agit de dénoncer les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties. Je ne vous fais pas un dessin.

Roman ou pamphlet, on y trouvera aussi une réflexion sur le lien croyant/croyance « Le croyant doit continûment être maintenu en ce point où la soumission et la révolte sont dans un rapport amoureux » et sur la religion, « la religion s’appauvrit et perd de sa virulence si rien ne vient la malmener. » Enfin j’ai adoré cette idée romanesque d’un musée du XXème siècle qu’Ati aura l’occasion de visiter et vous avec lui, ce que je souhaite.   

« Il découvrit aussi, perçues par tous très tôt, mais minimisées, relativisées par lourdeur, peur, calcul, porosité de l’air ou simplement parce que les alerteurs manquaient d’acuité et de voix, les prémices de ce que serait le monde avant peu, si rien n’était fait pour remettre les choses à l’endroit. Il avait vu arriver 2084, et suivre les Guerres saintes et les holocaustes nucléaires ; plus fort, il vit naître l’arme absolue qu’il n’est besoin ni d’acheter ni se fabriquer, l’embrasement de peuples entiers chargés d’une violence d’épouvante. Tout était visible de chez prévisible mais ceux qui disaient « Jamais ça » et ceux qui répétaient « Plus jamais ça » n’étaient pas entendus. Comme en 14, comme en 39, comme en 2014, 2022 et 2050, c’était reparti. Cette fois, en 2084, c’était la bonne. L’ancien monde avait cessé d’exister et le nouveau, l’Abistan, ouvrait son règne éternel sur la planète. » 

Antoine Eminian a lu : 2084 La fin du monde de  Boualem Sansal
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La Haine : poème de Monique Lahoste

25 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Voici un poème très bien écrit par Monique en 2011. Au fil de l'actualité, il nous semble tout à fait intéressant de le publier . Chapeau Monique! Il est superbe ce poème.

La Haine :  poème de Monique Lahoste

                 LA HAINE

  

Dans les plaines arides des cœurs en souffrance,

Brûlées par le vent de vives pulsions malignes,

Dans ce jardin en friche où l'amour se résigne,

Fleurit sournoisement une étrange semence.

 

Dans l'ombre le grain hostile croit et s'élance,

Se gorgeant de rancœur et, tel pampre de vigne,

Répand ses fruits fielleux et ses provins indignes,

Bien insidieusement sur des murs de silence. 

 

Un jour, jaillit la haine en toute démesure,

Comme un geyser brûlant, comme un abcès trop mûr

Sur un monde étonné, ébahi, sans méfiance.

 

Il est déjà bien tard, mais est-il toujours temps,

De juguler le mal ou d’agir autrement

Pour que ne germent plus les graines de violence

La Haine :  poème de Monique Lahoste
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Nouvelle version de la Cigale et la fourmi, présenté par Monique Lahoste

23 Septembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

L'été est fini,  nous voici arrivés à l'automne ! Monique notre poète du réseau nous présente ici un poème de circonstance, plein d'humour, de son ami fabuliste.

Yves Tarentik que certains ont rencontré à la soirée BHV de 2014 nous livre ici une suite inédite à la fable de La Fontaine! 

Une manière de voir la vie en 2015!...

Merci Monique et Yves pour ce savoureux moment.

Nouvelle version de la Cigale et la fourmi, présenté par Monique Lahoste

 La Cigale et la Fourmi

 

L’hiver étant achevé

La fourmi fut confrontée

Aux mille travaux divers

Dont on ne saurait s’abstraire.

Un matin qu’elle s’échine,

Avec balais et chiffon,

Alentour de la maison,

Surgit une limousine

Et son chauffeur en livrée :

Bas résilles, Rouge Baiser

Turban de soie à aigrette

Et long fume-cigarette

Tapoté négligemment,

Devinez qui la surprend ?

«C’est vous ? Je vous croyais morte

Dit la fourmi froidement,

Quand j’ai refermé ma porte

J’ai pleuré les pauvres gens.

- C’est vrai, j’ai eu faim et froid,

Et j’ai cru mourir d’effroi :

J’ai minci dit la Cigale,

Désormais je me régale !

Car j’ai suivi vos conseils :

Je danse et chante aujourd’hui.

Dès demain je me marie :

Un Cigalon plein d’oseille

M’a promis monts et merveilles

Et je pars vivre au soleil

Dans un château andalou ;

C’est à vous que je dois tout !

Ne vous mettez plus en frais :

Vous en avez assez fait !

Jouissez de votre labeur,

Je subirai mon bonheur !»

Là-dessus elle se cale

Sur les coussins de velours

Et trois cents chevaux détalent

L’emportant vers ses amours.

La Fourmi est en alarme

Et saisissant son balai

S’écrie à travers ses larmes :

«La Fontaine, je te hais !

 

Yves Tarantik

Illustration M.-F. Turpaud

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Les Vikings en Berry par Martine Mallein-Leguedois

28 Janvier 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Les Vikings : peuple guerrier et navigateur scandinave, pirate féroce, ont inspirés de nombreuses BD. 

On les imagine encore avec  leurs  casques à cornes, leurs drakkars aux longues rames et leur Dieu Borgne Odin.

On les dit courageux et entrepreneurs, artisans dans le bois et le métal. 

Les Vikings en Berry par Martine Mallein-Leguedois

On retrouve leur trace en Normandie. 

D’ici là à les retrouver en Berry !...

Seule Martine pouvait nous conter cette fabuleuse histoire

Couverture du Livre de martine

Couverture du Livre de martine

Martine Mallein-Leguedois, notre collègue vient de publier son nouveau livre :

Les Vikings en Berry

De la Scandinavie au Berry en remontant la Loire

"Lorsque les Vikings, ces “rois de la mer” s’éloignèrent de leur Scandinavie natale, une étincelle de feu jaillit sur toutes les terres qu’ils abordèrent. Pendant un temps, comme un coup de vent soudain, ils déferlèrent sans pitié, là sur une abbaye, là sur une ville, avides de richesses poussant toujours plus loin leurs drakkars sur fleuves et rivières. Puis vint le temps où ils déposèrent leurs armes, négocièrent leur établissement et commencèrent à ensemencer leur nouvelle terre. C’est leur histoire en Berry, située autour de l’an mil que l’auteure a souhaité conter."

Format : 16X23,5

Nombre de pages : 100

Prix : 10€, Frais de port en sus.

le drakkar d'Oseberg

le drakkar d'Oseberg

En savoir plus sur cet étonnant récit !

A la fois conte et récit historique, Martine Mallein nous entraîne à la découverte des vikings, ces rois de la mer, qui abandonnèrent leur froid pays, la Scandinavie, à la recherche de terres plus clémentes. Comme une étincelle de feu, leur esprit d’aventure les fit jaillir de leurs drakkars, sur la Russie, le Canada, l’Afrique, et surtout sur l’Europe médiévale.

 

l'abbaye de Massay prés de Vierzon, pillée

l'abbaye de Massay prés de Vierzon, pillée

Le royaume de France, à l’époque des rois Carolingiens affaiblis, fut une proie facile. Dans un premier temps, remontant les fleuves français, comme la Loire et ses affluents, rapides comme l’éclair, face à une armée royale impuissante, ils dépouillèrent de leurs richesses, villes et abbayes, semant la mort là où ils passaient. 

la tour de Vesvre en Berry

la tour de Vesvre en Berry

Puis vint l’heure où ils acceptèrent des rois défaillants, tributs et terres en échange d’une paix fragile ou définitive comme en Normandie. Que se passa-il alors en Berry, terre partagée entre la puissante Aquitaine et la couronne de France ? Les grands seigneurs ourdirent leurs armes contre les attaques vikings et prirent leur liberté vis-à-vis du pouvoir royal. Le temps de la féodalité était venu. 

le dieu Odin

le dieu Odin

Que devinrent ces « hommes du Nord », sur le sol berrichon, années après années ? A la suite de leurs razzias, ils s’adaptèrent, coexistèrent, s’assimilèrent aux autochtones faisant preuve d’une remarquable capacité d’intégration. Leurs héritiers en donnèrent la preuve en nouant des alliances avec les princes français et anglais, comme la famille des Seuly apparentée à Guillaume le Conquérant. Des Normands en Berry, probablement, bien implantés, certes, avec aucune idée de retour vers leurs terres rudes et froides. Une invasion/émigration économique comme le furent les grandes invasions barbares provoquant la fin de l’empire romain !

 

Un regard étonnant et original sur le Berry d’il y a dix siècles, au moment des invasions normandes.

le Sognefjord en Norvége

le Sognefjord en Norvége

Si vous souhaitez acheter ce livre, contactez Martine pour les membres du réseau.

Pour les personnes extérieures , envoyez nous un mot sur ce blog.

Merci. Christine D

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Soumission de M. Houellebecq lu par Antoine Eminian

21 Janvier 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Antoine

Antoine

Cette critique littéraire d'Antoine est remarquable, merci à ceux qui ont lu le livre de ne pas hésiter à ajouter des commentaires modérés.

L’auteur marqué par le tragique destin de son ami Bernard Maris, n’a pas poursuivi la promotion de son livre en France, cela n’a pas empêché 156 000 exemplaires vendus en quelques jours.

Michel Houellebecq, né Michel Thomas à la Réunion, en 1956 selon son acte de naissance ou en 1958 selon lui ! Son nom de plume est le nom de jeune fille de sa grand-mère paternelle qui l’éleva. Michel Houellebecq est poète, essayiste, romancier et réalisateur de cinéma. Depuis la fin des années 1990, il est l'un des auteurs contemporains de langue française les plus connus et traduits dans le monde. En 2010 il reçoit le prix Goncourt pour La Carte et le Territoire, son cinquième roman. 

 Soumission  de M. Houellebecq lu par Antoine Eminian

Son dernier ouvrage, Soumission, vient de paraître comme vous ne pouvez l’ignorer. J’ai d’ailleurs eu toutes les peines du monde à ne pas lire ou écouter les commentaires polémiques qui ont envahi l’espace médiatique bien avant la sortie du bouquin afin de tenter de garder un regard objectif. 

 Soumission  de M. Houellebecq lu par Antoine Eminian

A la fin du second mandat de François Hollande, alors que s'opposent au deuxième tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen pour le Front National et Mohammed Ben Abbes le candidat modéré de la Fraternité musulmane, l’alliance entre les partis traditionnels, UMP, UDI et Socialiste, appelle au vote anti-FN. Ben Abbes est donc élu président et François Bayrou nommé premier ministre. François le narrateur, professeur de lettre à Paris III et spécialiste de J-K Huysmans, se retrouve confronté à la transformation de son université, à son éviction et à l’islamisation du pays.

Faut-il rappeler que Soumission est un roman, qu’un roman est une fiction et qu’une fiction est une création de l’imagination ? Oui, je le crois. J’ai à peine commencé ma chronique que déjà vous percevez mon agacement à devoir prendre des gants avant de m’exprimer. C’est déjà significatif de l’ambiance délétère qui règne dans notre pays et antérieure aux épouvantables évènements récents.

Qu’ai-je trouvé dans ce roman ? Tout d’abord, le Michel Houellebecq qu’on connait, l’écrivain français le plus moderne de notre littérature par les sujets abordés et sa manière toute personnelle de mettre le doigt où ça fait mal, tout en utilisant une langue très classique et soignée. Le début du bouquin et tous les passages consacrés à Huysmans, en fil rouge et écho à l’évolution du narrateur, Huysmans s’était converti au catholicisme, François se convertira à l’islamisme, sont particulièrement bien écrits et pour être franc, c’est ce qui m’a le plus intéressé dans cet ouvrage car j’ai cru y sentir le vrai Houellebecq, un homme désabusé fasciné malgré lui par l’appel de la religion, peut-être son seul espoir de se sortir indemne du cul-de-sac dans lequel il s’enferre. Mais c’est aussi l’écrivain aux descriptions claires, voire cliniques ou ressortant du genre mode d’emploi, tout comme celui qui lâche des réflexions déconcertantes comme « …une conversation entre hommes, cette chose curieuse qui semble toujours hésiter entre la pédérastie et le duel. »  

On y lit aussi, comme dans ses autres livres, des réflexions outrageusement sexistes et sans ambiguïté qui font mal aux yeux et dont je m’étonne qu’on n’en fasse pas plus mention ; et du sexe triste autant qu’explicite. En fait, tout est triste chez Houellebecq car il ne connait pas les mots humanité ou empathie. Les rapports humains sont toujours appréhendés sous un angle abstrait ou intellectuel, au mieux ils sont sexuels, et c’est en cela que Houellebecq nous inquiète/nous dérange. Dans quel monde, parallèle au notre, vit cet homme ? Ici, seules quelques lignes consacrées à la dernière maîtresse de son père décédé, semblent être marquées par un peu d’humanité, « Chez cet homme âgé, ordinaire, elle avait su, la première trouver quelque chose à aimer. »

Aucun de ses personnages n’est sympathique, François est un solitaire (il n’a même plus de liens avec ses parents séparés) qui critique tout et tout le monde, le bon goût bourgeois et la pensée convenue, selon lui. Il est amorphe, mène une vie désincarnée, ne vote pas et se considère à peine comme Français « ce pays dont j’étais, de manière un peu théorique, citoyen », le genre à ricaner devant sa télé avec un plateau repas sur les genoux et deux bouteilles de bon vin à portée de main. « Je n’ai pas d’amis, c’est certain, mais en avais-je jamais eu ? Et à quoi bon, si l’on voulait bien y réfléchir, des amis ? » Quand on pousse la misanthropie à un tel degré, « L’humanité ne m’intéressait pas, elle me dégoûtait même, je ne considérais nullement les humains comme mes frères », tout raisonnement ou idée, émis par François (Houellebecq ?) perd de sa pertinence car bridée par sa vision erronée, ou du moins sujette à caution, du monde.

Et le racisme ? C’est ce que vous voulez savoir, c’est ce dont parle tout le monde même ceux qui n’ont pas lu le bouquin. Je n’emploierai pas ce mot. Ou alors par ricochet. Si d’imaginer que la France soit un jour dirigée par un parti islamique (femmes qui ne travaillent plus pour s’occuper des enfants et sortent voilées, polygamie et conversion à l’islam pour les fonctionnaires etc.) vous fait prendre en grippe les musulmans, alors oui, on peut dire que cet ouvrage est raciste. Mais au même titre que la littérature de SF des années cinquante avec ses invasions de Martiens étaient anticommuniste. Au contraire, et si on s’en rapporte au titre du roman, on peut y voir une dénonciation des soumissions des uns et des autres, individuelle et collective, ayant permis d’en arriver à cet état de fait. Ici, les universitaires et François à la fin, accepteront les gros salaires, la conversion et les mariages arrangés avec de très jeunes filles, pour être aux normes et réintégrer l’université.

Au final, un roman de Houellebecq plutôt moyen, de belles pages sur Huysmans, une idée de base réellement originale et qui prête à discussion mais aussi beaucoup de flou dans la partie politique-fiction (aucune opposition après l’élection ? que devient le FN ?) et un regard sur les femmes franchement intolérable. En refermant ce bouquin, je me suis senti conforté dans mon désir de république laïque, loin de tous les pouvoirs religieux – tous – et dans la confirmation que la démocratie est une chose fragile nécessitant une vigilance de tous les instants.

 

« Suave et ronronnant, son discours se poursuivit pendant une dizaine de minutes avant qu’on ne passe aux questions de la presse. J’avais remarqué depuis longtemps que les journalistes les plus teigneux, les plus agressifs étaient comme hypnotisés, ramollis en présence de Mohammed Ben Abbes. Il y avait pourtant, me semblait-il, des questions embarrassantes qu’on aurait pu lui poser : la suppression de la mixité, par exemple ; ou le fait que les enseignants devraient embrasser la foi musulmane. Mais après tout n’était-ce pas le cas, déjà, chez les catholiques ? Fallait-il être baptisé pour enseigner dans une école chrétienne ? En y réfléchissant je me rendais compte que je n’en savais rien, et au moment où s’achevait la conférence de presse je compris que j’en étais arrivé exactement là où le candidat musulman voulait me mener : une sorte de doute généralisé, la sensation qu’il n’y avait rien là de quoi s’alarmer, ni de véritablement nouveau. »

 

Michel Houellebecq  Soumission  Flammarion  – 300 pages -

 

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Au temps du Vel d’Hiv ... et : Jean Pieters notre doyen

18 Juin 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Nous sommes heureux de vous présenter un Livre qui sort le 19 juin 2014 dans toutes les grandes librairies de France ainsi qu'à la FNAC, Amazon…

Au temps du Vel d'Hiv.

Auteur: Dominique Grandfils

Edition: Gremese

Prix ​​de base: 18 €

Sa connotation est historique, mais c'est avant tout une aventure sportive !

Notre collègue Jean Pieters a été interviewé. Comme vous le savez, Jean a travaillé au BHV et fut un des plus grands cyclistes de son époque. Jean soutenait aussi l’USBHV Cyclisme.

 

Notre ami : Aimé Calandri a pu aussi rappeler ses souvenirs à l’auteur.

Couverture : Au temps du Vel d'Hiv

Couverture : Au temps du Vel d'Hiv

L’ouvrage revient sur la fabuleuse épopée du Vélodrome d’Hiver de Paris, entre 1910 et 1959. A travers les exploits des plus grands sportifs, mais également des moments tragiques de l’Histoire de France comme la Rafle de juillet 1942.
Un récit riche en anecdotes et très documenté qui a bénéficié de la participation de quelques témoins de cette aventure : Jean Pieters et Robert Panier qui ont participé aux Six Jours et Aimé Calandri qui travailla avec Fausto Coppi pendant ses séjours parisiens.

Ce livre propose au lecteur une plongée dans l’univers du vélodrome du boulevard de Grenelle, véritable lieu de rendez-vous de toutes les classes sociales qui venaient encourager les champions cyclistes à l’occasion des fameux « Six Jours de Paris ». Après avoir évoqué les premières décennies du Vel’ d’Hiv’, l’ouvrage raconte la carrière de Jean Pieters, un jeune pistard de Belleville dont la carrière va être sérieusement contrariée, par la Seconde Guerre Mondiale.

Jean Pieters

Jean Pieters

On peut y lire un extrait bien sympathique sur Jean Pieters, relatant une course de 1941.

 "La course est menée par Roux et Rousset qui parviennent pendant 60 tours à garder jusqu’à trois quart de piste d’avance. Malgré le freinage intempestif  d’André Pousse, Jean qui a senti le danger ramène le peloton sur ceux qui ont osé partir. La coalition est dure à vaincre et il faut que Pieters et Panier, diminué par un rhume, donnent le maximum de leurs moyens pour réussir à en venir à bout.

 Jean étonne les spectateurs par sa capacité à se faufiler et plonger sur ses adversaires, passant de la queue à la tête du peloton en un quart de tour.

Ce « môme » n’a pas fini de nous étonner et c’est tout logiquement qu’il remporte sa quinzième américaine sous les applaudissements de la foule du Vel’ d’Hiv’. Pour Robert Panier, qui jubile, gagner une américaine à Grenelle équivaut à remporter une grande course sur route. "

Vous pouvez relire l'article que nous avions écrit, il y a 4 ans :

http://www.rezo-bazar.com/article-jean-pieters-notre-doyen-grand-sportif-a-fete-ses-90-ans-56608030.html

Au temps du Vel d’Hiv ... et : Jean Pieters notre doyen

Mais qui est l'auteur  Dominique Grandfils ?

 

Je dirai avant tout, que pour nous, il le  " Facteur "  du réseau BHV pour Jean. Il est aussi son voisin et ami. A ce titre nous le remercions.

Les mordus du Rock, le connaissent certainement !

Mais qui est Dominique Grandfils ?

Je dirai avant tout que pour nous, il le « Facteur «  du réseau BHV pour Jean, tout en étant son voisin et ami. A ce titre nous le remercions. Les mordus du Rock, le connaissent certainement !

Passionné par la musique, Dominique GRANDFILS a eu la chance de pouvoir faire partager ses coups de cœur sur les ondes de Radio « Ici & Maintenant! » dès janvier 1987. Sur la station pionnière de la bande FM parisienne, il a présenté l'émission Rock & Jazz avant de créer Rock Rendez-Vous.

Dans ce programme, il a reçu les principaux acteurs du rock français et quelque artistes internationaux.

En 1992, il troque le micro pour la plume. Après quelques articles pour la Revue du Spectacle, il démarre une chronique dans le journal Campus.  Chaque mois, il présente les nouveautés discographiques et les concerts. Il propose une interview portrait d'un artiste.

Pendant cette période, il publie sa biographie de McCartney chez Zélie en 1993, Puis son recueil de citations 100% Rock en 1997.

 

A la fin de l'année 1999, il abandonne ses activités à Campus Mag pour se consacrer uniquement à l'écriture d'ouvrages musicaux. Puis, en 2008, il intègre l'équipe du site Maccablog consacré à Paul McCartney. En janvier 2014, Maccablog devient Maccaclub.

 

Nous avons repéré les liens ci-dessous pour commander le livre sur Internet

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La vie mouvementée de Charles de Gonzague de Martine Mallein

27 Novembre 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Martine MalleinMartine Mallein, notre collègue passionnée d’histoire, toujours aussi talentueuse, nous présente un nouvel ouvrage qui évoque cette fois-ci la vie du prince Charles de Gonzague (1580-1637).

Voici un livre qui ravira bon nombre d'entre vous et, à placer au pied du sapin de Noël

Ce nom de Gonzague résonne à nos oreilles, sorti tout droit du roman populaire de Paul Féval écrit en 1857  « le Bossu » et adapté au cinéma cent ans plus tard, en 1959, par le réalisateur André Hunebelle dans une  splendide et brillante mise en scène. Le rôle principal de ce roman de cap et d’épée plein de suspens et de péripéties fut alors confié à Jean Marais, l’impétueux Henri de Lagardère, alias, le Bossu. 

Souvenez-vous du méchant prince Philippe de Gonzague, rôle tenu par François Chaumette, qui s’était traîtreusement débarrassé de son cousin le duc Philippe de Nevers dont il convoitait les biens et les richesses. Mais Lagardère veillait  et cherchait à délivrer la belle Aurore, l’héritière de Nevers, des terribles griffes du prince de Gonzague.

M Mallein Charles de Gonzague

L’histoire véritable et mouvementée de Charles de Gonzague que j’expose dans cet ouvrage se situe bien loin du feuilleton historique et du synopsis cinématographique. Gonzague, ce proche cousin d’Henri IV, une des plus grosses fortunes de France, était duc de Nevers. Il ajoutait à ses possessions nivernaises le duché de Rethel, dans les Ardennes, et bien d’autres seigneuries et principautés en France. Prince raffiné et prodigue, il connut la magnificence dans la première partie de sa vie. La pompe dont il s’entoura pour se rendre à Rome en tant qu’ambassadeur d’Henri IV est inouïe, extraordinaire, incroyable. Se glorifiant de ses illustres ancêtres, le dernier empereur de Byzance compte parmi ses aïeux, son père était un prince de Mantoue en Italie, il n’hésita pas à convaincre l’Europe entière de préparer une croisade afin de recouvrer les Lieux Saints. Vous le connaissez certainement comme bâtisseur.

Le 6 mai 1606, le jour même de ses 26 ans, il décida de créer ex-nihilo sa propre ville, Charleville, pour en faire la capitale de sa nouvelle principauté souveraine d’Arches, après avoir vendu son ancienne principauté de Boisbelle, en Berry,  à Maximilien de Béthune, duc de Sully.

 

Je vous ai déjà révélé une grande partie de sa vie qui bascula tristement en 1627. Grand serviteur de Louis XIII, il fut perdant dans la mission qui lui avait été confiée à Mantoue et malheur aux vaincus, l’histoire a pratiquement oublié ce personnage insolite.

 

Je vous propose de  poursuivre la découverte de la vie surprenante de mon héros par la lecture de « la vie mouvementée de Charles de Gonzague, duc de Nevers, de Rethel et de Mantoue, éphémère prince de Boisbelle », ouvrage de 105 pages, au prix de

Pour compléter cette présentation, je vous invite à voyager aux côtés de ce prince, à Mantoue l’ensemble du palais ducal, à Charleville sur la grand place ducale, à Nevers au palais ducal, à Boisbelle, cette lilliputienne principauté berrichonne qui deviendra Henrichemont, ville nouvelle du XVIIè siècle par la volonté de Sully, 3 ans après Charleville.

 

Martine Mallein –novembre 2013.


Son prix est  de 14 Euros en noir et blanc, disponible de suite (seule la couverture est en couleur)

Il vous est proposé éventuellement avec des photos en couleur, à 20 Euros, (mais c'est vraiment à la demande, précise Martine)

Les frais d'expédition sont de 2,25 Euros à ajouter au PV.

N'hésitez pas à commander à Martine en direct sur son mail qui vous communiquera son adresse. Vous avez perdu son e-mail;  Faîtes votre demande en utilisant la zone commentaire ci-dessous. Nous vous contacterons.

 

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Antoine Eminian nous propose le livre de l'été : Wilderness

27 Juin 2013 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Eminian AntoineAntoine a eu la gentillesse de nous recommander ce  livre : Wilderness de Lance Weller : 

Faisons appel à nos souvenirs, La bataille de Wilderness connue dans la guerre de Sécession (1864), opposa les armées du général nordiste Grant à celle du général sudiste Lee.  17 000 nordistes et 10 000 Sudistes perdirent la vie en deux jours.

Lance Weller L’écrivain américain Lance  Weller, né en 1965, est l’auteur de plusieurs nouvelles et Wilderness est son premier roman. Actuellement il réside à Gig Harbor, dans l’État de Washington, avec sa femme et ses chiens.

 Abel Truman vit sur la côte Nord-Ouest des Etats-Unis, dans une pauvre cabane avec son chien pour unique compagnon.

Grant

Trente ans plus tôt, il a survécu à la bataille de la Wilderness, l'un des affrontements les plus sanglants de la Guerre civile américaine. Depuis, Abel est hanté par son passé douloureux, jusqu'au jour où il décide de partir pour un ultime voyage. Mais le vieux soldat ne tarde pas à être rattrapé par la violence lorsque deux hommes lui dérobent son chien.  Laissé pour mort par ses assaillants, Abel part sur leurs traces à travers les Olympics Mountains.

 Lance Weller LivreVoici le résumé du roman, tel qu’on peut le lire sur la quatrième de couverture du livre. Pourtant, même s’il est alléchant, ce n’est que la face émergée de l’iceberg, tant ce bouquin est riche, dense et bigrement plus énorme que cette mince péripétie néanmoins symbolique. Et vous le comprendrez très vite, dès les premières pages du prologue on pressent qu’on va assister à un drame terriblement bouleversant. 

Le roman court entre 1864 et 1899, mais la construction narrative, complexe tout en étant parfaitement maîtrisée par Lance Weller, n’est pas linéaire.

Le présent du roman, son épilogue, se situe en 1899 mais de nombreux flashbacks renvoient le lecteur à différentes époques antérieures, dont les dernières années de la Guerre de Sécession (1861-1865). A ce propos, le titre de l’ouvrage, Wilderness, évoque une région de forêts où eut lieu une terrible bataille en 1864, ce qui nous vaut des scènes épouvantables et atroces, d’une violence inouïe lorsque les hommes perdent tous leurs repères. 

Nous suivons Abel Truman en permanence, mais des personnages secondaires le croisent et le recroisent au fil des chapitres, Glenn Makers et Ellen, Dexter et Hypatia… Tous vont souffrir, certains, nombreux, pire encore. Roman de la souffrance, guerre, viols, ségrégation raciale, criminels minables, corps meurtris, aucun répit durant ces trois-cents pages. Roman de la mémoire aussi, quand ce ne sont pas les corps, c’est l’esprit qui trinque par le biais de la mémoire « … à peine s’était-il isolé du monde que la mémoire revenait faire ses ravages. »

 

Tout le roman est une succession de scènes, extraordinaires de maîtrise littéraire, au service d’une émotion poignante permanente. J’ai rarement été aussi bouleversé à la lecture d’un roman. Tragique, pathétique, j’enrage de ne pas trouver les mots parfaits pour vous inciter à lire ce livre.

 Je me garde toujours d’utiliser le terme de chef-d’œuvre pour parler d’un bouquin, me méfiant de ce mot trop galvaudé, mais aujourd’hui, j’avoue qu’il m’est difficile de ne pas le considérer comme tel. D’un coup, mais quel coup de maître, Lance Weller vient d’entrer dans la cour des très grands écrivains contemporains.

   « A ses côtés, le chien percevait son désespoir et savait ce que le vieil homme ignorait, il savait qu’il allait bientôt tenter quelque chose et qu’il échouerait, et qu’ils se mettraient en route peu après. Le chien savait aussi qu’ils ne reviendraient pas. Il savait ces choses de la même façon qu’un chien connaît bien le cœur de l’homme qu’il aime et comprend ce cœur encore mieux que ce que l’homme pourrait espérer. Le vieil homme caressa la tête du chien, l’air absent, et l’animal leva les yeux vers lui un instant avant de poser le menton sur ses pattes de devant et de fermer les paupières. »

 Lance Weller  Wilderness  Gallmeister

 P.S. : Au-delà de ce roman et sans publicité aucune, sachez que les Editions Gallmeister proposent un catalogue extraordinaire de romans de qualité. Pour en avoir lu une bonne part, tous leurs bouquins s’échelonnent selon mes critères, entre « bon » et « très bon ». De quoi vous satisfaire tout l’été et plus encore.

 Merci Antoine, pour la présentation de ce livre livre, que tu nous écris, avec et comme toujours beaucoup de talent!

 

 

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