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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles avec #france 5 centre tag

"César Borgia, une idylle à Issoudun" par Martine Mallein Leguédois

10 Mai 2017 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre, #Livres et poésies

C’est avec plaisir que nous retrouvons notre collègue Martine Mallein-Leguédois et des nouvelles de ses romans.

Martine continue à écrire, à fouiller l’histoire, c’est une vraie passion.

Elle a publié un nouveau roman en  2016 dont nous n’avions pas encore parlé.

« Charlotte d’Albret,

une Borgia en Berry »

Si vous le pouvez, lisez son livre, mais mieux encore ... pour ceux qui ne seraient pas loin d'Henrichemont, assistez à sa conférence!

"César Borgia, une idylle à Issoudun" par Martine Mallein Leguédois

Lors de son récit, basé sur des faits et des personnages historiques, Martine évoque la vie de Charlotte d’Albret (1480-1514).

 

Cette princesse, née en 1480 était l’une des filles d’Alain d’Albret. Objet d'une tractation : Elle fut mariée d’office  à Blois à l’âge de 19 ans  à César Borgia, homme sanguinaire, fils illégitime du pape  Alexandre VI,  par Louis XII. Louis XII devenu roi en 1498, fit annulé  son mariage par le pape Alexandre VI afin d’épouser Anne de Bretagne. Ce mariage politique permettait à Louis XII de renforcer l’union entre la France et la Bretagne.

 

Elle vécut avec César,  le temps de l’amour en Berry à Issoudun, puis César repartit en Italie pour mener une vie de grandes aventures...

Charlotte quatre mois à peine, après son mariage, enceinte, ne revit jamais son mari . Sa solitaire et  courte vie (décédée à 34 ans) s’acheva dans la piété et le recueillement, auprès de la duchesse de Berry ex-femme de Louis XII, fréquentant le couvent de l’Annonciade à Bourges.

Puis elle se retira avec sa fille au château de la Motte-Feuilly (Indre).

"César Borgia, une idylle à Issoudun" par Martine Mallein Leguédois

L'association MML a le plaisir de vous inviter le samedi 13 mai à 17h à la Mairie d'Henrichemont pour assister à la conférence donnée par Martine Mallein-Leguédois :

"César Borgia, une idylle à Issoudun"

L’ancienne petite principauté de Boisbelle, située au cœur du Berry, vécut un temps sous l’égide de la puissante famille d’Albret.

Découvrir lors d’une promenade dans l’Indre, au détour d’un sentier, l’imposant château de la Motte-Feuilly et le cénotaphe renaissance de la belle Charlotte d’ Albret, nous interpella. Qui était-elle ? Apporter la réponse à notre interrogation fut l’occasion d’un ouvrage romancé sorti en juin 2016 « Charlotte d’Albret, une Borgia en Berry». (1)

Borgia n’était-ce pas le nom d’un pape dont la noirceur de l’âme et de toute sa famille nous fait encore frémir ? Certes. C’est ainsi que César Borgia, fils de pape, épousa la jeune Charlotte à Chinon et passa sa lune de miel et quelques mois à Issoudun, en Berry.

Martine Mallein-Leguédois vous présentera, lors de sa conférence, les raisons de cet incroyable mariage et les conséquences qui en résultèrent.

(Prix d'entrée: 5€)

 

  1. Ouvrage de l’auteur : « Charlotte d’Albret, une Borgia en Berry » de 200 pages

En savoir plus

Contact : association Maintenir la Mémoire Locale – 19, rue G. de Maupassant – 92500 Rueil-Malmaison – amml180@yahoo.

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LA BORNE, un village potier depuis le XVIe siècle par Martine Mallein

6 Décembre 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

Nous sommes heureux de retrouver Martine Mallein Leguédois, dans "son Berry".Je crois qu'un grand nombre d'entre vous, aura envie de découvrir cette belle région. Après Henrichemont, prenez le temps de flâner à "La Borne" qui rappelons-le, a inspiré notre auteur à écrire le livre : « Souvenir d’une famille Bornoise de la Belle Epoque ».

Si Henrichemont (Cher) possède un patrimoine bâti exceptionnel datant du XVIIe siècle, le village de La Borne, situé au cœur de la forêt, à la limite orientale de l’ancienne  Principauté souveraine de Bois-Belle (hameau dont les habitants se répartissent sur les communes d' Henrichemont et de Morogues) constitue un pôle culturel hors du commun, autour d’un art particulier né de la terre et du feu : la poterie.

La Borne bois La Borne route

Les potiers en terre, installés sur place depuis des générations, étaient favorisés par la présence du bois de chauffage et de taillis à portée de mains ainsi que par l’abondance d’un filon de terre à grés d’une qualité exceptionnelle, le plus riche de la région, situé avantageusement à une faible profondeur. Cet argile à grès ainsi propre au tournage et au modelage fournissait alors des objets de première nécessité, saloirs, bouteilles, bonbonnes à huile, vinaigriers, faisselles à fromage, pichets… indispensables aux villageois, mais aussi aux contrées voisines ainsi qu’aux provinces plus lointaines Touraine, Poitou-Charentes, Massif central, Champagne, jusqu’en Belgique.   

La Borne village

Présentée depuis le XVIème siècle sous l' aspect  d' une production utilitaire avec des dynasties de potiers comme les Talbot, Bedu, Bernon, Foucher, où l' utile avait souvent une marque artistique, elle connut au XIXème siècle la période imagière de Jacques Sébastien Talbot et de la subtile Marie Talbot, très appréciée de nos jours.

Potier tour et ansiéres

L'entre-deux-guerres et l’occupation allemande avaient semblé compromettre la pérennité de la poterie de grès. Les efforts fournis par les familles de potiers, l' installation de Paul Beyer,  en 1941 puis l' action conjointe de François Guillaume, marchand d' objets d' art à Bourges, du céramiste Jean Lerat, l' arrivée en 1943 d' André Rozay,  ont relancé la production de la céramique Bornoise, rénovant les traditions pour aboutir à un art moderne original. En 1945, Vassil Ivanoff, artiste bulgare, s'installe au village. Tourneur et sculpteur à la fois, il produisit une œuvre remarquable visible au musée qui lui est consacré.

De nos jours, La Borne est devenue un haut lieu de poterie comptant près de 50 potiers et céramistes qui renouvellent sans cesse leur création et attirent des artistes venus nombreux de l'étranger, ce qui assure au village une réputation internationale.

 centre ceramique BorneLe « Musée de la poterie » installé dans la chapelle St Jean-Baptiste est consacré à la poterie traditionnelle.

ccclb La borneLe Centre de Création Céramique de La Borne (CCCLB) présente la création des ateliers de ses nombreux adhérents et des expositions temporaires. La construction d’un nouveau bâtiment donne un nouvel outil aux céramistes et apporte un rayonnement supplémentaire à la réputation de La Borne.

la Borne expo permanente

Quatre fours à bois traditionnels ainsi que l'atelier-four de Vassil Ivanoff sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques dans un but de protection architecturale et patrimoniale de ce village original.                

 

La principauté fut vendue en 1766 au duc d’Artois ce qui souleva un mécontentement certain car les habitants étaient jusqu’alors exemptés d’impôts. Elle fut rattachée définitivement à la France à la Révolution.

 

 

                La Borne entre tradition et modernisme

La Borne Contraste

Merci Martine, de nous faire découvrir la richesse de notre patrimoine Français.

Lecteur du "Réseau-Bazar" ou non, laissez vos commentaires à Martine Mallein.

 

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Charbon de Bois, extrait de Souvenirs d'une famille Bornoise...par Martine Mallein.

22 Novembre 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

Je viens aujourd’hui vous parler d’un sujet étonnant, traité dans le nouveau livre en préparation de Martine Mallein. Vous avez rangé vos barbecues et pourtant, un seul d'entre-vous, s’est-il posé la question comment fabrique t'on du charbon de bois ?

Je vous avoue que ce sujet, à partager en famille, qui intéressera petits et grands, m’a beaucoup appris.

Un deuxième article suivra sur la Borne, ce petit village du Berry où il se passe tant de choses.

Bonne lecture

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 Extrait du livre : Souvenirs d'une famille Bornoise de la Belle-Epoque de Martine Mallein Leguedois

On construit la meule

Alexandre va jouer l’instituteur, il fait un clin d’œil à Léon, pour expliquer à sa famille comment il construit une charbonnière. Les fillettes Jeanne et Anita écoutent attentivement, Léon, Marie et la grand-mère Eugénie Thirot en font autant. Il insiste bien, il est le maître du feu qu’il domine avec dextérité.

D’une manière simple, nous allons retranscrire ses propos. C’est une véritable alchimie dont il faut parler car il détient le pouvoir de transformer le bois en charbon. La technique de fabrication du charbon de bois est connue depuis l'Antiquité. Elle a peu évolué au cours des siècles, excepté qu'avec la modernité, des fours démontables en fer se sont substitués aux meules en bois.

 Le premier travail d'Alexandre est de trouver un bon emplacement qu'il défriche avec sa pioche, nivelle avec son râteau à longues dents en bois. Il tasse le sol, prépare une surface circulaire horizontale de 4 à 6 mètres de diamètre. Il élimine toute végétation sera systématiquement laissant la terre complètement à nu. Cette aire où la charbonnière est installée sera réutilisée indéfiniment.

 La méthode très ancienne adoptée à cette époque pour faire du charbon de bois est donc celle de la charbonnière en meule qui constitue un système très adaptable et qui correspond à la nature du sol. Le bois à carboniser est enfermé dans un espace clos dont l'étanchéité est assurée par de la terre. Première étape, le bois qui sera carbonisé, châtaigner, chêne, charme, noyer sera récolté par Alexandre petit à petit au fil des mois. Il l’empilera sur place, regroupé en stères et séché pendant deux à trois mois. Cela s'accorde bien avec le mode de vie de notre charbonnier qui peut ainsi ramasser pendant plusieurs mois des déchets de bois, des branches. Il fera naturellement appel aux bûcherons, ses collègues, pour les grosses pièces, les grumes.

Le boisCommence alors la construction de la meule. Sur le sol, Alexandre plante un piquet d’environ 2 mètres au centre de l’aire pour aider à l’empilage du bois. Il dépose des copeaux sur le sol. Il dispose une claie formée de rondins entrecroisés d'une dizaine de centimètres de diamètre sur le sol pour former un cercle. Il monte tout autour une sorte de cage en croisant des morceaux de bois d’environ 50 centimètres, la charbonnette. Les bois, les plus longs, sont alors disposés verticalement.                    

La meule de bois ainsi construite mesure un mètre cinquante à deux mètres de hauteur et revêt une forme hémisphérique. Bien plantée, il retire alors le piquet central et ouvre ainsi une cheminée d'environ 20 cm de diamètre au sommet par laquelle il jettera la braise brûlante qui enflammera copeaux et rondins. Cette cheminée permettra à la fumée de s'échapper lors de la carbonisation, ouverture qu’il complètera par six à dix entrées d'air « les évents » ménagées à la base de la meule pour pouvoir surveiller la  cuisson. L’ensemble est alors recouvert de feuillages, d'une épaisse couche de terre, de mousse pour empêcher toute prise d’air. 

Fumée Bleue

Fumées bleues sortant du renard (trou)

 On lance la calcination

Alexandre explique encore qu’il s'efforcera que tout son bois brûle, bien caché sous les rondins de la charbonnière, à une température s’élevant autour de 300 °.

Il va procéder à l’allumage tôt le matin, aux premières lueurs de l'aube. Il monte par une échelle sur la meule et jette une pelletée de bois et de charbon enflammés dans le trou laissé par le piquet ôté du sommet de la meule. Des braises bien rouges coulent par la cheminée et enflamment les copeaux et les petits bois qui ont été posés au sol.

 Les enfants suivent attentivement la préparation, aident au passage et retiennent leur souffle lors de la mise à feu. Que c’est beau cet embrasement de la meule ! La famille repartira ensuite pour laisser Alexandre et sa femme en toute tranquillité poursuivre leur ouvrage

 Toute la journée, toute la nuit, comme les autres ouvriers du feu, Alexandre et sa femme pendant quasiment une petite semaine veilleront en continu sur leur précieuse charbonnière, en se relayant et entendant « ce grillotement imperceptible, ce pétillis follet qui jouait aux entrailles de la meule et cet élan de flamme qui jaillissait dans le jour » (Maurice Genevoix). C’est Antoine, son père, qui  lui a transmis le savoir pour obtenir un beau charbon bien dur, compact et sonore comme du cristal.

OutilsLa combustion sera complète au bout de 18 heures environ lorsqu’une fumée blanche se dégage après rechargement régulier de  bois par la cheminée. Toute fuite d’air se remarque par l’éruption d’une fumée bleue qu’il faudra immédiatement colmater, arrêter en projetant de la terre dessus. Au fur et à mesure que la charbonnière cuit, elle s’enfonce, s’écrase et prend de plus en plus la forme d’un œuf au plat. « Après une journée de cuisson Alexandre, le charbonnier, monte alors sur la meule avec son échelle pour la piétiner. Il détecte les zones cuites, les zones restées en bois et tasse la couverture » et quand le feu sort des trous faits au ras du sol, la cuisson est achevée. Il aura fallu 48 heures pour que la masse de bois soit en incandescence. (Ci-dessus les outils, brouette, râteau, pelle, échelle …)

C'est un moment crucial. Un coup de vent violent peut tout embraser, finie la meule. La cuisson se poursuivra encore trois jours et trois nuits.

La combustion achevée, le travail se fait alors au râteau, pour enlever la terre. Alexandre doit éteindre le feu et l’étouffer définitivement. Lorsque la meule est refroidie, il peut l'ouvrir en veillant à ce que le feu ne se rallume pas. Les morceaux de charbon carbonisés sont extraits et roulés dans la terre, puis séparés du poussier et des charbons mal carbonisés. Dès qu’ils seront froids, les enfants l’aideront pour s’amuser à les trier puis les adultes le chargeront jusqu'à la gueule dans des sacs en jute. Le charbon de bois est enfin prêt à être livré.

Alexandre explique aux enfants que, pour être de bonne qualité, le charbon de bois doit bien sonner, être irisé et cassant. Il ajoute qu’il pèse cinq fois moins que le bois dont il provient.

Phase finale : extinction de la meule et récupération du charbon de bois

Prépa Charbon de Bois

Les deux fillettes se divertissent avec le charbon, se barbouillent, le tout dans un grand éclat de rire. Attention les parents vont leur tirer les oreilles si elles salissent leurs vêtements !               

  La fumée bleue est signe de flamme, la jaune, la paille prend feu et la blanche, la bonne fumée est signe de vapeur d’eau.

Epatant, cette description dans ce cadre de petit village du Berry que nous découvrirons ensemble prochainement avec Martine. Inutile de répéter que le style est agréable à lire.... Merci beaucoup Martine Mallein

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Les comices d'Henrichemont par Martine Mallein

17 Octobre 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

Un peu de culture... nous fait du bien ! Merci Martine

 Lorsque les propriétaires et fermiers agricoles se réunissent afin d’améliorer les procédés de l’agriculture dans le cadre d’une fête de village avec chars fleuris, élection d’une reine... on parle de comices agricoles. Devenues rares, elles existent encore et Martine Mallein vient chaleureusement  nous en parler.

 Le Comice agricole, grande kermesse des agriculteurs, où tradition et modernité s’allient à Henrichemont

 Au cœur du Pays Fort, en Berry, dans le Cher, au milieu d’un paysage de collines verdoyantes, se trouve Henrichemont, la cité fondée ex nihilo en 1609 par Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre du roi Henri IV. Après avoir connu une heure de gloire au XIXè siècle avec l’essor de l’industrie du cuir, ce chef lieu de canton a gardé sa tradition d’élevage et d’agriculture. Il lui appartenait cette année d’organiser le Comice agricole, fête de la ruralité.

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L’histoire fait remonter l’organisation du premier comice agricole henrichemontais en 1896.

En 1851, la Seconde République avait fait en effet connaître qu’elle souhaitait « favoriser les différents intérêts de l’agriculture et de les diriger dans la voie du progrès et du perfectionnement. C’était confirmer la volonté de l’Etat d’encourager ce secteur d’activité, décision déjà assurée au temps de Louis XVI qui avait créé en 1788 un grand prix de l’agriculture.

Les 35 agriculteurs, les 6 petites villes du canton, Henrichemont et tous leurs habitants se sont donc mobilisés pour réussir ce 10è comice d’après guerre, organisé une fois tous les 7 ans et cette année les 10, 11, 12 août 2012 avec pour thème fédérateur la gastronomie.

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 Henrichemont qui recevait son canton s’était paré de ses plus beaux atours, décoré de gâteaux et plats, de pommes, citrouilles, raisins, poireaux, carottes et autres légumineuses avec des corners inspirés par la basse-cour, le moulin et les immanquables moutons du Berry.

Cette grande kermesse agricole mariait à la fois l’opération portes ouvertes de quelques fermes ainsi que le traditionnel concours de labours avec douze concurrents, le site étant encerclé par un marché goûteux avec animations foraines et la présentation de très belles bêtes. Pour la mise en bouche, tout commençait par un débat-dégustation portant sur les vins régionaux de Menetou-Salon et Sancerre présents dans le canton qui précédait la table avec un dîner-dansant dont le plat principal se voulait être un bœuf à la broche !

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Menetou-Salon:  Vin et village

Ces agapes devançaient, le dimanche matin, la messe du comice  avec la présence des Reines, suivie de la grande cavalcade multicolore où chaque commune présentait fièrement un char longuement et minutieusement imaginé et construit dans le plus grand secret.

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 Les officiels présents étaient conviés à la remise des prix de labours et assistaient au discours du Maire d’Henrichemont qui entre autres rappelait qu’historiquement il s’agissait du 16è Comice depuis sa création. Un magnifique feu d’artifice clôtura les festivités.

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 Les origines :

 L’histoire de la création du comice vaut la peine d’être rapportée. Aubigny-sur-Nère chef-lieu du canton voisin avait été la première commune à se lancer dans l’aventure des Comices : grande fête du monde rural se répétant annuellement et subventionnée par le Conseil général du Cher.

 Dès 1892, Henrichemont cherchait à célébrer également ses agriculteurs. De longues négociations aboutirent enfin en 1896 à la création de la circonscription comiciale

d’Henrichemont comprenant les communes de Achères, La Chapelotte, Humbligny, Montigny, ,Neuilly-en-Sancerre et Neuvy-deux-clochers. Les autres cantons du Haut Berry s’y associèrent également, étant entendu qu’Henrichemont serait le premier chef-lieu à organiser un Comice avec une rotation pour l’époque de tous les six ans.

 1902, pour Henrichemont, fut l’année d’un nouveau comice très réussi. M. le Comte de Voguë, qui le présidait précisait dans son discours officiel du dimanche 10 août : « De toutes les fêtes qui viennent troubler pour un jour la grande paix de nos campagnes, il n’en est pas de plus attrayantes que les réunions de nos Comices … » 

 Le Comice du 16 août 1908 peut être considéré, pour l’époque, comme l’apothéose de cette grande fête du monde rural. Par les cartes postales très abondantes qui rapportent l’événement, on vit encore et découvre la tente des officiels, les responsables politiques, la parade des sapeurs pompiers, la très riche décoration de la ville ainsi que la foule considérable qui défilait dans les rues de la ville.

 Les participants ,  tels Alain Fournier ("Le grand Meaulnes") et ses Parents, étaient nombreux à ce comice comme nous l’avons déjà souligné car à cette époque s’ajoutaient à la population locale les journaliers et tâcherons à l’occasion des « louées » dans la commune.

Mais, ils ne savaient pas que ce serait le dernier comice de la Belle-Epoque, avant la Grande Guerre.

 

Le comice du 15 août 1914 n’aurait bien entendu jamais lieu. Le cycle des comices reprendra en 1920 et s’interrompra à nouveau en 1938 dans l’angoisse d’une nouvelle guerre qui se profilait à l’horizon.

 Dès la fin de la guerre, ce fut un éclatement de joie, un moment privilégié d’échanges et de festivités que les organisateurs et acteurs du Comice de 1950 réussirent à Henrichemont avec un immense succès et une foule inouïe venue des quatre coins de notre belle région. Les bénévoles oeuvraient partout en secret dans leurs quartiers respectifs dressant pour le Grand Jour des arcs de triomphe à l’arrivée de toutes les rues de la place et aux entrées de ville.

Le cycle actuel des comices est depuis 1963 de 7 ans et aura lieu les années suivant 2012 dans les autres cantons du Haut-Berry.

 Martine Mallein-Leguédois

Octobre 2012

 Voilà les comices racontées dans un style parfait, agréable à lire, en nous faisant partager la fête à Henrichemont. Nous te remercions, Martine pour cet étonnant récit. 

Sachez aussi que c’est en 1840  à Angers que le Comice Horticole effectua des semis de poiriers qui en 1848 donnèrent leurs premiers fruits qui s’avérèrent  excellents. C’est ainsi  que vous trouvez des poires « comices » dès la fin septembre sur les étals.

 

 

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Extrait de: " l'architecte et la reine" de Martine Mallein-Leguédois ; Les Androuet du Cerceau

15 Septembre 2010 Publié dans #France 5 Centre

Les journées européennes du patrimoine des 18 et 19 septembre prochains ont pour thème cette année « Les grands Hommes : quand femmes et hommes construisent l’Histoire ». Le Ministre de la culture Frédéric Mitterrand  a voulu « saluer ainsi la mémoire des figures de notre Histoire ».

 

Le patrimoine que j’ai eu la chance de découvrir dans mon village du Berry m’a donné le plaisir de rencontrer dans le temps, sorte de dialogue intemporel, une famille de grands architectes du XVIème siècle et du début du XVIIème, les Androuet du Cerceau et de lier connaissance, si je peux dire, avec l’épouse du roi Henri IV,  la florentine, Marie de Médicis.

Je vous entraîne avec plaisir dans leur sillage, occasion de réunir l’Homme et les Lieux.

 Je vous invite tout d’abord à nous rendre à l'enseigne du Cerceau, rue des Petits Augustins, à Paris  !

Sous François ler, autour des années 1535, on vient boire chez ce cabaretier, marchand de vin,  dénommé Androuet, dont l'enseigne est un cerceau de tonneau. On vient s'y amuser, rencontrer les amis de toujours, des compagnons de passage et discuter du « petit » qui a tiré sa révérence pour découvrir l’Italie. Sa besace sur le dos, à  23 ans, le jeune Androuet, un petit pécule en poche, ses carnets de croquis à la main, va traverser la péninsule, par étapes, et y demeurera en tout 7 ans à la découverte des trésors antiques dont il a tant entendu parler.

Toute son existence sera marquée par les souvenirs qu'il rapportera de ses deux voyages italiens. Il gardera toujours en mémoire ces édifices qu'il a contemplés, sources de son inspiration future. Il fera donc partie de ceux qui initièrent la Renaissance en France et tout particulièrement en architecture. Le style gothique sera remis en cause, on parla même de "vilaine et folle carapace faite par et pour un monde barbare".

Dès lors, il va mener une vie très active et bien remplie entre Tours, Orléans et Paris. Il obtient du roi François ler, le 28 juin 1545 des lettres patentes lui accordant pour 3 ans une complète protection contre la vente de copies non autorisées de ses « … ouvraiges  et figures d’architectes, corniches, moresques et compartiments… ». C’est  dire qu’il est bien en cour ! Il est vrai que son amie, Renée de France, duchesse de Ferrare, entretient des relations privilégiées avec la duchesse d’Angoulême, mère du Roi. Jacques Androuet du Cerceau sera très vite séduit par la Religion prétendue réformée.

 Les années passent, il devient incontournable en tant qu’architecte, créateur d’ornements, publie des recueils ayant trait aux arts décoratifs, il sera surtout un extraordinaire descripteur et illustrateur de 30 châteaux français, à la demande de Catherine de Médicis et de Charles IX, ce dont témoigne avec un raffinement certain son ouvrage « Les plus excellents Bastiments de France », recueil très précieux, photographie de la France au XVIè siècle, parvenue jusqu’à nous.

 Le siècle d’Androuet du Cerceau fut aussi celui des guerres de religion. Jacques Androuet se trouve au milieu de la tourmente. Il quitte Orléans pour Verneuil-en-Halatte, petite ville de l’Oise,  centre de ralliement protestant. Il s'y réfugie un premier temps. La petite communauté de Verneuil regroupant architectes et artisans représentant tous les corps de métier, vit tranquillement au pied du magnifique château en cours de construction commandé par Philippe de Balainvilliers.

Ainsi fut créé à Verneuil un véritable « cabinet d’architectes » bâti sur les Antiques, préconisant une meilleure distribution des espaces : « Commodités du dedans et symétrie du dehors ».

 Sa plus belle réussite, trois fils, une fille mariée à Jehan Brosse et pour leur plus grande gloire, nous ne retiendrons de leur immense travail, que :

            Baptiste et le Pont-Neuf à Paris

            Jacques et la Grande galerie du Louvre

            Charles et le pont Henri IV de Chatellerault   

 

Trois petits-fils célèbres :

            Jean et Fontainebleau

            René, voyer fidèle de Sully, en Poitou

            Salomon de Brosse et le Palais du Luxembourg

           Et, toujours Verneuil pour eux tous.

 

Jamais il n’abandonnera sa religion.  La vieillesse venue, il part dans le pays de Calvin, à Genève. Il s’éteindra en 1585 ou au début 1586 à Genève ou Annecy

 L’histoire de Jacques ler Androuet du Cerceau ne s’arrête pas à sa mort, en 1586. Il a formalisé les grands principes qui fondent l’architecture à la Française.

 

Si je vous ai convaincu sur l’importance de cet architecte, un peu oublié certes, mais qui a fait récemment l’objet d’une très belle exposition à la Cité du Patrimoine et de l’Architecture au Palais de Chaillot, vous pourrez par un bel après-midi vous rendre à Verneuil, tout près de Chantilly et faire une agréable promenade. La petite ville située en lisière de la forêt d’Halatte vous permettra de découvrir des vestiges gallo-romains, un musée, unique en Europe, qui retrace l'histoire en relief rapportant les traces et la mémoire de la pierre du néolithique jusqu'à la seconde guerre mondiale, mais vous pourrez surtout aller voir les restes du château de Verneuil, seuls les soubassements n’ont pas été détruits par les Condé, jaloux de la beauté du site, faisant concurrence à Chantilly et le Manoir de Salomon de Brosse.

 

Martine MalleinJe me tiens à votre disposition si cette aventure à Verneuil vous tente.

Eh ! oui, la maison de Salomon de Brosse existe encore, alors suivez-moi dans cette direction. Qui est Salomon de Brosse, cet architecte protestant dont on ne parle pas souvent et dont je me suis fait le défenseur avec mes amis Mr et Mme Sarrazin qui ont créé l’association des Amis du Vieux Verneuil.

 Pourquoi le défendre me direz-vous ? Il est en fait l’architecte de la petite ville nouvelle d’Henrichemont, créée en 1608 par Sully, dont ma famille est originaire. J’ai eu la curiosité de mieux le connaître ou plutôt de le découvrir et pendant deux ans avec Gérard nous avons sillonné la France, jusqu’à Sedan. Pas de chance pour les châteaux, ils sont presque tous détruits, mais, il reste encore quelques merveilles architecturales.

 

Né à Verneuil-en-Halatte en 1570,  très tôt, il va travailler avec son grand-père puis ses oncles, son père et toute leur parentèle à la construction du château de Verneuil.

A la suite du décès du roi Henri IV, Brosse va grandir en notoriété.  En fait, il bénéficiera de la manne de la régente, Marie de Médicis, de la réputation qu’elle lui a faite et les Grands suivront. Après Henrichemont, ce seront six beaux hôtels parisiens, puis les châteaux de Blérancourt, de Coulommiers et bien d’autres encore, comme le Parlement de Rennes, la façade de Saint-Gervais-Saint-Protais à Paris, la salle des Pas perdus au Palais de justice de Paris. En quinze ans, Salomon, architecte à la mode, a considérablement travaillé s’appuyant largement sur Charles du Ry, le fidèle des fidèles, « rationalisant » le style des demeures, ouvrant la porte à l’architecture qui s’épanouira avec François Mansart et Jacques Lemercier.

 Hôtels et châteaux dégagent les mêmes caractéristiques, la symétrie, l’horizontalité, le corps de logis ouvre sur cour et jardin, l’équilibre est donné par les pavillons. Il  joue avec la superposition des trois ordres, abandonnant l’ordre colossal, il ornemente les murs entre les pilastres par de simples panneaux. Il crée des galeries en demi-cercle, surmontées de terrasses, invente le pavillon d’entrée qui devient porte-cochère dans ses réalisations parisiennes. Progressivement, il voudra oublier la brique au seul profit de la pierre qui deviendra le matériau privilégié utilisé à l’époque de Louis XIV.

 Mais son fleuron sera le Palais du Luxembourg. Je ne peux que vous inviter à vous promener en cette période automnale dans les jardins de notre Sénat, vous trouverez bien l’occasion de le visiter.

 Petit histoire des deux contrats signés pour « la maison » de Marie de Médicis.

… L’accord passé entre la Reine et de Brosse prévoit un contrat d’architecte, classique, rémunéré selon la somme forfaitaire annuelle convenue de 2400 livres. Rien à dire à ce sujet.

 Par contre, aucune entreprise ne veut  répondre à l’adjudication lancée au prix de 750 000 livres. Des proclamations sont faites, des affiches de l’appel d’offres sont apposées à Paris, l’architecte relance l’adjudication en septembre puis en décembre 1614. En vain. Les entrepreneurs généraux connaissent le sous-sol, ce sont des carrières qui le jonchent, ce qui explique leur prudence. Ils ne savent pas ce qu’ils vont trouver pour arrimer sérieusement au sol la future construction. L’architecte, qui lui aussi a fait office de maçon  et a connu tous les corps de métier pendant sa jeunesse  lors de sa formation auprès de

son grand-père, est plus téméraire. A plusieurs reprises lorsqu’il lance les chantiers, il ne tient pas compte de la qualité du sol. Il imposa ses plans.

Faute d’entreprises, il décide de devenir lui-même le maître d’ouvrage du chantier. Il crée à cet effet une association entre son neveu, Jean, son fils, Paul, et lui-même. Il assumera ainsi la faisabilité de son projet, arrêtera  l’enveloppe financière, son coût d’investissement est ferme et définitif. Grosse erreur ! Sa responsabilité d’entrepreneur est majeur et couvre tous les corps de métier.

 

Les travaux commencent et la Reine vient poser la première pierre, le 2 avril 1615. Il déménage et s’installe au Petit Luxembourg pour coordonner les travaux.

 A son grand dam, ce qu’il ignore encore dans l’euphorie de l’ouverture du chantier, c’est qu’il devra subir d’une part, un arrêt non programmé des travaux pendant les trois années d’exil de la souveraine à Blois, puis, d’autre part, à la reprise du chantier, l’intransigeance de Richelieu qui fera pression sur la Reine-mère, pour ne lui octroyer aucun crédit supplémentaire en dépit de l’augmentation flagrante des prix, et qui plus est, ira jusqu’à lui faire un mauvais procès.

 Marie de Médicis, nous la connaissons souvent d’une manière scolaire. C’est l épouse italienne d’Henri IV. Ses crises d’autoritarisme sont fréquentes, les disputes avec le roi innombrables, Sully se doit souvent d’intervenir pour calmer le jeu, on la connaît jalouse, et il y a de quoi. Bref, à quoi correspondent ces trois ans d’arrêt du chantier du Luxembourg ? On peut parler de la tragi-comédie de Blois !

Concini et son épouse Léonora Galigaï sont morts. C’est la première crise entre Louis et sa mère. Les négociations vont bon train. Marie, par l’intermédiaire de Richelieu adresse un certain nombre de suppliques au Roi. Il demeure implacable. Luynes lui confirme la position irréversible du Roi. Il va même jusqu’à interdire à ses sœurs, à Gaston, de dire adieu à  leur mère. Il lui signifie qu’elle doit se retirer à Moulins et, en attendant que le château y soit  remis en état, qu’elle aille à Blois !

L’ex-régente part en vaincue à Blois, grossièrement bafouée par la foule. Elle laisse Paris, le 3 mai 1617.

 Elle a pris soin de cacher ses bijoux, tout près d’elle. Elle ne verra plus son cher « Meller » comme elle l’appelle, son bijoutier qu’elle a fait venir de Florence, tout spécialement, Mellerio, qui lui a dessiné et exécuté tant de merveilles. Ses cassettes sont avec elle, elle y veille personnellement.

A Blois, elle s’ennuie. Elle a fait appel à Salomon de Brosse pour lui construire une petite extension du château. Elle intrigue. Dans la nuit du 21 au 22 février 1619, un simple valet de chambre s’insinue dans le château, convainc Marie de le suivre. Telle une héroïne de roman, elle s’échappe par sa fenêtre du second étage, atteint péniblement, grâce à une échelle, la terrasse, et, de là, attachée par des cordes » - elle a le vertige, elle a trop d’embonpoint -, on la pousse, on la tire pour passer par la fenêtre, mais néanmoins se fait glisser le long du terre-plein jusqu’au sol. A son grand dam, elle perd au cours de cet exercice périlleux, l’une de ses précieuses cassettes de bijoux qu’elle avait cachée dans son lourd manteau. « Enfin, bras dessus, bras dessous, entre deux compagnons, comme une grosse ribaude en bonne fortune, elle traverse la ville, » puis le pont sur la Loire. Un cocher l’attend, son carrosse file sur Loches où elle retrouve le duc d’Epernon.

 Et la suite, me direz-vous, vous la découvrirez si je vous en ai donné envie, dans le livre que j’ai écrit « L’architecte et sa reine » et qui reprend la vie de ces trois personnages, Jacques ler Androuet du Cerceau, Salomon de Brosse et la Reine Marie de Médicis.

 Je conclurais en reprenant les propos de M. le Ministre de la Culture à l’occasion des ces 27 èmes journées européennes du patrimoine : « Le temps n’efface pas les traces des grands hommes » « l’Andromaque d’Euripide déjà portait cette conviction intime et fondamentale, dont le patrimoine porte jusqu’à aujourd’hui le témoignage. »

 



[1]  Les 750 000 livres représentent en gros le vingtième du budget de la France à cette époque.

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Berrichon dans l’âme !... Toute l’Histoire! par Martine Mallein !

13 Juillet 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

L’Histoire de France vous intéresse un peu… beaucoup …

avec Martine et Gérard Mallein, vous allez l’adorer.

Les Parisiens du groupe BHV-GALERIES LAFAYETTE, n'ont pas manqué de passer près du Pont Sully ou admirer l'Hotel de Sully en cours de rénovation.

Pont Sully

 Hotel de Sully

 

 

   

 

 

 

Martine est passionnée d’Histoire et s’intéresse principalement à la période de la Renaissance et du XVII éme siècle.  

Ecrit et dessiné par Martine, maquette et photographies par Gérard, vous découvrirez une partie de l’Histoire comme vous ne l’avez jamais connue.

Une série de petits livres dont le premier est paru « Carnet d’Histoire de la Principauté »…toujours orientée sur cette terre Berrichonne d’Henrichemont  dont Sully fut le prince fondateur et où sont bien ancrées les origines de notre amie et collègue Martine.

Henri 4Cette année a fait grand bruit à l'occasion de l’anniversaire de la mort d’Henri IV, il y a 400 ans.

 Notre "bon roi", assassiné à l’âge de 56 ans par Ravaillac, est l’homme qui sut mettre fin aux guerres de religion, instaurer la paix et permettre à la France des nouvelles années de prospérité…

C’est là qu’intervient  Martine dans son n° 1 .

Pourquoi Sully ne s’est pas rendu au Louvre ce jour là ?

Dessin M Mallein

Sully MML496  « L’entrevue manquée de Sully … ce 14 mai 1610 » va vous faire apparaître : « Sully, ou plutôt Rosny, - il ne sera Duc de Sully qu’en 1606- dans sa prime jeunesse avait éprouvé des heures terribles auprès du futur Henri IV….Il connut les horreurs de la Saint Barthélemy en 1572, mais aussi les atrocités des huit guerres de religion ou catholiques et Huguenots s’affrontèrent sans merci...

Admirable soldat, artilleur hors pair, fabuleux stratège….fougueux guerrier aux cent blessures... »

Mais martine ne s’arrête pas là, elle vous parlera de ce roi  « …au Vert Galant. Selon certains, il aurait compté plus de soixante-dix maîtresses officielles, historiquement reconnues. ».

Quand à Sully, qualifié de cœur dur et ambitieux, il ne manquait pas de s’encanailler, vêtu à l’ancienne mode, car il adorait danser en faisant venir les filles du faubourg dans son Hôtel du Marais (Hôtel de Sully actuel, en rénovation), à Paris.

Vous allez vous  trouver beaucoup de plaisir à lire ces carnets d’histoire! C’est vivant, on se trouve projeter 4 siècles en arrière !

 A découvrir absolument.

  Au sommaire du numéro 1 :

« - Ce matin là…14 mai 1610

- Sully, un fougueux guerrier aux cent blessures

- La veille au soir le jeudi 13 mai … le sacre de Marie de Médicis

- Seize heures, ce 14 mai 1610 : un certain François Ravaillac.

- Des lendemains alarmants pour le duc »

Numéro 1  

Blog 1er couv carnet histoire500

 Prix de 3,50€ + 1€ de frais d’envoi, le numéro 1 ou et le numéro 2 qui paraît  sur juillet.

 Prendre contact avec martinegerard.mallein@yahoo.fr

 Numéro 2 :

 Urbanisme et Architecture d'Henrichemont au XVIIeme siècle2 e couv carnets archi henrichemont Merci Martine et Gérard de nous faire partager avec joies, ces moments d’Histoire.

 Et rendez-vous très prochaînement, pour parler du livre de Martine Mallein Leguédois:

  "L'architecte et sa Reine. "

  Que de talent chez nos membres! Bravo!

 

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Rencontre chez Georges Lagrafeuille

7 Septembre 2009 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

 Allez voir Jojo !...


Le Limousin est composé de 3 départements : la Corrèze, la Creuse et la Haute vienne, c’est une des régions les moins peuplées de France et notre ambassadeur François Paris a décidé d’aller voir son ami Georges Lagrafeuille dit : « Jojo »

François : « Si votre route passe dans le Limousin, je vous conseille d’aller rendre une visite à Georges Lagrafeuille à Bretagne (et non en Bretagne). Notre ami habite une très belle maison à l’écart de St Germain les belles, au sud de Limoges. Très bien entretenue, elle est cachée au cœur d’une vaste surface en bordure de forêt, d’un coté et de vallons à perte de vue de l’autre ; juste derrière une mare aux canards très claire car traversée par une source

Vous pourrez peut être voir les biches ou chevreuils, voir sangliers qui n’hésitent pas à côtoyer les abords de la maison.
Georges entretient à merveille sont jardin et les pelouses, les parterres de fleurs y sont nombreux et chatoyants.

Vous pourrez aussi vous rendre au Mont Gargan situé à une dizaine de km de chez Georges. (Lieu fréquenté depuis toujours : monnaies, et poteries romaines y ont été retrouvées). Une promenade que je vous conseille, pour l’avoir faites avec lui, lors de mon escale de quelques jours (avant de me rendre à la réunion des Bretons le 9 juillet).

C’est le 2ème point culminant du limousin (731m) après le mont Crozat 777m. Pour le gravir vous passerez sur le chemin qui traverse une allée ombragées par de grands et volumineux hêtres verts tricentenaires aux branches basses et tortueuses de toute beauté.

Saviez-vous que ce mont Gargan tiendrait son nom de Gargantua, géant et demi-dieu des croyances de toue la Gaulle ?

 François : « En arrivant sur le haut du plateau, vous découvrirez un point de vue à 360°, sa table d’orientation et les ruines de sa vieille chapelle Notre dame du bon secours ainsi que la fontaine du Buisson blanc qui ne tarit jamais et domine le lac de Vassivière. »

Allez encore une colle : Saviez-vous que c’est devenu un lieu de pèlerinage car Saint François aurait guéri des écrouelles, ou scrofule : (maladie sur ganglions lymphatiques tuméfiés du cou. du latin « scrofa » ou « truie » on ne disait pas porcine à cette époque !
« Un mémorial de la résistance nous rappelle la terrible bataille de juillet 1944 qui opposa les maquisards aux soldats Allemands, afin de sauver du matériel parachuté par les alliés. Vous admirerez la beauté du site, propriété du conseil général des espaces « nature et découverte » et partie intégrante du parc naturel régional de Millevaches.

On profite du vaste panorama circulaire sur l’ensemble des plateaux Limousins, des Monédières aux Monts d’Ambarsac. Par temps dégagé, on parvient à distinguer la silhouette des Monts d’Auvergne.
Cela mérite un petit détour. »

Gérard et MadeleineStrobel  en août:
« Nous passons un séjour tranquille dans le Limousin chez notre ami Jojo Lagrafeuille.
Repos et activité  selon la saison.
Cette fois-ci, nous avons fait des conserves et des confitures. Jojo nous donne de très bons conseils.

Le 15 août nous avons assisté au Festival folklorique au mont Gargan (point culminant du Limousin).

Nous avons pu voir des groupes régionaux, ainsi qu'un groupe de l'ile d'Oléron et un groupe de Serbie.

A une trentaine de kilomètres, vous pourrez voir à Saint-Yrieix les magasins de porcelaine. »

Amitiés de Gérard et François 

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Sur les routes de France...

16 Juin 2009 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

 

Des nouvelles de nos spécialistes du Camping-car: Gérard Strobel et son épouse retrouvant Georges Lagrafeuille.

Parti le Jeudi 20 mai, pour une étape à Rocamadour.
Le lendemain arrivée à Aubrac pour le rendez-vous avec les 37 autres camping-cars de notre groupe dans un ancien sanatorium, notre aire de stationnement.
Samedi visite du village.


Dimanche après un bon repas (aligot/saucisse), nous assistons l'après midi au défilé des troupeaux de bovins et la fête au village.

Une météo superbe pour ce séjour. Des milliers de personnes pour des centaines de bovins.

Maguy, Jojo et Gérard vous transmettent toutes leurs amitiés
.

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Martine et Gérard Mallein vous invitent ...

14 Avril 2009 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

C’est du cœur de la France : du Cher qui nous offre une grande diversité de paysages que nous recevons l’article de :
Martine « Historienne » et
Gérard : conseiller municipal.
La chance leur est donnée de pouvoir vivre fréquemment  à Henrichemont (1829 habitants) pays des vignes du Sancerre et du Crottin de Chavignol, non loin de Bourges cité Gauloise conquise par Jules César, dont la renommée n’est plus à faire.

Martine, notre Historienne a eu l’occasion de donner des conférences retraçant la vie de Salomon de Brosse












Vous le connaissez tous ce nom  « de Brosse », cette rue à droite de St Gervais, St Protais,  église monastique derrière le BHV, qui porte son nom en souvenir des plans de l’Eglise qu’il eut l’occasion d’effectuer.Voici donc un article très intéressant écrit par Gérard et Martine que nous remercions.

 

Henrichemont, fête son 4éme centenaire
par Gérard et Martine Mallein
.

Une ville nouvelle de 1609 fête son 4e centenaire les 8, 9 et 10 mai prochains.

Martine et Gérard Mallein vous invitent à participer aux fêtes du 4e centenaire qui débuteront vendredi 8 mai, à 17h par une conférence de Martine, Présidente de la Société Historique, sur la construction d’Henrichemont et par une exposition sur le même thème par Gérard, Conseiller municipal.

Suivront deux jours de festivités classiques.

Ci-dessous la brève histoire de notre petite ville et du centre de poteries de La Borne.

 HENRICHEMONT

Au cœur du Pays Fort, à 20 km au Nord-est de Bourges, bercé de légendes, entouré de forêts profondes de chênes et de hêtres, entre les affluents de la Sauldre et du Vernon qui morcellent le paysage en collines verdoyantes où s’étendent champs et prés humides, bordés de haies et d’étangs, se trouve Henrichemont, la cité fondée en 1609 par Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre du roi Henri IV.

 

Son histoire commence dans des temps reculés avec l’existence d’une petite Principauté, « Boisbelle », blottie  « près Berry » , dont la caractéristique est d’avoir été un Etat totalement indépendant de la couronne de France du Xème au XVIIIème siècle, faisant ainsi  bénéficier ses habitants, des francs-alleux, d’une situation juridique et financière très avantageuse, ceux-ci étant exonérés d’impôts et de toutes charges envers la Royauté.. Les premiers à défendre eux-mêmes ces avantages acquis furent les habitants dont  certains, les faux saulniers, parfois aussi en tirèrent  profit par la contrebande du sel, non imposé à la gabelle. 

 

Quatre grandes Maisons princières se succédèrent au cours des siècles :

-                      Les Seuly (ou Sully),

-                      Les d’Albret,

-                      Les Clèves-Gonzague, ducs de Nevers et enfin

-                      Sully et ses descendants.

(Sa célèbre citation : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles qui nourrissent la France …»)

La création de la ville moderne d’Henrichemont fut l’œuvre de Sully qui voulut s’offrir une capitale, dédiée à son roi, « Henrici Mons ».

Son projet d’urbanisme signé par Claude de Chastillon est hors du commun puisque, même s’il ne put être achevé, il laisse deviner une intention grandiose.

En effet, le plan de la cité est établi en forme de rose des vents, les 8 rues principales rayonnant à partir d’une place centrale carrée. Il s’inspirait des idées de la Renaissance italienne que l’on retrouve encore à Charleville et plus tard à Richelieu. Ce fut le 24 décembre 1608 que Sully signa un marché de construction avec les entrepreneurs, ayant confié le dessin des plans et décoration des maisons à Salomon de Brosse, architecte de la Reine Marie de Médicis, concepteur du Palais du Luxembourg, aujourd’hui siège du Sénat à Paris.

   
M
ille ouvriers provenant de toutes parts ouvrirent le chantier dont la première pierre fut posée par Henri IV le 13 avril 1609. Une église, un temple protestant, un collège, une halle, une hostellerie, ainsi que 16 corps de logis devaient être bâtis, entourés par des fossés et remparts sur les 4 côtés de la ville de 500 m chacun.
 








Le nom de Béthune fut donné à la Grand-Place (débaptisée au XIXème siècle et appelée place Henri IV. On peut de nos jours, admirer cet exemple rare de l’urbanisme français du XVIIème siècle en observant la place Henri IV et le style élégant de ses maisons dont l’hôtel du Bœuf, et dans les rues avoisinantes, plus précisément, la Maison du Procureur fiscal et l’hôtel de la Monnaie.
 La mort tragique d’Henri IV entraîna la disgrâce de Sully et mit fin au chantier en cours.

En 1766 commencèrent des négociations pour une "vente échange" de la principauté au Royaume de France. Des tractations et amendements successifs alimentés par les notaires et divers hommes de loi des deux parties durèrent 12 ans et la mise en application ne fut effective qu'en février 1779.

LA  BORNE

Si Henrichemont possède un patrimoine bâti exceptionnel, la Borne, constitue un pôle culturel hors du commun, né de la terre et du feu : la poterie.

Présentée depuis le XVIème siècle sous l’aspect d’une production utilitaire avec des dynasties de potiers comme les Talbot, Bedu, Bernon, Foucher où l’utile avait souvent une marque artistique, ainsi la subtile et confidentielle période imagière de Marie Talbot, très appréciée de nos jours. L’entre-deux guerres et l’occupation allemande avaient semblé compromettre l’avenir de la poterie en grès. De nos jours, la Borne (hameau d’Henrichemont et de Morogues) est devenue un haut lieu de poterie comptant environ quatre-vingts potiers et céramistes contemporains qui renouvellent sans cesse leur création et attirent de jeunes sculpteurs venant souvent de l’étranger.

Les manifestations comme les symposiums, les cuissons collectives et festives de « La Borne en feu » en 1990 et de « La Borne s’enflamme » en 2007 permettent d’attirer les artistes céramistes du monde entier, facilitent les échanges dans un climat de partage et d’amour de l’art.


Le « Musée de la poterie », dans l’ancienne chapelle, est consacré à la poterie traditionnelle.



Le Centre de Création Céramique de La Borne (CCCLB) présente la création des ateliers des membres de l’association des potiers, 6 expositions internationales de céramique contemporaine complètent  cet ensemble culturel rare. Enfin la construction d’un nouveau centre de céramique, adossé à l’actuel, va  donner un rayonnement supplémentaire au village. A noter que 5 fours à bois traditionnels ont  été inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

En vous souhaitant la bienvenue et comme le veut la légende lorsque le bon roi Henri invita la bergère à se désaltérer en partageant l’eau limpide et rafraîchissante de la fontaine en lui murmurant ...« Bois Belle »,

Henrichemont est heureux de vous accueillir et vous propose à son tour de partager ensemble son bien-vivre.

Pour en savoir plus sur cette histoire contactez la Société historique de l’ancienne Principauté souveraine d’Henrichemont-Boisbelle.                                                                                                                                          
Site internet : http:// www. boisbelle-henrichemont.com

 Merci Martine et Gérard pour cet article historique et culturel.

Amis du Réseau, les 8, 9 et 10 mai 2009, allez donc faire un petit tour dans le Cher, pour fêter les 400 ans d’Henrichemont !

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Comprendre les ostensions Limousines

3 Avril 2009 Publié dans #France 5 Centre

Les 71ème Ostensions limousines
Les Ostensions (ou Exposition de reliques) Limousines sont des cérémonies religieuses millénaires d’une expression originale de la foi en Limousin qui  se manifeste tous les sept ans au cours des siècles. Cette cérémonie religieuse millénaire trouve son origine en 994. Une épidémie appelée le «mal des ardents» décimait toute la région.  (Les malades étaient atteints de l’ergotisme : intoxication due à un champignon parasite dans le pain de seigle. Après une sensation de brûlures leurs membres se rigidifiaient, noircissaient, se putréfiaient et ils mouraient.)

A cette époque cette maladie non connue était perçue comme un châtiment de Dieu.

La foi aidant, une grande procession en présence de nombreux évêques et Seigneurs dont Guillaume le Grand, Duc d’Aquitaine et une large population, sont venus de toute l’Aquitaine le 12 novembre 994 à Limoges.
Les reliques de saint Martial, premier évêque de Limoges, furent portées sur une hauteur dominant la ville et le miracle se produisit, les prières furent exaucées, et l'épidémie cessa. Cette colline reçut le nom de Mont de la Joie (Montjovis).

Période

Du 18 Avril au 6 octobre 2009 : ce rendez- vous septennal, des Ostensions Limousines Unique en France, vous fera découvrir des trésors religieux et des cérémonies perpétrées depuis le moyen âge. En effet depuis 994, tous les 7 ans les trésors du patrimoine du diocèse de Limoges (reliques des saints, châsses émaillées, reliquaires) sont exposés à la vénération des fidèles et portés à travers les rues décorées. Ce rituel des célébrations se situe entre le profane et le sacré.

Ces cérémonies ont lieu à Limoges et dans 14 communes de Haute Vienne.

Les reliques des saints limousins sont exposées dans les églises  et des processions religieuses et historiques portent solennellement châsses et reliquaires, œuvres d’art souvent très anciennes, dans les rues des 14 villages.

 

 

 




Les ostensions de la paroisse de Saint-Junien où habite Rémi Quadrini


Septennales depuis 1519, comme à Limoges, les Ostensions, célébrées en l’honneur des saints Junien et Amand, ermites du VIe siècle et de saint Théodore, martyr, perpétuent toute une suite de traditions originales. Le dernier dimanche de janvier, fête de saint Junien aux neiges, c’est la première sortie officielle des "Suisses", revêtus de leur costume d’apparat. Pour "l’ouverture des portes" : un drapeau, aux couleurs du quartier, flottera à l’endroit où se trouvaient autrefois les portes de la ville.

 

22 mars : 11h - Messe. 15h - Arboration des drapeaux aux églises et aux quartiers.

11 avril : vigile pascale à la collégiale en présence des comités d’ostensions de Javerdat, Saint-Junien et de Saint-Victurnien.

17 avril : 21h - Reconnaissance des reliques des saints Junien, Théodore et de la Vraie Croix. Vénération des reliques.

30 avril : plantation des mais. 18h30 : messe. Parcours et saluts aux églises, aux portes de la ville et aux personnalités.

19 juin : 19h - célébration pénitentielle et messe de la solennité du Sacré Cœur.

24 juin : Nuit rouge de la Saint Jean des mégissiers.

25 juin : Nuit blanche de la paix.

26 juin : Nuit bleue des pénitents.

27 juin : Nuit verte de l’arrivée des Poitevins.

28 juin : Clôture des Ostensions. 10h - messe sous la présidence du Cardinal Vingt-Trois.

15h - ostension solennelle des reliques et cortège historique. Célébrations en l’honneur des saints au retour dans la collégiale.

29 juin : Parcours costumé dans la ville. Fermeture des portes de la ville. Messe de la solennité de saint Pierre et de saint Paul.

http://www.liturgiecatholique.fr/Ostensions-limousines-Le-culte-des.html

Un peu de culture religieuse et artistique !

Le culte des saints du Moyen-âge a permis de développer des images émaillées qui restent localisées dans le Limousin. La peinture et la sculpture ont fourni également dans la vie des saints (hagiographie) un décor au culte des saints.

La production des ateliers d’émaux de limoges (est une technique d'émail  champlevé qui apparaît au milieu du XII ème siècle dans cette ville : le champ à décorer sur le métal est creusé au burin en épargnant les cloisons qui limitent les alvéoles. L'émail est placé dans les cavités, puis cuit et poncé. Cette technique, dérivée du cloisonné, produit un travail plus fin.) 

Après avoir connu un vif succès en Europe occidentale, les ateliers disparaissent deux siècles plus tard, quand le Prince noir : Edward Plantagenêt, prince d’Aquitaine met Limoges à sac en 1370.

 Exemples connus : une plaque de l’autel de Grandmont au Bargello de Florence, la châsse de sainte Valérie à l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, la chasse de saint Hubert Fournet d’Aixe sur Vienne.

La châsse désigne généralement,  les reliquaires qui contiennent le corps entier, ou  une grande partie d'un saint.

La châsse de Sainte Valérie de Saint-Pétersbourg est un bel exemple de ces reliquaires dédiés à un saint local dont le récit raconte la vie en rapport avec les reliques qu’il contient ; Elle raconte la légende de sainte Valérie et le miracle de la céphalophorie (épisode où un personnage décapité  se relève et prend sa tête entre ses mains pour se remettre en marche)

L’iconographie des émaux limousins destinés à décorer les châsses reliquaires provient souvent d'enluminures : peinture ou dessin  exécutés à la main et qui décore ou illustre un texte manuscrit : Le Christ en croix (Aixe sur Vienne)

 

 

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