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Le blog du Réseau Bazar BHV

Suite de...Et si l’on faisait un petit tour en Tunisie... par François Paris

28 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Voyages

 

Il est à noter que cette région présente des sites merveilleux à visiter, des palmeraies de Nefta et  Tozeur.(Chef-lieu du S.O Tunisien)

Cette ville abrite une oasis de 400 000 palmiers dattiers…. François y a fait une étape !

Enfin, vous traverserez  le « Chott El Jerid » pour rejoindre Kebili et Douz et sa Grand place et marché de légumes et fruits.

Vous pouvez circuler avec  Le train d’Elbey »  surnommé le « Lézard   Rouge » de Metlaoui à Redeyef (Excursion fabuleuse de 50km). Vous traverserez les Gorges de Selja et vous aurez l’impression de traverser les Grands espaces américains, ses canyons, Une dizaine de petits tunnels qu’empreinte cette ligne du train impérial d’époque qui s’arrête pour vous permettre de faire des photos magnifiques.

 10 a lézard rouge 10 b lezard rouge 2

Le Lézard rouge

 11 Palmeraie de Nefta 

 13 Chott El Jérid

    Palmeraie de Nefta        Chott el Jérid

Les Cristaux de sel de ces chotts favorisent la vision de mirages.

Tozeur (3000 avant JC) fut Numide, Chrétienne et Arabo musulmane.

 

Deux grand chott « Chott EL Gharsa au Est de Tozeur et le Choot El  Jérid au sud offrent leur sel en surface et fond partie d’une grande partie du commerce d’exportation pour le pays.

Sur la route qui surplombe le Chott de deux mètres de hauteur pour rejoindre Kébili et Douz.

14 Marché de DouzDouz est le pays des bédouins qui cultivent depuis  l'antiquité des palmiers dattiers et élèvent des dromadaires, des méharis et des sloughis (lévriers à poil ras)

 

 

  

Marché de Douz  

 

Vous serez à la porte du Sahara et pourrez choisir de passer deux nuits sous les tentes des nomades après une bonne balade en chameau. 

           

Bien sûr, n’oubliez pas de faire le plein de légumes, pois chiches, harissa, cumin, couscous et pour le dessert les dattes, figues, grenades oranges  selon les saisons. L’eau et le thé ; cela peut toujours servir dans le désert. Pour le confort, vous vous rendrez vite compte que ce n’est pas « Citroen » qui fabrique les chameaux !              Autre étape de notre voyage, EL-Jem et son amphithéâtre.

Ne cherchez pas l’odeur des félins, de la sueur de leurs victimes ou des chevaux tirant des chars….

 François, le passionné d'architecture! Tu as voulu comparer avec Arles !                                                               

 18 El Jem Amphi   15 El Jem Amphi ext  

 L'arène ovoïde (rare)coté intérieur    Entrée extérieure

  

Aux limites du Sahel et de forêts d’olivier, El-Jem occupait une position clef en Tunisie centrale (à 60kms de SOUSSE sur la route de Sfax ou la population atteignait déjà trente milles habitant au 2éme siècle après JC.)

Jamais le colisée ne servit, même pas aux jeux pour lequel il fut créé ; Victime des vandales ou d’envahisseurs maghrébins, l’amphithéâtre ne fut jamais achevé. Au Vème siècle, les Byzantins s’en serviront de forteresse, il servit de refuge au peuple local.

C’est à une excellente restauration qu’il nous est permis d’’admirer aujourd’hui (Classé au patrimoine de l’Unesco depuis 1979).

Considéré comme le troisième plus grand amphithéâtre romain au monde. Ce site archéologique  mesure  148 m de long sur 122 m de large et 36 m  de haut. Il est le cadre de manifestations culturelles et de concert.

  Je ne pourrai finir mon récit sans vous proposer de visiter les oasis de montagne (proches de la frontière algérienne) de Chebika à Midés en passant parTamerza .

17 Canyon de Mides   16 Tamerza

  Canyon de Midés   Cascade de Tamerza 

Nul ne peut aller en Tunisie sans être ébloui par les poteries tunisiennes….

Cet art qui remonte aux premiers âges de l’ère néolithique est de réputation mondiale. L’originalité :Elles sont fabriquées par les hommes qui tournent les poteries et ensuite façonnées par les femme, en particulier à la campagne. (Sejnane).

19 poterie Sejnane     poterie

Pour quelques euros vous rapporterez de très beaux souvenirs!    

   20 Poterie Tunisienne

 Ces poteries sont uniques, primitives dans leur procédé de fabrication, cuite à l’air libre dans un foyer de branchages et de bouses de vache . Les décors (toujours à dessins géométriques ou figuratifs naïfs et de représentations  végétales ou animales) leur donnent un coté aztèque.

Les couleurs utilisées sont naturelles (beige, ocre-rouge et noir).

 

  Barrama 1   Barrama 2                   

                  Poteries de Barrama

 

Les deux sites les plus importants, tant en production que dans la variété des modèles proposés sont situés :

 1 Sur l’île de Djerba à Guellala, Midoum, Houmt Souk. Hammamet.  

 2  Le plus important des sites étant celui de « NABEUL »

 

  A bientôt! ...   François Paris en direct de Montpellier...                                 

 

  Nous te remercions François de nous avoir fait partager tes beaux souvenirs de Tunisie.

 

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Et si l’on faisait un petit tour en Tunisie…1/2 par François Paris

26 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Voyages

Et si l’on faisait un petit tour en Tunisie…

La Tunisie est un pays francophone, le Français est la 2éme langue parlée après l’arabe! Ouf! Notre ami François n'a pas eu à apprendre la langue...

 

La naissance d’Aladin nous a permis de découvrir une bonne partie de la Tunisie en début d’année 2010.   

Attérissage à Tunis et direction Mégrine(en banlieue) qui deviendra le lieu de départ  d’un voyage touristique sortant des sentiers battus.                   

     1 zaghouan in

  Aqueduc de Zagouan à Carthage

 

Tunis fut une petite ville berbère, vivant à l'ombre de la puissante ville de Carthage.

 Bien sur l’incontournable colline de Byrsa est dominée par la cathédrale de St Louis (notre roi français mort à Tunis).

02 CathSt Louis Carthage 1

La cathédrale St Louis  

03 Cathedrale Saint-Louis inDésaffectée pour le culte,  de nos jours s’y déroulent diverses manifestations culturelles au cours de l’année. 

La nef centrale

  

En vous retournant, c’est tout le site de Carthage (ville de 3000 ans et classée au patrimoine de l’humanité). Ville punique qui laissera à la Tunisie d’aujourd’hui, ses valeurs de culture, d ‘économie, d’ouverture sur le monde. Ben Ali mettra tout en œuvre pour créer le parc archéologique de Carthage – Sidi Bou Said.

   04 Les ruines de Carthage -      07 b sidi-bou-said Bleu

 Les ruines de Carthage                      Sidi Bou Said.

                       

Le cheminement, au travers des différents vestiges vous étonnera et vous laissera des parfums d’éternité.

Cet ancien village où se développa le soufisme fut au 12éme siècle, voué à la religion.  De nos jours, il est reconnu que Sidi Bou Said  est devenu le rendez-vous des « BOBO »(Bourgeois Bohémes), des artistes ! Que faisais-tu là-bas ?

Sidi Bou Said domine le golfe de Tunis, c’est un petit joyau aux teintes de Méditerranée. Tout le village est blanchi à la chaux et les lourdes portes cloutées et les volets d’un bleu azur cachent des jardins secrets ou céramiques et bougainvillées, jasmins y font bon ménage.

Ce village donna la possibilité, à l’un de nos meilleurs chanteurs français ; d’accentués le tourisme par le succès de sa chanson : « le café des délices » de Patrick Bruel.

 05 Café Délice sidi bou s         Le café des délices              (ex. « café des nattes »).

                       

  06 porte cloutée Sidi        07 a Sidi Bleu

      Portes cloutées       Volets bleus et fer forgé azur                       

                         

Voilà François y était parti pour y vivre les mille et une nuits !

 

Avant de quitter Tunis, allez visiter le musée national du Bardo et ses céramiques somptueuses. (Parmi les plus belles conservées à ce jour dans le monde).

Un petit saut à la pointe Nord de la Tunisie pour découvrir

 « BIZERTE  »

08 Port Byzerte

                                                                Son vieux port

Elle  fut une terre d’asile et le brassage de sa population important depuis les Phéniciens, puis les Romains ; s’en suivirent les Andalous chassés d’Espagne au 17ème  siècle et les Russes Blancs dont certains y vivent encore de nos jours.

 Sous protectorat Français en 1881, Bizerte devient une importante base de part sa position stratégique. La ville vit de la pêche, de son port de commerce et du tourisme.

L’environnement du littoral est riche et varié : falaises, criques, corniches, plages de sables et forêt de pins au sud.

Le lac et le Mont d’Ichkeul sont classés parc naturel et au patrimoine de l ’ UNESCO.

  09 Le lac d’Ichkeul

                                                 Le lac d’Ichkeul

Les lacs de Bizerte et d’Ichkeul communiquent, l’été les ruisseaux alimentent Ichkeul.

La salinité est moindre ; l’hiver, les courants s’inversent et l’eau de mer l’envahit d’ou la création d’un écosystème, dont la faune et la flore s ‘est adaptée. On y trouve des variétés très rares  voire endémique et unique.

 

Les plages les plus connues sont La Goulette, Carthage, La Marsa, Gammart  que vous pourrez rejoindre par un vieux tramway qui part du centre de Tunis.

 

En naissant à Tunis, Aladin ne pouvait pas savoir que ses arrières grands parents et grand-mère maternelle avaient foulés et sillonnés le centre de la Tunisie sur toute la largeur du pays.

Dans les années 1950 à 1960, la moitié de la population de cette région est composée de travailleurs d’origine Algérienne, Marocaine, Libyenne, Italienne et Maltaise qui travaillent à l’exploitation d’importantes découvertes de gisements de phosphates dans la région de Metlaoui et Redeyef.

 C’est ainsi que l’arrière grand père d’Aladin y travailla comme cheminot de 1946 à 1961. La modernisation des machines et l’extraction des mines à ciel ouvert, réduisit considérablement le personnel malgré les contestations de militants et syndicalistes.

 

A suivre...

 

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Le spitfire de Merville-Franceville

18 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

 

 

Nous étions quelques uns à nous être retrouvés devant la baie de Sallenelles où Jean-Claude Charmoy et Michel Bindault avaient organisé une rencontre en août 2009, loin de nous douter qu’au fond de l’eau, devant nous gisait un Spitfire, depuis le 11 juin 1944.

Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville -copie-2   Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville -copie-3

Il dormait là, dans la Baie de l'Orne, entre Merville-Franceville et Salenelles depuis 66 ans, il a été retrouvé par une équipe de plongeurs d’Ouistreham.

Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville -copie-6   Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville -copie-7
C'est un "Spitfire" de l'armée Anglaise qui à participé au combat sur les sites de "Sword & Juno" pendant le débarquement sur les cotes Normandes le 6 Juin 1944.

Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville -copie-9   Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville -copie-11

Sorti de l'eau début novemebre, ce  "Vétéran" de la dernière guerre mondiale va maintenant reposer en paix, dans notre région, mais il faut lui trouver un endroit pour l'héberger. Affaire à suivre !!!

Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville -copie-12   Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville -copie-14

Voici donc de quoi occuper une équipe de bénévoles bien rodés en la matière !

 

Avion abattu en 1945 retiré des eaux de Merville Francevil


JC. Charmoy votre correspondant en Normandie. 

 

Bravo Jean-Claude!

Nous le retrouvons à présent en Normandie!... après l'organisation de la visite de Coubert et les recettes du Chef... Quel dynamisme!

 

 

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Visite du Centre de Coubert organisée par Jean-Claude Charmoy

15 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Rencontres

 

Jean-Claude Charmoy notre ambassadeur du 91, organise pour tous les membres du réseau qui seraient libres ce jour là, une visite du Centre des chiens guides d’aveugles à Coubert dont nous avions eu l’occasion de parler, en novembre 2009 avec une inteview de Philippe Renard.

 SDC10160-copie-1.jpg

JCC

 

Le Lundi 17 Janvier 2011

Rendez-vous à 10h50

 

 

Chiens Guides d’Aveugles d’Ile de France

Lieudit «Poteau» - RD 319

 77170 COUBERT

Après le rond-point (Ancienne) RN19 - D 619 direction Provins/Troye.

Entrée à la cueillette "Chapeau de paille».

Cette visite sera suivie d’un repas pour ceux qui peuvent rester

Lieu :  

Restaurant : L’Escargot d’or

6 rue Eugène Dorlet

77 170    COUBERT

Participation: 20€ tout compris (Apéro-entrée-plat-dessert).


La réservation se fait auprès de Jean-Claude Charmoy

Lui téléphoner ou lui envoyer un mail pour connaître son adresse.

Tel : 06 12 63 91 69, mail   charmoy.brie@orange.fr

Réservation obligatoire envoyer un chèque de 10 euros ou la totalité : 20 euros.

 

Bravo Jean-Claude et nous espérons que vous serez nombreux.

                                           

Photo d'archive : Philippe Renard sa chienne Bonnie et la formatrice.

Remise-21-12-07-Bonny-Philippe-06.jpg

 

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Et si vous alliez visiter Arles par François Paris

12 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 6 Sud-Est

Vous aimez, l'art, la sculpture, la peinture Arles est la ville qu'il vous faut visiter!  

Arles et l’amphithéâtre dit « les arènes romaines », son théâtre antique, sa Cathédrale St Trophime (1er évêque de la cité) , son cloître, l’hôtel de ville en sortant du musée lapidaire païen inspiré de l’art Corinthien  et ses 5 musées méritent une halte. Si l’un de nos membres pouvait nous faire un reportage sur cette superbe ville ce serait très bien. Il y a  beaucoup à dire, tant sur le plan historique que sur le plan artistique puisque Gauguin y séjourna chez son ami Van Gogh , ou sur le plan littéraire avec Frédéric Mistral et MIREIO (Mireille (1852), œuvre dans laquelle l’auteur exprime la beauté de son pays …

Mais place au reportage de François sur un des musée d’Arles !...

  ET SI VOUS ALLIEZ VISITER « ARLES »…. ?

  L’ARÈNE Arles A35

 

Arles-A33.jpgSurtout ne manquez pas son musée !

 

ARLES antique, ses tombeaux blancs sculptés dans des blocs de marbre

3 Tombeau -3    4 Tombeau 4

 

5 Tombeau 5    6 Tombeau

 

Personne n'imagine le nombre d'heures passées à ces sculptures aussi fines.

Une très belle collection d’amphores grecques, romaines et africaines

             7 amphores    8 amphores 

   

Les amphores africaines contenaient principalement du vin de Maurétanie césarienne(Algérie),du vin et de l’huile de Tripolitaine Byzacène(Libye) et enfin des sauces de poisson et de l’huile de Byzacène sud (Tunisie).

10 amphores    9 amphores

 Ces produits voyageaient avec de la vaisselle fine (assiettes, bols, cruches)et culinaire

(marmites et plats).

 11amphores12 plats pichets

Bols et tasses, Plats et pichets

Ce grand courant commercial qui couvre l’ensemble du Bassin méditerranéen démarre à la fin du 1er siècle de notre ère (avec les amphores Africaines précoces) jusqu’à l’Antiquité tardive(VII e siècle)

   13 maquette 14 maquette

maquettes des embarcations de l’époque ,

   14 ancres 15 ancres

Les ancres de pierre

  16 sculpt 17 sculpt

De magnifiques objets en bronze, poignées d’épée, sceaux, aiguilles.

De très belles statues de marbre, en pierre et bronze

    16 Jules César      17 Bacchus 

La tête de Jules César en marbre(souvenez vous les fouilles du Rhône)et BACCHUS

    18 drappé     19 personnage antique

Très joli drapé.                  Personnage antique.

21 mosaïque 2

 

 

De grandes mosaïques de sol

20 mosaïque 1

Voilà , J’espère vous avoir donné envie de vous arrêter au musée antique d’Arles.

 

François de Monpeûl…

 

Nous rappellerons simplement, qu'il y a de très belles choses à découvrir à Arles 

L’allée des Alyscamps, qui subsiste aujourd’hui, a été aménagée par les religieux Minimes au XVIIIe siècle.

Arles A27

En 1888, Van Gogh et Gauguin vinrent peindre dans ces lieux romantiques. Les Alyscamps fait partie des tableaux que Gauguin et Van Gogh peignirent ensemble !

Van Gogh écrivit à son frère Théo, avec beaucoup de poésie !

"…je crois que tu aimerais la chute des feuilles que j’ai faite. ...Ces troncs d’arbres comme des peupliers bordent une allée où sont à droite et à gauche alignés de vieux tombeaux romains d’un lilas bleu. Or le sol est couvert, comme un tapis, par une couche épaisse de feuilles orangées et jaunes tombées. Comme des flocons de neige il en tombe toujours encore… "

  Les-Alyscamp

 

  

 

 

 

 

 

 

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Dictionnaire amoureux des explorateurs par Antoine Eminian

9 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Ce n'est le Goncourt ! mais ce livre mérite d'être lu!
Michel Le Bris est né en Bretagne  en 1944,  écrivain, romancier, philosophe et éditeur.  

Ses meilleures ventes  de  livres :

Le dictionnaire amoureux des explorateurs (Plon, mai 2010),

La porte d’or (Avril 2010), La beauté du monde(Grasset, 2008), Africa (nov99), Un hiver en Bretagne (Nil éditions, 1996).

 Peut être une idée de cadeaux pour les fêtes!....

  Dictionnaire

 

jpg Le Bris-p M Pelletier-CorbisWEB-09e81Michel Le Bris, écrivain, philosophe, fondateur du célèbre festival Etonnants Voyageurs, ce colosse était seul capable de s’atteler à cette tâche phénoménale, écrire un dictionnaire et qui plus est, un dictionnaire où serait recensés les principaux explorateurs de tous les temps et de tous les horizons.

 

Le bouquin est énorme, dans tous les sens du terme, tant par son contenu que par son poids qui doit avoisiner le kilo pour un millier de pages. Celui qui tomberait à l’eau, absorbé par sa lecture, est sûr de périr noyé emporté vers le fond, aussi inutile de vous dire que vous ne pourrez pas le lire dans le métro ou le RER, à moins que vous n’ayez prévu une valise à roulettes pour le trimballer !

 

De A comme acéphales, jusqu’à Z comme Zimbabwe, Michel Le Bris nous raconte la découverte du monde à travers ces explorateurs qui pour certains laissèrent leurs vies, pour d’autres endurèrent des souffrances sans nom. Explorateurs réels, hommes et femmes (car certaines, à une époque où elles n’étaient même pas reconnues comme des égales des hommes, se lancèrent dans des expéditions qui laissent pantois, aujourd’hui encore), personnages de légendes sortis de l’imagination débridée d’écrivains, pays de cocagne ou villes mythiques, tous les aspects de l’exploration sont abordés. Car les explorateurs sont des faiseurs de rêves, le petit Michel quand il était enfant est tombé dedans pour ne jamais sans remettre et il nous fait partager sa passion avec enthousiasme et culture. On devine et il nous le laisse entendre qu’il a énormément lu, sachant qu’il a aussi voyagé « en vrai » on se demande comment il trouve le temps de tout faire ?

Pour être certain de ne pas en rater une miette, j’ai débuté ma lecture à la page une pour la terminer à la page mille treize, mais comme il s’agit d’un dictionnaire on peut très bien piocher selon son humeur ou son intérêt.

Les vingt-six lettres de l’alphabet sont utilisées pour les entrées, alors laissez vous guider par votre intuition pour découvrir ou redécouvrir, Jacques Arago (1790-1855) – par ailleurs frère du mathématicien - explorateur aveugle ! Ou bien encore lady Stanhope (1780-1839) devenue « Reine du désert », j’arrête les exemples car on n’en finirait plus de citer tel ou tel. De toute façon ils sont tous là ou presque – j’imagine que chacun a un petit chouchou qui manquera à l’appel, c’est obligatoire dans ce genre d’ouvrage qui ne peut pas être exhaustif, moi-même j’ai déploré l’absence de Alexandra David-Néel qui m’a tant régalé de ses voyages au Tibet et en Asie…

Si vous aimez les voyages, ou la géographie, ou les rêves, ou les histoires extraordinaires arrivant à des êtres exceptionnels, ou tout à la fois, vous ne pouvez pas manquer ce pavé monstrueux. L’inconvénient avec une telle mine, c’est que même en me restreignant, j’ai noté dans mon petit carnet au moins une dizaine d’ouvrages qu’il va absolument falloir que je lise un jour ou l’autre.

  250px-Michel Le Bris

« Qu’est-ce donc qui se joue dans l’aventure de Melville, de Loti, de Gauguin, de Warren Stoddard, de Stevenson, puis de Segalen et de London, dans les mers du Sud ? Au contact des œuvres d’art polynésiennes , rien de moins qu’un renouvellement de la création, un souffle nouveau – qu’accompagne une interrogation lancinante qui va hanter l’Occident pendant des décennies, faire naître l’art moderne : si ces « sauvages » sont capables d’une pareille beauté, où l’artiste puise-t-il sa force de création ? Non pas comme on pouvait le croire d’un « toujours plus » de culture, de maîtrise de codes et de techniques, mais d’une part inconnue, ou peut être assoupie, oubliée de l’âme humaine- d’un en deçà de la culture, d’une part « sauvage » qu’il s’agit de retrouver au plus près de ces cultures « premières ». Le mystère de la naissance des formes : voilà ce que tous vont tenter d’approcher, chacun à sa manière, dans les mers du Sud… »  

 

Michel Le Bris  Dictionnaire amoureux des explorateurs  chez Plon     

 

Merci Antoine

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100 photos … à voir au Petit Palais !

5 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture

A découvrir en cette période automnale : « 100 photos de Pierre et Alexandra Boulat », au petit Palais. Nous savons que parmi vous , certains adorent la photographie. Souvenez-vous, pour les premiers inscrits :  Roger Vantomme nous avez parlé de cette passion!

J'ai trouvé remarquable cette exposition et vous conseille de prendre le temps de la voir.

2 PPEntre les décors  et plafonds peints de Besnard, Cormon, Roll et Humbert  qui ont orné les deux galeries de 15 mètres de long et les seize bustes en plâtre représentant des hommes célèbres, comme Delacroix, Lescot ou Mansart, vous découvrirez les œuvres du musée données par des collectionneurs passionnés et éclectiques, d’une grande diversité.

Peintures, sculptures et objets d’art permettent des rapprochements qui illustrent les principaux courants artistiques, depuis l’Antiquité grecque jusqu’à la guerre de 1914-1918.

   1 PP 

Dans cette salle, diverses photos nous amènent vers le hall Jacqueteau.

Au sous sol : l’exposition : « 100 photos de Pierre et Alexandra Boulat » nous interpelle.

Ces deux reporters, nous font découvrir des belles photos, parfois pleines de poésie  et  parfois, révoltantes et cruelles, véritables témoignages d’une réalité souvent ignorée.

         1945 PB al'écart de Noce Berry    1953 PB greco

A l'écart de la noce(ds le Berry)                         Juliette Gréco

1957 NY hotel-plaza   1957 course pr le bus   1957 PB la recrue

New-York Le Plazza   Américaine courant après un bus       La recrue

1962 PB YSL 1962 ysl-essayage

Yves St Laurent avant une présentation        YSL : l'essayage

Les reportages de Pierre Boulat, sur les rues de Paris, sur le mariage dans le Berry, ou sur les femmes américaines, dégagent la même intensité que ceux de sa fille Alexandra quarante ans plus tard à Gaza, sur les souffrances de femmes afghanes .

A travers ces photos : nous ressentons un regard plein d’humanisme, plein de respect, qui sait faire passer les émotions et  la souffrance des êtres photographiés.

      1996 Vieil Hom Sarajevo       1999 AB Accueil soldats all de l'otan 

 à Gauche :Sarajévo Vieil Homme au milieu des ruines

                           à droite : accueil des soldats allemands de l'Otan

      1999 AB transport-kossovar       2001 AB priere-pour-la-paix

     Transport Kossovar                       Prière pour la paix

 

2001 refugiee-afghane

                                                   Réfugiée Afhgane

Qui était Alexandra Boulat ?

Fille du reporter Pierre Boulat, qui a collaboré vingt cinq ans avec « Life », et de la fondatrice de l’agence photo Cosmos, Annie Boulat, Alexandra après avoir fait des études aux Beaux- Arts, choisit, en 1989, de rejoindre la profession de son père.

Ses photos séduisent alors les plus grands journaux et magazines mondiaux par leur approche et les jeux entre lumière et obscurité … Tous lui commandent des reportages aux quatre coins du monde. Son thème favori  restera quand même : l’homme pris dans le feu de la guerre !

    1991 civils Serbes armés     2003 ABcadav jf tuée bombardemt

Civils serbes armés                 Jeune fille tuée dans un bombardement

    2004 AB centre de tir

Centre d'entrainement au tir pour femmes

2004 AB Vote

                                              Jeune femme votant

 Les photos de cette exposition sont impressionnantes.

Shaima qui s'est immolée par le feu

2006 AB shaima immolée par feuMerci aux organisateurs, d’avoir rendu hommage à 2 grands noms du journalisme : « Pierre » et « Alexandra Boulat. »

 

L’absence de liberté de la presse touche un tiers de la population mondiale.

Accueillons ces photos avec leur sensibilité, leur gravité, et leur message d’espérance !...

 

Ayons une pensée pour ces femmes et ces hommes reporters qui risquent leur vie, afin de vous diffuser une information pourtant bien légitime !

 

Boulat 100 photosPar votre visite, rendez leur hommage et si vous ne pouvez pas vous déplacer achetez dans votre magasin de la presse : le n°34 de « reporters sans frontière».

 

 CD

 

 

 

Adresse : Petit Palais

Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

Avenue Winston Churchill

75008  Paris

Métro : Station Champs-Elysées Clémenceau

Horaires : Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h

Tarifs : Entrée gratuite

C’est jusqu’au 27 février 2011.

 

pour mémoire, et nous l'entendons chaque jour sur France 3 :

"Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes, sont toujours otages en Afghanistan "

Ils sont un exemple d'hommes courageux qui vivent pour notre information.

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Un petit tour en mer! photos de notre reporter Breton Guy Laennec

4 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 3 Bretagne

 

La route du Rhum se déroule du 31 octobre au 9 novembre 2010

Entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, c’est une navigation contre vents, courants, et marées sur 3510 miles !

Tous les 4 ans, cette course se pratique en solitaire.

St Cast Octobre 2010 Route du rhum 026   St Cast Octobre 2010 Route du rhum 030

St Cast Octobre 2010 Route du rhum 046   St Cast Octobre 2010 Route du rhum 063

  

Cette épreuve est ouverte aux multicoques et aux monocoques qui sont répartis en plusieurs classes selon leur longueur :

- Multicoques (Classes ULTIME et Multi 50)

- Monocoques (Classe IMOCA, Catégorie Rhum, Class 40)

 Ils ont laissé derrière eux Saint-Malo « beau port de mer » (dit la chanson.)

            St Cast Octobre 2010 Route du rhum 036    St Cast Octobre 2010 Route du rhum 094

La course est passée par Ouessant puis par le Golfe de Gascogne ; là, nos monocoques ou multicoques ont affronté des vents contraires et des dépressions qu’ils subiront jusqu’aux Açores. Puis chacun ajustera sa stratégie et sa tactique pour essayer d’arriver le premier à Pointe-à-Pitre.

St Cast Octobre 2010 Route du rhum 091

Record à battre : celui de Lionel Lemonchois en 2006 : 7 jours, 17h et 19 minutes.

St Cast Octobre 2010 Route du rhum 076   St Cast Octobre 2010 Route du rhum 089

Qui de Franck Cammas (Groupama3), Yann Guichard (Gitana 11) Thomas Coville (Sodebo) ou Francis Joyon (Idec) arrivera le premier ? La mer réserve quelques fois des surprises. En attendant : Comme dit l’expression : « Cela décoiffe ! ».

Nous remercions Guy Laennec qui nous a envoyé ces superbes photos pour les amoureux de la mer ! Regardez bien celui-ci, je crois qu'il a ses chances

 St Cast Octobre 2010 Route du rhum 029

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Jean de Nerville : Une apparition dans le Tassili du Hoggar

1 Novembre 2010 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

 

 Cette aventure peut vous faire froid dans le dos, elle est véridique et trouve sa place en cette période Halloween! Merci Jean.

 

P1010004C’était au soir de ma deuxième journée dans le Tassili du Hoggar. 

La veille, l’avion m’avait déposé à Tamanrasset aux environs de midi après un décollage très matinal de Roissy.

Ce matin là, Tamanrasset fut une brève étape, juste le temps de nous reconnaître, participants et  accompagnateurs touaregs avec lesquels nous allions partager cette quinzaine qui allait nous mener jusqu’aux frontières du Mali.

 

Puis nous avions pris la direction du sud en empruntant la piste du Tassili. Un dernier arrêt à un puits équipé d’une pompe pour faire le plein d’eaux et notre convoi composé de 3 véhicules 4x4 s’était ébranlé à nouveau.

Avant la tombée de la nuit qui vient tôt sous cette latitude, profitant de cette dernière heure de soleil, nous nous sommes arrêtés aux environs de 17 heures pour monter le bivouac,

 Comme j’avais l’habitude de le faire à chaque étape du soir lors de mes précédents voyages, j’avais descendu mon sac du toit du 4x4, et m’étais mis à la recherche d’un endroit isolé assez éloigné de mes autres compagnons pour être hors de portée des bruits et si possible de leur vue. Après une journée passée ensemble, je trouve agréable ces moments de calme et de solitude à l’écart du reste du campement.

 Mais cette nuit là, dans ce fond d’oued où j’avais installé mon couchage, un petit vent frais remontant l’oued s’était insinué entre mon bonnet de laine enfoncé jusqu’aux oreilles et mon chèche, pieuse relique de ma campagne du Rif dans un régiment de Spahis, enroulé autour de mon cou et du bas de mon visage.

Ce vent coulis ajouté aux éclats d’une conversation joyeuse mais bruyante de nos guides touaregs regroupés autour du feu, m’avais réveillé à plusieurs reprises.

Pour la nuit prochaine, j’étais donc décidé à me trouver un endroit tranquille pour une nuit complète et reposante

Ce fut la première journée.

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 En fin d’après midi de ce deuxième jour, après une très belle course à travers de magnifiques paysages, notre convoi stoppe pour l’étape du soir.

 Mon sac descendu du 4x4, je pars à la recherche d’un emplacement abrité, à l’écart de tout tohu bohu. En arrivant j’avais repéré une petite barre rocheuse derrière laquelle je pensais trouver l’endroit idéal.

Je la franchis aisément pour trouver de l’autre coté, à ces pieds sur le sable, un endroit abrité avec un petit retour de rocher faisant à la fois tête de lit et paravent.

Le reste du campement n’est pas loin, car en me haussant un tant soit peu, je peux voir au-de là de cette barre, les toits des 4x4 garés près du feu du campement à une petite centaine de mètres.

 Alors qu’il reste encore quelques instants de jour, et avant d’aller chercher ma cuvette d’eau pour des modestes ablutions du soir, j’installe ma couche.

 Par précaution, je ne déroule mon sac de couchage qu’au moment de m’y glisser afin d’éviter que des petites bêtes malfaisantes ne viennent s’y blottir au chaud en mon absence. 

J’étale donc mon mince matelas de mousse le long de la paroi rocheuse, et place mon sac de couchage encore enroulé en tête du matelas contre le petit retour du rocher.

Et comme chaque soir, je prends quelques photos de mon installation. Ainsi je borne mes journées ce qui m’aidera à rassembler mes souvenirs dans mes relations de voyages à mon retour à Paris.

Dans tous mes bivouacs au désert, je n’ai jamais manqué à ce rituel.

Je fais un aller retour vers les 4x4 pour remplir ma cuvette au jerricane d’eau  placé à coté des voitures puis toilette faite, si on peut dire, torche en main la nuit étant tombée entre temps, je franchis la barre et rejoins le reste de l’équipe groupé, accroupi autour du feu dans l’attente du frugal repas du soir.

Sous une magnifique voûte étoilée, ces instants de convivialité sont des moments d’amitié partagée, de rappel des incidents de la journée et particulièrement riches lorsqu’un des guides touaregs se lance dans le récit toujours poétique de légendes où le coq et le chacal jouent les rôles qui chez nous sont en général attribués au renard et au corbeau. Mais chez les Touaregs, c’est le volatile qui est l’animal rusé.

La soirée se termine par la traditionnelle dégustation du thé à la menthe sucré et brûlant servi en trois fois dans des petits verres.

- Le premier verre est amer comme la vie

- Le second est fort comme l’amour

- Le troisième est suave comme la mort.

Puis sous un ciel clair parsemé d’étoiles, à la lueur de sa lampe torche, chacun rejoint son couchage.

Pour moi, tournant le dos au gros de la troupe, je franchis cette petite croupe rocheuse et me sépare du reste du campement.

Maintenant tout est silence. À moins d’être à proximité d’une oasis, dans le désert la nuit tout est silence. Des petites bêtes marchantes ou rampantes dont on relève les traces sur le sable au levé du jour circulent dans l’obscurité, sans bruit.

Avant de préparer ma couche, je sors de mon sac mon pyjama que j’enfile. Pour y voir claire, je place ma lampe torche à ma droite sur le plat de mon sac à dos, en direction de mon sac de couchage.

Puis à genoux devant mon matelas, face au rocher, je pivote sur ma gauche pour atteindre mon sac encore roulé lorsque quelque chose attire mon attention comme une présence et me force à tourner mon regard au de-là du petit retour de rocher qui me sert de tête de lit. 

Et je crois distinguer à trois mètres de moi, semblant surgir de derrière ce rocher, de profile, une silhouette brouillée mais imposante d’un touareg en marche.

 ombre

Vision très fugace et silencieuse!

Surpris, mais non impressionné, ce genre de manifestation, les phantasmes ou autres apparitions, n’ayant jamais traversé mon esprit, je mets ce phénomène sur le compte d’une surexposition sur ma rétine de l’image du retour de rocher situé sur ma gauche. Tranquillement, je me lève, prends ma lampe torche pour aller regarder derrière le rocher. Naturellement! Rien sous le faisceau de ma lampe ; la nuit est calme et j’ai hâte d’en finir avec mon installation et de me glisser dans mon sac pour retrouver un peu de chaleur car la fraîcheur de la nuit commence à tomber.

Je m‘installe à nouveau à genoux devant mon matelas pour l’installation de mon sac de couchage.

Très vite, à nouveau, une même impression que quelque chose de bizarre se passe sur ma gauche ; je tourne la tête et revois dans la nuit la même vision. Toujours ce touareg de grande taille qui passe en glissant, sans toucher terre, sa djellaba flottante comme emportée par son mouvement.

Cette fois il n’y a aucun  doute : ce que j’ai vu, je l’ai vu. Il ne s’agit plus d’un dérangement de ma vue. D’un bond je me lève et me précipite vers cette apparition en lui criant de partir :  "Va-t-en, va-t-en".  Puis, plus rien que la nuit et mon cri qui laisse traîner un léger écho sur l’autre bord de l’oued. 

L’ai-je fait partir en criant ou cette forme a-t-elle disparu au moment même où je me suis levé ? Tout est allé si vite.

Mon cœur battant la chamade, je reviens vers mon matelas.

Pendant un court moment je suis tenté de repasser la barre pour me replier vers le feu. Mais je n’arrive pas à croire à une telle hallucination.  Il doit y avoir une cause naturelle qui m’échappe et qui m’a bêtement affolé.

En regardant autour de moi je cherche une explication. Je vois alors ma lampe torche posée à ma droite sur le plat de mon sac à dos.

Mais oui bien sûr, c’est son faisceau dirigé vers moi qui projette sur ma gauche mon profil comme une ombre sur l’écran la nuit. En effet c’est bien quand je me lève que l’apparition disparaît. Je me suis fait piéger par ma lampe torche ; pourvu que mes cris n’aient pas été entendus de l’autre coté du rocher.

Je change donc l’orientation ma lampe torche et la place toujours à ma droite mais au ras du matelas car il me faut bien un peu de lumière pour dérouler mon sac de couchage. A genoux devant mon matelas, je reprends mon installation.

 Mais cette fois ci, il n’y a plus de doute ! Il est toujours là ; il vient de passer!... Exactement la même silhouette, le même mouvement feutré et ce n’est pas mon ombre.

Affolé, je ramasse en vitesse ma torche, franchis la barre rocheuse et courre me réfugier près du feu où se réchauffent les guides touaregs. Tout ému, je leurs raconte ce que je viens de voir. Le Touareg est superstitieux ; il a gardé un fond de croyance aux génies, les Djenouns en arabe (ceux de la solitude) .

Je me souviens qu’en Libye, nous avions du déplacer un bivouac parce qu’il était trop près de l’Indinen, massif rocheux au relief tourmenté, hanté par les Djins.

Mais là, mon récit ne rencontre que scepticisme et même, je crois sentir de leur part un peu d’ironie. C’est la lumière de leur feu, c’est un coup de vent qui a fait lever du sable….

Mais je suis trop troublé parce que je viens de voir pour trouver dans leurs explications une cause naturelle qui puisse me rassurer.

Pour moi, il n’est pas question de retourner seul à mon bivouac pour récupérer le reste de mes bagages. L’un d’entre eux m’accompagne donc et après avoir regardé une dernière fois derrière le rocher, (j’allais écrire dans l’au-delà) je viens m’installer auprès d’eux autour du feu. Je suis pris d’un tremblement nerveux qui me tient jusqu’à ma rencontre avec le sommeil.

Si je n’ai pas été le témoin d’une manifestation surnaturelle, pourquoi alors en consultant sur mon appareil numérique mes photos prises la veille, celles de mon bivouac ont disparues!..   Jean de NervilleP1010025 dune

 

Merci Jean pour ce récit. Peut-être qu'un de nos grands voyageurs du blog aressenti un jour un évenement similaire ...

 

 

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