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Le blog du Réseau Bazar BHV

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Dunkerque, d'une ville au film.

2 Décembre 2018 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Dunkerque, une ville où peu d'entre vous sont allés et qu'il faut connaître...

Ce jour de visite, il pleut par intermittence et le vent du large se fait bien sentir !

Cité portuaire prospère du XVIIe siècle jusqu’en 1940, la ville fut presque totalement détruite et ruinée en 1945. Dunkerque s’est relevée de ses cendres, elle s’est agrandie. Son visage est celui d’une ville portuaire et industrielle : son terminal méthanier, ses chantiers navals, ses usines et haut fourneaux, (Arcelor-Mital, Air-Liquide, Polimeri Europa France...) et ses immeubles d’après guerre ne donnent pas particulièrement envie d’y séjourner.

Vous comprenez pourquoi Dunkerque est classée: site Seveso !

Dunkerque, d'une ville au film.

Pourtant Près de la place Jean Bart (Le fameux corsaire !), se dressent 2 beffrois :

 L’un de style Renaissance Flamande (75 m de haut) appartient à l’hôtel de ville (1900).

 Sur la façade principale de l’Hôtel de ville,  trône une statue de Louis XIV.

Lors du célèbre carnaval, quelques 500 kg de harengs fumés : “kippers” sont lancés, depuis ses balcons.

L’autre beffroi  du 15e siècle, est Gothique et fait face à l'église St Eloi.

Sa hauteur :  58 m de haut abrite un carillon de 48 cloches dont le Bourdon pèse 5 tonnes !)

 

Le beffroi fut le clocher de l’Église Saint-Éloi, jusqu’à ce qu’un incendie sépare les deux bâtiments, en 1558.

 

 

 

Enchâssé en bas du beffroi de Saint-Éloi, ce cénotaphe est surprenant. Il perpétue le souvenir des Dunkerquois morts aux deux guerres.

 

Au centre se trouve le gisant,  représente le soldat inconnu.

Devant lui sont déposés un fusil, un sac et un casque de poilu.

Dunkerque, d'une ville au film.

L’Église Saint-Éloi, classée aux Monuments Historiques, est une construction de style gothique, dont le début remonte au XVIe siècle.

 A l’origine, l’Eglise St Eloi, s’appelait la Cathédrale des sables.

Dunkerque, d'une ville au film.

L’église primitive fit place à une nouvelle construction à partir de 1450, en forme de « HalleKerque » ou Eglise-Halle, pendant les 15 ans de travaux, tous contribuèrent : les princes, le peuple et les pêcheurs avec une taxe consentie « le filet saint ».

Le 1er juillet 1558 le maréchal de Thermes s’empare de la ville, la met à sac et brûle l’église !

Dès 1559 l’église sera en reconstruction pendant 25 ans, mais bien plus petite, sans transept.

En 1782 Victor-Louis (architecte du Théâtre de Bordeaux) conçut une façade néo-classique, composée d’un portique à colonnes couronnée d’un fronton. Il modifie l’église, l’élargit, l’agrandit.

Entre les vices de construction et les matériaux utilisés, la façade due être démolie 1 siècle plus tard !

En 1889 une nouvelle façade de style gothique est achevée, mais encore une fois cette église subit un sort funeste, touchée par les bombardements de 1915, elle rouvrira ses portes en 1930. Dix ans plus tard, l’église est à nouveau touchée par des bombes incendiaires, nous sommes en juin 1940 et il ne resta que les murs.

Saint Eloi très endommagée fut restaurée  de 1947 à 1985. Des impacts de balles sur la façade nous rappellent ces tristes moments.

L'intérieur

Dunkerque, d'une ville au film.
Dunkerque, d'une ville au film.Dunkerque, d'une ville au film.

Elle abrite le tombeau du corsaire Jean Bart en son chœur et sa seconde épouse, qui lui donna neuf enfants dont un seul atteignit l’âge adulte (de son premier mariage étaient nés quatre enfants)

 

Juste à côté, de l'église, s’étend le port, 3e de France.

Du 14e au 17e siècle, on y pécher le hareng, les soles et les limandes, puis à partir du 18e siècle les marins partirent pêcher la morue en Islande, mais, l’histoire de Dunkerque raconte qu’ils avaient à se battre contre les anglais et les hollandais.

Pour des raisons dues à sa gestion la France était victime de la famine.

C’est alors que Jean Bart anobli et avec l’aval du roi Louis XIV se comporta en pirate. Il se battit en  mer pendant 25 ans. Il attaqua les navires ennemis et les détroussa. Son exploit lui valu d’être célèbre lorsqu’il réussit à détruire une flottille de 80 navires de pêche hollandais.

La place Jean Bart et sa statue est commémorée chaque année au Carnaval de Dunkerque.

Les Dunkerquois entonnent en chœur, cette chanson populaire, dont voici le premier couplet :
Jean Bart, Jean Bart, salut à ta mémoire 
De tes exploits, tu remplis l’univers, 
Ton seul aspect commandait la victoire, 
Et sans rival tu régnas sur les mers. 
Jusqu’au tombeau France Mère adorée, 
Jaloux et fiers d’imiter sa valeur, 
Nous défendrons ta bannière sacrée, 
Sur l’océan qui fut son champ d’honneur. (bis) 

Jean Bart, Jean Bart, la voix de la patrie 
Redit ta gloire et ton nom immortel 
Et la cité qui te donna la vie 
Erigera ta statue en autel (bis)
 


Aujourd’hui,  l’ancien entrepôt de tabac a fait place au musée portuaire et vous y apprendrait l’histoire des pêcheurs Dunkerquois.

A quai,  de superbes bateaux dont le 3 mats « Duchesse Anne »

 

 

Dunkerque, d'une ville au film.
Dunkerque, d'une ville au film.Dunkerque, d'une ville au film.

La place du Minck de Dunkerque où le poisson se vend à la criée depuis plusieurs siècles.

 

La Tour du Leughenaer mot flamand (30 m de haut) signifie “la tour du menteur”, édifiée en 1405 puis réaménagée en phare en lui ajoutant une lanterne en 1814,  domine le port.

 

C’est le plus ancien monument de Dunkerque.

Les Dunkerquois l’utilisaient comme un leurre  émettant de faux signaux pour tromper des  navires qui  venaient s’échouer le sable. Ils étaient ensuite pillés.

Continuons la route  vers la plage de Malo-les-bains: Quelques vieilles maisons de bois datant de la fin du XIXe siècle sont l’expression des plus importantes richesses architecturales de la ville.

La Villa Ziegler a été construite en 1881, elle passe en plusieurs mains avant d’appartenir à la famille Ziegler en 1923. André Ziegler, spécialisé dans la construction navale y installe toute sa famille. La Maison de l’Environnement y est installée depuis 1996.

Dunkerque, d'une ville au film.

A la sortie de la ville, la plage des Dunkerquois : Malo-les-bains,

Dunkerque, d'une ville au film.

avec quelques villas balnéaires de 1900 jouxtant à des immeubles plus modernes.

Dunkerque, d'une ville au film.
Dunkerque, d'une ville au film.

Cette esplanade , 7 kms de plage, offre un côté gourmand… Glaces, restaurants aux moules-frites. La plage de sable blanc est colorée par quelques cabines de plage.

Dunkerque, d'une ville au film.Dunkerque, d'une ville au film.

Dunkerque se fait un nom dans le monde entier grâce au film hollywoodien de Christopher Nolan.  Pas vraiment un film de guerre au sens classique du terme, «Dunkerque» est avant tout l'histoire d'une fuite. «Un thriller d'action», «un film sur la survie» comme le qualifie son réalisateur.

Sortie 19 juillet 2017 (1h47 ), récompensé par 3 oscars en 2018, Dunkerque connait le plus grand succès mondial sur le sujet de la Seconde Guerre Mondiale, en termes de recettes.

L’histoire : Le début de l’opération Dynamo, où 400 000 soldats britanniques et français se sont retrouvés encerclés à Dunkerque.  Episode connu au Royaume-Uni mais beaucoup moins en France.

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Merville site International des commémorations du 6 juin 44

1 Juin 2018 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Jean-Claude Charmoy, vient nous rappeler le souvenir du  6 juin 1944 à Merville.

Ce n’est pas la première fois qu’il nous en parle. Mais ces commémorations sont dignes d'intérêt. Nous ne pouvons que saluer ces héros qui sauvèrent la France.

Vous pouvez lire cet ancien article.

Merville site International des commémorations du 6 juin 44

Mais cette année la Batterie de Merville, petite localité près de Franceville dans le Calvados, accueillera les cérémonies commémoratives du  débarquement, « the  Longest Day ».

Cela n’était pas arrivé depuis 1993.

La Batterie de Merville est impressionnante. Ancienne fortification de l’armée de terre allemande, composée d’abris, casemates et  postes de défenses,  bombardée sans succès. Il aura fallu l'intervention et le courage du 9e bataillon de parachutistes britanniques pour prendre ce lieu.

En effet les photographies aériennes laissaient à penser aux alliés que les casemates devaient cachés des pièces d’artillerie lourdes, tels des canons;  d’où l’intérêt de détruire le site avant le débarquement.

C’est donc quelques heures avant le débarquement que le lieutenant colonel Terence Otway se lancera à l’assaut de cette difficile mission avec son 9 e bataillon de parachutistes. L’histoire est extrêmement bien racontée  sur ce site.

Merville site International des commémorations du 6 juin 44
Merville site International des commémorations du 6 juin 44Merville site International des commémorations du 6 juin 44

Tous les ans, des milliers d’adultes et d'enfants visitent ce lieu , le musée est ouvert depuis  1982 . On y découvre le Dakota dont Jean-Claude et ses amis avaient expliqué l’avoir retapé après une laborieuse récupération en Bosnie Herzégovine, en 2008.

Le 6 juin en Normandie sera beau, et le weekend aussi ! Vous irez peut-être jusque là, rejoindre les quelques vétérans encore en vie, qui ont vécu ces douloureux et finalement heureux moments sur les plages normandes.

Les cérémonies débuteront le  6 juin au cimetière militaire de Ranville à 14h30 et la cérémonie internationale commencera à Merville à 16h15.

Huit délégations étrangères, des contingents militaires et quelques politiques seront présents pour ce 74e anniversaire.

Vivez de loin ou de près cet anniversaire!...

Merville site International des commémorations du 6 juin 44
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Hommage à Nos Héros par Jean-Claude Charmoy

31 Mai 2017 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Chaque année Jean-Claude Charmoy, très impliqué dans la Batterie de Merville, vient nous rappeler ce jour le plus long. Ceux qui souhaitent passer le week-end de la Pentecôte en Normandie auront le loisir de choisir les manifestations des plages du débarquement. Merci Jean-Claude pour cet article : devoir de mémoire.

Hommage à Nos Héros par Jean-Claude Charmoy

Cérémonies 2017à Merville

 Du samedi 2 au mercredi 7 juin 2017
Reconstitution d’un campement militaire britannique de l’association France 44
et d’un campement allemand par l’association Stahl-M1, ainsi qu’une unité hippomobile allemande par l’association HVCA.

Mercredi 7 juin :
10h00 : Arrivée sur le site de la batterie de 90 taxis londoniens de l’association britannique « Taxi Charity » accompagnant 120 vétérans .

73ème Anniversaire du 6 Juin 1944

Britanniques, Australiens, Français, Belges, Canadiens, Polonais débarquèrent sur les côtes Normandes de SWORD, JUNO et GOLD.

Américains sur les secteurs OMAHA ET UTHA.

1/ SWORD

- le 5 juin de 22h à 0h.13 « Opération Pegasus-Bridge »

0h13, 4 planeurs« « Horsa » tracter par des C47 « Dakota » (sur 6 prévus),

Commandés par le Major Howard, se posent le long du canal de l’Orne, pour prendre possession du pont de Bénouville (Pégasus) et de Ranville « Vous attendrez jusqu’à la relève » …..

Leur mission : bloquer l’armée allemande basée à Caen et maintenir les têtes de pont de Bénouville/Ranville/Amfreville jusqu’au lendemain 6h.30. Seul pont disponible en état pour faire parvenir le ravitaillement, le jour J.

Le Port d’Arromanches sera en activité le 7/8 Juin.

 

2/ SWORD -

b) le Juin de 22h « Opération Neptune » Batterie de Merville

- 0h15  80 C47 (Dakota) * de la 6ème Airborne, commandée par le Général Gale, larguent 750 Commando-Parachutistes entre la Dives et l’Orne..

Missions :

- Détruire TOUS les PONTS entre Cabourg et Caen.

- Détruire la BATTERIE de MERVILLE

Beaucoup périrent à cause des mauvaises conditions météo, des erreurs de largage ; la confusion des pilotes entre la rivière Dives (côté Cabourg et l’Orne (côté Caen).

Le Lt Colonel Terence Otway commandant le 9ème Bataillon regroupe 150 hommes restants du 9ème Bataillon.

- 4h45 l’ASSAUT est donné de détruire les 4 « Blauckauss »

Il faut les détruire coûte que coûte.». Ils vont réussir l’IMPOSSIBLE…

Les Hommes marchent sur les morts pour éviter de sauter sur les mines !!! Seul 75 sur 750 d’entre eux réussirent l’opération. A 6h15 le Croiseur « Arethusa » qui mouille au large de Ouistreham à ordre de les détruire s’il ne reçoit de message radio. Or, ce 6 Juin à 5h.45, il n’y a plus de radio !!! Plus de matériel…!!!

- A 6h.10 la Batterie est « Neutralisée »

C’est un pigeon qui avertira la réussite de la prise d’assaut, mais 24h plus tard. !!!

Merville-Franceville sera libéré le 18 Août 1944 par la Brigade Piron.

Commando-Démineurs Belge qui ont pour mission de finir le nettoyage de la côte de Ouistreham jusqu’en Belgique...…

Aujourd’hui huit vétérans (93/95 ans) viennent chaque année célébrer cet événement sur ce site en souvenir de leurs camarades disparus.

Le Colonel T.Otway décèdera en Novembre 2007, quelques jours après le démontage du « Dakota » en Bosnie

Le 24 Aout 1944, Paris est libéré, La FRANCE est LIBRE… 

Le musée
Le musée
Le musée
Le musée
Le musée
Le musée

Le musée

****

* Dakota : nom donné par les Anglais au C47 version militaire du DC3 Commercial fabriqué par McDonald Douglas aux Etats Unies.

(3) Unité Française des Commandos Anglais commandé par Lord Lovat.

(4) Colleville = Aujourd’hui Colleville-Montgomery en hommage au Général commandant le 21eme Groupe d’Armées.

 

Informations complémentaires sur le site www.batterie-merville.com ou par tél. 02 31 91 47 53

 

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Normandie surprenante!..par Michel Bindault

20 Octobre 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Voici une bonne idée pour ceux qui prennent quelques jours de congés en Normandie.

Michel et Doris ont apprécié ce moment .... A vous de le découvrir....

Merci Michel

 En cette splendide fin du mois de septembre Doris et moi avions rendez-vous chez nos amis normands Nicole et Jean-Claude Charmoy.

 Depuis quelques semaines nous étions chez-nous en replis estival au " Petit Clos " à Louvières, à une soixantaine de kilomètres de Merville-Franceville où résident Nicole et Jean-Claude à la belle saison.

Un accueil super sympathique nous fut réservé;    

Normandie surprenante!..par Michel Bindault

Le chef Jean-Claude avait coiffé sa plus belle toque pour nous mijoter un repas poisson de grande classe dont il a le secret.

Le temps superbe de l'aprés-midi nous incitait à la promenade et une idée fut lancée par Nicole et Jean-claude : une balade dans le pays d'Auge vers Saint Pierre sur Dives.

 Le pays d' Auge me direz vous est idéal pour admirer une région de bocage plantée de pommiers parmi de belles demeures à colombages. Eh bien cela n'était pas notre but car nous voulions visiter un domaine viticole les " Arpents du Soleil " le seul que possède la Normandie ( Basse et Haute réunies ).

Nicole, Jean-Claude posent devant les "Arpents du Soleil ".
Nicole, Jean-Claude posent devant les "Arpents du Soleil ".

Nicole, Jean-Claude posent devant les "Arpents du Soleil ".

Comment imaginer au pays du Cidre et du Calvados qu'un vignoble puisse se nicher parmi les grasses prairies humides et les pommiers ?

 Il faut se rendre à l'évidence : à quelques kilomètres de Caen, au lieu dit Grisy, existe un bout de terre bénéficiant d'un microclimat sec et chaud épargné du " crachin ", orienté plein sud avec un sol exceptionnel qui fait le bonheur de l'unique vigneron de Normandie Gérard S.

 A noter qu'un vignoble prospérait déjà en cet endroit de l'époque médiévale jusqu'au 18e siècle.

L'accueil bien sympathique du vigneron Gérard S.& Les vignes en bas de coteau.
L'accueil bien sympathique du vigneron Gérard S.& Les vignes en bas de coteau.L'accueil bien sympathique du vigneron Gérard S.& Les vignes en bas de coteau.

L'accueil bien sympathique du vigneron Gérard S.& Les vignes en bas de coteau.

Gérard S. planta ses premières vignes en 1995 sur une parcelle d'un demi hectare. Ce ban d'essai lui permit de récolter le premier millésime en 1998 et d'obtenir 2800 bouteilles de vin blanc.

 En 2007, avec 3 hectares exploités, Gérard S. augmente sa production à 15000 bouteilles pour atteindre 30000 bouteilles aujourd'hui.

Ses vins ont déjà été sélectionnés à 9 reprises par le guide Hachette et toutes les cuvées sont agréées " Vin de pays de Calvados ".

Gérard S. et Jean-Claude.

Gérard S. et Jean-Claude.

Mais ces présentations faites il nous faut passer à la dégustation en avouant, pour ma part, une relative appréhension mais surtout curiosité à goûter des vins d'une région si peu connue des amateurs.

Quatre cuvées sont actuellement proposées :

    - Assemblage des cépages " Melon de Bourgogne ", " Chardonnay ", "

Sauvignon ", et " Muller Thurgau " qui se marie très bien avec les fruits de mer, poissons, fromages de chèvres.

    - Cépage " Pinot gris ", riche et complexe très différent du "

Pinot gris " alsacien, qui s' associe aux charcuteries, poissons,viandes blanches.

    - Cépage " Auxerrois " permettant de multiples accompagnements :

poissons,foie gras, tripes à la mode de Caen et fromages normands notamment Pont- L'Evêque et Livarot.

    - Enfin cépage " Pinot noir ", vin élevé en barriques de chêne à consommer avec la viande de boeuf, le canard en particulier dans sa version " à la rouennaise " ou encore le gibier.

    Résultats étonnants. Tous ces vins, avec leur personnalité, sont dignes de figurer sur les meilleures tables. Le potentiel de vieillissement est de plusieurs années et, nous confie Gérard S., le vin se métamorphose avec le temps et les arômes fruités de sa jeunesse laissent place à des arômes minéraux et à du ,miel ( signe du terroir ).

Doris et Nicole s'apprêtent à déguster.

Doris et Nicole s'apprêtent à déguster.

Doris et Michel apprécient le Pinot noir.

Doris et Michel apprécient le Pinot noir.

Jean- Claude recherche la bonne bouteille.

Jean- Claude recherche la bonne bouteille.

Le Livre de Cave nous livre une bonne philosophie.

Le Livre de Cave nous livre une bonne philosophie.

Maintenant que nous avons goûté et dégusté ( avec modération ) ces différents vins nous ne voulons pas quitter cette Cave sans emporter quelques flacons. Le choix sera facilité par des caisses dites "

découverte " où l'ensemble des crus sont proposés.

Nicole et Doris s'interrogent. Combien de caisses ?, Consultation du " Livre d'Or ".
Nicole et Doris s'interrogent. Combien de caisses ?, Consultation du " Livre d'Or ".Nicole et Doris s'interrogent. Combien de caisses ?, Consultation du " Livre d'Or ".

Nicole et Doris s'interrogent. Combien de caisses ?, Consultation du " Livre d'Or ".

Si d'aventure vous passez dans la région caennaise, faites comme nous : visitez le domaine des " Arpents du Soleil ". Vous constaterez qu'il y a bien en Normandie, dans le pays d' Auge, " du raisin à tomber dans les pommes "!

Merci à Nicole et Jean-Claude d'avoir partagé avec nous cette journée d'amitié.

Normandie surprenante!..par Michel Bindault
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Les nouvelles cloches de Notre-Dame de Rouen

22 Juin 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Voici donc la suite du reportage sur Rouen...

Une petite balade dans Rouen, avant d'arriver à la Cathédrale... avec l'archevéché, le palais de justice, les vieilles maisons normandes, la fontaine superbe représentant une scéne d'amour mythologique entre le fleuve Alphée et une nymphe ....

Le vieux Rouen
Le vieux Rouen
Le vieux Rouen
Le vieux Rouen
Le vieux Rouen
Le vieux Rouen

Le vieux Rouen

et sa "Gros horloge" à une seule aiguille.(classé aux monuments historiques.)

Superbe quartier
Superbe quartierSuperbe quartier

Superbe quartier

Cloche Cécile

Cloche Cécile

Les cloches de la cathédrale vont bientôt pouvoir redonner sa voix à la cathédrale, comme instrument de célébrations religieuses et comme carillon qui sera écouté dans toute la ville !

La cloche existe depuis la plus haute Antiquité. Elle est mentionnée dans la Bible.

C'est en Chine à - 2000ans avant JC que nous retrouvons la cloche de bronze.

Les premiers chrétiens l'utilisent comme signal : signe de ralliement.

Nous voici devant la Cathédrale, une grue, des badauds des cloches au sol… dehors et dans la cathédrale. Nous assistons à un surprenant spectacle : 63 des 64 cloches créées ou restaurées du futur carillon, revenues depuis un mois de la fonderie Paccard  d’Annecy vont être réinstallées dans la tour Saint Romain.

 

Cloches Alyette et RomainCloches Alyette et Romain
Cloches Alyette et Romain

Cloches Alyette et Romain

La cloche Jeanne-d’Arc était restée dans la tour Saint-Romain, ainsi que six cloches situées dans la tour de Beurre, afin d’assurer heures et offices religieux.

De nouvelles cloches ont été fondues à Annecy dans la fonderie Paccard.

 On découvre  deux bourdons, Romain (5,3 t) et Cécile (3,5 t) et une autre un peu moins lourde : Guillaume, d’autres cloches anciennes ont été réajustées.

Les nouvelles cloches de Notre-Dame de RouenLes nouvelles cloches de Notre-Dame de Rouen

Nous sommes le 11 mai et la remontée dans la tour Saint-Romain a commencé.

Pour la petite histoire : Lorsque le 1er juin  1944, la tour Saint-Romain prit feu, les quatre cloches : Jeanne, Caroline, Jean-Baptiste et la petite Marie fondent et viennent s'écraser au sol

En 1954 démarre la restauration comprenant l'extension du carillon qui comptera désormais 50 cloches. Les accessoires, clavier, transmissions, seront changés.  Il faudra attendre  1959,  pour la restauration de la sonnerie de la tour Saint-Romain, avec refonte de la Jeanne d'Arc.

Le carillon de la cathédrale de Rouen est l’un des plus importants de France.

Le carillon avec ses 64 cloches, le portera à la 2e place des carillons français, derrière celui de Chambéry : 70 cloches.

L’inauguration du carillon est programmée le 17 septembre avec un concert officiel. Avis aux amateurs! Ce carillon muet depuis 15 ans, sera certainement étonnant, lors du 1er concert.

Les nouvelles cloches de Notre-Dame de Rouen
Les nouvelles cloches de Notre-Dame de Rouen
Les nouvelles cloches de Notre-Dame de Rouen
Les nouvelles cloches de Notre-Dame de Rouen
Les nouvelles cloches de Notre-Dame de Rouen

Je vous laisse découvrir ce petit film réalisé par mon époux.

Merci de m'envoyer vos reportages d'été, ou de la fête de la musique ou de votre dernier livre...

Au plaisir de vous lire.

Christine D

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En passant par Rouen...La Cathédrale

15 Juin 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Je profite des reportages normands de Michel et Jean-claude pour compléter, par notre passage récent à Rouen.  Encore une fois, armée de mon appareil photo, je viens partager avec vous, un peu d’Art et d’Histoire de France ....

En passant par Rouen...La Cathédrale

La cathédrale

Elle n'a pas la symétrie, des Cathédrales d'Amiens, Chartres, Laon ou Paris... et pourtant, elle est harmonie, force et  finesse!

Elle est évidemment connue par les tableaux de Monet et par le roman : Madame Bovary de Flaubert.

Nous sommes sur le site de la 3éme église : la première construction d’un lieu de prière remonte aux années 260.  Il n'en reste que la Crypte. (Après les saccages des envahisseurs Vikings au IVème siècle).

On attendra le XIème siècle pour inaugurer la Cathédrale Romane (en présence de Guillaume le Conquérant.)

En 1200 un terrible incendie détruit le chœur roman et comme le XIIème siècle marque le début de l’Art Gothique, la cathédrale est reconstruite et embellie.

Elle résiste à divers événements : incendies (1514 : une tour), guerres de religion, 1822 , par la foudre.

Mais, le pire est à venir : 19 avril 1944 :7 bombes vont s’abattre sur la Cathédrale. S'ajoutera en plus un autre incendie le 1er juin  de cette même année.

Par la volonté et le courage des Rouennais, par la foi sans doute… La Cathédrale sera rendue aux habitants le 17 juin 1956 ! Il y a pile : 60 ans !

Découvrons ensemble cette Cathédrale d’exception !

137 m de long, la façade mesure 61 m de large.

La Tour de gauche :St Romain : 82 m de haut, La tour de Beurre à droite : 75 m de haut.

En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale

Nous sommes impressionnés par cette façade ciselée, on dirait presque de la dentelle. Les deux tours sont très différentes et la richesse et la profusion des statues est étonnante.

A gauche : la tour Saint Romain et à droite la tour de Beurre, qui abritait le carillon de 56 cloches qui vient de passer à 68 en prenant place, en mai 2016, dans la tour Saint Romain.

En passant par Rouen...La Cathédrale
La tour de Beurre  et la tour Saint Romain

La tour de Beurre et la tour Saint Romain

Le portail Central est très beau, dédié à la vierge Marie, vous y découvrez sur le tympan, l'arbre de Jéssé.  Cette iconographie de l’arbre de Jessé est importante  au moyen-âge . Rarement représentée en sculpture!

A la  base : Jéssé et les 4 grands prophètes, s’étage ensuite une grande branche avec des rameaux et tout en haut : la Vierge Marie.

En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale

La tour-lanterne qui éclaire la cathédrale est surmontée d'une flèche de fonte à 151 m du sol : C’est la plus haute flèche de France. Elle aussi, a subi des dommages avec la tempête de 1999 et elle fut complètement rétablie en 2013, avec ses quatre clochetons.

La vierge dorée et la flêche
La vierge dorée et la flêche

La vierge dorée et la flêche

Flaubert : Madame Bovary :
"Léon tira vivement une pièce blanche de sa poche et saisit Emma par le bras. Le Suisse demeura tout stupéfait, ne comprenant point cette munificence intempestive, lorsqu'il restait encore à l'étranger tant de choses à voir. Aussi, le rappelant :
– Eh ! monsieur. La flèche ! la flèche !...
– Merci, fit Léon.
– Monsieur a tort ! Elle aura quatre cent quarante pieds, neuf de moins que la grande pyramide d'Égypte. Elle est toute en fonte, elle...
Léon fuyait ; car il lui semblait que son amour, qui, depuis deux heures bientôt, s'était immobilisé dans l'église comme les pierres".....

Le portail de la Calende et son tympan du XIVème siècle, nous parle comme une bande dessinée : avec en haut: la Résurrection du Christ, au milieu l'arrestation jusqu'à la mise au tombeau et en bas le tombeau vide.

En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale

Tout comme le portail des Libraires où sur le Tympan le jugement dernier est représenté vivement avec les élus qui se dirigent vers le ciel, et les "méchants" poussés par le diable vers le Chaudron!

En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale

Une cathédrale gothique :

Superbe nef couverte de voûtes sur croisées d'ogives.

Les piliers comptent 4 niveaux (Gothique primitif) .

A la croisée du transept la tour lanterne, pure et fine, comme à Laon, elle apporte beaucoup de lumière.

Le chœur est en parfaite harmonie.

En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale

Le déambulatoire avec des tombeaux dont les gisants de Richard Cœur de Lion et de Rollon (le chef Viking qui "reçut " la Normandie en se convertissant au Christianisme.)

 

En passant par Rouen...La CathédraleEn passant par Rouen...La Cathédrale

Les statues monumentales (copies ou restaurées) à l'origine à l'extérieur, sauvées de la pollution et des affres du temps, forment un cortège sur votre passage.

En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La CathédraleEn passant par Rouen...La CathédraleEn passant par Rouen...La Cathédrale

Et puis, bien que fermée, on peut voir à travers une grille la chapelle de la Vierge: un pur chef d'œuvre du gothique rayonnant. 

Trois tombeaux et un retable immense tout sculpté ! Admirable!

La chapelle de la vierge et détails
La chapelle de la vierge et détails
La chapelle de la vierge et détails

La chapelle de la vierge et détails

Je passe rapidement sur quelques éléments à admirer, 

La sculpture du Christ aux liens, l'escalier de la Bibliothèque, la vierge, offrande aux bâtisseurs ou l'orgue et vitraux.

En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale
En passant par Rouen...La Cathédrale
Les couleurs vives des vitraux
Les couleurs vives des vitraux

Les couleurs vives des vitraux

Etonnant …. Nous sommes passés au moment où les cloches, allaient être réinstallées après une absence d'un an.! on en reparle très vite!....

CD

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6 juin 44: opération Overlord par Jean-Claude Charmoy

9 Juin 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Nous voici en cette période-souvenir : 72 ans, avec Jean-Claude Charmoy qui prend le relai à l’article de Michel Bindault. Merci Jean-Claude de nous faire vivre ce 6 juin en Normandie. Bravo!

Nous voici à la veille du débarquement : on écoute ce message sur les ondes: «  les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone, je répète… »  nous le connaissons bien ce message et  pourtant  aviez-vous remarqué que ces vers de Verlaine avaient été modifiés puisque dans le poème : « Les sanglots bercent » et non blessent..

 

Répartition des Alliés

Secteur Américain            Général Bradley

Zone 1 =    Utha        du Cotentin d’Isigny s/m à e St-Vasst.Barfleurr

Zone 2 =    Omaha   Pointe du Hoc-Colleville s/m-St Laurent-Port en Bessin.. 

Secteur Britannique           Général Dempsey

Zone 3 =    Gold       -Arromanches- (construction du port artificiel)

Secteur Canadien-Polonais

Zone 4 =    Juno        Courseulles-Arromanches

Secteur Britannique-Français-Belges

Zone 5 =    Sword     Ouistreham-Colleville-Lions s/m – Langrunes- StAubin.....

Dakota
Dakota

Dakota

1/ Secteur SWORD - le 5 / 6Juin de 22h à 0h.13      « Opération Pegasus-Bridge » Pont de Bénouville

4 planeurs« Horsa » tracter par des C47Dakota (sur les 6 prévus),

Commandés par le Major Howard, se posent à 0h.13 pour prendre possession du pont de Bénouville et de Ranville, ses hommes doivent tenir. « Vous attendrez jusqu’à la relève » !!!

Leur mission : bloquer l’armée allemande basée à Caen et maintenir les têtes de pont de Bénouville/Ranville/Amfreville jusqu’au lendemain 6h.30. Seul pont  disponible en état pour faire parvenir le ravitaillement, le jour J après le débarquement depuis le port d’Arromanches.(en activité depuis 7/8 Juin).

 6 juin 44:  opération Overlord par Jean-Claude Charmoy
 6 juin 44:  opération Overlord par Jean-Claude Charmoy 6 juin 44:  opération Overlord par Jean-Claude Charmoy

2/ Secteur SWORD le 5/6 Juin de 22h à 0h15-  « Opération Neptune »

 Batterie de Merville  

80 C47 (Dakota)(1) de la 6ème Airborne Commandé par le Général Gale, larguent 750 parachutistes entre la Dives et l’Orne..

Mission détruire TOUS les ponts entre Cabourg et Caen. et DETRUIRE la Batterie de Merville.

Beaucoup périrent à cause des mauvaises conditions météo, des erreurs de largage ; la confusion des pilotes entre la rivière Dives (côté Cabourg et l’Orne (côté Caen).

Le Lt Colonel Terence Otway regroupe 150 hommes restants du 9ème Bataillon.

-4h.45

Lieutenan Officier, faisant office de « Commandant » depuis 3 semaines :

«Il faut les détruire coûte que coûte.» Ils vont faire l’IMPOSSIBLE…

Les Hommes marchent sur les morts pour éviter de sauter sur une mine !!!..

Seuls 75 d’entre eux réussirent l’opération..

 Le croiseur « Arethusea » qui mouille en mer face à Ouistreham à ordre de les détruire s’il ne reçoit de message radio. Or, ce 6 Juin à 5h.45, il n’y a plus de radio !!! plus de matériel…

-A 6h.15 la Batterie est « Neutralisée »

C’est un pigeon qui avertira la réussite de la prise d’assaut , mais 24h plus tard. !!!

Merville-Franceville sera libéré le 18 Août 1944,par la Brigade Piron.

Commando-Démineurs Belge qui ont pour mission de finir le nettoyage de la côte de Ranville jusqu’en Belgique..…

 

Aujourd’hui  une dizaine de vétérans (93/95 ans) viennent chaque année célébrer cet événement sur ce site en souvenir de leurs camarades disparus. Le Colonel T.Otway décèdera au début en Novembre 2007.

 

6h.30- L’Assaut « Ouistreham/Colleville (4)/Lions s/mer/Bernières »

Le Général Montgomery (6éme Division) débarque les 177 le  Commando N°4 Commandé par le Lt de Vaisseau  « Commandant Kieffer. ».(3)

 

La FRANCE est LIBRE…le 24 Août 1944.

 

 

 

 6 juin 44:  opération Overlord par Jean-Claude Charmoy 6 juin 44:  opération Overlord par Jean-Claude Charmoy

- (1) Dakota : nom donné par les Anglais au C47 version militaire du DC3 Commercial fabriqué par McDonald Douglas aux Etats Unies.

(2) Klauckauss : Allemand)-Bunker (Américain)-Casemate (Français)équipée de Canons de 100mm (prévu 150mm)..l’ensemble des Casemates constituait une BATTERIE.

(3) Unité Française des Commandos Anglais commandé par Lord Lovat..

(4) Colleville = Aujourd’hui Colleville-Montgomery en hommage au Général commandant le 21eme Groupe d’Armées .

Ne pas confondre avec Colleville s/mer en Zone Omaha

 

Site a voir :

www.Batteriedemerville.com - www.the-snafu-special.com

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Omaha Beach par Michel Bindault

1 Juin 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Au 72e anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie j’ai souhaité  vous présenter et commenter quelques photos d’aujourd’hui  du secteur baptisé par les américains Omaha Beach.

Sur ces plages paisibles de Vierville, Saint Laurent et Colleville ( Calvados ) longues de 6 kilomètres, 35 000 soldats Américains débarquent à l’aube du 6 juin 1944.

3000 d’entre eux perdront la vie ou seront blessés dans cet assaut qui permettra d’ouvrir, le soir , une brèche dans les défenses allemandes au lieu dit " Le Ruquet " à Saint Laurent.

Cette action sera déterminante pour la suite des opérations.

Photos : Omaha Beach et ses étendues de sable, Omaha Beach sous ciel d’orage et la plage vue du côté allemand
Photos : Omaha Beach et ses étendues de sable, Omaha Beach sous ciel d’orage et la plage vue du côté allemand
Photos : Omaha Beach et ses étendues de sable, Omaha Beach sous ciel d’orage et la plage vue du côté allemand

Photos : Omaha Beach et ses étendues de sable, Omaha Beach sous ciel d’orage et la plage vue du côté allemand

Photos : Omaha Beach et ses étendues de sable, Omaha Beach sous ciel d’orage et la plage vue du côté allemand

Le monument “ Les Braves “érigé sur la plage d’Omaha Beach en hommage aux soldats alliés qui débarquèrent en ce lieu le 6 juin 1944 et aux victimes au soir du D Day.

 Le monument “ Les Braves “ à marée haute

Le monument “ Les Braves “ à marée haute

Les Braves “  en basses eaux.

Les Braves “ en basses eaux.

Cette oeuvre  réalisée par le sculpteur Anilore Banon a été inaugurée le 5 juin 2004. D’une longueur de 15 mètres et d’un poids de 15 tonnes, elle culmine à 9 mètres au-dessus du sable et n’est jamais immergée.

Elle est composée de trois groupes sculptés dans l’acier.

Au centre “ Debout la liberté “, à sa gauche “ Les ailes de la fraternité “, à sa droite “ Les ailes de l’espoir “.

Ce monument devait être éphémère et disparaitre. Heureusement une pétition “Il faut sauver les Braves “ devait permettre son maintien sur son emplacement actuel, au coeur d’Omaha Beach dont il est devenu un symbole.

 

 La Pointe du Hoc aujourd’hui.
 La Pointe du Hoc aujourd’hui.

La Pointe du Hoc aujourd’hui.

A mi-distance D’Omaha Beach et Utah Beach, plage de débarquement située dans le Cotentin,la Pointe du Hoc domine la mer de 30 mètres.

En 1944 ce site était puissamment défendu par des batteries allemandes de grande portée qui devaient être détruites.

Le général BRADLEY a ordonné au lieutenant-colonel RUDDER et ses 225 Rangers de prendre d’assaut, par la mer, cette position le 6 juin 1944.

Au moyen de cordes, grappins et échelles les Rangers accèdent au sommet et occupent les positions au prix de lourdes pertes. Seuls 90 d’entre eux sont encore en état de se battre.

 

Vestiges d’un point de défense allemande “ Les batteries de Longues “.

Vestiges d’un point de défense allemande “ Les batteries de Longues “.

Vestiges d’un point de défense allemande “ Les batteries de Longues “.

La batterie était composée de 4 canons de 152 mm ayant une portée de 20 kilomètres. Les 4 bunkers sont pratiquement intacts.

 

L’émouvant et grandiose cimetière militaire américain de Colleville-sur mer.
L’émouvant et grandiose cimetière militaire américain de Colleville-sur mer.
L’émouvant et grandiose cimetière militaire américain de Colleville-sur mer.

L’émouvant et grandiose cimetière militaire américain de Colleville-sur mer.

Inauguré en 1956, ce cimetière honore les soldats américains tombés pendant la bataille de Normandie. D’une superficie de 70 hectares, il surplombe la plage d’Omaha Beach. 9400 soldats y reposent  Les Etats-Unis sont propriétaires étrangers du terrain.

Le cimetière accueille 1 million de visiteurs chaque année.

Si l’occasion se présente venez visiter ce secteur d’Omaha Beach riche d’un passé qui a été déterminant pour la victoire de 1945.

Vous y trouverez non seulement des vestiges de l’époque, des musées et monuments évoquant le débarquement mais aussi des espaces maritimes grandioses,une campagne de bocage sans oublier les visites de Bayeux, première ville libérée, Arromanches et son célèbre port artificiel amené d’Angleterre, Port-en Bessin port de pêche d’où partait le carburant destiné au matériel des alliés etc...

La région,” truffée” de chambres d’hôtes et de restaurants sympathiques saura vous accueillir et vous charmer.


 

Merci Michel pour ce magnifique article et cette invitation à découvrir une région riche en Histoire et si jolie.

J'espère que les normands auront la gentillesse de venir compléter cet article...

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La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

17 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Les vêtements de dentelle

La première occasion de porter un tel vêtement,  c’est bien entendu, lors du baptême. De tradition, la parure : robe et bonnet est soigneusement rangée car elle servira à tous les enfants d’une même famille.

La robe était portée indifféremment par les filles et les  garçons.  A ce sujet, il faut préciser qu’on mettait une robe aux garçons jusqu’à l’âge de cinq ans. On pensait ainsi  conjurer le mauvais sort : la mortalité infantile des garçons étant plus importante que celle des filles, on croyait qu’une robe de fille les protégerait…… 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

La seconde, c’est la communion. Là encore, les  croyances  et les traditions sont bien présentes. Ne disait-on pas que les tenues de communion marquaient la fin de l’éducation des enfants  (c’est vrai qu’ils partaient travailler très tôt) préfigurant les tenues de mariage .

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

La robe  de mousseline blanche pour les jeunes filles et le costume trois pièces pour les garçons.

C’est encore le mariage avec plus ou moins de tissus  précieux et de dentelles   selon la richesse et la classe  sociale des parents, avec omni présentes, les fleurs d’oranger naturelles ou artificielles, symboles par excellence de la virginité et de fécondité ; lesquelles étaient mises ensuite sous globe. La symbolique véhiculée est fonction des divers objets, motifs qui y trouvent place.

Le miroir, c’est le reflet de l’âme, la vérité et selon le nombre et la forme est significatif. Pour exemple : le nombre de miroirs rectangulaires indique les années qui ont séparé les fiançailles des noces- le triangulaire est porteur  de fécondité- Les miroirs ovales sont des porte- bonheur  offerts par les demoiselles d’honneur- Les losanges symbolisent l’union des deux sexes – Le miroir trapèze symbolise l’entente parfaite. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Pour les motifs en métal doré : La feuille de chêne symbolise la longévité du couple, la feuille de tilleul, la fidélité, la feuille de lierre, l’attachement   «  je  m’attache ou je meurs » la grappe de raisin, l’abondance et la prospérité – La colombe qui tient une couronne de laurier dans son bec , la paix dans le foyer- Le couple de martin –pêcheur, la fidélité conjugale- L’oiseau était comparé à la femme  «  comme l’oiseau  fait son nid la femme fonde la famille »

Enfin, quand une femme accouchait d’un enfant mort –né, elle ajoutait un ange en porcelaine dans son globe.

Le deuil

Beaucoup de femmes portaient des habits noirs, qui les faisaient paraître  «  vieilles «  même si ce n’était pas le cas. Il faut dire que les règles  du deuil étaient strictes : voile de crêpe, vêtements sans aucun élément de couleur pendant la période de grand deuil, plus ou moins longue suivant le degré de parenté, et pouvant aller jusqu’à un an. Le deuil de la veuve dit  «  de grand deuil »   dure un an et six semaines. Les hommes portaient un crêpe. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Pour les hommes, la pièce la plus répandue était la blouse ou blaude vêtement plus ou moins court, mais ample, en toile de lin bleue, tissée très serrée, et traitée de manière à être imperméabilisée.

Le nettoyage se faisait dans une décoction de lierre ou dans une dilution de fiel de bœuf qui avait la réputation d’entretenir l’apprêt.

La blaude bleue sera remplacée par la noire, sans motifs,  broderies qui deviendra la tenue de maquignons, reconnaissables sur les marchés. Le mouchoir de cou, souvent de couleur rouge complétait la mise, de même que la casquette à pont soie. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Les accessoires

Pour les dames certains accessoires sont à mentionner qui ne les quittaient guère dans leurs déplacements, à savoir : le parapluie noir qui, à l’occasion faisait office d’ombrelle. Les crosses et pommeaux pouvaient être des plus simples aux plus ouvragés et travaillés dans des  matières   plus ou moins onéreux  comme l’argent, l’ivoire par exemple.

Et le panier noir en rotin appelé :   « le rustique « qui fit son apparition sous Napoléon III. Il s’est avéré si pratique, qu’il a été utilisé bien longtemps   Il en existait de différentes tailles les activités liées à l’habillement parmi celles –ci

La lingère à la fois blanchisseuse et repasseuse qui entretenaient les belles pièces  de linge qui étaient souvent amidonnées.  

Elles utilisaient de nombreux fers à  braise ou à tuyauter, pour les coiffes, cols, volants, bonnets mais encore des fers à plats pour les chemises des hommes, les plastrons, et les cols qui étaient glacés.                                                                                                                    

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

La modiste qui fabriquait et vendait des coiffures féminines et le chapelier plutôt des masculines en feutre, paille ou tissu, hauts de forme et chapeau claque                               

Le sabotier : Il fabriquait les sabots portés à la campagne car le bois était omniprésent et pas onéreux.  Leur solidité et rigidité s’imposaient pour certain travaux de la terre  (la  semelle permet d’enfoncer la bêche par exemple) et l’hiver c’était chaud.

Par contre, les sabots avaient pour désagréments d’être lourds, de se fendre facilement et de provoquer des blessures sur le coup de pied.

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Le Cordonnier

Il réparait les galoches usées et fabriquait des chaussures sur mesure. Les galoches présentaient un avantage sur les sabots car elles étaient à la fois en bois et en cuir : elles étaient donc plus souples plus légères, ne blessaient pas le coup de pied et étaient plus élégantes. De ce fait, on les chaussait pour la maison et la ville.

 

La poterie

La poterie constituait l’essentiel des objets de la vie quotidienne dans nos campagnes alors très peuplées. Sa fabrication avec la matière première locale, la terre argileuse, en faisait un accessoire accessible ;

Les fors de cuisson des potiers étant alimentés par le bois trouvé lui aussi à proximité.

Elle servait à la préparation et à la conservation des aliments et des boisons tout comme à leur transport.

Les objets spécifiques aux boissons étaient les bouteilles, les cruches et les cruchons, les pichets et buires, les dames jeanne, les fontaines, les brocs, les réservoirs les pots ansés et les moques.

L’élément indispensable était le charnier, il servait au stockage de morceau de viande de porc qui séjournaient dans la saumure  (mélange de sel et d’eau) c’était le principal moyen de conservation avec la graisse.

Le saloir, autre contenant de conservation est lui en bois et le sel recouvre directement les aliments.

Le mahon par contre est un saloir plus ou moins grand, utilisé pour le transport du beurre.

Au nombre des poteries utilisées on peut encore citer les vinaigriers, les pots à café de plusieurs tailles selon les besoins, ou bien de la famille ou bien de la clientèle.

Pour les aliments, on se servait de terrines et pots, de toutes sortes de plats, d’écuelles de tripières (surtout faits à Malicorne)

Les cruchons à calvados spécialité de Noron.

La poterie de Ger de couleur grise ou rougeâtre en surface mais noire en épaisseur était très présente en Sud-Manche, car la plus proche.

Les villages potiers de Ger ont cessé leur activité en 1926. On y trouve maintenant un musée établi au cœur de ces villages :mémoire de ce temps où  l’artisanat était florissant. 

Les principaux autres centres potiers de la Manche étaient : Vindefontain – Néhou – Sauxemesnil (partie nord du département.)

Le calvados comme le cidre étaient présents sur la table au quotidien.

 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Les étains

L’âge d’or se situe au 17 ème siècle ils servaient de mesures aux liquides et jusqu’au  début du 20 ème siècle.

Ils étaient utilisés dans les estaminets pour le cidre et le vin ou le calvados.

Une série d’étain se composait : du double litre, du litre, du pot, du petit pot, de la demoiselle et du misérable. Moins utilisé que les poteries on trouvait malgré tout,  des pichets, des écuelles mais aussi d’autres objets, en cuivre par exemple étamés à l’intérieur, l’étain résistant à la corrosion.

 

REHABILITATION

Nostalgie,Nostalgie, 

Certains objets de l’ancien temps s’empilent dans un coin du grenier. Ils sont moches, rouillés et ne servent plus à rien. Il faudrait les jeter mais ………on ne peut s’y résoudre une solution : la réhabilitation pour une nouvelle vie. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2

Encore bravo à Georges pour ce reportage très précis et très illustré. Merci.

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La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

11 Novembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 2 Nord Normandie

Georges vient nous faire vivre, ici,  la Normandie su XIXéme siècle, à travers ce reportage sur une exposition où il participa à SAINT HILAIRE DU HARCOUET.... Etonnant! passionnant! ....

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

Habits et costumes

Les costumes comme ceux présentés sont pour la majeure partie apparus au 19 éme siècle

C’est en effet à cette période   (vers  1825) que les habits de base se différencieront par régions, hormis les vêtements de travail qui resteront sensiblement les mêmes.

La composition du costume reste cependant la même partout avec jupe,  corsage, tablier, fichu de cou.

En Basse-Normandie, le droguet est le tissu le plus courant, uni ou rayé avec la couleur rouge dominante.

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

L’indienne plus légère se porte l’été. 

Très répandu   le châle est tissé en indienne, en cretonne en soie,  où en toile. C’était le cadeau traditionnel offert par le fiancé à sa promise. Il est de taille variable et peut être imprimé ou broché de fleurs.

En ce qui concerne les grands châles en cachemire, inconnus avant la campagne d’Egypte, et qui étaient portés en cape leur mode est apparue vers 1830 – 1840.

Aux débuts réservés aux dames de l’aristocratie de par leur coût (la première à le porter fût l’impératrice Joséphine), celui–ci devint plus abordable quand il fût fabriqué en série à Reins et Amiens notamment.

La Normandie  porte aussi un tablier, avec ou sans bavette appelé «  devantier » ou « devanteau ».

 La coiffe

L’accessoire le plus symbolique de la tenue est la coiffe qui varie d’une région à l’autre.

Avant elle, donc avant la révolution, le bonnet porté  au niveau  national  s’appelait : la Cornette.

La façon dont la coiffe est ornée, avec plus ou moins de dentelle, de broderie, de bijou, indique le rang social de la femme qui la porte.

La coiffe de  notre  région (d’Avranches) était « le Papillon d’Avranches.

Les coiffes
Les coiffes
Les coiffes
Les coiffes
Les coiffes

Les coiffes

Les formes de base sont les mêmes pour toutes les coiffes : Pour certaines, un fond monté sur une passe avec des barbes  (pans  qui retombent de  haut de la coiffe) qui peuvent, parfois être repliées sur le dessus ce sont alors des coiffes dites «  à rencontres » ou bien,  fond et passe avec des ailes pour d’autres.

Les matériaux employés sont :   La toile, le carton,

Le fil de cuivre,  avec  suivant le modèle : de la mousseline brodée ou non, du velours, de la dentelle, des rubans, du tulle.

S’ajoutent à cela : des fleurs en bouquets, en guirlandes, des bijoux : broches au milieu des rencontres et épingles, parfois  elles aussi, ont parfois la forme de fleurs  (souvent des pensées)

Après le deuil national de la guerre de 1870 pendant lequel on a porté des vêtements austères, le plus souvent noirs, tout a changé.

En  effet, les coiffes ont été remplacées par des bonnettes. 

Les dentelles

C’est Colbert, alors ministre des Bâtiments, Arts et Manufactures qui dès 1664 fait venir des dentellières  vénitiennes   à Alençon, Argentan, Bayeux- Venise étant considéré comme le berceau de la première véritable dentelle.

Sous Louis XV  le dentelle est toujours très   en vogue  et s’améliore pour devenir plus fine et plus légère notamment avec l’utilisation du tulle.

A la révolution beaucoup de manufactures devront fermer, mais la dentelle réapparaît sous Napoléon. Le point d’Angleterre est de plus en plus utilisé de même que le point «  Blonde de Caen » pour la confection des grands châles  très à la mode à cette époque.

Au 19 ème siècle, les  machines apparaissent au détriment de la dentelle à main qui subsiste cependant dans certaines villes comme Bayeux.

La dentelle au fuseau : Elle apparaîtrait pour la première fois au Puy en Velay et on la doit à Isabelle Mamour, jeune brodeuse, qui sollicitée pour le grand jubilé du 25 mars 1407, à (l’idée d’attacher à des épingles plusieurs navettes de fils d’où finesse et transparence.

Au 17 éme  siècle la dentelle connait un succès considérable. On la trouve sur les vêtements, sur les meubles, dans les carrosses etc…. et  son usage est tel que Louis XIII le réglemente par édits en 10 ans (de 1629 à 1639) peu respectés mais repris par le parlement de Toulouse.

Les dentellières s’en plaignent auprès du père Jean François  REGIS DES PLAS qui les prend sous sa protection. Lors de sa canonisation, les dentellières le prennent pour Saint Patron. 

 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

Les différents styles de dentelles :

La Blonde, dentelle au fuseau du 18 ème siècle, réalisée de fils de soie écrue ou de fils d’or ou d’argent très fins pour donner de la brillance aux fleurs et aux feuilles.

Elles étaient destinées à la confection de cols et de châles. 

Le Chantilly, dentelle noire ou blanche faite au fuseau à fils continus avec un fil de soie dont les motifs représentent des corbeilles, des vases ou des fleurs  Le Cluny  fils continus aux dessins géométriques.

C’est la dentelle la plus connue.

La dentelle chimique,  apparue au XIX ème siècle par brûlure de certaines fils à la soude caustique imite la dentelle à l’aiguille.

Régions françaises connues pour les dentelles : Dentelle d’Alençon, d’Argentan, de Bayeux.  Blonde de Caen.  Dentelle de Calais, Chantilly, Luxeuil, Lunéville, Mirecourt.   Neuchâtel, du Queyras, Sedan, Valenciennes,  du Puy  en Velay où deCluny. 

La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2

A suivre pour la deuxième partie de cet article , impressionnant par sa richesse et ses photos.

" Chapeau! Georges"

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