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Le blog du Réseau Bazar BHV

Articles avec #lu dans la presse tag

Bordeaux : les salariés des Galeries Lafayette se mobilisent pour sauver la fille d’une collègue

25 Mai 2017 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Lu dans la presse pour vous : 

Nous sommes très touchés par cet exemple de solidarité et de dévouement des employés des GL de Bordeaux Ste Catherine ; Je vous laisse découvrir, partager et pourquoi pas soutenir!...

En tout cas Bravo au Personnel des GL, à Auchan Mériadeck et au journal Sud-Ouest d'avoir relayé cette information. CD

 

Sud-ouest le 19/05/2017 par Juliette Mansour et Jean-Baptiste Stoecklin.

Pour aider une mère à financer l’opération urgente de sa fille gravement malade au Sénégal, ses collègues ont trouvé de l’argent, mis en ligne une cagnotte et donné des jours de repos

C’est l’histoire d’un formidable élan de solidarité aux Galeries Lafayette de Bordeaux. En un temps record, les employés se sont mobilisés pour aider leur collègue Fatou, dont la fille est atteinte d’une tumeur fulgurante au cerveau, à récolter des fonds. Ils ont ouvert une cagnotte en ligne pour financer l’opération de sa fille et lui ont donné des jours de RTT.

Urgence absolue

Il y a deux mois, Fatou Diagne, apprend que sa fille unique de 15 ans, Ndeye est atteinte d’une tumeur cérébrale.

La vendeuse aux Galeries Lafayette de Bordeaux se retrouve désemparée et impuissante car Ndeye réside à Dakar et n’a pas la nationalité française. Elle ne peut donc pas être hospitalisée auprès de sa mère en France.

Sans hésiter, Fatou part rejoindre sa fille. Mais au Sénégal, les soins sont coûteux et non remboursés par la Sécurité sociale. S’organise alors un vaste élan de solidarité coordonné par les collègues de Fatou afin de récolter les fonds nécessaires auprès des employés des Galeries Lafayette .  « C’était parfaitement naturel d’aider Fatou, c’est une personne d’une grande générosité qui aurait fait la même chose pour nous » raconte son amie et collègue Marieme.

 

Suite : 2éme article :

 

Bordeaux : l’incroyable élan de solidarité pour sauver la fille d’une employée des Galeries Lafayette se poursuit

Sud-ouest le 24/05/2017 par Juliette Mansour.

 

 

L’incroyable élan de solidarité des collègues d’une mère dont la fille est atteinte d’une tumeur au cerveau continue. Une collecte est organisée ce mercredi à Auchan Mériadeck.  (photo du journal Sud-Ouest)

Depuis plusieurs semaines, les employés des Galeries Lafayette se mobilisent pour tenter de sauver la fille de leur collègue Fatou, atteinte d’une tumeur fulgurante au cerveau. Et notamment pour récolter des fonds, afin de financer la coûteuse opération. La mère est partie rejoindre sa fille au Sénégal, qui attend d’y être opérée, ou transférée en France.

Dans ce but, ils ont ouvert une page Facebook intitulée « Pour Ndeye » et lancé une cagnotte en ligne, qui a permis de récolter près de 11 000 euros en à peine une semaine. « Cependant, on est encore loin des 27 000 euros nécessaires rappelle une collègue de Fatou. C’est pourquoi la mobilisation continue. »

Le temps presse vraiment

Après avoir appris l’histoire de N’Deye, Auchan Bordeaux Meriadeck a tenu à participer. Patrick Danais, directeur de l’enseigne et son équipe, accueillent les collègues et amis de Fatou ce mercredi 24 mai. Ensemble, ils organisent une collecte de dons au niveau des caisses, de 10h à 20h pour aider à compléter la cagnotte.

« L’argent récolté servira à financer l’opération du cerveau de N’Deye, raconte Olivier, le compagnon de Fatou. Si elle est transférée à temps, elle sera opérée à Bordeaux, à l’hôpital Pellegrin par le neurochirurgien Vincent Jecko. Dans le pire des cas, elle devra être soignée à Dakar où les soins ne sont pas remboursés ». Dans tous les cas donc, Fatou aura besoin de cet argent.

En attendant, ses collègues se félicitent de l’aide du centre commercial car de leur côté, ils ne savent plus comment s’y prendre. « On a utilisé tous les moyens en notre possession témoigne, une collègue de Fatou. Distribution de flyers, collecte dans les commerces de quartier comme à Talence par exemple… on a même essayé de contacter l’émission "Touche pas à Mon Poste" qui n’a jamais donné suite. Médiatiser l’affaire est le seul moyen de faire connaître la situation, et je l’espère, accélérer un peu les choses sur le plan financier mais aussi administratif ».

Un combat pour faire hospitaliser N’Deye à Bordeaux

Si Fatou souhaite faire hospitaliser sa fille à Bordeaux, c’est pour plusieurs motifs. D’abord, pour des raisons financières, mais pas que cela. Les hôpitaux sénégalais qui se sont occupés du cas de sa fille ont commis beaucoup d’erreurs selon elle. « Le premier diagnostic qu’ils ont fourni était erroné, ensuite ils ont prescrit de mauvais médicaments ! Une tumeur fulgurante est une opération très délicate et la clinique du Cap à Dakar elle-même a admis être dans l’incapacité de réaliser cette intervention considérée à haut risque », détaille le compagnon de Fatou.

La demande de transfert de la maman répond aussi à des questions pratiques. En effet elle aimerait être auprès de sa fille une fois l’opération passée, le temps de son rétablissement. En attendant la décision des autorités, il y a urgence, N’Deye a déjà perdu la vue et l’ouïe et la tumeur grossit de jour en jour. Que ce soit à Bordeaux ou à Dakar, elle devra être opérée sous peu.

Un démêlé administratif bloque le transfert

En plus de soucis financiers, il reste des difficultés administratives à surmonter pour la maman qui veut faire hospitaliser sa fille au CHU de Bordeaux. En effet, pour l’instant, les autorités françaises n’ont toujours pas validé le transfert de N’Deye. En février 2016, la demande de regroupement familial de Fatou avait été acceptée par le Consulat, mais elle n’avait ensuite pas réussi à fournir toutes les pièces justificatives sous trois mois, le délai limite.

L’autorisation de regroupement familial était donc caduque et Fatou a récemment renouvelé sa demande. Requête qui n’a, à ce jour, pas abouti. Par ailleurs le visa sanitaire réclamé en urgence il y a deux mois lui a été refusé par l’ambassade française à Dakar. Une enquête est en cours pour déterminer si N’Deye sera finalement autorisée à entrer en France afin de se faire opérer mais le temps presse, car d’après le diagnostic du chirurgien bordelais, dans 6 jours, la jeune fille ne sera plus transférable en France….

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Presse :Les Galeries Lafayette de Pau complètement détruites par un incendie

5 Avril 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Nous avons découvert cette info dans la presse du jour. Nous sommes attristés pour nos cousins des GL et pensons bien aux employés Palois. 

Source : France 3 Aquitaine  Par CA

Publié le 05/04/2016 | 10:39, mis à jour le 05/04/2016 | 11:54

70 pompiers ont lutté toute la nuit pour venir à bout d'un violent incendie qui s'est déclaré vers 22h hier soir dans ce grand magasin du centre ville de Pau. Les trois étages du bâtiment ont été complètement ravagés, jusqu'à la toiture. Les employés se retrouvent au chômage technique. 

Les soldats du feu sont encore nombreux ce matin. Ils s'affairent à sécuriser les lieux et surveillent d'éventuels nouveaux départs. A tout moment la structure, rongée par les flammes, peut s'effondrer.


Fort heureusement aucune victime n'est à déplorer. Le feu a commencé deux heures et demi après la fermeture de cet établissement de trois étages. Personne ne se trouvait à l'intérieur.

12 lances et quatre échelles ont été envoyées sur place, pour aider les 70 pompiers mobilisés à combattre des flammes spectaculaires. Ils a fallu attendre 2h ce matin pour une maîtrise totale du feu.  

"La progression des secours a été difficile car ce sont des planchers en bois qui ont été fragilisés par le sinistre" explique le commandant Patrice Poisson, du SDIS 64. "Les planchers se chargent énormément en eau et pour partie se sont effondrés".

Plusieurs rues restent fermées à la circulation aux abords du sinistre. Trois logements situés dans immeubles attenants ont été évacués. 

François Bayrou, le maire de Pau, a exprimé "sa tristesse" de voir "totalement détruite une institution de la ville de Pau". "Je n'ai pas de doute que cela va revivre, que l'on va reconstruire ce bâtiment qui est très beau. On va faire ce qu'il faut pour que tout se passe au mieux".

Les 70 salariés des Galeries et une trentaine de démonstrateurs se retrouvent au chômage technique ce matin.

Une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine du feu, encore inconnue.

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La dame de fer des Galeries Lafayette

16 Mars 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Je tenais à partager cet article : "Lu dans la presse",  sur Ginette Moulin.

Le 04/03 : Les échos de Philippe Bertrand

Cet article  est très intéressant pour nos membres du réseau.

Bonne lecture!

CD

La dame de fer des Galeries Lafayette

Ginette Moulin, la dame de fer des Galeries Lafayette

 

Elle n’a qu’un bac mais tient tête aux plus grands banquiers. Son caractère, Ginette Moulin l’a trempé dans les soubresauts de la grande histoire. Aujourd’hui, la petite-fille de Théophile Bader, génial fondateur des Galeries Lafayette, prépare la relève.

En la voyant pousser son chariot au Carrefour d’Auteuil, rien ne permet de distinguer cette petite dame de 89 ans au visage carré d’une autre mamie bourgeoise du XVIe arrondissement de Paris. Pas plus lorsqu’elle se montre intarissable sur les mérites comparés des marchés de l’Ouest parisien, où elle a ses habitudes : celui d’Auteuil, celui du Trocadéro non loin, ou bien encore le marché Poncelet de l’avenue des Ternes, dont elle sait indiquer le bon commerçant au fond de la deuxième allée à droite. « C’est la Française moyenne type », résume sa fille cadette, Isabelle. « La dame des dessins de Faizant », sourit son avocat et homme de confiance, Philippe Ginestié. Tout juste boursicote-t-elle avec assiduité sur son iBook, suivant avec succès les valeurs technologiques américaines, de Google à Apple. En plus riche, la vraie veuve de Carpentras pour laquelle la presse financière a longtemps écrit.

Veuve, Ginette Moulin l’est depuis le décès de son mari, Etienne, en 2004. Mais son portefeuille de titres high-tech est loin de constituer son seul bas de laine. Car celle qui conduisait une petite Toyota iQ jusqu’à ce qu’elle se convertisse à la voiture électrique n’est autre que l’une des plus grandes fortunes de France. La 26e, selon Challenges, qui l’estime à 2,5 milliards d’euros. Son patrimoine, ce sont les Galeries Lafayette, qu’elle a héritées – en partie – de son père, Max Heilbronn, et 11,51% du capital de Carrefour, acquis essentiellement après la vente de Monoprix à Casino. Ginette Moulin, c’est un peu la Liliane Bettencourt du commerce. A ceci près que, contrairement à l’héritière de L’Oréal, elle a bon pied, bon œil, et prend encore les décisions stratégiques. Autre différence : Ginette Moulin n’a eu de cesse, quand elle est sortie de l’ombre de son mari, d’affermir le contrôle de sa famille sur les Galeries, allant jusqu’à les retirer de la cote où elles figuraient depuis… 1911. « “Nous n’aurons jamais 100%” lui avait pourtant toujours dit son père », raconte Philippe Ginestié. La première grande décision de Ginette Moulin, en 2005, démentira celui auquel elle voue une piété filiale sans borne.

LA GUERRE DES HÉRITIÈRES

Depuis 1998, sa cousine Noëlle Meyer, l’autre héritière des Galeries, assurait la présidence du conseil de surveillance, succédant à son époux, Georges, « qu’elle ne voulait pas décevoir », expliquera-t-elle au Monde. Rien d’étonnant : la tradition familiale fait fi des titres depuis des lustres et gère sans conflit une alternance tranquille entre les membres des deux branches. Après le fondateur, Théophile Bader, Raoul Meyer, le père de Noëlle, a présidé de 1944 à 1970. Max Heilbronn, le père de Ginette, a pris le relais en 1971. Puis ce fut le tour d’Etienne Moulin de 1977 à 1987, auquel succéda Georges Meyer. Depuis le décès de leurs époux, les deux héritières se font face. Et il y a eu des… divergences qui ont tendu leurs relations. Il y en avait déjà eu quand Monoprix s’était associé à Casino pour financer le rachat de Prisunic, en 1997. Noëlle Meyer doutait de la pertinence de l’opération menée par Philippe Houzé, le gendre de Ginette Moulin, aujourd’hui président du directoire du groupe. A l’inverse, la gestion du BHV par Alexandre, le fils de Noëlle Meyer, ne fait pas l’unanimité.

Mais l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, c’est la demande de Ginette Moulin au directoire, après le décès de son mari, d’un mandat social qui, accessoirement, lui permettrait d’optimiser son ISF. On le lui a refusé. L’abcès crève le 17 décembre 2004, quand le Crédit Mutuel s’invite au capital des Galeries. Officiellement, le patron mutualiste Michel Lucas a des vues sur Cofinoga, la branche de crédit à la consommation dans laquelle BNP Paribas a pris pied. Mais les deux familles s’accusent mutuellement d’avoir fait entrer le loup dans la bergerie pour s’allier avec lui et prendre le contrôle. Dans ses mémoires (40 boulevard Haussmann, Editions L’Harmattan), Jean-Michel Hallez, ancien directeur d’Haussmann et fidèle de Noëlle Meyer, élabore rétrospectivement la théorie du complot : « Le raid avait été préparé par la banque Rothschild avec l’appui de Lehman Brothers… où travaillait le fils de Jacques Calvet (l’ancien patron de PSA, NDLR), vice-président du conseil de surveillance et très proche de la famille Moulin » …

LA VICTOIRE DU CLAN MOULIN

L’affrontement dure quatre mois. De guerre lasse, reconnaissant qu’elle n’a jamais vraiment eu la vocation des affaires, Noëlle Meyer se retire, moyennant 930 millions d’euros et la garantie qu’on préfère BNP Paribas, dont elle est proche, au détriment du Crédit Mutuel. L’indépendante pédiatre, diplômée de Sciences-Po, refuse, dix ans après, de revenir sur l’affaire. Mais, sur le moment, elle déclare aux Echos : « Les choses ne se passaient plus dans le respect des personnes et sur des bases et des valeurs communes. » « Elle a fait son choix », commente aujourd’hui Isabelle Moulin. Sa mère avait-elle le désir profond d’aboutir à ce résultat ? « Il y avait un problème de gouvernance, mais personne n’aurait imaginé qu’on en arrive là. Mme Moulin tenait au comité Bader qui réunissait toutes les branches de la famille », déclare aujourd’hui Philippe Houzé. Reste que quand fut scellée l’OPA qui allait conduire au retrait de la Bourse, boulevard Haussmann, dans le bureau en rotonde du magasin historique, Ginette Moulin caressa la joue du buste de son grand-père Théophile Bader. Désormais, on ne parlerait plus de la famille Bader, mais de la famille Moulin.

Le conflit laisse des traces. Les mauvaises langues dirent que Ginette Moulin se sentait une héritière plus légitime que Noëlle, l’enfant adoptée. Ginette la discrète ne s’est jamais épanchée sur l’affaire, mais sa propre histoire rend bien improbable telle mauvaise pensée. Si Noëlle, adoptée à l’âge de 7 ans par Yvonne Bader, s’est retrouvée orpheline après la déportation à Auschwitz de sa mère, Ginette a elle aussi cruellement vécu la période de l’Occupation. Son père est à la fois juif et résistant de la première heure. Proche d’Henri Frenay, il met au point un projet de sabotage général du réseau ferré. Arrêté en 1943 par le SD, le service de renseignement nazi, il est torturé à Lyon par Klaus Barbie avant d’être déporté à Buchenwald, puis dans une annexe de Dachau. Lyon où Ginette Moulin et sa mère ont trouvé refuge au début de la guerre, Lyon où elle fut élevée par les sœurs de Notre-Dame-de-Sion. Où elle se convertit au catholicisme et emprunte le chemin de la foi que ses parents, d’origine juive mais profondément athées, ne lui avaient pas ouvert. L’histoire trouve une fin heureuse, mais marque à jamais la jeune femme.

MÈRE AU FOYER, MAIS AU FAIT DES AFFAIRES

Ginette et son époux Etienne, en 1996, pour les 18 ans de leur petite-fille Laurène Houzé.

« Elle a connu la guerre, ce n’est pas une bombe qui va lui faire peur », affirme sa fille Isabelle lorsqu’on l’interroge sur sa réaction aux attentats de novembre. « Et si elle n’avait pas mal aux genoux, elle aurait défilé pour dire “Je suis Charlie” », ajoute-t-elle. Les privations de l’Occupation expliquent encore son train de vie frugal d’aujourd’hui, l’absence de personnel de maison dans son grand appartement. L’esprit de la Résistance se retrouve dans son souci du contrat social, comme le démontre l’épisode récent du magasin de Béziers. Quand les Galeries décident de fermer cette unité déficitaire, le maire, Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national, placarde la ville d’affiches dignes des années 30. Sur un portrait de Ginette Moulin, il a fait écrire : « Cette femme possède 2 milliards d’euros. Mais elle en veut encore plus ! »  Ginette Moulin ne s’engagera pas dans la polémique, passera « au-dessus de cela », explique un collaborateur, parviendra à sauver le magasin et, surtout, ses emplois.

Pour éprouvante qu’elle fût, la guerre donna aussi à Ginette un mari. Si son père survécut aux camps nazis, c’est grâce à l’aide d’un jeune résistant qui, avec sa sœur Georgette Haut, secourut de nombreux juifs. Un morceau de pain, une parole de réconfort, l’évocation d’un avenir meilleur ont soutenu Max Heilbronn. Lequel, à la Libération, propose à celui qui partagea sa paillasse d’ouvrir des Monoprix en Algérie. Etienne Moulin hésite. Mais il vient souvent déjeuner à Paris avec Max Heilbronn, qui a retrouvé sa famille. La jeune Ginette tombe sous le charme du pied-noir de 15 ans son aîné. Ils se marient et ont trois filles. Ginette les élève « avec amour, bienveillance et exigence », disent-elles unanimes. « Ce dont elle a le plus horreur, c’est le mensonge. Donc faute avouée était à moitié pardonnée », raconte Isabelle. Pour autant, elle ne s’est pas résolue à n’être qu’une mère un peu popote et une épouse effacée derrière les figures de son grand-père, de son père et de son mari. Elle est aujourd’hui la seule à avoir connu Théophile Bader, le fondateur (avec son cousin Alphonse Kahn), et à travers lui, puis directement, elle a vécu toute l’aventure des Galeries. Elle n’a pas travaillé dans le groupe – « la règle familiale interdisait à un couple de travailler ensemble, pour préserver l’équilibre conjugal », explique Isabelle Moulin – mais suit les affaires de près. Le soir à la maison, racontent ses filles, elle ouvre sans vergogne la serviette de son mari et lit assidûment tous les documents qu’il rapporte.

Ces papiers racontent la vie de l’entreprise : les rachats du groupe Inno en 1963, de Radar et des Dames de France, en 1985, ainsi que l’OPA sur les Nouvelles Galeries en 1991. Lorsqu’elle « assure son tour » de direction en 2005, elle ne tombe donc pas des nues. Même si elle vit son nouveau statut comme « une renaissance », confie un proche.

THÉOPHILE OU LA FOLIE DES GRANDEURS

Ginette Moulin a un seul diplôme : le baccalauréat, passé le… 6 juin 1944. Mais elle connaît ses dossiers, qu’elle travaille. « Elle lit tout ce qui s’écrit sur l’économie, la vie des entreprises, le commerce », explique son petit-fils Nicolas, directeur général des grands magasins. On ne la lui fait pas, comme elle l’a montré le dimanche de Pâques 2005, en négociant au mieux le prêt nécessaire au rachat de l’autre branche familiale et à préparer la sortie de la Bourse – une opération à 2 milliards d’euros. Baudouin Prot, l’énarque alors directeur général de BNP Paribas, propose à la bachelière de 78 ans le taux Libor plus 0,8%. « Je crois que pour d’autres opérations de ce type, c’était plutôt Libor plus 0,6% »,répond-elle. « Mais Madame, rétorque le banquier, le gearing (le ratio dette sur capitaux de l’entreprise, NDLR) de votre holding est de 0,83. » « Je vieillis, Philippe, déclare alors la vieille dame en se tournant vers son avocat. Je pensais que c’était 0,43. » En fait, elle sait qu’elle a raison et arrache au banquier ses 0,6%. Cela ne l’empêchera pas, le lendemain, au siège des Galeries, de faire livrer des pizzas en pleine nuit pour rassasier la troupe affamée des dirigeants du groupe et des banquiers venus finaliser l’opération…

Sa détermination, Ginette Moulin l’ancre dans une certitude : « Arx tarpeia Capitoli proxima ». En 2013, lors de l’inauguration des Galeries Lafayette de Pékin, elle s’inquiète : « La dernière fois que toute la famille était réunie à l’étranger, c’était à New-York… » Or le magasin de Manhattan avait dû fermer, en 1994, à peine trois ans après son ouverture. Cette angoisse du lendemain vient de plus loin que la guerre, elle plonge dans les penchants dispendieux de Théophile Bader. Arrivé d’Alsace avec un parapluie sous le bras pour ouvrir en 1894 une boutique de 70 mètres carrés rue Lafayette, il a introduit la société en Bourse en 1911 pour financer le coût pharaonique de l’acquisition et de l’aménagement du grand magasin Haussmann – coupole art déco, escalier de Majorelle, décors des maîtres de l’Ecole de Nancy. « Il avait la folie des grandeurs », reconnaît son arrière-petite-fille Isabelle. Auparavant, il a emprunté des fonds à Ernest Wertheimer et Émile Orosdi, futurs associés des Parfums Chanel. Dix-huit ans plus tard, la crise de 1929 inflige au commerçant et à sa famille un sérieux effet boomerang. Ils doivent gager tous leurs biens auprès du CCF pour laisser passer la tempête. La crise brise aussi le rêve de Théophile Bader de s’implanter sur les Champs-Elysées, sur un terrain acheté en 1927, situé au 52. Pendant la guerre encore, la famille a failli tout perdre. Théophile échappe certes à la déportation en raison de son état de santé, mais meurt en 1942. De 1941 à 1944, les Galeries Lafayette sont aryanisées : la société est placée sous l’administration de Vichy jusqu’à la Libération.

 

PERPÉTUER LE PASSÉ, PRÉPARER L’AVENIR

Ginette sait aussi que la santé de l’entreprise impose de couper des branches pour renforcer le tronc. Pour racheter les parts de sa cousine et rembourser BNP Paribas, elle a vendu des pépites du patrimoine immobilier du groupe, puis cédé Cofinoga à la banque. Il a aussi fallu laisser partir Monoprix à Casino. Monoprix, l’enfant chéri de Max Heilbronn, le père de Ginette, développé par Etienne Moulin, son mari et enfin par Philippe Houzé, son gendre, qui a longtemps cru pouvoir contourner l’option donnée à Casino en 1997. Ginette Moulin se considère comme un trait d’union entre le passé et l’avenir. Elle écrit l’histoire de sa famille. Qu’elle couve, allant jusqu’à faire rapatrier Philippe Houzé à l’Hôpital américain à Paris après un grave accident de ski à Val d’Isère. « Mme Moulin est le pivot de la famille. C’est elle qui transmet, qui encourage, qui soutient tous les talents », dit Georges Plassat, le PDG de Carrefour.

Ses décisions font toujours écho au passé. L’investissement dans Carrefour, par exemple, ne doit rien au hasard. Dans les années 60, Marcel Fournier, cofondateur de la chaîne d’hypers, avait déjà proposé à Etienne Moulin d’entrer au capital. Quand, en 2014, les Galeries décident de s’implanter sur les Champs-Elysées dans les locaux du Virgin Megastore, c’est au… 52, l’endroit même choisi en 1927 par Théophile Bader. Dans le domaine artistique aussi, Ginette Moulin s’astreint à perpétuer la tradition inaugurée quand Gaston Levy, un ami de Théophile Bader, régla ses dettes avec une vingtaine de toiles que le fondateur des Galeries répartit aussitôt entre ses deux filles, Yvonne et Paulette, la mère de Ginette. Des Pissarro, Renoir, Jongkind, Monet, Dunoyer de Segonzac. Pendant la guerre, les nazis mettent la main sur les toiles de son père cachées dans les coffres du CCF de Mont-de-Marsan. Toutes ne seront pas retrouvées. Mais, un jour, dans une galerie avenue Matignon, Ginette Moulin reconnaît des roses de Renoir. Elle enquête, découvre que le tableau a été vendu par une grande maison de vente à un armateur grec, qui consent finalement à le lui restituer. Quelques années plus tard, elle poursuivra l’action engagée par son mari pour récupérer un Monet volé – Le Torrent – identifié dans un catalogue édité par Daniel Wildenstein. Son père, elle-même et son mari ont peu à peu enrichi la collection, avec une prédilection pour l’Ecole de Paris. Ginette vit entourée de Soulages, Lanskoy, Hartung, Poliakoff, Staël, Zack. Aujourd’hui, elle encourage son petit-fils Guillaume Houzé à soutenir les jeunes artistes comme Saâdane Afif et Tatiana Trouvé. Ce sont les expositions Antidote organisées dans le magasin Haussmann. Et la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette qui sera bientôt abritée rue du Plâtre, dans le Marais, dans un bâtiment transformé par Rem Koolhaas, le grand architecte néerlandais.

Perpétuer le passé, c’est aussi préparer l’avenir. Ginette Moulin a nommé deux de ses filles, Patricia, l’aînée, et Isabelle, à la direction générale de Motier, la holding familiale de contrôle. Philippe Houzé, le mari de Christiane, dirige le groupe et siège au conseil de Carrefour avec sa belle-sœur Patricia. Trois de ses six petits-enfants ont déjà pris des fonctions opérationnelles au sein du groupe. D’abord, Nicolas et Guillaume, les enfants de Christiane. Arthur Lemoine, fils de Patricia, gère, lui, l’alimentation et la restauration et supervisera le projet Eataly – les Galeries ont la franchise de la marque italienne pour toute la France. Isabelle n’a pas d’enfant. Tous ou presque étaient présents, fin novembre 2015, quand les Galeries Lafayette donnèrent le coup d’envoi des fêtes de Noël avec un défilé de « stormtroopers » tout droit sortis de Star Wars dans une rue adjacente au boulevard Haussmann. Face au podium, une tribune accueillait la famille. Ginette trônait sur un siège… légèrement plus avancé. Bien vite, ce protocole un peu désuet était bousculé par une myriade d’arrière-petits-enfants (elle en a treize), les uns grimpant sur ses genoux, les autres s’asseyant à ses pieds. Derrière l’actionnaire principale, « Mame » est vite réapparue. Boulevard Haussmann comme au Cap Nègre, dans le domaine où chacune de ses filles possède une maison, ou lors des dernières vacances de Noël passé à dix-sept à Oman, Ginette Moulin est avant tout la chef de famille.

 

122 ANS D’UNE HISTOIRE MOUVEMENTÉE

1894 : Deux cousins alsaciens, Théophile Bader et Alphonse Kahn, ouvrent une modeste boutique de 70 m² au 1, rue Lafayette et fondent l’entreprise.

1912 : Inauguration des agrandissements du grand magasin du boulevard Haussmann et de la coupole (1 et 2), conçue par l’architecte Ferdinand Chanut avec deux artistes phares de l’Ecole de Nancy, Louis Majorelle et Jacques Gruber.

1916 : La première succursale ouvre à Nice, place Masséna, à l’enseigne et à l’image du navire amiral (3).

1932 : Création de la Société centrale d’achats (SCA), à l’origine d’une nouvelle chaîne de magasins à prix unique, à l’enseigne Monoprix.

1941-1944 : La famille fondatrice est écartée pendant l’Occupation, la société est placée sous l’administration de Vichy jusqu’à la Libération.

1991 : Nouvelle opération de croissance externe et acquisition de la Société française des Nouvelles Galeries (grands magasins Nouvelles Galeries, Cofinoga, le BHV et le centre commercial Cap 3000, à Nice).

1996 : Ouverture des Galeries Lafayette à Berlin, dans un bâtiment conçu par Jean Nouvel (4).

2005 : Retrait de la cote.

2012 : Sortie du capital de Monoprix et acquisition des bijouteries Didier Guérin.

2013 : Ouverture d’un magasin à Pékin (5) et création de la Fondation d’entreprise des Galeries Lafayette, qui sera hébergée dans un bâtiment signé Rem Koolhaas (6).

2014 : Prise de participation de 10% dans le groupe Carrefour, portée par la suite à 11,51%.

2016 : Les Galeries Lafayette annoncent le choix de l’architecte danois Bjarke Ingels et de son agence BIG pour l’ouverture, à l’horizon 2018, d’un nouveau magasin dans l’immeuble art déco du 52, avenue des Champs-Élysées.

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Le BHV bientôt à Dubaï . 3 articles lus dans la presse

15 Janvier 2016 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Le BHV Marais ouvrira un magasin à Dubaï

Le Figaro

avec AFP Mis à jour le 12/01/2016 à 16:32 Publié le 12/01/2016 à 16:30

 

Le BHV Marais (groupe Galeries Lafayette) ouvrira en septembre 2016 son premier magasin à Dubaï, ce qui constituera sa deuxième implantation à l'international, tout en n'excluant pas d'autres ouvertures à l'avenir.


Ce magasin, d'une surface de 6000 mètres carrés répartie sur deux étages, sera "développé en franchise" avec le groupe libanais Admic, "un leader du retail (commerce de détail, ndlr) au Proche-Orient appartenant à la famille Abchée". Admic opère déjà avec le groupe sur le Galeries Lafayette de Dubaï, selon le communiqué. 
Il sera situé dans le centre commercial "City Walk" au coeur de la ville la plus peuplée des Emirats arabes unis.

Il s'agit de la deuxième implantation du grand magasin parisien à l'international. Un autre BHV Marais existe à Beyrouth depuis 1998, là aussi en partenariat avec le groupe libanais Admic. Le groupe a indiqué que le magasin de Dubaï "pourrait être suivi par des ouvertures additionnelles ciblées dans les prochaines années", sans plus de détails.

Le groupe, qui s'est félicité du "repositionnement réussi de son magasin amiral de la rue de Rivoli à Paris - qui célébrera cette année ses 160 ans" a estimé que "le BHV Marais apportera aux clients dubaïotes et internationaux son savoir-faire unique de +grand magasin de style de vie+, spécialiste de la maison et de la mode", selon le communiqué.

En 2016, en France, le BHV Marais prévoit également de rénover son magasin de Parly 2, en région parisienne "pour l'adapter au nouveau positionnement et à la nouvelle image de l'enseigne", a ajouté le groupe.

 

 

Lu sur : http://finance.orange.fr/

Les Galeries Lafayette vont ouvrir un BHV Marais à Dubaï

D'autres ouvertures ?

"Ce flagship pourrait être suivi par des ouvertures additionnelles ciblées au cours des prochaines années", ajoute le document. A l'étranger, l'enseigne BHV est présente au Liban depuis 1998. En France, en plus du magasin parisien de la rue de Rivoli, elle s'est implantée dans le centre commercial de Parly 2, dans le centre commercial de Lyon Part-Dieu et dans le centre commercial de Limonest, à proximité de Lyon.

Développement à l’étranger

Les Galeries Lafayette comptent parmi les seuls grands magasins à avoir fait le choix du développement international. L'enseigne est aujourd'hui présente à Berlin, Casablanca, Dubaï, Pékin et Djakarta, et des ouvertures sont attendues à Milan, Doha et Istanbul d'ici 2018. Elle compte 57 magasins en France et va s'installer sur les Champs-Elysées d'ici 2018.

 

Le BHV Marais bientôt à Dubaï

LSA  JEAN-NOËL CAUSSIL | PUBLIÉ LE 12/01/2016

Le BHV s'apprête à ouvrir un magasin de 6000 m² à Dubaï, en septembre 2016.

Grande année 2016 en perspective pour le BHV Marais. L’enseigne s’apprête d’abord à fêter ses 160 ans d’existence à Paris, dans le Marais. Mais, surtout, elle va, dix-huit ans après une première implantation à l’étranger, connaître une deuxième fois ce bonheur.

Après le Liban et Beyrouth en 1998, place, en effet, aux Emirats-Arabes-Unis et Dubaï, au mois de septembre 2016. Sur 6000 m² de surface de vente, exploités par le groupe Admic, qui gère déjà en franchise le point de vente libanais, ce BHV Marais trônera au sein du centre commercial City Walk.

6000 m² en septembre 2016

« Alors que notre enseigne Galeries Lafayette rencontre depuis 2009 un succès très important au sein du Dubaï Mall, nous sommes heureux de pouvoir apporter aux Dubaïotes et aux visiteurs internationaux présents dans les Emirats tout le savoir-faire de notre enseigne BHV Marais », se réjouit ainsi Nicolas Houzé, le directeur général du groupe Galeries Lafayette.

Ce magasin de Dubaï sera le sixième sous enseigne BHV Marais, après la boutique historique du Marais, celle de Parly 2, les deux de la région lyonnaise, à Limonest et la Part-Dieu, et celle de Beyrouth.

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Presse: Galeries Lafayette : ce « nouveau chic »

30 Septembre 2015 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Galeries Lafayette : ce « nouveau chic » qui doit permettre de reconquérir la clientèle française (sans perdre celle des touristes)

Cet article paru dans LSA est très interéssant, il m'a été communiqué par Martine P, que je remercie au passage.

Article LSA PUBLIÉ LE 16/09/2015 JEAN-NOËL CAUSSIL | 

Le groupe Galeries Lafayette présente des ventes "stables" pour le premier semestre 2015, avec un magasin de Paris-Haussmann bien plus dynamique (+3,5%) que le réseau des 58 magasins de province (-0,5%). Surtout, Galeries Lafayette présente un nouveau logo, accompagnant une nouvelle signature, "Le Nouveau Chic", pour partir à la reconquête de la clientèle française... sans rien perdre de son attractivité vis-à-vis des touristes étrangers. Le tout en annonçant l'imminence, pour 2016, du chantier de rénovation du flagship parisien du boulevard Haussmann.

Le nouveau Logo

Le nouveau Logo

Les Galeries Lafayette présentent, en ce mois de septembre 2015, une nouvelle signature, accompagnée d'une nouvelle signature, baptisée "Le Nouveau Chic".

Le rez-de-chaussée du boulevard Haussmann ? Une bonne quinzaine d’années qu’il n’a pas été remodelé en profondeur. Le flagship des Galeries Lafayette Hommes ? Peu ou prou la même chose… Autant dire, dans les deux cas, une éternité quand on parle de commerce. Mais voilà que, l’année prochaine, cela va changer. "La rénovation de Haussmann sera notre grand chantier de 2016", avance Nicolas Houzé, directeur général des Galeries Lafayette.

Des travaux de modernisation prevus au magasin de Paris-Haussmann en 2016

Une annonce tout sauf anodine. Imaginez un peu les enjeux : Haussmann, c’est près de la moitié du chiffre d’affaires des Galeries – près de 1,8 milliard des 3,6 milliards de ventes de 2014. Haussmann, surtout, c’est le paquebot qui, année après année, tire la croissance du groupe. Ou plutôt, ces derniers temps, lui permet de rester au-dessus de la ligne de flottaison, en pouvant annoncer une "stabilité du chiffre" (voir par ailleurs)…

La nuance est d’importance : elle permet de mieux mesurer, encore, à quel point les Galeries vont devoir la jouer fine l’année prochaine. C’est que, on a beau tout faire pour l’éviter, de tels travaux d’envergure bouleversent forcément la clientèle… "Il ne sera pas question de fermeture, évidemment, explique Nicolas Houzé. Nous procèderons zones par zones, en veillant au maximum à ne rien changer au confort de nos clients."

Pour organiser cela au mieux, et créer des zones tampons "de délestage", les Galeries lorgnent ainsi un local du boulevard Haussmann, situé quelques dizaines mètres plus loin, aujourd’hui occupé par La Halle.

Reste à voir si les touristes, dont les dépenses représentent la moitié du chiffre du magasin parisien, feront le détour. Et pas que les touristes, d’ailleurs : les Parisiens aussi. On allait dire les Parisiens surtout…

Partir à la reconquête du public parisien

C’est que les Galeries, avec ce partage à 50/50 entre clientèle touristique et clientèle autochtone, sont arrivées à un équilibre qu’il ne faudrait peut-être plus trop voir bouger. "Les Français sont nos principaux clients, explique Guillaume Houzé, directeur de l’image et de la communication du groupe. Et notre enjeu est aussi de reconquérir ce public parisien."

"Reconquérir" ? Avec le préfixe "re-" qui laisse à penser qu’il y a là un problème, avec cette clientèle française ? Absolument, et c’est toujours délicat à poser. Pour dire les choses simplement : des études "qualis" prouvent aux Galeries Lafayette que les Parisiens émettent quelques réserves quant à l’afflux d’une clientèle asiatique dans les allées du grand magasin…

Avouez que, pour les Galeries, cela devient compliqué : satisfaire les premiers – un groupe français ne peut faire l’impasse sur sa clientèle historique -, sans déplaire aux seconds qui, eux, ont des portefeuilles bien garnis.

Un nouveau logo pour une nouvelle signature

Pour tenter de résoudre la quadrature du cercle, les Galeries présentent une nouvelle campagne de communication, accompagnant la présentation d’un nouveau logo : Galeries Lafayette s’écrit désormais en lettres manuscrites noires, au graphisme droit venu des codes du street art. Résolument moderne, il faut lui reconnaître cela, ce logo vient en appui de la nouvelle signature de l’enseigne : « le nouveau chic ». "Nous voulons sortir d’une vision centrée uniquement sur la mode pour mettre la création au sens large en avant. Nous sommes un grand magasin de nouveautés, d’événements uniques et d’expériences d’achats réjouissantes. Ce Nouveau Chic résume tout cela, avec également un autre aspect déterminant de notre identité qui est de s’associer à l’image de la french touch", détaille Guillaume Houzé.

 

Le réseau des 58 magasins de province à revivifier

Avec cette « french touch » en porte étendard, les Galeries entendent parler à tous, Français et étrangers, à Paris comme en province. Et la province, tant qu’on y est... L’enjeu est important, là aussi. Mine de rien, les 58 magasins du réseau Galeries Lafayette « hors Haussmann » pèsent d’un poids lourd : la moitié du chiffre ou presque. Et comme 2016 s’annonce rude pour Haussmann, par définition, travaux obligent, pas question de les négliger.

En recul de 0,8% en 2014 et encore de 0,5% au premier semestre 2015, ces 58 magasins devraient faire l’objet de toutes les attentions aux Galeries. "Les fermetures décidées des trois magasins de Lille, Béziers et Thiais, les plus compliqués de notre réseau, constituent autant de mesures d’économies qui, mécaniquement, nous donneront un bon appel d’air pour retrouver de l’allant", assure Nicolas Houzé, qui explique mener un travail de fond sur l’offre, le merchandising et, d’une manière générale, « l’événementialisation » de ces magasins. "Nous menons un combat quotidien pour en refaire des lieux de vie et de partage, des pôles d’attractions majeures dans les centres-villes où la plupart sont implantés." Pour mener ce travail à bien, le groupe investit 100 millions d’euros chaque année. De quoi avoir les moyens de ses ambitions.

Les chiffres clés du premier semestre 2015 des Galeries Lafayette

1,7 milliard d’euros : le chiffre d’affaires du groupe

+3,5% : l’évolution des ventes du magasin du boulevard Haussmann, qui pèse à hauteur de la moitié des ventes globales, environ.

-0,5% : l’évolution des ventes du réseau des 58 magasins de province.

2% : le poids des ventes en ligne, avec un objectif à 10% en 2020.

5% : le poids des ventes de l’offre alimentaire et des espaces restaurations proposés par Galeries Lafayette Gourmet, dans le total groupe.

6% : le poids des marques propres dans le chiffre d’affaires. Avec, d’ailleurs, l’annonce de la création d’une marque ombrelle, Galeries Lafayette Paris, pour davantage de clarté et de visibilité.

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2014 06 03 Un site préhistorique sous les ex-entrepôts du BHV

4 Juin 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Merci à Jean-Claude et Alain pour leur alerte et participation ainsi qu'à Orlane pour les photos.

Lu dans le Parisien

Un site préhistorique sous les ex-entrepôts du BHV

Lucile Métout | 3 juin 2014, 

Ivry rasé mars 2013 (photos d'Orlane)
Ivry rasé mars 2013 (photos d'Orlane)
Ivry rasé mars 2013 (photos d'Orlane)

Ivry rasé mars 2013 (photos d'Orlane)

Ivry-sur-Seine, jeudi 22 mai. Des céramiques et un squelette du néolithique ont été retrouvés sur le site. Le public pourra découvrir le chantier de fouilles ce week-end. (Sadev94.)

Ils sont une dizaine, chaque jour, à passer le sol au peigne fin. Armés de pelles, de pinceaux et de tamis, ils creusent et analysent un terrain de 16 000 m 2, méticuleusement divisé en petites parcelles. Cela fait déjà plus d'un mois qu'une équipe d’archéologues est sur les traces de la préhistoire….Car l’ancien site des entrepôts du BHV regorge de vestige de l’âge de pierre…

Des signes d’installation d’une peuplade. « ….Un premier diagnostic réalisé l’an passé a permis de découvrir les pieux d’une palissade typique de la culture Cerny….. La terre d’Ivry Confluences (nouvelle appellation) a aussi révélé des céramiques et un squelette datant de la même période (- 5000 ans avant JC)

Ce chantier ouvrira ses portes ce weekend au Public !...

Photo du "Parisien"

Photo du "Parisien"

Journées nationales de l’ARCHEOLOGIE 6, 7, 8 juin 2014

Le weekend du 7 et 8 juin, vous pouvez participer  aux Journées de l’archéologie et le terrain du BHV est ouvert au public. Se déroulent actuellement des fouilles…. Les archéologues ont trouvé quelques vestiges datant du néolithique et continuent de chercher….

Bonne découverte et merci pour vos photos.

CHANTIER DE FOUILLES À IVRY-SUR-SEINE

101 Boulevard Paul Vaillant Couturier

Les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et du Conseil général du Val-de-Marne étudient conjointement, sur prescription de l’Etat (Drac Ile-de-France), une emprise de près de 16 000 m² située sur l’opération Ivry Confluences. Aménagée par Sadev 94, Ivry Confluences c’est 145 hectares en plein renouveau aux portes de Paris.
Accès 
Métro 7 - Mairie d'Ivry puis 20 minutes de marche
RER C - Ivry-sur-Seine
Bus 325, 125 et 180, arrêt "Moise-Pierre Gallet"
Vélib. : 1 place Léon-Gambetta à Ivry-sur-Seine (station 42005)
Port de chaussures de sport ou de pluie recommandé

Portes ouvertes

Dans ce secteur de la confluence Seine/Marne, les visiteurs pourront découvrir, avec les archéologues, des vestiges témoignant de l'occupation humaine de la Préhistoire à la Protohistoire.

Période(s) archéologique(s) :

Préhistoire, Protohistoire

Opérateur :

(fouilles) Inrap et CG 94

-Aménageur :

Sadev 94

Gratuit

Samedi 7 juin : 10:00 à 12:00 et 14:00 à 17:00

Dimanche 8 juin : 10:00 à 12:00 et 14:00 à 17:00

Enfants, Adolescents, Adultes, Tous publics

Autre article :

http://94.citoyens.com/2014/gratuit-et-culturel-escapade-a-lage-de-fer-a-ivry,04-06-2014.html

......Parmi les objets retrouvés : »des morceaux de silex que les hommes utilisaient pour travailler la matière, des ossements d’animaux, du mobilier et de l’outillage fait d’os de bois de cerf, des céramiques, une bague en métal et un anneau plus large qui devait être une boucle d’oreille. Nous avons fait deux grandes découvertes, celle d’une sépulture de femme dans une fosse , ainsi que le tronçon d’une ancienne enceinte qui servait de protection pour le village ou la clôture d’un monument tel qu’un forum » explique Jérémie Couderc......

 

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2014 05 19 Surprenant BHV!

20 Mai 2014 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Voici 2 articles de presse que vous retrouverez dans la rubrique des pages

"Lu dans la presse"

Le premier article m'a surpris car l'article de ce blog  : "côté maison de l'Express", comporte un langage pro, presque BHV.

Un peu plus... je l'aurais cru écrit par l'un d'entre-vous.

Le deuxième ...Gagner des places de cinéma dans un "dortoir-Cinéma-BHV "et en Pyjama, svp!... A suivre

Bonne Lecture !

CD

Mon coup de gueule

au BHV

LExpressCôté Maison/ La déco de Félicie

Le 14 mai 2014 7H52 | par  Félicie Le Dragon

2014 05 19 Surprenant BHV!

Le bricolage une religion? Le BHV son temple… oui, c’était ce que je croyais et revendiquais. AVANT.

Mais la nouvelle communication du BHV… pondue par un stagiaire de com qui n’a pas dû mettre les pieds au sous-sol du BHV depuis son rachat, déclenche juste une grande colère en moi.

Car oui, pour mon magasin CULTE, mon magasin PREFERE, ma seule raison de vouloir revenir vivre à Paris… a vendu son âme au Diable (entendez les acheteurs qui réfléchissent en terme de marge et non en terme de produit)

Oui, avant le BHV était LA référence de bricolage dans Paris. On y trouvait TOUT. Du papier-peint haut de gamme à la vis improbable pour une serrure XVIIIème.

 Aujourd’hui on y trouve des chaussures et des sacs à 2000€ pour séduire les touristes.

Ne nous leurrons pas, le virage que prend le BHV est d’être une Galerie Lafayette du dimanche pour les touristes en goguette.

 Plus le temple du bricolage. C’est fini ça!

1- changement du nom: BHV Marais au lieu de BHV Rivoli

 Une belle stratégie pour négocier à terme une ouverture le dimanche car la zone du Marais est considérée comme touristique et les commerces peuvent ouvrir le dimanche. Contrairement aux  grands magasins des  grands boulevards. Imaginez la manne financière des Japonais déversés par cars entiers aujourd’hui frustrés par la fermeture des Galeries de dimanche.

2- le déréférencement systématique des produits (le cœur du problème, car l’ouverture du dimanche m’arrangerait bien, s’il y avait toujours le rayon brico!)

 Prenons au hasard les ampoules d’applique de salle de bains. Il reste au BHV 2 références fluorescentes à 19.90€

La référence à incandescence coûtait 5€ (désormais interdite pas les lobbys industriels)

La référence halogène (qui donne un bien meilleur teint) coûte entre 7 et 9€

Oui mais voilà… La marge sur 19.90€ est bien meilleure que sur 9€, c’est mathématique.

Donc le produit n’est pas référencé.

Pourquoi est-ce un mauvais calcul?

Parce qu’on ne vient pas au BHV acheter UNE ampoule.

 On achète un luminaire, des rideaux et on passe se faire un petit plaisir au rayon parfums et on en profite pour refaire sa garde-robe.

Si le BHV ne cible que les touristes japonais qui se fichent des ampoules halogènes de salle de bains et si les parisiens découvrent d’autres lieux mieux dotés, le rayon bricolage verra son CA en baisse.

 J’imagine le Conseil d’Administration: « le rayon bricolage ne marche pas, supprimons-le et remplaçons le par des corners à loyers fixes pour assurer la rentabilité »

J’ai pris l’exemple des ampoules parce que cela m’est arrivé le week-end dernier. En demandant la référence halogène, le vendeur m’a dit qu’il ne savait même pas qu’elle existait. Et que désormais les acheteurs commandaient des choses invendables (des lucioles en porcelaines trônaient pas dizaines sur une table de soldes).

 Je vais faire le coup de « c’était mieux AVANT » car autrefois, les vendeurs pouvaient commander un produit qu’on leur demandait. C’était CA la valeur ajoutée du BHV. On y trouvait tout, et si le produit n’était pas dispo, le vendeur le commandait et vous le réservait.

Aujourd’hui, c’est: « Il devrait y avoir un arrivage dans 15 jours, repassez. »

Comment voulez-vous que les vendeurs soient motivés?

Comment voulez-vous que l’on ait ENVIE de venir au BHV?

En tant que professionnel, que pensez-vous que je préfère dire à mon client?

- La commande a été passée et le produit sera livré dans 15 jours.

- Je dois repasser dans 15 jours pour vérifier si le produit est arrivé. (et s’il ne l’est pas… je fais quoi?)

Autre exemple?

 Les stickers et le papier-peint en rouleaux.

 Vous aviez envie un week-end de refaire la déco de la chambre des gamins?

 Direction le BHV, dans le panier, le papier-peint, la colle, des accessoires rigolos, des patères, des coussins et un jouet!

Ah oui, on trouve encore la colle à papier-peint au sous-sol, mais plus le papier (uniquement sur commande) difficile pour une envie pressante de déco.

 Vais-je acheter la colle au BHV, me charger pour aller chercher le reste chez Leroy Merlin?

 Non, je me simplifie la vie. J’achète tout au même endroit.

Voilà pourquoi le BHV est en train de mourir et de devenir un Disneyshop pour touristes…

Nous n’irons plus prier temple de la déco et du bricolage…

Non, nous n’irons plus…

http://blogs.cotemaison.fr/ladecodefelicie/2014/05/14/mon-coup-de-gueule-contre-le-bhv/

En Pyjama au BHV

Lu dans : Sortir à paris

 

Publié le 19/05/14 Par Maïlys C.

Regarder un film depuis un lit douillet : vous en rêviez, le BHV l'a fait ! Du 30 juin au 12 juillet 2014, 20 personnes pourront chaque soir s'installer dans les lits  du cinéma du BHV pour regarder un film... gratuitement !

Le BHV Marais fait le buzz en proposant un cinéma éphémère où les spectateurs ne seront pas dans des sièges mais dans... des lits ! Du 30 juin au 12 juillet, par 2 ou par 4, vous pourrez vous allonger dans des lits et regarder des films, et ce, comble du rêve, gratuitement. Les invitations sont à gagner dès le 26 mai sur le site du BHV : préparez-vous à cliquer, car attention, les places sont peu nombreuses, 20 par soir !

Chaque été, à Paris comme dans de nombreuses villes du monde, c'est le même esprit : aller au cinéma, oui mais pas dans une salle banale ! Profitons de la légèreté des beaux jours pour aller voir des cinémas en plein air, comme à la Villette (voir notre article sur le programme de l'édition 2014), ou au parc du Domaine national de Saint Cloud pour le festival Films sous les étoiles. Gratuits, amusants, ludiques, on aime tous les cinémas en plein air.

D'autres idées fleurissent, comme pour le Cinéma Paradiso qui avait eu lieu en 2013 au Grand Palais : un drive-in géant dans l'un des plus beaux monuments de Paris, on croyait rêver. Cette année, ce sera donc le BHV Marais la star, avec son cinéma en forme de pyjama party. Oui, le pyjama sera la tenue obligatoire : si vous n'en apportez pas, on vous en prêtera un à l'entrée !

Alors n'oubliez pas de noter : le 26 mai, on s'inscrit et on croise fort fort les doigts pour être tirés au sort !

Informations pratiques :

Invitations pour 2 à 4 personnes à gagner dès le 26 mai sur le site du BHV
Du 30 juin au 12 juillet
Au
BHV, 14 rue du Temple, Paris 4ème.

 

http://www.sortiraparis.com/loisirs/cinema/articles/72668-en-pyjama-au-cinema-du-bhv

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2014 02 06 Nouvel Etat-Major des GL

6 Février 2014 Publié dans #Lu dans la Presse

Découvrez le nouvel état-major de la branche grands magasins des Galeries Lafayette

LSA Publié le 03 février 2014 par JÉRÔME PARIGI

Quelques semaines après une vague de départs, la branche grands- magasins du groupe Galeries Lafayette, vient d’annoncer la composition de son nouveau comité exécutif, qui compte désormais onze membres.

A la tête de la structure on trouve Nicolas Houzé, directeur général de la branche. Le fils ainé de Philippe Houzé, président du directoire du groupe, s’est adjoint une équipe de 10 personnes – dont 4 femmes, ce qui est assez rare pour être noté ! – afin de piloter la principale entité du groupe, forte de ses 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires (3,7 pour le groupe) et de ses 65 magasins, dont 60 en France. Nicolas Houzé, 38 ans, après l’ISG, l’Insead et des débuts chez At Kearney et à la Deutsche Bank, est entré dans le groupe dès 1998, chez Monoprix. En 2006, il préside la branche horlogerie puis devient Dga des grands magasins en 2012 et DG un an plus tard.

 SON ÉQUIPE :

 - Philippe Pedone, Directeur Finance et Administration. Cet ancien est arrivé en 2012 du groupe Valéo dans lequel il travaillait depuis 1999. Avant de rejoindre les Galeries Lafayette, son dernier poste était depuis 2010 directeur financier du pôle confort et aide à la conduite du Groupe Valeo. Il a démarré sa carrière chez KPMG..

 - Marc Riard, Directeur Transformation, depuis 10 ans dans le groupe, il en était directeur logistiqueet doit remettre à plat et optimiser l’organisation. Il est arrivé aux Galeries Lafayette après 10 ans d'expérience en management de Logistique Opérationnelle dans l'Industrie Pharmaceutique (4 ans au sein du groupe Johnson & Johnson Santé) puis dans la distribution spécialisée (7 ans chez Decathlon en tant que Directeur de sites logistiques). 

 - Agnès Vigneron, Directrice des Galeries Lafayette Haussmann. Elle a fait toute sa carrière aux Galeries et en dirige depuis 2011, le navire amiral, le magasin d’Haussmann qui pèse plus de la moitié de son chiffre d’affaires et devient officiellement une des branches du groupe. Agnès Vigneron a occupé un grand nombre de postes, successivement acheteuse, directrice de département, directrice marketing achat puis directrice de magasin. Elle a notamment été Directrice des magasins de Montpellier (2002-2006), de Cannes (1999-2001) et a piloté l’ouverture du magasin de Berlin (1996-1998).

 - Olivier Bron, Directeur des réseaux Galeries Lafayette et BHV Marais, de l’international et du planning stratégique. C’est lui qui a audité, chez Bain, le groupe et qui est à l’origine du plan stratégique pour 2020. Il va piloter l’autre grand pan de la branche : les magasins de Province, le BHV et l’international. Olivier Bron rejoint la branche Grands Magasins après 12 ans d’expérience chez Bain. Membre de la « practice retail », Olivier Bron a piloté un grand nombre de missions stratégiques et opérationnelles pour des entreprises du secteur de la distribution. Il a auparavant travaillé deux ans chez Castorama.

 

- Guillaume Houzé, Directeur de l’Image et de la Communication. Le frère de Nicolas, féru d’art moderne, a fondé la direction mécénat du groupe et préside la fondation d'entreprises Galeries Lafayette, créée en 2013 et qui a pour but le soutien à la création contemporaine. En 2010, il crée la direction du mécénat au sein du groupe Galeries Lafayette. Entré dans le groupe en 1998, Guillaume Houzé rejoint les Galeries Lafayette en 2008 en tant que directeur adjoint du marketing événementiel, où il se consacre à la programmation culturelle et artistique des Galeries Lafayette et du BHV.

 

- Jean-Philippe Marazzani, Directeur Client et Omnicanal. Pour cette direction clé destinée à faire décoller les ventes de la chaîne sur le web, où elle est très en retard par rapport à ses concurrents internationaux, Nicolas Houzé est allé débaucher le spécialiste du digital et du marketing de Darty. Un recrue de choix pour une direction qui couvre aussi le marketing clients. Depuis 2008, il était Directeur Général Marketing et Digital de Darty. A l’origine du lancement de Darty.com, Jean-Philippe Marazzani pilotait l’ensemble de la stratégie e-commerce du Groupe. Avant de rejoindre Darty, il travaillait pour le groupe FILA.

 - Elisabeth Cazorla, Directrice des Marques Propres. Cette ancienne du Printemps est arrivée il y a 5 mois de Jacadi et doit développer les griffes maison qui pèsent encore un poids trop limité dans les ventes. Elisabeth Cazorla occupait depuis 2008 les fonctions de Directeur général de Jacadi et membre du comité de direction d’ID Group, sa maison-mère. Entre 2003 et 2008, Elisabeth Cazorla a travaillé pour La Redoute en tant que Directeur de l’Habillement et membre du comité de Direction, notamment en charge de la direction de l’Offre, des Achats, de la Supply Chain et de la Marque La Redoute. Avant de rejoindre La Redoute, elle a passé cinq ans chez France Printemps, filiale du groupe Kering, en tant que Directeur des Achats, et six ans en tant que Président pour l’Europe Continentale de Dorma, une marque de linge de maison.

 - Guillaume Pats, Directeur des Concepts Spécialisés. C’est déjà un « ancien » puisqu’il a rejoint le groupe en 2010, mais il est chargé d’une nouvelle direction qui doit développer des concepts spécialisés dans la beauté, la chaussure et la lingerie. Depuis 2010, il a été respectivement aux postes de Directeur BU Beauté, puis Directeur BU Beauté-Chaussures avant de prendre la Direction des concepts spécialisés (Beauté, Chaussures, Lingerie, Maison, Ali-Gourmet). Il a auparavant travaillé 4 ans dans le conseil en Retail chez Arthur Andersen et 8 ans chez Yves Rocher (Directeur des Operations dans les Pays de L'Est - Directeur de Région en France puis Directeur Commercial de l'Espagne).

   - Averyl Oates, Directrice Mode. Cette ancienne d’Harrods et d’Harvey Nicols est arrivée il y a quelques semaines. Averyl Oates a travaillé 8 ans au comité de direction de Harvey Nichols comme Directrice de la mode et du merchandising. En 2011, elle travaillait pour Harrods comme Directrice de la mode femme. En 1998, Averyl Oates a rejoint Donna Karan (DK) International à New-York comme Vice-President de l’activité retail avant de travailler une première fois à Paris pour Emanuel Ungaro.

 - Frédérique Chemaly, Directrice des Ressources Humaines. Est passée par Sephora, Canal + et était chez l’Occitane depuis 2010. Entre 2008 et 2011, elle était Directrice des Ressources Humaines de Canal +, pôle Audiovisuel. Auparavant, elle a travaillé huit pour Séphora, dont deux ans au poste de Directrice des Ressources Humaines.

 PLUS D'INTERNATIONAL

 Dans un communiqué, la branche précise que « cette nouvelle équipe, plus tournée vers le client et ses nouveaux modes de consommation, permettra aux Galeries Lafayette et au BHV de mettre en œuvre le plan d’actions Ambitions 2020 qui vise à accélérer le déploiement de sa stratégie client et omnicanal, accroître la présence de ses magasins à l’international, et poursuivre la transformation de son réseau. »

 

CB NEWS :

Nouvel état-major aux Galeries Lafayette : quid du marketing ?

Le 03/02/2014 à 18:47 par Carole Soussan

 

Personne ne semble succéder en lieu et place d'Anne Marie Gaultier-Dreyfus qui était chief marketing officer aux Galeries Lafayette et au BHV depuis le grand ménage fait au sein du codir il y a trois semaines. A la tête de la structure on retrouve Nicolas Houzé, Dg. Et c’est Guillaume Houzé, son frère, qui est nommé directeur de l’image et de la communication. Ce dernier a rejoint les Galeries Lafayette en 2008 en tant que directeur adjoint du marketing événementiel, où il s’est consacré à la programmation culturelle et artistique des Galeries Lafayette et du BHV. Ces nominations ne modifient en rien les relations entre agences et annonceur, notamment avec Rosapark qui a assuré le lancement du BHV Marais.

 

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2014 01 27 : Nicolas Houzé : « Il est apparu indispensable de modifier notre style de management »

27 Janvier 2014 Publié dans #Lu dans la Presse

Les échos Business, Par Philippe Bertrand, journaliste | 27/01/2014

Nicolas Houzé, le directeur général de la branche grands magasins des Galeries Lafayette, prépare son plan 2020. Le client et le lien magasins-Internet sont au coeur de sa vision.

Pourquoi avez-vous renouvelé la totalité de votre comité exécutif ?

Lorsque j'ai été nommé, il y a dix mois, j'ai lancé une étude à la fois sur les performances et sur l'organisation opérationnelle de la branche grands magasins du groupe. Le diagnostic est que l'entreprise se porte plutôt bien en termes de performances, ce que confirment nos résultats 2013. En revanche, il est apparu indispensable de modifier notre style de management. Notre organisation est trop sclérosée, très hiérarchisée, avec un fonctionnement en silos. J'ai voulu un système plus agile, plus collaboratif - moins de baronnies - afin de mettre en place notre plan stratégique, Ambitions 2020, que nous sommes en train d'écrire. Et qui vise à accélérer notre croissance.

Les performances étant correctes, on pourrait considérer que vous avez sanctionné des cadres qui n'ont pas démérité ?

De telles décisions, pas forcément faciles, se prennent chaque jour dans tous les groupes. Nous avons voulu une équipe cohérente avec un équilibre entre des promotions internes et l'apport d'expériences acquises ailleurs. C'est donc plus un problème d'organisation que d'hommes. Après dix mois d'observation à ce poste, dans un groupe où je suis entré il y a quinze ans, je pense simplement que nous devons faire plus, mieux et plus vite. Entre la crise générale, les nouveaux modes de vie - notre métier de commerçant est d'y répondre – et l'accélération d'Internet, le monde ne nous attend pas.

Quelles sont les nouveautés de votre organisation ?

J'ai considéré que le magasin Haussmann, du fait de son poids, devait être mieux reconnu et constituer une branche à part entière, avec sa directrice, Agnès Vigneron, qui a plus de trente ans de maison et où elle a fait tous les postes. Le réseau de province et le BHV obéissent, eux, à une logique propre. Nous avons aussi scindé la direction commerciale selon trois priorités en créant une direction mode, une autre dédiée aux marques propres et une dernière pour les concepts spécialisés [beauté, chaussures et lingerie, NDLR]. Et une division omnicanale, qui prend en charge, autre nouveauté, l'ensemble de la relation client.

La nouvelle organisation rime-t-elle avec nouvelle stratégie ?

Nous avons trois priorités. D'abord la poursuite de la transformation de nos magasins, aussi bien à Paris qu'en province. Nous y investirons 100 millions d'euros par an. Et nous travaillons d'arrache-pied pour trouver des solutions innovantes pour nos magasins de province, Galeries Lafayette et BHV, qui affichent des problèmes de rentabilité (une petite dizaine sur 60), et éviter des fermetures. Ensuite, il y a la priorité donnée au client et à l'omnicanalité. Et nous amplifions nos ambitions à l'international. Nos cinq magasins existants (Berlin, Dubaï, Casablanca, Jakarta et Pékin) ont de bonnes performances, sauf, peut-être à Casablanca. En Indonésie et en Chine, nous recherchons déjà de nouvelles localisations avec nos partenaires.

Le succès du Printemps ne vous pousse-t-il pas à aller plus vers le luxe ?

Non. Notre positionnement stratégique ne change pas. Nous ne sommes pas un grand magasin de luxe, mais un spécialiste de la mode : de la mode accessible au luxe. Nos ambitions 2020, c'est d'être l'enseigne de référence en France et dans les grandes capitales mondiales.

Pourquoi avoir abandonné le rachat de House of Fraser ?

 

C'est une décision conjointe. House of Fraser travaillait en parallèle sur son introduction en Bourse. Et nous avons considéré que nous ne pouvions à la fois investir dans la rénovation de leurs magasins et dans la transformation des nôtres.

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2014 01 17 Les nouvelles têtes du comité exécutif des Galeries Lafayette

20 Janvier 2014 Publié dans #Lu dans la Presse

 

Challenges le 17-01-2014 Par Soizic Briand

 EXCLUSIF Le Comex de la branche Grands magasins du groupe, entièrement limogé la deuxième semaine de janvier, reprend forme avec plusieurs personnalités extérieures et un peu de promotion interne.

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C’est lors de la galette des rois que Philippe Houzé, le président du directoire du groupe Galeries Lafayette a présenté, ce jeudi 16 janvier, les nouveaux entrants au comité exécutif : Frédérique Chemaly, ancienne directrice des ressources humaines de la marque de cosmétique L’Occitane rejoint ainsi l’équipe de Nicolas Houzé, nommé en mars 2012 à la tête de la branche Grand Magasin. Elle remplace Jean-Yves Rémond, directeur des ressources humaines depuis 2005. Comme révélé par le quotidien Les Echos lundi 13 janvier, l’ensemble du Comex a en effet été limogé entre le lundi 6 et le mercredi 8 janvier.

Olivier Bron, ancien de Bain & Company, le cabinet de conseil qui a remis un rapport sur le grand magasin en fin d’année dernière vient en lieu et place de Christophe Cann, pour diriger le réseau, BHV et l’international.

Venant de l’extérieur toujours, c’est un directeur d’un grand site de e-commerce qui devrait succéder à Franck Zayan, directeur internet et e-commerce, démissionnaire fin 2013 et parti chez Condé Nast à Londres.

Côté promotion interne, Agnès Vigneron, la directrice des Galeries Lafayette Paris-Haussmann, entrée dans le groupe en 1982, intègre le comité, tout comme Averyl Oates, la nouvelle directrice de la mode depuis huit mois, et ex-directrice des achats chez Harvey Nichols.

Guillaume Houzé, frère de Nicolas Houzé et fils de Philippe Houzé, devient, comme annoncé par le quotidien économique, directeur de la marque. 

 

 

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