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Le blog du Réseau Bazar BHV

2012 10 31 Monoprix fête ses 80 ans avant son intégration dans Casino

31 Octobre 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

Par Philippe Bertrand | 31/10 | Les échos.fr

 Le groupe fondé en 1932 par Max Heilbronn, le gendre du fondateur des Galeries Lafayette, Théophile Bader, célèbre son histoire de pionnier de la distribution française quelques mois avant de changer de propriétaire et de président.

 Monoprix a fêté lundi ses quatre-vingts ans. Sans flonflons, mais avec un rappel de la riche histoire de l'enseigne de centre-ville, fort opportun de la part de ses dirigeants et notamment de la part de son directeur général, Stéphane Maquaire (lire ci-dessous). Le réseau de magasins cher aux citadines en général et aux Parisiennes en particulier va en effet connaître dès l'an prochain une profonde rupture avec sa prise de contrôle totale par Casino. Le 29 juin dernier, Philippe Houzé, le président des Galeries Lafayette, et Jean-Charles Naouri, son homologue chez Casino, ont signé un protocole d'accord prévoyant « la cession par Groupe Galeries Lafayette de cette participation d'ici au 30 octobre 2013, au prix de 1,175 milliard d'euros ». Cela marquait la fin d'une querelle assez vive entre les deux actionnaires sur la valorisation de l'entreprise. Le transfert commencera à être, symboliquement, opéré, à la fin de l'année lorsque Jean-Charles Naouri prendra la présidence du conseil de Monoprix.

Si cela fait déjà quinze ans que les 20.000 collaborateurs de l'enseigne travaillent déjà, de près ou de loin, avec leur nouveau propriétaire, qui les a aidés à reprendre le concurrent Prisunic en 1997 et leur a ouvert les portes de sa centrale d'achats alimentaires, ils devront désormais compter avec un groupe qui, contrairement aux Galeries, opère déjà sur le même terrain que le leur : la proximité. Monoprix était le bébé des Galeries et de Philippe Houzé. Il va devenir le cousin des Franprix, Casino Supermarchés et autres Leader Price. Soit plus de 2.000 magasins en partie concurrents, sans compter les 6.000 Petit Casino.

Tout l'enjeu pour les équipes de Monoprix sera de préserver l'héritage et de conserver un concept très spécifique offrant tout sous le même toit en centre-ville, avec une sélection de produits pointue et une forte relation aux clients.

P. B.

Les Chiffres clefs

A partir d'un premier magasin ouvert en 1932, Monoprix est aujourd'hui un groupe de 450 points de vente, à la fin 2011, pour un chiffre d'affaires de 4,1 milliards d'euros et 300 millions de résultat opérationnel. Son parc de magasins se répartit en six enseignes :

-Monoprix, 292

-Monop', 68

-DailyMonop',18

-BeautyMonop', 6

-Monop'Station, 3

-Naturalia, 63

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Monique Lahoste : Poésie d'automne.

30 Octobre 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

 

Les circonstances de la vie n’ont pas permis à Monique de nous écrire pendant quelques mois. Elle nous revient avec ce magnifique poème : Évoquant ici, la fin de l’été, les couleurs de l’automne, s’achevant sur une note de Toussaint.

C’est superbe….. Merci.

 

 

 

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Agonie

 

Le littoral a refoulé ses hordes de touristes,

balayé la plage de ses baraques à frites,

débranché la sono des fêtards éméchés,

rendu la nuit aux riverains côtiers.

 

 A contre-pied s'en va l’été…

 

Volant d'ultimes coups de chaleur,

Septembre exhale ses senteurs d'automne;

 L'été retient son souffle, tremble et frissonne,

jetant çà et là des orages d'humeur.

 

A contrecœur l'été se meurt...

 

L'été s'enfonce dans les vagues grises

qui lèchent la plage et agonisent.

 Noyé de brumes matinales,

 il rampe vers d'autre littoral.

 

A contre-pas l'été s'en va.

 

Il va par l'océan porter vers d'autres rives,

 la douce tiédeur de la saison tardive,

 il va roussir les champs, les feuilles de l'érable

et au pays lointain fleurir l'été indien.

 

L'été s'efface pour laisser place.

 Déjà l'automne a planté ses couleurs,

enchante le promeneur,

    la lumière va vers son déclin,

le jour capitule bien avant l'heure

tardant à s'allumer matin.

 

L'été s'endort, l'été est mort.

 

Bientôt sera le temps de la nature en pleurs.

Le vent décoiffera les arbres, la pluie fouettera le marcheur,

la campagne offrira son squelette en lambeaux,

 il sera temps pour nous de fleurir les tombeaux.

 

(Septembre 2011)

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Mémoire du BHV : BHV & Macy's par Jean Delefosse

25 Octobre 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Connaître mieux le BHV  Paris en le comparant à MACY'S,  3éme lieu le plus visité à New-York. Grace à cette étude intéressante, Jean Delefosse nous permet de visualiser la gestion du GRAND-MAGASIN  dans les années 1951-1952.

 1Blog J Delefosse60 ans, déjà !...

Licencié en droit, diplômé de Sciences Po, Jean Delefosse entre en 1949 au BHV et fera comme bien d’autres, les différentes étapes évolutives du métier au BHV : Stage, secrétaire de rayon pendant quelques mois, chef de vente avant de finir à la Direction d’Exploitation et prendre sa retraite en 1983. C’est avec plaisir que j’ai pu converser avec Jean.

En 1951, l’opportunité lui est donnée, après avoir réussi  et être arrivé premier à un concours d’Etudes commerciales de faire un stage chez Macy's à New-York.

Delefosse 8085 Macy'sA son retour au BHV au rayon Blanc, Jean Delefosse aura l’occasion de faire paraître un article dans le journal « Vendre. ». Article intéressant puisqu’il permet de connaître par comparaison, les points communs et les différences entre le BHV et le plus grand magasin du monde. En voici un extrait.

 

A Herald Square, au cœur même de Mahattan, Macy’s  s’étend sur tout le Block formé par l’intersection de Broadway et de la Cinquième avenue par les 34 et 35e rues. Il dresse la masse de ses bâtiments  sur une hauteur qui va de 10 étages dans la partie ancienne à 20 étages dans les additions plus récentes ; trois lignes de métro, quatre d’autobus et la Gare de Pennsylvanie facilitent l’accès du plus grand magasin au Monde.


Macy's 1950

Nous ne saurions mieux faire pour le situer que de le présenter à l’américaine par quelques chiffres :

Sur une surface de 185 000m² consacrée pour moitié aux services, pour moitié à la vente :

- 180 rayons offrent 400 000 articles à la convoitise

- de 150 000 visiteurs et réalisent environ

- 45 millions de débits annuels représentant pour 1950 :

- 175 millions de dollars (avec la parité du dollar de l’époque : 70 milliards de Francs : 10,7 milliards d’Euros !)

- Il ne faut pas moins de 11 000 employés, montant jusqu’à 21 000 en décembre.

- La circulation est facilitée par 58 escalators….

Avec sa pharmacie, sa banque, son bureau de poste, son restaurant, son bureau de tabac, son théâtre d’enfants, son centre d’enseignement ménager, son standard téléphonique (+ de 30 personnes avec 25 000 communications journalières), c’est une véritable petite ville.

 

Le rôle de l'acheteur

A…. L’acheteur achète pour un ou plusieurs rayons. Il jouit d’un prestige professionnel et social inconnus en France. Le titre d’acheteur aux USA est aussi envié et respecté que peut l’être en France, un titre de haut fonctionnaire. Le commerce de détail est une science qu’on apprend dans les universités et la plupart des acheteurs ont fait des études supérieures.

Quoi qu’il en soit la place paie.

Les méthodes d’achats ne différent pas sensiblement des nôtres.

Les acheteurs reçoivent périodiquement dans leur bureau du  « sample room », une fois tous les quinze jours, tous les huit jours ou même deux fois par semaine s’il est nécessaire et selon la saison et les besoins.

Ils reçoivent aussi quotidiennement les fournisseurs déjà référencés au bureau ou sur le rayon. Bien entendu, ils se déplacent fréquemment.

Tout comme chez nous, ils établissent des prévisions semestrielles et reçoivent des crédits mensuels.

Rappelons que nous sommes en 1951-1952

…. Une particularité notable des méthodes d’achat me parait être la tendance à penser « Prix » plutôt qu’article….

En France, en général, on présente un article dont on discute ensuite le prix. Aux USA le processus est inverse : on fixe un prix et on y inclut un article dont les caractéristiques donneront matière à discussion.

Les  prix de vente sont établis par l’acheteur ou ses adjoints dès le passage de l’ordre…

Les articles de nouveauté sont toujours soumis à l’approbation de la « stylist » dont les décisions sont pratiquement sans appel et souvent à celle du bureau des Standards qui contrôle la qualité marchande.

L’acheteur est aidé dans sa tâche par des états quotidiens, analogues aux nôtres quand au chiffre d’affaires réalisé, aux engagements, aux rentrées, etc… Mais aussi par les données quotidiennes du contrôle unitaire des ventes communiquées par le  « Merchandise Control » qui assurent l’inventaire permanent du rayon.

Signalons encore, comme signe particulier :

Les nombreuses étiquettes indiquant la composition des tissus.  (Inconnu à cette époque en France).

Quant au style de la confection féminine, c’est Paris qui donne le ton, mais le Paris de la Haute Couture.

                mode 1951          mode 1951 (2)

La New-Yorkaise porte un vêtement proche de la Haute couture. Si malgré tout, la Parisienne demeure souvent plus élégante, c’est bien à sa manière de le porter, plus qu’à son vêtement lui-même…

Merci Jean Delefosse de nous avoir communiqué cette étude, si bien décrite. La conclusion est bien jolie!

Le grand Magasin BHV  comme les autres grands magasins de Paris ne pouvaient pas se mesurer au gigantisme New-Yorkais.


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2012 10 23 « Nous réinventons le BHV »

23 Octobre 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

Paul Delaoutre, directeur général de la branche grands magasins du groupe Galeries Lafayette, nous présente le futur BHV Rivoli. Et son nouveau nom : BHV Marais.

Le PARISIEN : PROPOS RECUEILLIS PAR ÉRIC LE MITOUARD | Publié le 23.10.2012,

A la tête des Galeries Lafayette et du BHV depuis septembre 2003, Paul Delaoutre gère deux des grands magasins phares de Paris. Après celui du boulevard Haussmann (IXe), qui a conquis la clientèle touristique et flirte avec des résultats positifs à deux chiffres, c’est au tour de la rue de Rivoli (IVe) de se transformer.

C’est le grand chambardement au Bazar de l’Hôtel de Ville avec des travaux à tous les étages.

PAUL DELAOUTRE. On a avec le BHV Rivoli un lieu mythique, une clientèle très importante qui vient de toute la région pour la décoration et le bricolage. Celle du Marais, aussi, qui répond à chaque nouveauté haut de gamme, que ce soit pour le BHV homme, la mode femme ou les parfums d’exception… Et il y a la clientèle de bureaux qui y trouve des choses pratiques du quotidien. Tout cela se mélange. Mais on sent un besoin de renouveau. Notre défi est de cibler les urbains créatifs qui ont envie d’originalité. C’est pour cela que l’on a entrepris de réinventer le BHV.

Cela consiste à répondre aux besoins des bobos? C’est la fin du caractère populaire du BHV?
Si populaire veut dire bas de gamme et ennuyeux, oui, c’est la fin. Si populaire veut dire ouvert à tous avec de l’authenticité et de la créativité, nous le resterons.

Populaire peut aussi vouloir dire prix bas.
Soyons clairs, le BHV n’a jamais été le Tati du bricolage ou de la décoration. On est déjà sur une offre de qualité, et un service important qui se paye. Tout en montant en gamme, il n’y a pas de plan pour augmenter les prix. Mais on n’est pas non plus sur une politique de discount.

L’étage bricolage est-il menacé?
C’est l’âme du BHV. Il y a trois ans, il a été refait sans que cela se remarque. Nous venons d’y descendre la peinture (qui était jusqu’à maintenant à l’étage décoration) et, depuis, nous faisons + 20% de ventes.

L’âme du BHV, c’est aussi son nom. Vous allez le changer?
Je vous rassure, le BHV s’appellera toujours BHV. Mais il y aura une évolution. Aujourd’hui, on l’appelle le BHV Rivoli, notre objectif est de nous tourner davantage vers le Marais. Le nom de « BHV Marais » sera donc plus approprié. Il entrera en vigueur en septembre 2013.

A quel rythme avancez-vous?
Pour pouvoir refaire entièrement le magasin, nous devons libérer des surfaces pour les travaux tout en continuant à rester ouverts. Pendant un an et demi, il y aura ainsi constamment 10% du lieu fermé.

Quel sera le style du BHV Marais?
On ne crée pas un musée du haut de gamme. Cela ne va pas devenir 100% mode. La diversité reste très importante. On joue la différence. Dans le magasin principal, nous allons nous approcher du style du BHV homme : il y aura une ambiance loft. Ce sera un magasin où l’on s’étonne. Le bricolage restera au sous-sol. Au rez-de-chaussée et au premier étage, il va y avoir la mode et la chaussure (sur 600 m2), une nouveauté au BHV. Au deuxième étage, le loisir et la culture. Nous allons organiser ces trois étages en boutique avec un concept de balades dans le Marais. On y introduit l’idée de rues avec des grandes dalles de granit au sol autour de boutiques. Nous gardons aussi les poutres métalliques d’origine. Au troisième nous allons créer la grande cuisine : nous souhaitons devenir une référence mondiale sur 4200 m2, avec une école de cuisine et une épicerie. Au quatrième la décoration, au cinquième le jouet. Enfin, au sixième, on crée l’espace du bien-dormir.

La ménagère retrouvera-t-elle ses produits d’entretien au BHV?
Le client qui cherche des produits qui sortent de l’ordinaire y trouvera son compte. Mais notre vocation n’est pas d’être un Franprix ou un Castorama. Nous allons dépenser 35 M€ d’aménagement. Notre projet est tout simplement de créer un nouveau grand magasin pour les Parisiens.

 Le Parisien

 

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Critique Littéraire ...l'affaire d'Antoine Eminian

22 Octobre 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Livres et poésies

Antoine Eminian nous a déjà proposé une douzaine de critiques de livres pour Rezo-Bazar, en abordant différents genres littéraires : le thriller avec « Avant d’aller dormir » de S.J.Watson, les voyages et explorations avec « Dictionnaire amoureux des explorateurs » de Michel Le Bris ou bien plus simplement les romans avec des auteurs aussi variés que Philip Roth, Jim Harrison, Jules Romains ou Christine Orban et j’en passe. Une courte interview s’imposait.

Le-Bouquineur 4016

 Antoine, je devine que tu dois beaucoup lire et depuis longtemps ?

C’est exact, encore que ce soit relatif, mais disons que je lis un bouquin par semaine. Tout petit, comme Obélix tombé dans la marmite de potion magique, moi je suis tombé dans les livres et je ne m’en suis jamais remis.

Et, si on se souvient qu’à l’époque de mon enfance (je suis né en 1952) la télévision n’est arrivée dans nos foyers qu’après que je sache lire, tout devient évident. Enfant, les livres m’ouvraient les portes du monde et qui aurait eu envie de les refermer ?

 

As-tu des genres littéraires préférés ?

En fait, ça dépend des époques. Aux différents âges de la vie nos intérêts évoluent et nos goûts changent, c’est aussi valable pour le choix de mes lectures. Pour faire court, disons que dans ma bibliothèque (j’ai dépassé les deux milles livres cette année) tu trouveras aussi bien tous les Harry Potter (si ! si !) que le marquis de Sade ; Raymond Chandler et Balzac, le Livre des Morts Tibétains et tous les Tintin, l’Histoire de France de Michelet et des bouquins du philosophe Michel Foucault, les romans d’Umberto Eco ou de Stephen King. Beaucoup de romanciers américains de Caldwell à Jim Harrison. Tous les genres pour tous les goûts.

 Aujourd’hui, après avoir butiné à droite et à gauche, j’en reviens aux classiques et je me délecte particulièrement des écrivains ayant du style, Balzac, Proust, le XIXe siècle en général. Lire un texte bien écrit qui roule en bouche ou distille une petite musique muette, c’est pour moi le comble du bonheur.   

Les critiques de livres parues dans Rézo-Bazar ont-elles été écrites spécialement pour nous ?

J’avouerai que non. En fait depuis cinq ans à peu près, j’ai découvert le plaisir d’écrire des critiques des livres que j’avais lus. Ca a redoublé mon plaisir de lire, car maintenant je lis en pensant à ma future critique, crayon en main je prends des notes au fur et à mesure que je lis un ouvrage. J’ai commencé par les placer chez Amazon qui en contrepartie me file régulièrement des bouquins gratuitement et un autre site sur Internet qui m’a contacté, en fait autant contre un article chez eux aussi. Du coup j’ai décidé de me lancer dans le grand bain.

 C'est-à-dire ?

Je viens de créer un blog entièrement dédié aux livres. J’y ai placé toutes mes critiques (245 à ce jour) et il y en aura une nouvelle chaque semaine. J’ai prévu aussi d’écrire quelques textes liés aux livres (mon avis sur les liseuses électroniques, par exemple). Il y a aussi un « Top » de mes derniers coups de cœur de lectures. Dingue de lectures et de livres, j’espère faire partager ma passion aux autres. Car n’oubliez jamais cette vérité, « on n’est jamais seul avec un livre ».

 Antoine, tu nous en as trop dit ou pas assez, où peut-on trouver ton blog ?

Il s’appelle LE BOUQUINEUR et il se trouve à cette adresse http://lebouquineur.hautetfort.com/  

 

Alors, maintenant, Antoine a besoin de vous.

Afin de créer un frémissement sur la Toile et faire repérer ce blog par Google et les autres moteurs de recherches, pouvez-vous aller y jeter un œil pour en lire quelques pages et éventuellement le faire connaître autour de vous…

Il vous en remercie par avance.  

On y va de suite ! 

http://lebouquineur.hautetfort.com/  


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Les comices d'Henrichemont par Martine Mallein

17 Octobre 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

Un peu de culture... nous fait du bien ! Merci Martine

 Lorsque les propriétaires et fermiers agricoles se réunissent afin d’améliorer les procédés de l’agriculture dans le cadre d’une fête de village avec chars fleuris, élection d’une reine... on parle de comices agricoles. Devenues rares, elles existent encore et Martine Mallein vient chaleureusement  nous en parler.

 Le Comice agricole, grande kermesse des agriculteurs, où tradition et modernité s’allient à Henrichemont

 Au cœur du Pays Fort, en Berry, dans le Cher, au milieu d’un paysage de collines verdoyantes, se trouve Henrichemont, la cité fondée ex nihilo en 1609 par Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre du roi Henri IV. Après avoir connu une heure de gloire au XIXè siècle avec l’essor de l’industrie du cuir, ce chef lieu de canton a gardé sa tradition d’élevage et d’agriculture. Il lui appartenait cette année d’organiser le Comice agricole, fête de la ruralité.

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L’histoire fait remonter l’organisation du premier comice agricole henrichemontais en 1896.

En 1851, la Seconde République avait fait en effet connaître qu’elle souhaitait « favoriser les différents intérêts de l’agriculture et de les diriger dans la voie du progrès et du perfectionnement. C’était confirmer la volonté de l’Etat d’encourager ce secteur d’activité, décision déjà assurée au temps de Louis XVI qui avait créé en 1788 un grand prix de l’agriculture.

Les 35 agriculteurs, les 6 petites villes du canton, Henrichemont et tous leurs habitants se sont donc mobilisés pour réussir ce 10è comice d’après guerre, organisé une fois tous les 7 ans et cette année les 10, 11, 12 août 2012 avec pour thème fédérateur la gastronomie.

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 Henrichemont qui recevait son canton s’était paré de ses plus beaux atours, décoré de gâteaux et plats, de pommes, citrouilles, raisins, poireaux, carottes et autres légumineuses avec des corners inspirés par la basse-cour, le moulin et les immanquables moutons du Berry.

Cette grande kermesse agricole mariait à la fois l’opération portes ouvertes de quelques fermes ainsi que le traditionnel concours de labours avec douze concurrents, le site étant encerclé par un marché goûteux avec animations foraines et la présentation de très belles bêtes. Pour la mise en bouche, tout commençait par un débat-dégustation portant sur les vins régionaux de Menetou-Salon et Sancerre présents dans le canton qui précédait la table avec un dîner-dansant dont le plat principal se voulait être un bœuf à la broche !

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Menetou-Salon:  Vin et village

Ces agapes devançaient, le dimanche matin, la messe du comice  avec la présence des Reines, suivie de la grande cavalcade multicolore où chaque commune présentait fièrement un char longuement et minutieusement imaginé et construit dans le plus grand secret.

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 Les officiels présents étaient conviés à la remise des prix de labours et assistaient au discours du Maire d’Henrichemont qui entre autres rappelait qu’historiquement il s’agissait du 16è Comice depuis sa création. Un magnifique feu d’artifice clôtura les festivités.

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 Les origines :

 L’histoire de la création du comice vaut la peine d’être rapportée. Aubigny-sur-Nère chef-lieu du canton voisin avait été la première commune à se lancer dans l’aventure des Comices : grande fête du monde rural se répétant annuellement et subventionnée par le Conseil général du Cher.

 Dès 1892, Henrichemont cherchait à célébrer également ses agriculteurs. De longues négociations aboutirent enfin en 1896 à la création de la circonscription comiciale

d’Henrichemont comprenant les communes de Achères, La Chapelotte, Humbligny, Montigny, ,Neuilly-en-Sancerre et Neuvy-deux-clochers. Les autres cantons du Haut Berry s’y associèrent également, étant entendu qu’Henrichemont serait le premier chef-lieu à organiser un Comice avec une rotation pour l’époque de tous les six ans.

 1902, pour Henrichemont, fut l’année d’un nouveau comice très réussi. M. le Comte de Voguë, qui le présidait précisait dans son discours officiel du dimanche 10 août : « De toutes les fêtes qui viennent troubler pour un jour la grande paix de nos campagnes, il n’en est pas de plus attrayantes que les réunions de nos Comices … » 

 Le Comice du 16 août 1908 peut être considéré, pour l’époque, comme l’apothéose de cette grande fête du monde rural. Par les cartes postales très abondantes qui rapportent l’événement, on vit encore et découvre la tente des officiels, les responsables politiques, la parade des sapeurs pompiers, la très riche décoration de la ville ainsi que la foule considérable qui défilait dans les rues de la ville.

 Les participants ,  tels Alain Fournier ("Le grand Meaulnes") et ses Parents, étaient nombreux à ce comice comme nous l’avons déjà souligné car à cette époque s’ajoutaient à la population locale les journaliers et tâcherons à l’occasion des « louées » dans la commune.

Mais, ils ne savaient pas que ce serait le dernier comice de la Belle-Epoque, avant la Grande Guerre.

 

Le comice du 15 août 1914 n’aurait bien entendu jamais lieu. Le cycle des comices reprendra en 1920 et s’interrompra à nouveau en 1938 dans l’angoisse d’une nouvelle guerre qui se profilait à l’horizon.

 Dès la fin de la guerre, ce fut un éclatement de joie, un moment privilégié d’échanges et de festivités que les organisateurs et acteurs du Comice de 1950 réussirent à Henrichemont avec un immense succès et une foule inouïe venue des quatre coins de notre belle région. Les bénévoles oeuvraient partout en secret dans leurs quartiers respectifs dressant pour le Grand Jour des arcs de triomphe à l’arrivée de toutes les rues de la place et aux entrées de ville.

Le cycle actuel des comices est depuis 1963 de 7 ans et aura lieu les années suivant 2012 dans les autres cantons du Haut-Berry.

 Martine Mallein-Leguédois

Octobre 2012

 Voilà les comices racontées dans un style parfait, agréable à lire, en nous faisant partager la fête à Henrichemont. Nous te remercions, Martine pour cet étonnant récit. 

Sachez aussi que c’est en 1840  à Angers que le Comice Horticole effectua des semis de poiriers qui en 1848 donnèrent leurs premiers fruits qui s’avérèrent  excellents. C’est ainsi  que vous trouvez des poires « comices » dès la fin septembre sur les étals.

 

 

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2012 10 16 Galeries Lafayette : révolution sous la coupole

17 Octobre 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

Galeries Lafayette : révolution sous la coupole

 Par Corinne Scemama (L'Express) - publié le 16/10/2012 à 14:28

 

Après la cession de Monoprix et de LaSer Cofinoga, le groupe de grands magasins doit se réinventer. Sa nouvelle carte : devenir plus spécialisé, plus international. Un bouleversement au moment même où le vaisseau amiral, boulevard Haussmann, fête son centenaire.

GALERIES LAFAYETTE - Le groupe dirigé par Philippe Houzé doit aujourd'hui se réinventer autour d'une nouvelle entité multispécialiste et internationale.

 

Dans son vaste bureau, au 7e étage, boulevard Haussmann, avec vue imprenable sur l'Opéra de Paris, Philippe Houzé, président des Galeries Lafayette, disserte, intarissable, sur la riche histoire du groupe. Jusqu'au moment où un représentant de la famille Moulin, propriétaire des grands magasins, évoque le séminaire maison, organisé les 13 et 14 septembre à Arles (Bouches-du-Rhône). "C'était la dernière fois que nous nous retrouvions tous ensemble", raconte-t-il, ému, perdant soudain de sa superbe. Une ultime réunion avec les cadres de Monoprix, qui tombe dans l'escarcelle de Casino, au terme d'une bataille homérique, et ceux de LaSer Cofinoga, repris à 100 % par BNP Paribas.

Chronologie

1895: Théophile Bader et Alphonse Kahn ouvrent une mercerie, Aux galeries Lafayette.
1912: Inauguration à Paris du grand magasin Les Galeries Lafayette Haussmann. 
1916: Premières ouvertures en province, à Nice, à Nantes et à Montpellier. 
1932: Ouverture du premier Monoprix, à Rouen. 
1971: Acquisition des magasins français Inno.
1983: Reprise de la chaîne Aux dames de France. 
1991: Acquisition des Nouvelles Galeries, groupe de grands magasins propriétaire du BHV, d'Uniprix et de Cofinoga.
1997: Rachat de Prisunic. 2000: Alliance avec Casinopour développer Monoprix.
2007: Acquisition de la société horlogère Louis Pion-Royal Quartz.
2009: Prise de contrôle du groupe par la famille Moulin . 
2012: Vente de la participationdans Monoprix à Casino et cession des parts de LaSer Cofinoga à BNP Paribas.

Un groupe recentré sur son coeur de métier

Pour le groupe, c'est la fin d'une époque. Et le moment de se réinventer dans un univers en pleine mutation. Ancrées dans le passé mais contraintes d'écrire leur histoire au futur, les Galeries Lafayette doivent, une fois de plus, faire leur(s) révolution(s). La rénovation de la Coupole à l'heure du centenaire du magasin amiral, boulevard Haussmann, célébré en grande pompe le 15 octobre, constitue, pour ses dirigeants, l'occasion idéale de redessiner les contours d'une nouvelle entité, multispécialiste et internationale.

"Nous retournons à la case départ." Philippe Houzé le sait bien : le recentrage des Galeries Lafayette sur son coeur de métier, après la cession de Monoprix et de LaSer Cofinoga, n'est pas anodin. La perte de la chaîne de "city marchés", en particulier, prive le groupe de 38 % de ses bénéfices. Pour les héritiers du fondateur Théophile Bader, vivre sans l'ex-magasin populaire constitue une gageure au moment où la crise sévit. Certes, Philippe Houzé se rassure avec les résultats du magsin du boulevard Haussmann : en 2011, celui-ci affichait une croissance de 14 %, pour un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros (1,7 milliard attendu en 2012 !).

Et puis cette famille de marchands en a vu bien d'autres ! "Il y a dix ans, les grands magasins étaient considérés comme des dinosaures. Certains affirmaient qu'il fallait transformer les Galeries en parking", se souvient Jean-Daniel Pick, consultant chez OCC Strategy. Depuis, le groupe a su se redresser, jonglant avec le luxe, réservé à une clientèle étrangère (60 % des ventes à Haussmann), et l'"accessible", pour les Parisiens avides de mode à prix raisonnables. "Cette machine à vendre, qui parvient à combiner une offre sélective avec une culture du volume, est admirable", se réjouit Cédric Ducrocq, patron du cabinet spécialisé Dia-Mart.

Il faut désormais choisir ses terrains de bataille

Mais, cette fois, la famille devrait se méfier : la réussite du grand magasin parisien, si éclatante soit-elle, aura du mal à compenser les mauvaises performances du reste du groupe. Dans l'ombre du temple de la mode, les 57 magasins de province peinent à trouver l'équilibre : héritage des Nouvelles Galeries, ils souffrent de la crise de l'habillement. Du côté du BHV Rivoli, c'est encore pire : les ventes n'en finissent pas de baisser, malgré l'arrivée du magasin homme. Quant à Lafayette Maison, dernière création du groupe, elle perd de l'argent depuis son ouverture, en 2004.

Philippe Houzé, président du Galeries Lafayette, compte sur le succès du magasin Haussmann pour redynamiser le groupe.

Il est urgent de bouger. Après le séminaire d'Arles, l'heure est au changement, martelé et orchestré tout au long de cet automne. La stratégie ? Devenir un "multispécialiste de l'équipement de la personne, de la mode, de la décoration, multicanal et international", dixit Houzé. La rénovation profonde des magasins - un investissement de 800 millions d'euros - va permettre de poursuivre le travail de sélection, entamé depuis des années (suppression du high-tech, de l'électroménager). Plus question d'être un généraliste, un modèle destiné à la casse. Il faut désormais choisir ses terrains de bataille.

A Haussmann, le groupe reconstruit le 1er étage et fait le pari du luxe. A l'instar du Printemps, son principal concurrent, qui a réussi à doper ses ventes en montant en gamme : au rez-de-chaussée du magasin, le panier moyen est passé de 60 à 600 euros ! Les Galeries, elles, vont installer des "duplex" ultrasophistiqués, réservés aux champions du luxe à la française, comme Louis Vuitton. Le rayon homme va également être étoffé d'articles "premium", grâce au déménagement du Lafayette Gourmet chez Lafayette Maison. Ce type de bouleversement a déjà payé par le passé. La transformation du rayon parfumerie, dépassé par la montée d'enseignes comme Sephora, a permis de doper les ventes. Même succès au sous-sol du magasin : en remplaçant les arts de la table et VO (espace consacré aux ados) par un immense rayon chaussures, le chiffre d'affaires a été multiplié par quatre. Les magasins de province n'ont pas non plus été oubliés. Tous se modernisent, se spécialisant, eux aussi, davantage. Comme à Toulon (Var), où l'offre est devenue exclusivement féminine.

Ce plan de combat suffira-t-il à assurer l'avenir ?

A l'étroit dans leur métier de loueurs de stands, les Galeries comptent également élargir le champ de leurs compétences en rachetant des enseignes emblématiques. Grâce à l'argent tiré de la vente de Monoprix (1,1 milliard d'euros) et de Cofinoga, le groupe espère pouvoir être plus offensif. Après avoir acquis Louis Pion-Royal Quartz, il a repris, en juillet 2012, le bijoutier Didier Guérin. A présent, il regarde tous les dossiers, du parfumeur Nocibé à Gérard Darel, en passant par Sandro et Maje, deux pépites de la mode actuellement en vente.

Bazar de luxe

 C'était l'un des fleurons du commerce parisien. Aujourd'hui, le BHV se trouve en grande difficulté. "L'enseigne a raté le tournant des années 1980. La direction aurait alors dû lancer une chaîne d'équipement de la maison pour contrer des magasins spécialisés comme Castorama", regrette Philippe Houzé, président du groupe Galeries Lafayette, son propriétaire depuis 1991. Après avoir supprimé, ces dernières années, près de 1 établissement sur 4 en province (15 magasins en 2000, 4 aujour-d'hui), l'état-major se donne deux ans pour sauver ce temple de la distribution. Objectif stratégique ? En faire l'enseigne du style de vie, de la décoration et de l'équipement de la maison. A commencer par le vaisseau amiral du groupe : le bazar de la rue de Rivoli, à Paris. Au programme : un vaste plan de rénovation - et une montée en gamme - à tous les étages, y compris au sous-sol, toujours dédié au bricolage. Pour accompagner cette mutation, outre le changement de nom (voir L'Express du 10 octobre), le groupe Galeries Lafayette, propriétaire des immeubles situés derrière le vénérable établissement, compte créer un centre de shopping au coeur du Marais, en entourant le BHV de magasins de luxe. L'esprit bazar, la rentabilité en plus.

L'ouverture de grands magasins à l'étranger est une autre priorité, malgré des expériences traumatisantes. "L'international, on connaît bien. On a ouvert 20 magasins et on en a fermé 19", ironisait, il y a peu, Houzé. Aujourd'hui, après l'arrêt des établissements de New York, Tokyo ou Moscou, le groupe se sent fin prêt à reconquérir le monde, surtout la Chine, où, associé au conglomérat hongkongais IT, il va s'installer, à Pékin, dès 2013. Après cela, il restera encore à mener à bien le chantier Internet. Pour Bertrand Chovet, patron d'Interbrand, "une enseigne ne peut plus se développer sans être "omnicanal"". Or le grand magasin a pris du retard et peine encore à décoller, malgré un doublement de ses ventes via son site.

La rénovation des magasins - 800 millions d'euros - permet de poursuivre le travail de sélection

Ce plan de combat énergique suffira-t-il à assurer l'avenir ? Rien n'est moins sûr. D'abord, le succès de la nouvelle vague d'ouvertures à l'étranger reste hypothétique. Les premiers tests à Dubaï et à Casablanca ne sont pas probants. Et la Chine est un marché ultracompétitif. Ensuite, les Galeries Lafayette, qui "se hâtent lentement", selon la formule d'Houzé, n'ont pas su transformer leur "lieu mythique en marque forte et déclinable", constate Bertrand Chovet. D'autres spécialistes, enfin, se demandent si le groupe a vraiment les moyens de ses ambitions. De l'aveu même du patron : "Notre secteur est le plus lourd en matière de capitaux investis et de coûts fixes." Les rénovations, les ouvertures et les acquisitions, dans lesquelles la direction semble hésiter à s'engager, coûtent horriblement cher. Et comme la famille se refuse à retourner en Bourse pour chercher des fonds, elle est pénalisée.

Au-delà de ces interrogations, la succession à venir de la doyenne du clan, Ginette Moulin, 85 ans, soulève des incertitudes. Les héritiers (les trois filles de Ginette, Christiane, Patricia et Isabelle) - après avoir évincé, en 2005, les Meyer, l'autre branche héritière - pourraient se déchirer. Philippe Houzé, 64 ans, mari de Christiane, veut placer son fils Nicolas à la tête du groupe. De son côté, le mari de Patricia, Philippe Lemoine, patron de LaSer Cofinoga (bientôt privé de job), se retrouve sur la touche. Les époux Lemoine pourraient vouloir quitter le holding, tout comme Isabelle, férue de théâtre et guère impliquée dans la gestion. Leurs sorties nécessiteraient beaucoup de cash. Demain, il se passera toujours quelque chose aux Galeries Lafayette.

 

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2012 09 20 LaSer Cofinoga: ç’a eu payé pour les Galeries Lafayette

12 Octobre 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

de Stéphane Lauer : Le Monde  20 septembre 2012

 

Tout doit disparaître ! Ou presque. On est encore loin de la période des soldes, mais aux Galeries Lafayette, on met déjà de l’ordre dans les rayons. Après avoir négocié la vente de sa participation dans Monoprix, le groupe de grands magasins veut maintenant se séparer de sa filiale de crédit à la consommation, LaSer Cofinoga. La cession de Monoprix s’est faite dans la douleur, au prix d’un contentieux retentissant avec l’acheteur, Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino. On a désormais hâte de voir si Philippe Houzé, le patron des Galeries, fera mieux, cette fois-ci, avec un acquéreur tout aussi coriace: BNP Paribas.

Il est loin le temps où Cofinoga faisait les beaux jours des Galeries Lafayette. Le groupe avait mis la main sur cette pépite au début des années 1990, lors du rachat des Nouvelles Galeries. Comme disait Fernand Raynaud dans son sketch  Le paysan : "Ç'a eu payé". En 2005, LaSer Cofinoga réalisait encore plus de la moitié du résultat d’exploitation des Galeries Lafayette.

Depuis, les affaires se sont gâtées. C’est le moins que l’on puisse dire. La crise, ajoutée à une législation moins accommodante et une mauvaise anticipation de l’évolution du modèle économique, ont fait s’effondrer le business et le carrosse s’est transformé en citrouille. LaSer a perdu 200 millions d’euros en 2011. Pour les Galeries, la descente aux enfers s’est traduite par une provision de 153 millions. Un plan de restructuration est bien en cours, mais le retour à meilleure fortune n’est prévu que pour 2015. Autant dire une éternité, alors que pour les Galeries le temps presse. Les magasins de province souffrent, le BHV perd de l’argent. Seul le navire amiral du boulevard Haussmann fait de la résistance grâce aux touristes chinois et russes. Mais jusqu’à quand?

Dans ces conditions, les Galeries cherchent à vendre ce qui peut l’être. Pour LaSer, l’acheteur est tout trouvé. BNP Paribas détient déjà 50% du capital et les Galeries ont une option de vente qui court jusqu’au 30 septembre. Un délai extrêmement tendu, un modèle économique qui bat de l’aile: on pourrait rêver mieux comme contexte de négociation.

Surtout, pendant des années, BNP Paribas, a fait preuve d'une grande patience en laissant son partenaire gérer LaSer avec le résultat que l'on sait. Aujourd'hui l'heure de la reprise en main a sonné avec un audit et la nomination d'un nouveau management. De ce point de vue, Philippe Houzé n'est pas en position de force.

En 2005, BNP Paribas avait pris 37% des Galeries, revendus quatre ans plus tard aux actionnaires familiaux à ce que l’on pourrait appeler, un prix d’ami. Rien n’indique que la banque fera preuve cette fois de la même mansuétude à propos du rachat de LaSer.

 

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2012 10 12 Grands magasins: BHV va changer de nom et monter en gamme

12 Octobre 2012 Publié dans #Lu dans la Presse

The Huffington Post  un journal d'information américain publié exclusivement sur  internet et lancé en mai 2005

Le HuffPost  |  Publication: 12/10/2012 10:41 CEST Mis à jour: 12/10/2012 10:55 CEST

GRANDS MAGASINS - Le BHV tel qu'on le connait pourrait bien vivre ses dernières heures. D'après une information parue dans L'Express et confirmée au Figaro, le Bazar de l'Hôtel de Ville souhaiterait en effet changer de nom et se donner une image plus haut-de-gamme afin d'attirer les clients fortunés et les touristes.

Dévoilé début 2013, le nouveau magasin, dont le nom est tenu secret, va tenter de se débarrasser de son image populaire. Après les rayons de CD et DVD, ceux de l'ameublement pourraient être amenés à disparaître. Le célèbre rayon bricolage, situé au sous-sol du magasin, devrait même être impacté par ce lifting.

Filiale des Galeries Lafayette, le magasin a entamé ce changement d'identité dans un but avant tout économique. Sur les huit dernières années, 14 des BHV en province et en région parisienne ont dû fermer boutique. Seuls quatre magasins, dont le vaisseau amiral situé rue de Rivoli à Paris, ont réussi à survivre. Pour le moment.

 Petite histoire du BHV

1855 - Xavier Ruel, quincaillier entreprenant, créé le BHV et l'installe dans le quartier de l'Hôtel de Ville à Paris.

1901 - Le Bazar commence à vendre des articles de mode mais reste fidèle à ses aspirations populaires.

1926 - Le magasin se diversifie et se tourne vers l'ameublement et le confort de la maison.

1979 - Ouverture de magasins spécialisés dans le bricolage et la décoration à Strasbourg et à Lyon.

Années 90 - De grands travaux de restructurations sont entrepris: la façade est rénovée, les vitrines extérieures sont ouvertes, des escalators modernes sont installés.

Années 2000 - De nombreux rayons sont aménagés, dont le sous-sol qui au fil du temps est devenu le temple du bricolage et le cœur du BHV. Apparaissent aussi un nouvel espace Luminaire, un nouvel Espace Femme et le BHV Homme.

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Le BHV veut en finir avec le Grand Bazar

12 Octobre 2012 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

 Au moment où nous allons reprendre quelques articles sur « Mémoires du BHV », l’Express de cette semaine annonçait une possibilité de changement de nom pour le BHV.

BHV Rotonde 2012 a

Décidemment « Bazar » ne convient pas aux GL.

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Pourtant si vous appelez le standard du BHV aujourd’hui…. Vous entendez « c’est cela l’Esprit Bazar… » Une campagne de rajeunissement  de JLS que l’on croyait achevée et qui subsiste encore…Le figaro reprend ce sujet que je vous laisse découvrir après ces dernières informations.

page12Si les modifications importantes se préparent au BHV au 1er étage pour y créer un rayon chaussures, de 700m², certains se souviendront que c’est un retour aux sources….

A l’origine du BHV, comme dans les années 1967-1971, on pouvait acheter des chaussures.Bata avait été implanté au 1er étage du BHV Rivoli, comme au BHV Flandre. 

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Mais ce sera un rayon beaucoup plus plus développé car l’offre couvrira 5 secteurs avec 40 marques et 2400 modèles.

Créatif : (Free Lance, Repetto…)

Quotidien (Minelli, Jonak)

Contemporain classique (JB Martin, Géox)

Détente & Loisirs (Pataugas, Palladium)

Glamour (Cosmo, Guess)

  Blog chaussures Portes

Blog annonce Chaussures

Article Publié dans le Figaro du 11 octobre par Anne Laure Filhol et Aude Seres

Le magasin va changer de nom en 2013 et veut gommer son image populaire.   

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Le BHV sans rayon bricolage, ce serait comme un jour sans pain, comme Paris sans la tour Eiffel, comme Bonnie sans Clyde… Bref, inimaginable pour les milliers de Parisiens et touristes qui arpentent chaque année les rayons de cette vénérable et indéboulonnable institution créée en 1855 par le quincaillier Xavier Ruel. Et pourtant. C'est ce que certains redoutent, au regard des projets de transformations du magasin de la rue de Rivoli, filiale des Galeries Lafayette.

Au siège du BHV, on confirme l'information parue dans L'Express d'un changement d'identité et de nom, qui seront dévoilés début 2013. Les travaux ont déjà commencé, notamment au premier étage, en vue de l'ouverture le 25 octobre d'un nouveau et vaste rayon de chaussures où seront présentes 20 marques. Le chantier de rénovation devrait s'intensifier cet automne pour durer jusqu'en 2014, indiquent des pancartes dans ce magasin.

Le Grand Bazar, Marais Paris Store? Si rien ne filtre concernant le nouveau nom de l'enseigne, les langues se délient chez les salariés sur la transformation du magasin. On évoque une montée en gamme et un grand magasin pour «bobos».

«Le BHV, c'est le bricolage et on veut en faire un magasin pour bobos qui vendra du textile et des chaussures», souffle l'une des caissières du magasin, syndicaliste SUD, qui dénonce le manque de concertation de la part de la direction.

Certes, il y a longtemps que le concept de comptoirs à prix fixe prôné par le fondateur au XIXe siècle a fait long feu. Mais les clients eux-mêmes redoutent que le magasin perde son âme. Même si l'enseigne s'en défend.

Faute de projet global, les salariés se contentent donc, comme les clients, d'observer le bal des changements de rayon. «On nous a indiqué que les rayons meubles et meubles de salle de bains seraient supprimés», lance un salarié. Au lieu d'un étage, la mode féminine en occupera deux, au détriment des CD et DVD - qui ont déjà disparu - et de la papeterie, exilée dans les étages supérieurs. Le fameux rayon bricolage (lire ci-dessous)? «Il va être touché aussi», lance une vendeuse.

Une chose est sûre: sous le terme évoqué de «changement d'identité», il faut comprendre montée en gamme - et probablement en prix - pour faire de ce grand magasin populaire de la rive droite un nouveau temple de la consommation haut de gamme dédié aux bobos et autres touristes, qui se ruent déjà dans les magasins du boulevard Haussmann. «Plus qu'un simple coup de pinceau, c'est un véritable renouveau, peut-on lire dans le magasin BHV. Ambiance, marques, produits, services: tout est repensé.»

Situé au cœur du Marais, le BHV avait déjà entamé un virage «bobo» il y a déjà sept ans en lançant la Niche, une boutique dédiée à tout l'équipement pour les chiens et les chats, vêtements fashion pour nos amis à quatre pattes compris.

Reste que les impératifs économiques sont bien au centre de ce bouleversement. Car aujourd'hui le magasin historique et vaisseau amiral du BHV au cœur de la capitale reste l'un des quatre derniers survivants, après une vague de fermetures. En huit ans, quatorze BHV ont baissé le rideau en province et en région parisienne. Si une syndicaliste parle de «suicide» en évoquant la transformation du magasin, pour la direction, cette rénovation semble une question de survie.

Les Parisiens seront sympas de nous envoyer quelques photos lors de l'ouverture. Autre article dans la rubrique à gauche : Lu dans la Presse ou cliquer.

      http://www.rezo-bazar.com/pages/2012-10-12-grands-magasins-bhv-va-changer-de-nom-et-monter-en-gamme-8359511.html


 

 

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