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Le blog du Réseau Bazar BHV

2009 05 Les Galeries Lafayette dans la spirale du petit prix

30 Janvier 2011 Publié dans #Lu dans la Presse

Source: La Tribune 11 05 09 Juliette Garnier
La rentabilité du distributeur aux 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires s'est érodée en 2008.

Philippe Houzé ne manque jamais l'occasion de vanter les performances du groupe Galeries Lafayette qu'il préside. « 2008 a été l'année du début de la crise. Le groupe y a bien résisté grâce à la mobilisation de ses équipes », a-t-il assuré hier en présentant à la presse des résultats du distributeur.

De fait, le chiffre d'affaires du groupe qui détient les Galeries Lafayette, le BHV et 50 % de Monoprix ainsi que Laser, filiale de services aux distributeurs, a enregistré une progression de 1,9 %, à 5,05 milliards d'euros. Toutefois, sa rentabilité s'est érodée. Son résultat opérationnel est en recul de 4,4 %, à 413,4 millions d'euros. Bien qu'encore coquette, sa marge opérationnelle, de 8,18 %, est en recul de 0,54 point. Et le BHV est retombé dans le rouge, malgré une marge opérationnelle de 4,2 %.

Le groupe est donc loin des performances de l'année 2007 qui s'était soldée par une hausse de 9,4 % de résultat opérationnel pour un chiffre d'affaires en progression de 6,5 %. Bref, comme beaucoup de ses concurrents, en 2008, Galeries Lafayette a sacrifié un peu de ses marges pour maintenir son activité. Les ventes des Galeries Lafayette en ressortent en progression de 1,4 %, à 2,55 milliards d'euros. Et c'est une vraie performance. Car, en moyenne, les ventes d'habillement ont chuté de 3,2 % en 2008.

Prêt à des acquisitions

Le diktat du petit prix et de la promo devrait se faire plus intense encore en 2009. Pour preuve : fin avril, seuls les rabais de 30 % à 50 % proposés lors de la semaine de soldes flottants ont permis aux Galeries Lafayette de boucler le mois d'avril sur un recul de 1 % de chiffre d'affaires, après les chutes de 6 % à 7 % constatées en début de mois. « C'est un chiffre d'affaires qu'il faut maintenant acheter. Car les clients sont très sensibles aux prix. Il nous faut sans cesse leur accorder quelque chose », indique à regret Philippe Houzé.

Cet écueil l'oblige à trier dans ses investissements en 2009. Cependant, le groupe, qui affiche un endettement équivalent à 50 % de ses fonds propres, se dit prêt à des acquisitions. Mais les KaDeWe, les grands magasins que l'allemand Arcandor veut vendre, ne sont pas dans son radar
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