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Le blog du Réseau Bazar BHV

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°92 1967

19 Mai 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Social

La loi Neurwirth est présentée à l’assemblée nationale  afin d'autoriser la contraception féminine (pilule, diaphragme, stérilet) . Mais les décrets d'application n'entreront en vigueur qu'en 1972 et il faudra attendre 1974 pour voir la pilule, rembourser par la sécurité sociale.

La scolarité passe de 14 à 15 ans à la rentrée 1967 et elle passera de 15 à 16 ans à la rentrée des classes 1968.

En juillet : Création de l'agence nationale pour l'emploi. ANPE !

Commerce  et Industrie:

 

Une campagne de publicité intriguera toute la population ! Cette nouvelle approche publicitaire fit grand bruit.

Pendant plusieurs jours, on découvre des panneaux publicitaires en grand nombre : « Les ronds rouges arrivent »

Cette campagne excite la curiosité des Français, jusqu’à la conférence de presse du 27 avril 1967, qui annoncera la naissance du groupe pétrolier Français : ELF.

Développement des 3 Suisses.

Commercialisation de la friteuse SEB, sans odeur, ainsi que de la petite machine à laver Calor

 

BHV Rivoli :

2 belles expositions Extrême-Orient :

Chine 3 : du 4 février au 3 mars ( CA :1 872 000, contribution 419 000 NF, la meilleure de toutes les expos).

Japon 5 : du 21 octobre au 11 novembre sur 1000 m² ( Ca 1 230 000NF)

 

1967 mars:

Ouverture de Montlhéry,

Pourquoi avoir choisi ce lieu pour créer un BHV ?

Il est situé 60, route Nationale 20, au nord de la ville en direction de Paris

La région et Montlhéry ont une tradition maraîchère connue depuis le 10ème siècle. Les marchés aux fruits et légumes y sont d’une importance économique vitale. On notera la foire à la tomate de Montlhéry inaugurée en 1908 qui dura jusque dans les années 2010 ou la foire aux haricots d'Arpajon qui existe encore!

A la fin des années 1950, la ville de Montlhéry a fait construire, sur ce lieu, un bâtiment destiné à abriter un marché aux légumes locaux : le « marché gare ».

Son but : devenir le plus important marché d’Ile-de-France. Très vite, cet édifice apparaît inutile car l’état prend la décision dès 1960 de construire les nouvelles Halles de Rungis qui ouvriront en 1969.

La ville a emprunté 200 millions de francs au Crédit Agricole mais le loyer le loyer payé par la SICAD, censé rembourser les annuités de l’emprunt contracté par la ville de Montlhéry apparaît nettement insuffisant. La hausse d’impôts, a aidé dans un premier temps à rembourser les échéances bancaires. Le Conseil municipal de Montlhéry démissionne devant la colère des administrés, en signe de protestation et un nouveau maire fut élu.

C’est là que la ville proposa la location de l’entrepôt au BHV.

Ainsi, en mars 1967, le BHV de Montlhéry ouvre ses portes en remplacement et à l’emplacement du " marché-gare"  dite la Halle aux Quadrants pour les ventes de fruits et légumes.

Bravo M Provost pour ce dessin très réussi!

Le BHV peint les murs en blanc; On y ajoute des guirlandes et fanions pour embellir la voûte, et avec quelques gondoles, le magasin est installé sur 1200 m². Au fil des semaines le magasin ajoute des rayons  dont  le rayon jouet  en fin d’année et les résultats sont surprenants.

Un nouveau projet est alors créé sur 2500 m² avec un maximum de rayons traditionnels.

Le directeur est M Chammah et le sous-directeur Monsieur Perbost.

 En cette période, c’est le plein air et le jardinage qui prévaut. 

 

Messieurs Chammah et PerbostMessieurs Chammah et Perbost

Messieurs Chammah et Perbost

Dans les années 2000Dans les années 2000

Dans les années 2000

Le magasin s'agrandira progressivement voici une vue du ciel de 2012 année de la fermeture.

Le 23 décembre 2011, le groupe "Galeries Lafayette ", rachète les terrains que possèdent la mairie de Montlhéry pour un coût de 3 millions d’euros. Début février 2012, le groupe Galeries Lafayette annonce la fermeture de son magasin à Montlhéry pour juillet 2012. Nous y reviendrons sur l'article 2012.

Que s'est-il passé depuis ?

4 ans après on peut voir le magasin  tagué, dont le parking est parfois squatté par des centaines de caravanes : Le BHV est loin de ce qu'il était, avant la fermeture du magasin. 

On annonce dans la presse que d’ici 2019, le site de 16 000 m2, devrait avoir un tout nouveau visage. 

Le projet prévoit la construction de 320 logements dont 90 sociaux, Une résidence pour personnes âgées est également annoncée. Un cabinet médical sera créé juste à côté.

Qu'en est-il aujourd’hui ?

 

A Rivoli

 Henri Viguier , à la tête du BHV depuis 1911 décède au mois d’août.

A son décès René et Georges Boulot vendront son Château de Bouges à l’état afin de s’acquitter des droits d’enregistrements

Ceux qui voudraient lire à nouveau, les articles sur le château écrit par Martine Mallein, trouveront le lien en fin d'article

Georges Lillaz le remplace comme PDG, Gérard et René Boulot sont alors co-directeurs, attachés à la Direction Commerciale du BHV, le Directeur Commercial étant Monsieur Clavel.

Gérard et René Boulot, Georges Lillaz et Mme Marchand

Gérard et René Boulot, Georges Lillaz et Mme Marchand

Le rayon épicerie du BHV géré par Monsieur de Villeneuve s’est arrêté, les Halles de Paris étant appelées à disparaître début 1969.

On met en marche de nouveaux escalators, jusqu'au 6e étage.

Un restaurant ouvre au 6e étage du magasin : « La Rivolière » ;

La gestion était confié à un Grand Brasseur « Le  Moulin de Skansen »  des Grands Boulevards (M Viallet) .

Sous forme de self, il plaisait beaucoup et accueillait près de 1800 clients par jour !

Sa vie se prolongea jusqu’en 1985, où prendra place un Flunch.

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°92 1967

Sous la rue Lobau,  s'ouvre un parking en accès direct avec le magasin et la ligne de métro n°1.

Loisirs

Première émission TV en couleur sur la 2e chaîne.. La demande va s’accélérer au rayon RTV.

Du 16 février au 4 novembre, l'exposition au Petit-Palais de Toutankhamon remporte un vif succès.

Lancée en 1966, après avoir concouru à la Télévision, Mireille Mathieu devient la chanteuse préférée des Français!

 

Cinéma :

Une année exceptionnelle avec des films cultes ... on ne peut tous les citer .

La grande Vadrouille sortie en décembre 1966

Les Grandes Vacances, Oscar, avec Louis de Funès

Les Douze Salopards,

James Bond : On ne vit que deux fois

Fantômas contre Scotland Yard, avec Jean marais et Louis de Funès

Les Risques du métier avec Jacques Brel

Les Aventuriers, avec Alain Delon et Serge Reggiani

 Vivre pour vivre de Claude Lelouch avec Yves Montand et Annie Girardot,

La Religieuse de Diderot

Le Vieil Homme et l'Enfant de Claude Berri avec Michel Simon

Le Grand Meaulnes

Belle de jour de Luis Buñuel avec Catherine Deneuve et Michel Piccoli

La Nuit des généraux avec Jean Piat et Philippe Noiret

Le Samouraï avec Alain Delon et François Perrier

Indomptable Angélique avec Michèle Mercier et Robert Hossein

 

 

Médecine

Le Professeur Barnard en Afrique du sud réalise sa première transplantation Cardiaque.

Vaccin contre les oreillons.

Pour le plaisir, une publicité de nos cousins Galeries Lafayette!

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°92 1967
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Notre guide vous propose quelques belles visites...

17 Mai 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture, #Randonnée-Week-end

Nous sommes heureux de vous proposer quelques sorties agréables en compagnie de votre guide Dididier Bouchard. de fin mai à début juillet. Parisiens... profitez bien

CONFÉRENCES DIDIER BOUCHARD,  conferences.bouchard@orange.fr

Conférencier national, diplômé de l’Institut d’Art et d’Archéologie de la Sorbonne

Ancien Élève de l’École du Louvre

Boite 17 Bât. D, 8, rue Cannebière 75012 Paris. Tel: 06 43 63 35 73.

PROGRAMME DES VISITES-CONFÉRENCES

LUNDI 23 MAI

14h30 ET 16h EXPOSITION « LES DÉCORS IMPRESSIONNISTES» AU MUSÉE DE L’ORANGERIE. (Deux groupes de 6 personnes).R.V. à l’intérieur, billet pris.12€+entrée

SUR INSCRIPTION PREALABLE AU 0643633573.

Notre guide vous propose quelques belles visites...

MERCREDI 25 MAI

11h30 (Heure du R.V.) EXPOSITION « LE THEÂTRE DES ÉMOTIONS, DE DÜRER ET LE BRUN A PICASSO ET DALI ». L’expression des sentiments et des passions dans l’art, de l’âge classique aux temps modernes.

R.V. 2 rue Louis Boilly. 15 pers. 12€+entrée. Sur inscription au 06 43 63 35 73.

Jean-Baptiste Greuze Jeune Fille à la colombe

 

 

MARDI 7 JUIN

11h30 (R.V. à 11h15) EXPOSITION « ALBERT EDELFELT, LUMIÈRE DE FINLANDE, AU MUSÉE DU PETIT-PALAIS » Paysagiste naturaliste ou symboliste et portraitiste de Louis Pasteur ; le 1er grand peintre finlandais.

12€+ entrée. Quelques places : SUR INSCRIPTION AU 06 43 63 35 73.

14h30 LES SALONS DE L’HOTEL GAILLARD ET LA CITÉ DE L’ÉCONOMIE DE LA BANQUE DE FRANCE. (2ème groupe)

R.V. 1 place du Général Catroux. 11€+entrée. Quelques places sur inscription au 06 43 63 35 73.

VENDREDI 10 JUIN

11h45 (heure du R.V.)EXPOSITION « GIOVANNI BOLDINI, LES PLAISIRS ET LES JOURS » AU MUSÉE DU PETIT-PALAIS. Le monde de la Recherche du Temps perdu portraituré

par le pinceau virtuose de Giovanni Boldini. 12€ +entrée. Sur inscription au 0643633573

R.V. entrée des groupes

LUNDI 13 JUIN               A ne pas manquer !

14h30  APRÈS-MIDI A FONTAINEBLEAU : EXPOSITION « LES FÊTES A LA COUR DES VALOIS» -Tapisseries dessins, tableaux, armes de parade : accès, dans le cadre de l’exposition à la Cour ovale ; appartement des reines mères et grands-appartement avec focus sur les décors de la Renaissance. Plus visite de la petite exposition Oudry, portraitiste des chiens de Louis XV.

18€+entrée. Sur inscription au 06 43 63 35 73.

Fontainebleau fait revivre les somptueuses fêtes données à la cour des Valois, du règne de François Ier à celui d'Henri III. Une centaine d'œuvres, venue des plus grands musées d’Europe, permettront de comprendre le déroulement de ces réjouissances et d’en saisir tout l’éclat. Au XVIe siècle, le château de Fontainebleau fut un lieu de fêtes incontournable. Mascarades dans la cour Ovale, spectacles nautiques sur l’étang aux Carpes, joutes et tournois dans la cour du Cheval Blanc, banquets et représentations dans le parc du château ont marqué les mémoires. Cette exposition,  rassemble une centaine d’œuvres réalisées pour préparer ou évoquer ces réjouissances. Peintures, tapisseries, armes de parade, dessins de costumes et livrets commémoratifs ouvriront sur les coulisses des fêtes du XVIe siècle. Cette exposition montre également la place centrale occupée par Catherine de Médicis dans la mise en place d’une véritable diplomatie par le divertissement.

Léonard de Vinci, Rosso Fiorentino, Primatice, Philibert Delorme, Antoine Caron, les plus grands artistes de la Renaissance s’emploient à concevoir décors, programmes et costumes, des plus solennels aux plus extravagants : c’est l’art de la fête. Ces festivités éclatantes font la gloire de la France au-delà de ses frontières durant tout le siècle .

VENDREDI 17 JUIN

14h30 PROMENADE DANS LES QUARTIERS DU PARC ET DE LA PLAINE MONCEAU, AUTOUR DE QUELQUES ADRESSES PROUSTIENNES. (2ème CIRCUIT). A la recherche de Mme Verdurin au fil de 4 salons fréquentés par Marcel Proust. Evocation d’Anatole France et de Robert de Montesquiou. Hôtels particuliers, immeuble de la famille Proust de 1900 à 1906. R.V. sortie du métro Malesherbes, côté place du Général Catroux. 12€ Sur inscription au

06 43 63 35 73.

SAMEDI 18 JUIN

15h SOUS LA COUPOLE ET DANS LES COURS DE L’INSTITUT DE FRANCE

(Avec, sous réserve, un accès à la bibliothèque Mazarine).

Chapelle 17e du Collège des 4 Nations, tombeau du cardinal de Mazarin. Histoire des 5 académies de l’Institut.

R.V. 23 Quai Conti. 12€. SUR INSCRIPTION AU 06 43 63 35 73.

 

DIMANCHE 19 JUIN

11h SOMPTUEUX SALONS DE L’HOTEL PAÏVA. Escalier d’onyx, baignoire d’argent. L’écrin d’une courtisane, et peut-être d’une espionne.

R.V. 25 av. des Champs Elysées. 12€+entrée. Sur inscription au 06 43 63 35 73.

DIMANCHE 26 JUIN

10h50 DANS LA COLONNE DE LA BASTILLE : ACCÈS AU SOUBASSEMENT ET AUX DEUX CRYPTES, VUES DEPUIS LA VOUTE SUR LE CANAL SAINT-MARTIN RECOUVERT

La nécropole des victimes des révolutions de juillet 1830 et février 1848, ouverte au public depuis quelques mois. Histoire de la colonne, et de son socle d’époque Empire…

R.V. Devant les marches de l’opéra-Bastille. 18 pers. maximum. 12€+entrée.

SUR INSCRIPTION AU 06 43 63 35 73.

VENDREDI 1er JUILLET

15h HÔTELS PARTICULIERS, ATELIERS ARTISTES ET MAISONS CLOSES DU QUARTIER DE L’EUROPE, SUR LES TRACES DE MANET, CAILLEBOTTE, ET ZOLA.

R.V. métro Europe.12€. Sur inscription au 0643633573

SAMEDI 2 JUILLET

15h CHAPELLE, COUVENT ET PARC DES MISSIONS ETRANGÈRES, ET ANCIENS POTAGERS DES FILLES DE LA CHARITÉ ET DE L’HÔPITAL DES INCURABLES.

12€+entrée. Sur inscription au 06 43 63 35 73.. Rendez-vous angle rue du Bac et rue de Babylone.

Nous vous souhaitons de beaux moments.

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°91 quelques services1966-1967

13 Mai 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Les articles se suivent et ne se ressemblent pas ! En voici un avec peu de photos et des souvenirs à lire !

 Certains services sont décrits ici par la mémoire de ceux qui y ont travaillé. Aucune photo à l'époque !

Vue du 7e étage sur la rue Lobau

En route pour le Bureau des Nomenclature ...

Jean de Nerville fut un des concepteurs du fichier articles.  Il s’inspira donc de celui des Nouvelles Galeries. La Direction lui demanda de créer et de prendre en compte ce nouveau service.

Il nous livre ses souvenirs sur le BUREAU de NOMENCLATURES ou BDN

" Nous contrôlions l’envoi des bordereaux de saisie du fichier articles en provenance des acheteurs ( Pour les créations d'articles), et au retour, nous classions les fiches signalétiques et nous portions, celles destinées aux rayons, au service courrier.   Pour ces classements, j’avais commandé et distribué une centaine de classeurs non seulement aux secrétariats de rayons de Rivoli mais aussi dans tous les bureaux d’achats des magasins.

Sur instruction de la Direction, il m’avait été demandé de mettre en place le principe du réassort automatique, principe qui consistait à rééditer automatiquement un réassort dans le cas où la quantité demandée par le rayon n’avait pas été fournie par la réserve, intégralement ou partiellement.

 C’était à mon avis mettre en place une machine infernale car j’avais constaté que les magasins sans connaissance de la réalité du stock, envoyaient des réassorts à l’aveugle. S’ajoutait, qu’informés d’un arrivage en réserve, certains siphonnaient la totalité du stock au détriment du petit copain qui passait derrière."

   (Est-ce possible ?🤣 et oui, à l'époque, c'était de bonne guerre!)

 "Malgré mes observations, j’ai reçu l’ordre de mettre la machine infernale en marche. Ce que je fis.

Après son passage en réserve, chaque réassort saisi par l’informatique pour débiter le rayon de la quantité fournie, générait un nouveau ORO  pour les lignes qui n’avaient pas été fournies intégralement par les réserves.  

 Chaque réassorti pouvait  ainsi générer des dizaines d’autres à l’image de ce pauvre Mickey dans l’Apprenti Sorcier, la musique de Paul Ducas en moins. L’informatique s’était transformée en une grande imprimerie avec un centre de tri rapidement débordé.

L’affaire dura une quinzaine de jours jusqu’à ce que j’entraine mon supérieur hiérarchique dans les couloirs de l’informatique pour constater l’encombrement de ses couloirs de cartons prêts à la distribution et bloqués depuis 2 jours sur ma demande pour faire impression (mot pris dans tout son sens). C’est mon ami Gérard de C. qui me remplaça un peu plus tard... "

Vue du 6 e étage sur l'arrière de l'Hôtel de ville

Sélection d’un reportage d’Antoine Eminian où nous revivons parfaitement le travail et l’ambiance de ce bureau.

Le " Service des Stocks " dirigé par Gérard de C…..  était divisé en deux entités distinctes, le Contrôle Factures et le BDN.

Revenons un instant sur le Contrôle Factures, archétype du service administratif d’une époque totalement oubliée de nos jours et qui ne connaissait pas l’informatique.

C’est quand je me remémore d’avoir connu ces temps d’avant l’informatique – comme on dirait avant JC – que je mesure combien j’ai vieilli et comme le temps est passé à une vitesse hallucinante.

Cette entité était dirigée par Mme V qui régnait sur une population d’une trentaine de jeunes femmes, chargées de vérifier la conformité des factures reçues.

Le travail était entièrement fait à la main bien entendu, les calculs effectués avec d’antiques calculatrices mécaniques en métal vert, à manivelle !

L’implantation des bureaux me rappelait mes salles de classe encore récentes dans mon esprit, Mme V, petite femme lunettée et sévère à son bureau, face à quatre rangées de bureaux regroupés par deux et les uns derrière les autres.

Juste devant elle, ses trois adjointes, femmes de sa génération, Mme H…. agitée de tics nerveux et toujours en suées, Mme M…., chignon gris, toujours souriante et agréable et une autre dame, Mireille dont l’expression favorite et gouailleuse quand elle avait un problème ardu à résoudre, était d’avoir à « démêler des queues de singes » qui ne manquait pas de faire rire toute la salle ! Comme à l’école, Mme V devait ramener le calme par des « Mesdames ! Mesdames ! », qui en général calmait les ardeurs buissonnières

Lorsque j’ai intégré, le BDN, mot mystérieux sonnant comme KGB ou SDN, signifiant tout simplement Bureau Des Nomenclatures, car figurez-vous qu’entre-temps, un service informatique venait de voir le jour au BHV.

Si l’informatique est sensée réduire les éditions de papiers, pour être franc, tout au long de ma carrière j’ai souvent entendu ce credo mais rarement vu ses applications, et des papiers, en cette période pionnière il y en avait !

 Nous ne faisions que ça, trier et distribuer des tonnes de documents édités par l’informatique. La nomenclature articles, quelle affaire !

 Chaque article, codifié et complété de ses attributs, libellés et prix, était édité sur une fiche de papier regroupant six articles par page, page de format paysage 30x10cm (grosso modo) perforée.

Ces documents édités en double exemplaire nous parvenaient par le courrier interne, un exemplaire devait être distribué aux rayons, un autre restait en notre possession et nous devions le ranger dans les classeurs prévus pour. Notre service archivait donc, l’ensemble de la nomenclature, des milliers de pages qui devaient être échangées à chaque création, modification, suppression d’un article par l’Acheteur, c'est-à-dire chaque jour !

Un boulot de dingue qui dans la pratique ne servait pas à grand-chose, car si chez nous certains s’appliquaient à classer méthodiquement ces fiches, d’autres s’en moquaient totalement, auxquels s’ajoutaient les erreurs bien pardonnables, ce qui aboutissait à un archivage peu fiable auquel nous n’avions jamais recours, par ailleurs.

Autres documents, les ORO ou Ordre de Réassort Orange.

Un document édité sur du papier orange, of course, dont chaque feuille avait une souche carbonée, qui servait au magasin à formuler sa demande de marchandise auprès de l’entrepôt.

Sur les feuilles, la liste des articles du rayon, on y inscrivait la quantité demandée et les exemplaires accompagnaient la camelote en transit. Là encore, des cartons pleins de papiers, que nous distribuions aux rayons, avec notre petit chariot qu’on promenait dans les couloirs du septième étage, jusqu’aux cases du courrier situées dans les bureaux des Chefs de groupe.

 Après notre passage, les cases débordaient de toute part et les secrétaires montées des rayons pour ramasser leur courrier, faisaient des tronches d’enterrement devant ces charges qu’elles devaient rapatrier dans leurs locaux.

 Le bruit de notre chariot dans le couloir, doit être resté dans la mémoire des témoins de l’époque. Cette tâche de tri, pénible et sans intérêt n’était qu’une partie de mon boulot, heureusement!   

vue du 6e étage sur Saint Gervais, Saint Protais

 

Mais comment se passait l'encaissement ?

Et maintenant, Georges Ehleringer, est venu nous éclairer sur l’encaissement de l’époque :

"Dans les années 60  et ceux jusqu’en 1977...

Ce sont les vendeurs/euses qui enregistraient les ventes sur une machine enregistreuse. Chaque vendeur/euse avait sa propre machine, un ticket en deux parties était édité, ce ticket était d’une couleur spécifique à son rayon.

Le client présentait ce ticket à la caissière qui validait le paiement à l’aide d’une perforeuse «  les perforeuses avaient un n° à trois chiffres spécifique pour chaque caissière».

La caissière remettait la moitié du ticket au client qui le redonnait au vendeur/euse en échange de la marchandise. L’autre moitié était conservée en caisse.

Lorsque la caissière rassemblait ses éléments de la journée dans son sac de caisse, avec les espèces, se trouvaient l’enveloppe avec les chèques et les feuillets Carte Bleue qui avait été créé par une machine surnommé «  le fer à repasser »

La recette de la caissière était vérifiée en caisse centrale par le rapprochement des paiements et du montant des tickets.

La recette vendeur était calculée grâce à la relève machine et le rapprochement des tickets, c’était le contrôle des ventes qui effectuait ces taches.

Le rapprochement des recettes caisse et des recettes vendeurs était fait au service comptabilité : Le bureau du Contrôle, qui se trouvait au 14 rue du Temple, dirigeait par Monsieur Q.

Le client n’avait aucun reçu, c’était le sac BHV qui justifiait le paiement.

Il arrivait que des petits malins imitent la perforation du ticket, ils se servaient d’un ticket normalement perforé et à l’aide d’une aiguille reproduisaient la perforation. Si le vendeur n’était pas attentif « cette imitation était souvent grossière », il remettait à tort, la marchandise non acquittée. 

(Il faut dire que les inspecteurs "La Spéciale" étaient leur surnom, arrêtaient souvent des clients malveillants)

Les ventes flash nécessitaient une organisation spéciale : les caisses enregistreuses ne savaient pas calculer une remise,

Le contrôle des ventes installait dans le rayon concerné des rouleaux de tickets de couleur rose, ce qui indiquait aux caissières que celui-ci bénéficiait d’une remise qu’elle calculait manuellement.

Voilà le BHV d'hier !.... Merci à tous ceux qui participent à ces souvenirs!

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°90 l'année 1966

5 Mai 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar

Politique :

 En mars 1966 La France se retire de l’OTAN

Du 20 juin au 1er juillet 1966, le général de Gaulle accomplit un voyage officiel en URSS. Il rencontre le Président Nicolas Podgorny. Il soulignera l'importance de l'amitié franco-russe pour le devenir de l'Europe et l'équilibre du monde entier.

L’importance de cette rencontre réside dans les circonstances du moment.

- Elle suit de près, la décision française de quitter l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et de faire partir de France toutes les bases et installations militaires de cette Organisation.

- Un autre fait est le refroidissement des rapports soviéto-américains survenu à la suite de l’intervention militaire des Etats-Unis au Vietnam.

- Depuis le retrait des fusées soviétiques de Cuba, les USA et l’URSS se sont rendu compte de l’intérêt à éviter un conflit armé (Nucléaire)

- En ce qui concerne le règlement du conflit de la guerre du Viet-Nam, la position de la France est assez proche de celle de l’U.R.S.S ; les deux pays souhaitent voir la paix se rétablir au plus tôt au Vietnam par un accord entre tous les intéressés.

BHV :

Une seule exposition  du 23 octobre au 13 novembre pour la 2e fois sur la Chine.

Sur 1000 m² avec un CA de 1 428 000 et une superbe contribution de 313 000 NF.

Fin des travaux de surélévation du magasin de Rivoli libérant 5400 m² de surface de vente complémentaire.

Et voici donc la nouvelle façade achevée !

 

Nous parlerons dans un prochain chapitre 1966/1967 du développement de services du BHV.

Grands magasins : la Samaritaine se lance dans la VPC, on y trouve tout... mais le magasin commence à décliner ; C’est la plus grande surface de Paris. On y compte 80 rayons 

Le magasin du Louvre est en grandes difficultés ! Il ne s’est pas redressé après la guerre.

Nouveautés :

Couteau électrique Moulinex 1966 puis modernisé !dans les années 70 le modèle SEB.

 

1 ère rôtissoire Moulinex et beaucoup de publicité Chez Moulinex

Sortie par Miele du premier sèche-linge électronique d’Europe. (Le premier fut conçu aux USA en 1938, mais ne connut jamais le développement des électroniques.)

 

Médecine :

On vaccine DTPC

(Diphtérie, tétanos, polio, Coqueluche)

Le médecin de famille est une personne très considérée.

La médecine progresse à grands pas ; on voit de grandes avancées chirurgicale, en particulier : la prothèse de hanche. On opère le cœur, mais il faut attendre décembre 1967 pour voir la première transplantation cardiaque.

 

Radio Luxembourg devient RTL rebaptisée par son patron Jean Prouvost, le ton est rajeuni.

 

 

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