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Le blog du Réseau Bazar BHV

france 5 centre

Nos belles région : Visite dans l'Aveyron : Brousse le Château, par Evelyne

16 Juillet 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Randonnée-Week-end, #France 5 Centre

Ce petit coin de France aux carrefours de l’Auvergne et de l’Aubrac cachent une multitude de châteaux perchés et de villages classés : les plus beaux de France !

Grace à Evelyne et Marc B. Découvrons ce magnifique reportage !

Un petit tour en Aveyron fin mai Notre séjour commence par la visite de Brousse le Château situé entre Albi et Millau. Au cœur de cette vallée sauvage, découvrez ce paysage bucolique.

Ce village fut protégé par son château qui le domine du haut de son éperon rocheux depuis le moyen-âge.

Cette forteresse militaire après avoir appartenu aux comtes de Rouergue, de Toulouse puis de Rodez, devient la propriété de la famille d'Arpajon pendant près de 500 ans.

Au XV ème siècle,  il perd sa vocation défensive et devient alors résidence. En 1839, la commune en fait l'acquisition et y installe le presbytère de la paroisse.

L'accès par le vieux pont de 1366 franchissant l'Alrance

Le site est toujours géré par la commune avec le soutien de bénévoles qui en assurent l'entretien.

 

La petite église de style ogival datant du XVème siècle, dédiée à St Jacques le Majeur, flanquée d’un cimetière et d’un oratoire, et de superbes fresques.

 

 

Nos belles région : Visite dans l'Aveyron : Brousse le Château, par Evelyne
Nos belles région : Visite dans l'Aveyron : Brousse le Château, par Evelyne

Ci-dessus les jardins intérieurs du château et la construction du logis seigneurial qui s'étale de la Renaissance jusqu'au XVIII ème siècle

Merci Evelyne pour ces superbes photos et ce reportage !

CD

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Le château de Bouges, une élégante « folie » du XVIIIè siècle. par Martine Mallein 2/2

22 Avril 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre, #BHV d'hier

Nous retrouvons ce reportage de Martine sur le château de Bouges ayant appartenu au grand directeur du BHV, Henri Viguier. Merci Martine et Gérard.

Les époux Viguier vont décorer et remeubler le château jusqu’en 1967. Ils vont chercher toujours à améliorer son confort en installant l’électricité et le chauffage central.

 

Chacune des 7 chambres va être dotée d’une salle de bains ou d’un cabinet de toilette avec l’eau courante.

 

Renée Viguier va multiplier les acquisitions de boiseries et de meubles.

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Le grand salon

Ils achètent un mobilier de qualité, relevant de la production courante des grands ébénistes parisiens. Parmi les pièces remarquables de mobilier, on peut citer notamment une table de jeu avec aux quatre coins des « oreilles » pour disposer des chandeliers et des bouteilles pour se rafraîchir.

Salle à manger

La table de la salle à manger dispose de 12 pieds et de 16 allonges, permettant ainsi d’accueillir 30 invités. Dans la chambre d’Henri Viguier, un chiffonnier comporte 10 tiroirs, un par jour… à l’époque Révolutionnaire !

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Chambre d'amis
H Viguier à la chasse

Passionné de photographies, grand amateur de chasse, Henri Viguier est membre de la Société des Courses de Châteauroux et président du Cercle de l’Etrier. Il possède sa propre écurie, à casaque bleu et jonquille. De luxueux équipages sont remisés dans les communs, ainsi qu’une exposition de harnais, de pièces de sellerie. N’oublions pas que Henri Viguier organise des chasses réputées. Un musée de voitures hippomobiles complète cet ensemble. Il sera maire de la petite ville jusqu’à son décès.

En 1944, le domaine fait l’objet d’une demande de réquisition par les autorités allemandes, mais grâce à Michel Ranjard, architecte en chef des Monuments historiques, une exemption est obtenue pour le château.

En mai 1966, Renée Viguier décède. Henri Viguier, sans héritier direct, lègue son domaine à la Caisse nationale des Monuments historiques et des Sites, classé depuis 2001. Il disparaît[1], âgé de 89 ans, le 22 août 1967. Son testament précise que les revenus du domaine sont destinés à assurer l’entretien et la restauration du château, des communs et du parc.

 

[1] Georges Lillaz prendra sa succession en tant que PDG du BHV jusqu’en 1968.

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Le château de Bouges, une élégante « folie » du XVIIIè siècle. par Martine Mallein 1/2

15 Avril 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre, #BHV d'hier

Parler du château de Bouges n'est pas un hasard! Voici un moment que des articles sont édités sur le BHV à travers l'histoire , l'histoire du commerce et la vie des Français.

Un homme s'est distingué au BHV :  Monsieur Henri Viguier, qui a succédé en 1900, à  Xavier Ruel . Henri Viguier  était propriétaire d'un château.... 

Merci Martine pour ce reportage qui passera en 2 fois .

A une cinquantaine de km au sud de Bourges, on découvre Bouges-le-Château, (département de l’Indre) petite ville située au cœur de la Champagne berrichonne. Géologiquement cette région est un vaste et morne plateau faiblement ondulé, où domine à perte de vue la monoculture céréalière.

C’est là qu’Henri Viguier[1] (1877-1967), propriétaire du grand magasin, le Bazar de l’Hôtel de Ville, au XXè siècle, et son épouse Renée[2] se portèrent acquéreurs en 1917 d’un petit bijou berrichon, en pierre blanche de Villentrois, de style néo-classique, le château de Bouges, dont on dit qu’il fut inspiré par l’architecture du petit Trianon de Versailles. Il est qualifié de « folie », nom venant du latin folia (feuille) employé depuis le Moyen-Age pour désigner une demeure luxueuse où des gens fortunés, aristocrates ou non, recevaient.

 

Le château de Bouges a été attribué sans preuve à Ange-Jacques Gabriel sur la foi d'une approximative similitude avec le Petit Trianon de Versailles bâti par le célèbre architecte entre 1762 et 1768 soit exactement à la même époque, ce qui suffit à rendre cette attribution hautement improbable. Elle est aujourd'hui récusée par tous les auteurs.

Extérieurement, le château est une construction de plan rectangulaire comprenant neuf travées sur les grandes façades et cinq travées sur les façades latérales. Les façades principales ouvrent l'une sur la cour d'honneur et l'autre sur la grande perspective du "tapis vert". Un fronton triangulaire décore la façade côté jardin sous lequel figure un grand balcon au ler étage sur lequel s’ouvrent trois baies.

Autour de la ravissante demeure s’étend un magnifique jardin arboré de 80 ha, dessiné et restauré par les architectes-paysagistes Henri (1841-1902) et Achille Duchêne (1866-1947), agrémenté d’un étang et d’un généreux jardin de fleurs qui, cueillies, viennent décorer toutes les pièces de la maison.

Les serres recevant des plantes rares ou exotiques, complètent ce jardin, labellisé « jardin remarquable ».

 

 
Le château de Bouges, une élégante « folie » du XVIIIè siècle. par Martine Mallein 1/2Le château de Bouges, une élégante « folie » du XVIIIè siècle. par Martine Mallein 1/2

A l’emplacement d’une ancienne maison-forte, Charles-François Leblanc de Marnaval, maître de forges et directeur de la Manufacture royale de draps de Châteauroux y fit construire dans les années 1760 le château actuel. Il en resta propriétaire jusqu’en 1781. Plusieurs propriétaires se succédèrent dont Charles-Maurice de Talleyrand de 1818 à 1826. Ce dernier le mit à la disposition de l’épouse de son neveu, la duchesse Dorothée de Dino. La propriété des Viguier acquise en 1917 était vidée de tout son mobilier et de ses décorations[3].

En pénétrant à l’intérieur de la demeure, on est frappé par l'ingéniosité de son organisation intérieure en triple profondeur qui ménage une ouverture maximale sur l'extérieur. La création, très probablement à la fin du XIXe siècle d'une verrière éclairée par un lanterneau au-dessus du vide central, a introduit un axe lumineux très original en tirant un intéressant parti de la disposition d'origine.

 

[1] Petit-fils de Xavier Ruel, fondateur du BHV.

[2] Marie-Claire, Renée Normant est issue d’une riche famille de drapiers de Romorantin qui va fournir le drap bleu des uniformes de l’armée.

[3] En raison de la succession difficile du précédent propriétaire, Henri Dufour. Sa veuve qui vit à Biarritz fait enlever toutes les tapisseries de la salle à manger et les dessus-de porte, des trumeaux  façon du peintre à la Boucher .

A suivre...

CD

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Noel en France : 9 Région Centre, Val de Loire Bourgogne

31 Décembre 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Fêtes ou Saisons, #France 5 Centre

Avallon dans l'Yonne en Bourgogne Franche-Comté... Jolie petite ville à découvrir!

Michel Mathieu nous a fait parvenir de superbes photos.

Il vous souhaite une excellente année 2021 !

 

Noel en France : 9 Région  Centre, Val de Loire Bourgogne

Continuons notre escapade.... Pour retrouver Gérard et Martine Mallein dans le Berry... bien sûr !...

Lors d'un passage à Bourges dans le Cher, ils ont photographiés la Cathédrale Saint Etienne, datant de la fin du XIIe siècle, début de l'ére gothique. On y retrouve des similitudes avec Notre Dame de Paris.

Nous retrouverons Martine qui vous parlera de son nouveau livre, courant Janvier...

En attendant, ils vous adressent leurs meilleurs voeux, plein d'espoir !

 

Noel en France : 9 Région  Centre, Val de Loire Bourgogne

Toujours aussi sympathique ce tour de France "Réseau BHV", merci Michel, Martine et Gérard.

CD

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Flânerie en Boischaut avec George Sand…de Nohant à Cluis

14 Décembre 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #France 5 Centre

Cette invitation à une belle promenade nous est proposée par Martine Mallein. C'est sublime, on a tous envie de découvrir ce Berry historique et enchanteur que Gérard et toi aimaient tant! Merci Martine.

Dans les pas de George Sand, nous vous invitons à une promenade sur les terres du Boischaut méridional, au-delà de la Champagne-Berrichonne, là où les collines sont délimitées par de riantes  haies longues et sinueuses composées de grands arbres qui accentuent le paysage changeant et verdoyant du lieu, « distinct de toutes les régions environnantes » selon l’écrivaine.

Cette flânerie nous entraîne à sillonner les routes de l’Indre entre Nohant et la région de La Châtre et à pénétrer dans l’âme profonde de l’ancienne province du Berry, au XIIème siècle, là où la prestigieuse abbaye de Déols a dans sa dépendance tant de petites églises paroissiales romanes, là où l’illustre seigneur de Château-Raoul, Ebbes II de Déols possède dans sa mouvance une vingtaine de châtellenies auxquelles sont rattachés plus de cent fiefs.

George Sand a parcouru ces lieux médiévaux qu’elle a décrit dans son ouvrage la « Vallée Noire ». Le douzième siècle est à l’honneur dans tous ces lieux qu’elle a visités.

En partant de sa maison de Nohant-Vic, où se trouve la romantique petite église Sainte-Anne, puis près de là, l’église de Vic aux fresques uniques qui s'étendent merveilleusement sur le chœur et l'abside. Elle nous guide ensuite vers le château de Saint-Chartier « cette antique demeure des princes du Bas-Berry, d’où relevaient toutes les châtellenies de la Vallée noire, et que Philippe-Auguste disputa et reprit aux Anglais » puis à Neuvy Saint-Sépulchre qu’elle traverse pour se rendre en escapade à Gargilesse[1]. Elle y admire la basilique Saint-Etienne, dont la rotonde est construite sur le modèle du Saint-Sépulchre de Jérusalem. À l'intérieur, la voûte est soutenue par onze piliers aux chapiteaux historiés, symbolisant chacun un Apôtre (après le départ de Judas).

En 1257, Eudes de Déols, légat du pape, ramena de Terre Sainte dans une ampoule, trois gouttes du Précieux Sang du Christ ce qui donna lieu à un pèlerinage.

Nous reprenons notre balade à travers un labyrinthe de chemins verdoyants. Nous voici arrivés à Cluis, là où la Vallée Noire s’arrête selon l’auteure. C’était une halte régulière pour l’écrivaine qui y séjournait, reçue chez son ami le docteur Vergne, avant de regagner Gargilesse. Elle écrit que « du côté de Cluis, toutes les hauteurs sont boisées, c’est ce qui donne à nos lointains cette belle couleur bleue qui devient violette et quasi noire dans les jours orageux ».

Au Moyen-âge, Cluis comprenait deux fiefs différents : Cluis-dessous et Cluis-dessus, ne faisant qu’une commune, Cluis, à partir de 1767. L’histoire des deux fiefs au passé glorieux vaut la peine d’être contée.

Le monumental château de Cluis-dessous implanté sur un éperon rocheux domine la rivière la Bouzanne. Le chroniqueur Aimon le mentionne en 1001 ainsi que la chapelle castrale, car le donjon qui y est bâti occupe une position stratégique. Au XIIè siècle, le site est fortifié. La courtine, muraille reliant les 6 tours, est plus récente ainsi que le châtelet d’entrée, œuvre vraisemblable des Déols.

 

En 1152, après le remariage d’Aliénor d’Aquitaine avec le roi d’Angleterre, Henry II Plantagenêt, Ebbes de Déols enfermé dans sa forteresse de Cluis-Dessous choisit de rester fidèle à la duchesse. Son vassal, Garnier de Cluis, seigneur de Cluis-dessus ne l’entend pas de la même manière, il choisit le clan du roi de France, Louis VII. Ce dernier prend la décision de ravager les terres de Déols, il brûle La Châtre, Châteaumeillant et la plus grande partie du Château des Déols à Châteauroux. Par revanche, Ebbes II prend d’assaut le village de Cluis-dessus et le brûle entièrement.

Le conflit entre Ebbes II et Garnier n’est pas nouveau car ils s’opposent déjà depuis 1148 pour la fondation de l’abbaye de Varennes, située à quelques lieues de Cluis à Fougerolles. Ebbes fait remarquer  que c’est lui qui a fait venir des moines de l'abbaye de Vauluisant (Yonne)  pour fonder un monastère affilié à l'ordre de Cîteaux. L’autre lui répond qu’il a fait don de ses terres pour la future construction. Les deux hommes s’opposent pour déposer chacun, à leur nom, une plaque pour la fondation du bâtiment ecclésiastique. Le différend sera réglé brutalement par Henri II Plantagenêt qui mentionnera son propre nom sur la plaque de fondation de l’abbaye, érigée en abbaye royale en 1155.

Elle connaîtra deux siècles de prospérité. Aujourd’hui, très mutilée au cours des siècles, elle est devenue propriété privée.

George Sand termine son récit parlant de la Vallée Noire sur une note pessimiste : « chez nous, presque pas de châteaux, beaucoup de forteresses seigneuriales, mais en ruine, ouvertes à tous vents, et servant d’étables aux métayers, ou de pâturages aux chèvres insouciantes. »

Si à l’époque de George Sand, Prosper Mérimée a protégé bien des sites historiques comme Neuvy-Saint-Sépulchre, de nos jours, le Ministère de la Culture sauvegarde notre patrimoine historique ainsi que l’association Rempart, avec ses chantiers de bénévoles qui restaurent actuellement le château de Cluis.

Texte : Martine Mallein     Photos : Gérard Mallein                                              

Henrichemont : novembre2020    

Sources :  George Sand : Le Secrétaire intime — Mattea — La Vallée noire - Calmann Lévy, 1884.

Gaspard Thaumas de la Thaumassière : Histoire du Berry – 1863 – Imprimerie et Lithographie                   de A. Jollet fils – Bourges

 


[1] Un soir de juin 1857, après avoir parcouru des chemins à peine praticables avec son compagnon, Alexandre Manceau, George Sand découvrait le village de Gargilesse magnifiquement embrasé au soleil couchant. Ce fut un coup de cœur pour les amoureux. George acquérait alors promptement une maisonnette qui devint sa chaumière à Gargilesse.

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Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)

4 Novembre 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

2ème jour : Après-midi

Visite du Jardin de Barbirey sur Ouche, qualifié en Jardin Remarquable et son Château du XVII siècle

Parc Paysager de 8ha, arboré d’essences multiples, potager magnifique en terrasse avec son bassin gorgé de grenouilles, une intrus (vipère) qui dormait paisiblement au pied du séquoia de 6 m de circonférence.

Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)

Son labyrinthe de buis et la basse cour végétale en art Topiaire créés  par Mr Hubert Puzenat

Belle communion avec la nature dans ses atmosphères variées, verger, prairie naturelle, ses étangs….

jacqueline au milieu des arbres incroyables !

 

3ème jour : Après-midi

Visite du Cassissium à Nuit Saint Georges 

Créé en 1923,

visite guidée de la liquoristerie, la production qui permet de comprendre la fabrication des crèmes et des sirops de plus de 50 parfums de la Marque VEDRENNE, suivi de la dégustation des sirops et crèmes à 20°.

Nous avons découvert le MARCASSIN qui  est une liqueur de crème de Cassis et de Marc à déguster soit en digestif, soit au milieu d’un repas avec une boule de glace à la pomme, EXCELLENT !

Nous avons apprécié cette visite interactive sur sa culture et son histoire, nous y reviendrons si l’occasion se présente, les sirops sont vraiment excellents.

Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est (partie 2/2)

4ème jour :

Départ avec la Nostalgie de quitter les lieux.

Nous avons déjà réservé pour 2021 afin de pouvoir continuer notre périple, Randonnées dans les vignes, Meursault, le Château de Savigny  les Beaune  datant de 1340, avec ses 9 collections de voitures de course, aviation, motos, marines, tracteurs, spatial, matériel vinaire et viticole, de pompiers, aéroglisseur,  unique au monde....

un petit tour à la boutique Vedrenne au Centre-ville

un petit tour à la boutique Vedrenne au Centre-ville

superbes vignes

superbes vignes

Encore merci Jacqueline pour cette évasion...  Merci à ceux qui ont mis des commentaires ! et à bientôt !...

CD

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Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)

25 Octobre 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

La Bourgogne est bien connue pour ses vignobles, mais c’est aussi une région avec des paysages d’une grande diversité. On apprécie les trésors de l’Art Roman. Les abbayes de Cluny et de Cîteaux (X et XIIe siècle) sont des centres spirituels qui rayonnent encore, dans toute l’Europe.

Les villages et les cités de caractère (Dijon, Beaune) sont magnifiques. Grace à Jacqueline, nous découvrons un petit bout de cette Bourgogne : les côtes de Beaune. Nous serions ravis d’avoir d’autres articles complémentaires. Merci à  Jacqueline pour ce sympathique reportage.

Séjour dans notre magnifique Bourgogne de 3 nuits 4 jours en septembre 2020.

1er jour : Matin

Après 8 heures de route, pour nous mettre en conditions  nous avons trouvé un charmant endroit pour pique-niquer  au milieu des vignes à la chapelle Notre Dame du chemin à Ladoix, avec une partie romane et une partie gothique  datant de 1134.

Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)

Nous pouvions déjà nous mettre en conditions avant la visite des Caves Patriarches à Beaune prévue à 14h : 

Fondée par Jean-Baptiste Patriarche en 1780,  il s’installe dans le couvent de Dames de la Visitation en 1796 et crée l’un des plus importants négoces de vins de Bourgogne.

Ses caves font 5 kms de long sous la ville de Beaune.

Salle fermée à double tour interdite au public, renfermant des grands crus et des vins datant avant la 2ème guerre mondiale qui ont été cachés, emmurés,  lors de l’invasion des allemands à Beaune.

Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)

18h : Installation dans la chambre d’hôte, la passerelle de Corton, se situant face du Château Corton et au beau milieu des vignes.

Endroit magique, ce sont des Francs Comtois qui ont acheté ce magnifique coin de paradis, à des personnes âgées qui partaient et ne voulaient pas vendre au propriétaire du Château Corton, pour la bonne raison qu’ils voulaient que ça reste telle quel et non en faire du profit en plantant sur leur terrain des vignes Grand Crus.

 

Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)

Après-midi : Visite des Hospices de Beaune 

Place de Beaune

 

La cour des Hospices

La cour des Hospices

Dès que je suis rentrée dans la cour des Hospices de Beaune,  j’ai  ressenti  une émotion si grande que les larmes me sont montées aux yeux, admirative de tant de beauté.

 

Ce lieu est  chargé d’histoires et  j'ai repensé aussi tôt, à Louis de Funès dans la Grande Vadrouille!!!.

L’Hôtel-Dieu (Hospice de Beaune), fondé en 1443, par le chancelier des ducs de Bourgogne Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins,  a été bâti pour recevoir les malades et les déshérités.

Ce joyau de l’architecture gothique flamboyant illustre les liens étroits qui existaient entre la Bourgogne et la Flandre.

Ses toits polychromes et les ors du polyptyque du Jugement dernier, de Rogier Van Der Weyden ont fait sa renommée.

(j'ai repensé à la grande Vadrouille!)

(j'ai repensé à la grande Vadrouille!)

Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)
Voyage en Bourgogne par Jacqueline Apollonio notre ambassadrice sud-est. ( partie 1/ 2)

Dîner à Savigny les Beaunes : spécialités de Bourgogne :

 

Escargots de bourgogne, ragoût au Bourgogne, les œufs en Meurettes  accompagnés de 2 verres de Savigny les Beaune.

 

2ème jour : Matin 

Caves Bouchard Pères et Fils : trois cents ans d’Histoires Familiales

Visite des caves du Bouchard Père et Fils à Beaune : (l’histoire du « père Bouchard me fait penser au fondateur du BHV….) plus de 100 crus différents y sont vinifiés.

En 1731, Michel Bouchard, marchand d’étoffes originaire du Dauphiné, s’installe à Beaune et initie le commerce du vin avec son fils Joseph.

En 1775, Joseph Bouchard achète ses premières ouvrées de vignes à Volnay, amorçant ainsi la construction du domaine familial.

En 1820, Bernard Bouchard acquiert le Château de Beaune et aménage les galeries souterraines en cave de vieillissement.

En 1995, la famille Henriot succède à la famille Bouchard. Joseph Henriot prend les rênes de la maison Bouchard Pères et Fils et perpétue près de trois siècles de quête d’excellente.

Anecdote : « La Vigne de l’Enfant Jésus » est l’un des plus anciens et des plus prestigieux fleurons du Domaine : Native de Beaune, Marguerite Parigot, entrée très jeune au Carmel, devient Marguerite du Saint Sacrement en 1635. Dès l’âge de 12 ans, elle entrait en communion avec le fils de Dieu.

En décembre 1637, elle reçut de Jésus l’ordre de prier pour que le roi Louis XIII et son épouse  Anne d’Autriche aient enfin un dauphin, et elle prédit sa naissance prochaine. Neuf mois plus tard, naquit le futur Louis XIV.

En hommage à sa prédiction, Sœur Marguerite reçut une statuette en bois peint du Petit Roi de Grâce, et une vigne réputée, située en Beaune Grèves, fut offerte aux Carmélites. Cette vigne prit le nom de Vigne de l’Enfant Jésus.

La statuette qui avait été cachée pendant la révolution, ne retrouva sa place d’origine qu’en 1873, mais elle figure depuis toujours, sur l’étiquette de cette cuvée emblématique.

Nous finissons la visite par la dégustation de 6 vins et l’achat, (je n’ai pu m’en empêcher), d’une bouteille de Vigne de l’Enfant  Jésus.

Visite du Château Corton , superbe avec ses tuiles colorées vernissées.

Grand Cru de Bourgogne, vignobles de 7 ha surplombant les vignes d'Aloxe-Corton face à la chambre d’hôte .

 

A suivre.... Merci Jacqueline!

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Aliénor d'Aquitaine et son divorce de Louis VII par Martine Mallein Leguedois

10 Avril 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #France 5 Centre

Martine et Gérard vous souhaite un excellent weekend de Pâques, malgré le confinement.

Petit repas sans doute amélioré, pour ce dimanche Pascal, après avoir célébré, pour les Catholiques la messe célébrée en Eurovision sur France 2, à 11 h, suivie de la bénédiction Urbi et Orbi par le pape François à 12 h. 

Nous retrouvons donc ce récit historique d'Aliénor qui reprend le jour de Pâques...

LE DIVORCE DE LOUIS VII ET D’ALIENOR

Pâques, le 3 avril 1149 : adieu Jérusalem !

Le couple royal a rejoint le port de Saint-Jean d’Acre. Leurs nefs les attendent, mais ils ne partiront pas ensemble.

Ils rejoindront le Saint-Père qui les attend à Monte Cassino.

Le pape Eugène III (1145-1153), ancien moine cistercien, avait reçu de son ami, Bernard de Clairvaux, un courrier le félicitant pour son accession au trône de Saint-Pierre, soulignant qu’il devait être : « l’ami de l’époux, le tuteur de l’épouse, la règle du clergé, le maître d’école des ignorants, l’avocat des pauvres, l’espoir des malheureux… ».

C’est dans ce sens qu’il avait, avec une très grande sollicitude, reçu au Mont-Cassin, haut lieu de la Chrétienté, terre de Saint-Benoît, les deux époux lors de leur retour vers Paris. Il semblait les avoir réconciliés.

De retour en France, où l’abbé Suger (1081-1151) surnommé par Louis VII « le père la Patrie » avait pendant deux ans assuré la régence en absence du Capétien. Le couple royal reçut le meilleur accueil au Palais de l’ile de la Cité, en novembre 1149. L’abbé a cherché à rajeunir la vieille demeure pour répondre au désir d’Aliénor.

La princesse Alix de France naît en 1152, mais rien n’est gagné.

Suger ne veut pas entendre parler de ce divorce, mesurant les conséquences qu’une telle décision aurait sur le devenir du royaume franc, la reine récupérant alors tous les fiefs qu’elle avait apportés dans sa dot et annulant ainsi l'influence des Capétiens dans la France méridionale.

La partie occidentale du royaume, soit environ un tiers de sa superficie, allait être perdue!

 Il tente d'en dissuader le roi. Ce n'est qu'après la mort  de Suger en 1151 que Louis VII met son idée à exécution s’en rapportant à l’archevêque de Paris.

Il faut chercher à mieux comprendre le caractère de Louis pour expliquer sa décision.

D’une part, il est le deuxième fils de Louis VI et d'Adélaïde de Savoie.

-Il a reçu une sévère éducation religieuse, élevé dans le cloître de Notre-Dame de Paris.

-A la mort de son frère aîné, Philippe, en 1131, tué accidentellement dans les rues de Paris, après avoir été désarçonné de son cheval par un cochon traversant inopinément la chaussée, il est sacré immédiatement roi et couronné, à Reims, dès le 25 octobre 1131, par le pape Innocent II.

-Plus tard, en 1137, à la mort de son père, il sera couronné roi de France, à Bourges. Voulant asseoir l'autorité royale, il s’appuie principalement sur les évêques, ce qui faisait dire à Aliénor qu’elle avait épousé : un moine !

D’autre part, les folles rumeurs qui avaient couru sur un possible amour charnel entre Aliénor et son oncle, Raymond de Poitiers, largement diffusées par l’évêque, historien de la Croisade, particulière mauvaise langue, Guillaume de Tyr, n’ont pu qu’humilier profondément l’homme dans sa chair et l’homme pieux dans les principes religieux qu’on lui avait enseignés et par conséquent l’amener à cette idée d’annulation de son mariage.

21 mars 1152, le second concile de Beaugency

Le concile se déroule dans l’église abbatiale Notre-Dame, située tout à côté de l’austère château, dominant la Loire. Pourquoi ce lieu, il semblerait que Beaugency ait été spécialisé dans les problèmes matrimoniaux, cas du grand-père de Louis, Philippe ler.

Sous l’autorité suprême de l’archevêque de Bordeaux, le concile rassembla nombre d’évêques du royaume ainsi que les principaux barons du côté laïc, pour statuer sur le sort de ce mariage mal assorti.

Une faille avait été trouvée motivant la désunion, la consanguinité : l’arrière-grand-mère d’Aliénor, Audéarde de Bourgogne, était la petite-fille de Robert ler le Pieux, arrière-arrière-grand-père du roi (au 5e degré).

Le verdict décisif : l’indissolubilité du mariage résultait des réformes du pape Grégoire VII, pour la séparation des époux : « l’impedimentum cogniationis », c’est-à-dire l’empêchement de parenté permettant l’annulation du mariage.  

Intérieur
Le déambulatoire

 

Aliénor d'Aquitaine et son divorce de Louis VII par Martine Mallein Leguedois

Ci-dessus l’abbatiale, extérieur et intérieur. A l’intérieur une plaque commémorative du concile

 

Au moment de la délibération, Aliénor reste dans le sombre château de Beaugency, Ce n’est pas la grande flambée qui pétille dans la cheminée de la salle austère où la reine attend qui va réchauffer son âme glacée. Elle joue un moment important de sa vie.

Les 15 ans de mariage avec Louis vont être gommés, malgré les deux filles qu’ils ont eues. Apparemment son ambition, sa forte personnalité, l’ont conduite à cette décision finale. 

On vient lui annoncer la nouvelle, rapportée par Boucher, dans les Annales d’Aquitaine : « Ils en prirent la charge à grand regret car bien savaient que la chose serait fort déplaisante à la pauvre reine, laquelle incontinent qu’elle en fut par eux avertie tomba évanouie d’une chaise où elle était assise et fut plus de deux heures sans parler pouvoir pleurer ou desserrer les dents » (Château de Beaugency, donjon ci-contre).

Peut-on le croire, car l’ambitieuse duchesse savait dès lors qu’elle pouvait épouser rapidement Henri Plantagenêt, l’héritier du trône d’Angleterre.

Elle semble avoir quitté ses deux filles sans avoir montré un réel chagrin. Quant au roi qui lui reprochait de ne pas lui avoir donné un héritier mâle, de sa troisième épouse, Adèle de Champagne, il aura comme successeur, Philippe-Auguste en 1165.

Et maintenant, le Mariage, très vite avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre ! C’est une autre histoire.

Martine reviendra vers nous à l'automne pour la suite de cette belle histoire!

J'avoue que cette femme Aliénor m'interpelle . Depuis le Concile de Paris en 829, l'église interdit à un homme d'épouser une autre femme en dehors de la non consommation sexuelle du mariage.

Aliénor étonnante possède des pouvoirs étendus à l’égal d'un homme. Elle administre sa maison, ses domaines et ses terres. Elle participe avec d'autres femmes de son entourage aux croisades, comme guerrière, on la retrouve au Siège de St Jean d'Acre. Elle trouve le moyen de divorcer...

Elle va à l'encontre de l'image médiévale qu'on en imagine où la femme de la Chanson de Geste attend son amour chevaleresque, ôte l'armure de son chevalier, soigne ses plaies et s'occupe de la famille.

La réalité féminine d'Aliénor est surprenante, par les libertés qu'elle prend; Ne faudra-t'il pas attendre la révolution Française , pour parler de réforme du mariage et pour que la femme puisse jouir de ses biens propres.

Je suis étonnée de ne pas avoir trouvé Aliénor,  dans les deux tommes du Féminisme Français que mes collègues du rayon MN m'offrirent à un anniversaire...  pour me taquiner. ( Clin d’œil à Myriam, Martine, Raoul et Jean-Claude).

Joyeuses fêtes de Pâques!

Prenez bien soin de vous

 

Christine D

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Richelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP Franssens

6 Août 2017 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

Les Halles, c'est le centre économique de la ville. Charpente en châtaignier très bien conservée et quatre locaux attenants, dans lesquels vers 1727 étaient stockés des tonnes de sel car la région est totalement marécageuse.

Richelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP FranssensRichelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP Franssens

Les marchés étaient tenus 2 fois par semaine le lundi et le vendredi et se vendaient des étoffes, des grains des animaux, porcs, veaux...volailles. Des eaux de vie issues du pays et bien d'autres denrées.

Les 4 foires commerciales annuelles débutèrent au début du XVIIIème et à ce moment Richelieu, la ville, disposait d'un grand nombre de petits commerçants et artisans. Exemples : 10 menuisiers, 16 boulangers, 22 cordonniers, 6 maçons, 10 maréchaux, 6 selliers-bourreliers, 10 tisserands et dans un autre genre, 22 cabaretiers et hôteliers, notons 8 barbiers -à nouveau à la mode- sauf qu'ils étaient aussi perruquiers..... (D’après un document de 1750)

Richelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP FranssensRichelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP Franssens

Richelieu était une ville privilégiée du fait de son châtelain célèbre ; exemption de la « taille » et des « aides » de la « gabelle » qui est un impôt sur le sel. Tous ces privilèges rendent les villes voisines jalouses car ceux-ci lui apporte le rang de « bonne ville » comme Tours ou Angers et ce sont-elles, les voisines qui payent. De plus paysans et commerçants viennent élire domicile à Richelieu de façon à bénéficier des avantages. (On se croirait au XXIème S.).

Toujours par rapport au cardinal, sont ouvertes de nombreuses institutions civiles, religieuses et culturelles et en 1638, la ville est érigée au rang de cure sous le vocable de Notre Dame.

Saint Vincent de Paul a été chargé par le cardinal d'organiser la nouvelle paroisse. Des lazaristes sont venus à l'aide. En aide aux nécessiteux, une maison de charité, genre Hôpital, est mis en place, et les filles de Notre Dame implantées depuis 1648 sont aux soins.

Enfin, une imprimerie est implantée ainsi qu'une école destinée aux garçons de la noblesse. Celle-ci voit le jour en 1640 sous forme d'une « académie » à laquelle s'ajoute un collège royal. 30 professeurs et en 1641 la rentrée s'effectue avec 200 « gentilhommes étudiants ». Tout cela a fonctionné jusqu'à la révolution. C'est la place des religieuses qui regroupait ces établissements.

Richelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP FranssensRichelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP FranssensRichelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP Franssens

Je vous propose un "p'tit" tour au Musée du 1er étage de la Mairie avec quelques photos (discrètes ou impossibles) et ce avant de sortir par la porte de Chinon côté nord.

Richelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP Franssens
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Richelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP FranssensRichelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP Franssens

 

Nous venons de quitter cette ville intramuros par la porte de Chinon.

Il y a toujours autour de 2000 habitants et depuis les années 60, du XXème siècle, des constructions se sont élevées à l'extérieur de l'enceinte, autour du moulin à vent et du château d'eau.

A l'extérieur un stade municipal, une piscine de plein air, un gymnase, une maison de retraite et des nouveaux logements HLM.

Au sein de cette ville classée et protégée depuis 1960 puis de par la Loi Malraux de 1962, « secteur sauvegardé » en 1965 et uniquement pour l'intérieur des remparts. Il y a de nombreuses foires et animations mais surtout un « Espace Richelieu » en la Grande rue n°28, qui propose de présenter au public des films en 3D en virtuel, en reconstitution et appelé « Itinéraire d'un Homme, d'une Ville » ; Site inauguré par Frédéric Mitterrand en 2010.

 

 

Richelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP Franssens

Le petit train d'abord à vapeur, puis Diesel, puis supprimé en 2005 devrait être remis en service, sa gare n'attend que cela. Il faisait Richelieu-Chinon et permettait le transport de passagers mais aussi des marchandises et animaux. Il y a tant de choses à raconter sur ce site que l'on a du mal à arrêter.

Cette petite ville perdue au milieu de marais mérite votre visite et il y a un beau camping à portée de pas, des restaurants, des hébergements, un office du tourisme efficace place du marché.

Richelieu 3/3 : Une ville à ,la campagne par JP Franssens

Bibliographie : Laville de Richelieu et son château des origines à nos jours par Marie Pierre Terrien

Richelieu -petite histoire- de Fabrice Mauclair - Geste éditions-

Office de Tourisme du Pays de Richelieu/ - -www.tourisme-richelieu.com

 

Mille mercis Jean-Pierre, pour ce magnifique reportage. Chapeau!...

Soyez sympas! envoyez nous vos témoignages . Un lieu qui vous a plu en vacances. Quelques lignes et des photos  : Provence, Corse, Normandie, Bretagne.... 

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Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens

27 Juillet 2017 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 5 Centre

Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens

Entrons maintenant en cette cité idéale,

 

par la porte de Châtellerault- nord, face à la porte du parc avec au centre la statue du Cardinal et découvrons la structure l'urbanisme et l'architecture voulus par celui-ci.

 

Construite par Jacques Lemercier la ville est établie selon une symétrie, représentant la répartition des pouvoirs. La cité idéale de la Renaissance a trouvé une application dans la construction des places fortes militaires.

Vitry le François date de 1545 est divisé en 16 ilots par 6 rues qui se coupent à angle droit et tout cela autour d'une place du Marché.

BROUAGE, fondé vers 1550 est un carré à plan orthogonal, mais dépourvu de centre. Au début du XVIIème siècle ce type d'ordonnance se prolonge avec Charleville, décidé par le neveu d'Henri IV, un Gonzague, qui propose, en 1606, une ville entourée d'un rempart percé de 4 portes et deux axes principaux qui se coupent à angle droit.

 

Vont suivre en 1609 la création d'Henrichemont enfin, et ce qui nous concerne, RICHELIEU en 1631 qui comporte, comme vous pouvez le constater sur le plan ci-joint, une Grande Rue sud-nord de porte à porte et traversant deux places de noms, Marché et Religieuses.

 Cette bourgade forme un quadrilatère de 610 mètres x 390 mètres soit 24 hectares environ. Elle comporte 6 portes, 1 au sud, 1 au nord, 1 à l'ouest et 3 à l'est sur la rivière « le Mable »-Dont 1 seule visible et condamnée aujourd'hui. 

L'actuelle place du Marché se nommait place du Cardinal et la place des religieuses, place Louis XIII. L'artère principale grande rue, ex rue Royale fait le lien entre ces deux places et c'est sur son long que se sont élevés 28 Hôtels particuliers appartenant à des notables, proches de l'autorité et qui y logèrent peu. La Fontaine en 1663 a dit en y passant ;

«Ce sont des gens de finance e sont tous identiques du conseil, secrétaires d'état, attachées à ce Cardinal qui ont fait faire la plupart de ces bâtiments par complaisance ou pour lui faire la cour ».

Ces Hôtels sont identiques : larges de 20 mètres, cinq travées de fenêtres sur deux niveaux et toits en ardoise, percés de lucarnes. Murs en moellons enduits et les chaînages et croisées en pierres blanches. Un fronton avec armoiries et ouvertures sur rue et cour.

Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP FranssensRichelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens

Lors de notre visite nous avons pu entrer par les porches ouverts, car ces « hôtels » pour la plupart ne sont plus, particuliers et l'intérieur des cours a été exploité soit en habitation, soit en commerce assez rapidement dès la mort du cardinal en 1642. Une chapelle a été bâtie à l'intérieur de l'un d'eux et est ouverte à la pratique et son fronton indique « Reconnaissance-Gloire Louanges- à la très Sainte Trinité ».

Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens

Le château de Richelieu était intégré dans un cadre de verdure, où se mêlaient, le paysage, l’architecture et l'eau. L'eau était omniprésente. La rivière « le Mable » canalisée baignait les douves du château puis les douves de la ville avant de se jeter dans la Veude, puis dans la Vienne.

A la sortie du parc, un système d'écluses permettait de réguler le niveau des eaux du Mable, évitant ainsi les eaux stagnantes. Le Cardinal a fait amener l'eau de la fontaine de Bisseuil située à un demi-lieu de là. Grâce à un système ingénieux, de canalisations, cette eau potable traversait le parc avant d'être distribuée dans la ville, où elle alimentait cinq fontaines publiques. « Le droit à l'eau » qui lui a été reconnu est né avec la ville et il était inséparable d'elle.

Et pourtant la séparation parc et ville s'est effectuée en 1870. L'hydraulicien Bollée s'en est chargé.

Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP FranssensRichelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens

Richelieu veut pour sa ville nouvelle une église imposante pour montrer la grandeur de l’Eglise catholique. 40 mètres de long, deux imposants clochers, une façade à deux niveaux influence de l'Art Antique et de Santa Maria Novella de Florence. La nef est inspirée du Théâtre de Marcellus à Rome. Chœur baroque, l'édifice est consacré à la Vierge Marie.

Elle a été édifiée par Pierre Lemercier, frère de Jacques l'architecte et achevée en 1629.

Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
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Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens

L'orgue de « Notre Dame » a été mis en place et construit en 1853 par Louis Bonn, un facteur d'orgue bavarois immigré en France. Cet orgue est classé « Monument Historique » en 1991 et rénové en 1994. Il est dit ; que cet instrument est le seul du facteur d'orgue, Louis Bonn, à n'avoir jamais été modifié depuis sa construction.

Richelieu 2/3 ou La Cité idéale Renaissance par JP Franssens
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A suivre : RICHELIEU, une VILLE à la CAMPAGNE.

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