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Le blog du Réseau Bazar BHV

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Où en est-on au BHV ?

6 Août 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Peu de nouvelles actuellement en cet été caniculaire où même les clients n'iront pas au BHV pour se rafraichir !

Les relations entre l’exploitant du BHV Marais et son propriétaire, le fonds canadien Brookfield, se sont fortement dégradées six mois après le rachat des murs. Le conflit cristallise autour de la restitution et de la mise en conformité de la moitié des surfaces commerciales, dans un contexte de lourds impayés et de situation financière critique pour le grand magasin. 

Nous ne vous avions pas communiqué cet article de Libération qui est assez bien informé !...

Où en est-on au BHV ?

Discorde BHV Marais : pourquoi les relations s’enveniment entre l’exploitant et le nouveau propriétaire des murs

Publié le 22/07/2026 Libération par Ismérie Vergne

Six mois après le rachat du bâtiment par Brookfield, la confiance est rompue entre les deux partenaires, malgré un plan de relance présenté lundi par l’enseigne. La restitution, moyennant finances, de surfaces commerciales est au cœur de ce conflit.

Après s’être mis à dos une grosse centaine de marques, avoir perdu la confiance d’une bonne partie des salariés, avoir vu ses clients déserter les rayons, s’être attiré les foudres de la mairie de Paris avec le sulfureux partenariat avec Shein, avoir été lâché par ses partenaires financiers pour le rachat des murs, voilà que le BHV Marais voit aussi ses relations avec son nouveau bailleur, le fonds d’investissement canadien Brookfield, tourner au vinaigre.

Faute de liquidités suffisantes, la Société des grands magasins (SGM) de Frédéric Merlin, qui détenait depuis novembre 2023 le fonds de commerce de la prestigieuse enseigne de la rue de Rivoli (Paris IVe), avait dû renoncer à son projet de rachat des murs auprès des Galeries Lafayette, laissant fin janvier le champ libre à Brookfield. Avec un deal : le locataire doit restituer sous 12 à 15 mois au propriétaire la moitié des 40 000 m2 de surfaces commerciales en échange d’une indemnité de l’ordre de 12 millions d’euros, à laquelle s’ajouteraient, une fois le permis de construire délivré, 2 à 5 millions d’euros supplémentaires.

 Mais alors que la deadline court jusqu’au premier trimestre 2027, les surfaces sont «depuis mai libres et prêtes mais pas encore rendues» faute d’argent reçu, assure Karl-Stéphane Cottendin, ancien directeur général du BHV et lieutenant de Frédéric Merlin, auquel ce dernier, devenu un repoussoir en affaires, a cédé son magasin à la surprise générale mi-juin. Alors que les marchandises ont été rapatriées sur une moitié d’étage, les travaux n’ont toujours pas commencé. Et au locataire de renvoyer vertement la balle à Brookfield : «Le bailleur ne respecte pas ses engagements.»

 Mise en conformité des surfaces

 A moins que les torts ne soient inversés ? Le versement de la compensation est conditionné à une restitution des surfaces après leur mise en conformité. Mais depuis le rachat du BHV par la SGM en 2023, les rapports périodiques de maintenance n’ont pas été mis à jour et l’entretien effectué en dilettante.

En témoigne la détérioration du bâtiment depuis trois ans : escalators capricieux, ascenseurs en panne, climatisation qui lâche en pleine canicule, obligeant le magasin à fermer au public ses deux derniers étages, extincteurs automatiques à eau défaillants… D’après les informations de Libération, suite à une batterie de mises en demeure de l’inspection du travail, relayées par le propriétaire, plusieurs dizaines de rapports de vérification ont été dressés entre fin avril et début juin, faisant état de près de 300 réserves. L’un d’eux pointe «un fonctionnement défectueux du moteur de désenfumage» et «un débit d’extraction d’air insuffisant», sans statuer sur la dangerosité et la nécessité de fermer ou non le bâtiment.

Echaudés par plus d’1,5 million d’euros d’impayés accumulés, les prestataires ont, comme les marques, claqué la porte les uns après les autres. Le plus gros, Vinci, chargé notamment de la sécurité incendie, se retrouve avec une ardoise qui s’élève à plus d’un million d’euros. Même sort pour Kone, responsable des escalators, des ascenseurs et des monte-charges qui a plié bagage fin 2025. Côté sécurité, trois boîtes ont jeté l’éponge en trois ans. En novembre 2025, le tribunal des affaires économiques de Paris a condamné le BHV Marais à s’acquitter auprès de l’entreprise IPS de ses factures impayées liées à des contrats de sûreté et de gardiennage pour près de 800 000 euros.

De guerre lasse, Brookfield s’est résolu mi-juillet à entreprendre lui-même les travaux de mise en conformité du bâtiment, d’après les informations de Libération. Une remise en état chiffrée entre 1 et 2 millions d’euros, que la foncière a l’intention de déduire de l’indemnité attendue par le BHV.

 KarlStéphane Cottendin estime que la mise en conformité «n’est presque plus un sujet» et s’offusque de n’avoir pas récupéré d’argent «au titre de la libération des surfaces». Or, une avance de l’ordre de 5 à 6 millions d’euros a déjà été versée en février à son prédécesseur, Frédéric Merlin, qui est censé avoir transmis en même temps que la société, les contrats, dettes et actifs associés. «Ce n’est pas à un bailleur de financer la trésorerie de l’exploitant», grince une source proche du dossier. Le changement d’interlocuteur est loin d’avoir apaisé les relations entre les deux partenaires.

 «Plus de 10 millions d’euros de cadeau»

Mais le grand magasin, tenu à la gorge financièrement, a besoin de son bailleur et de ses avances pour maintenir la tête hors de l’eau. Il est pris en tenaille entre une dette colossale envers ses fournisseurs (chiffrée entre 50 et 100 millions d’euros), plus de 800 salaires à verser chaque mois rubis sur l’ongle et des charges d’exploitation exorbitantes. Le loyer annuel du BHV Rivoli s’élevait à 20 millions d’euros avant la ristourne accordée par Brookfield pour le ramener à environ 9 millions d’euros. Sans compter les six premiers mois de loyer gratis, soit «plus de 10 millions d’euros de cadeau qu’il a tendance à oublier», peste-t-on en coulisses. En juillet, le couperet du loyer est tombé sur un BHV exsangue, dont nombre d’observateurs estiment qu’il devrait être placé en cessation de paiements ce que dément Karl-Stéphane Cottendin. Appelé en début de mois, le loyer n’a à ce jour pas été versé.

 Du côté du BHV, on promet une renaissance, avec les 170 ans du magasin en octobre et Noël en ligne de mire. Dernière trouvaille pour tenter de séduire à nouveau les marques : faire une croix sur les commissions et leur assurer un paiement au jour le jour. Mais sans commission, comment faire rentrer de l’argent dans les caisses ? D’autant qu’aucune banque n’a voulu monter à bord du paquebot dirigé par un nouveau capitaine. Il n’y a que des coups à prendre dans ce dossier exposé et flottant.

 Le nouveau patron se raccroche alors aux signaux faibles d’un frémissement de relance du magasin évoquant «une réaction hyperpositive du marché» à l’annonce du changement de main. Sans chiffres à l’appui, il assure que l’activité de juin a été doublée par rapport au mois précédent «contre une hausse habituelle de + 20 % à cette période». Or d’après les informations communiquées en CSE mardi, elle s’élevait à 1,5 million d’euros en mai et 1,8 million en juin, soit une hausse similaire aux autres années. Le BHV continue pourtant de maintenir que l’augmentation était de + 100 %. Et de s’enorgueillir de l’arrivée de 37 anciennes ou nouvelles marques (Ligne Roset, Madura, Guy Degrenne, France Canapé…) et du retour du Slip français pour habiller les vendeurs et réaliser le merchandising.

Autre point de crispation entre le BHV et Brookfield : l’avenir de Shein.

Le locataire a claironné mettre à la porte la marque chinoise d’ultra fast-fashion qui occupe le sixième étage depuis novembre mais en réalité, c’est le propriétaire qui a imposé que le contrat avec l’enseigne, qui expire au printemps 2027, ne soit pas renouvelé. Si le BHV «travaille à un départ anticipé» de la plateforme asiatique, les négociations n’ont pas encore abouti car l’accord a été noué directement avec la SGM, société mère de Merlin, et non avec la société qu’il avait créée pour exploiter le BHV Marais.

Projets commerciaux incompatibles

Au-delà du désaccord sur l’application de leur contrat, le BHV et Brookfield peinent à concilier leurs projets commerciaux. Le premier tourne le dos au luxe et à l’ultra fast-fashion et rêve d’un grand magasin tourné vers la maison. Avec au sous-sol des rayons bricolage et une halle alimentaire qui accueillerait courant 2027 les métiers de bouche. Un rez-de-chaussée exploité en partie par l’enseigne d’électroménager Boulanger (sans que celle-ci ne soit au courant des modalités) et celle de loisirs créatifs Rougier & Plé auquel se grefferaient une librairie, un «pavillon made in France» et un drugstore. Puis des étages recentrés sur la mode féminine et l’équipement de la maison (arts de la table, mobilier, décoration, literie…). Derrière cette «rupture nette», une reprise presque trait pour trait du plan présenté par Frédéric Merlin fin 2025.

Le second veut monter un hôtel sur les deux derniers étages et ouvrir une salle de sport. Pour attirer la clientèle, il veut aussi intégrer au rez-de-chaussée des boutiques propres de marques internationales. Or, le BHV n’a pas du tout l’intention de céder à son bailleur un mètre carré du niveau qui donne sur la rue de Rivoli. Pourtant, la répartition des espaces fixée dans le bail prévoit qu’à terme le BHV n’exploite au rez-de-chaussée et aux deux premiers étages qu’un îlot au centre du bâtiment, laissant place tout autour à des boutiques sélectionnées par Brookfield.

 Peu dire que ce bras de fer engagé entre les deux partenaires n’augure rien de bon alors que les travaux menés par le propriétaire sur l’ensemble du bâtiment devraient s’étaler jusqu’en 2032 et que l’exploitant s’est fixé pour objectif «la rentabilité en 2028 avec un chiffre d’affaires de 165 à 170 millions d’euros». Le chiffre actuel du mois de juillet ne dépasse pas les 600 000 euros.

 

Un Article LIBE  précédent : avait décrit la situation suivante :

 

Le BHV Marais, est visé par une procédure judiciaire suite à une suspicion de cessation de paiements. Mi-juillet, l'inspection du travail a saisi le parquet de Paris pour signaler cette situation, sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale (obligation pour un agent public de signaler une infraction).

  • Contexte : Depuis plus d'un an, les dirigeants du BHV Marais sont régulièrement convoqués devant le tribunal des affaires économiques de Paris, poursuivis par des fournisseurs impayés.
  • Changement de direction : Frédéric Merlin a cédé l'entreprise mi-juin à Karl-Stéphane Cottendin (son ancien directeur général depuis avril 2025), tout en sécurisant sa propre holding, la Société des grands magasins.
  • Enjeu juridique : Si le passif dépasse l'actif disponible (cessation de paiements), le gérant a l'obligation légale de saisir lui-même le tribunal sous 45 jours pour demander un redressement judiciaire, sous peine d'interdiction de gérer.
  • Signes avant-coureurs : Un retard de paiement des salaires en février avait déjà alerté sur la fragilité financière de l'entreprise. Depuis, le magasin veille à payer ponctuellement ses quelque 800 employés.

L'enseigne devra donc présenter ses comptes pour éviter l'ouverture d'une procédure collective.

L'avenir nous le dira...

 

 

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Quand la Presse parle du BHV Suite au Communiqué de Presse:

23 Juillet 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Analyse des articles de presse :

La Lettre, le Figaro, LSA, le Parisien, Stratégie et Médiapart.

La lettre, journal Lyonnais, nous présente en bref :

un BHV confronté à une triple crise :

  1. Financière (dettes, loyers impayés, pertes).
  2. Technique (travaux de mise aux normes et maintenance).
  3. Juridique et relationnelle (conflits avec les bailleurs et risque de procédures).

L’article est très intéressant, si vous pouvez le découvrir sur internet.

Le BHV Marais traverse une période de fortes tensions financières. Son nouveau dirigeant, Karl-Stéphane Cottendin, doit faire face à d'importants impayés envers ses principaux bailleurs, Xavier Niel et Brookfield, qui s'inquiètent d'un risque de cessation de paiements. Entre loyers en retard, travaux de mise aux normes contestés et pertes financières, l'avenir du magasin reste incertain malgré un projet d'ouverture du capital aux salariés.

Le Figaro, tout comme le Parisien ou LSA, reste sur la confiance du communiqué du BHV, en bref :

Un mois après sa reprise par son équipe dirigeante, le BHV Marais lance un plan de relance centré sur son cœur de métier (maison, décoration, bricolage). Le magasin annonce le retour de 37 marques dès la rentrée, la réouverture du rez-de-chaussée avec de nouvelles enseignes, et la fin programmée du partenariat avec Shein. Malgré un différend financier avec son bailleur Brookfield, la direction assure que l'activité est sécurisée et mise sur un actionnariat salarié pour accompagner le redressement.

Le journal Stratégie  reste proche du communiqué :

Le BHV Marais lance son plan de relance

Un mois après sa reprise par son équipe dirigeante, le BHV Marais dévoile un plan de relance axé sur un retour à ses fondamentaux : la maison, le bricolage et la décoration. La direction confirme également la fin progressive du partenariat avec Shein.

Plusieurs marques, dont Ligne Roset, Cinna, Madura et Le Slip Français, prévoient leur retour dès la rentrée. Le rez-de-chaussée sera réaménagé avec l'arrivée de Boulanger et Rougier & Plé afin de dynamiser la fréquentation.

Malgré un différend financier avec le propriétaire des murs, la direction se veut rassurante et affirme que l'activité du magasin est assurée. Le BHV mise désormais sur ses 170 ans, célébrés en octobre, et sur les fêtes de fin d'année pour retrouver son dynamisme.

Médiapart reste plus sévère, mais il faut se rendre à l’évidence :

L'étau se resserre autour de la direction du BHV : ce qu'il faut retenir

  • Le parquet de Paris examine un signalement concernant une possible cessation des paiements du BHV.
  • Les ventes auraient chuté de 90 % en un an.
  • Les difficultés financières sont liées à d'importants retards de paiement envers les fournisseurs.
  • La cession du BHV à l'ancien numéro deux de l'entreprise soulève des interrogations.
  • Une procédure pour banqueroute reste une possibilité, mais aucune décision judiciaire n'a encore été prise.
  • L'avenir du BHV et de ses salariés demeure particulièrement incertain.

Une enquête judiciaire pourrait s'ouvrir

Le parquet de Paris a été alerté par l'inspection du travail, qui soupçonne le BHV d'être en état de cessation des paiements sans que cette situation ait été officiellement reconnue par sa direction. Cette alerte pourrait déboucher sur une procédure judiciaire une fois les conditions juridiques réunies.

Une situation financière très dégradée

Le BHV traverse une crise profonde. Depuis plusieurs années, de nombreux fournisseurs dénoncent des retards de paiement, voire des impayés, ce qui a entraîné le départ progressif de nombreuses enseignes. Résultat : les rayons se sont vidés et la fréquentation a fortement diminué.

Selon les informations rapportées, le chiffre d'affaires de juin 2026 aurait chuté de 90 % par rapport à juin 2025. Des dettes concerneraient également l'Urssaf, les services fiscaux et plusieurs prestataires.

Une cession du BHV qui suscite des interrogations

En juin 2026, l'ancien propriétaire Frédéric Merlin a cédé le fonds de commerce du BHV à son ancien directeur général, Karl-Stéphane Cottendin, accompagné de plusieurs cadres.

Cette opération est toutefois contestée. Certains y voient une manière de dissocier juridiquement l'ancien propriétaire des difficultés financières du groupe, alors que les nouveaux dirigeants assurent vouloir relancer l'activité grâce à un nouveau plan commercial et à un dispositif destiné à rassurer les fournisseurs.

Un risque de poursuites pour banqueroute

Si le BHV devait être placé en procédure collective et que la justice estimait que certaines fautes de gestion ont été commises, des poursuites pour banqueroute pourraient être envisagées contre les anciens ou actuels dirigeants. À ce stade, aucune mise en examen ni condamnation n'a été prononcée.

Quel avenir pour le BHV ?

L'avenir du grand magasin reste très incertain. Le fonds canadien Brookfield, propriétaire des murs du BHV, envisagerait d'importants travaux de rénovation avant une éventuelle revente. Pendant ce temps, les salariés, les fournisseurs et les commerçants restent dans l'attente d'une issue favorable.

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Communiqué de Presse du BHV du 20 juillet du BHV

22 Juillet 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Il s'agit d'une information du BHV, par un prochain article, nous analyserons les réactions de la Presse.

CD

L'équipe dirigeante du BHV annonce son plan commercial et dresse le bilan des 30 premiers jours.

Trente jours après la reprise du BHV, l'équipe dirigeante dresse un premier bilan et dévoile son plan commercial. Cette reprise a été accueillie favorablement par l'ensemble de l'écosystème du grand magasin — marques, fournisseurs, partenaires historiques, acteurs institutionnels et clients — et saluée par le marché. Autour d'un projet centré sur la maison, ambitieux sur l’offre et fidèle à l'ADN du BHV, la nouvelle direction engage la relance et prépare les quatre derniers mois de l'année, période clé pour la réussite du projet. Un écosystème remobilisé : marques et fournisseurs Près de quarante marques ont spontanément repris contact avec la nouvelle direction dès l'annonce de la reprise et des premiers contours du projet, dans lequel elles ont retrouvé le BHV et son ADN. Parmi elles, Le Slip Français a manifesté sa volonté de retravailler avec le grand magasin et va fabriquer les tee shirt Made In France pour le vestiaire des salariés du BHV. Cette fabrication accompagne le BHV dans sa volonté de valoriser une offre locale sur différentes familles de produits.  Parmi les marques phares qui reprennent au BHV, Ligne Roset, Cinna, le groupe DesignBestseller (Ferm Living, Hay, Vitra, HK Living…), Madura, Guy Degrenne, France Canapé, ou encore les peintures V33, et Garnier Thiébaut.  Le dialogue avec les fournisseurs a été pleinement rétabli.

La direction a personnellement reçu près de cinquante marques afin de définir des échéanciers et de construire les conditions d'un partenariat durable. La solution Payflow a permis de rétablir la confiance et de relancer l'activité dans des conditions saines.

I. Trente jours pour préparer un enjeu clé : les quatre derniers mois de l'année Une mobilisation immédiate La force du BHV, c'est son offre. L'ambition est claire : devenir le grand magasin de référence de la maison et de l'art de vivre à Paris, et rendre cette ambition immédiatement visible pour les clients. Il s'agit de retrouver le Bazar au sens noble du terme et l'ADN du BHV, autour d'un positionnement unique sur la maison, comme seul magasin du quotidien. Des partenaires et acteurs du secteur de nouveau engagés Plusieurs partenaires historiques, qui avaient interrompu les échanges ces derniers mois, ont renoué avec le magasin à la suite de l'annonce de la reprise : Alliance du Lin et du chanvre européens, Maison & Objets et Paris Design Week la Confédération des Arts de la Table, ainsi que d'autres acteurs majeurs de l'écosystème.  Des clients au rendez-vous La reprise a suscité un premier engouement, marqué par la curiosité et le retour d'anciens clients fidèles venus échanger avec les équipes et s'informer sur l'avenir du magasin. Entre mai et juin, le chiffre d'affaires a progressé de +100 %, contre une hausse habituelle d'environ +20 % à cette période. Ces premiers indicateurs sont regardés avec satisfaction, mais prudence — ils vont dans le sens de la relance.

Trois temps forts pour la fin d'année Paris Design Week —

du 10 au 27 septembre 2026. Le BHV sera de nouveau partenaire majeur de Paris Design Week et Maison & Objet pour cet évènement. L'ensemble du magasin vivra au rythme de l'événement. Les vitrines mettront à l'honneur des designers français et parisiens, en collaboration avec les curateurs de la Paris Design Week Factory et avec le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d'Art de la Ville de Paris, afin d'affirmer le soutien du magasin aux jeunes talents de la création française et parisienne. Le rez-dechaussée accueillera deux expositions majeures : l'une consacrée aux objets iconiques de l'art de vivre à la française : « Objets estampillés France », l'autre dédiée au design à impact, en collaboration avec l'APCI : « France Design Impact ». En partenariat avec la Ville de Paris, un espace permettra aux jeunes talents labellisés « Fabriqué à Paris » de présenter et vendre leurs créations. Enfin, un espace conçu avec la Confédération des Arts de la Table mettra en avant les jeunes créateurs du secteur, et des pièces uniques du designer Laurent Badier, partenaire historique et emblématique du BHV, pourront être personnalisées en exclusivité au BHV le temps de l’évènement.

Les 170 ans du BHV — octobre 2026. Cet anniversaire sera célébré autour du cœur de l'ADN du magasin : la maison, le bricolage et l’art de vivre. Une sélection de 170 produits iconiques vendus au BHV depuis sa création sera mise à l'honneur, accompagnée d'une exposition s'appuyant sur les archives du magasin pour raconter 170 ans d'histoire et d'innovation. Des collections capsules seront développées avec plusieurs marques emblématiques. Pensé comme une fête ponctuée de surprises, cet anniversaire s'adressera à tous, et tout particulièrement aux voisins et fidèles du magasin.

Noël — décembre 2026. Période déterminante pour la réussite de la relance, Noël renouera avec les traditions et les codes de la féerie. Le magasin proposera une expérience vivante et animée, offrant aux Parisiens un moment de partage et d'inspiration. Des vitrines dédiées aux enfants seront déployées et de nombreuses animations organisées dans les différents espaces. Des univers spécifiquement consacrés aux fêtes seront développés : sapins, décorations, art de la table, cuisine, cadeaux. II. Préparer le BHV de demain La direction présente le nouveau plan commercial du magasin, déployé dès cet automne et enrichi à partir du début de l'année 2027. Ce plan définit la nouvelle organisation commerciale du BHV et la vocation de chacun des étages.  Dès septembre, le rez-de-chaussée rouvrira avec un parcours client repensé, intégrant dès l’entrée du magasin des univers dédiés à la maison et la décoration, dans un esprit « Bazar » retrouvé, alliant inspiration, idées cadeaux, et savoir-faire français. Plus que jamais, le BHV doit (re) devenir le grand magasin du quotidien pour les petits et grands projets.  Boulanger et Rougier&plé, le spécialiste des arts créatifs s’installeront également au rez-de chaussée Le Bricolage reprendra sa place de choix au sous-sol avec une offre repensée pour tous les besoins des parisiens, et les halles alimentaires « Le grand Marché du Marais » s’installeront dans la continuité courant 2027, avec une offre de produits frais et d’artisans français.    La dominante maison et bien-être chez soi, sera le fil conducteur de l’ensemble des étages avec une sélection d’offre dédiée. Le BHV affirme toutefois son souhait de rester et conserver les codes du grand magasin multi univers, et à ce titre, conservera un étage (le 1er étage) dédié à la mode femme.  L’ensemble des autres étages seront consacrés à la maison, la décoration, le mobilier, les arts de la table, le culinaire, l’épicerie, le luminaire, linge de lit, literie et bagages, avec les marques incontournables et référentes de chaque univers mais aussi avec une curation spécifique sur chaque étage qui présentera, à l’arrivée de chaque niveau, les dernières tendances et innovations.  Un plan plus détaillé sera présenté d’ici la fin de l’année. 

III. Mobiliser et renforcer les équipes

Renforcement de la gouvernance : l'arrivée d'Éric Lovisolo La direction annonce le recrutement d'Éric Lovisolo, qui rejoint le COMEX du BHV. La nouvelle structure se dote ainsi d'un dirigeant expérimenté, chargé de sécuriser stratégiquement, financièrement et opérationnellement le plan de relance et de croissance. Il apporte une vision de transformation à long terme, nourrie notamment par ses expériences chez Celio et au Printemps. Ce recrutement illustre la volonté de s'entourer de profils de tout premier plan pour conduire un projet ambitieux, rigoureux et maîtrisé. Éric Lovisolo a exercé les fonctions de Directeur Général Administratif et Financier du groupe Printemps de 2008 à 2026. Il cumule plus de vingt ans d'expérience dans le retail et l'univers du luxe et est Vice-Président de la DFCG (Association nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion). Son arrivée renforce une équipe de direction déjà solide, dont plusieurs membres connaissent le magasin depuis plus de vingt ans. Elle confirme le caractère crédible, sérieux et maîtrisé du projet : un plan de relance construit, audité, accompagné par des experts de premier plan, bénéficiant d'un financement sécurisé et d'une trajectoire clairement définie vers le retour à la rentabilité. Un plan d'actionnariat salarié : 40 % du capital détenu par les équipes La direction annonce la mise en place d'un plan d'actionnariat salarié, présenté cette semaine aux représentants du personnel. Ce dispositif concerne l'ensemble des collaborateurs justifiant de plus d'un an d'ancienneté et prendra la forme d'une attribution d'actions gratuites. Il concrétise l'engagement pris dès l'annonce de la reprise : ouvrir une part significative du capital de la nouvelle structure à l'ensemble des salariés du BHV, des cadres dirigeants aux collaborateurs de terrain. À terme, 40 % du capital de la nouvelle structure sera détenu par les salariés. Ce niveau de participation, particulièrement élevé, place les équipes au cœur du projet de transformation et fait des collaborateurs des acteurs directs du succès et de la création de valeur du magasin. Cette décision prolonge la conviction portée par la direction depuis l'annonce de la reprise : les salariés constituent l'actif principal du BHV et doivent être pleinement associés à son avenir. Ce dispositif répond à une logique de mobilisation collective, de reconnaissance de l'effort et de partage de la création de valeur. En ouvrant largement le capital aux salariés, la direction souhaite faire de l'actionnariat salarié une réalité concrète plutôt qu'un simple symbole : reconnaître les efforts consentis, fédérer les collaborateurs autour d'un projet commun et leur permettre de bénéficier directement des fruits de la relance qu'ils contribuent à construire.

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Lu dans la Presse : Comment Frédéric Merlin s’est enfin débarrassé du boulet BHV Marais sans y laisser (trop) de plumes…

19 Juin 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

Comment Frédéric Merlin s’est enfin débarrassé du boulet BHV Marais sans y laisser (trop) de plumes…

Je découvre ce journal comme vous certainement!...et je partage cet article bien rédigé et intéressant à nos lecteurs du réseau.

La Minute Riches La Minute Riches est LE média qui vous parle des UltraRiches et de leurs affaires

juin 18, 2026 par Eric Tréguier

Depuis 170 ans, c’est une institution parisienne. Le BHV Marais va changer de mains pour la deuxième fois en trois ans. Et le schéma de cette vente est plus que surprenant.

Frédéric Merlin aura essayé. En rachetant le BHV en 2023, le jeune patron de la Société des Grands Magasins pensait reproduire sa recette : reprendre un actif en difficulté et le redresser. Sur le papier, l’affaire cochait toutes les cases. Dans les faits, elle s’est transformée en piège.

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Mécanique enrayée

Certes, le magasin est brièvement repassé dans le vert, mais la mécanique s’est vite enrayée, à cause d’impayés à répétition, qui ont entrainé le départ des marques et la chute de fréquentation. Au début de cette année, les ventes ont nettement piqué du nez, à des niveaux inédits, et le grand magasin, vidé de ses enseignes, est devenu « un repoussoir à clients ». Le BHV est passé du stade de vitrine d’un redressement à un cas d’école marketing et…à un foyer de pertes. Pire : il pompe une part disproportionnée des ressources d’un groupe de 19 centres commerciaux dont son PDG estime la valeur à un milliard d’euros et qui, par ailleurs, reste rentable.

Et c’est là que le sujet change de nature. Pour SGM, le BHV n’était plus un projet, c’était devenu un risque. Car le groupe de Frédéric Merlin repose sur un modèle simple : redresser des actifs sans compromettre l’équilibre global. Or avec le BHV Marais, tout a convergé dans le mauvais sens : pression de trésorerie, image dégradée, complexité politique et commerciale. Le coup de grâce a été porté par la perte des murs, finalement repris début 2026 par Brookfield après l’échec du financement monté par SGM, dans un contexte de taux élevés.

A partir de ce moment s’est alors posée la question de conserver l’exploitation. Frédéric Merlin l’a lui-même reconnu : il n’allait pas passer les prochaines années à se battre pour un actif qui mobilisait autant pour si peu. D’où la solution trouvée il y a quelques jours : vendre. Mais à qui? Un tel monument, avec un tel passif, en a effrayé plus d’un. Des fonds ont préféré laisser tomber. La solution? Laisser le management reprendre l’affaire, laisser ces quatre cadres déjà en place tenter l’impossible. Karl-Stéphane Cottendin, ex-directeur général du BHV et du groupe SGM (il va bien sur quitter ces fonctions),Valérie Chaleyssin, directrice marketing, Medy Ty, directeur artistique et Élodie Nho, la DRH, veulent recentrer le grand magasin “sur son cœur de métier historique : la maison, bricolage, décoration, mobilier, luminaire, culinaire, art de la table, linge de maison, loisirs créatifs, électroménager, literie, librairie, etc.”, selon un communiqué.

Questions stratégiques

Cela posera rapidement deux questions. Quid de Shein? Le sort de la marque de fast-fashion chinoise dont l’installation au BHV avait fait polémique semble être scellé : cette “expérimentation” était “une erreur stratégique”, a reconnu auprès de l’AFP Karl-Stéphane Cottendin, pour qui Shein sera “idéalement” parti d’ici à Noël. Et quid de Brookfield? Le Canadien est en effet propriétaire, depuis le début de l’année, des murs du BHV Marais et était censé récupérer plus de 60 % des locaux pour ses projets de redéveloppement, parmi lesquels un possible hôtel aux deux derniers étages (dont celui occupé par Shein). C’est désormais compromis. La mairie ne semble pas convaincue. Et la nouvelle direction veut renégocier le périmètre exact sur lequel sera déployé le nouveau concept.

Enfin, il y a le financement de cette transaction surprenante. Le 700 salariés vont se voir proposer de participer financièrement à la relance du magasin à travers, dit-on, un scop (une coopérative). Plus de 300 seraient intéressés, devrait-on nous annoncer la semaine prochaine. Un scénario qui séduit l’opinion, les pouvoirs publics… mais qui tient aussi du story-telling. Car les repreneurs salariés n’ont pas les capitaux nécessaires pour financer la reprise. Et ont encore moins l’accès au crédit bancaire. Les banques jugent en effet l’opération trop risquée, trop instable, trop exposée. Et avec l’explosion des taux d’intérêt depuis 2022, inutile d’imaginer une opération de refinancement plus sophistiquée, type LBO. Mais alors, si le montage classique (apport en cash + crédit bancaire) est devenu impossible, comment ont-ils pu conclure la transaction?

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Crédit Vendeur

Et bien, dans la situation présente, il ne reste qu’une seule voie : le crédit vendeur. Autrement dit, Frédéric Merlin a vendu son actif, mais a sans doute accepté d’en financer lui-même une partie. Mardi dernier, la SGM reconnaissait vendre “à prix négatif” le fonds de commerce du BHV Marais, institution parisienne depuis 170 ans. Une source proche du dossier interrogée par LMR l’a d’ailleurs confirmé : il a laissé “de l’argent dans le deal…” Et pas seulement les 15 millions d’euros réinjectés dans le magasin depuis sa reprise en 2023. Contacté par LMR, Frédéric Merlin n’a pour le moment pas donné suite à nos questions sur ce point. Et on le comprend. Trop embarrassant…

Dans ce type de situation, ce mécanisme du “crédit vendeur”, habituellement marginal, devient central. Il permet tout simplement au deal d’exister. Du reste, le montant de l’opération elle-même n’a pas dû être faramineux. Il ne s’agit que du transfert de l’exploitation d’un magasin de centre-ville, autrement dit d’un dinosaure du commerce physique. Et qui plus est, un magasin alourdi par le dossier Shein, et qui perd de l’argent… Alors, Frédéric Merlin a fait ce qu’il faut : il a même sans doute fait un chèque pour accompagner le plan de relance des repreneurs.

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Schéma pas classique

On n’est donc pas dans le schéma d’une vente classique, mais dans une sortie organisée, où le vendeur a accepté de perdre de l’argent et d’étaler son paiement pour se libérer d’un actif devenu trop lourd. Et il faut le reconnaître : ce calcul a du sens. Se couper le bras plutôt que de perdre tout. Et aujourd’hui, pour la SGM, abandonner le BHV, c’est sécuriser l’avenir de la SGM.

(La Minute Riches est LE média qui vous parle des UltraRiches et de leurs affaires. Une question, une suggestion ? Laissez-nous un message : laminuterichescontact@gmail.com)

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Mais qui est donc Karl Stéphane Cottendin

17 Juin 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

À la demande de plusieurs collègues, nous avons poursuivi nos recherches concernant l'homme d'affaires Karl Stéphane Cottendin, directeur du BHV et dirigeant de plusieurs sociétés.

Nos investigations nous ont permis de constater que M. Cottendin a créé une nouvelle société le 24 avril 2026, en complément de Kergence. Cette structure, dotée d'un capital social de 1 000 euros aussi, exerce l'activité mentionnée ci-dessous.

Dans la seconde partie de cet article, nous reviendrons également sur les éléments figurant dans

l'acte du 8 juin  2026 de cette nouvelle société, où apparaissent encore les soutiens de SGM et SGEM, ainsi que sur l'origine des apports réalisés.

Par ailleurs, il est intéressant de noter que

Kergence, la société chargée de la gestion du BHV, n'a été créée que le 9 juin 2026.

Ces différents éléments soulèvent plusieurs interrogations. Sont-elles fondées ? Chacun pourra se faire son opinion à la lecture des documents et informations présentés. L'avenir nous le dira.

Dirigeants et représentants de KSC ADVISORY Depuis le 24/04/2026

Activité de KSC ADVISORY

Activité principale déclarée :

La Société a pour objet, en France et à l'étranger : Conseil et assistance aux entreprises en affaires et gestion ; La détention et la gestion de participations dans d'autres sociétés et la fourniture de services administratifs et financiers à ces sociétés ; Location-bail de propriété intellectuelle et de produits similaires, à l'exception des œuvres soumises à copyright, incluant la mise à disposition de brevets et licences ; L'activité de marchand de biens, d'achat et vente de biens immobiliers ; Gestion et administration de portefeuilles d'investissement et de fonds financiers ; La prise, l'acquisition, l'exploitation ou la cession de toutes marques, de tous procédés et brevets, et plus largement de tout droit de propriété intellectuelle concernant ces activités ; La participation de la Société, par tous moyens, directement ou indirectement, à toutes opérations pouvant se rattacher à son objet par voie de création de sociétés nouvelles, d'apport, de souscription ou d'achat de titres ou droits sociaux, de fusion ou autrement, de création, d'acquisition, de location, de prise en location-gérance de tous fonds de commerce ou établissements ; Et plus généralement, toutes opérations de quelque nature qu'elle soit, se rattachant directement ou indirectement à l'objet social ou à tous objets similaires, connexes, complémentaires ou susceptibles d'en faciliter la réalisation ou l'extension.

Convention collective supposée :

Bureaux d'études techniques et sociétés de conseils - IDCC 1486

Informations juridiques de KSC ADVISORY

Forme juridique :

SAS, société par actions simplifiée

Capital social :

1 000,00 €

Les coulisses de KSC : Dans le rapport sur la valeur des apports,  du 8 juin, que vous pouvez télécharger complétement ci-dessous, vous pourrez lire les paragraphes sur les apports SGM commerce et SEGM BHV, dont je vous joins un passage pour que vous puissiez en prendre connaissance facilement...

A vous de vous faire votre avis !...

 

 

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Le BHV en effervescence, la Presse s'agite, mais que se passet'il ?

16 Juin 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Quand la Presse nous annonce le retour des fondamentaux du BHV , nous ne pouvons que nous réjouir !

1. Événement principal : changement de contrôle du BHV Paris

Le BHV Marais entre dans une nouvelle phase de son histoire. La Société des grands magasins (SGM), dirigée par Frédéric Merlin, cède le fonds de commerce du magasin parisien ainsi que celui de Parly 2 à Karl-Stéphane Cottendin, jusqu’ici directeur général du BHV et de la SGM.

Cette opération marque un retrait de Frédéric Merlin après une période marquée par plusieurs controverses et difficultés opérationnelles.

Le retrait de Shein constitue donc un signal fort : la nouvelle direction cherche à réaffirmer l'identité historique du BHV et à s'éloigner d'une logique de communication basée sur la polémique.

Un nouveau repreneur , dont le nom est connu au BHV K S Cottendin

2- La société KARGENCE vient d’être créée le11/06/2026

Nature de l’activité principale : Commerciale

Forme juridique : SASU, Société par actions simplifiée unipersonnelle

Capital social : 1000 EUR

Adresse du siège : 13-15 RUE DE LA VERRERIE 75004 Paris 4e Arrondissement FRANCE

Gestion et Direction:  COTTENDIN Karl-Stéphane Qualité : Président de SAS

Origine du fonds : Création

3- Un repositionnement centré sur le cœur de métier, c’est ce que tous les anciens du BHV pouvaient espérer et que nous avons évoqué dans nos précédents articles.

La stratégie annoncée repose sur un recentrage autour de l'univers de la maison :

Activités renforcées :

Bricolage ; Décoration ; Luminaires ; Arts de la table ; Cuisine- Ménage; Linge de maison ; Literie ; Loisirs créatifs.

Plus douteux : parapharmacie ; halle alimentaire. (Ce rayon qui a déjà existé au BHV a été source de perte)

4 - Enjeu principal

Le succès du plan dépendra moins du départ de Shein que de la capacité de la nouvelle direction à résoudre trois problèmes simultanément :

  1. Rétablir la confiance des fournisseurs et des marques.

Encore faut-il qu’ils soient payés dans un premier temps « au cul du camion ».

  1. Faire revenir les clients dans un magasin dont l'image s'est brouillée.

Retour à une communication abribus, métro et presse…

  1. Financer la transformation du BHV tout en absorbant les dettes accumulées.

On n’accueille pas les clients au BHV dans un magasin où les escalators et ascenseurs ne fonctionnent pas.

Le départ de Shein est donc avant tout un symbole ; la véritable difficulté sera de démontrer que le BHV peut redevenir un grand-magasin rentable et différencié dans un marché du commerce physique en pleine mutation.

Il est sûr que si Brookfield se portait garant, on pourrait tous croire à ce projet qui repose sur le fondement même du BHV.

5- Dimension sociale : recherche d'adhésion interne

La nouvelle Direction souhaite associer les salariés à la relance :

  • Possibilité d'entrer au capital de la société de reprise (Kargence) ;
  • Absence annoncée de plan social ;
  • Restaurer la confiance après plusieurs années d'incertitude.

Cette démarche vise à sécuriser l'engagement des équipes dans un contexte où les effectifs ont déjà fortement diminué. Il reste environ 700 personnes à ce jour dont la moitié sur le terrain.

Mais, a-t-on besoin d’une centrale d’achats pour un seul magasin ou deux avec Parly?

A l’époque glorieuse du BHV, l’acheteur-chef de rayon, créait ses produits, les commandait, décidait de ses publicités, participait à l’élaboration des campagnes publicitaires et le BHV fonctionnait à fond-la forme !

Nous souhaitons bonne chance à ce nouveau projet BHV.

Ci-dessous la Note de service, distribuée.

CD

 

 

Les 4 signataires en photo sur l'article LSA : Elodie Nho, Medy Ty, Valérie Chaleyssin et Karl-Stéphane Cottendin

 

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Lu dans la presse...Le JDD BHV : la déprime se répand dans les allées du grand magasin

15 Juin 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

Lu dans la presse...Le JDD  BHV : la déprime se répand dans les allées du grand magasin

L’article du JDD ci-dessous décrit le fort déclin du BHV Marais, malgré son maintien en activité et les promesses de transformation. Les rayons se vident, les équipements tombent en panne, les fournisseurs sont impayés et les clients désertent le magasin.

Les syndicats évoquent un effondrement du chiffre d’affaires, une réduction continue des effectifs et un climat social très dégradé. Officiellement, la direction parle d’un vaste projet de rénovation, mais de nombreux salariés et clients craignent désormais une fermeture à terme. Je vous laisse découvrir...

CD

Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)
Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)
Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)

Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)

BHV : la déprime se répand dans les allées du grand magasin

NAUFRAGE. Escalators en panne, rayons clairsemés, salariés désœuvrés, fournisseurs impayés… Le BHV reste ouvert, malgré la fermeture annoncée.

Le JDD : Louise Dugast 14/06/2026

Il y a encore quelques mois, la direction parlait de « réinvention ». Aujourd’hui, dans les allées du BHV Marais, le mot a perdu de sa superbe. On évoque davantage les travaux, la « réorganisation », parfois la « transition », voire la « réduction de surface ». Ce qui, dans le secteur des grands magasins, n’est pas vraiment rassurant.

Rue de Rivoli, l’établissement continue pourtant d’ouvrir ses portes comme si de rien n’était. Sauf qu’à l’intérieur, le bazar a des allures de morne plaine. Les corners se clairsement, les escalators tombent régulièrement en panne et les clients se font tellement rares que leur présence devient un sujet de conversation entre les vendeurs. À la caisse, une salariée tente une explication. « Il n’y a plus de produits parce qu’on est en rénovation », assure-t-elle avant d’évoquer la suite : un hôtel, un restaurant, « un peu comme la Samaritaine », à un horizon de « trois ou quatre ans ». Un grand projet porté par des investisseurs canadiens « qui ont de l’argent », mais dont on ne sait pas grand-chose.

1er étage (photos BB notre reporter Rézo-bazar)
1er étage (photos BB notre reporter Rézo-bazar)
1er étage (photos BB notre reporter Rézo-bazar)

1er étage (photos BB notre reporter Rézo-bazar)

Chez les clients, la dissolution est brutale. Une femme s’arrête devant un rayon à moitié vide : « Ça n’a rien à voir avec le BHV. C’est une déception. » Son amie est encore plus catégorique : « J’étais attachée à ce lieu. Là, ça ne remontera pas. Ça va fermer, c’est sûr. » Au rayon chaussures, une vendeuse dépitée s’épanche, les larmes aux yeux. « On ne sait pas ce qu’on va devenir. Mais on voit bien que ça ne va pas durer. On n’a pas reçu de marchandises depuis quatre mois. Tout se délite. » Quelques mètres plus loin, un autre salarié regarde les rares clients traverser l’étage sans s’arrêter : « On ne me demande plus aucun conseil, je ne sers plus à rien. Je suis spectateur de la chute de ce magasin. »

Pour qui fréquentait le BHV il y a quelques années, le contraste est saisissant. Au rez-de-chaussée, la maroquinerie côtoie la beauté, la bijouterie, mais aussi la librairie. Le mythique rayon bricolage du sous-sol a presque disparu derrière des panneaux noirs annonçant une « réinvention ». Le quatrième étage, consacré à la maison et à la literie, paraît déserté. Deux des trois ascenseurs sont souvent hors service. La plupart des escalators ne fonctionnent plus. Nombre de fournisseurs réclament leur règlement. Les prestataires se montrent de plus en plus réticents à intervenir, à l’image des entreprises de sécurité qui se sont succédé ces dernières années.

Le délitement et l’abandon se manifestent jusque dans les détails. « Il est arrivé qu’on nous demande d’apporter notre propre papier toilette ! » raconte une représentante syndicale. « Le magasin est devenu un repoussoir à clients », résume Carole Prioult, secrétaire générale du commerce de Paris.

Les recettes quotidiennes auraient été divisées par dix

Face aux vidéos qui se multiplient sur les réseaux sociaux pour dénoncer un « magasin fantôme », Frédéric Merlin a choisi de répondre directement. « Ce que vous filmez, c’est un chantier, écrivait-il récemment sur Instagram. On transforme parce qu’on croit encore que ce monument mérite mieux que de survivre. On veut qu’il vive. » Mais derrière cette énième version du récit de la transformation, les chiffres racontent une autre histoire.

Selon plusieurs sources syndicales concordantes, le chiffre d’affaires du BHV Marais se serait effondré en l’espace d’un an, passant d’environ 11 millions d’euros mensuels à un peu plus de 1 million. Les recettes quotidiennes auraient été divisées par dix. « Un samedi, récemment, nous étions autour de 56 000 euros de chiffre d’affaires. Avant la reprise par la Société des grands magasins, un samedi à moins de 400 000 euros était considéré comme catastrophique », assure l’intersyndicale (CFTC, CGT, CFDT, Sud et CFE-CGC).

Les organisations syndicales décrivent également une lente érosion des effectifs. Le BHV Marais employait encore plus de 1 000 salariés lors de la reprise par la Société des Grands Magasins fin 2023. Ils ne seraient plus que 684 aujourd’hui. « Et cette année, la direction annonce encore entre 200 et 250 départs supplémentaires », précise une source syndicale. Au premier semestre 2026, les représentants du personnel recensent déjà plusieurs dizaines de départs, entre licenciements, démissions, ruptures conventionnelles et fins de contrats. « On assiste à ce qui ressemble à un plan social sans plan social, estime une représentante FO. Ça sent la fin. »

Les tensions sur l’emploi sont la dernière épreuve d’une longue série qui a commencé avec des difficultés déjà anciennes dans les approvisionnements et le paiement des fournisseurs et partenaires. « Les problèmes d’impayés ne datent pas d’hier », assure un adhérent FO également salarié du grand magasin. En coulisses, il décrit un climat de plus en plus tendu à mesure que les difficultés s’accumulent. Il évoque un dirigeant sous pression, parfois explosif. « Frédéric Merlin est quelqu’un de très colérique, comme un enfant à qui l’on refuse un bonbon », glisse-t-il à l’issue d’une visite du patron.

La direction continue de s’accrocher à une stratégie à laquelle plus personne ne croit, et sur laquelle Frédéric Merlin n’a en réalité plus la main, l’exploitant de la société du BHV n’étant plus propriétaire des murs.

 

4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)
4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)
4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)
4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)

4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)

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Lu sur BFM "On ne va pas finir l'année", à paris comme en province...

9 Juin 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse, #BHV news

"On ne va pas finir l'année": à Paris comme en province, l'inquiétude grandit parmi les salariés des grands magasins BHV, toujours désertés par les marques et les clients

BFM Business OC avec AFP Publié le 06/06 à 09h36

Les syndicats les estimant à l'"agonie" quand la direction invoque une nécessaire période de "transformation".

"On ne va pas finir l'année": à Paris comme en province, l'inquiétude grandit parmi les salariés des grands magasins BHV, toujours désertés par les marques et les clients, les syndicats les estimant à l'"agonie" quand la direction invoque une nécessaire période de "transformation".

"170 ans avec vous, le BHV prépare la suite", clament les façades du Bazar de l'hôtel de ville, au cœur de Paris, où s'affiche un schéma représentant l'emblématique établissement parisien, la formule "rénovation en cours" apposée à chaque étage.

A l'intérieur, parmi les quelques clients présents vendredi matin, Maeva Normand, 31 ans, filme avec son téléphone le vaste espace vide barré de rideaux au rez-de-chaussée, en face de l'espace beauté-bijouterie où les emplettes restent possibles. "C'est impressionnant," commente cette habituée.

Les nombreux escalators en panne viennent renforcer l'impression d'abandon suscitée par les surfaces désertes observées à chaque étage, à part au 6e, où l'installation du premier magasin physique et pérenne de Shein, plateforme asiatique de mode ultra-éphémère accusée de détruire le commerce français, a fait scandale cet automne.

"Nous sommes dans un entre-deux assez atypique"

"Nous sommes dans un entre-deux assez atypique" a reconnu cette semaine Frédéric Merlin, cofondateur de la SGM, l'exploitant du BHV, dans Challenges, invoquant une période de "travaux" pendant laquelle il a "choisi de ne pas fermer".

La mue de l'établissement parisien, qui compte encore quelque 700 salariés, passe par la libération de surfaces au profit du fonds canadien Brookfield, propriétaire des murs (évalués à 300 millions d'euros) depuis janvier, en vue de son plan de redéveloppement.

La SGM, qui a acquis le fonds de commerce du BHV en 2023 auprès des Galeries Lafayette, devait aussi racheter son bâtiment de 45.000 m2. Mais le tour de table s'est avéré plus difficile que prévu, en particulier après le retrait de la Banque des territoires, opposée au partenariat avec Shein.

Confronté depuis des mois à la fuite de marques (Dior, Sandro, Guerlain, etc.) échaudées par des impayés ou mécontents de l'arrivée du géant asiatique, le groupe comptait sur son nouveau bailleur pour se remettre à flot, moyennant une réduction de 40% de la surface à sa main.

Finalement, la SGM n'exploitera plus que 15.000 m2, laissant plus de 60% des locaux à Brookfield, qui explore diverses pistes pour ranimer son immeuble, comme l'installation d'un hôtel aux 6e et 7e étages, selon une source proche du dossier confirmant des informations de presse.

"Flop complet"

Mais la SGM n'a toujours pas reçu les "15 à 20 millions" d'euros espérés de Brookfield, souligne à l'AFP un représentant de l'intersyndicale du BHV.

La source proche du dossier assure qu'"entre 3 et 6 millions d'euros" ont déjà été avancés à la SGM, mais que cette dernière n'a pas respecté certains engagements. Sollicités, la SGM et Brookfield n'ont pas commenté. En attendant, le chiffre d'affaires du BHV est "en chute libre", s'alarme l'intersyndicale. "Le samedi, on fait entre 45.000 et 55.000 euros, alors qu'avant moins de 500.000, c'était une catastrophe", se désole une de ses membres.

Faute de clients, "on erre un peu toute la journée, c'est très long", déplore une employée parisienne.

Même constat dans les huit BHV (dont 7 ex-Galeries Lafayette) hors Paris où quelque 500 salariés "se demandent tous les mois s'ils vont être payés", assure Sabine Le Bourhis, déléguée syndicale centrale CFDT à Orléans. Le coup de grâce est venu, selon elle, de la rupture du contrat entre la SGM et les Galeries Lafayette, opposées à l'arrivée de Shein.

Signe des temps, le BHV de Dijon vient de décider de fermer le dimanche. "Ben, vous savez, il y a pas mal de marques qui ne sont plus là", lâche une vendeuse, dépitée, à un client étonné de ne plus voir sa griffe préférée. Au deuxième étage, une exposition d'artistes-peintres locaux vient combler le vide, quand d'autres espaces sont laissés vacants.

Celui qu'occupe Shein depuis février est le plus achalandé. Mais "ce n'est pas l'affluence débordante", concède Denis Favier, le président de l'association des commerçants du centre-ville de Dijon, pourtant l'un des fervents partisans de la venue de la marque. "Shein, c'est un flop complet" assure Sabine Le Bourhis, convaincue que les BHV ne "verront pas Noël".

A Paris, Palmira, cliente soixantenaire, apprécie les nouvelles collections d'été Shein, mais préfère acheter en ligne: "c'est moins cher".

Ci-dessous, une photo du BHV en 1885, quand il fallait

du jugement, de l'audace et un vrai sens des affaires pour réussir.

CD

1885 BHV

1885 BHV

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Lu pour vous dans Challenges : « Il parle beaucoup, mais ne paye personne » ...

8 Juin 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

Encore un article :

L’article dresse le portrait d’un entrepreneur à la fois admiré et contesté. Il présente Frédéric Merlin comme un ambitieux ayant voulu transformer le BHV et bâtir un empire commercial, mais dont les moyens financiers et les choix stratégiques — notamment l’alliance avec Shein — ont déclenché une crise majeure. La question qui traverse tout le texte est de savoir s’il s’agit d’un visionnaire audacieux ou d’un dirigeant qui a surestimé ses capacités.

CD

« Il parle beaucoup, mais ne paye personne » : ascension et revers de Frédéric Merlin, l’homme qui a imposé Shein au BHV

S’imaginant en révolutionnaire du commerce, l’exploitant du BHV y a installé une boutique Shein. Désormais acculé, l’agitateur de 34 ans doit sauver le grand magasin. Quitte à renoncer à ses rêves de grandeur.

Guillaume Echelard   Challenges 3 juin 2026 à 06h30

Mais qu’est-il arrivé au BHV ? Dans un flot de vidéos déversées sur les réseaux sociaux ce printemps, les étagères du grand magasin apparaissent vides, ses murs nus, ses rayons désertés. La scène, surréaliste dans ce lieu très prisé des Parisiens, vient clôturer par un silence glaçant des mois de brouhaha médiatique. Arrivée du géant décrié de la fast fashion Shein au sixième étage, fournisseurs impayés, avenir financier incertain… Derrière cette crise inédite de l’institution née au XIXe siècle se cache un homme : Frédéric Merlin, 34 ans, 233e fortune de France selon Challenges, à la tête d’une foncière aux plus de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, et propriétaire du fonds de commerce du Bazar de l’Hôtel de Ville depuis deux ans.

Attablé chez Noto, restaurant branché du VIIIe arrondissement de Paris, l’entrepreneur – droit sur son fauteuil, impeccable dans son costume cravate – se défend, après s’être fait discret pendant des mois. « Nous sommes dans un entre-deux assez atypique, assume-t-il, regard perçant, voix claire, débit articulé. Le BHV se transforme, fait des travaux, et nous avons choisi de ne pas fermer pendant cette période. »

Certains regrets pointent toutefois. « J’ai beaucoup appris ces derniers mois. A 34 ans, on ne sait pas tout, on peut faire plein de bêtises », dit celui qui promettait de redonner ses lettres de noblesse à l’enseigne parisienne. Aurait-il dû renoncer au partenariat avec Shein en octobre, alors que la marque chinoise accumule les critiques de non-respect des normes sociales et environnementales ? « J’ai sous-estimé la réaction politico-médiatique », concède-t-il. Naïf ? Provocateur ? Huit mois après son irruption dans le débat public, Merlin reste une énigme.

« Plein d’ambitions »

« Il y a dans son sens de la démesure quelque chose qui rappelle les Illusions perdues », décrit Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, inlassable pourfendeur du jeune entrepreneur et des plateformes chinoises. Dans le roman de Balzac, Lucien Chardon, petit-bourgeois ambitieux natif d’Angoulême, rêve de réussite sociale au sein de la haute société parisienne avant de s’y brûler les ailes.

Frédéric Merlin aime à narrer le même conte, la fin en moins. « J’ai grandi à Saint-Symphorien-d’Ozon, un petit village près de Lyon, dans un milieu de classe moyenne, raconte-t-il. Maman ne travaillait pas, mon père était entrepreneur dans la tuyauterie industrielle, on n’a jamais manqué de rien à la fin du mois. »

La petite pizzeria où il mangeait le soir, le bricolage de bon matin avec son père le week-end, son entrée hésitante à la fac de droit de Lyon… Sa jeunesse est heureuse mais ne colle pas aux envies de grandeur de cet adolescent qui ne s’intéresse guère aux jeunes de son âge. « A 13 ans, mon Fredo était déjà plein d’ambition, sourit sa mère, Dominique Merlin. Il disait que, quand il serait grand, il achèterait une voiture et un foulard Hermès pour m’emmener en week-end. » Au détour d’un stage d’un mois au cabinet lyonnais Omnium, le jeune homme se passionne pour l’immobilier, et plaque les études. Grâce à un prêt étudiant de 15 000 euros au Crédit mutuel, il lance son agence de conseil, au côté de sa sœur Maryline.

« Il était vu comme un ovni »

La transformation est rapide. Frédéric Merlin perd « ses dizaines de kilos en trop », confie-t-il, troque le polo pour des costumes de marque, une coiffure impeccable et un sourire ravageur. « Il fonçait, avait de l’ambition, se souvient Nicolas Gagneux, à la tête du promoteur lyonnais 6e Sens Immobilier, qui l’a connu à cette époque. Il nous amenait beaucoup d’affaires. »

Le jeune courtier crée sa foncière en 2015. C’est à ce moment qu’il reçoit l’appui financier décisif de son « mentor » et associé : Jean-Paul Dufour, un ex-industriel lorrain exilé en Belgique, rencontré au début de sa carrière, dont la ­discrétion n’a d’égale que la richesse.

Trois ans plus tard, coup de poker : Merlin s’oriente vers la reprise de centres commerciaux en déclin du cœur de villes moyennes, de Mulhouse à Roubaix, et fonde la Société des Grands Magasins (SGM), un nom là encore très balzacien. Commence une intense période d’agitation. Dans les petits locaux lyonnais de la SGM, une dizaine de personnes se mettent à rêver d’un empire. « Il était vu comme un ovni, se souvient un membre du noyau fondateur. Qui était ce jeune qui rachetait tous ces centres commerciaux dont personne ne voulait ? »

Peu ­loquace sur l’origine de ses fonds, Frédéric Merlin se félicite : « On a remis ces lieux sur les rails en créant des espaces de loisir et de restauration. » Le jeune dirigeant savoure. Il peut tenir parole et emmener sa mère en week-end à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). Avec le foulard Hermès et la belle voiture.

« Frédéric Merlin était crédible et était le seul à vouloir mettre le prix »

Car la SGM est avant tout une affaire de famille. Sa sœur, sa mère et surtout son père aident le jeune entrepreneur – même pas 30 ans – à mener son ascension express. Au décès du patriarche, il dit avoir eu un « déclic » pour assumer le rôle de leader. Sa route croise alors celle de Philippe Houzé. Le président du directoire du groupe Galeries Lafayette cherche alors à céder sept magasins de province, soit 200 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé. « Il n’avait qu’un seul enjeu : transmettre la marque », admire Frédéric Merlin.

L’entrepreneur aux airs de gendre idéal s’immisce chez les Houzé, gagne leur confiance, accompagne la matriarche Ginette Moulin jusque dans son domaine au cap Nègre (Var) et décroche la vente. Mais à peine a-t-il le temps de digérer son acquisition qu’un autre dossier cher à la dynastie du commerce français arrive sur son bureau : la vente du BHV, valorisé 300 millions d’euros.

Mission impossible ? « On se demandait comment on pouvait acheter un tel paquebot alors que l’on avait déjà des difficultés à régler tous nos fournisseurs », narre un ancien de la SGM. Mais c’est l’occasion d’entrer dans la cour des grands. « Frédéric Merlin était crédible et était le seul à vouloir mettre le prix », raconte un proche du clan Houzé dépité par la tournure des événements.

« Je ne dois rien à personne, je n’ai rien volé »

Difficile en effet de comprendre la stratégie de Frédéric Merlin ou de saisir sa personnalité. Côté recto s’affiche un homme d’affaires serein, charismatique, au réseau éclectique, embrassant l’influenceuse Léna Mahfouf, le basketteur Tony Parker ou encore l’ancien président Nicolas Sarkozy. « Il aime bien donner l’impression d’être quelqu’un de la jet-set, qui se présente avec un cigare, à Saint-Tropez, avec un gros bateau… », raille un ancien des Galeries Lafayette. Sur son compte Instagram, on le voit à New York, au Japon ou au Bristol, célèbre 5-étoiles.

Au verso se cache un dirigeant maintenu à flot par son éternel soutien, Jean-Paul Dufour, mais qui peine à tenir le rythme de son ambition. « Il devait racheter en même temps les murs et l’exploitation du BHV, mais il nous a plantés en ne reprenant que le fonds de commerce », soupire un autre ancien des Galeries alors que des centaines de milliers d’euros d’impayés s’accumulent en 2025 auprès des fournisseurs et des prestataires.

« Il parle beaucoup, endort les gens, mène un train de vie fastueux, mais ne paye personne », attaque un patron de marque, en pleine procédure judiciaire contre son ancien client. Ce dernier s’agace des critiques sur son mode de vie : « Je ne dois rien à personne, je n’ai rien volé. Je n’ai pas à m’excuser. »

Polémique autour des poupées pédopornographiques

Fonceur génial ou bonimenteur, comme le disent ses détracteurs ? L’ancien courtier excelle certainement dans l’art de la persuasion. Lâché par Natixis, qui devait l’accompagner dans l’acquisition des murs du BHV, il trouve du soutien auprès de la Caisse des Dépôts. Puis, d’un vol d’avion jusqu’à Los Angeles, rencontre le président de Shein, Donald Tang, qui lui propose un plan fou : créer au cœur de Paris la première boutique physique du plus sulfureux des e-commerçants. « On savait qu’on allait se faire taper sur les doigts, sourit l’un des membres du comité exécutif qui l’accompagne. Mais on n’allait pas cracher sur 25 millions de clients ! » Tant pis pour les militants qui ont manifesté en face du BHV. « Je ne serai jamais de leur côté du trottoir », assume Merlin.

Mais cette fois, le coup de poker échoue : la Caisse des Dépôts se retire. Partout en France, la SGM craque. « Son centre commercial est devenu une verrue dans notre ville, dénonce François Grosdidier, maire de Metz. Les déchets n’étaient pas ramassés, j’ai dû le mettre en demeure. »

Les effigies du patron et de Donald Tang qui s’exhibent sur la façade du BHV, en pleine polémique autour des poupées pédopornographiques vendues sur la plateforme chinoise, sont la provocation de trop. En première ligne, Frédéric Merlin écume l’espace médiatique, des bancs de l’Assemblée aux plateaux télé. « Il nous a dit qu’il allait prendre les coups pour nous », se souvient notre source du comité exécutif.

Sortie en douceur ?

Des coups, Frédéric Merlin ne cesse d’en prendre. On le dit mort financièrement. Il rebondit. En janvier, il trouve un fonds d’investissement canadien, Brookfield, pour racheter les murs du BHV à sa place. Convaincu par la débrouillardise du Lyonnais, le fonds ne risque rien : si la SGM échoue, il récupérera l’un des plus beaux actifs de la capitale.

Désormais, Frédéric Merlin – qui s’est retiré en début d’année de la direction générale de sa société au profit de son bras droit historique Karl-Stéphane ­Cottendin – n’exploitera plus que 40 % de la surface du bâtiment. Un hôtel de luxe pourrait bientôt couronner l’édifice qui se lance dans quatre lourdes années de travaux.

 

En coulisses, beaucoup estiment que celui qui passe désormais davantage de temps en famille à Lyon prépare sa sortie en douceur. Lui dit n’avoir qu’un unique cap en tête : « Préparer comme il se doit la célébration des 170 ans du BHV en septembre. » Décidé à continuer de rêver.

 

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Lu pour vous dans la Presse : L'informé

25 Mai 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

Lu pour vous dans la Presse : L'informé

Le journal économique : L'informé, mérite bien son nom car l'article paru le 22 mai, éclaire un peu mieux la situation du BHV. Voici un résumé :

Tempête historique sur le BHV Marais : les chiffres chocs révélés par L'Informé.

Un effondrement financier inédit

  • -80% de chiffre d'affaires au Q1 2026 (10 M€ générés contre près de 50 M€ au Q1 2025).
  • Une fréquentation en chute libre de -40% sur le trimestre.

 Des rayons vides et une surface amputée, nous vous avons déjà présenté de nombreuses photos

  • Exode massif : Environ 200 marques historiques (Chanel, Dior, Hermès...) ont claqué la porte, échaudées par le "bad buzz" du pop-up Shein fin 2025 et l'accumulation des impayés.
  • Cure d'amaigrissement forcée : Suite à un accord avec le fonds canadien Brookfield (propriétaire des murs), la surface exploitée par la SGM va être réduite de 40 000 m² à 15 000 m². L'enseigne Boulanger quitte la gestion de la SGM, et les 2 derniers étages seront transformés en hôtel.( si cela est accepté!)

L'asphyxie judiciaire

  • Les condamnations pour impayés se multiplient (Le Tanneur, Mellow Yellow, Petit Bateau...).

Pour sa défense, la direction invoque des bugs liés à la transition informatique depuis le rachat aux Galeries Lafayette et des saisies coordonnées de fournisseurs. Des arguments qui ne convainquent pas les tribunaux.

Voici l'article légèrement réduit ci-dessous :

Lu pour vous dans la Presse : L'informé

"Les chiffres catastrophiques du BHV Rivoli de Frédéric Merlin

Selon les données auxquelles l’Informé a eu accès, l’enseigne iconique du Marais à Paris accuse une chute vertigineuse de son chiffre d’affaires. Et les impayés vis-à-vis de ses fournisseurs continuent de s’accumuler.

Article de :Morgan Leclerc, Guillaume Chazouillères  Publié : 22/05/2026 

Quatre mois après avoir trouvé le soutien du fond canadien Brookfield, pour reprendre à sa place les murs du BHV, la société des grands magasins, SGM, qui exploite les lieux  fait face à un effondrement commercial. L’informé a mis la main sur des données qui révèle l’ampleur des difficultés du bâtiment de la rue de Rivoli. D’après  D’après nos informations, l’enseigne, pilotée par le groupe Lyonnais de Frédéric Merlin, a totalisé sur l’ensemble du premier trimestre 2026, un chiffre d’affaires d’environ 10 millions d’euros, en chute de près de 80 % sur un an. Pires, encore : la chute s’accélère. Les recettes du grand magasin du Marais, qui atteignaient environ 5 millions d’euros en janvier, contre près de 20 millions d’euros, un an plutôt, sont tombés à 2,7 millions en février, 13 millions en 2025, puis de 2 millions en mars pour 15 millions en 2025. Les ventes des trois premiers mois de l’année sont d’autant plus décevante qu’elle ne représente que la moitié du budget qui avait été raboté avec un prévisionnel d’un peu plus de 18 millions pour le premier trimestre.

L’emblématique enseigne qui fait face à l’hôtel de ville, n’est, il est vrai, plus que l’ombre d’elle-même. En un an, le magasin a vu ses rayons se vider suite au départ de marques et  fournisseurs historiques échaudés par la multiplication des impayés et le « Bad Buzz », causé par l’arrivée de Shein, en novembre dernier. Selon nos informations, environ 200 griffes. (Chanel, Dior, Hermès, Minnelli, Repetto….) on fait leur valises depuis un an. Soit l’écrasante majorité des boutiques présentes sur les sept étages du magasin. (Hors sous sol) l’attractivité des lieux s’en fait, ressentir avec une baisse de fréquentation, tout aussi vertigineuse, de 40 % au premier trimestre, a encore appris l’informé.
Pour ne rien arranger à la situation, la SGM va aussi voir partir l’un de ses fleurons. L’immense espace attribué au marchand d’électroménager, Boulanger, gros vecteur de passage et de chiffre d’affaires, ne sera à l’avenir plus géré par la société de Frédéric Merlin, mais directement par Brookfield, selon les informations de la lettre, confirmées par l’informé, l’enseigne des Mulliez devrait bientôt débarrasser ses corners, des deuxième et troisième étage pour rejoindre le rez-de-chaussée, dont une large partie sera désormais exploitée  en direct par le nouveau propriétaire de l’immeuble.
Ce déménagement est l’une des premières conséquences marquantes de l’accord signé entre la société lyonnaise et son bailleur canadien : les équipes de Frédéric Merlin, qui, avant l’arrivée du fond, exploité la totalité des 40 000 m² du magasin devront à l’avenir, se contenter d’à peine 15 000 m².

 Dans le cadre de ce contrat, les deux derniers étages de l’immeuble, repris en direct par le fonds ont notamment pour projet d’accueillir un hôtel, confirmait dernièrement un article de challenge suite à un entretien avec la société de gestion Aroxys mandatée par Brookfield, pour piloter la transformation du bâtiment. Une cure d’amaigrissement qui va, certes, alléger les loyers, que la SGM reverse à son nouveau bailleur, mais aussi encore nettement réduire ses revenus… Alors que tous ces problèmes sont encore loin d’être réglés.
Des impayés qui s’accumulent.
Régulièrement pointé du doigt pour ses impayés, Frédéric Merlin avait indiqué fin 2025 dans une interview au magazine LSA qu’une amélioration était à attendre Nous avons déjà réglé une bonne partie des retards de paiement que nous avions. Notre objectif est de régler toutes les marques d’ici la fin de l’année, confié alors le dirigeant à nos confrères. Si les annonces de règlement de ces différents, laissaient entrevoir le bout du tunnel, le flot d’impayés ne s’est visiblement pas tari.
Le patron d’une marque qui a définitivement quitté les rayons du BHV fin 2025, nous a bien indiqué avoir recouvré ses impayés, ainsi que les pénalités. Mais tout le monde n’est pas dans son cas. De nombreux fournisseurs ont en effet dû batailler -et bataillent encore- pour tenter d’obtenir leur dû comme en témoignent les dizaines de procédures dont nous avons eu vent depuis le début de l’année 2026.
Le schéma est identique pour la majorité d’entre elles, avec un empilement de relances restées sans effet.

En février, mars et avril, des dizaines de marques ont encore fait condamner le BHV à leur verser des sommes dépassant parfois la centaine de milliers d’euros. etc...


L’argument ? Les difficultés de comptabilité liée à la bascule entre l’ancien système de règlement, issu des Galeries Lafayette, et le nouveau, un sujet qui, selon l’enseigne, explique ses soucis, récurrent de paiement.
Plus troublant, le BHV, préciser aussi dans ce dossier, en plus de ces difficultés comptables,  «  avoir fait l’objet de nombreux saisies, coordonnées de ses fournisseurs, ce qui a affecté le fonctionnement normal de ces services. »Pas de quoi amadouer les juges consulaires pour autant.

Sur un autre plan, Petit Bateau a aussi obtenu 104 000 € en justice en mars, au titre du gain manqué.

La fermeture du rayon enfants planifié pour 2025 et communiquée à la marque ne lui laissait que sept mois de préavis, un délai finalement ramené à 12 mois, mais avec un déplacement du stand dans un étage, bien moins adaptée.
Une rupture un peu brutale pour l’enseigne de vêtements pour enfants, après plus de 17 années de collaboration qui a conduit l’ex marque du groupe Rocher à réclamer une indemnisation avec succès. etc...

 

Fatigué des retards de paiement et impayés, accumulé depuis janvier 2025 et du non-respect des différents échéanciers accordés, il a une nouvelle fois mise en demeure le BHV et la société d’exploitation des grands magasins, (filiale du groupe SGM, qui gère les BHV, situés hors de Paris) de le payer fin janvier. etc...

Contacté, la direction de la SGM n’avait pas répondu à nos sollicitations du moment de notre publication."..

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