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Le blog du Réseau Bazar BHV

france 4 sud-ouest

Nos belles régions : Visite en Auvergne par Evelyne .

13 Janvier 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Evelyne Boudot a travaillé avec Michel Bindault. Elle découvre régulièrement les régions de France .

Evelyne partagera avec nous, en cette année 2021, quelques beaux reportages et jolies photos.

Vous allez voir : c'est superbe. Un bon moyen de s'aérer!

Nos belles régions : Visite en Auvergne par Evelyne .

Aux confins de l’Auvergne et du Limousin, nous voici près de Bort les Orgues en Corrèze.

Voici le château des contes d’enfants! Nous découvrons ce Château de Val, impressionnant avec ses tours à clochetons, ses toitures de lauses, ses murailles à mâchicoulis. Le château avec sa majestueuse allure se mire dans un lac.

Visite en Auvergne, fin août 2020.

Après bien des jours confinés à domicile, une envie de partir respirer un autre air nous a pris et ni une ni deux, nous voilà installés dans notre camping-car, direction l'Auvergne pour commencer.

Après notre installation au camping tout près du lac Chambon et une belle nuit d'orage, nous partons découvrir le château de Val à Bort les Orgues en Corrèze.

Ce château date du XVème siècle et a échappé à l'engloutissement suite à la construction du barrage de Bort sur la Dordogne. De ce fait, il se retrouve, magnifique, presque entouré d'eau sur son promontoire en bout de digue.

 

Ce château magnifique n'offre pourtant pas beaucoup de choses à voir à l'intérieur hormis de beaux escaliers et deux superbes cheminées ; certaines salles sont réservées à des expositions de peintres contemporains.

Nos belles régions : Visite en Auvergne par Evelyne .

L'histoire du château et la mise en eau du barrage sont présentées dans la chapelle à l'aide d'articles de journaux et de photos «avant, après» travaux.

En 1960 c'est ici pour le film «Le Capitan» que Jean Marais réalisa la scène culte dite «des couteaux» en escaladant l'une des tours à l'aide de poignards.

 

Nos belles régions : Visite en Auvergne par Evelyne .
Nos belles régions : Visite en Auvergne par Evelyne .

Des promenades en vedette au départ du château sont organisées sur la Dordogne et une plage aménagée accueille les baigneurs.

Prochaine visite, le château de Mauriac....

Evelyne

Merci Evelyne de ce beau reportage !

Nos belles régions : Visite en Auvergne par Evelyne .
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Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine

5 Janvier 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Fêtes ou Saisons, #France 4 Sud-Ouest

Nous voici au Sud de la Nouvelle Aquitaine dans les Pyrénées Atlantiques, à Pau, superbe ville du Béarn, chère à Henri IV.

Franck Le Feur nous envoie ses meilleurs vœux.

 Vœux de nouveaux espoirs, de nouvelles résolutions, que vos projets puissent se concrétiser!

Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine
Noël en France : 14 Région Nouvelle AquitaineNoël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine

Monségur en Gironde, ville de 1 600 habitants, à côté de Marmande, à 90 km au sud-est de Bordeaux.

Notre collègue Alain Bichler, nous envoie ces quelques illuminations, avec ses bons vœux.

"Une excellente année 2021 à tous, de la joie dans vos cœurs, de la santé et du bonheur, et de la musique dans vos têtes, pour agrémenter le tout"

Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine
Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine

C'est de Pessac en Gironde, près de Bordeaux que notre ambassadeur sud-ouest,

Christian Trouvay  et Marie-Noël, vous adressent  leurs meilleurs vœux. 

"On gomme 2020 pour repartir sur une année nouvelle, plus belle que jamais.

Nous vous offrons des souhaits de santé, amour, chance et succès pour vous et vos familles."

Bonne année à tous

Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine
Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine

Nous remontons sur Royan, station balnéaire en bordure de l'Atlantique, située à l'embouchure de la Gironde.

Face au phare de Cordouan, se dresse dans la ville, une église ultra moderne en béton: Notre Dame.

L'illumination vaut le coup d'œil!

Annie Rousse a la chance de vivre dans cette très jolie ville de 18 000 habitants.

Annie vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année,  afin de profiter du meilleur de chacune de vos journées; ainsi les 365 jours qui passeront vous apporteront la joie et le bonheur. elle y ajoute des souhaits de bonne santé.

 

 

Nous voici, à 13 km au nord d'Angoulême en Charente, nous avons choisi pour varier un peu,  un petit village : Champniers.(Les habitants s'appelant les Chaniérauds)

Champniers est composé d'environ 60 petits hameaux et donc, sans vrai centre ville malgré les 5000 habitants.

Nous y avons trouvé notre sympathique collègue Claude Desjardins

Avec de bien jolies photos, Claude vous présente ses meilleurs vœux

"Vœux de partager de bons moments entre amis et en famille, vœux de sourires et de bonne humeur! Vœux de bonne santé!"

 

Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine
Noël en France : 14 Région Nouvelle AquitaineNoël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine
Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine

On remonte encore .... Car j'avais omis les vœux de "Lulu", Lucien Ragot. 

La Tranche sur mer est à une quarantaine de km de la nouvelle Aquitaine...la place de ces quelques lignes auraient du être dans l'article 13. 

Nous voici donc en Vendée, pays de la Loire.... Superbe station balnéaire.

Lucien nous envoie un souffle marin de bons vœux : tout ce que que vous attendez !

Comme Lucien continue ses activités théâtrales, ce sera avec une recommandation de Charles Perrault, qu'il achèvera son message : 

 "Et comme ton bonheur dépend de tes vœux, songes-y bien avant que de les faire !"
Bonne année et bons vœux ! 

Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine
Noël en France : 14 Région Nouvelle AquitaineNoël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine
Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine
Noël en France : 14 Région Nouvelle Aquitaine

Je n'oublie pas Bordeaux, sans sapin cette année, mais avec une rue Sainte Catherine bondée.
Belle ville quand même...

Bordeaux
BordeauxBordeaux
BordeauxBordeaux
BordeauxBordeaux

Bordeaux

et  Mérignac plus calme  avec sapin et ambiance familiale au cœur de la ville !...

C'est de là que je vous adresse à tous, mes meilleurs vœux  :

Je vous souhaite la santé, et la réalisation de ce que vous espérez depuis longtemps, tant sur le plan familial que sur le plan travail.

Profitez à fond de ce qui vous est offert chaque jour, même si ce virus tarde à se faire oublier.

Je vous souhaite d’aimer la vie et de la vivre pleinement.

CD

Mérignac centre ville
Mérignac centre villeMérignac centre ville
Mérignac centre ville

Mérignac centre ville

 

Notre tour des régions est à présent terminé. Je vous remercie de l'avoir suivi. Merci pour vos messages ou commentaires reçus. 

Vous pouvez relire les articles sur

 http://www.rezo-bazar.com/

Je m'accorde une petite pause jusqu'à la semaine prochaine.

Encore Bonne année

CD

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Saint Junien petite ville bien sympathique

10 Décembre 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Je vous emmène faire un petit tour.... Histoire de vous faire prendre l'air....

Saint Junien, est une ville située en nouvelle Aquitaine, en Haute Vienne, pas très loin de Limoges et compte plus de 11 000habitants.

C’est là que nous avions rencontré avec plaisir, il y a quelques mois, des collègues du réseau : Laurence et  Rémi Q  et  Marie-Jo et Pierre G D.

La ville vous accueille à l'entrée par une jolie fontaine Libellule :

Cité d’origine médiévale vers 1100, Saint-Junien bénéficie d’un patrimoine architectural très intéressant, telles : la collégiale romane,  la maison des Consuls du style Renaissance du XVIe siècle, devenue Office de Tourisme.

La maison des consuls

et la halle aux grains...

La halle aux grains

La halle aux grains

La salle des fêtes et le centre administratif

Saint Junien petite ville bien sympathiqueSaint Junien petite ville bien sympathique

La ville fut construite autour de l’Abbaye dédiée à Junien, un ermite  qui avait rejoint Saint Amand , un autre ermite. Lorsque Saint Amand meurt, en l’an 500, Junien reste seul, c’est alors que de nombreux miracles lui sont attribués.

Aujourd’hui, tous les sept ans, les reliques des deux saints, sont présentées lors des Ostensions, dont Rémi Q, nous avait parlées sur ce même blog. Cette manifestation culturelle et artistique attire des milliers de visiteurs, les  prochaines sont prévues pour 2023.

L'extérieur de la collégiale:

Saint Junien petite ville bien sympathique
Saint Junien petite ville bien sympathiqueSaint Junien petite ville bien sympathiqueSaint Junien petite ville bien sympathique

A l'intérieur :

Le buste reliquaire de Saint Junien et le tombeau  du Saint, datant du XIIème siècle.

Saint Junien petite ville bien sympathiqueSaint Junien petite ville bien sympathique

Autres vues intérieures

Saint Junien petite ville bien sympathique

On s'arrêtera sur le maître-hôtel , la façade en marbre blanc représente le repas du Christ et deux disciples chez Emmaüs 

Saint Junien petite ville bien sympathique
Saint Junien petite ville bien sympathiqueSaint Junien petite ville bien sympathique
Saint Junien petite ville bien sympathiqueSaint Junien petite ville bien sympathique

De nombreuses Statues polychromes : St Jean-Baptiste, Ste Madeleine, St Roch, Vierge ... sont absolument remarquables.

fresquesfresques

fresques

A l’intérieur de la ville des ruelles tortueuses plutôt piétonnières, avec de vieilles maisons sur l’extérieur laissant de magnifiques demeures avec cours et jardins à l’intérieur.

Enfin, on ne saurait parler de Saint Junien, Capitale du Gant de Luxe, sans évoquer les gants de peau et le travail du cuir.

Saint Junien petite ville bien sympathique
Saint Junien petite ville bien sympathique

 Du XVIIe au XXe siècle ce fut la principale activité de la ville qui reste à peu près stable en nombre d’habitants. Un peu plus de 1100 depuis 1900.

Le gant qui protège du froid à l'origine (Antiquité) Il devient vite un ornement masculin  qui représente la puissance. Il est même le garant de la parole du Roi. Il faudra attendre la Renaissance pour que la Noblesse cherchant à paraître, porte des gants décorés, raffinés, brodés, ornés de pierres pour les femmes. 

Au XIXème siècle la Bourgeoisie redécouvre le gant et c'est dans les années 30 que les couturiers mettent en valeur le produit. Les grands magasins proposeront un grand choix de gants.

Saint Junien petite ville bien sympathiqueSaint Junien petite ville bien sympathiqueSaint Junien petite ville bien sympathique

Hélas, la concurrence étrangère, nos changements de mode de vie ont relégués ces articles en « non essentiels » comme on dit aujourd’hui, et les ventes ont chuté !

Mais ils restent encore des ganteries  et mégisseries à St Junien. Conseillés par nos amis,  nous sommes allés visiter l' atelier  "Agnelle" entreprise créée en 1937. Nous avons acheté... se faire plaisir par l'achat d'un sac ou gants superbes.

Puis, nos amis nous ayant recommandé 2 spécialités culinaires de la ville, nous nous sommes laissés tenter :

Le gâteau Arena (aux amandes),  nom de son inventeur, Paulin Arena, pâtissier à Saint Junien à la fin du 19ème siècle. Repris par Fabrice Faure avec la même recette depuis 1908,  (médaille à Paris)

 

 

Le Cyrano confiserie créée par François Boursier en 1970 est un hommage au célèbre comédien installé tout près : Jean Piat, qui  joua le rôle de Cyrano. (Pruneau macéré dans une liqueur, avant d'être garni d'un mélange de praliné, puis d'être enrobé de chocolat roulé dans du sucre glace.).... délicieux!

Sur le plan sportif Rémi appréciera que je vous parle aussi du Handball avec l’équipe féminine,  les célèbres panthères de feu, pour qui on espère de bons résultats en 2021.

Un petit coucou de Pierre qui nous fait parvenir une ambiance Noël Saint Junien avec ses meilleurs souhaits pour cette fin d'année.

 

Fontaine Libellule et botte de Noël

Fontaine Libellule et botte de Noël

A bientôt!

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A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

15 Octobre 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Envie de vous distraire, par ce reportage, ou pour ceux qui passeront en Aquitaine ou qui y demeurent, voici une belle ballade à faire.

CD

Le Médoc est une région agréable à vivre.

Le patrimoine y est fort prisé : le phare de Cordouan, la station balnéaire 1900 de Soulac sur mer, Fort-Médoc, les châteaux et quelques abbayes et églises.

Je vous emmène dans ce Médoc le long de l'estuaire de la Gironde. Au milieu des étangs, landes, marais, forêts, se distinguent quelques terres d’exception avec les grands crus : Margaux, Moulis, Saint Julien, Pauillac et Saint Estèphe.

Nous voici en bordure de Gironde où s’étale sur 7 km, saint Estèphe.

Ce terroir est constitué d’un sol d’argile et de calcaire. Pour les amateurs de vins : Une belle couleur rouge sombre, des tanins riches et charnus et un vin tout en finesse. Ce vin vieillit très bien et même s'il est à boire avec modération, n’hésitez pas à en acheter et vous promener par là !

Des vignes !

Vignes de Tronquoy la Lande, au fond: la Gironde
Vignes de Lilian Ladouys

 

Voici l'église Saint Etienne toute simple,

mais le retable intérieur est un véritable joyau l (baroque roman).

De chaque côté, 4 colonnes corinthiennes de marbre rouge, et des balustres.

Mais, regardons ce baldaquin qui abrite l'agneau mystique, entouré d'angelots. Un ange tient un livre ouvert où est inscrit la phrase : Vidi agnum tanquam accisum" en lettres d'or.

Le tabernacle est lui aussi, un vrai chef d'œuvre.

Le tableau central œuvre du grand peintre bordelais, Pierre Lacour(1745-1814), célèbre pour ses tableaux des quais de Bordeaux,  mérite qu'on s'y arrête.

Il s'agit de la lapidation de St Etienne.

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

Mais saint Estéphe , c'est le vin, la vigne ....

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

Un petit tour pour découvrir les châteaux si différents ! On a plaisir à parcourir les petites routes :

 Châteaux Calon Ségur, Cos Labory

Châteaux Lafitte Rotschild et Lafon Rochet reconnaissable à sa couleur jaune

Château le Crock et Lilian Ladouys

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.
A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.
A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.
Château Tronquoy la Lande.Château Tronquoy la Lande.

Château Tronquoy la Lande.

Le fameux château Cos d'Estournel, est toujours majestueux, digne d'un maharadjah !

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

Le portail d'entrée est couronné dune armoirie : une tour d'or  et 3 étoiles d'or ;

De chaque côté un lion et une licorne posés sur une ancre, un trident et une rame. Une devise : SEMPER FIDELIS. (Toujours fidèle).

 

Sur son fronton, le nom du château:  "Cos d'Estournel" .

Cos voulant dire Colline de cailloux et Estournel (Louis Gaspard d'Estournel  fut le premier propriétaire en 1810 du vignoble.

LG d'Estournel découvre l’Orient pour s’assurer de nouveaux débouchés commerciaux auprès des officiers britanniques en poste dans les colonies. Dès 1838 son vin est exporté en Inde.
Il décide de créer un somptueux palais inspiré de ses voyages et choisit ce style remarquable en le surmontant de pagodes.

Sur ce portail de chaque côté 2 inscriptions nous interpellent :

  Voici la traduction des citations latines inscrites sur le frontispice du château:

  “Voyageur, reste sur tes pas, et à flanc de coteau contemple ces vignes sans égal. Ce sont des monuments dignes de ton regard.”

Et à droite : “Ô goûtez et voyez comme ce vin pur est délicieux, comme son bouquet est merveilleux et louez Dieu, créateur d’une si grande bénédiction.”

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.
A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

Enfin, un autre magnifique château, plus classique où l'accueil est remarquable! ( certainement le meilleur des divers châteaux.)

Le château Phélan Ségur

le Château, très classique, domine le paysage  face à l’estuaire.

Comme vous le savez à la fin du XVIIIe siècle, la ville de Bordeaux fut un important carrefour commercial avec la Grande Bretagne .

Un irlandais, Bernard O’Phelan (1770-1841), achète ce vignoble. Depuis, quatre familles se sont succédées.

Aujourd’hui  le domaine appartient à Philippe Van de Vyvere.

Etonnant, au milieu de cette magnifique demeure, le cuvier et le chai y sont intégrés et non déportés.

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

Les vendanges, fin septembre 2020.

Première étape : la récolte du raisin.

Ici elle est manuelle. Elle nécessite une main-d’œuvre très importante. Le raisin est mis dans un panier, renversé dans une hotte de vendangeur ou portoire, tenu sur le dos puis transféré dans un comporte ou " Douil" grand bac pour acheminer le raisin au pressoir.

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.
A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

L'égrappage :

les raisins sont sortis des bacs, posés et triés sur un tapis roulant.

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.
A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

L'égrappage, consiste à égrener les grappes, c'est-à-dire à séparer le raisin des rafles : branche ou charpente qui tient les grains.

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.
A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

le foulage:

Les baies de raisin passent dans un fouloir pour en libérer le jus, les déchets partent dans des récupérateurs et pourront servir d'engrais.

La machine presse le raisin, le jus remonte ph 2 et les déchets sont évacués ph 3 & 4La machine presse le raisin, le jus remonte ph 2 et les déchets sont évacués ph 3 & 4
La machine presse le raisin, le jus remonte ph 2 et les déchets sont évacués ph 3 & 4La machine presse le raisin, le jus remonte ph 2 et les déchets sont évacués ph 3 & 4

La machine presse le raisin, le jus remonte ph 2 et les déchets sont évacués ph 3 & 4

La Macération :

Maintenant que le raisin est égrappé et transformé en jus, il est envoyé par des tuyaux dans des cuves inox .

La fermentation se déroulera sur une dizaine de jours, Viendra la macération pendant une vingtaine de jours. Un suivi régulier, une surveillance accrue, avant l'assemblage qui débutera en hiver.

A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.A la découverte de Saint Estèphe au moment des vendanges.

Ainsi s'achève notre promenade à la découverte de Saint Estéphe et des vendanges.

CD

Du très beau raisin !Du très beau raisin !

Du très beau raisin !

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L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

6 Septembre 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

La lumière est revenue sur Saintes et sur l’abbaye aux Dames.

Merci chers amis, ex collègues et fidèles lecteurs d’arriver avec moi a ce sixième et dernier épisode.

Poursuivons la visite de ce quartier ouest de la Charente, toujours en cours,,,, et découvrons un espace tout proche, un espace réservé aux magnifiques chevaux tous appartenant à des particuliers.

Je vais vous présenter le Haras National de Saintes et il était grand temps d’en parler, car, comme tous les autres Haras nationaux dont (IFCE ; Institut Français du Cheval et de l’Equitation). Propriétaire et gérant. Il fut vendu au printemps 2019.

A  un acquéreur détenteur d’une entreprise de publicité.

En voici « à titre posthume », une présentation.

Les haras Nationaux ont été créés par Colbert -sous Louis XIV- afin d’organiser une expansion de l’élevage équin et ainsi assurer les réserves en chevaux des armées du roi.

Napoléon après la révolution en a fait la continuité.

Le haras de Saintes a été créé en 1846. Il a été longtemps destiné au développement et a la sauvegarde de races d’équidés donc, reproduction et identification.

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Ce site classé de 10 hectares, haut lieu du patrimoine architectural, culturel et hérité du XIXème siècle, est situé à deux pas du centre-ville

Le Haras aura contribué à la professionnalisation des activités de la filière du cheval et de l’équitation Il appartiendra à son nouveau propriétaire d’écrire une nouvelle page de son histoire en lien avec son territoire. A Suivre…..

Formation « initiation au travail a pied : longe et longues rênes »

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Tous les étalons séjournant en ce lieu appartenaient à des particuliers donc repris en charge et bien traités.

Ces magnifiques quadrupèdes rejoindront-ils ? Un jour leurs ancêtres attelés à  un char votif de tradition gauloise du 1er siècle après J,C.  trouvé dans une fosse et patiemment reconstitué par les archéologues.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Un p’tit mot sur la gare de Saintes

 Le rail a eu une influence importante sur le développement de Saintes Le rail devient un centre d’attractions et entraîne la naissance de nouveaux quartiers pour les cheminots.

La gare : Sa mise en service est de 1867 par la compagnie des chemins de fer des Charentes, avant de devenir une gare de l’administration des « chemins de fer de l’État en 1878 ».

Puis, une gare de la SNCF -1937-1938-, desservie par des trains de grandes lignes et des trains express régionaux, TER.

Cette gare est desservie par des trains « Nantes-Bordeaux » et  dessert Rochefort, La Rochelle, Angoulême, Royan…..

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Je vais essayer en quelques lignes de vous retracer l’historique de ce secteur devenu SNCF en 1938.

Saintes est donc placée au centre d’une importante étoile ferroviaire presque égale à une étoile routière.

En 1935 Saintes voit passer: 

le « Manche-Océan » (Dieppe- Rouen-Le Mans-Nantes-Saintes-Bordeaux),

le « SBH » (St Malo-Saintes-Bordeaux- Hendaye), 

le « La Rochelle-Saintes-Genève (via Limoges) et les nombreux trains de pèlerins pour Lourdes.

La gare de Saintes était aussi la plaque tournante du trafic ostréicole.

100 circulations jour, 24 h sur 24 et 500 agents en service.

Depuis 1877 sur les terrains de l’état, constructions de bâtiments pour le petit entretien, l’atelier des machines et l’atelier des voitures et wagons et c’est en 1938 que le dépôt évolue en matériels, machines et chauffage et sanitaires pour le personnel.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

La guerre et le bombardement de 1944 ont obligé la reconstruction des ateliers et le travail a repris. Jusque dans les années 1960 l’effectif s’est maintenu autour de 1250 personnes, puis par des prises en charge des ateliers par le privé les ateliers redeviennent « entretien » et ne concerne que les révisions.

A Saintes dans les années 1930/40 presque la moitié de la population était « cheminote » et le rail faisait vivre environ 2500 familles sans compter les retraités

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Avant de retrouver nos cheminots d’aujourd’hui, voyons ce projet de « Tramway à vapeur » de Saintes à  Mortagne (sur la côte) 44kms » reconnu d’utilité publique - JO du 21 janvier 1893- C’était le début des « chemins de fer économiques de Charente » Jusqu’en 1924, moment où l’on parle « électricité », et autorail. Puis les cars en 1947 ont remplacés définitivement ces petits tronçons.

Le service urbain, c’était tout un réseau distribuant un maximum des bourgades et villes de Charente ; il n’allait pas vite 15 à 20 km/h de moyenne et les petites locomotives à 3 essieux vont tirer des convois composés de wagons et souvent une seule voiture.

 

 

Aujourd’hui, les ateliers d’entretien » devenus, pompeusement « Technicentre » sont encore dans « l’évolution ». 130 sont à l’œuvre pour la confection de pièces et levage .

Des activités nouvelles sont apparues et la SNCF annonce un regain d’activités pour le « technicentre » et la formation et emploi de 228 cheminots sur le site et à la maintenance.

A cela s’ajoute un engagement SNCF via l’Ecole des Nouvelles Compétences sur l’accompagnement et la création en 3 années de 100 emplois en CDI sur le bassin de Saintes.

Elle n’est pas belle la vie ?

La grande zone d’activités commerciales s’agrandit encore, le tourisme va bien.

L’avenir de Saintes est devant nous : Le haras se transformera certainement  en entreprise publicitaire et zone d’habitations et le bassin d’emploi est préservé et ceux-ci se développeront encore avec la SNCF !

Tout va bien !...

C’est dans cet esprit positif qu’il me faut terminer ces 6 épisodes reflétant partiellement  la vie d’une ville d’environ 25 000 habitants située sur une aire urbaine de 60 000 habitants avec les autres communes.

J’en terminerais donc par là ou j’ai commencé…..les Romains.

Il était une fois…..

Le musée est installé, à la place d’une faïencerie du 18ème, devenue  abattoirs au 19ème.

Le musée occupe les locaux et les extérieurs depuis 1931.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Ce musée de Saintes, est du point de vue de l’archéologie gallo-romaine, un des plus riches de France. Il est cerné par des colonnes antiques. Vous trouverez à travers les quelques images jointes, des blocs sculptés provenant des monuments antiques et des collections d’objets, mobiliers illustrant la vie quotidienne et éclairant sur la vie des Santons.

En voici, modestement quelques images...

Le buste présenté ci-dessous est en marbre de carrare du 1er siècle (découvert en 1957) Claude ou Tibère ??  Et un personnage de haut rang à cheval.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Chapiteaux qui ornaient le plus ancien temple connu de « Médiolanum » édifié dans la deuxième décennie avant notre ère.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Stèles à quatre faces et quatre personnages

Femmes au tissage

L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 6 et fin par Jean-Pierre Franssens

Blocs de la frise du mausolée d’un homme d’affaires.

-à gauche : Un homme portant un sac de monnaies.

-au centre : Un homme devant un bureau sur lequel, un employé verse un autre sac.

-à droite : Un homme, la main posée sur un sac de monnaies,

L’expression de cette « scène de comptes » vient de Trèves comme sans doute le défunt lui-même.

Première moitié du IIIème siècle.

En cette rentrée de 2019 j’envoie cette pensée à tous les lecteurs du Rézo- Bazar.

Et si vous avez encore soif, retournez en partie 1, l’eau arrive à Saintes.....

Avec mes remerciements et mes amitiés, à bientôt sur la toile….si vous le voulez bien.

Jean-Pierre

Bravo et merci Jean-Pierre pour ce magnifique récit sur Saintes, bien documenté! Nous savons qu'il t'a demandé beaucoup de recherches !

Nous avons beaucoup apprécié. Au plaisir de te lire. 

CD

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L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens

30 Août 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens

Le pont traversé, nous voici sur les extensions de la ville à l’est, ou nous allons découvrir au rythme de la grande avenue, face au cours National, et nommée Gambetta.

Sur cette partie à l’est, se trouve, le musée, le grand parc, la prison, l’abbaye aux Dames, le Haras national et la gare.

Notre priorité sera l’abbaye, mais rien ne nous empêchera de regarder autour et préciser quelques historiettes.

Commençons dans la bonne humeur par le parc, car là, debout, statufié sur cette allée publique, un personnage considéré comme faisant partie du patrimoine local, nommé Goulebenéze avec un accent aigu car il n’y a rien de grave, en lui.

Il est né en 1877, fils d’Eugène et Néhomaîe Poitevin, à Burie tout près.

Il fait ses études à Saintes et entre-autre, il part à la conquête de toutes les scènes charentaises. Il est chanteur à voix profonde avec des intonations comiques. Il remporte un vif succès.

Il brosse le saintongeais, l’écrit et son pseudo vient du fait local : « avoir la figure réjouie de l’épicurien », soit, la « Goule bien aise » Monsieur Evariste Poitevin dit « Goulebenéze » est mort en 1952, honoré par la ville et statufié en parc et a la villa Musso vue précédemment en partie 4.

PH 95 PH 96

« Noute patois o faut pas avouère j’honte de l’causer pac’qui vint d’loin et o l’est c’qui zi doune sa nobiesse.

Dans la goule de noute Grand Maître à teurtous, Goulebenéze ! Y l’a fait la glouère et la r’noummée de noute Sainthonjhe. »

Après cette amusette, passons le seuil de l’abbaye aux Dames toute proche.

Saint Pallais, l’un des évêques du diocèse de Saintes à ses origines-au VIème siècle- et est celui qui aurait découvert la sépulture de Saint Eutrope (cité en partie 4 précédemment). Son nom fut donné a un faubourg qui accueillera l’abbaye aux Dames.

L’église Saint Pallais jouxte ces bâtiments et l’abbatiale Notre Dame présente un mélange de roman et de gothique. Elle est l’héritière du sanctuaire funéraire de saint Pallais enterré dans la nécropole antique (VIème) au bord de la voie romaine menant au pont.

La place St Pallais servait encore de cimetière au XVIIIème siècle.

La nef se l’église a reçu deux voûtes d’ogives alors que ses piliers du XIIème siècle étaient destinés à recevoir une voûte en berceau romane. Le chœur gothique à chevet plat est du XIIIème siècle.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens

 

 

Nous sommes en 1047 et Geoffroy Martel, fils du comte d’Anjou Foulque Néra qui gérait la Saintonge et Agnès de Bourgogne son épouse, vont s’investir depuis 1030 en la restauration d’édifices et fondations, dont l’abbaye aux Dames. Elle sera consacrée solennellement le 2 novembre 1047.

Les droits et possessions ont été confirmés par une bulle du pape Léon IX en 1049.

Ce fut la plus grande communauté de femmes dans la France du Sud-ouest en cet espace soumis a la règle bénédictine. Elle conservera son indépendance de tout temps.

C’est la révolution qui mit un terme à plus de 7 siècles d’histoire monastique.

Nous trouverons quelques étapes lors de notre visite, a commencer par l’abbatiale Notre-Dame.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens

1- Main divine cernée d’un disque bénissant le fidèle et adorée par les anges.

2- Agneau portant la croix encadré par les quatre symboles des évangélistes.

3- Le massacre des innocents.

4- Les vieillards de l’Apocalypse tenant des coupes et instruments de musique.

 

 

L’abbatiale consacrée en 1047 était une église en forme de croix latine, dotée d’une nef, d’un transept muni d’absidioles et d’un chevet plus court terminé par une abside en hémicycle. Des transformations ont eu lieu au XIIème.

Une nouvelle façade ajoutée en avant de l’ancienne, au début du XIIe.

La nef et le transept conservent pour l’essentiel leurs élévations d’origine, par contre la longueur est passée à 25 mètres et la largeur à plus de 15 m. Les calottes des deux coupoles couvrant la nef ont disparu au XVIIème et furent remplacées par deux plafonds en bois.

A la fin du XIXème : transformation du chevet

L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens

 

 

 

 

 

Dans l’abbatiale romane l’art contemporain se manifeste à travers un ensemble de 13 tapisseries sur le thème de la création du monde...appelées ; « La Tapisserie de la Genèse ». Celle-ci est l’œuvre de l’artiste Jean-François FAVRE et, pour la réalisation, celle de la communauté Chrétienne de l’Abbaye aux Dames.

Une rencontre harmonieuse et vibrante entre la musique et les arts plastiques et un souhait du directeur du festival de musique ancienne...du textile sur les murs. Ce choix date de 1982 préparé et choisi par le prêtre Michel Fournier.

L’achèvement et la mise en situation s’est faite en 1996.

Ces tapisseries sont en laine sur canevas de lin.

18 000 heures de travail pendant 14 années à plus de 700 personnes en relais et en collectif. 12 tapisseries de 3m sur 1,60 m et 1 de 6 m sur 3,60 m.

Travail suivi par Madame Favre, le père de François, Georges Favre a créé 14 pièces pour orgue en 1987 et une œuvre du compositeur Y, claqué pour l’inauguration de juin 1991.

 

 

 

 

Je me suis permis de prendre en photos quatre des 13 tapisseries afin, par cette sélection vous présenter une humble partie de ce travail gigantesque et qui vaut d’être évoqué pour l’esprit, la beauté, la patience et le don aux visiteurs de l’abbatiale. Famille FAVRE ...Merci.

Revenons maintenant sur cette cour de l’abbaye où nous découvrons l’aile monastique qui a connu tout au long des siècles des occupations et des incidents divers. En voici quelques époques….relatées succinctement ….

Capétiens et Plantagenets se battent pour la ville au XIIIème, au XIVème des destructions au sein de l’abbaye par des anglo-saxons. La restauration est terminée au XVème à la faveur d’une reprise économique du Moyen Age.

Au XVIème siècle, une Françoise de la Rochefoucault va protéger l’abbaye de la guerre civile.

Au XVIIème, les bâtiments monastiques furent touchés par deux incendies.

A ce moment là se tenait une école tenue par des femmes de grandes familles et fréquentée par des jeunes filles de la noblesse, dont une entre autre, nommée Françoise Athénaîs de Mortemart de Rochechouart devenue Marquise de Montespan.

De 1597 à 1663 une nommée Françoise de Foix dirigeait la communauté des Moniales selon la règle bénédictine ; 66 années de rigueur, dévouement et habit noir.

Mais nous l’avons vu ci-dessus, la révolution va bouleverser 7 siècles, l’église devient communale, la communauté dispersée et le lieu devient une prison pour prêtres réfractaires, puis 1808, Napoléon en fit une caserne et plusieurs régiments, infanterie ou cavalerie jusqu’au XXème siècle vont y séjourner.

De ce fait,  tous les locaux marqués "cloître"vont être détruits afin de libérer l’espace central pour entraînements hommes et chevaux.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens

L’église, classée aux monuments historiques en 1840 en 1 ère liste, donc entretenue, a été rendue au culte en 1939.

1944, bombardement et nouvelle restauration qui va servir d’asile aux familles bombardées et enfin 1972, des bénévoles lancent l’entretien des locaux et créent le festival de juillet, de musique ancienne et qui aujourd’hui s’est ouvert sous le slogan « Cinq siècles de musique contemporaine ».

1988 Inauguration nouvelle pour la réhabilitation des bâtiments monastiques en présence du Président François Mitterrand.

Entrons, si vous le voulez bien…. par la porte maniériste du XVIIème siècle …..

 

 

 

 

 

 

 

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 5 par Jean-Pierre Franssens

Et voilà qu’ils m’éteignent la lumière…alors quelques vues en nocturne, merci pour votre visite et les lumières reviendront certainement …. Bientôt

 

N'oublions pas le guide ! un commentaire lui sera agréable!...

Nous retrouverons jean-Pierre la semaine prochaine pour la fin de ce super feuilleton! Si vous passez en Charentes, Vous ne visiterez pas Saintes par hasard!

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L’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre Franssens

23 Août 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Nous retrouvons l'épisode 4 sur Saintes raconté par Jean-Pierre, toujours aussi bien documenté!

Bravo JP.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre Franssens

Lors de notre promenade précédente « partie 3 », nous nous trouvions, face à l’échevinage sur la voie piétonnière du centre-ville, nommée, Alsace-Lorraine.

Comme prévu nous allons nous diriger vers notre nouveau but, l’Abbaye aux Dames mais, auparavant nous ne pourrons ignorer l’ancien couvent des jacobins, ici, tout proche, derrière l’échevinage. Celui-ci a été construit par les dominicains, arrivés en 1293. Au cours des siècles ces bâtiments comme souvent, connurent des mouvements. Entre autre une ouverture en salle d’asile, ancêtre de l’école maternelle et tenue par des sœurs aidées de femmes de charge.

Le couvent a été vendu à la révolution et début du XXème siècle un riche mécène, négociant en Cognac plus une donation dite Martineau en 2000, ont permis la restauration de ce couvent en bibliothèque municipale « François Mitterrand » et la création d’une médiathèque contemporaine en ses ailes.

Les décors intérieurs, vitraux, peintures murales du fin XIXème ont été classés aux monuments historiques.

La chapelle des jacobins XIIIème siècle. Le prieuré rebâti au XIVème. Cette chapelle a été ruinée en 1570 et a nouveau pendant la révolution.

Subsistent, au sein d’un décor Art Nouveau, la salle capitulaire et le chevet plat de la chapelle, éclairé par cette verrière gothique flamboyante.

 

Entrons au couvent, je veux dire dans l’ancienne cour du couvent, pour découvrir la façade
intérieure de la chapelle. J’ai pu constaté que la bibliothèque avait été déplacée.

Il faut suivre à Saintes car les sites évoluent constamment…entretien ou réhabilitation... attendons pour voir le siècle prochain. ! 

 

 

En son aile, disons nord, voici la médiathèque « François Mitterrand ».

 

Continuons notre progression rue Alsace Lorraine et...tiens ? Une rue Victor Hugo….Et oui en l’an 1843, Victor Hugo était à Saintes et il écrivit une critique sur le déplacement de l’arc de Germanicus du pont sur la Charente, et sa reconstruction sur les berges et ce, grâce à Prosper Mérimée alors inspecteur des monuments historiques.

« Le vieux pont de Saintes a perdu tout son caractère….on démolit en ce moment l’arc de triomphe pour le transporter ailleurs…..opération barbare et dérisoire... », extraits Victor Hugo France et Belgique. Alpes et Pyrénées 1843.

 

Sur cette voie Victor Hugo, juste avant la Maison ,dite du Présidial, sur une petite voie
perpendiculaire, découvrons l’église Sainte Colombe ; fin du Moyen Age, citée en 1340, puis
en travaux au XVIIème siècle. Les carmélites la détiennent au XIXème. Elle sera ensuite
désaffectée au cours du XXème et entrepôt coopérative Saintaise.
Aujourd’hui cette église gothique, latino grégorienne procéderait a un office une fois la semaine
et jours de fêtes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours sur cette voie, en retrait la maison Henri IV appelée aussi à tort Maison du Présidial construite au tout début du XVIIème (par un inconnu). Cette superbe maison n’a jamais abrité cette juridiction mais a été habitée par le président du présidial au XVIIIème siècle.

Il devint en 1967, Musée des Beaux-Arts protégeant ainsi les collections d’Art ancien de la ville.

Aujourd’hui cette demeure est vide car le musée a été déplacé sur un autre site.

La seconde photo avec son arbre en fleurs représente la cour arrière du bâtiment avec a sa droite, en retour-photo suivante- un ancien mur dont un élément en pierre comporte la date de 1605.

Nous parvenons enfin sur le cours National et là juste en face de cette ancienne porte Aiguière, à l’emplacement du couvent des cordeliers, le palais de justice. Celui-ci a été construit de 1859 à 1864.

En L’an 1790, année des départements français, Saintes devint préfecture de la Charente inférieure et donc, la cour d’assises devait se tenir en son centre. Mais….

Début du XIXème, monsieur le Maire de La Rochelle intervint, jusqu’à déranger Napoléon en Belgique à cet instant, sur la demande de transfert de la préfecture en sa ville.

Et, voilà comment Saintes devint sous-préfecture mais tout de même en conservant le siège de la cour d’assise.

Profitons du lieu pour découvrir le théâtre sur le trottoir d’en face.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le théâtre municipal, sur le cours impérial a été construit en 1852 par l’architecte A.Bourla. Des troupes originaires de la région l’ont animé ainsi que des artistes « parisiens » tels Brasseur, Coquelin cadet...et même en conférence Alexandre Dumas père ainsi que le poète Déroulède.

Baptisé Gallia, ce théâtre a connu diverses conditions. Il y avait à cette époque 7 salles, soit spectacle, soit cinéma -Dont l’Olympia Palace, puis Olympia 2000- et la vie artistique à Saintes ne pourrait que faire l’objet d’un seul écrit tellement il est copieux. Restons donc sur Gallia qui en 1998 a subi des aménagements, une salle de 510 places et une de 96 et un écran de 12m réservé aux Arts et Essais, en activités à ce jour.

 

Sur le même trottoir que le palais de justice, la « Villa Musso ». Construite, moitié XIXème par le Docteur Musso de la bourgeoisie Saintaise. Agrandie par Anatole Huet, négociant en cognac elle est notifiée comme style rococo. En 1894, lui est adjoint une orangeraie et après diverses actions est devenue « Office de Tourisme » jusqu’en 2018.

Aujourd’hui comme bien des pierres revenues à la commune, on ne sait si la transformation ira vers, encore un musée ou habitations…. ?

L’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre Franssens

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PH 82 PH 83

PALISSY approche et là, au nord un appel retentit. Et alors ?….moi Saint Vivien, on m’oublie … ?

Lors du premier exposé je vous ai emmené tout au long de l’aqueduc auprès de

Saint Saloine ou s’étaient édifiés le Thermes romains nommés St Pierre et St Vivien, évêque de Saintes.

En ce faubourg Saint Vivien une nouvelle église a été édifiée sur les ruines d’une précédente, dévastée par les protestants, totalement détruite et rasée au XVIIIème.

L’église actuelle (Photos ci-dessous) a été édifiée entre 1840  et 1845.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre Franssens

Le chœur et la nef en référence strictement gréco-romaine. Les vitraux ont été réalisés 40 ans après la fin de la construction et, avec l’apport de l’autel de la Vierge, son tabernacle plus la chaire à prêcher du XVIIIème siècle, créant ainsi un superbe lieu du culte.

Un p’tit coup d’œil aux Galeries successives de Saintes ; la Maison universelle édifiée en 1904, premier grand magasin Saintais.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre Franssens

Nous traversons enfin le pont de la Charente et….. Bonjour Monsieur Palissy.

La statue est due au sculpteur Ferdinand Taluet, élève de David d’Angers. Elle fut inaugurée le 2 août 1868.

La statue est due au sculpteur Ferdinand Taluet, élève de David d’Angers. Elle fut inaugurée le 2 août 1868.

PALISSY Bernard, la céramique en Saintonge.

Originaire de l’agenais, Bernard vécut à Saintes de 1540 à 1565. Ce Maître verrier était un touche-à- tout génial. C’est donc à Saintes qu’il mit au point sa fameuse technique de céramique en recherchant le secret des émaux.

La Chapelle aux Pots est un petit village jouxtant Saintes qui est dépositaire d’une longue tradition de poterie et qui a du profiter à notre Maître Palissy.

Celui-ci fut un savant, chimiste et géologue reconnu comme un des précurseurs de la paléontologie par ses études et observations sur les fossiles. Il a légué plusieurs traités dont : « Le discours de l’art de la terre, de son utilité, des émaux et du feu » ainsi que « Le discours de la nature des eaux et des fontaines ». (Ci-dessous un plat avec reptiles attribué à Bernard P.)

Outre son talent qui le mena jusqu’à Paris, au service et sous la protection de Catherine de Médicis, notre Bernard s’était engagé politiquement en faveur des idées de la Réforme ; ce qui lui valut, malgré ses protections d’être embastillé en 1589 où il mourut l’année suivante.

A Saintes vers 1530 il avait été le chef de file actif de la communauté protestante.

La vie de Bernard Palissy est passionnante de par ses techniques, ses œuvres, ses connaissances et appuis et il mériterait bien plus de présentation. Mais, fasse, chers lecteurs et lectrices que cette (peut-être) découverte vous ouvre « l’appétit » et que les moyens actuels vous permettent de prolonger sa découverte.

Je stoppe donc cette quatrième promenade à Saintes pour prendre de l’élan sur l’autre rive. Le but, rappelez-vous, l’Abbaye aux Dames avec tout autour des connaissances, des historiettes, des histoires et croyez-moi, Saintes en possèdent...alors ?….A bientôt ? « si vous le voulez bien... »

Jean-Pierre

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L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens

15 Août 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens

Nous quittons  le secteur de Saint Eutrope par la porte Miegeville et ce pour rejoindre le centre de la ville. Rappelons-nous, que ce centre de 18 hectares a été ceinturé de remparts.

Il y a plusieurs lunes, il nous aurait fallu emprunter la porte nommée « Evêque » pour emprunter la voie, nommée ce jour, Saint Maur qui nous conduisait sur les quais de la Charente, place Blair. (Du nom d’un intendant du XVIIIème.)

 Au 17  Rue Saint Maur, que nous découvrons sur les photos, se tenait le siège de la Juridiction Consulaire depuis 1763.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens

Ci-contre : l’Hôtel construit par François Mossion de la Gontrie en 1731 côté quai de la Charente.

Ce corps consulaire tenait audience  à l' échevinage, que nous découvrirons très vite, jusqu’au second Empire. Ce sont eux qui en 1775 ont fait édifier le portail et la façade aux 6 pilastres ioniques.

A noter que c’est en cette rue que de nombreux membres de la cour audience, conseillers, substituts, greffiers, lieutenants avaient élus domiciles au XVIIème siècle.

Place Blair, 1791, un 1er juillet, la société des amis de la constitution œuvra à l’édification d’une pyramide nationale.

Celle-ci fut édifiée avec des frises, des chapiteaux tambours et colonnes d’ordre dorique, vestiges Gallo-romains. Une bouteille contenant la déclaration des Droits de l’homme fut enfouie en fondation.

Inauguration le 14 juillet 1791.

Sur la photo nous pouvons distinguer la flèche de Saint Eutrope.

L’hôtel Monconseil- du nom de Monsieur le Marquis Etienne Guinot de...- de l’aristocratie de Saintonge, fit bâtir en 1738 un somptueux hôtel, (photo6) sur les bords de la Charente.

En vue depuis la démolition des remparts.

Avant d’être un musée en 1992, nommé Dupuy-Mestreau, en collection d’Art régional,

Cet Hôtel abrita en 1810, le siège de la préfecture de la Charente Inférieure (future Maritime)

Suivons les quais rive gauche  et nous atteignons les abords de la cathédrale Saint Pierre, trônant en ce centre-ville que nous allons parcourir.

Un nommé Pallais, premier évêque avait impulsé une première église au VI ème siècle. Au XIème un incendie va ravager et ruiner cet ouvrage. Reconstruite courant XIIème au terme de la guerre de cent ans, par des évêques de la famille Rochechouart.

Le clocher -Porche date de cette époque mais sa flèche prévue à 100 mètres n’a jamais été possible et ce, dû aux guerres de religion.  Approchons…

Nous longeons le marché couvert récent et arrivons sur la place Saint Pierre sur les arrières et les flancs de l’église.

 

Cette place est aujourd’hui un parking et deux fois la semaine un marché jouxtant le bâtiment récent construit entre la cathédrale et la Charente (dommage !)

Auparavant comme vu sur la photo 11 il y avait arbres et maisons.

Et…..comme par hazard….la maison visible au premier plan était celle d’un nommé Joseph Guillotin, Docteur, né le 28 mai 1738 à Saintes. Il était professeur d’anatomie et député de Paris aux Etats Généraux.

Concernant la machine qui porte son nom, son projet de Loi était très clair ;

Joseph Ignace Guillotin, Musée Carnavalet

« Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort, le supplice sera le même...le criminel sera décapité...par l’effet d’une simple mécanique ».

La machine va se nommer au départ Louison, mais, malgré ses vives protestations son nom lui sera attribué.

Docteur Guillotin s’est éteint à Paris en 1814 et sa maison fut démolie en 1962. 

Pour la petite histoire (triste), la dernière femme guillotinée suite à un meurtre sur enfant, en France le fut à Saintes en 1943.

La Cathédrale Saint Pierre,  entrons en ce lieu….

 

Aujourd’hui sur un bâtiment gallo-romain s’élève une cathédrale gothique flamboyante de 100 mètres de long dont le chevet repose sur des pieux de chêne.

Elle porte le titre de basilique mineure ce qui en fait la seconde basilique Saint Pierre du monde, après celle de Rome.

Comme cité précédemment la flèche de 100 m projetée a été remplacée par un dôme métallique à environ 65 mètres de haut.

Le portail, restauré au printemps 2002, est un ensemble de sculpture flamboyante. Les quatre voussures sont ornées de quarante-quatre statues qui représentent huit anges musiciens à l’intérieur, des saints et des prophètes de l’Ancien Testament sur la voussure extérieure.

Les quatorze niches vides le sont depuis les destructions des  guerres de religion du XVIème Siècle,

 

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Le chœur date du XVIIème et il est aussi grand que la nef. Le maître-autel est recouvert de marqueterie de marbres polychromes.

Le Cymborium porté par quatre colonnes de marbre a été amené de l’Abbaye aux Dames -dont nous parlerons prochainement-  et offert par Napoléon.

Le déambulatoire permettra la découverte de la chapelle du XVIème, Notre Dame des victoires, puis 3 chapelles de style gothique renaissance, elles aussi du XVIème siècle.

Au retour vers le porche, d’autres chapelles, la chapelle des fonds baptismaux (fermés d’une grille) et en fond un tableau du baptême du christ par une artiste de Saintes du XIXème siècle.

Et pour terminer, les deux bénitiers, coquilles d’huîtres géantes apportées du pacifique par l’Amiral Léopold Pallu de la barrière et offertes a la cathédrale en 1858.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens

Les orgues situées au-dessus du portail ouest, furent commandées au XVIIème siècle à Jean Oury de Poitiers. Il est, entre autre, orné de bouquets, d’un ange a la trompette et en haut, du roi David avec sa harpe.

Nous remarquerons, en fin de visite, une grande statue de St Pierre, réplique de la statue à Rome. Cette statue en plâtre peint, est au centre des listes de tous les évêques de Saintes, parmi lesquels on ne compte pas moins de onze saints. Cette liste est close car le siège de l’évêché a été transféré à le Rochelle en 1801.

Le cloître, accolé au mur sud de la cathédrale, est longé par une galerie couverte de style ogival. A noter : un édicule de style Renaissance à l’angle Nord-Est de la galerie.

En levant les yeux vers le toit de la cathédrale nous pouvons voir les arcs-boutants du XVème siècle témoignant de la hauteur qu’atteignait la nef, (non rebâtie), avant sa destruction.            

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens

Face à la sortie du cloître, entre les deux grilles ouvertes, la sous-préfecture bâtie sur la place du synode en 1846.

Tout à côté l’hôtel de ville, inauguré en 1874 suite à la reconstruction après l’incendie en 1871 de l’ancien doyenné au chapitre épiscopal où depuis 1830, siégeait le pouvoir municipal transféré de l’échevinage.

Nous retrouvons la face nord de la sous-préfecture donnant sur une parcelle arborée qui comporte elle aussi une Histoire.

Tout d’abord, suivant les photos, le logement du gouverneur  dominant la ville. Érigé en 1600-1610, il abrita l’administration de l’hôpital St Louis et est aujourd’hui  « disponible » aux projets….à suivre.

Sur ces hauts de Saintes en place des châteaux et citadelles successives dont il ne reste que quelques longueurs de remparts, s’est construit dernièrement l’agrandissement de l’Epahd. 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens

Sur cette hauteur, hors remparts, un nommé Bernard Palissy « chef » du mouvement y fonda en 1544 la première petite église protestante avec quelques fidèles. Saint Barthélémy, temples rasés, persécutions et il a fallu attendre 1898 pour que décision soit prise, sur l’élévation d’un Temple en lieu et place des premières constructions.

Le Temple érigé en 1905-1906 possède une façade qualifiée romano-byzantine avec des motifs rappelant l’Art nouveau et l’Art déco.

Le Temple  sur le cours du nom de Reverseaux* se trouve dans la prolongation du bâtiment de la Banque de France.

*Jacques Guéau de Reverseaux dernier intendant ordonné en 1781 à qui l’on doit l’esquisse de la ville moderne.  Il a été guillotiné à Paris en 1794.

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Nous voici revenus sur le square au fond duquel nous voyons un portail. Il s’agit du portail de l’ancienne chapelle des jésuites attenante au collège créé en 1610 et confié aux jésuites. En 1782 une chapelle bénédictine remplace celle des jésuites. Tout cela détruit dans les années 60 pour création d’un lycée.

Sur les photos jointes vous pourrez voir le fronton aux pilastres ioniques en harmonie avec la chapelle qui lui fait face en façade XVIIIème, aujourd’hui transformée en salle municipale.

Nous allons quitter cette place et rejoindre la rue piétonnière principale, nommée Alsace-Lorraine sur laquelle nous découvrons enfin « l’échevinage » tant de fois cité précédemment.

Sa partie la plus ancienne est du XVème, mais la façade est de 1761. La serrurerie est du XVIIIème. La tour,  le beffroi élevé en 1552, à moitié détruit par un boulet au siège de 1570 et restauré plusieurs fois. Le beffroi symbolisait la puissance municipale face au pouvoir de l’église.

Aujourd’hui, en sa cour pavée nous pouvons nous détendre en consommant sous les parasols et visiter l’un des musées des Beaux-Arts.

Quoi de mieux pour clore cette partie 3. Terminons cet épisode par des photos de cet ensemble et je vous en promets encore de nombreuses anecdotes.

Bientôt nous traverserons la Charente par le pont Palissy.

Mais qui était donc ce Palissy ??? A bientôt… si vous le voulez bien...

L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens

 

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L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens

7 Août 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Et voici la suite de ce reportage étonnant sur la ville de Saintes!

L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens

Santonum  : SAINTES

Le développement important de cette cité a bien entendu, attiré des « visiteurs » et à cette époque : an 270, des « barbares se plaisaient » à envahir ce qui se stabilisait….éternel réflexe….Wisigoths aryens, puis Francs, Musulmans jusqu’à Poitiers-Vouneuil sur Vienne, fin 732, les vikings sur la Charente jusqu’à Taillebourg, et les Normands en 845.

Il fut donc décidé de se protéger. Pendant les années 284 à 476 un rempart défensif fut édifié avec comme entrée principale ce fameux pont déjà décrit et la porte, arc de Germanicus.

La cité s’était étendue sur une surface proche de 100 hectares mais elle n’était ceinturée que sur 18 hectares.

En même temps, le Christianisme est arrivé et nous allons découvrir, même hors muraille, les édifications de lieux de culte ainsi que le développement de la rive droite de la Charente.

Notons que c’est au cours de ces événements des IIIe et IVe siècles que le nom de SAINTES apparaît, remplaçant Santonum.

La visite commence par les monuments édifiés au début du deuxième millénaire

La basilique Saint EUTROPE est fondée en 1081 à l’instigation du duc d’Aquitaine et du Comte de Poitiers (sous le nom de Guillaume VIII). Elle est confiée à une vingtaine de moines de l’abbaye de Cluny qui y implantent un prieuré.

Cette basilique est classée en 1998 au titre des monuments historiques et au patrimoine mondial de l’humanité, par l’UNESCO.

 

La longueur actuelle du bâti est de 42 m avec une hauteur de voûte de 10 à 14 m  sous la coupole de la croisée.

En 1803, l’église, considérée comme vétuste par le préfet, Guillemardet, est amputée de sa nef.

La longueur de l’église est de 75 m, c’est le plus grand édifice de la région et sa flèche s’élève à 80 mètres de haut.

Celle-ci construite pour la dévotion aux reliques du Saint par les foules de pèlerins de Compostelle, est considérée comme la crypte romane la plus grande d’Europe.

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens

Au centre, le tombeau avec son inscription « EVTROPIVS » (forme d’écriture type IIIème siècle) (mais est-ce un cénotaphe ? (tombeau vide). A suivre… pages  suivantes…..

A noter, sur les chapiteaux, le thème ornemental végétal d’inspiration gallo-romaine.

Sur 53 motifs aucun n’est semblable à un autre.

 

Au XVème siècle la construction d’une grande chapelle flamboyante dans le prolongement de la nef du chœur roman a fait perdre à celui-ci son abside et son déambulatoire. Le bras nord du transept a été remonté au XVème siècle à partir de ses fondements au niveau de la crypte afin de supporter le superbe clocher, gothique flamboyant, de 80 m, en place du clocher roman, grâce à la générosité de Louis XI.

Cette basilique conserve, le chœur gothique qui date du XVIe et sa façade actuelle, pastiche roman très sobre datant du XIXe. Ses vitraux sont issus des ateliers en la Maison du Verrier, Castel Gesta, « villa castellisée » édifiée par le peintre verrier Louis-Victor Gesta, fin XIXème au faubourg Arnaud Bernard de Toulouse et inscrite aux Monuments Historiques.

 

 

 

 

 

 

 

La légende de la fontaine d’Eustelle. Situé dans l’enceinte des arènes avec un très faible débit ne servant pas à l’entretien des arènes.

La légende dit, que Eustelle disciple de Saint Eutrope, l’aurait enterré non loin de l’amphithéâtre et depuis une fontaine coule et son eau aurait des vertus miraculeuses.

« Si une jeune fille parvenait à former une croix avec des épingles à cheveux lancées dans le bassin, elle se marierait ... dans l’année »

 

 

PH 47

ph 48

PH 49

Voyons si la réalité a rattrapé la légende….

Les textes rapportent que Eutrope 1er évangélisateur du 1er siècle aurait subi le martyre pour avoir converti la fille du gouverneur romain de la ville et d’une mère d’une antique famille de druides, baptisée et nommée Eustelle : Estelle (étoile) en latin.

Condamnée à être lapidée, puis à être décapitée à la hache et enterrée par des fidèles non loin de l’amphithéâtre. Il est dit que ce serait Eustelle qui aurait géré cette affaire et refusé l’apostasie.

De ce fait, elle aussi, condamnée à être décapitée à son tour et, par son père.

Eustelle aurait donc rejoint, nous allons le voir, Saint Eutrope en son caveau.

J’ai retrouvé un mémoire 1845 sur « La découverte d’une sépulture chrétienne dans l’église de St Eutrope à Saintes . (*1)A-J Letronne nous dit, après les découvertes sous des pièces de monnaie or et argent, d’un sarcophage lors de travaux de restauration de l’église souterraine en l’année 1843.

Ce sarcophage porte toujours en la crypte, aujourd’hui le nom "EVTROPIVS" sur le petit côté du couvercle.

La recherche et les conclusions reposent sur des déductions plausibles. Le travail est énorme et je m’en tiendrais donc, après quelques précisions, qu’aux conclusions énoncées.

Ce sont Saint Palladius, évêque et Grégoire de Tours qui, après diverses invasions de ce 1er siècle auraient « récupérés » le caveau caché près d’Estelle et construit une première basilique pour honorer  Saint Eutrope.

Hommage suivi en l’an 1096 lors de la prise en charge des clunisiens.

Ce sarcophage est un monument les plus anciens du christianisme.

Lors des guerres de religion, des fanatiques ont exhumés le corps du Saint et l’ont brûlé….y avait-il le corps d’Estelle ? Estelle a-t-elle réellement existé ?

Pour se soustraire de ces différentes profanations, quelques reliques furent  déposées en 1040 par Geoffroy Martel à la trinité, abbaye de Vendôme. Le chef et divers os ont été déplacés à Bordeaux en 1571 à la cathédrale St André . Le 19 avril 1602  le chef et la relique reviennent à Saintes.

 

Au XIIe siècle cette église apparaît comme étant une importante halte « Jacquaire» sur la « via Turonensis » qui est la voie la plus occidentale conduisant a St Jacques de Compostelle.

Sur le guide des pèlerins il est écrit ; « Sur le chemin de St Jacques, à Saintes, les pèlerins doivent dévotement rendre visite au corps du bienheureux Eutrope, évêque et martyr ».

 

Pour la suite de notre visite, cette fois vers le "centrum de SANTONUM" nous allons emprunter la porte « MIEGEVILLE » « Miejo Vilo » en occitan, porte principale face au centre ville. 3e étape « Entrons en Saintes »

 

(*1) Sur « Persée » ,Mémoires de l’Institut National de France (pages 75 a 101) 

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L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

31 Juillet 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Nous sommes heureux de retrouver Jean-Pierre. Il nous emmène à la découverte de la ville de Saintes en Charente.C'est une recherche remarquable que nous allons suivre pendant quelques semaines.

Dans bien des provinces nous retrouvons nos racines, romaines, gauloises, Judéo-chrétienne, à travers différents monuments antiques ou religieux. Jean-Pierre nous fait voyager dans le temps…  de  -20 avant Jésus-Christ, où la cité fut créée par Agrippa gouverneur sous l'empereur Auguste et devint pour  quelques temps la capitale de l'Aquitaine gallo-romaine avant de devenir au IIIe-IVe siècle une petite ville chrétienne…

Merci à Jean-Pierre de nous faire connaître et apprécier la science et l'immense talent des architectes que Rome envoya en Aquitaine.

Chut !... Place à notre aimable collègue !

CD

L’eau coule sous le pont de SAINTES, Médiolanum-Santonum

Ça coule de source...là et par là, et aussi ici, n’est-ce pas...PALISSY … ? Bernard. 

 L’eau, source de vie, source de conflits, de survie, l’eau indispensable de tout temps et en tout lieu….Sources, vous allez être fortement sollicitées au rythme des lignes suivantes……...

Lorsque les romains au cours de leurs conquêtes en Gaule vinrent s’installer en Aquitania, les occupants « Santons »  pour la plupart originaires de l’est subirent l’invasion et réussirent à s’intégrer et coopérer avec l’envahisseur. Un Empire Gallo-Romain se forma et, en ce qui concerne notre récit, une communauté importante se développa sur les bords de la  « Carentonus»  ou Charente : la « Civitas »-cité nommée  « Médiolanum » (centre du territoire) dans un premier temps, puis, « Médiolanum Santunum » (devenu Saintes) aux alentours du IIIème siècle.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

« Médiolanum »  était devenue capitale d’un immense territoire qui s’étendait des Pyrénées aux  rives de la Loire. Un réseau de voies romaines, reliait cette nouvelle capitale aux autres centres urbains. Nous avons vu et lu précédemment, les accès sur Pons et Jonzac vers les Pyrénées sans oublier la voie Agrippa (du nom du gendre de l’Empereur Auguste), qui partait de « Lugdunum » : Lyon, pour rejoindre notre « civitas Médiolanum »  en Gaule « Aquitania », l’une des 4 grandes régions conquise par César avec, la lyonnaise et la Belgique. (La Narbonnaise était conquise depuis le 1er siècle avant J.C)

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

L’eau, jusqu’à l’arrivée de romains provenait de la rive gauche du fleuve et alimentait des puits et des fontaines de la communauté « Santonnaise »..  Celle-ci provenait de la seule source située en amont du village au lieu-dit Lucérat. Cette source ne permettait plus l’alimentation de cette nouvelle population car son altitude à  4,72 m et son débit, ne pouvait œuvrer par gravité. Surtout que vous allez le voir, nos romains étaient des  grands consommateurs d’eau pour les bains et thermes.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

Les ingénieurs romains se mirent donc à l’ouvrage et nous pouvons constater leurs techniques durables et efficaces au niveau de la conception d’aqueducs.

Tout d’abord trouver les sources et là, sur la rive droite, ils furent gâtés.

Le premier aqueduc (il y en eut 3) construit à la fin du 1er siècle avant J.C, aurait, d’après un archéologue : Jean Louis Hillairet, spécialiste des aqueducs de Saintes et toujours en cours de recherches, nécessité 4 années de travaux et 1100 ouvriers.

 

La première source de captage était située au lieu-dit FontMorillon, à Fontcouverte (6kms à l’est de Saintes). Cet aqueduc comprenait plusieurs ouvrages, le pont des arcs (sur le terrain du golf actuel), le tunnel nommé « les 9 puits »,  (qui en compte treize après recherches !), le pont de Haumont et à l’entrée de Saintes, un siphon.

La voie Agrippa, du nom de son concepteur, Marcus Vipsianus Agrippa, général et politique romain : de -63 avant J.C à -12 avant J.C, pénétrait en cette nouvelle « civitas » devenue première capitale de la Gaule-Aquitaine.

 Mais il fallait traverser le cours de « Carentonus » et là, un notable « santon » romanisé, Caius Julius Rufus, fit édifier les deux arcs du pont en l’an 18, à ses frais. Il était dédié à l’Empereur Tibère, son fils Drusus et son neveu, fils adoptif,  Germanicus.

L’arc est classé au titre de Monument historique par arrêté au 5 juillet 1905.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

 

Les 3 sources……

Le sujet est vaste et toujours en cours, (par la société d’archéologie de Saintes avec J. L Hillairet),  je resterais très modeste en vous amenant par voie d’eau sur notre programme Histoire avec au passage, quelques éléments permettant de cadrer la technicité et les magnifiques ouvrages de ces hommes, Celtes, Santons, Romains, aux environs des 2000 ans.

Ci-dessus, la première source, en l’an 20 avant J.C qui passait la Charente en siphons de plomb après un parcours de 6kms, un débit de 3000m3 jour et son arrivée à la cote 31m, lui permettant de fournir les fontaines et les espaces comme les Thermes que nous retrouvons ci-après.

 

Au début du siècle après J.C, le débit de ce 1er aqueduc s’est avéré très vite insuffisant par rapport a l’extension, je dirais « à la romaine « de Médiolanum », l’élue capitale.

Des nouvelles recherches en sources furent entreprises au Nord.

Par hauteurs, par fissures, ils trouvaient ces sources à des 6 à 8 m en nappes souterraines.

Le niveau  au lieu-dit « la grand font » à Le Douhet, à 12 km de Saintes  étaient à la cote 43 m, et l’aqueduc élaboré arrivait devant Saintes à 35 m soit une pente moyenne pour ce second circuit de 0,67 mm par mètre, et rappelons nous, il s’accroche et se dédouble sur le bois de la Tonne à la sortie du Golf de Saintes après les Arcs. Il fallut donc deux conduits de taille différente, compte tenu que le débit passe de 3 000 à 12 000 m3  par jour. 

Non, je n’ai pas oublié la troisième source : « Vénérand »  se situe entre Fontcouverte et Le Douhet, plus à l’Est, sa cote est de 47m environ, donc bonne pente, et son aqueduc va se raccorder au bois de la Tonne sur celui du Douhet..

Au total l’eau va parcourir 17 km en viaducs, surface couverte, ou en sous-sol en éléments maçonnés de moellons et couverts de dalles plates ou en briquettes en voûtes.

Précisons, comme vous pouvez le constater sur les photos jointes, que de grandes parties étaient creusées a la taille d’homme debout et que pour s’aérer tous les 16 à 32 m, des puits étaient creusés qui permettaient le transfert matériaux et outils et bien entendu, la descente et la remontée des piocheurs et maçons...

Dès lors, l’aqueduc alimentait tout « Médiolanum », fontaines, bassins, villas…..mais aussi, sur la butte au nord, trois thermes, dont il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges de Saint Saloine. L’aqueduc resta en service, plus de trois siècles.

Le développement, rive gauche à travers l’artisanat semble avoir été important si on en juge les pièces retrouvées en verrerie, poterie, métallurgie.

La ville va s’étendre jusqu’à 100 hectares et sa population fut supposée de 15 000 âmes, ce qui correspondait au remplissage de l’amphithéâtre construit sous le règne de Tibère et achevé sous le règne de Claude, environ l’an 40 après J.C.

La civilisation romaine a apporté ce nouvel art de vivre, hygiène et hydrothérapie. Un lieu de détente qui jouait un rôle social.

Saint Saloine, édifié sur un hectare environ, a été abandonné au déclin de la ville au IIIème siècle. La partie visible actuellement correspond au « caldarium » ou salle de bains chauds. Une église édifiée sur ce lieu a totalement été détruite et rasée au XVIIIème siècle.

Les thermes de Saint Vivien et de Saint Pierre ont totalement disparus. Seul un modeste mur reste près de la nouvelle église de St Vivien, sur laquelle nous reviendrons.

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

L’amphithéâtre, achevé sous Claude en l’an 40 a été construit, adossé au vallon appelé : « des arènes ».  Les gradins sont en appui d’un côté et de l’autre ils ont nécessité la construction de murs d’appui. Ce système mixte est à rapprocher de ceux de Pompéi et Fréjus.

Sa dimension est de 126 m grand axe et petit axe 102 m.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

En même temps que la cité, il fut abandonné au cours du III ème siècle car il se retrouvait hors des remparts de protection, que nous découvrirons très prochainement

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

Bientôt, cher lecteur, nous connaîtrons l’extension politique et religieuse de cette ville qui porte bien son nom, avec dès le deuxième millénaire ses édifices, ses monuments et la suite de son histoire qui, j’espère vous passionnera autant que moi…difficile de faire court sur le sujet...alors ? A bientôt !

Jean-Pierre

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