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Le blog du Réseau Bazar BHV

echos des membres

Notre collègue, Marie-Christine Kieffer nous a quittés.

12 Juin 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Chers collègues,

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de notre collègue, le 17 mai dernier.

Marie-Christine Kieffer.

Une célébration a eu lieu le 20 mai, là où elle vivait  dans l’Ain, à Saint-Benoît.

Marie-Christine avait atteint ses 72 ans le 1er janvier 2022.

C’était une femme de caractère, très courageuse.

Marie Christine souffrait depuis quelques années, et son état n’était pas brillant.

Une pneumopathie l’a emportée.

Elle rejoint sa sœur jumelle que beaucoup ont connue au BHV : Marie Edith-Leménahéze

Elle avait été très affectée par la disparition de notre collègue « Jojo » Lagrafeuille qu’elle appelait fréquemment. Pour ma part, je l’ai eu au téléphone, il y a environ un mois.

Marie-Christine avait travaillé à Flandre, Belle-Epine, Rivoli...

Ceux qui voudraient écrire un petit mot à sa fille Karine peuvent me demander en privé l’adresse postale ou l’adresse courriel.

Merci d’avance.

CD

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Adieu à Georges Lagrafeuille

6 Février 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

« L'optimisme, c'est voir la vie à travers un rayon de soleil. » (Carmen Sylva)

Aujourd’hui, il y a une éclipse !

Notre ami Georges Lagrafeuille vient de nous quitter ce samedi 5 février.

Il aurait eu 88 ans le 28 avril prochain.

 

Une célébration est prévue

En l’église de

SAINT VITTE sur BRIANCE

Mercredi 9 février    à 14h30

 

 On le savait souffrant, combattant, mais cette fois-ci, Il avait refusé de jouer plus longtemps d’autres protocoles.

Pour tous, c’est « Jojo » !

Il est un exemple d’optimisme. Nous l’avons vu souvent combattre ses problèmes de santé au cours de sa vie, par sa volonté de vivre.

Georges a commencé au rayon Chauffage du BHV Rivoli en 1960.

En 1967 le BHV de Montlhéry ouvre ses portes. Jojo rejoint l’équipe très unie de ce magasin.

Il avait un grand respect pour son directeur : Monsieur Chammah.

Responsable du Jardinage, il était très apprécié des clients qu’il aidait et conseillait.

Georges était toujours disponible, toujours prêt à rendre service.

Chacun de ses collègues garde un souvenir personnalisé au fond du cœur (Georges Guyot, Jean-Pierre Franssens, Roger Lebec etc...).

Son attitude était identique avec le personnel.

Dans les années 79/80, Georges est hospitalisé pour un problème de santé. Egal à lui-même, Georges se bat, il reviendra au BHV après plus d’un an d’absence.

On le retrouve au rayon Chasse-pêche, un secteur qui lui convenait à merveille.

Muté au rayon «Cadres et Dessins », il y restera jusqu’à la retraite en 1994.

Cette retraite très active se déroulait agréablement au lieu dit : « Bretagne » à Saint Vitte sur Briance. A 47 km au Sud-est de Limoges..

Il vivait de sa chasse, sa pêche, il élevait  ses canards, poules, cailles et jardinait ses fleurs, cultivait ses légumes, salades et fruits de son jardin.

C’était aussi un cuisinier «  cordon bleu ».

Il faisait ses terrines, ses confitures....

Il adorait se mijoter quelques bons petits plats.

La maladie est revenue, sournoise, mails il gardait cette joie de vivre, il rayonnait !

Adieu Jojo ! On ne t'oubliera pas !

 

N'hésitez pas à porter des commentaires à la suite de cet article ou me les envoyer en direct, ils seront communiqués à la famille.

Christine D.

 

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Adieu Serge Roussard

4 Février 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Notre ami Serge ROUSSARD vient de nous quitter le 31 janvier 2022.

Il aurait eu 89 ans, le 26 mai prochain.

 

Une célébration aura lieu le mardi 15 février à 14h30

En l’église : Notre-Dame de la Croix.

3 Place de Ménilmontant.  75020 Paris.

La vie de Serge dans la période où nous l’avons connu :                                                   

Serge est entré en 1968 au BHV.

Serge qui œuvra longtemps au service « Province » des entrepôts d’Ivry était un homme toujours souriant. Il a pratiqué 26 ans de sport à l’US BHV et a passé 11 ans à s’occuper du bureau de  l’USBHV.

Lors de son départ à la retraite :JP Franssens a écrit : « Jeune homme, ce fut le basket, l’armée lui fit découvrir le judo et la natation. Rentré dans le civil, il se lança dans la pratique du tennis et du tennis de table. Au sein de l’US BHV à Rivoli, comme à Ivry, il s‘occupa de monter une équipe de Basket et de Bowling. »...

On le retrouve comme animateur ou commissaire dans d’autres disciplines, tel le cyclisme ou le foot. Il partage de grandes compétitions cyclistes en accompagnant ses amis A Calandri, M Bindault, JP Franssens, L Jean.

Il prend sa retraite en 1991, mais continue de seconder le Bureau de l’US BHV.

Jean Pierre Boulot, lui remet la médaille de bronze de la jeunesse et des sports, cette même année.

Avant le BHV, Serge fut militaire engagé.
Il a participé à la guerre d'Indochine où il a connu son épouse Maria. Dans les batailles acharnées, les embuscades meurtrières, Serge fut un de ces soldats qui exprimaient  leur très grande bravoure. Un de ces militaires qui sont allés au bout de ce qu'exigent l'abnégation et l'esprit de sacrifice.

 Puis Serge fit la campagne d’Algérie.

Médaillé militaire et très fier de l’être, il prenait part à des célébrations commémoratives lors de dates du Souvenir Français,  comme le 11 novembre où il portait quelques fois le drapeau.

Ces dernières années furent éprouvantes, il se sentait bien seul dans son petit appartement du 20e arrondissement de Paris.

Nous avons eu plaisir à le retrouver à chaque rencontre BHV du réseau.

Il va rejoindre son épouse Maria décédée  en 2014 qui lui manquait tant.

 

photo du 26 novembre 2013 rencontre du réseau

Adieu l’ami !

Vos commentaires seront  lus par la famille.

Ci-dessous un ancien article du réseau sur Serge et le sport!

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Adieu Bernard Caltré

3 Janvier 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

J’ai la tristesse de vous annoncer que

Bernard Caltré nous a quittés le 30 décembre...à l'âge de 83 ans.

Ses obsèques seront célébrées

 le lundi 10 janvier  à 14h30 

en l’église Notre-Dame à Melun

Vous pouvez me demander l’adresse courriel ou adresse postale de sa nièce par mail où sur ce blog . Elle en fera part à sa proche famille.

Je rassemblerai également tous les mots ou commentaires sur Bernard que vous pourriez me faire parvenir.

Combien de personnes aurais-je pu contacter en direct ? Vous êtes si nombreux à l’avoir connu que je ne pouvais utiliser que ce Blog.

Qui était Bernard Caltré ?

Il a 31 ans lorsqu’il entre au BHV en 1969. Il quittera le BHV 38 ans plus tard en 1996.

Des entrepôts d’Ivry au Contrôle des ventes, puis à l’accueil-encaissement, on se souvient tous de Bernard sur son parcours sportif au BHV.

Adhérent à l’US BHV en 1970, Bernard participe aux courses de fond. Rapidement, il devient dirigeant au sein de la section Athlétisme et met sur pied le Championnat du Monde des vétérans où 30 nations et 2000 athlètes participeront.

En 1987, Bernard Caltré fait un rêve : celui d’organiser le Paris-Versailles avec 200 coureurs du Personnel du BHV. Bernard atteint son objectif en 1990.

En 1992, il reçoit la médaille de la Jeunesse et des sports.

Cet homme généreux, joyeux savait insuffler la confiance, tant dans le travail que dans le sport.

Nous étions quelques uns à l’avoir revu en août 2009, en Normandie, toujours égal à lui-même. (photo jointe)

Christine D

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Antoine et le grand désherbage !

2 Décembre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Vous avez peut-être du, un jour, faire du tri de livres pour un déménagement, ou du tri dans vos souvenirs...

Mais lorsque vous possédez un grand nombre de livres... et que vous les aimez  tous ou presque, c'est un dilemme 

Alors la question s’est posée récemment  pour notre collègue Antoine Eminian. Il dévore les livres et de surcroit écrit très bien.

Si Antoine lit beaucoup, et  il nous a déjà proposé plusieurs livres sur ce blog ; Bien évidemment Antoine possède  une belle bibliothèque pleine de livres, mais quand elle déborde et que la place vient à manquer, les problèmes commencent…

Sa solution : Le grand désherbage !

L’idée mûrissait en moi depuis longtemps, procrastination repoussant d’année en année l’inéluctable. Et puis cet article lu dans Le Monde (daté du 31/12/2020 pour ceux qui aiment la précision) est venu mettre un nom sur mon malaise : je devais faire de la place dans ma bibliothèque, ce que dans le monde des bibliothécaires français on appelle un « désherbage ». Désherber il fallait, désherber j’allais faire.

Tremblement de la glotte, déglutition difficile, j’ai enrobé du regard les rayonnages débordant de livres, serrés les uns contres les autres, en double couche, à l’horizontal pour boucher l’espace entre le haut des livres et l’étagère du dessus :

 « Mes chéris, papa va devoir se séparer de certains d’entre vous. Oh ! Je vous aime tous, mais l’appartement est trop petit pour tout le monde. Vous me comprenez ? »

Ces lâches n’ont rien répondu, me laissant solitaire devant mon cas de conscience!...

Ma bibliothèque avant le grand désherbage

Jusqu’alors, faire ce ménage n’était qu’une idée en l’air, désormais j’avais la volonté de m’y atteler et les questions et problèmes sont immédiatement apparus :

A qui donner mes livres ? Une évidence, ces ouvrages se devaient d’avoir une seconde vie, d’être lus par d’autres.

Ma bibliothèque municipale n’accepte pas les dons – ce que je n’ai jamais très bien compris, peut-être en raison de lois ou règlements ? – mais ils m’ont donné les coordonnées d’une association littéraire locale qui accepte ces livres, les revend lors de sa braderie annuelle, les fonds récoltés servant à organiser des conférences et autres activités littéraires.

J’avais une adresse, restait le problème logistique!...

 Quand je parle de don de livres, il ne s’agit pas de quelques exemplaires remplissant un carton, mais de plus d’un millier de romans !

Vous êtes assez familiers de ces objets pour en mesurer le volume et pire encore, le poids ! Pour des raisons personnelles, je n’avais pas la possibilité de me déplacer, il fallait que le receveur vienne chez moi avec ses propres cartons et s’occupe de la manutention entre mon quatrième étage et son véhicule. Obstacle levé, l’association acceptait cette condition. Par contre il leur fallait une liste préalable de mes bouquins.

Ce n’était pas un vrai problème, juste un boulot supplémentaire....

Depuis plusieurs décades, je gère mes lectures dans un fichier Excel : tous les livres y sont consignés, ceux que je conserve, ceux que j’emprunte à la bibliothèque, ceux que j’ai lus mais déposés dans des boites à livres. Un système de couleurs identifiant chaque cas.

Restait à extraire ceux que j’envisageais de donner lors de ce désherbage, puis l’opération terminée, réintégrer cette liste dans mon fichier originel en transvasant ces livres possédés en livres donnés.

Enfin, je me suis attaqué concrètement au délestage. J’ai sorti un à un les exclus de mes rayonnages, pour les empiler au sol en tristes tas, dans l’attente de l’arrivée de leur nouveau propriétaire.

Une extraction riche en émotions car dans beaucoup de ces livres, de petites fiches où j’avais pris des notes et des articles de journaux ont été retirés de leurs pages. Feuillets jaunis par l’usure du temps, souvenirs ravivés. A la vue et au toucher de ces bouquins j’ai aussi modifié mes choix de conserver ou donner, ce qui m’a obligé à revoir mon ficher Excel.

J’ai profité de l’occasion pour nettoyer mes étagères, ce n’était pas un luxe, la poussière témoignait que mes crus étaient bien vieux pour certains. Une cure d’amaigrissement pour ma bibliothèque et une nouvelle vie pour moi, la dernière partie, celle où l’âge nous dicte qu’il est temps de se séparer du superflu.

Ma bibliothèque après le grand désherbage

 J’ai mis des années à entreprendre concrètement ce tri et cette purge de ma bibliothèque, ça m’a fait mal, maintenant c’est fait, la douleur est passée...Je me sens l’esprit libre et serein !

Finalement ce grand ménage a mis en évidence une vérité à laquelle je n’avais jamais songé :  les livres sont faits pour être lus, les empiler chez moi les condamnaient à mon unique lecture; en les remettant en circulation, je leur offre une nouvelle vie et satisfais gratuitement un lecteur potentiel qui n’y aurait peut-être pas eu accès sans cela. Un conte de Noël moderne ?

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Décès de Doris Bindault

18 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Chers collègues,

C’est avec une infinie tristesse que je vous apprends le décès

de Doris, épouse de Michel Bindault.

Elle nous a quittés hier.

"Les normands"  avaient l'habitude de la  rencontrer chaque été et l’aimaient beaucoup.

Vous aviez l’occasion de la voir sur les photos des différents bulletins BHV.

Doris a été très éprouvée par sa maladie, elle s’est battue courageusement, pendant de longs mois, soutenue par Michel, jusqu’au bout.

Je ne réussirai pas à joindre, tous ceux qui connaissent Michel, en dehors de ce blog.

Je communiquerai à tous ceux qui le souhaitent les coordonnées de Michel, afin que vous puissiez lui écrire un petit mot.( vous avez mon mail ou mon téléphone ou vous pouvez le demander en commentaire). 

Pour ceux qui pourraient y aller, une cérémonie religieuse se déroulera

ce vendredi 22 octobre à 15 h

En l’Abbatiale Saint Pierre-Saint Paul

Avenue de la sous-préfecture

67160 Wissembourg

Merci d’avance de vos pensées.

Christine Douchet

 

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Notre ami Gérard Bonniol, nous a quittés.

1 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Notre ami Gérard Bonniol, nous a quittés.

Gérard, 83 ans, a fait une longue carrière au BHV, il y était rentré en 1963.

Il adorait raconter ses bons souvenirs du BHV .

Il parlait de son fils et de ses deux filles

Entre le bricolage et le jardinage, il passait une retraite tranquille dans sa maison.

Nous l’avions revu à la réunion parisienne des anciens en 2019.

Il attendait d’autres réunions ...

 

Une messe sera célébrée

ce lundi 4 Octobre à 11h

à l’Eglise de Saintry sur Seine. (À côté de Corbeil-Essonnes).

 

Vous pouvez me demander l’adresse de son fils pour lui écrire un mot en direct.

Tous les petits mots que vous m’enverrez par mail ou en commentaires du blog seront recopiés et transmis à la famille.

Christine D.

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Un nouveau livre de notre collègue Martine Mallein Leguédois

20 Janvier 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture, #Echos des membres

Un roman pour vivre l'histoire, mais surtout se distraire! C'est ce que nous propose Martine Mallein.

Toujours fidèle à son Berry, Martine vous fera vivre des moments chevaleresques... Je vous laisse découvrir.

N'hésitez pas à le commander, condition en bas de cet article

Mon livre : "Le beau douzième siècle en Berry", 236 pages en noir et blanc et un encarté couleur au milieu du livre de 12 pages pour illustrer mes propos.

C'est un roman historique qui s'appuie sur des faits réels et d'autres fictifs. 

lère de couv : à gauche le château de Culan,  à droite l'abbaye de Noirlac, .

lère de couv : à gauche le château de Culan, à droite l'abbaye de Noirlac, .

Nous sommes dans une période de paix relative car s'il n'y a plus de grandes invasions (Vikings et Hongrois). N'en croyez rien, car ce sont les souverains (Louis VII et ses descendants dont Philippe Auguste et côté anglais Henri II Plantagenêt, Richard Cœur de Lion et son frère Jean sans terre) ainsi que les seigneurs locaux qui se font la guerre dans l'esprit de la féodalité.

Le lieu choisi est le Berry, terre partagée d'un côté au Nord, le pays de Bourges qui appartient au royaume de France, le reste du territoire berrichon est dans la mouvance d'Aliénor d'Aquitaine.

Pour mémoire, elle se marie en 1137 avec le roi Louis VII, puis elle en divorcera en 1152 pour se marier 3 mois plus tard avec le futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

Fontevraud Gisants Aliénor et Henri II

 

Abbaye de Déols -Chateauroux détruite en partie

Le héros principal est le prince Ebbes II de Déols, baron de Châteauroux, possesseur de 170 fiefs.

Vers qui va-t'il se tourner ?

Vers Aliénor, sans aucun doute, mais il n'accepte la domination ni du roi de France, ni des Plantagenêts.

Le douzième siècle fut beau, car c'est l'éclosion de l'art roman, le défrichement de terres nouvelles et en conséquence l'augmentation de la population, les serfs sont affranchis, les villes prennent leur autonomie, au retour des croisades l'Europe a bénéficié  d'immenses richesses rapatriées de la Terre Sainte.....,

En savoir plus, sur ce roman... Ci-dessous

 Le beau XIIème siècle en Berry

Tout au long de ce roman fondé sur des faits historiques, Ebbes II de Déols, prince de Châteauroux, un des barons berrichons, est tout à fait représentatif de l’esprit du XIlème siècle en Berry.

Sa suzeraine, Aliénor d’Aquitaine, nous entraîne vivement dans la folle aventure que fut sa longue vie.

Son rôle est capital puisqu’à son retour de la seconde croisade, elle divorce du roi de France et se remarie sans tarder avec Henri II Plantagenêt.

Cette audace aura pour conséquence de semer le germe de conflits endémiques notamment pour la domination du Berry entre le capétien Louis VII et le clan Plantagenêt.

L’action unificatrice du royaume se fera par Philippe Auguste. Dans cette tempête guerrière qui l’emportera, que deviendront les Barons et le Berry ?

Certes, les Anglais seront défaits à Bouvines en 1214, ils ne reviendront que pour revendiquer la couronne de France déclenchant ainsi la guerre de Cent ans.

Ouvrage préfacé par Jean-Claude Miskovsky Directeur de recherche honoraire au CNRS      Président du Cercle Amical du Berry

Cet ouvrage de 266 pages est illustré par 10 pages couleur sur beau papier de format : 16 x 23,5  

Martine Mallein-Leguédois, diplômée d’HECjf et d’Histoire de l’Art, passionnée par le Berry. Administrateur du Cercle Amical du Berry, Présidente de l’association Maintenir la Mémoire Locale. Auteure de nombreux ouvrages historiques liés au Berry.

Infos pratiques : commande chez l’auteure : Martine Mallein-Leguédois

Contacter : Association MML : Amml180@yahoo.fr ou tel.06 73 70 83 77

Prix : 22 € + frais de port : 6 €.

Livraison dès réception d’un chèque à l’ordre de l’association MML ou mieux d’un virement :

IBAN : FR 76 1820 6002 6565 0043 6444 341

BIC : AGRIFRPP882

Et vente en librairies en Berry.

Une carte pour mieux situé l'action et les photos de Gérard.

Un nouveau livre de notre collègue Martine Mallein Leguédois
château de l'Ormeteau
Chatillon sur Indre donjon

 

la chapelle d'Angillon en hiver

 

Abbaye de Noirlac

Abbaye de Noirlac

Neuvy St Sepulchre
St Sepulchre

 

Félicitations Martine, nous te souhaitons un grand succès !

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Flânerie en Boischaut avec George Sand…de Nohant à Cluis

14 Décembre 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #France 5 Centre

Cette invitation à une belle promenade nous est proposée par Martine Mallein. C'est sublime, on a tous envie de découvrir ce Berry historique et enchanteur que Gérard et toi aimaient tant! Merci Martine.

Dans les pas de George Sand, nous vous invitons à une promenade sur les terres du Boischaut méridional, au-delà de la Champagne-Berrichonne, là où les collines sont délimitées par de riantes  haies longues et sinueuses composées de grands arbres qui accentuent le paysage changeant et verdoyant du lieu, « distinct de toutes les régions environnantes » selon l’écrivaine.

Cette flânerie nous entraîne à sillonner les routes de l’Indre entre Nohant et la région de La Châtre et à pénétrer dans l’âme profonde de l’ancienne province du Berry, au XIIème siècle, là où la prestigieuse abbaye de Déols a dans sa dépendance tant de petites églises paroissiales romanes, là où l’illustre seigneur de Château-Raoul, Ebbes II de Déols possède dans sa mouvance une vingtaine de châtellenies auxquelles sont rattachés plus de cent fiefs.

George Sand a parcouru ces lieux médiévaux qu’elle a décrit dans son ouvrage la « Vallée Noire ». Le douzième siècle est à l’honneur dans tous ces lieux qu’elle a visités.

En partant de sa maison de Nohant-Vic, où se trouve la romantique petite église Sainte-Anne, puis près de là, l’église de Vic aux fresques uniques qui s'étendent merveilleusement sur le chœur et l'abside. Elle nous guide ensuite vers le château de Saint-Chartier « cette antique demeure des princes du Bas-Berry, d’où relevaient toutes les châtellenies de la Vallée noire, et que Philippe-Auguste disputa et reprit aux Anglais » puis à Neuvy Saint-Sépulchre qu’elle traverse pour se rendre en escapade à Gargilesse[1]. Elle y admire la basilique Saint-Etienne, dont la rotonde est construite sur le modèle du Saint-Sépulchre de Jérusalem. À l'intérieur, la voûte est soutenue par onze piliers aux chapiteaux historiés, symbolisant chacun un Apôtre (après le départ de Judas).

En 1257, Eudes de Déols, légat du pape, ramena de Terre Sainte dans une ampoule, trois gouttes du Précieux Sang du Christ ce qui donna lieu à un pèlerinage.

Nous reprenons notre balade à travers un labyrinthe de chemins verdoyants. Nous voici arrivés à Cluis, là où la Vallée Noire s’arrête selon l’auteure. C’était une halte régulière pour l’écrivaine qui y séjournait, reçue chez son ami le docteur Vergne, avant de regagner Gargilesse. Elle écrit que « du côté de Cluis, toutes les hauteurs sont boisées, c’est ce qui donne à nos lointains cette belle couleur bleue qui devient violette et quasi noire dans les jours orageux ».

Au Moyen-âge, Cluis comprenait deux fiefs différents : Cluis-dessous et Cluis-dessus, ne faisant qu’une commune, Cluis, à partir de 1767. L’histoire des deux fiefs au passé glorieux vaut la peine d’être contée.

Le monumental château de Cluis-dessous implanté sur un éperon rocheux domine la rivière la Bouzanne. Le chroniqueur Aimon le mentionne en 1001 ainsi que la chapelle castrale, car le donjon qui y est bâti occupe une position stratégique. Au XIIè siècle, le site est fortifié. La courtine, muraille reliant les 6 tours, est plus récente ainsi que le châtelet d’entrée, œuvre vraisemblable des Déols.

 

En 1152, après le remariage d’Aliénor d’Aquitaine avec le roi d’Angleterre, Henry II Plantagenêt, Ebbes de Déols enfermé dans sa forteresse de Cluis-Dessous choisit de rester fidèle à la duchesse. Son vassal, Garnier de Cluis, seigneur de Cluis-dessus ne l’entend pas de la même manière, il choisit le clan du roi de France, Louis VII. Ce dernier prend la décision de ravager les terres de Déols, il brûle La Châtre, Châteaumeillant et la plus grande partie du Château des Déols à Châteauroux. Par revanche, Ebbes II prend d’assaut le village de Cluis-dessus et le brûle entièrement.

Le conflit entre Ebbes II et Garnier n’est pas nouveau car ils s’opposent déjà depuis 1148 pour la fondation de l’abbaye de Varennes, située à quelques lieues de Cluis à Fougerolles. Ebbes fait remarquer  que c’est lui qui a fait venir des moines de l'abbaye de Vauluisant (Yonne)  pour fonder un monastère affilié à l'ordre de Cîteaux. L’autre lui répond qu’il a fait don de ses terres pour la future construction. Les deux hommes s’opposent pour déposer chacun, à leur nom, une plaque pour la fondation du bâtiment ecclésiastique. Le différend sera réglé brutalement par Henri II Plantagenêt qui mentionnera son propre nom sur la plaque de fondation de l’abbaye, érigée en abbaye royale en 1155.

Elle connaîtra deux siècles de prospérité. Aujourd’hui, très mutilée au cours des siècles, elle est devenue propriété privée.

George Sand termine son récit parlant de la Vallée Noire sur une note pessimiste : « chez nous, presque pas de châteaux, beaucoup de forteresses seigneuriales, mais en ruine, ouvertes à tous vents, et servant d’étables aux métayers, ou de pâturages aux chèvres insouciantes. »

Si à l’époque de George Sand, Prosper Mérimée a protégé bien des sites historiques comme Neuvy-Saint-Sépulchre, de nos jours, le Ministère de la Culture sauvegarde notre patrimoine historique ainsi que l’association Rempart, avec ses chantiers de bénévoles qui restaurent actuellement le château de Cluis.

Texte : Martine Mallein     Photos : Gérard Mallein                                              

Henrichemont : novembre2020    

Sources :  George Sand : Le Secrétaire intime — Mattea — La Vallée noire - Calmann Lévy, 1884.

Gaspard Thaumas de la Thaumassière : Histoire du Berry – 1863 – Imprimerie et Lithographie                   de A. Jollet fils – Bourges

 


[1] Un soir de juin 1857, après avoir parcouru des chemins à peine praticables avec son compagnon, Alexandre Manceau, George Sand découvrait le village de Gargilesse magnifiquement embrasé au soleil couchant. Ce fut un coup de cœur pour les amoureux. George acquérait alors promptement une maisonnette qui devint sa chaumière à Gargilesse.

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Aliénor d'Aquitaine et son divorce de Louis VII par Martine Mallein Leguedois

10 Avril 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #France 5 Centre

Martine et Gérard vous souhaite un excellent weekend de Pâques, malgré le confinement.

Petit repas sans doute amélioré, pour ce dimanche Pascal, après avoir célébré, pour les Catholiques la messe célébrée en Eurovision sur France 2, à 11 h, suivie de la bénédiction Urbi et Orbi par le pape François à 12 h. 

Nous retrouvons donc ce récit historique d'Aliénor qui reprend le jour de Pâques...

LE DIVORCE DE LOUIS VII ET D’ALIENOR

Pâques, le 3 avril 1149 : adieu Jérusalem !

Le couple royal a rejoint le port de Saint-Jean d’Acre. Leurs nefs les attendent, mais ils ne partiront pas ensemble.

Ils rejoindront le Saint-Père qui les attend à Monte Cassino.

Le pape Eugène III (1145-1153), ancien moine cistercien, avait reçu de son ami, Bernard de Clairvaux, un courrier le félicitant pour son accession au trône de Saint-Pierre, soulignant qu’il devait être : « l’ami de l’époux, le tuteur de l’épouse, la règle du clergé, le maître d’école des ignorants, l’avocat des pauvres, l’espoir des malheureux… ».

C’est dans ce sens qu’il avait, avec une très grande sollicitude, reçu au Mont-Cassin, haut lieu de la Chrétienté, terre de Saint-Benoît, les deux époux lors de leur retour vers Paris. Il semblait les avoir réconciliés.

De retour en France, où l’abbé Suger (1081-1151) surnommé par Louis VII « le père la Patrie » avait pendant deux ans assuré la régence en absence du Capétien. Le couple royal reçut le meilleur accueil au Palais de l’ile de la Cité, en novembre 1149. L’abbé a cherché à rajeunir la vieille demeure pour répondre au désir d’Aliénor.

La princesse Alix de France naît en 1152, mais rien n’est gagné.

Suger ne veut pas entendre parler de ce divorce, mesurant les conséquences qu’une telle décision aurait sur le devenir du royaume franc, la reine récupérant alors tous les fiefs qu’elle avait apportés dans sa dot et annulant ainsi l'influence des Capétiens dans la France méridionale.

La partie occidentale du royaume, soit environ un tiers de sa superficie, allait être perdue!

 Il tente d'en dissuader le roi. Ce n'est qu'après la mort  de Suger en 1151 que Louis VII met son idée à exécution s’en rapportant à l’archevêque de Paris.

Il faut chercher à mieux comprendre le caractère de Louis pour expliquer sa décision.

D’une part, il est le deuxième fils de Louis VI et d'Adélaïde de Savoie.

-Il a reçu une sévère éducation religieuse, élevé dans le cloître de Notre-Dame de Paris.

-A la mort de son frère aîné, Philippe, en 1131, tué accidentellement dans les rues de Paris, après avoir été désarçonné de son cheval par un cochon traversant inopinément la chaussée, il est sacré immédiatement roi et couronné, à Reims, dès le 25 octobre 1131, par le pape Innocent II.

-Plus tard, en 1137, à la mort de son père, il sera couronné roi de France, à Bourges. Voulant asseoir l'autorité royale, il s’appuie principalement sur les évêques, ce qui faisait dire à Aliénor qu’elle avait épousé : un moine !

D’autre part, les folles rumeurs qui avaient couru sur un possible amour charnel entre Aliénor et son oncle, Raymond de Poitiers, largement diffusées par l’évêque, historien de la Croisade, particulière mauvaise langue, Guillaume de Tyr, n’ont pu qu’humilier profondément l’homme dans sa chair et l’homme pieux dans les principes religieux qu’on lui avait enseignés et par conséquent l’amener à cette idée d’annulation de son mariage.

21 mars 1152, le second concile de Beaugency

Le concile se déroule dans l’église abbatiale Notre-Dame, située tout à côté de l’austère château, dominant la Loire. Pourquoi ce lieu, il semblerait que Beaugency ait été spécialisé dans les problèmes matrimoniaux, cas du grand-père de Louis, Philippe ler.

Sous l’autorité suprême de l’archevêque de Bordeaux, le concile rassembla nombre d’évêques du royaume ainsi que les principaux barons du côté laïc, pour statuer sur le sort de ce mariage mal assorti.

Une faille avait été trouvée motivant la désunion, la consanguinité : l’arrière-grand-mère d’Aliénor, Audéarde de Bourgogne, était la petite-fille de Robert ler le Pieux, arrière-arrière-grand-père du roi (au 5e degré).

Le verdict décisif : l’indissolubilité du mariage résultait des réformes du pape Grégoire VII, pour la séparation des époux : « l’impedimentum cogniationis », c’est-à-dire l’empêchement de parenté permettant l’annulation du mariage.  

Intérieur
Le déambulatoire

 

Aliénor d'Aquitaine et son divorce de Louis VII par Martine Mallein Leguedois

Ci-dessus l’abbatiale, extérieur et intérieur. A l’intérieur une plaque commémorative du concile

 

Au moment de la délibération, Aliénor reste dans le sombre château de Beaugency, Ce n’est pas la grande flambée qui pétille dans la cheminée de la salle austère où la reine attend qui va réchauffer son âme glacée. Elle joue un moment important de sa vie.

Les 15 ans de mariage avec Louis vont être gommés, malgré les deux filles qu’ils ont eues. Apparemment son ambition, sa forte personnalité, l’ont conduite à cette décision finale. 

On vient lui annoncer la nouvelle, rapportée par Boucher, dans les Annales d’Aquitaine : « Ils en prirent la charge à grand regret car bien savaient que la chose serait fort déplaisante à la pauvre reine, laquelle incontinent qu’elle en fut par eux avertie tomba évanouie d’une chaise où elle était assise et fut plus de deux heures sans parler pouvoir pleurer ou desserrer les dents » (Château de Beaugency, donjon ci-contre).

Peut-on le croire, car l’ambitieuse duchesse savait dès lors qu’elle pouvait épouser rapidement Henri Plantagenêt, l’héritier du trône d’Angleterre.

Elle semble avoir quitté ses deux filles sans avoir montré un réel chagrin. Quant au roi qui lui reprochait de ne pas lui avoir donné un héritier mâle, de sa troisième épouse, Adèle de Champagne, il aura comme successeur, Philippe-Auguste en 1165.

Et maintenant, le Mariage, très vite avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre ! C’est une autre histoire.

Martine reviendra vers nous à l'automne pour la suite de cette belle histoire!

J'avoue que cette femme Aliénor m'interpelle . Depuis le Concile de Paris en 829, l'église interdit à un homme d'épouser une autre femme en dehors de la non consommation sexuelle du mariage.

Aliénor étonnante possède des pouvoirs étendus à l’égal d'un homme. Elle administre sa maison, ses domaines et ses terres. Elle participe avec d'autres femmes de son entourage aux croisades, comme guerrière, on la retrouve au Siège de St Jean d'Acre. Elle trouve le moyen de divorcer...

Elle va à l'encontre de l'image médiévale qu'on en imagine où la femme de la Chanson de Geste attend son amour chevaleresque, ôte l'armure de son chevalier, soigne ses plaies et s'occupe de la famille.

La réalité féminine d'Aliénor est surprenante, par les libertés qu'elle prend; Ne faudra-t'il pas attendre la révolution Française , pour parler de réforme du mariage et pour que la femme puisse jouir de ses biens propres.

Je suis étonnée de ne pas avoir trouvé Aliénor,  dans les deux tommes du Féminisme Français que mes collègues du rayon MN m'offrirent à un anniversaire...  pour me taquiner. ( Clin d’œil à Myriam, Martine, Raoul et Jean-Claude).

Joyeuses fêtes de Pâques!

Prenez bien soin de vous

 

Christine D

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