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Le blog du Réseau Bazar BHV

echos des membres

Adieu Bernard Caltré

3 Janvier 2022 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

J’ai la tristesse de vous annoncer que

Bernard Caltré nous a quittés le 30 décembre...à l'âge de 83 ans.

Ses obsèques seront célébrées

 le lundi 10 janvier  à 14h30 

en l’église Notre-Dame à Melun

Vous pouvez me demander l’adresse courriel ou adresse postale de sa nièce par mail où sur ce blog . Elle en fera part à sa proche famille.

Je rassemblerai également tous les mots ou commentaires sur Bernard que vous pourriez me faire parvenir.

Combien de personnes aurais-je pu contacter en direct ? Vous êtes si nombreux à l’avoir connu que je ne pouvais utiliser que ce Blog.

Qui était Bernard Caltré ?

Il a 31 ans lorsqu’il entre au BHV en 1969. Il quittera le BHV 38 ans plus tard en 1996.

Des entrepôts d’Ivry au Contrôle des ventes, puis à l’accueil-encaissement, on se souvient tous de Bernard sur son parcours sportif au BHV.

Adhérent à l’US BHV en 1970, Bernard participe aux courses de fond. Rapidement, il devient dirigeant au sein de la section Athlétisme et met sur pied le Championnat du Monde des vétérans où 30 nations et 2000 athlètes participeront.

En 1987, Bernard Caltré fait un rêve : celui d’organiser le Paris-Versailles avec 200 coureurs du Personnel du BHV. Bernard atteint son objectif en 1990.

En 1992, il reçoit la médaille de la Jeunesse et des sports.

Cet homme généreux, joyeux savait insuffler la confiance, tant dans le travail que dans le sport.

Nous étions quelques uns à l’avoir revu en août 2009, en Normandie, toujours égal à lui-même. (photo jointe)

Christine D

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Antoine et le grand désherbage !

2 Décembre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Vous avez peut-être du, un jour, faire du tri de livres pour un déménagement, ou du tri dans vos souvenirs...

Mais lorsque vous possédez un grand nombre de livres... et que vous les aimez  tous ou presque, c'est un dilemme 

Alors la question s’est posée récemment  pour notre collègue Antoine Eminian. Il dévore les livres et de surcroit écrit très bien.

Si Antoine lit beaucoup, et  il nous a déjà proposé plusieurs livres sur ce blog ; Bien évidemment Antoine possède  une belle bibliothèque pleine de livres, mais quand elle déborde et que la place vient à manquer, les problèmes commencent…

Sa solution : Le grand désherbage !

L’idée mûrissait en moi depuis longtemps, procrastination repoussant d’année en année l’inéluctable. Et puis cet article lu dans Le Monde (daté du 31/12/2020 pour ceux qui aiment la précision) est venu mettre un nom sur mon malaise : je devais faire de la place dans ma bibliothèque, ce que dans le monde des bibliothécaires français on appelle un « désherbage ». Désherber il fallait, désherber j’allais faire.

Tremblement de la glotte, déglutition difficile, j’ai enrobé du regard les rayonnages débordant de livres, serrés les uns contres les autres, en double couche, à l’horizontal pour boucher l’espace entre le haut des livres et l’étagère du dessus :

 « Mes chéris, papa va devoir se séparer de certains d’entre vous. Oh ! Je vous aime tous, mais l’appartement est trop petit pour tout le monde. Vous me comprenez ? »

Ces lâches n’ont rien répondu, me laissant solitaire devant mon cas de conscience!...

Ma bibliothèque avant le grand désherbage

Jusqu’alors, faire ce ménage n’était qu’une idée en l’air, désormais j’avais la volonté de m’y atteler et les questions et problèmes sont immédiatement apparus :

A qui donner mes livres ? Une évidence, ces ouvrages se devaient d’avoir une seconde vie, d’être lus par d’autres.

Ma bibliothèque municipale n’accepte pas les dons – ce que je n’ai jamais très bien compris, peut-être en raison de lois ou règlements ? – mais ils m’ont donné les coordonnées d’une association littéraire locale qui accepte ces livres, les revend lors de sa braderie annuelle, les fonds récoltés servant à organiser des conférences et autres activités littéraires.

J’avais une adresse, restait le problème logistique!...

 Quand je parle de don de livres, il ne s’agit pas de quelques exemplaires remplissant un carton, mais de plus d’un millier de romans !

Vous êtes assez familiers de ces objets pour en mesurer le volume et pire encore, le poids ! Pour des raisons personnelles, je n’avais pas la possibilité de me déplacer, il fallait que le receveur vienne chez moi avec ses propres cartons et s’occupe de la manutention entre mon quatrième étage et son véhicule. Obstacle levé, l’association acceptait cette condition. Par contre il leur fallait une liste préalable de mes bouquins.

Ce n’était pas un vrai problème, juste un boulot supplémentaire....

Depuis plusieurs décades, je gère mes lectures dans un fichier Excel : tous les livres y sont consignés, ceux que je conserve, ceux que j’emprunte à la bibliothèque, ceux que j’ai lus mais déposés dans des boites à livres. Un système de couleurs identifiant chaque cas.

Restait à extraire ceux que j’envisageais de donner lors de ce désherbage, puis l’opération terminée, réintégrer cette liste dans mon fichier originel en transvasant ces livres possédés en livres donnés.

Enfin, je me suis attaqué concrètement au délestage. J’ai sorti un à un les exclus de mes rayonnages, pour les empiler au sol en tristes tas, dans l’attente de l’arrivée de leur nouveau propriétaire.

Une extraction riche en émotions car dans beaucoup de ces livres, de petites fiches où j’avais pris des notes et des articles de journaux ont été retirés de leurs pages. Feuillets jaunis par l’usure du temps, souvenirs ravivés. A la vue et au toucher de ces bouquins j’ai aussi modifié mes choix de conserver ou donner, ce qui m’a obligé à revoir mon ficher Excel.

J’ai profité de l’occasion pour nettoyer mes étagères, ce n’était pas un luxe, la poussière témoignait que mes crus étaient bien vieux pour certains. Une cure d’amaigrissement pour ma bibliothèque et une nouvelle vie pour moi, la dernière partie, celle où l’âge nous dicte qu’il est temps de se séparer du superflu.

Ma bibliothèque après le grand désherbage

 J’ai mis des années à entreprendre concrètement ce tri et cette purge de ma bibliothèque, ça m’a fait mal, maintenant c’est fait, la douleur est passée...Je me sens l’esprit libre et serein !

Finalement ce grand ménage a mis en évidence une vérité à laquelle je n’avais jamais songé :  les livres sont faits pour être lus, les empiler chez moi les condamnaient à mon unique lecture; en les remettant en circulation, je leur offre une nouvelle vie et satisfais gratuitement un lecteur potentiel qui n’y aurait peut-être pas eu accès sans cela. Un conte de Noël moderne ?

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Décès de Doris Bindault

18 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Chers collègues,

C’est avec une infinie tristesse que je vous apprends le décès

de Doris, épouse de Michel Bindault.

Elle nous a quittés hier.

"Les normands"  avaient l'habitude de la  rencontrer chaque été et l’aimaient beaucoup.

Vous aviez l’occasion de la voir sur les photos des différents bulletins BHV.

Doris a été très éprouvée par sa maladie, elle s’est battue courageusement, pendant de longs mois, soutenue par Michel, jusqu’au bout.

Je ne réussirai pas à joindre, tous ceux qui connaissent Michel, en dehors de ce blog.

Je communiquerai à tous ceux qui le souhaitent les coordonnées de Michel, afin que vous puissiez lui écrire un petit mot.( vous avez mon mail ou mon téléphone ou vous pouvez le demander en commentaire). 

Pour ceux qui pourraient y aller, une cérémonie religieuse se déroulera

ce vendredi 22 octobre à 15 h

En l’Abbatiale Saint Pierre-Saint Paul

Avenue de la sous-préfecture

67160 Wissembourg

Merci d’avance de vos pensées.

Christine Douchet

 

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Notre ami Gérard Bonniol, nous a quittés.

1 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Notre ami Gérard Bonniol, nous a quittés.

Gérard, 83 ans, a fait une longue carrière au BHV, il y était rentré en 1963.

Il adorait raconter ses bons souvenirs du BHV .

Il parlait de son fils et de ses deux filles

Entre le bricolage et le jardinage, il passait une retraite tranquille dans sa maison.

Nous l’avions revu à la réunion parisienne des anciens en 2019.

Il attendait d’autres réunions ...

 

Une messe sera célébrée

ce lundi 4 Octobre à 11h

à l’Eglise de Saintry sur Seine. (À côté de Corbeil-Essonnes).

 

Vous pouvez me demander l’adresse de son fils pour lui écrire un mot en direct.

Tous les petits mots que vous m’enverrez par mail ou en commentaires du blog seront recopiés et transmis à la famille.

Christine D.

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Un nouveau livre de notre collègue Martine Mallein Leguédois

20 Janvier 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Art & Culture, #Echos des membres

Un roman pour vivre l'histoire, mais surtout se distraire! C'est ce que nous propose Martine Mallein.

Toujours fidèle à son Berry, Martine vous fera vivre des moments chevaleresques... Je vous laisse découvrir.

N'hésitez pas à le commander, condition en bas de cet article

Mon livre : "Le beau douzième siècle en Berry", 236 pages en noir et blanc et un encarté couleur au milieu du livre de 12 pages pour illustrer mes propos.

C'est un roman historique qui s'appuie sur des faits réels et d'autres fictifs. 

lère de couv : à gauche le château de Culan,  à droite l'abbaye de Noirlac, .

lère de couv : à gauche le château de Culan, à droite l'abbaye de Noirlac, .

Nous sommes dans une période de paix relative car s'il n'y a plus de grandes invasions (Vikings et Hongrois). N'en croyez rien, car ce sont les souverains (Louis VII et ses descendants dont Philippe Auguste et côté anglais Henri II Plantagenêt, Richard Cœur de Lion et son frère Jean sans terre) ainsi que les seigneurs locaux qui se font la guerre dans l'esprit de la féodalité.

Le lieu choisi est le Berry, terre partagée d'un côté au Nord, le pays de Bourges qui appartient au royaume de France, le reste du territoire berrichon est dans la mouvance d'Aliénor d'Aquitaine.

Pour mémoire, elle se marie en 1137 avec le roi Louis VII, puis elle en divorcera en 1152 pour se marier 3 mois plus tard avec le futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

Fontevraud Gisants Aliénor et Henri II

 

Abbaye de Déols -Chateauroux détruite en partie

Le héros principal est le prince Ebbes II de Déols, baron de Châteauroux, possesseur de 170 fiefs.

Vers qui va-t'il se tourner ?

Vers Aliénor, sans aucun doute, mais il n'accepte la domination ni du roi de France, ni des Plantagenêts.

Le douzième siècle fut beau, car c'est l'éclosion de l'art roman, le défrichement de terres nouvelles et en conséquence l'augmentation de la population, les serfs sont affranchis, les villes prennent leur autonomie, au retour des croisades l'Europe a bénéficié  d'immenses richesses rapatriées de la Terre Sainte.....,

En savoir plus, sur ce roman... Ci-dessous

 Le beau XIIème siècle en Berry

Tout au long de ce roman fondé sur des faits historiques, Ebbes II de Déols, prince de Châteauroux, un des barons berrichons, est tout à fait représentatif de l’esprit du XIlème siècle en Berry.

Sa suzeraine, Aliénor d’Aquitaine, nous entraîne vivement dans la folle aventure que fut sa longue vie.

Son rôle est capital puisqu’à son retour de la seconde croisade, elle divorce du roi de France et se remarie sans tarder avec Henri II Plantagenêt.

Cette audace aura pour conséquence de semer le germe de conflits endémiques notamment pour la domination du Berry entre le capétien Louis VII et le clan Plantagenêt.

L’action unificatrice du royaume se fera par Philippe Auguste. Dans cette tempête guerrière qui l’emportera, que deviendront les Barons et le Berry ?

Certes, les Anglais seront défaits à Bouvines en 1214, ils ne reviendront que pour revendiquer la couronne de France déclenchant ainsi la guerre de Cent ans.

Ouvrage préfacé par Jean-Claude Miskovsky Directeur de recherche honoraire au CNRS      Président du Cercle Amical du Berry

Cet ouvrage de 266 pages est illustré par 10 pages couleur sur beau papier de format : 16 x 23,5  

Martine Mallein-Leguédois, diplômée d’HECjf et d’Histoire de l’Art, passionnée par le Berry. Administrateur du Cercle Amical du Berry, Présidente de l’association Maintenir la Mémoire Locale. Auteure de nombreux ouvrages historiques liés au Berry.

Infos pratiques : commande chez l’auteure : Martine Mallein-Leguédois

Contacter : Association MML : Amml180@yahoo.fr ou tel.06 73 70 83 77

Prix : 22 € + frais de port : 6 €.

Livraison dès réception d’un chèque à l’ordre de l’association MML ou mieux d’un virement :

IBAN : FR 76 1820 6002 6565 0043 6444 341

BIC : AGRIFRPP882

Et vente en librairies en Berry.

Une carte pour mieux situé l'action et les photos de Gérard.

Un nouveau livre de notre collègue Martine Mallein Leguédois
château de l'Ormeteau
Chatillon sur Indre donjon

 

la chapelle d'Angillon en hiver

 

Abbaye de Noirlac

Abbaye de Noirlac

Neuvy St Sepulchre
St Sepulchre

 

Félicitations Martine, nous te souhaitons un grand succès !

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Flânerie en Boischaut avec George Sand…de Nohant à Cluis

14 Décembre 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #France 5 Centre

Cette invitation à une belle promenade nous est proposée par Martine Mallein. C'est sublime, on a tous envie de découvrir ce Berry historique et enchanteur que Gérard et toi aimaient tant! Merci Martine.

Dans les pas de George Sand, nous vous invitons à une promenade sur les terres du Boischaut méridional, au-delà de la Champagne-Berrichonne, là où les collines sont délimitées par de riantes  haies longues et sinueuses composées de grands arbres qui accentuent le paysage changeant et verdoyant du lieu, « distinct de toutes les régions environnantes » selon l’écrivaine.

Cette flânerie nous entraîne à sillonner les routes de l’Indre entre Nohant et la région de La Châtre et à pénétrer dans l’âme profonde de l’ancienne province du Berry, au XIIème siècle, là où la prestigieuse abbaye de Déols a dans sa dépendance tant de petites églises paroissiales romanes, là où l’illustre seigneur de Château-Raoul, Ebbes II de Déols possède dans sa mouvance une vingtaine de châtellenies auxquelles sont rattachés plus de cent fiefs.

George Sand a parcouru ces lieux médiévaux qu’elle a décrit dans son ouvrage la « Vallée Noire ». Le douzième siècle est à l’honneur dans tous ces lieux qu’elle a visités.

En partant de sa maison de Nohant-Vic, où se trouve la romantique petite église Sainte-Anne, puis près de là, l’église de Vic aux fresques uniques qui s'étendent merveilleusement sur le chœur et l'abside. Elle nous guide ensuite vers le château de Saint-Chartier « cette antique demeure des princes du Bas-Berry, d’où relevaient toutes les châtellenies de la Vallée noire, et que Philippe-Auguste disputa et reprit aux Anglais » puis à Neuvy Saint-Sépulchre qu’elle traverse pour se rendre en escapade à Gargilesse[1]. Elle y admire la basilique Saint-Etienne, dont la rotonde est construite sur le modèle du Saint-Sépulchre de Jérusalem. À l'intérieur, la voûte est soutenue par onze piliers aux chapiteaux historiés, symbolisant chacun un Apôtre (après le départ de Judas).

En 1257, Eudes de Déols, légat du pape, ramena de Terre Sainte dans une ampoule, trois gouttes du Précieux Sang du Christ ce qui donna lieu à un pèlerinage.

Nous reprenons notre balade à travers un labyrinthe de chemins verdoyants. Nous voici arrivés à Cluis, là où la Vallée Noire s’arrête selon l’auteure. C’était une halte régulière pour l’écrivaine qui y séjournait, reçue chez son ami le docteur Vergne, avant de regagner Gargilesse. Elle écrit que « du côté de Cluis, toutes les hauteurs sont boisées, c’est ce qui donne à nos lointains cette belle couleur bleue qui devient violette et quasi noire dans les jours orageux ».

Au Moyen-âge, Cluis comprenait deux fiefs différents : Cluis-dessous et Cluis-dessus, ne faisant qu’une commune, Cluis, à partir de 1767. L’histoire des deux fiefs au passé glorieux vaut la peine d’être contée.

Le monumental château de Cluis-dessous implanté sur un éperon rocheux domine la rivière la Bouzanne. Le chroniqueur Aimon le mentionne en 1001 ainsi que la chapelle castrale, car le donjon qui y est bâti occupe une position stratégique. Au XIIè siècle, le site est fortifié. La courtine, muraille reliant les 6 tours, est plus récente ainsi que le châtelet d’entrée, œuvre vraisemblable des Déols.

 

En 1152, après le remariage d’Aliénor d’Aquitaine avec le roi d’Angleterre, Henry II Plantagenêt, Ebbes de Déols enfermé dans sa forteresse de Cluis-Dessous choisit de rester fidèle à la duchesse. Son vassal, Garnier de Cluis, seigneur de Cluis-dessus ne l’entend pas de la même manière, il choisit le clan du roi de France, Louis VII. Ce dernier prend la décision de ravager les terres de Déols, il brûle La Châtre, Châteaumeillant et la plus grande partie du Château des Déols à Châteauroux. Par revanche, Ebbes II prend d’assaut le village de Cluis-dessus et le brûle entièrement.

Le conflit entre Ebbes II et Garnier n’est pas nouveau car ils s’opposent déjà depuis 1148 pour la fondation de l’abbaye de Varennes, située à quelques lieues de Cluis à Fougerolles. Ebbes fait remarquer  que c’est lui qui a fait venir des moines de l'abbaye de Vauluisant (Yonne)  pour fonder un monastère affilié à l'ordre de Cîteaux. L’autre lui répond qu’il a fait don de ses terres pour la future construction. Les deux hommes s’opposent pour déposer chacun, à leur nom, une plaque pour la fondation du bâtiment ecclésiastique. Le différend sera réglé brutalement par Henri II Plantagenêt qui mentionnera son propre nom sur la plaque de fondation de l’abbaye, érigée en abbaye royale en 1155.

Elle connaîtra deux siècles de prospérité. Aujourd’hui, très mutilée au cours des siècles, elle est devenue propriété privée.

George Sand termine son récit parlant de la Vallée Noire sur une note pessimiste : « chez nous, presque pas de châteaux, beaucoup de forteresses seigneuriales, mais en ruine, ouvertes à tous vents, et servant d’étables aux métayers, ou de pâturages aux chèvres insouciantes. »

Si à l’époque de George Sand, Prosper Mérimée a protégé bien des sites historiques comme Neuvy-Saint-Sépulchre, de nos jours, le Ministère de la Culture sauvegarde notre patrimoine historique ainsi que l’association Rempart, avec ses chantiers de bénévoles qui restaurent actuellement le château de Cluis.

Texte : Martine Mallein     Photos : Gérard Mallein                                              

Henrichemont : novembre2020    

Sources :  George Sand : Le Secrétaire intime — Mattea — La Vallée noire - Calmann Lévy, 1884.

Gaspard Thaumas de la Thaumassière : Histoire du Berry – 1863 – Imprimerie et Lithographie                   de A. Jollet fils – Bourges

 


[1] Un soir de juin 1857, après avoir parcouru des chemins à peine praticables avec son compagnon, Alexandre Manceau, George Sand découvrait le village de Gargilesse magnifiquement embrasé au soleil couchant. Ce fut un coup de cœur pour les amoureux. George acquérait alors promptement une maisonnette qui devint sa chaumière à Gargilesse.

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Aliénor d'Aquitaine et son divorce de Louis VII par Martine Mallein Leguedois

10 Avril 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres, #France 5 Centre

Martine et Gérard vous souhaite un excellent weekend de Pâques, malgré le confinement.

Petit repas sans doute amélioré, pour ce dimanche Pascal, après avoir célébré, pour les Catholiques la messe célébrée en Eurovision sur France 2, à 11 h, suivie de la bénédiction Urbi et Orbi par le pape François à 12 h. 

Nous retrouvons donc ce récit historique d'Aliénor qui reprend le jour de Pâques...

LE DIVORCE DE LOUIS VII ET D’ALIENOR

Pâques, le 3 avril 1149 : adieu Jérusalem !

Le couple royal a rejoint le port de Saint-Jean d’Acre. Leurs nefs les attendent, mais ils ne partiront pas ensemble.

Ils rejoindront le Saint-Père qui les attend à Monte Cassino.

Le pape Eugène III (1145-1153), ancien moine cistercien, avait reçu de son ami, Bernard de Clairvaux, un courrier le félicitant pour son accession au trône de Saint-Pierre, soulignant qu’il devait être : « l’ami de l’époux, le tuteur de l’épouse, la règle du clergé, le maître d’école des ignorants, l’avocat des pauvres, l’espoir des malheureux… ».

C’est dans ce sens qu’il avait, avec une très grande sollicitude, reçu au Mont-Cassin, haut lieu de la Chrétienté, terre de Saint-Benoît, les deux époux lors de leur retour vers Paris. Il semblait les avoir réconciliés.

De retour en France, où l’abbé Suger (1081-1151) surnommé par Louis VII « le père la Patrie » avait pendant deux ans assuré la régence en absence du Capétien. Le couple royal reçut le meilleur accueil au Palais de l’ile de la Cité, en novembre 1149. L’abbé a cherché à rajeunir la vieille demeure pour répondre au désir d’Aliénor.

La princesse Alix de France naît en 1152, mais rien n’est gagné.

Suger ne veut pas entendre parler de ce divorce, mesurant les conséquences qu’une telle décision aurait sur le devenir du royaume franc, la reine récupérant alors tous les fiefs qu’elle avait apportés dans sa dot et annulant ainsi l'influence des Capétiens dans la France méridionale.

La partie occidentale du royaume, soit environ un tiers de sa superficie, allait être perdue!

 Il tente d'en dissuader le roi. Ce n'est qu'après la mort  de Suger en 1151 que Louis VII met son idée à exécution s’en rapportant à l’archevêque de Paris.

Il faut chercher à mieux comprendre le caractère de Louis pour expliquer sa décision.

D’une part, il est le deuxième fils de Louis VI et d'Adélaïde de Savoie.

-Il a reçu une sévère éducation religieuse, élevé dans le cloître de Notre-Dame de Paris.

-A la mort de son frère aîné, Philippe, en 1131, tué accidentellement dans les rues de Paris, après avoir été désarçonné de son cheval par un cochon traversant inopinément la chaussée, il est sacré immédiatement roi et couronné, à Reims, dès le 25 octobre 1131, par le pape Innocent II.

-Plus tard, en 1137, à la mort de son père, il sera couronné roi de France, à Bourges. Voulant asseoir l'autorité royale, il s’appuie principalement sur les évêques, ce qui faisait dire à Aliénor qu’elle avait épousé : un moine !

D’autre part, les folles rumeurs qui avaient couru sur un possible amour charnel entre Aliénor et son oncle, Raymond de Poitiers, largement diffusées par l’évêque, historien de la Croisade, particulière mauvaise langue, Guillaume de Tyr, n’ont pu qu’humilier profondément l’homme dans sa chair et l’homme pieux dans les principes religieux qu’on lui avait enseignés et par conséquent l’amener à cette idée d’annulation de son mariage.

21 mars 1152, le second concile de Beaugency

Le concile se déroule dans l’église abbatiale Notre-Dame, située tout à côté de l’austère château, dominant la Loire. Pourquoi ce lieu, il semblerait que Beaugency ait été spécialisé dans les problèmes matrimoniaux, cas du grand-père de Louis, Philippe ler.

Sous l’autorité suprême de l’archevêque de Bordeaux, le concile rassembla nombre d’évêques du royaume ainsi que les principaux barons du côté laïc, pour statuer sur le sort de ce mariage mal assorti.

Une faille avait été trouvée motivant la désunion, la consanguinité : l’arrière-grand-mère d’Aliénor, Audéarde de Bourgogne, était la petite-fille de Robert ler le Pieux, arrière-arrière-grand-père du roi (au 5e degré).

Le verdict décisif : l’indissolubilité du mariage résultait des réformes du pape Grégoire VII, pour la séparation des époux : « l’impedimentum cogniationis », c’est-à-dire l’empêchement de parenté permettant l’annulation du mariage.  

Intérieur
Le déambulatoire

 

Aliénor d'Aquitaine et son divorce de Louis VII par Martine Mallein Leguedois

Ci-dessus l’abbatiale, extérieur et intérieur. A l’intérieur une plaque commémorative du concile

 

Au moment de la délibération, Aliénor reste dans le sombre château de Beaugency, Ce n’est pas la grande flambée qui pétille dans la cheminée de la salle austère où la reine attend qui va réchauffer son âme glacée. Elle joue un moment important de sa vie.

Les 15 ans de mariage avec Louis vont être gommés, malgré les deux filles qu’ils ont eues. Apparemment son ambition, sa forte personnalité, l’ont conduite à cette décision finale. 

On vient lui annoncer la nouvelle, rapportée par Boucher, dans les Annales d’Aquitaine : « Ils en prirent la charge à grand regret car bien savaient que la chose serait fort déplaisante à la pauvre reine, laquelle incontinent qu’elle en fut par eux avertie tomba évanouie d’une chaise où elle était assise et fut plus de deux heures sans parler pouvoir pleurer ou desserrer les dents » (Château de Beaugency, donjon ci-contre).

Peut-on le croire, car l’ambitieuse duchesse savait dès lors qu’elle pouvait épouser rapidement Henri Plantagenêt, l’héritier du trône d’Angleterre.

Elle semble avoir quitté ses deux filles sans avoir montré un réel chagrin. Quant au roi qui lui reprochait de ne pas lui avoir donné un héritier mâle, de sa troisième épouse, Adèle de Champagne, il aura comme successeur, Philippe-Auguste en 1165.

Et maintenant, le Mariage, très vite avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre ! C’est une autre histoire.

Martine reviendra vers nous à l'automne pour la suite de cette belle histoire!

J'avoue que cette femme Aliénor m'interpelle . Depuis le Concile de Paris en 829, l'église interdit à un homme d'épouser une autre femme en dehors de la non consommation sexuelle du mariage.

Aliénor étonnante possède des pouvoirs étendus à l’égal d'un homme. Elle administre sa maison, ses domaines et ses terres. Elle participe avec d'autres femmes de son entourage aux croisades, comme guerrière, on la retrouve au Siège de St Jean d'Acre. Elle trouve le moyen de divorcer...

Elle va à l'encontre de l'image médiévale qu'on en imagine où la femme de la Chanson de Geste attend son amour chevaleresque, ôte l'armure de son chevalier, soigne ses plaies et s'occupe de la famille.

La réalité féminine d'Aliénor est surprenante, par les libertés qu'elle prend; Ne faudra-t'il pas attendre la révolution Française , pour parler de réforme du mariage et pour que la femme puisse jouir de ses biens propres.

Je suis étonnée de ne pas avoir trouvé Aliénor,  dans les deux tommes du Féminisme Français que mes collègues du rayon MN m'offrirent à un anniversaire...  pour me taquiner. ( Clin d’œil à Myriam, Martine, Raoul et Jean-Claude).

Joyeuses fêtes de Pâques!

Prenez bien soin de vous

 

Christine D

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ALIENOR D'AQUITAINE et la deuxième croisade par Martine Mallein-Leguédois

3 Avril 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

La semaine sainte débute le dimanche des Rameaux 5 avril et se termine le dimanche de Pâques 11 avril où les Chrétiens célèbrent la résurrection de Jésus. Cette période est très différente des autres années.

Les familles ne se retrouveront pas et pourtant chacun dans son foyer, en maison de retraite ou seul à la maison aura une pensée pour ceux qu’ils aiment.

L’après confinement sera différent d’hier et on peut espérer que les vraies valeurs reprendront place pour l’humanité : La famille, la fraternité, la sagesse, la patience et la foi.

Martine Mallein nous livre un  deuxième épisode sur la deuxième croisade. Cette épopée narrée par Martine agrémentée de l’histoire de la belle Aliénor, a toute sa place cette semaine.

Voici les Croisés en marche pour Jérusalem...

Nous sommes ravis de retrouver notre historienne Martine Mallein  et la remercions. 

Ceux qui ont manqué le premier article du 16 janvier, peuvent le lire en ouvrant le lien ci-dessous.

LES CROISES EN ASIE MINEURE

(Deuxième croisade)

19 mars 1148 : ANTIOCHE, le renoncement

Après la décision du roi d’éclater ses troupes en deux directions différentes, abandonnant les plus faibles au comte de Flandre et à Archambault VII de Bourbon qui seront massacrés par les Turcs, de Chypre, les plus vaillants partirent sur plusieurs nefs, emportant Louis et Aliénor.

Ils mouillèrent enfin avec les chevaliers et les troupes d’élite à Saint-Siméon, port d’Antioche.

Une grande animation régnait dans le petit port. En pénétrant dans la ville, les uns et les autres furent frappés d’admiration. Ils découvraient une ville éblouissante avec sa cathédrale Saint-Pierre[1], les dômes de ses multiples églises, ses monastères, ses riches demeures, des thermes, des fontaines, des jardins aux plantes finement odorantes.

Un peu d’histoire

Antioche, sur la rivière l’Oronte, avait été créée vers 300 avant JC. C’était une ville clé, sur la route de la soie qui rattachait principalement Xi’An (en Chine) à Antioche...charnière entre l’Anatolie, la Mésopotamie et la Judée.

Conquise par les Romains à partir de 64 av JC, elle fut la capitale de la province de Syrie.

A partir de 614, les Perses Sassanides s’en emparèrent, la transformèrent et l’embellirent. Elle fut surnommée la « Couronne de l’Orient ».

Le 2 juin 1096, (première Croisade) après un siège de 8 mois, Godefroy de Bouillon et ses Croisés enlevèrent la ville. Le frère de Godefroy, Beaudoin devint le ler comte d’Edesse.  

Ci -contre  Antioche  : église primitive

 

Épuisés, les chevaliers laissant beaucoup de morts sur le terrain, vont rester une dizaine de jours à Antioche, accueillis par Raymond de Poitiers, prince d’Antioche, l'oncle d’Aliénor d'Aquitaine et sa très jeune épouse, Constance[2].

Aliénor est émerveillée, après des mois de peur, de sang, elle jouit pleinement des fêtes données par son oncle en leur faveur.

Elle retrouve sa cour d’Aquitaine, car autour de Raymond sont regroupés en majorité des Croisés aquitains et poitevins. Ce sont des explosions de joie, des rires, mais aussi un relâchement général après la tempête, des beuveries, des danses, des chants, la débauche.

Dans les frais jardins dominant l’Oronte, Aliénor retrouve son oncle.

Une amitié peut-être trop tendre les réunit. Ils ne se quittent plus. Il a 50 ans, elle en a 25. Tous deux parlent politique et stratégie pour reconquérir le comté d’Edesse et cherchent à convaincre Louis VII.

Celui-ci rejette les précieux conseils de Raymond de Poitiers, de passer à la contre-attaque de Nûr-al-Dîn[3]. Il préfère continuer son pèlerinage vers Jérusalem bien que la ville ne soit aucunement menacée.

Les époux royaux ne s’entendent plus. Aliénor, légère et dissipée, s’amuse de toute évidence.

Dans une atmosphère et un chaud climat sensuel, Aliénor a-t-elle eu une aventure avec son oncle ? Guillaume de Tyr, va insidieusement rapporter des médisances sur le couple.

Le roi, dépité et courroucé, peut-être jaloux, renonce à reprendre le comté d’Edesse et décide de se rendre à Jérusalem pour accomplir le pèlerinage qu’il s’était imposé et exige d’Aliénor de le suivre.

Elle refuse, pensant qu’il ne devrait pas délaisser Edesse, il l’enlève, une nuit !

 

Avril 1148 : Enfin Jérusalem

Le St sépulcre Photo Alain Hanquez

Louis VII y retrouve Konrad et est accueilli par la reine Mélisende et son fils Beaudoin III.

Une armée languedocienne arrive à Acre avec à sa tête Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, qui sera empoisonné dès son arrivée, affaire de jalousie.

<--- Le Saint Sépulcre –

 

 

 
Le saint Sépulcre, photos Marie- Françoise W (02/2020)
Le saint Sépulcre, photos Marie- Françoise W (02/2020)Le saint Sépulcre, photos Marie- Françoise W (02/2020)

Le saint Sépulcre, photos Marie- Françoise W (02/2020)

         De Tibériade en allant vers la Mer Morte

Capharnaum (photo Alain Hanquez)Capharnaum (photo Alain Hanquez)Capharnaum (photo Alain Hanquez)

Capharnaum (photo Alain Hanquez)

  • 24 juin 1148 : Assises d’Acre, dissensions entre les Croisés occidentaux et les barons de Jérusalem discutant sur l’occupation des armées stationnées à Jérusalem.
  • 24 juillet 1148 : Attaque du seul allié des Croisés, le régent de Damas, Nahr al-Sâbiran. Abandon de la position stratégique de la Ghouta (oasis proche de Damas). Le siège de Damas est levé.
  • 28 juillet : retraite des Francs vers Jérusalem.
  • Début septembre 1148 : embarquement à Acre, départ de Konrad III qui rejoint Constantinople.
  • Pâques 1149 : départ de la Palestine de Louis VII et d’Aliénor, restés sur place comme pèlerins, visitant les lieux Saints et les églises. Ils prendront le chemin du retour en empruntant deux navires distincts.

La galère d’Aliénor sera capturée par des navigateurs byzantins lors d’une bataille engagée entre Roger II de Sicile et le Basileus, Manuel Comnène.

 et lac de Tibériade vu du Mont des béatitudes photo Alain Hanquez

et lac de Tibériade vu du Mont des béatitudes photo Alain Hanquez

Le lac de Tibériade : photos Marie-Françoise W  Le lac de Tibériade : photos Marie-Françoise W

Le lac de Tibériade : photos Marie-Françoise W

Conclusion

Cette croisade souhaitée par Louis VII, dont il était le chef avec le germanique Konrad III ne fut pas une réussite. Elle s'acheva en 1149 par un échec total pour les Croisés, qui rentrèrent sans avoir remporté de victoire militaire en Orient, abandonnant aux Turcs le comté d’Edesse sans avoir cherché à le reprendre aux Turcs.

Le comportement du souverain franc peut être qualifié comme celui d ’un « roi pèlerin » qui n’avait pour objectif que d’expier son péché après avoir occis la population de Vitry-en-Champagne. Aliénor prétendait, elle, avoir épousé « un moine » !

Lois VII ne s’impliqua pas dans les affaires politiques de Jérusalem et laissa se dégrader les relations entre les barons syriens et occidentaux.

Quant à son couple, l’homme pieux s’était détaché de son épouse, trop volage, chacun souhaitant divorcer.

 

[1] Saint-Pierre a vécu 7 années à Antioche dont il fut le premier évêque. Une fête de « la chaire de Saint Pierre à Antioche » est célébrée le 22 février depuis le IVè siècle.

[2] Il épousa en 1136 Constance âgée de 10 ans, fille et héritière de Bohémond II et d’Alix de Jérusalem

[3] Zengy, dignitaire de Mossoul (1127-1146) et d’Alep (1128-1146)

 Nour ad Din, son fils, qui décapitera Raymond de Poitiers et rapportera sa tête dans un panier , le 30 juin 1149.

Aliénor est à la fois une reine influente et opiniâtre, et de l'autre côté elle incarne la femme libre, séductrice, intelligente et cultivée. Son charme  et sa beauté inspireront de nombreux historiens. Elle fut aussi mère de 8 enfants : 2 avec le roi de France et 6 avec le roi d’Angleterre, dont le plus célèbre sera Richard  (Cœur de lion)

Bien sûr, nous retrouverons Martine Mallein pour un 3éme chapitre dans quelques temps avec le divorce d'Aliénor.

Bravo, pour ce récit riche en recherche historique et très intéressant.

CD

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Corona virus.Vous pouvez aider aujourd’hui !

28 Mars 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Mickael Introligator que beaucoup connaissent, je rappellerai son expérience en fin de cet article, vient nous solliciter :

Ensemble, nous pouvons l'aider!

 

J'ai reçu son message :

« Nous avons lancé une campagne de dons pour soutenir la production de masques anti-projections pour le personnel médical.

Si tu veux participer c'est super.  Merci pour eux.

Et fais suivre au réseau stp.

Mike. »

Vous pouvez faire un don de 5, 10, 20 € et plus.

Merci pour votre participation.

Site https sécurisé

Cliquer sur le lien et à droite en ouvrant le site : "Contribuer"

 

Sa start-up fabrique des masques de protection en 3 D.

 

Aujourd’hui, sa société  travaille 24 h sur 24  afin d’assurer la fabrication des masques pour les hôpitaux et autres, ayant absolument besoin de travailler en sécurité.

Vous pouvez l’aider à fournir à prix coûtant ou gratuitement des masques.

Le CHU de Tourcoing vient de lui passer une commande.

 

 

Qui est-il ?

 

Michael Introligator est le Fondateur de CEO de United 3D Makers.

Aujourd’hui, il fabrique des masques en 3 D

 

Mickaël et son éternelle bonne humeur est entré au BHV en 1994, (au PPP),

il a travaillé au mobilier de jardin, au chauffage, puis au déploiement de la VAO,

il a poursuivit sa route comme sous-Directeur Supply Chain BHV puis,

Directeur adjoint à la logistique BHV-GL de Bussy st Georges,

puis il continua ses missions au sein des GL en tant que responsable e-logistique.

Il en est parti fin 2016 et a créé cette start-up.

 

Un exemple de message reçu (par discrétion, j’ai retiré les n° de tel)

Un grand merci à vous tous de la part de l’ensemble de l’équipe !

Vous pouvez me les adresser dans le service de réanimation du CH de Tourcoing.

Ci-joint l’adresse : Dr Vanessa Jean-Michel Service de Réanimation Centre hospitalier Gustave Dron (Tourcoing) 155, rue du President Coty 59208 Tourcoing cedex Si besoin : - mon numéro : XXX- numéro supplémentaire  XXX  Dr Georges : XXX numéro du service de réanimation : Encore merci, À bientôt, Vanessa

Transmis  le 28 mars à 08:53

Merci de votre soutien.

Christine D

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Alfred Andrieu nous a quittés, le 6 mars.

8 Mars 2020 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Comme il est difficile de m’adresser à vous, pour vous annoncer la disparition d’un homme formidable.

Alfred Andrieu, nous a quittés le 6 mars.

Il a fait une longue carrière au BHV et a laissé une empreinte inoubliable, dans les secteurs : maison, Arts Ménagers, Bricolage et le magasin de Rosny.

Chacun de nous se souviendra son côté humain, de son écoute pour chacun d'entre nous et son sourire.

Vous étiez très nombreux à le connaître et il m’est plus aisé d’utiliser cette triste nouvelle, par le blog.

Alfred venait d'avoir 85 ans en octobre dernier, et jusqu’au bout, malgré sa maladie, il a gardé bonne humeur et le sourire.

Une célébration religieuse aura lieu

le Vendredi 13 mars à 10h,

en l’église Sainte Catherine. (Place Sainte Catherine)

à  Honfleur

Son épouse Danielle sera heureuse de recevoir vos petits mots.

Je ne peux indiquer l’adresse sur ce blog par discrétion. Je la communiquerai aux personnes qui le souhaitent, vous avez mes coordonnées ou vous pouvez me la demander en commentaire.

Christine D

Je laisse ici la place à Marie-Anne, sa fille pour ce bel hommage à notre ami. Nous la remercions.

« Andrieu!...    Alfred!....  Monsieur Andrieu !

Plusieurs se reconnaîtront dans la façon qu'ils avaient de s'adresser à lui avec humour, sérieux ou amitié. Il avait quitté le BHV il y a 23 ans alors qu'il souhaitait profiter de sa petite fille installée trop loin de lui. Mais peut-on vraiment laisser derrière soi une telle partie de notre vie? Je crois sincèrement que la réponse dans son cas était: pas tout à fait.

Il avait grandi avec son entreprise, beaucoup appris, beaucoup donné, généreux de ses idées, talentueux et parfois même avant-gardiste, toujours ouvert et attentif aux autres, attaché à ses collaborateurs, tous ceux et celles qui ont cheminé à ses côtés au fil du temps. Je ne vous nommerai pas ici de peur d'oublier l'un d'entre vous, il ne l'aurait pas fait lui. Souvent, il nous partageait: "Te souviens-tu de..., on avait...", et nous revisitions son passé à coup d'anecdotes ou d'événements du quotidien dont il gardait encore un très clair et très précieux souvenir. 

Il ressentait un pincement au cœur à chaque disparition d'un collègue qu'il avait connu ou côtoyé.

Il nous en parlait et nous racontait son parcours avec lui ou elle dans un ultime hommage.

Aujourd'hui, peut-être ferez-vous de même en pensant à lui. 

Pardonnez-moi si ce message qui se voulait succinct s'étend finalement en longueur, mais pouvait-il en être autrement pour un si grand homme et un si bon papa. 

En guise de salut, à cette partie de sa vie qu'il chérissait encore. 

Marie-Anne Andrieu, sa fille. »

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