BHV on va de surprise en surprise ! et lu dans la presse
18 Mai 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier, #Lu dans la Presse
BHV, nous allons de surprise en surprise ! et lu dans Challenges. Rien ne va plus !...
Le Bâtiment BHV Marais va connaître une transformation majeure : il ne sera plus vraiment un grand magasin traditionnel, mais un lieu hybride mêlant commerces premium, flagships, loisirs et hôtel.
Le propriétaire Brookfield confie le projet à Aroxys, avec un investissement d’environ 200 millions d’euros sur quatre ans. Le BHV historique de F Merlin ne conserverait que 40 % de la surface du bâtiment, le reste étant réaménagé pour une clientèle plus touristique et haut de gamme.
L’arrivée d’un hôtel aux derniers étages est le symbole principal de ce changement : le bâtiment est désormais pensé avant tout comme un actif immobilier très rentable.
Mais qu’en est-il de l’avenir incertain des salariés et de l’exploitant actuel Frédéric Merlin ?
Des tensions sont possibles avec la mairie de Paris autour du projet, mais on peut penser qu’elles se régleront très rapidement.
Il s’agit moins d’une rénovation que d’un changement historique de modèle économique et d’identité du BHV. (Perte de l’identité populaire et parisienne du BHV)
Nous avons lu pour vous l’article de Challenges, ci-dessous
CD
La transformation choc du BHV Marais officialisée : Aroxys va piloter l’avenir du bâtiment et un hôtel couronnera l'édifice
Challenges : Guillaume Echelard 18 mai 2026
Selon les informations de Challenges, la société de gestion de portefeuilles immobilier va piloter pour le compte de Brookfield le fonds qui financera la transformation du bâtiment du BHV Marais. Dans ses plans, notamment, la création d’un hôtel.
Dans l’incroyable feuilleton du BHV Marais, un nouvel acteur fait son entrée. Selon les informations de Challenges, la jeune société de gestion d’actifs immobiliers Aroxys, fondée par l’entrepreneur Ara Adjennian en 2024, pilote désormais pour le compte du canadien Brookfield - propriétaire du bâtiment - le financement et la conception de la transformation immobilière du mythique édifice, jusqu’ici détenu par le groupe Galeries Lafayette.
Dans le détail, la société fondée par Ara Adjennian gère le fonds immobilier qui possède le bâtiment. Ce fonds est détenu à 90 % par Brookfield et à 10 % par des investisseurs privés avec lesquels Aroxys a l’habitude de travailler, avec un ticket d’entrée à 100 000 euros. « Notre ambition est d’offrir à des investisseurs - y compris privés - un accès à des opportunités d’exception en co-investissement avec des investisseurs institutionnels de premier plan », précise Ara Adjennian. Ce fonds aura pour mission de transformer le bâtiment dans les quatre ans, via un investissement d’environ 200 millions d’euros au total, et un programme clair : recentrer le grand magasin géré actuellement par Frédéric Merlin sur 40 % de la surface, et aménager les 60 % de surface restants.
Un hôtel aux deux derniers étages
Le projet immobilier d’Aroxys et Brookfield vise à transformer le grand magasin en une "offre mixte composée de flagships, de commerces de centre-ville et d’un hôtel" aux deux derniers étages, selon les termes de la société de gestion. La piste d’un hôtel est donc désormais officiellement confirmée. En sus, une myriade de boutiques pourraient venir compléter la restructuration des mètres carrés par Brookfield. Ces magasins seraient indépendants et cloisonnés les uns des autres, à l'inverse des grands magasins où tous les corners communiquent.
Le lieu, longtemps surnommé « le grand magasin des Parisiens », ciblerait désormais surtout les touristes. Des espaces de loisirs pourraient être intégrés dans les derniers étages. Selon une source proche du dossier, « des grands groupes sont intéressés » pour occuper les environ 30 000 mètres carrés pour l’instant non occupés du bâtiment, mais la priorité est donnée au projet architectural encore en cours. Une page se tourne donc dans l’histoire du bâtiment qui sera désormais davantage proche d’un ensemble commercial composite premium et touristique accolé à un hôtel que d’un grand magasin pur et dur. La fin du règne de Frédéric Merlin et de son entreprise, la Société des Grands Magasins, sur le bâtiment du BHV se dessine également un peu plus.
De nombreuses questions en suspens
Le jeune homme d’affaires avait annoncé en 2023 s’apprêter à racheter le fonds de commerce et les murs du célèbre magasin. Difficultés à payer ses fournisseurs, polémique sur l’ouverture d’une boutique Shein, flambée des taux… Frédéric Merlin a d’abord renoncé à racheter le bâtiment, puis s’est résigné à n’exploiter qu’environ 40 % de sa surface commerciale. Il ne sera désormais qu’un des locataires d’un grand bâtiment dont la réelle transformation sera opérée par Aroxys pour le compte de Brookfield. Sans garantie sur la pérennité de son bail, qui pourrait prendre fin dans les cinq ans.
Restent de nombreuses questions en suspens : réduit au noyau central du bâtiment, le fonds de commerce du BHV détenu par Frédéric Merlin et ses près de 700 salariés ont-ils un avenir ? Quid de la boutique Shein qu’il héberge au sixième étage, alors même que l’hôtel devrait se déployer aux deux derniers étages du bâtiment ? Le lieu gardera-t-il les aspérités qui ont fait son histoire comme son emblématique rayon bricolage ? Restera-t-il un lieu ouvert à tous les Parisiens ? Aroxys parviendra-t-il à gérer les relations avec la Ville de Paris - installée de l’autre côté du trottoir - et voir son permis de construire accepté pour la création d’un hôtel ? « Le dialogue est fluide », garantit une source proche du dossier.
Un baptême du feu pour Aroxys
Un immense chantier s’ouvre donc pour la jeune société, neuf collaborateurs, sept fonds et 500 millions d’euros d’actifs sous gestion en deux ans d’existence. Il y a urgence, alors que la fréquentation du magasin, en pleine reconfiguration et crise réputationnelle, est au point mort. Si la société est jeune, son dirigeant Ara Adjennian est un expert de l’immobilier commercial depuis plus de 20 ans : il a notamment cofondé le fonds Mimco Capital avant de lancer son propre véhicule il y a deux ans, qui gère des commerces, des résidences ou des bureaux.
Avec Mimco et son fonds Cheval Paris, il avait ainsi déjà travaillé avec Brookfield au rachat à plus de 700 millions d’euros du 150 avenue des Champs-Elysées. Mais avec le BHV, l’homme de 47 ans se lance sans aucun doute dans le dossier le plus médiatique et le plus épineux de sa carrière.
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