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Le blog du Réseau Bazar BHV

Le BHV trahit aujourd’hui l’esprit de son fondateur par un groupe d’anciens cadres BHV

8 Novembre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Lettre ouverte à Monsieur Xavier Ruel,

fondateur du Bazar de l’Hôtel de Ville

 

Au secours, ils sont devenus fous !!!

 

Monsieur Ruel,

Permettez nous d’interrompre votre repos éternel pour vous adresser ce cri  du cœur :

Au secours, ils sont devenus fous !

Le Bazar dont vous aviez rêvé,  ce temple parisien que vous avez créé en 1856 semble aujourd’hui avoir perdu la tête.

Le Bazar des Parisiens n’est plus…

Que diraient les artisans, les bricoleurs auxquels vous vouliez apporter des solutions ? Ces familles pour qui le BHV représentait l’esprit même de Paris, accessible, ingénieux, généreux et devenu par la suite élégant et novateur mais toujours dans un esprit de service

Monsieur Ruel, vous qui avez sauvé jadis l’impératrice Eugénie  en pleine panique, pourriez-vous revenir sauver votre œuvre ?

Car c’est bien d’une mission de sauvetage dont il s’agit : redonner au BHV sa flamme , son esprit pratique, sa convivialité d’antan, sa qualité.

On parle souvent de votre esprit d’entreprise, de votre éthique mais on ignore souvent toute l’aide que vous avez apportée aux plus démunis de votre époque.

Vous n’étiez pas seulement un commerçant visionnaire, vous étiez un homme de cœur.

À une époque où la réussite se mesurait à la fortune, vous aviez compris que la vraie richesse réside dans le bien que l’on fait autour de soi. Vous aviez fait de votre entreprise un modèle de solidarité, logements pour les employés, aide aux veuves, soutien aux apprentis.

Grâce à votre générosité, tant d’institutions ont vu le jour, tant de jeunes ont pu s’élever.

Le BHV n’était pas un simple magasin,

c’était une communauté vivante,

un lieu ami pour les Parisiens et

une école du mérite pour ses salariés.

Vous étiez de ces entrepreneurs pour qui le mot  succès  rimait avec devoir et responsabilité

« Le commerce peut être un acte de civilisation, un lien entre les hommes, une façon d’élever plutôt que d’exploiter. » selon la pensée qui anime l’Esprit des Lois de Montesquieu.

Hélas, ce que nous redoutions est arrivé.

Votre cher BHV, autrefois temple du bon sens et du savoir-faire, est devenu une caverne de voleurs !!

On y dérobe des valeurs, celles du respect de l’autre, de la qualité, et de la dignité humaine.

Sous sa nouvelle direction, celle de Monsieur Frédéric Merlin et de ses proches collaborateurs, on voit désormais entrer au BHV l’enseigne SHEIN, incarnation même de ce que vous combattiez : la fabrication à la chaîne, l’exploitation sans scrupule, la destruction des petits métiers, la négation de toute conscience morale et sociale…

Aujourd’hui, l’arrivée de SHEIN au sein du BHV provoque une onde de choc dans le secteur de la consommation et de l’éthique.

Vous, qui aviez bâti un magasin pour servir, vous verriez avec effroi qu’on y célèbre aujourd’hui le règne du jetable et du mensonge.

SHEIN, c’est l’anti-Ruel par excellence.

L’esprit d’entraide laisse place à la logique du volume et du profit à tout prix.

Comment le BHV,  ce haut lieu de la qualité a-t-il pu devenir la vitrine d’un modèle si contraire à son âme ?

C’est une trahison, Monsieur Ruel, une trahison envers vous, envers vos collaborateurs, ceux d’hier mais aussi ceux d’aujourd’hui et envers tous ceux qui croient encore qu’un commerce peut avoir une conscience.

Monsieur Ruel, si d’aventure vous repassiez rue de Rivoli, que penseriez vous en voyant l’éloge de l’anti commerce s’installer dans vos murs ? Peut-être seriez-vous tenté de crier, vous aussi «  Rendez-nous le vrai BHV !»

Si nous vous adressons cette supplique c’est parce que votre idéal reste une lumière dans la nuit.

Vous nous rappelez qu’un commerce sans morale n’est qu’un marché sans âme, et qu’un grand magasin n’est grand que lorsqu’il sert une grande cause,  celle de l’humain.

Nous apportons notre soutien aux collaborateurs du BHV

Rédigé par : Un groupe d’anciens cadres BHV fidèles à l’éthique de leur entreprise

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Y
Commentaire d'un client sur les amis du BHV Marais : Amis du BHV MARAIS<br /> Douglas McArthur<br /> ·<br /> ·<br /> Je suis un ancien client du BHV , et depuis plusieurs mois , je ne trouve plus les articles qui m’y faisait venir .<br /> J’ai discuté avec des vendeurs très sympathiques, qui s’occupaient, il n’y a pas très longtemps du rayon cuir , le mieux achalandé de la région parisienne. Maintenant il n’existe plus , sauf un tout petit rayon symbolique, plus de cirages , plus de lacets, plus rien , sauf un petit pot d’entretien pour cuir croco . <br /> Les vendeurs de cet ancien rayon , sont dans un autre juste à côté . Ils m’ont fait part de leurs désarrois , de leurs inquiétudes quant à leurs avenirs , 2 avaient près dd 50 ans , voire un peu plus. Retrouveront ils un travail , si jamais … <br /> Un me dit que peut être le sous-sol sera transformé en piscine , on rient jaunes . <br /> Je vais à la caisse , la caissière me propose une carte de fidélité !<br /> Là , j’éclate , je dis que je ne reconnais plus mon magasin préféré depuis presque 50 ans . La responsable des caisses , me regarde et m’écoute , pas un mot sort de sa bouche , la caissière pareille. La question que j’ai posé, et j’attends la réponse « -quand toutes les choses qui faisaient la renommée du BhV vont revenir ? » regards livides , sans émotions ! Adios !<br /> Voilà où nous en sommes .<br /> Le patron qui a acheté le BHV , c’est un nouveau Bernard Tapie, il est là pour couler l’enseigne , la revendre, ou l’immeuble pour un en faire un magasin de luxe comme la Samaritaine ou un Hôtel-restaurant de luxe . <br /> Du coup , ce que je ne trouve plus , c’est le Leroy-Merlin qui me l’a proposé, mais en partie .<br /> La France fiche le camp et totalement. Plus rien ne sera comme avant. <br /> Plus rien à espérer , sauf pour le Bernard Tapie du BHV qui n’a qu’un bts commercial immobilier comme bagage , va s’en mettre plein les poches . <br /> Quant au groupe Nouvelles Galeries qui lui ont vendu, il est dans le rouge , ne pouvait plus le garder helas !<br /> Quand on pense que la famille du fondateur et lui même , avaient les galeries Lafayette, le Monoprix , et le BHV pendant des décennies, la famille Moulin est en train de tout brader. Garderont ils les galerie Lafayette , pas certain. <br /> Léa chinois ou les Qataris reprendront tout ça . <br /> La France est vendue par petits morceaux et les Franzouzes n’y voient que du feu , et/ou s’en fichent .<br /> La France est terminée, bientôt les retraites vont sauter . Les vieux n’auront qu’à crever .
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F
Petite correction historique sur ce que je lis plus bas : le 1er supermarché en France n’a pas été Carrefour Ste Geneviève (qui a été le 1er hypermarché), mais Express Marché (Goulet Turpin) a Rueil Malmaison en 1958. Alors que le petit commerce indépendant, symbolisé par l’épicier en blouse, domine le paysage commercial français, un nouveau mode de distribution fait son apparition. Au début les clients sont déboussolés, l’enseigne est vilipendée, les critiques fusent (on parle même d’accident de circulation entre chariots métalliques !) …. On connait la suite.<br /> Mais avant il y avait eu Edouard Leclerc, l’épicier de Landernau, qui a inventé le discount dès 1949. Un hérétique à l’époque …. On connait la suite.<br /> Pour Mac Donald’s, le 1er restaurant ne date pas de 1979, mais de 1972 à Creteil par Raymond Dayan, un homme d’affaire français vivant aux USA. Un hérétique à l’époque, jamais les français ne mangeront avec les doigts, souvent debout, dans le pays de la bonne bouffe, ça ne marchera jamais entendait on à l’époque …. On connait la suite<br /> Et les « fameux » restauroutes en self service du non moins fameux Jacques Borel, et les meubles Ikea à monter soi même (« vendre des meubles au plus grand nombre, au plus bas prix » était le slogan initial), etc etc …<br /> Tous des hérétiques. Qui ont créé des méthodes de vente destinées à un très large public et incontournables aujourd’hui. Les hérétiques sont devenus des visionnaires.<br /> <br /> A ce stade le fossoyeur du BHV n’est pas Merlin, mais les Galeries Lafayette. Qui n’ont eu comme seule idée originale que celle de cloner un grand magasin GL dans un grand magasin BHV.<br /> <br /> Merlin l’hérétique s’est lancé dans une aventure risquée, mais avait il le choix pour relancer un magasin moribond que de s’adapter au monde et à la demande actuelle ? Au moins il entreprend, il se bat, contre vents et marrées. Espérons pour le BHV et pour tous les collaborateurs qu’il ait raison, et devienne Merlin l’Enchanteur.
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D
Merci François C. Il importe de reconnaître que les GL prioritairement intéressés par la COFINOGA logée dans le pack SFNG ont commis un péché d'orgueil. Depuis les années 2000, pour le BHV et son personnel la note est "salée". Merlin "l'hérétique" comme vous le désignez est un 'immobilier' formé à la financiarisation des actifs. (les loyers encaissés financent l'achat des murs), et pas vraiment comme un commerçant 'Enchanteur' qui s'adapte à l'évolution d'un marché lequel contredit celui des marques et produits qu'il accueille en permanence sur ses surfaces. Alors s'agit-il d'un mariage de la carpe et du lapin ? Est ce incompatible ? Nous avons connu l'époque des "Bonnes Affaires" qui cohabitaient finalement assez bien avec le référencement permanent, et amenait de la fréquentation sauf à dire qu'elles n'étaient pas à demeure mais à durée limitée, ce qui n'est pas le cas de l'arrivée du Chinois.
Y
Yves Francois<br /> Mais tellement....😥<br /> <br /> Patrick Bouloux<br /> Ce monde est fou....😞<br /> <br /> Nicole Andrée Margot<br /> serions nous hors circuit!!!<br /> <br /> Répondre<br /> Perrine Geraads Menudier<br /> Merci ! 🙏
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F
des supposés "anciens cadres" qui écrivent anonymement (existent ils vraiment ?) pour demander à revenir 100 ans en arrière !!! Les combats d'arrière garde ne mènent nulle part, sauf dans le mur. Malheureusement les temps ont changé, la distribution aussi, celle des consommateurs encore plus et elle change même maintenant à grande vitesse. Le devoir des chefs d'entreprise est de s'adapter au marché afin d'assurer la pérennité de l'activité et le maintien du personnel. A chaque grand mouvement il y a eu des "combattants de la vieille garde" qui se sont opposés au progrès sans l'empêcher, que ce soit entre autre pour le 1er supermarché ou le 1er MacDo. Avant de tirer à boulets rouges sur ce qu'il se passe aujourd'hui, attendons de voir quels seront à moyen terme les résultats en terme de CA, de fréquentation et de maintien du personnel. Le CA de Shein en France est de 13 milliards d'euros, sur lesquels la distribution traditionnelle encaisse .... 0 € !!! Si le BHV est précurseur pour prendre une part de ce marché, ce sera une bonne chose. Sinon il ne faut pas rêver, les problème du BHV ne datent pas de cette année, et c'est déjà un miracle que le magasin de Rivoli existe encore. Alors croisons les doigts.
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D
Pour mémoire et à titre de précision sur le commentaire ci-dessus. Ni le Premier Carrefour à Sainte Geneviève des Bois ni le Premier MacDonald à Strasbourg ne distribuaient de produits 'toxiques' ou dangereux pour la santé (encore qu'un Menu Mac Do..) Il convient peut être de sortir d'une vision simpliste de l' adaptation à titre d'essai (ou permanente?) à un marché manifestement hors cible pour cause d'urgence financière, et ramener ces évènements au contexte geo politique international. La guerre (n'est-elle que commerciale ?) livrée par la Chine à l'Occident avec des exportations subventionnées a besoin de bases stratégiques et de relais en Europe pour s'implanter physiquement et affirmer sa domination à la tête des BRICS et construire un nouvel ordre mondial. <br /> Peut être que finalement le très populiste Président des USA malgré tous ses travers et frasques et autres élucubrations un peu "clownesques" a raison de vouloir protéger son industrie nationale, la croissance de son PNB et son marché intérieur....
L
Bonjour François, c'est un plaisir de te voir commenter un article du blog. Ce texte vient d’anciens collaborateurs qui connaissent le BHV de l’intérieur et qui, eux aussi, souhaitent sa réussite.<br /> Mais avant de parler de modernité et de parts de marché, il faudrait déjà que les fournisseurs soient payés.<br /> Sans eux, même les meilleures stratégies d’adaptation ne tiendront pas longtemps.<br /> Si Frédéric Merlin réglait correctement les partenaires, le BHV pourrait justement mieux s’adapter et se renforcer.<br /> L’innovation ne peut pas reposer sur des bases fragiles.<br /> L’adaptation au marché passe aussi par la confiance et la loyauté dans les relations économiques. Nous sommes tous dans l'espérance !
D
Le BHV que nous avons connu, ne communiquait ses offres qu'aux "cerveaux gauche", une communication très 'financiarisée" basée sur des promotions, en réponse aux besoins "réfléchis" mais surtout saisonniers de ses clients. Les rayons mode et accessoires tout à fait attractifs au demeurent dans leur référencement, étaient des rayons plutôt profiteurs, largement soutenus dans leur CA par des ventes flash sonorisées..... très incitatives. 1999- et suite, la stratégie générale imposée par le Boulevard Haussman au groupe BHV a (peut être) parié qu'il était possible de se cloner en face de l'Hôtel de Ville.... nous en connaissons les résultats à court et moyen terme : fermeture des magasins spécialisés et de la périphérie, réduction du personnel, chute du CA groupe,........ Nous aurions pu penser que l'échec des GL à faire du BHV un autre temple de l'achat d'impulsion (le fameux déclencheur étant situé dans le cerveau droit) aurait permis à un financier immobilier, repreneur du fonds de commerce lequel pensait racheter les murs avec les cash flows dégagés, de ne pas commettre la même erreur. Apparemment non. <br /> La location de corners, permet à une marque de s'auto distribuer en BtoC, mais quand la surface est ouverte à un autre distributeur (ex : BoulangerLapeyre/Truffaut ( s'est retiré)..) que reste-t-il de l'AdN de l'enseigne dans l'esprit du client... Nous pensons que le repreneur pérennisera cette erreur s'il espère que tout le buzz médiatique autour du mot BHV, associée à l'offre proposée par un fabricant sulfureux chinois, valent des millions d'euros de budget publicitaire et permettra de réarmer une fréquentation en berne.... Ce qu'il oublie en plus c'est que l'ADN BHV n'a jamais été dans l'impulsion mais dans la réponse aux besoins de ses clients "cibles" (à Rivoli plutôt CSP +) . Le territoire de marque du BHV est désormais entaché des irrégularités produits de son partenaire chinois mais surtout le flou de son contenu s'accentue. <br /> Petite observation : il y a plus de gens qui fréquentent l'offre 'boutiques' dans le quartier qu'à l'intérieur du BHV Rivoli,....... avant n'était ce pas plutôt l'inverse ?
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K
Je suis triste sur le devenir du magasin, ou j’ai travaillé pendant 3o ans. <br /> Le BHV c’était une grande famille, nous vendions des produits de qualité, et dans le respect des uns et des autres. <br /> Nous avions la reconnaissances nos encadrent. <br /> Tout ce perd..<br /> Cordialement <br /> Nicole KERZERHO
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B
Partez mr Merlin! Ce que vous faites est scandaleux.
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J
Merci beaucoup pour cette article. Ancien salarié du BHV de 1987 à 1997, je suis entièrement d'accord avec.
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