Lus dans La Presse : Libé et le Parisien le 18 nov 2025
Au BHV : derrière les palissades noires des 1/2 ou tiers de plusieurs étages, vidés de toute substance !...
Le magasin a du mal à faire 25 à 30% du chiffe de l'an dernier ( déjà très négatif l'an passé !)
Ainsi, va la vie du BHV de F Merlin...
Le parfumeur Chanel est parti, lui aussi aujourd'hui, mais reste t'on Grand Magasin sans un vrai rayon Parfumerie .
Mai, il y a d'autres plus petits fournisseurs qui souffrent également :
Karma Koma , marque de vêtements féminins Corse.
Quatre semaines auront suffi. À peine installée au BHV Marais, la marque de prêt-à-porter féminin Karma Koma fait ses cartons et rejoint la longue liste des enseignes qui désertent le grand magasin parisien, empêtré dans une crise sans précédent. Aussitôt arrivés nous quittons le BHV.
Un ami m'a envoyé cette info de Ouest France:
Trésors de Lizon,
Virginie Decock, artisane installée à Courseulles-sur-Mer et créatrice des Trésors de Lizon, attend depuis plus d’un an que le BHV Marais la paie environ 5 000 € pour des produits vendus lors de l’opération estivale « So French » en 2024. Elle n’est pas la seule : plus d’une dizaine d’artisans seraient dans la même situation, tous en attente de paiements de la part du magasin parisien.
Etonnant ! non!... J'ai entendu Frédéric Merlin dire à la TV que tout allait bien et que tous les fournisseurs étaient payés !...
Ces quelques photos qui suivent vous donnent la nausée... C'est le BHV d'aujourd'hui. Anciens employés, employés travaillent encore au BHV et clients, pleurent d'un tel massacre !
Souvenez-vous de l'article BHV 1999 avec les loisirs créatifs !
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On apprend en lisant les échos :
Le Slip Français lance Fier (T), un tee-shirt 100 % fabriqué en France, destiné à concurrencer les géants asiatiques comme Shein et Temu. Produits dans l’usine d’Aubervilliers par 47 ouvriers, ces tee-shirts seront vendus 7,90 € HT aux entreprises, associations et institutions, qui pourront les personnaliser. Avec ce projet, le fondateur Guillaume Gibault veut montrer qu’il est possible de proposer des produits français de qualité, en grande quantité et à prix compétitifs. BRAVO
Info Libé
Le BHV et les ex-Galeries Lafayette hors de Paris plombés financièrement
La Société des grands magasins, dirigée par Frédéric Merlin qui gère le BHV Marais, doit faire face à des échéances financières menaçant son avenir. Un recul d’activité qui a commencé bien avant la polémique sur l’arrivée de Shein dans les rayons.
Après la polémique sur l’arrivée de la plateforme d’ultra fast-fashion Shein au magasin parisien le Bazar de l’hôtel de ville(BHV), l’heure des comptes a sonné. Ce magasin parisien est certes l’une des entités majeures du groupe : la Société des grands magasins (SGM) dirigé par Frédéric Merlin. Cependant, figurent également dans le patrimoine de cette entreprise, dix galeries commerciales et sept ex-Galeries Lafayette situées en région (Reims, Dijon, Orléans, Angers, Le Mans, Grenoble, Limoges) qui n’ont plus le droit de porter ce nom. Le décrochage physique des enseignes sur les devantures a d’ailleurs commencé depuis une semaine.
La maison mère parisienne des Galeries Lafayette a peu apprécié l’arrivée programmée de Shein dans ces magasins et a rompu l’accord de franchise qui permettait à Frédéric Merlin de les exploiter sous ce nom. Ils vont donc, à l’avenir, passer sous la bannière BHV. Quant à l’arrivée des articles estampillés Shein dans les magasins de région, elle est tout simplement reportée sine die. Officiellement le temps de «revoir l’offre de produits». Cette réorganisation se heurte peut-être aussi à une fragilité financière grandissante de l’ensemble du groupe SGM, qui compte 2 000 salariés et revendique 430 millions de chiffre d’affaires réalisés sur 21 sites différents.
Manque à gagner
Selon les informations de Libération, les sept ex-Galeries Lafayette situés en région et exploités par SGM accusent une baisse de leur chiffre d’affaires de 30 % en moyenne au cours des derniers mois. Sur la même période, la trentaine de magasins Galeries Lafayette franchisés auprès d’autres exploitants enregistrent un recul de leurs ventes limité à 5 %. L’ensemble des magasins exploités par la société de Frédéric Merlin réalisait auparavant 120 millions de chiffre d’affaires. Ce serait donc plus de 35 millions d’euros de ventes qui, à terme, pourraient s’évaporer avec le recul d’activité. D’autant plus que le décrochage a débuté il y a près d’un an, et ne résulte donc pas uniquement du «Shein-bashing» des dernières semaines. Cependant, l’accueil programmé des produits du site chinois a nécessité un aménagement particulier dans chaque magasin sous forme de «corner». Ce qui signifie une dépense évaluée par une source proche du dossier à 3 millions d’euros pour chaque magasin.
Sollicité par Libération, le directeur opérationnel de la SGM a refusé de commenter ces chiffres et de répondre à une liste de questions écrites. Les sept ex-galeries Lafayette se retrouvent aujourd’hui dans une situation où, outre leurs difficultés de paiement, ils sont confrontés à la perte du réseau d’acheteurs de vêtements et de mobilier que constitue la marque Galeries Lafayette. Ils ne peuvent en outre, pour l’instant, compter sur les recettes tirées de la vente de produits Shein pour compenser ce manque à gagner.
Fin du loyer gratuit pour le BHV Marais
Le BHV, vaisseau amiral parisien, n’est pas non plus à l’abri des ennuis. Frédéric Merlin a signé, au moment de l’acquisition du fonds de commerce du BHV, en mai 2023, un engagement à acquérir les murs pour une somme proche de 300 millions d’ici à décembre 2025. En échange, il bénéficie alors d’une franchise de loyer durant deux ans. Elle est maintenant arrivée à échéance. Seul hic, la Banque publique d’investissement a refusé de prêter une partie des fonds nécessaires à cette acquisition, après la bronca déclenchée par l’arrivée de Shein au BHV. Résultat, la vente de ces murs à Frédéric Merlin, déjà reportée une fois, a du plomb dans l’aile. Ce qui signifie qu’il risque fort de devoir continuer à s’acquitter d’un loyer évalué à 15 millions d’euros par an puisqu’il n’est pas propriétaire des lieux. Une somme de nature à peser sur les comptes du BHV Marais, déjà mal en point après le départ d’une dizaine de marques mécontentes de ne pas être payées en temps et heure.
Toute la question est donc de savoir si la Société des grands magasins peut encaisser cette série de chocs successifs qui alourdissent ses charges et réduisent ses recettes potentielles. Une pointure du commerce de détail formule une hypothèse : «Les mois de décembre et de janvier sont traditionnellement bons et vont donc constituer un répit. En revanche, février, mars et avril traditionnellement plus calmes, constitueront l’épreuve de vérité.» En clair, Frédéric Merlin arrivera-t-il à se constituer suffisamment de trésorerie avec les ventes de fin d’année pour continuer son activité ? Dans les années 2000, le slogan publicitaire d’une des enseignes désormais impossibles à utiliser était : «Aux Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose !»
Et maintenant ... on ne rigole plus !
Le Parisien Par Auguste Canier
Le 18 novembre 2025
On ne va pas faire de cadeau » : la Ville de Paris prive le BHV de ses animations de Noël rue de Rivoli
Faute d’avoir obtenu l’autorisation préalable de la Ville, le BHV ne pourra pas faire déborder ses animations de fin d’année à l’extérieur du grand magasin. La mairie de Paris assume son refus, en pleine polémique autour de l’arrivée de Shein.
Frédéric Merlin avait vu grand pour rythmer les fêtes de fin d’année. Mais la magie de Noël ne pourra pas dépasser sur le trottoir de la rue de Rivoli à Paris (IVe). Le patron du BHV n’a pas reçu l’autorisation préalable de l’Hôtel de Ville pour installer ses animations sur la chaussée devant le grand magasin, a appris Le Parisien. Des animations qui doivent débuter ce mardi soir avec le dévoilement des vitrines de Noël.
Le plan du BHV était pourtant rodé. Au départ, le partenariat noué avec Disneyland Paris, qui devait ouvrir une boutique éphémère au 6e étage, devait permettre d’organiser un grand défilé de Noël devant le grand magasin.
Retrait de Disneyland
Une première demande d’installation en extérieur, au titre du règlement des terrasses et des étalages, avait d’ailleurs été validée par la mairie de Paris. La préfecture de police avait également répondu favorablement à la demande de modification provisoire de la circulation devant le magasin, rue de Rivoli.
Mais le retrait du parc d’attractions du Bazar, fin octobre, a tout bousculé. Sans leur partenaire initial, Frédéric Merlin et le BHV décident de maintenir des animations en extérieur pour attirer de nouveaux clients. Problème : d’après la Ville de Paris, aucune nouvelle demande d’installation hors les murs n’a été adressée à l’Hôtel de Ville.
« Nos services ont constaté début novembre que les équipes du BHV avaient commencé à installer des sapins et du mobilier à l’extérieur du magasin », détaille Nicolas Bonnet Oulaldj, adjoint (PCF) en charge du commerce à la mairie de Paris. Frédéric Merlin adresse alors une demande formelle, à laquelle la Ville répond par la négative, dans un courrier daté du 12 novembre adressé au BHV. Entre la mairie de Paris et la direction du BHV, la « guerre » déclarée depuis l’installation du géant chinois Shein se joue aussi sur le terrain de l’occupation de la voie publique.
Le BHV verbalisé pour ses affiches Shein
En parallèle, la préfecture de police publie le 14 novembre un nouvel arrêté, retirant son autorisation initiale de modification provisoire de la circulation devant le grand magasin. Contactée par Le Parisien, la préfecture de police laisse la main à la Ville et évoque l’avis défavorable rendu par la mairie de Paris pour justifier la prise de ce nouvel arrêté.
Faut-il voir dans cette décision de la Ville une réponse graduée, deux semaines après l’installation du géant chinois de l’ultra fast-fashion Shein ? Nicolas Bonnet Oulaldj assume. « Nous demandons à M. Merlin de se conformer au règlement. On ne va pas lui faire de cadeau. Il nous a déclaré la guerre, et quand quelqu’un vous déclare la guerre, vous vous défendez », tacle l’adjoint au commerce.
Et l’élu de rappeler que Frédéric Merlin avait fait installer, sans autorisation préalable là encore, plusieurs kakémonos à l’effigie de Shein sur la façade du bâtiment avant l’ouverture de la boutique du 6e étage. Un affichage qui a valu au BHV une verbalisation par la mairie de Paris.
Plus largement, la mairie de Paris justifie son refus d’autoriser le BHV à aménager l’extérieur du magasin en raison des nombreux événements prévus sur la voie publique ces prochaines semaines. « Le marché de Noël doit s’installer à l’Hôtel de Ville la semaine prochaine, nous devons faire des choix », justifie Nicolas Bonnet-Oulaldj.
Contactée, la direction du BHV n’a pas donné suite. Sur ses réseaux sociaux, Frédéric Merlin a donné rendez-vous au public ce mardi soir à 18 heures pour le lancement des animations de Noël et la découverte des vitrines.
Le dossier du BHV et de Shein sera aussi largement débattu au Conseil de Paris, où tous les groupes représentés ont déposé un vœu appelant la Ville de Paris à tout mettre en œuvre pour faire cesser la vente de produits Shein au BHV. L’épilogue du feuilleton autour de ce dossier « devenu très politique », reconnaît Nicolas Bonnet Oulaldj, est encore loin.
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