Le point à ce jour du BHV/GL/Brookfield
4 Février 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse
La cession des murs du BHV Marais à Brookfield (265 M€) masque un passif important laissé par Frédéric Merlin envers les Galeries Lafayette : 60 à 70 M€ de dettes (loyers, achats, services), accumulées sur deux ans.
Pour éviter un redressement judiciaire de la SGM, incompatible avec la transaction immobilière, un accord de remboursement étalé a été structuré avec Brookfield en soutien.
Le remboursement devrait être partiellement financé par une réduction de 40 % des surfaces du BHV Marais, générant ~30 M€ de liquidités et une baisse du loyer de 18 à 9 M€ par an.
Le BHV Parly 2, en cours de cession à Brookfield, (prévu pour mai) constitue un dernier actif mobilisable pour apurer la dette, les créanciers prioritaires restant les salariés et l’État.
Je vous ai préparé un petit tableau récapitulatif, qui analyse rapidement la situation .
CD
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L'article Lu dans la Presse : La lettre, ci-dessous est assez intéressant et assez précis.
BHV les dessous de l'accord aigre-doux entre Philippe Houzé et Frédéric Merlin
Publié le 04/02/2026 par Sophie Lecluse
"Le vieux briscard du commerce, président du groupe Galeries Lafayette, et le jeune loup gérant le BHV ne sont pas vraiment quittes malgré la vente, la semaine dernière, des murs du grand magasin parisien au canadien Brookfield.
Frédéric Merlin laisse une ardoise de plus de 60 millions d'euros, qu'il ne semble pas près de régler. Comme deux catcheurs après un très long match, le président des Galeries Lafayette, Philippe Houzé, et le gérant du BHV (Bazar de l'Hôtel de Ville), Frédéric Merlin, se sont longuement serré la main, mardi 27 janvier au soir, dans les locaux de 14 Pyramides Notaires. C'est là, dans un immeuble cossu de l'avenue Mac-Mahon (Paris 17e), après vingt-quatre heures de négociations quasi continues dans la dernière ligne droite, qu'ils ont finalisé la vente du BHV Marais par les Galeries Lafayette au nouveau partenaire du président de la Société des grands magasins (SGM), le fonds canadien Brookfield Asset Management (BAM). Le vieux routier de la distribution, âgé de 78 ans, a même eu un mot chaleureux pour saluer le courage de l'entrepreneur lyonnais de 34 ans face à la déferlante médiatique après l'arrivée du chinois Shein au BHV.
Pourtant, derrière l'hommage, la séparation entre les deux hommes reste douce-amère.
Certes, la famille Houzé a enfin pu se débarrasser de son actif immobilier et de son encombrant gérant après l'épisode Shein, resté en travers de la gorge. Au-delà des mauvaises pratiques sociales et environnementales du roi chinois de l'ultra fast-fashion, Philippe Houzé n'avait pas apprécié d'être mis devant le fait accompli. Il avait été prévenu de ce partenariat la veille de la publication du communiqué de presse du 1er octobre 2025, un affront qui appartient désormais au passé.
Une dette accumulée sur deux ans
Un autre point de discorde reste toutefois bien présent entre les deux hommes. Frédéric Merlin laisse une belle ardoise aux Galeries Lafayette. Son montant exact est difficile à établir. Il est compris, selon nos sources, entre 60 et 70 millions d'euros accumulés sur deux ans.
La douloureuse est composée d'un mélange d'arriérés de loyer, de marchandises et de services (informatique, encaissement, achat…) partiellement payés. Autrement dit, techniquement, la Société des grands magasins de Frédéric Merlin, qui n'a pas pu dégager de bénéfice sur le BHV Marais en 2025, aurait pu être placée en redressement judiciaire. Or, ce n'était dans l'intérêt ni des Galeries Lafayette, qui voulaient vendre les murs, ni de Brookfield Asset Management, qui souhaitait acheter ces mêmes murs à bon prix – 265 millions d'euros – et sans attendre.
En guise de procédure de redressement, un complexe écheveau d'accords de remboursement, avec étalement progressif dans le temps, a été mis en place entre Brookfield Asset Management et les Galeries Lafayette. Du côté de ces dernières, on estime d'ailleurs que le fonds de private equity canadien était l'un des meilleurs partenaires susceptibles d'apporter un jour les garanties d'un recouvrement pour tout ou partie des millions d'euros en souffrance.
Toutefois, c'est bien à Frédéric Merlin qu'il revient de rembourser. Techniquement, il le pourra en partie grâce à l'échange de mètres carrés contre du cash, tel que prévu avec son nouveau partenaire. Comme l'a révélé La Lettre, la superficie du grand magasin BHV Marais serait réduite de 40 % et limitée à environ quatre étages, en échange d'une trentaine de millions d'euros à percevoir dans le temps pour la SGM et d'un loyer annuel revu à la baisse, passant de 18 à 9 millions d'euros (LL du 30/01/26).
Mais le Lyonnais, qui s'est offert en 2025 une suite à l'année dans le palace parisien Le Bristol, n'est pas franchement connu pour payer ses dettes ou fournisseurs dans les temps.
Parly 2 reste une monnaie de change
Frédéric Merlin ne cesse de répéter autour de lui que les Galeries Lafayette ont fait une très bonne affaire en lui vendant le fonds de commerce du BHV-Marais en novembre 2023. À cette époque, Philippe Houzé voulait lui céder les murs et l'exploitation du magasin en une seule fois. Frédéric Merlin avait alors demandé à Eight Advisory d'estimer l'actif et d'évaluer le business plan de l'exploitation. Comme le magasin perdait 15 millions d'euros par an depuis plusieurs années, le cabinet avait estimé que les Galeries Lafayette auraient dû signer un chèque de 70 millions d'euros pour le céder.
Déjà à cours de cash à l'époque, Frédéric Merlin n'avait racheté dans un premier temps que le fonds de commerce, pour un euro symbolique, et avait même payé 20 millions d'euros supplémentaires pour reprendre le stock de marchandises. Il estime donc que sa dette actuelle équivaut peu ou prou à ce que les Galeries n'ont pas eu à débourser à l'époque et qu'ils sont donc quittes.
Vu la situation financière compliquée de l'ensemble des BHV de Paris et de province, le nouveau propriétaire des murs, Brookfield, veillera à ce que les salariés et le Trésor public soient payés en priorité.
Reste un dernier petit levier : celui de Parly 2. La SGM exploite encore ce magasin BHV de 8 700 m2 sur trois niveaux dans ce centre commercial situé dans les Yvelines. Cet actif est actuellement sous promesse de vente entre les Galeries Lafayette et Brookfield. Le fonds canadien devrait en finaliser l'acquisition avant la fin mai. Ici aussi, le futur nouveau propriétaire pourrait proposer à Frédéric Merlin de rendre tout ou partie des mètres carrés afin de lui accorder de l'argent frais pour payer ses dettes.
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