Lu pour vous dans la Presse : L'informé
Le journal économique : L'informé, mérite bien son nom car l'article paru le 22 mai, éclaire un peu mieux la situation du BHV. Voici un résumé :
Tempête historique sur le BHV Marais : les chiffres chocs révélés par L'Informé.
Un effondrement financier inédit
- -80% de chiffre d'affaires au Q1 2026 (10 M€ générés contre près de 50 M€ au Q1 2025).
- Une fréquentation en chute libre de -40% sur le trimestre.
Des rayons vides et une surface amputée, nous vous avons déjà présenté de nombreuses photos
- Exode massif : Environ 200 marques historiques (Chanel, Dior, Hermès...) ont claqué la porte, échaudées par le "bad buzz" du pop-up Shein fin 2025 et l'accumulation des impayés.
- Cure d'amaigrissement forcée : Suite à un accord avec le fonds canadien Brookfield (propriétaire des murs), la surface exploitée par la SGM va être réduite de 40 000 m² à 15 000 m². L'enseigne Boulanger quitte la gestion de la SGM, et les 2 derniers étages seront transformés en hôtel.( si cela est accepté!)
L'asphyxie judiciaire
- Les condamnations pour impayés se multiplient (Le Tanneur, Mellow Yellow, Petit Bateau...).
Pour sa défense, la direction invoque des bugs liés à la transition informatique depuis le rachat aux Galeries Lafayette et des saisies coordonnées de fournisseurs. Des arguments qui ne convainquent pas les tribunaux.
Voici l'article légèrement réduit ci-dessous :
"Les chiffres catastrophiques du BHV Rivoli de Frédéric Merlin
Selon les données auxquelles l’Informé a eu accès, l’enseigne iconique du Marais à Paris accuse une chute vertigineuse de son chiffre d’affaires. Et les impayés vis-à-vis de ses fournisseurs continuent de s’accumuler.
Article de :Morgan Leclerc, Guillaume Chazouillères Publié : 22/05/2026
Quatre mois après avoir trouvé le soutien du fond canadien Brookfield, pour reprendre à sa place les murs du BHV, la société des grands magasins, SGM, qui exploite les lieux fait face à un effondrement commercial. L’informé a mis la main sur des données qui révèle l’ampleur des difficultés du bâtiment de la rue de Rivoli. D’après D’après nos informations, l’enseigne, pilotée par le groupe Lyonnais de Frédéric Merlin, a totalisé sur l’ensemble du premier trimestre 2026, un chiffre d’affaires d’environ 10 millions d’euros, en chute de près de 80 % sur un an. Pires, encore : la chute s’accélère. Les recettes du grand magasin du Marais, qui atteignaient environ 5 millions d’euros en janvier, contre près de 20 millions d’euros, un an plutôt, sont tombés à 2,7 millions en février, 13 millions en 2025, puis de 2 millions en mars pour 15 millions en 2025. Les ventes des trois premiers mois de l’année sont d’autant plus décevante qu’elle ne représente que la moitié du budget qui avait été raboté avec un prévisionnel d’un peu plus de 18 millions pour le premier trimestre.
L’emblématique enseigne qui fait face à l’hôtel de ville, n’est, il est vrai, plus que l’ombre d’elle-même. En un an, le magasin a vu ses rayons se vider suite au départ de marques et fournisseurs historiques échaudés par la multiplication des impayés et le « Bad Buzz », causé par l’arrivée de Shein, en novembre dernier. Selon nos informations, environ 200 griffes. (Chanel, Dior, Hermès, Minnelli, Repetto….) on fait leur valises depuis un an. Soit l’écrasante majorité des boutiques présentes sur les sept étages du magasin. (Hors sous sol) l’attractivité des lieux s’en fait, ressentir avec une baisse de fréquentation, tout aussi vertigineuse, de 40 % au premier trimestre, a encore appris l’informé.
Pour ne rien arranger à la situation, la SGM va aussi voir partir l’un de ses fleurons. L’immense espace attribué au marchand d’électroménager, Boulanger, gros vecteur de passage et de chiffre d’affaires, ne sera à l’avenir plus géré par la société de Frédéric Merlin, mais directement par Brookfield, selon les informations de la lettre, confirmées par l’informé, l’enseigne des Mulliez devrait bientôt débarrasser ses corners, des deuxième et troisième étage pour rejoindre le rez-de-chaussée, dont une large partie sera désormais exploitée en direct par le nouveau propriétaire de l’immeuble.
Ce déménagement est l’une des premières conséquences marquantes de l’accord signé entre la société lyonnaise et son bailleur canadien : les équipes de Frédéric Merlin, qui, avant l’arrivée du fond, exploité la totalité des 40 000 m² du magasin devront à l’avenir, se contenter d’à peine 15 000 m².
Dans le cadre de ce contrat, les deux derniers étages de l’immeuble, repris en direct par le fonds ont notamment pour projet d’accueillir un hôtel, confirmait dernièrement un article de challenge suite à un entretien avec la société de gestion Aroxys mandatée par Brookfield, pour piloter la transformation du bâtiment. Une cure d’amaigrissement qui va, certes, alléger les loyers, que la SGM reverse à son nouveau bailleur, mais aussi encore nettement réduire ses revenus… Alors que tous ces problèmes sont encore loin d’être réglés.
Des impayés qui s’accumulent.
Régulièrement pointé du doigt pour ses impayés, Frédéric Merlin avait indiqué fin 2025 dans une interview au magazine LSA qu’une amélioration était à attendre Nous avons déjà réglé une bonne partie des retards de paiement que nous avions. Notre objectif est de régler toutes les marques d’ici la fin de l’année, confié alors le dirigeant à nos confrères. Si les annonces de règlement de ces différents, laissaient entrevoir le bout du tunnel, le flot d’impayés ne s’est visiblement pas tari.
Le patron d’une marque qui a définitivement quitté les rayons du BHV fin 2025, nous a bien indiqué avoir recouvré ses impayés, ainsi que les pénalités. Mais tout le monde n’est pas dans son cas. De nombreux fournisseurs ont en effet dû batailler -et bataillent encore- pour tenter d’obtenir leur dû comme en témoignent les dizaines de procédures dont nous avons eu vent depuis le début de l’année 2026.
Le schéma est identique pour la majorité d’entre elles, avec un empilement de relances restées sans effet.
En février, mars et avril, des dizaines de marques ont encore fait condamner le BHV à leur verser des sommes dépassant parfois la centaine de milliers d’euros. etc...
L’argument ? Les difficultés de comptabilité liée à la bascule entre l’ancien système de règlement, issu des Galeries Lafayette, et le nouveau, un sujet qui, selon l’enseigne, explique ses soucis, récurrent de paiement.
Plus troublant, le BHV, préciser aussi dans ce dossier, en plus de ces difficultés comptables, « avoir fait l’objet de nombreux saisies, coordonnées de ses fournisseurs, ce qui a affecté le fonctionnement normal de ces services. »Pas de quoi amadouer les juges consulaires pour autant.
Sur un autre plan, Petit Bateau a aussi obtenu 104 000 € en justice en mars, au titre du gain manqué.
La fermeture du rayon enfants planifié pour 2025 et communiquée à la marque ne lui laissait que sept mois de préavis, un délai finalement ramené à 12 mois, mais avec un déplacement du stand dans un étage, bien moins adaptée.
Une rupture un peu brutale pour l’enseigne de vêtements pour enfants, après plus de 17 années de collaboration qui a conduit l’ex marque du groupe Rocher à réclamer une indemnisation avec succès. etc...
Fatigué des retards de paiement et impayés, accumulé depuis janvier 2025 et du non-respect des différents échéanciers accordés, il a une nouvelle fois mise en demeure le BHV et la société d’exploitation des grands magasins, (filiale du groupe SGM, qui gère les BHV, situés hors de Paris) de le payer fin janvier. etc...
Contacté, la direction de la SGM n’avait pas répondu à nos sollicitations du moment de notre publication."..
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