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Le blog du Réseau Bazar BHV

Lu dans la presse...Le JDD BHV : la déprime se répand dans les allées du grand magasin

15 Juin 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

Lu dans la presse...Le JDD  BHV : la déprime se répand dans les allées du grand magasin

L’article du JDD ci-dessous décrit le fort déclin du BHV Marais, malgré son maintien en activité et les promesses de transformation. Les rayons se vident, les équipements tombent en panne, les fournisseurs sont impayés et les clients désertent le magasin.

Les syndicats évoquent un effondrement du chiffre d’affaires, une réduction continue des effectifs et un climat social très dégradé. Officiellement, la direction parle d’un vaste projet de rénovation, mais de nombreux salariés et clients craignent désormais une fermeture à terme. Je vous laisse découvrir...

CD

Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)
Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)
Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)

Rez de Chaussée (photos BB notre reporter Rézo-bazar)

BHV : la déprime se répand dans les allées du grand magasin

NAUFRAGE. Escalators en panne, rayons clairsemés, salariés désœuvrés, fournisseurs impayés… Le BHV reste ouvert, malgré la fermeture annoncée.

Le JDD : Louise Dugast 14/06/2026

Il y a encore quelques mois, la direction parlait de « réinvention ». Aujourd’hui, dans les allées du BHV Marais, le mot a perdu de sa superbe. On évoque davantage les travaux, la « réorganisation », parfois la « transition », voire la « réduction de surface ». Ce qui, dans le secteur des grands magasins, n’est pas vraiment rassurant.

Rue de Rivoli, l’établissement continue pourtant d’ouvrir ses portes comme si de rien n’était. Sauf qu’à l’intérieur, le bazar a des allures de morne plaine. Les corners se clairsement, les escalators tombent régulièrement en panne et les clients se font tellement rares que leur présence devient un sujet de conversation entre les vendeurs. À la caisse, une salariée tente une explication. « Il n’y a plus de produits parce qu’on est en rénovation », assure-t-elle avant d’évoquer la suite : un hôtel, un restaurant, « un peu comme la Samaritaine », à un horizon de « trois ou quatre ans ». Un grand projet porté par des investisseurs canadiens « qui ont de l’argent », mais dont on ne sait pas grand-chose.

1er étage (photos BB notre reporter Rézo-bazar)
1er étage (photos BB notre reporter Rézo-bazar)
1er étage (photos BB notre reporter Rézo-bazar)

1er étage (photos BB notre reporter Rézo-bazar)

Chez les clients, la dissolution est brutale. Une femme s’arrête devant un rayon à moitié vide : « Ça n’a rien à voir avec le BHV. C’est une déception. » Son amie est encore plus catégorique : « J’étais attachée à ce lieu. Là, ça ne remontera pas. Ça va fermer, c’est sûr. » Au rayon chaussures, une vendeuse dépitée s’épanche, les larmes aux yeux. « On ne sait pas ce qu’on va devenir. Mais on voit bien que ça ne va pas durer. On n’a pas reçu de marchandises depuis quatre mois. Tout se délite. » Quelques mètres plus loin, un autre salarié regarde les rares clients traverser l’étage sans s’arrêter : « On ne me demande plus aucun conseil, je ne sers plus à rien. Je suis spectateur de la chute de ce magasin. »

Pour qui fréquentait le BHV il y a quelques années, le contraste est saisissant. Au rez-de-chaussée, la maroquinerie côtoie la beauté, la bijouterie, mais aussi la librairie. Le mythique rayon bricolage du sous-sol a presque disparu derrière des panneaux noirs annonçant une « réinvention ». Le quatrième étage, consacré à la maison et à la literie, paraît déserté. Deux des trois ascenseurs sont souvent hors service. La plupart des escalators ne fonctionnent plus. Nombre de fournisseurs réclament leur règlement. Les prestataires se montrent de plus en plus réticents à intervenir, à l’image des entreprises de sécurité qui se sont succédé ces dernières années.

Le délitement et l’abandon se manifestent jusque dans les détails. « Il est arrivé qu’on nous demande d’apporter notre propre papier toilette ! » raconte une représentante syndicale. « Le magasin est devenu un repoussoir à clients », résume Carole Prioult, secrétaire générale du commerce de Paris.

Les recettes quotidiennes auraient été divisées par dix

Face aux vidéos qui se multiplient sur les réseaux sociaux pour dénoncer un « magasin fantôme », Frédéric Merlin a choisi de répondre directement. « Ce que vous filmez, c’est un chantier, écrivait-il récemment sur Instagram. On transforme parce qu’on croit encore que ce monument mérite mieux que de survivre. On veut qu’il vive. » Mais derrière cette énième version du récit de la transformation, les chiffres racontent une autre histoire.

Selon plusieurs sources syndicales concordantes, le chiffre d’affaires du BHV Marais se serait effondré en l’espace d’un an, passant d’environ 11 millions d’euros mensuels à un peu plus de 1 million. Les recettes quotidiennes auraient été divisées par dix. « Un samedi, récemment, nous étions autour de 56 000 euros de chiffre d’affaires. Avant la reprise par la Société des grands magasins, un samedi à moins de 400 000 euros était considéré comme catastrophique », assure l’intersyndicale (CFTC, CGT, CFDT, Sud et CFE-CGC).

Les organisations syndicales décrivent également une lente érosion des effectifs. Le BHV Marais employait encore plus de 1 000 salariés lors de la reprise par la Société des Grands Magasins fin 2023. Ils ne seraient plus que 684 aujourd’hui. « Et cette année, la direction annonce encore entre 200 et 250 départs supplémentaires », précise une source syndicale. Au premier semestre 2026, les représentants du personnel recensent déjà plusieurs dizaines de départs, entre licenciements, démissions, ruptures conventionnelles et fins de contrats. « On assiste à ce qui ressemble à un plan social sans plan social, estime une représentante FO. Ça sent la fin. »

Les tensions sur l’emploi sont la dernière épreuve d’une longue série qui a commencé avec des difficultés déjà anciennes dans les approvisionnements et le paiement des fournisseurs et partenaires. « Les problèmes d’impayés ne datent pas d’hier », assure un adhérent FO également salarié du grand magasin. En coulisses, il décrit un climat de plus en plus tendu à mesure que les difficultés s’accumulent. Il évoque un dirigeant sous pression, parfois explosif. « Frédéric Merlin est quelqu’un de très colérique, comme un enfant à qui l’on refuse un bonbon », glisse-t-il à l’issue d’une visite du patron.

La direction continue de s’accrocher à une stratégie à laquelle plus personne ne croit, et sur laquelle Frédéric Merlin n’a en réalité plus la main, l’exploitant de la société du BHV n’étant plus propriétaire des murs.

 

4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)
4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)
4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)
4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)

4e étage (photos BB notre reporter Rezo-bazar)

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D
Après un desastreux coup de com avec Shein, on y met fin faute d avoir compris ce qu est un GM et on veut nous faire croire que tel un phoenix le Bhv va renaitre de ses cendres ? Allons Messieurs, un peu de serieux, vous avez detruit l ADN du Bazar de l Hotel de Ville. Vouloir vous servir de l histoire de l enseigne ne fera que vous desservir....l exemplaire echec des GL aurait du vous servir a plus de circonspection, mais il est vrai que le monde de l immobilier n a pas toujours grand chose à voir avec le commerce.
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P
Les articles de presse se succèdent et se ressemblent <br /> Merci aux Galeries Lafayettes d'avoir conduit le BHV dans le mur
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D
A suivre les vrais ou faux tranfuges de la SGM intentionnent de faire entrer les salariés restant au capital par une prise de participation... rappelons que Bhv SgM n est pas propriétaire des murs, mais preneur dans le cadre d un bail commercial....