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Le blog du Réseau Bazar BHV

Le BHV fait couler beaucoup d'encre dans la presse !

8 Septembre 2026 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Nous vous laissons découvrir le tract de l'intersyndicale distribué ce jour ainsi que les 2 articles du Parisien (7/09/2026) et le Figaro (8/09/2026) qui dénoncent ouvertement la situation du BHV Marais

Le BHV fait couler beaucoup d'encre dans la presse !

2 articles du Parisien (7/09/2026) et le Figaro (8/09/2026) dénoncent la situation du BHV Marais :

L’article du Parisien du 07/09/2026 montre que le BHV connaît une dégradation générale, à la fois économique et dans la gestion de ses installations. Des contrôles ont révélé des problèmes sanitaires et techniques importants, notamment liés à l’eau, aux légionelles et au stockage de produits chimiques. Malgré des mesures prises depuis 2024, certaines obligations restent non respectées, entraînant de nouvelles mises en demeure et des sanctions financières.

En bref : une situation préoccupante qui illustre les difficultés de gestion du grand magasin.

L’article du Figaro ( 8/09/2026) montre que la crise financière du BHV affecte directement ses salariés. Les syndicats dénoncent des retards dans le paiement de la mutuelle, des titres restaurants et d’autres avantages, et réclament davantage de transparence sur la situation financière.

La direction affirme toutefois qu’un plan de relance est en cours, avec le retour de marques et la réouverture de certains espaces. Un autre point de conflit concerne Brookfield, le propriétaire des murs : la direction affirme que 23 millions d’euros lui sont encore dus, ce que Brookfield conteste.

En résumé : le BHV traverse une crise profonde, avec une forte incertitude financière et sociale, tandis que la direction tente de rassurer les salariés avec un plan de relance.

Ci-dessous les deux articles:

Le Parisien : Le Parisien Par Thomas Rideau du  7 septembre 2026 à 12h09

« Des risques graves pour la santé publique » : le BHV Marais à Paris mis en demeure par la Préfecture de police

Après de premières mises en demeure en 2024, le BHV du Marais fait, depuis cet été, l’objet de nouvelles mesures. En cause notamment, sa gestion de l’eau et sa manière de stocker des produits chimiques.

Marchandises et clients ont déserté le BHV du Marais et certaines installations internes font l’objet d’une «surveillance renforcée» de la préfecture.

Au BHV Marais, dans le IVe arrondissement de Paris, le spectacle est désolant. Les rayons sont vides. Marchandises et clients ont déserté les lieux, tandis que des grappes de vendeurs et de managers se retrouvent ici et là, désœuvrés. L’image du grand magasin est sérieusement écornée depuis de longs mois.

Mais dans les coulisses, loin des espaces accessibles aux clients, d’autres problèmes préoccupent les services de l’État. Au point que certaines installations font désormais l’objet d’une « surveillance renforcée » de la préfecture. En cause : plusieurs non-conformités susceptibles de présenter des « risques graves pour la santé publique ».

La situation a conduit les services de l’État, et notamment la Drieat (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports), à effectuer une nouvelle visite de contrôle le 31 mars 2026, après une première procédure particulièrement sévère engagée fin 2024. Et le résultat est lourd : les inspecteurs ont proposé quatre nouvelles mises en demeure, mais aussi plusieurs astreintes journalières pour des manquements antérieurs qui n’avaient toujours pas été corrigés. Des propositions suivies par la Préfecture de police dans deux arrêtés signés le 25 juin.

La Drieat dresse une longue liste de griefs concernant les six tours aéroréfrigérantes du grand magasin, des installations particulièrement surveillées en raison du risque de prolifération et de dispersion des légionelles. Les inspecteurs relèvent notamment un « bras mort » dans le circuit et de « nombreuses fuites » d’eau. Celles-ci empêchent, selon l’administration, de maintenir une concentration suffisante en biocide avant le rejet, « réduisant ainsi l’effet du traitement » contre les légionelles.

« Surveillance renforcée » du BHV

Le contrôle relève également une « non-conformité » dans le protocole de surveillance des légionelles et demande au BHV de mieux justifier sa stratégie de traitement au biocide. Autre constat très concret : à proximité des tours aéroréfrigérantes et dans leur local de maintenance, des « bidons de produits chimiques » étaient « entreposés directement au sol sans dispositif de rétention ». Le préfet donne au BHV un mois pour remédier à ces quatre nouvelles non-conformités.

La Préfecture de police ne minimise d’ailleurs pas les enjeux. Elle souligne que ces tours aéroréfrigérantes sont situées dans une « zone fortement urbanisée » et considère que leur exploitation peut présenter « des risques graves pour la santé publique ». Conclusion pour le préfet : « Il y a lieu d’imposer la mise en conformité et une surveillance renforcée » des lieux.

Mais ce nouvel arrêté n’est qu’une partie du problème. Le même 25 juin, le préfet de police a également décidé de sanctionner financièrement le retard pris dans l’exécution de mesures imposées dès décembre 2024. Lors du contrôle de mars, « il a été constaté le maintien de non-conformités aux prescriptions », constate l’arrêté, qui estime que le BHV « n’a répondu que partiellement à la mise en demeure » prise plus d’un an auparavant.

Quatre astreintes journalières sont ainsi prononcées : 150 euros par jour pour l’absence d’une nouvelle analyse méthodique des risques, 40 euros par jour pour une vérification de l’installation qui restait à effectuer, ainsi que deux astreintes de 10 euros par jour concernant la mise à jour des plans d’entretien et de surveillance. Soit jusqu’à 210 euros par jour tant que l’ensemble de ces obligations ne sont pas satisfaites.

Dégradation générale de l’entretien du magasin

Contactée à ce sujet, une source interne au BHV assure ne pas avoir eu connaissance de ces nouvelles mesures administratives. Sans établir de lien avec les non-conformités relevées par la Drieat, les représentants du personnel y voient néanmoins le symptôme d’une dégradation plus générale de l’entretien du magasin.

Ils évoquent des « poubelles qui débordent » et affirment que « plus personne ne fait le nettoyage ». Selon eux, « la direction veut faire faire le ménage aux salariés ». Ces nouveaux arrêtés sont surtout, à leurs yeux, un symptôme supplémentaire du « laisser-aller » qui gagnerait le grand magasin. « On a la sensation de ne plus savoir où on va. »

De son côté, le BHV assure au Parisien que ces arrêtés ne le concernent pas directement et qu’ils sont adressés au bailleur, Brookfield, propriétaire des murs depuis janvier. Les deux arrêtés du 25 juin désignent pourtant explicitement la société SEGM BHV comme « exploitant des installations classées » visées par les mesures préfectorales. Le BHV tient toutefois à préciser que la gestion de ces tours aéroréfrigérantes relève désormais d’un prestataire missionné par une AFUL (Association foncière urbaine libre), et ce depuis « ce printemps 2026 ». C’est donc à ce prestataire, assure le grand magasin, qu’il revient désormais de mettre les installations en conformité avec les prescriptions de la préfecture. « Il n’y a pas de lien entre la situation économique du BHV » et l’entretien des tours aéroréfrigérantes, insiste-t-on du côté du grand magasin. Reste que les manquements sanctionnés par les deux arrêtés trouvent leur origine dans des constats effectués entre 2024 et mars 2026, période durant laquelle SEGM BHV était bien désignée par l’administration comme l’exploitant des installations classées.

Le Figaro avec AFP Publié le 08/09/2026 à 17h30, mis à jour le 08/09/2026 à 20h36

BHV Marais «: inquiets, les salariés appelés à faire grève vendredi 11 septembre

La situation du grand magasin pèse sur les salariés, selon l’intersyndicale, inquiète pour leur mutuelle collective, menacée de «suspension».

Le BHV Marais toujours dans l’impasse. Les salariés du grand centre commercial parisien sont appelés à la grève vendredi pour défendre leurs avantages sociaux et interpeller les pouvoirs publics, l’intersyndicale du grand magasin accusant la direction de «couler» l’institution parisienne, malgré un plan de relance. «On nous prend pour des jambons», clame le tract distribué mardi par les syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, SUD Solidaires) du Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV), déserté depuis des mois par les marques en raison d’impayés et/ou d’un partenariat controversé avec le géant asiatique Shein.

L’inspection du travail suspecte l’établissement - revendu à perte en juin par la SGM de Frédéric Merlin à certains de ses dirigeants -, d’être en cessation de paiements et l’a signalé à la justice, selon le parquet de Paris, ce que conteste la direction. D’après l’intersyndicale interrogée par l’AFP, le BHV a «fait moins de 600.000 euros de chiffre d’affaires sur le mois d’août, du jamais-vu».

En attendant, la situation pèse sur les salariés, selon l’intersyndicale, inquiète pour leur mutuelle collective, menacée de «suspension»«Nos cotisations sont retirées de nos salaires, mais l’entreprise ne les reverse pas à l’assureur depuis le dernier trimestre 2025», s’indignent ces syndicats, qui réclament une «transparence totale sur la trésorerie» du groupe.

Également dans son viseur, les «retards» concernant les titres-restaurants ou les subventions pour les activités sociales et culturelles, ainsi que l’abondement d’un plan d’épargne salariale. «Prélever l’argent des salariés» et «ne pas reverser les sommes dues», c’est une «escroquerie», martèle l’intersyndicale dans son tract, appelant à un rassemblement vendredi à 15H devant le BHV, près de la mairie de Paris.

Contactée, la direction du BHV assure que ces questions seront réglées «dans la semaine» pour les titres-restaurants et la mutuelle, et dans les «prochaines» pour les autres. En juillet, elle a dévoilé un plan de relance que doit matérialiser jeudi la réouverture intégrale du rez-de-chaussée du grand magasin, à l’occasion de la foire du design «Paris Design Week», incluant «plus de 30 marques et créateurs labellisés +Fabriqué à Paris+», et l’ouverture d’un espace de 500m2 par Design Bestseller. En outre, «plus de 40 marques préparent leur implantation ou leur retour, dont Habitat, Flamant, France Canapé et Le Tanneur», souligne la direction.

«23 millions manquent encore à l’appel»

Dans une note de rentrée interne, le patron Karl-Stéphane Cottendin a toutefois souligné que «la vitesse et la solidité» de la relance du BHV dépendaient d’indemnités dues selon lui par son bailleur, le fonds canadien Brookfield, en échange de la libération de la moitié des surfaces du bâtiment. Propriétaire des murs depuis janvier, «Brookfield s’est engagé à nous verser 27,5 millions d’euros», mais «près de 23 millions manquent encore à l’appel», assure M. Cottendin.

Contactée par l’AFP, une source proche du bailleur rétorque qu’«aucune somme n’est due au BHV par Brookfield qui respecte scrupuleusement ses obligations». La «seule restitution des espaces ne peut en aucun cas entraîner le paiement d’indemnités», conditionnées aussi à la «mise en conformité» des locaux «par le BHV», une obligation «pas remplie» à «ce stade», selon la même source.

L’intersyndicale renvoie, elle, la direction à ses «responsabilités»«Brookfield n’est pas notre employeur», dit-elle dans un tract dénonçant «l’incertitude» minant quelque 700 salariés. Elle réclame des «garanties concrètes» pour les employés du BHV Parly 2 (Yvelines), qui redoutent une fermeture quand la direction dit travailler «à un scénario pérenne».

Le BHV a par ailleurs été ciblé en juin par deux arrêtés de la préfecture de police de Paris concernant la non-conformité de tours de refroidissements, a révélé cette semaine Le Parisien, sans lien, selon la direction, avec la situation économique du magasin. La direction est «concentrée sur le plan de relance», selon une source proche. Les » «mêmes» qui prédisaient à tort «que les salaires ne seraient pas payés continuent à faire la chronique d’un désastre annoncé», a déploré cette source.

Les salariés avaient déjà débrayé à l’automne 2025 pour dénoncer l’arrivée de Shein au BHV. La direction, qui avait dit en juin vouloir cesser ce partenariat, le qualifiant d’«erreur stratégique», assure dans sa note interne qu’une «date de fin» sera «communiquée prochainement».

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C
Ils sont où les Bireaud , Paulo et autres GG syndicales et moi aussi par la même occasion.? OK on a fait reculer l'échéance mais ça y est ! On savait taper du point sûr la table au moins nous avions un pouvoir de nuisance efficace comme le jour ou nous avons empêché l'ouverture du magasin avec l'aide de nos amis pompiers et électriciens .....pas de lumière pas de sécurité ! La direction a cédé....bon...mais ça s'était avant ! Maintenant c'est trop tard. Bon courage à tout les employés. De tout cœur avec eux 💚
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