Une escapade Syro-Libanaise 1/4 par Claude Habert
Claude nous revient, avec un nouveau voyage extraordinaire et des superbes photos pour vous distraire un peu et vous donner envie de voyager ! .... En réel ou par les photos!
Un petit retour historique au pays du cèdre et du premier alphabet. Colonisé par des hommes venus d'Arabie et de Mésopotamie de 3000 -1680 av JC les Cananéens dénommées plus tard (Phéniciens) par les Grecs fondent l'une après l'autre les grandes citées du littoral .
Il fut dominer tour à tour par les assyriens, les babyloniens, les Perses de -875 à 64 av JC, Alexandre le grand puis les Romains jusqu'en 395 après JC puis vint l'époque Byzantine, et Arabe avec le califat de Damas époque Omeyyade 750 après JC , les Abbassides, les croisées, l'époque Mamelouks 758-1516, et la domination Ottomane de1516-1918, et enfin l'occupation franco Britannique avec mandat Français jusqu'en 1943.
Ce petit pays d'environ 11000km2 à été le théâtre depuis, de bien des guerres et confrontations, avec un exécutif toujours très fragile, ce beau pays est aujourd'hui en proie aux spéculations immobilières, ou l'ont y construit tout et n'importe comment.
Quelle incroyable différence en 8 ans lors de ma dernière visite, pas de plan d'occupation des sols, de voirie,( la conduite y est particulièrement folklorique, rien est respecté pas de priorité à droite pas de respect des feux ils remontent la seule autoroute en sens inverse et j'en passe) et encore moins du soucis de l'écologie.
Tout ce petit monde s'adapte dans une joie de vivre et une apparente liberté, en accueillant chaleureusement les touristes avec un grand sourire et une grande courtoisie.
Il y a de magnifiques sites à découvrir pour ceux qui aiment l'histoire : la liste est longue, mais certains valent à eux seuls le déplacement, tel Anjar, Tyr, Saïda ou Baalbeck dans la pleine fertile de la Bekaa,
(ou l'on y donne de merveilleux concerts) de constructions Romaines grandioses magnifiques avec des colonnes en granit de plus de 20m de haut en 3 sections
le temple de Bacchus
encore relativement bien conservé pour son âge sans parler de cette pierre du midi à peine sortie de la carrière aux dimensions stupéfiante 21m de long 4,80m de coté pour un poids de 1000 tonnes.
Ils en ont retrouvé 3 de cette facture sous le temple de Jupiter.
Comment ont-ils fait ?
A suivre...
Prague sous la neige par Antoine suite 2/2.
Nous continuons ce voyage grace à Antoine Eminian. Il nous fait vivre avec beaucoup d'émotion le ressenti du touriste français lambda qui découvre Prague sous la neige!
Nous n’avons pas négligé une visite à Josefov, l’ancien ghetto juif situé entre le fleuve et la place de la Vieille Ville. A la fin du XIXe siècle, insalubre en raison de son isolement, il fut rasé à l’exception des lieux de culte, du cimetière et de l’Hôtel de Ville.
Du coup sa reconstruction a créé une harmonie architecturale faite pour
les belles maisons, de frises, portes sculptées ou balcons supportés par des statues. Cette communauté la plus importante d’Europe avec 32 000 habitants avant la guerre, génitrice de nombreux
intellectuels, fut décimée par le
nazisme et l’exode, aujourd’hui il ne reste que 1500 juifs à Prague. Si la guerre a aussi détruit de nombreuses synagogues dans la ville, dans ce quartier paradoxalement
les nazis ont voulu faire un « musée d’une race éteinte » et y ont rassemblé des archives et objets du judaïsme
provenant de toute l’Europe. Dans une synagogue
nous découvrons une collection d’objets liés aux traditions juives de la naissance à la mort en passant par bar-mitzva. Dans un autre bâtiment restauré de la synagogue Pinkas, sont inscrits sur
les murs en lettre d’or, les noms de tous les juifs tchèques et moraves décédés durant l’holocauste (77 297 personnes). Cette longue litanie de noms seuls ne se contente pas de nous faire
ressentir toute la souffrance d’un peuple, elle porte le poids insupportable de toute la souffrance humaine. Eprouvant...
Pour que la coupe soit pleine, nous terminons par la visite du vieux cimetière juif datant du XVe siècle, le terrain est si exigu que les 12 000 stèles aujourd’hui s’entassent les unes sur les autres, mais sur plusieurs niveaux on comptabilise près de 100 000 morts, il n’est plus utilisé depuis 1787.
Au hasard de nos promenades dans la ville, nous avons aussi vu la Tour Poudrière dans Staré Mesto, une haute tour noire gothique datant de 1475 qui marquait l’entrée de la Vieille Ville, mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle qu’elle est utilisée pour le stockage de la poudre, d’où son nom.
Dans un tout autre genre, plus rigolo, sur la place Jiraskovo près du fleuve, l’immeuble
Ginger and Fred.
Un immeuble avant-garde en verre, fait de deux
bâtiments qui s’enlacent et dansent comme Fred Astaire et Ginger Rogers, l’audace de la nouvelle architecture praguoise.
Près de l’église Saint-Gall, le marché d’Havelska où se côtoient marchands de fruits et légumes avec les étals de souvenirs pour touristes et artisans, dans une rue
sous arcades qui abritent des cafés et un petit salon de thé où nous nous réchauffons avec un chocolat chaud dans une ambiance cosy.
Il y a aussi ces vitrines lumineuses
où s’exposent des marionnettes dont les Tchèques sont friands et ces marchands de saucisses dodues et délicieuses accompagnées de choucroute dans un morceau de pain, hot-dog local.
Bien entendu à cette époque de l’année et sous la neige,
nous n’avons pas pu apprécier
les nombreux jardins et espaces verts qui doivent donner une tout autre vision de Prague quand le soleil de printemps la pare de ses nouveaux atours, ce qui imposera un retour dans cette
merveilleuse ville.
Le retour:
Nous nous sommes donc rendus à Ruzyné, l’aéroport de Prague. Prague est sous la neige et le journal télévisé de France2, vu sur TV5 Monde à l’hôtel le mercredi soir m’a fait dresser les cheveux sur la tête : toute l’Île de France est ensevelie sous la neige et je pressens un retour le lendemain sur Paris difficile.
Le pressentiment se transforme en confirmation, notre vol est annulé. Sur le tableau, de tous les vols pour les quatre coins de l’Europe, seuls ceux pour Paris sont annulés ! Je ne chercherai pas la polémique mais il est rageant d’avoir la sempiternelle impression qu’en France nous ne sommes jamais à la hauteur dans les situations exceptionnelles – mais annoncées - comme celles-ci.
L’aéroport de Prague est très agréable, calme et peu bruyant!... Air-France finira par nous trouver un vol 3 h plus tard ! ...
Enfin nous voila rentrés, il est plus de deux heures du matin… Heureusement les souvenirs de cette superbe ville : Prague effacent tous ces aléas !
Merci pour ce récit de voyage hivernal à Prague, Antoine. Nous avons un peu tous envie d'y aller.... mais nous suivrons tes conseils !
... au printemps ce sera certainement plus facile!...
Prague sous la neige par Antoine 1/2
La République Tchèque entrée dans l’Europe en août 2009 nous évoque la Bohéme, ses chants, ses danses, son cristal et aussi Austerlitz la plus grande victoire de Napoléon : (c’était le 2 décembre 1805.)
Prague dont Antoine nous décrit la ville avec beaucoup de qualificatifs
est un joyau de l’architecture rencontre des arts de la renaissance, du gothique, du baroque ou du rococo. Antoine Eminian et sa compagne nous
racontent.
Nous voici à Prague, arrivés dans le sillage frisquet de la neige. Dans mon guide jamais avare d’envolées poétiques il est écrit « Si romantique quand elle se couvre de blanc, Prague n’en paraît que plus vivante et authentique ». OK, pour une seconde visite ! Mais la première fois, venez plutôt au printemps découvrir la ville et retournez-y en hiver, apprécier la lumière déclinant tôt sur la ville, la brume sur le fleuve et les monuments ensevelis sous la neige. Car quand il neige... ça tombe sans retenue, c'est-à-dire qu’il vous faut marcher dans plusieurs centimètres de neige durcie et glissante ou de la neige fondante où le pied s’enfonce et se noie dans de l’eau glacée... mes chaussettes et chaussures ont beaucoup souffert.
Des toits des immeubles des blocs de neige tombent ou bien de grosses gouttes d’eau vous coulent dans le cou, vous voyez le topo ? Comme vous êtes venus pour visiter, il faut regarder où l’on met les pieds pour ne pas tomber ou déraper sur les pavés des ruelles, regarder les façades magnifiques des immeubles, lire dans son guide qu’on consulte avec ses gants, les informations historiques (autre option, pas de gants mais les doigts gelés, c’est vous qui voyez !) et si possible faire des photos aussi !
Prague est une ville absolument magnifique et ce serait trop compliqué et trop long à expliquer par écrit, mais la richesse architecturale et la beauté des sites m’ont un peu rappelé Venise, une autre ville complètement différente mais où tout est superbe, coloré et romantique à la fois.
En tant que touriste on peut visiter Prague à pied et se passer du métro et des tramways nombreux desservant tous les quartiers. Nous avons visité les quartiers ci-après :
La ville historique est nichée dans un coude de la Vltava, le fleuve qui traverse Prague, et les principaux quartiers sont Staré Mesto, la Vieille Ville faite de ruelles, églises, incluant l’ancien quartier juif de Josefov, classée au Patrimoine Mondial par l’Unesco, Nové Mesto, la Nouvelle Ville quartier d’affaires. De l’autre côté du fleuve la ville s’élève vers les hauteurs, avec Malà Strana, ruelles pentues et maisons aux toits rouges puis Hradcany, le Quartier du Château et de la cathédrale Saint-Guy qui dominent Prague.
Nous logeons au cœur de la cité, place Venceslas.
En fait de place, il faut plutôt l’envisager comme une large avenue, longue de sept cents mètres, bornée par la statue équestre du saint du même nom, le mémorial à Jan Palach dédié aux victimes du communisme et le Musée National couronné d’une coupole, accueillant une galerie zoologique et des expositions temporaires. Tout au long de cette avenue/place, se succèdent les vitrines de grands magasins (les godasses Bata viennent d’ici) et de très beaux immeubles style 1900.
Durant toute la visite de la ville, l’architecture sera un point fort et un fil rouge, toutes les maisons sont remarquables, que ce soient par les couleurs pastel des façades, les toits tarabiscotés, les statues dans leurs niches, les églises baroques, le style Art Déco décliné ici dans ce qu’on nomme Sécession, un régal pour les yeux qui oblige à avoir l’œil aux aguets en permanence. Je ne m’arrêterai donc pas à tout vous décrire et ce qui va suivre n’est qu’une esquisse frustrante des merveilles que nous y avons vues.
La place de la Vieille Ville est un lieu incontournable, ce genre d’endroit où vos pas vous ramènent constamment sans que vous y preniez garde et qui laisse l’impression d’évoluer dans un décor historique.
D’abord il y a l’Hôtel de
Ville avec sa tour d’une soixantaine de mètres avec l’horloge astronomique, dont les trois aiguilles du cadran central indiquent l’heure et la position du soleil et de la lune, toutes les
heures un mécanisme l’anime mais j’ai vu beaucoup mieux ailleurs (Strasbourg par exemple). L’imposante église Saint-Nicolas toute
blanche et baroque, le mémorial Jan
Hus (brûlé comme hérétique en 1415)
et l’incroyable église Notre-Dame de Tyn très sombre et gothique qui contraste avec Saint-Nicolas.
Elle date de 1380 et m’évoque ces châteaux de sorcières dans les contes pour enfants, ses deux flèches ont la particularité de n’être ni de la même largeur, ni de la même hauteur !
Le centre de la place est occupé par un marché touristique qui à cette
époque s’est mis à l’heure de Noël, nous y goûtons un gâteau local, cylindrique et cuit à la broche (bof !).
Très belle en plein jour, la nuit : les éclairages drapent la place d’une atmosphère envoûtante.
Nous poursuivons notre découverte de la ville, par le passage obligé et qui attire les touristes du monde entier, le Pont Charles qui enjambe la Vltava pour rejoindre Malà Strana.
Mon guide précise qu’en hiver nous y serons peu nombreux et pourrons mieux l’admirer, si cela est vrai je n’ose imaginer ce que ce doit être en été !...
Pont piétonnier, il réunit à lui tout seul, l’art et l’histoire sans oublier la très belle vue sur les deux rives de Prague dont l’inquiétant panoramique sur le Château qui nous domine et nous rabaisse au rang de foule anonyme, Kafka s’invite en mon esprit. Si la première pierre fut posée en 1357, il ne sera achevé qu’au XVe siècle. Une tour à l’entrée depuis Staré Mesto et deux à l’autre bout, tout du long du pont de chaque côté, une galerie de noires statues dont une Crucifixion, Sainte Luitgarde, et Saint-Jean Népomucène par exemple car il y en a plusieurs dizaines. Ces statues sont des copies, car certains trouvaient le moyen de les voler par morceaux… Chaque jour nous reviendrons voir le pont, de jour comme de nuit, empilant photos sur photos, lui aussi toujours superbe comme cette fois où noyé de neige il est survolé par un vol d’oies sauvages et qu’au loin nous distinguons à peine les contours du Château dans la brume humide.
Le pont traversé nous continuons vers le Château. Un des plus grands palais du monde, avec son kilomètre de long il impose le respect et la crainte, il est le pouvoir et pour mieux nous le faire savoir, pour y parvenir il faut gravir des rues particulièrement pentues qui obligent à se courber.
Quand enfin vous arrivez sur la place donnant
accès aux grilles d’entrée, vous êtes récompensés par la vue sur Prague depuis les remparts, les ponts qui traversent le fleuve et la ville et ses monuments que vous avez visités précédemment vus
sous un autre angle. Dire qu’on visite un château est un euphémisme, en fait vous entrez dans une ville dans la ville.
Une journée complète ne suffirait pas pour tout explorer, les palais, la basilique Saint-Georges, la cathédrale Saint-Guy qu’on ne peut manquer car bien plus haute que le Château c’est surtout elle qu’on aperçoit de presque partout dans la ville. Il y a aussi des cours, des jardins mais en hiver … d’autres églises et un musée des Jouets, que sais-je encore ?
Enorme. La redescente vers le Pont Charles, nous la faisons par une longue rue en escaliers, cramponnés à la rambarde pour ne pas glisser sur la neige et le verglas fripon.
Il est alors plus que l’heure de casser une petite croûte revigorante, des tranches de porc rôti parfumées accompagnées de choucroute presque confite légèrement sucrée avec quelques petites boulettes à base de farine coupées en rondelles (knedliky) sans grand goût mais qui tiennent au corps, en dessert un strudel aux pommes et Chantilly, la boisson s’impose d’elle-même, une bière douce et peu alcoolisée car les bières tchèques sont très bonnes.
A suivre!.....
Ce que j'adore .... les récits de nos membres se terminent souvent sur une note gourmande!
Livre : Mes ports d’attache de Louis Nucéra
Un peu de retard en ce début d'année, mais les 536 membres du rezo-bazar devaient recevoir nos voeux, le bulletin et la nouvelle liste par courrier... étaient la priorité!...
En ce début 2011, recevez les voeux les meilleurs de tous nos ambassadeurs; en fins gourmets, nous vous offrons la recette du gateau 2011 et vous laissons le soin d'y apporter la cerise! Ingrédients :
- 1 louche de joies et de rires,
- 1 cuillère de santé,
- 1 zeste d'humour,
- 1 pincée de tendresse,
mélangez le tout avec un peu de bonne humeur et appréciez!...
Heureusement notre critique littéraire :Antoine Eminian, vient régulièrement animer ce blog et il nous parle ici d'un livre "attachant"!... Je crois que vous allez le commander très vite chez votre libraire!....
Louis Nucéra : Mes ports d’attache
Louis Nucéra est né le 17 juillet 1928 à Nice et mort le 9 août 2000 à Carros. Ecrivain français, il reçoit le Prix Interallié en 1981 et le Grand Prix de Littérature de l'Académie Française en 1993 pour l’ensemble de son œuvre. Après avoir pratiqué différents métiers tels que employé de banque, journaliste, attaché de presse dans une maison de disques (Philips), directeur littéraire chez Lattès, il se consacre enfin à l’écriture et publie son premier roman L’obstiné en 1970. Mes ports d’attache date de 1994. Passionné de vélo, on en trouve de multiples traces dans son œuvre, c’est cette passion qui le tuera, fauché par un chauffard.
Je ressors de la lecture de ce livre subjugué, ce roman n’est pas un vulgaire bouquin, il dépasse complètement ce concept, en fait c’est un trésor, le genre d’objet qu’on voudrait garder à ses côtés perpétuellement pour pouvoir s’y ressourcer à loisir, y puiser des forces pour vivre, s’y alimenter comme le prêtre étaie sa foi en lisant et relisant son missel. L’expression consacrée serait d’écrire qu’il restera l’un de mes livres de chevet.
Quand Nucéra parle de ses ports d’attache, il évoque les amitiés qu’il a
entretenues durant toute sa vie avec d’illustres inconnus tout autant qu’avec des écrivains, des poètes ou des chanteurs qui étaient l’un et l’autre. Tous amoureux de la langue française et
portant aux nues des valeurs fortes comme l’amitié. Chaque page de ce livre sue l’amour du prochain et ces serments « à la vie à la mort » qu’on ne dit pas mais qui n’en ont que plus de
valeur.
Quel diable d’homme que ce Louis Nucéra ! Quel parcours ! Grand ami de Joseph Kessel, il croisera les vies de Jean Cocteau, Cioran, Henry Miller, Romain Gary, André Hardellet entre mille autres. Nous sommes à ses côtés quand il raconte des dîners avec René Fallet, Antoine Blondin, Alphonse Boudard et Georges Brassens ; on respire l’odeur des cuisines familiales et l’on entend le bruit des bouteilles de vin qu’on débouche, mêlé aux conversations qui dureront jusqu’à pas d’heure. Ce Georges Brassens auquel il consacre de très longues pages passionnantes et émouvantes. Louis Nucéra dévoile des moments d’intimité avec tous ces illustres, comme des secrets qu’on ne révèle qu’à ses amis, nous ses lecteurs. Le livre est une longue litanie d’hommes aussi grands par le talent que par leur modestie.
Ecrit avec beaucoup d’élégance et de style, le livre regorge de citations qui sont autant de renvois à des hommes ou des œuvres qu’on a envie de mieux connaître, donc autant d’autres livres qu’il me faudra aborder un jour ou l’autre. Un bijou. « Lire est un artisanat. Il tombe en désuétude » constatait Cocteau, alors si vous ne devez lire qu’un seul livre dans les mois à venir, lisez celui-ci.
« Les choses ont bigrement changé depuis les années où ma mère me tenait la main pour traverser l’avenue des Diables-Bleus. L’homme s’est promené sur la lune. Il greffe des cœurs, des hanches. Il s’expose au sida quand naguère quelques gonocoques se chargeaient d’effaroucher. On étale dans des livres ou sur des écrans ce que l’on osait confier à un calepin intime. On fait de la laideur et de la grossièreté des buts. On conchie la langue française. Moi aussi j’ai changé. Mes journées me paraissent galoper de plus en plus vite. Le regard des filles ne me prodigue plus aucune promesse. Je conçois que, sans hypocrisie, le monde ne serait plus vivable. Que voulez-vous ! Le coup de poing a quitté ma panoplie d’arguments. Les temps de l’école communale sont bien révolus. »
Louis Nucéra Mes ports d’attache Les Cahiers Rouges
Bravo pour cet article et merci Antoine!
Les treize desserts de Provence
Lorsque notre chef cordon bleu Jean-Claude nous a suggéré les 13 desserts dans le menu provençal de Noël, j'étais très inquiète! Heureusement Sylviane Costenberg est venue éclairer nos esprits. Nous l'en remercions!
Treize comme le nombre de convives autour de la table de la cène.
Ils sont partagés au retour de la messe de minuit.
Ils sont différents suivant les régions.
En Provence nous avons les 4 mendiants :
- La figue « symbole des franciscains «
- Les amandes « symbole des Carmes »
- Les raisins secs « symbole des Dominicains «
- Les noix « symbole des Augustins «
Les dattes ‘ « symbole du christ revenu d’Orient »
Les nougats représentent la pureté.
On peut y ajouter toutes sortes de fruits, la pompe à huile : ( à base de farine, levure, sucre, huile d’olive et zeste d’orange) et bien d’autres …….
En Provence, les confiseries sont une source de plaisirs, Parlons-en !!!!
Les navettes de Marseille : elles représenteraient la barque qui amena depuis la terre sainte Marie Madeleine, Marie Salomé, Marthe et Lazare sur la côte provençale.
Les fruits confits dont les couleurs envahissent les pâtisseries régionales. La Provence, première productrice de fruits de France y trouve donc sa matière première.
Les marrons glacés : spécialités de Collobrières ,10000ha de châtaigniers dans la forêt des Maures ; la récolte se fait entre octobre et Novembre. Après épluchage les marrons sont pliés par deux sous tulle et cuits à l’eau puis confits pendant 7 jours et enrobés d’une fine pellicule de sucre glace
Les macarons : croquants à l’extérieure et moelleux à l’intérieur ; ils adoptent aujourd’hui divers saveurs : lavande, cannelle, figue etc.
Le nougat : mélange de miel et d’amandes grillées, il est élaboré dans la pure tradition provençale
Le calisson d’Aix : petit losange blanc, léger mélange d’amande et de melon confit
75 % de la production Française est fabriquée à Aix. L’origine du nom »di calin soun » ou ce sont des câlins.
Et ceux qui n’aiment pas le chiffre 13 iront à 14, 15 ,16 avec des clémentines,
Les chocolats : blancs, noirs, fruités, aromatisés ; les artisans nous émerveillent par leurs recettes inventives
Sans oublier : Truffes, olives de Provence, cailloux de Faron etc…et, tout ceci grâce à la passion et au savoir faire des artisans.
Merci Sylviane pour cet article à dévorer des yeux ... sans modération!
Joyeux Noël et Crèches du monde!
C’est grâce à Saint François d'Assise que la première crèche de Noël fut créée en 1223, au village de Greccio en Italie.
Dans le "Cantique des Créatures", François d’Assise évoque Dieu à travers toute la beauté de l’univers : la nature, le soleil, la lune, les étoiles, le vent, l’air, les nuages, le feu, la nuit, la terre, les fruits et les fleurs, c’est superbe !...
Il nous dira aussi :
« Heureux ceux qui persévéreront dans la paix ! »
Ce message est notre façon de vous souhaiter :
« Joyeux Noël à tous »
Crèche la plus lointaine, envoyée par Gérard en direct d'Alep en Turquie.
Ci-dessous Les crèches de rue à Stuttgart en Allemagne.
Maintenant : exposition à St Raphaël des crèches du monde par Sylviane
Afrique du Sud Russie
Japon
Santons de Provence
Crèche de Notre Dame de Paris ci-dessous
Merci à Sylviane Costenberg, Ginette Gusmaroli, Pierre Gérard Desprez, pour les crèches originales que vous nous avez envoyées!
Bonne nuit de Noël à tous...
Michel Bindault : Voeux
Voici une petite carte de notre ambassadeur Michel Bindault et de son épouse Doris qui nous vient de Wissembourg.
J'en profite pour vous joindre deux belles photos de Wissembourg enneigé!
Merci Michel
Lumières et Marchés de Noël en France ! 2/2
Les illuminations : En province celles de Lyon (très tendances décrites par Jean-Claude en 2009), Nantes, Bordeaux ou Montpellier, Pontarlier font rêver.
N’y a-t-il rien de plus beau, dans toutes les villes, que les illuminations de rues.
A voir :
Les 450 platanes qui longent la plus belle avenue du monde : c’est féérique (attention la durée des illuminations varie de 4 à 8 semaines selon les villes), les vitrines des grands magasins, qui nous font rêver !
Cette année au BHV, les lumières de Castelbajac ont fait place à une vision Circus : Le monde du cirque où le père-Noël approche un grizzli !... J’adore !
Aux Galeries Lafayette, on se demande chaque année, si on pourra faire mieux l’année suivante la façade a revêtu sa robe du soir tout en dentelles de lumières !
Sympa le thème Show chaud Noël! (A quand remonte les premières superbes vitrines animées que nos chérubins ont découvert ? certainement 1960-70 ! Que de petits yeux émerveillés sont passés devant les vitrines du Printemps et des GL !)
Admirez la grande roue qui illumine tout le cœur des Tuileries aux champs Elysées, ou la place Vendomme
A Puteaux… on fête la Russie !
A voir également, les multiples crèches dans nos églises.
Nous attendons vos photos!...
La lumière et la joie : c’est cela la magie de Noël.
Mairie du 18éme arrondissement
Pourtant si Paris reste la ville Lumière (Regardez le ciel de Paris en hiver !), les illuminations des autres villes restent beaucoup plus concentrées à certains quartiers !
Lumières de Caen
Abbaye des Hommes à Caen Dinan
Galeries Lafayette Montpellier Le sapin bleu Montpellier
Economie ? Ecologie ? (Il faut reconnaître que ce budget sans compter l’organisation des services municipaux représente une somme importante)
Bordeaux St Amand Bordeaux cours Georges Clémenceau
Bordeaux Cours de l'intendance Bordeaux Place Gambetta
Bordeaux rue Ste Catherine Bordeaux rue Judaïque
Pourtant les lumières donnent de la joie à nos villes ! Alors le débat peut s’ouvrir !
A l’origine, rappelons-nous que la connotation était très religieuse : La crèche, les anges… les étoiles !
Ci-dessous centre de Nantes
Nantes Les GL
Nous voici à Pontarlier :
Gargenville : maisons décorées
La Défense
Mairie de Levallois:
Mai, Noël… C’est aussi la fête des enfants, la joie du cadeau à offrir et à recevoir, le père Noël, le sapin, les guirlandes, les bougies….
Allons, laissez s'ouvrir votre coeur d'enfant qui sommeille et révez!...
Neige à Wissembourg en direct de notre ambassadeur Michel Bindault
Tous nos remerciements à Monique, Michel, Jean-Claude, Gérard, François, Guy, Bernard, amis et famille pour leur aimable participation aux photos de ces deux articles .
Pensez à m'envoyer des photos de crèches lors de vos promenades!
Lumières et Marchés de Noël en France 1/2
Paris 18 décembre 2010, la neige surprend à nouveau ses habitants en quête de cadeaux de Noël, en ce début de soirée et je n'échappe pas au plaisir de vous transmettre ces quelques photos.... en direct.
18h 30 Les champs Elysées!
Cet article sur Noël 2010 en France a été
scindé en deux afin que vous puissiez mieux apprécier et commencer à vous mettre dans l'esprit et l'ambiance des fêtes!....
Noël en France :
c’est Paris, la région Ile de France et les grandes villes de province qui ont revêtu leurs habits de lumière. De nombreuses festivités riches et variées sont mises à votre portée pour vous
ravir.
Marché de Strasbourg
Le marché de Strasbourg
« Christindelsmarik » dont Michel nous a parlé l’an dernier et ses 10000 visiteurs n’a pas son égal dans le monde. Le sérieux apporté à rester dans la tradition est exemplaire ! Les clients sensibles à l’authenticité y sont vraiment heureux. C’est certainement le plus vieux marché de Noël en France, les origines remontent au XVIème siècle. Tout est basé sur la magie de cette fête.
A l’époque de ma première découverte du Marché de Strasbourg, je fus étonnée de se voir côtoyer les anges et les sorcières et à ma stupéfaction les deux étaient la passion de Laure, une collègue du BHV !
Les autres marchés de Noël ne cessent de conquérir du Nord au sud le cœur des villes, attention aux dérives commerciales, le pain d’épice et le vin chaud à la cannelle, c’est sympa ! On n’imagine pas un seul instant y trouver le stand de merguez.
Les autres Marchés : Le plus prestigieux celui des Champs Elysées avec 170 chalets.
Le plus grand d’Ile de France : 350 chalets à la Défense et les autres ne sont pas mal non plus : Trocadéro, Montparnasse et St Germain des Près, les Abbesses.
Paris Marché des abbesses
En province, les marchés de Noël se développent ! Montpellier…Bordeaux…
Place de la Comédie à Montpellier.
Allées de Tourny à Bordeaux avec au fond le marché des Grands Hommes
Spécialités de la région Aquitaine!
Bordeaux
Pontarlier
Montpellier
A suivre : les illuminations! ...
Pour le plaisir des yeux, nous vous faisons découvrir ces 2 superbes photos du jour, de Michel Bindault et Bernard Gallet
Neige à Wissembourg
Neige à Gargenville
Poème Blanc de blanc de Mikeno et très Bonne année 2011!
Monique Lahoste nous revient avec ce magnifique poème de circonstance et plein de fraîcheur!
Nous en profitons pour vous présenter à toutes et tous, nos meileurs voeux de bonne année :
La paix, la santé, l'espérance, la joie de profiter de tout ce que la nature nous réserve de beau, et d'apprécier toutes les saveurs et les senteurs qui nous sont agréables!
Meilleurs voeux 2011!
Sur la grande ville ensommeillée
Floconnait une neige folle,
Comme papillons enivrés
De tourbillons en cabrioles.
La cité grise blanchissait
Sous l'assaut de ce bataillon,
On eut dit qu'elle se résignait
Dans un mutisme d'abandon.
Quelques sommets récalcitrants
Lançaient leurs toitures sombres,
Vers les cieux opaques et blancs,
Les extirpant de la pénombre.
Les bruits de la ville en éveil
S'étouffaient en son cœur de coton,
Tout semblait englué de sommeil
Sous le poids de ce gros édredon.
Les jardins drapés de dentelle
S'ébrouaient au matin frisquet
Comme impression surnaturelle,
Surgie d'une œuvre de Monet.
Quelques pas dans la neige fraiche,
Seuls témoins d'un signe de vie,
Montraient le chemin de la crèche
En ce Noël blanc... à Paris...
Dec 2010
Merci Monique pour cette fresque! c'est superbe!
Merci de nous permettre de finir l'année en beauté et commencer 2011 avec la poésie!