La Bourdaisière – Château aux lignes classiques, entouré de jardins colorés et de terrasses. Un ensemble architectural ouvert sur la nature.
Articles récents
Nouvelle politique BHV 2026 prévue par F Merlin
L’enjeu réel : réduire le risque immobilier et transformer le BHV en plateforme commerciale hybride.
Les Forces du nouveau projet
1. Réduction du risque financier
- Passage à 25 000 m² (taille cible rentable)
- 40 % des surfaces externalisées
- Modèle commissionné avec Shein → moins de risque stock
2. Peut-être un apport de trafic
- Shein attire une clientèle jeune, massifiée qui pourrait générer du flux vers les autres univers
3. Partenariat avec Brookfield
- Sécurisation des murs
- Mutualisation du risque immobilier
- Professionnalisation de la gestion des surfaces commerciales
4. Re-segmentation claire par univers comme le démontre le schéma d’installation des rayons, ci-après
On notera qu’à partir du 1er niveau, chaque moitié d’étage côté Temple jusqu'à l'escalator central sera exploitée par Brookfield (zones purement commerciales ouvertes sur le BHV). Le plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais interdit la construction d’un hôtel.
Nouvelle organisation des niveaux :
🔹 Sous-sol
- Parapharmacie (~300 m²)
- Bricolage et Lapeyre
- Halle alimentaire Du Lyonnais , Cerise et Potiron sur 1000 m²
🔹 Rez-de-chaussée
Partiellement occupé actuellement par des ventes de voitures de collection Devinci Cars, pour meubler l'espace.
Voitures Devinci
Seront implantés les rayons suivants:
- Maroquinerie (~400 m²)
- Bijouterie / Beauté / Senteurs
- Thé Mariage Frères
- Boutique cadeaux (~120 m², ex-Agora)
- Librairie côté Archives (~250 m²)
- L'enseigne Boulanger descend côté Temple (~700 m²)
- Arts créatifs : Rougier & Plé (~450 m², en location-gérance)
Dans les Étages :
De l'escalator Central à la rue du Temple : Brookfield et en vis à vis les rayons du BHV Marais
- Etage 1 : Mode + chaussures
- Etage 2 : Déco / Ameublement / Tringles & stores / Tissus
- Etage 3 : Culinaire sachant que 3 fournisseurs quittent le navire dont les marques Cristel et Staub
- Etage 4 : Luminaire / Literie / Linge de maison
- Etage 5: Bagagerie (380 m²) + Restauration + zone saisonnière ( un peu plus de 100 m²)
- Etage 6 : Shein : Ajustement du modèle Shein au BHV & Restaurant Mikuna
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_66277e_fdubut-20260216-shein-pancarte-bhv-1.jpg)
Les débuts de Shein ont été très compliqués :
Prix perçus comme plus élevés qu’en ligne, actuellement : 40% pour liquider la collection.
Des corrections devraient être apportées :
Élargissement des tailles et Produits plus accessibles,
à suivre...
Les Risques du nouveau projet :
- Incompatibilité perçue entre BHV historique (depuis sa création en1856) et l’ultra fast fashion
- Perte d’identité de notre Grand Magasin réputé.
- Perte potentielle de clientèle
- Clientèle Shein peu transversale (achat ciblé, faible panier moyen)
- Réputation du BHV associé aux controverses de Shein
- Si Shein ne performe pas → effet domino , sachant qu’existe des Risques politique et réglementaire : Pression sur la fast fashion (taxes, régulation environnementale) et Surveillance accrue des produits importés.
Modèle hybride complexe
- Coexistence BHV / Brookfield / concessions → gouvernance fine requise
Sur le Plan Economique :
Le mouvement clé n’est pas Shein, mais :
La réduction du risque opérationnel retail et la bascule vers un modèle plus immobilier que commerçant.
Schéma implicite :
|
Avant |
Après |
|
BHV assume le risque stock |
Commissions et concessions |
|
Grand magasin intégré |
Plateforme multi-exploitants |
|
Forte surface = charges élevées |
Surface optimisée |
|
Dépendance au retail pur |
Mix retail + services |
On assiste à une “fonciarisation” du modèle BHV.
Brookfield devra attirer :
- Des marques complémentaires
- Des offres expérientielles centrées sur le client
- Des acteurs générant du temps passé
En conclusion
Ce n’est pas un pari idéologique.
C’est un pari de survie économique structuré, avec :
- Gestion du risque financier
- Réallocation des surfaces
- Hybridation du modèle
Mais le risque majeur est intangible :
La perte d’âme du BHV.
Le BHV, fondé en 1856, est associé à : L’artisanat, la quincaillerie historique et une identité parisienne
Si le projet devient purement transactionnel, il survivra peut-être économiquement… mais perdra son capital symbolique.
CD
Les Pouilles : une idée de voyage ...par Christiane Goret
Les Pouilles : une idée de voyage entre mer, pierres blanches et oliviers millénaires
Les Pouilles… rien que le nom évoque le soleil, la mer et l’Italie authentique.
Située au sud de l’Italie, dans le talon de la célèbre botte, cette région offre une incroyable diversité de paysages et de traditions. Pour ceux qui la connaissent déjà, elle ravive de merveilleux souvenirs ; pour les autres, elle donne immédiatement envie de faire ses valises.
Une région aux paysages variés
Les Pouilles s’étendent du nord au sud et comptent plusieurs zones viticoles. On y découvre :
- de vastes plaines
- des collines
- des côtes escarpées
- de superbes plages
Notre itinéraire nous a permis de traverser toute la région, de la mer Adriatique à la mer Ionienne, en admirant une nature omniprésente.
Photos panoramas / paysages
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_0c4d57_20250923-101956.jpg)
Le royaume des oliviers
Impossible de parler des Pouilles sans évoquer les oliviers, omniprésents à perte de vue.
Certains sont plus que centenaires,
et nous avons même eu la chance d’apercevoir ce qui semble être un olivier millénaire.
La vigne accompagne souvent ces paysages, renforçant l’identité agricole de la région.
Impossible de visiter les Pouilles sans ressentir le lien profond entre l’homme, la terre et l’olivier.
Matera et les Sassi, un voyage dans le temps
Matera est sans doute l’une des visites les plus impressionnantes du voyage.
La ville est célèbre pour ses Sassi, des maisons creusées directement dans la roche. Même l’église est installée dans une grotte !
Habités depuis le Paléolithique, les Sassi font de Matera l’une des plus anciennes cités du monde, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Vue imprenable sur les Sassi de Matera, un paysage urbain unique, façonné par des siècles d’histoire.
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_ae818f_albero-20250923-161408.jpg)
Alberobello et ses "trulli"
Autre site classé à l’UNESCO :
Alberobello, célèbre pour ses "trulli",
ces petites maisons blanches aux toits coniques.
L’ambiance y est joyeuse, rythmée par la musique traditionnelle
et les danses au son des tambourins, qui donnent encore plus de charme au village.
Lecce, la Florence du Sud
Lecce, surnommée la Florence du Sud, est un véritable joyau baroque.
Ses façades richement sculptées, ses ruelles typiques et son atmosphère chaleureuse séduisent immédiatement. Les habitants, très accueillants, n’hésitent pas à nous laisser prendre des photos.
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_bb59de_lecce-20250926-115158.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_34a010_lecce-20250926-115724.jpg)
Galatina et Ostuni, entre art et blancheur
- Galatina charme par ses palais baroques, ses rues pavées et sa basilique aux magnifiques peintures.
- Ostuni, la fameuse ville blanche, séduit avec ses ruelles médiévales baignées de lumière.
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_8f0204_galatina-basilique-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_f05ce5_galatina-basilique-4.jpg)
Polignano, Bari et Monopoli
- Polignano a Mare est une ville pleine de vie. Une excursion en mer nous a permis de découvrir des grottes marines, toutes plus surprenantes les unes que les autres.
- Bari, capitale régionale, est connue pour ses orecchiette, ces pâtes façonnées à la main par les femmes… directement dans la rue !
- Monopoli, plus calme, offre un joli port et une ambiance très agréable.
A Otrante ancienne ville portuaire des Pouilles, dans le Sud de l’Italie, située à l’extrémité orientale de la botte italienne sur la mer Adriatique on remarque le château "Castello Aragonèse", forteresse massive reconstruite aux XVe-XVIe siècles après l’invasion ottomane de 1480. C'est un exemple frappant d’architecture militaire médiévale avec bastions, tours et fossé défensif.
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_1affaa_20250925-120352.jpg)
Les Pouilles sont une région riche, authentique et chaleureuse, où chaque ville raconte une histoire différente. Entre patrimoine, paysages naturels et rencontres humaines, ce voyage restera longtemps gravé dans nos mémoires… et donne déjà envie d’y retourner.
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_e6569f_20250925-112055.jpg)
Merci beaucoup, Christiane, pour ta participation à ce magnifique voyage dans les Pouilles. Ce fut un réel plaisir de le partager avec vous, et je me réjouis déjà de découvrir vos prochains récits…
Le Parc des Mini-Châteaux par Patrick Léault
Nous oublions un peu le BHV, pas totalement bien sûr... pour nous consacrer à la préparation de quelques escapades en famille, pour les beaux jours.
Merci à Patrick.
Bientôt les beaux jours! Je vous propose une idée de visite à faire en famille.
Au détour d’une promenade à Amboise, un lieu un peu magique invite à voyager dans le temps… et dans l’espace. Le Parc des Mini-Châteaux propose une expérience unique : parcourir la vallée de la Loire en quelques pas seulement. Ici, les plus grands châteaux de France se dévoilent en version miniature, fidèlement reproduits, nichés dans un écrin de verdure.
De Chambord et ses toits majestueux à Chenonceau enjambant délicatement le Cher, chaque maquette raconte une histoire. Celle des rois, des reines, des artistes et des bâtisseurs qui ont façonné la Renaissance française. En observant les détails architecturaux, on comprend mieux la grandeur de ces monuments… tout en s’amusant.
Les châteaux miniatures sont fabriqués à partir de matériaux robustes et résistants aux intempéries : béton moulé, plâtre, résines, pierres reconstituées ou encore bois, chaque détail est soigneusement pensé pour garantir réalisme, durabilité et beauté visuelle
Pensé pour petits et grands, le parc mêle découverte, jeux et animations pédagogiques. Les enfants explorent, les adultes s’émerveillent, et tous partagent un moment hors du temps. Plus qu’une visite, c’est une immersion ludique dans l’histoire de France, où la curiosité devient le meilleur guide.
Le Parc des Mini-Châteaux, c’est la promesse d’un voyage miniature aux souvenirs bien réels.
Attention la réouverture est prévue le 4 avril 2026!
Château d’Amboise - Il séduit par ses tours élégantes et son architecture Renaissance. En extérieur, il offre un cadre touristique charmant avec de beaux points de vue sur la Loire.
Château de Chambord- L'un des plus célèbres châteaux de la Loire, symbole de la Renaissance, avec ses tourelles, son escalier à double hélice et son parc immense.
Château de Chenonceau- Ce château emblématique traverse le Cher, avec ses ponts et ses jardins magnifiques. Il est souvent appelé le "Château des Dames" en raison de l'influence des femmes qui l'ont façonné.
Château de Blois- Un château royal qui combine plusieurs styles architecturaux, de la médiéval à la Renaissance, et qui fut le théâtre de nombreux événements historiques, notamment les règnes de François Ier et Catherine de Médicis.
Château d'Azay-le-Rideau
Ce château élégant, construit sur une île au milieu de l'Indre, est un exemple parfait de l'architecture de la Renaissance.
Château de Chaumont-sur-Loire- Connu pour ses jardins remarquables et son rôle important dans l'histoire de la royauté, Chaumont-sur-Loire est aussi célèbre pour son festival international des jardins.
Château de Villandry- Ce château est particulièrement renommé pour ses magnifiques jardins en terrasse, considérés comme l’un des plus beaux d’Europe.
Château de Loches- Un château fort médiéval impressionnant, qui a été une résidence royale et un lieu de détention pour la célèbre Diane de Poitiers.
Château de Chinon- Ce château médiéval est intimement lié à l’histoire de Jeanne d'Arc et à la guerre de Cent Ans.
Château de Saumur - Un château fort du Moyen Âge, avec sa silhouette imposante surplombant la Loire, utilisé aujourd'hui comme musée du cheval.
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_d04194_20250730-de-langeais-2.jpg)
Château de Langeais
- Ce château médiéval est connu pour sa double enceinte et
son rôle dans l’histoire des mariages royaux.
Château de Sully-sur-Loire - Un château fort du XVe siècle, représentatif de l'architecture médiévale, avec ses tours imposantes et son donjon.
Château de Valençay - Ce château a été offert par Napoléon à son ministre Talleyrand et est célèbre pour ses jardins et ses collections d'art.
Château de Talcy - Un château moins connu mais magnifique, avec des jardins et un charme médiéval, qui a inspiré de nombreux artistes.
Angers - Puissante forteresse aux hautes tours rayées de pierre, dominant la Maine. Ses remparts offrent une silhouette impressionnante visible de loin.
Beauregard – Élégant château Renaissance entouré d’un vaste parc arboré. Son architecture harmonieuse se détache dans un cadre paisible.
Brissac – Château monumental et vertical, reconnaissable à ses sept étages. Sa façade majestueuse domine la vallée environnante.
La Bussière – Château entouré d’eau et de verdure, se reflétant dans ses étangs. Un cadre naturel propice à la promenade et à la détente.
Champschevrier – Longue façade classique ouvrant sur de grandes allées forestières. Le domaine offre de vastes perspectives paysagères.
Châteaudun – Château spectaculaire accroché à un promontoire rocheux. Sa silhouette domine la ville et la vallée du Loir.
Cheverny – Parfait exemple d’architecture classique française, symétrique et lumineuse. Entouré d’un parc soigné et élégant. A inspiré le château de Moulinsart dans Tintin
La Guerche – Château médiéval ceint de douves, au charme sobre et authentique. Son reflet dans l’eau renforce son caractère défensif.
Guillaume – Petit château de caractère niché dans un cadre rural. Son allure simple et paisible invite à la découverte.
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_956a2a_20250730-de-jallanges-4.jpg)
Jallanges – Château Renaissance entouré de jardins romantiques et de vignes. Un décor harmonieux au cœur de la campagne tourangelle.
Le Lude – Château élégant bordant le Loir, avec de belles façades et des jardins soignés. Un ensemble architectural raffiné dans un cadre naturel.
Montpoupon – Château intimiste entouré de bois et de prairies. Sa silhouette discrète se fond harmonieusement dans le paysage.
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_f12b2b_20250730-montresor-8.jpg)
Montrésor – Château perché sur un éperon rocheux dominant un village pittoresque. Un panorama remarquable sur la vallée de l’Indrois.
Montreuil-Bellay – Imposante forteresse médiévale entourée de remparts et de tours. Elle domine majestueusement la vallée du Thouet.
Réaux – Château sobre et élégant, entouré de vignes et de verdure. Un cadre calme typique du paysage viticole ligérien.
Rigny-Ussé – Château féerique aux toitures élancées et aux tours élégantes. Une silhouette emblématique digne d’un conte de fées.
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_676260_20250730-de-sarzay-2.jpg)
Sarzay – Forteresse médiévale authentique avec tours massives et douves. Un décor impressionnant au cœur du Berry.
Troussay – Petit château élégant et discret, entouré de jardins à taille humaine. Son charme réside dans sa simplicité.
Réflexion partagée sur le BHV/Shein/Brookfield
En rachetant le BHV, Brookfield ne fait pas qu’acquérir un immeuble emblématique du centre de Paris.
Le fonds canadien, Brookfield , dirigé par Bruce Flatt, illustre une mutation silencieuse du capitalisme mondial : celle d’acteurs capables de contrôler à la fois les plateformes numériques et les lieux physiques où elles s’incarnent.
L’affaire du BHV dépasse largement le cadre d’une transaction immobilière. Elle révèle une recomposition profonde du commerce d'autant plus que Brookfield est actionnaire de Shein depuis 2022.
En novembre 2025, Le BHV installait un espace de près de 1 000 m² au 6e étage, déclenchant une controverse politique et le retrait de la Banque des Territoires.
Quelques mois plus tard, Brookfield rachète les murs!
Le rachat du BHV illustre une mutation plus profonde du commerce.
En étant à la fois investisseur de Shein et propriétaire du grand magasin parisien, Brookfield efface la frontière entre l' e-commerce et le commerce physique.
Etonnant, non?
Les lieux deviennent des plateformes, et les plateformes cherchent à s’ancrer dans des espaces emblématiques.
Limiter Brookfield à l’immobilier serait une erreur stratégique. Le groupe opère comme une plateforme financière globale, organisée autour de pôles complémentaires. L’immobilier représente à lui seul environ 272 milliards de dollars d’actifs sous gestion, avec un positionnement assumé sur le haut de gamme mondial et des rendements nets proches de 15 %. (on croit rêver!)
Le rachat du BHV ne raconte pas l’histoire d’un grand magasin sauvé, mais celle d’un monde où les nouveaux maîtres du commerce ne vendent ni produits ni expériences : ils possèdent les plateformes, les murs et le temps!
Discussion libre....
Le point à ce jour du BHV/GL/Brookfield
La cession des murs du BHV Marais à Brookfield (265 M€) masque un passif important laissé par Frédéric Merlin envers les Galeries Lafayette : 60 à 70 M€ de dettes (loyers, achats, services), accumulées sur deux ans.
Pour éviter un redressement judiciaire de la SGM, incompatible avec la transaction immobilière, un accord de remboursement étalé a été structuré avec Brookfield en soutien.
Le remboursement devrait être partiellement financé par une réduction de 40 % des surfaces du BHV Marais, générant ~30 M€ de liquidités et une baisse du loyer de 18 à 9 M€ par an.
Le BHV Parly 2, en cours de cession à Brookfield, (prévu pour mai) constitue un dernier actif mobilisable pour apurer la dette, les créanciers prioritaires restant les salariés et l’État.
Je vous ai préparé un petit tableau récapitulatif, qui analyse rapidement la situation .
CD
/image%2F0961441%2F20260204%2Fob_843224_synthese-financiere-bhv-gl-brook.png)
L'article Lu dans la Presse : La lettre, ci-dessous est assez intéressant et assez précis.
BHV les dessous de l'accord aigre-doux entre Philippe Houzé et Frédéric Merlin
Publié le 04/02/2026 par Sophie Lecluse
"Le vieux briscard du commerce, président du groupe Galeries Lafayette, et le jeune loup gérant le BHV ne sont pas vraiment quittes malgré la vente, la semaine dernière, des murs du grand magasin parisien au canadien Brookfield.
Frédéric Merlin laisse une ardoise de plus de 60 millions d'euros, qu'il ne semble pas près de régler. Comme deux catcheurs après un très long match, le président des Galeries Lafayette, Philippe Houzé, et le gérant du BHV (Bazar de l'Hôtel de Ville), Frédéric Merlin, se sont longuement serré la main, mardi 27 janvier au soir, dans les locaux de 14 Pyramides Notaires. C'est là, dans un immeuble cossu de l'avenue Mac-Mahon (Paris 17e), après vingt-quatre heures de négociations quasi continues dans la dernière ligne droite, qu'ils ont finalisé la vente du BHV Marais par les Galeries Lafayette au nouveau partenaire du président de la Société des grands magasins (SGM), le fonds canadien Brookfield Asset Management (BAM). Le vieux routier de la distribution, âgé de 78 ans, a même eu un mot chaleureux pour saluer le courage de l'entrepreneur lyonnais de 34 ans face à la déferlante médiatique après l'arrivée du chinois Shein au BHV.
Pourtant, derrière l'hommage, la séparation entre les deux hommes reste douce-amère.
Certes, la famille Houzé a enfin pu se débarrasser de son actif immobilier et de son encombrant gérant après l'épisode Shein, resté en travers de la gorge. Au-delà des mauvaises pratiques sociales et environnementales du roi chinois de l'ultra fast-fashion, Philippe Houzé n'avait pas apprécié d'être mis devant le fait accompli. Il avait été prévenu de ce partenariat la veille de la publication du communiqué de presse du 1er octobre 2025, un affront qui appartient désormais au passé.
Une dette accumulée sur deux ans
Un autre point de discorde reste toutefois bien présent entre les deux hommes. Frédéric Merlin laisse une belle ardoise aux Galeries Lafayette. Son montant exact est difficile à établir. Il est compris, selon nos sources, entre 60 et 70 millions d'euros accumulés sur deux ans.
La douloureuse est composée d'un mélange d'arriérés de loyer, de marchandises et de services (informatique, encaissement, achat…) partiellement payés. Autrement dit, techniquement, la Société des grands magasins de Frédéric Merlin, qui n'a pas pu dégager de bénéfice sur le BHV Marais en 2025, aurait pu être placée en redressement judiciaire. Or, ce n'était dans l'intérêt ni des Galeries Lafayette, qui voulaient vendre les murs, ni de Brookfield Asset Management, qui souhaitait acheter ces mêmes murs à bon prix – 265 millions d'euros – et sans attendre.
En guise de procédure de redressement, un complexe écheveau d'accords de remboursement, avec étalement progressif dans le temps, a été mis en place entre Brookfield Asset Management et les Galeries Lafayette. Du côté de ces dernières, on estime d'ailleurs que le fonds de private equity canadien était l'un des meilleurs partenaires susceptibles d'apporter un jour les garanties d'un recouvrement pour tout ou partie des millions d'euros en souffrance.
Toutefois, c'est bien à Frédéric Merlin qu'il revient de rembourser. Techniquement, il le pourra en partie grâce à l'échange de mètres carrés contre du cash, tel que prévu avec son nouveau partenaire. Comme l'a révélé La Lettre, la superficie du grand magasin BHV Marais serait réduite de 40 % et limitée à environ quatre étages, en échange d'une trentaine de millions d'euros à percevoir dans le temps pour la SGM et d'un loyer annuel revu à la baisse, passant de 18 à 9 millions d'euros (LL du 30/01/26).
Mais le Lyonnais, qui s'est offert en 2025 une suite à l'année dans le palace parisien Le Bristol, n'est pas franchement connu pour payer ses dettes ou fournisseurs dans les temps.
Parly 2 reste une monnaie de change
Frédéric Merlin ne cesse de répéter autour de lui que les Galeries Lafayette ont fait une très bonne affaire en lui vendant le fonds de commerce du BHV-Marais en novembre 2023. À cette époque, Philippe Houzé voulait lui céder les murs et l'exploitation du magasin en une seule fois. Frédéric Merlin avait alors demandé à Eight Advisory d'estimer l'actif et d'évaluer le business plan de l'exploitation. Comme le magasin perdait 15 millions d'euros par an depuis plusieurs années, le cabinet avait estimé que les Galeries Lafayette auraient dû signer un chèque de 70 millions d'euros pour le céder.
Déjà à cours de cash à l'époque, Frédéric Merlin n'avait racheté dans un premier temps que le fonds de commerce, pour un euro symbolique, et avait même payé 20 millions d'euros supplémentaires pour reprendre le stock de marchandises. Il estime donc que sa dette actuelle équivaut peu ou prou à ce que les Galeries n'ont pas eu à débourser à l'époque et qu'ils sont donc quittes.
Vu la situation financière compliquée de l'ensemble des BHV de Paris et de province, le nouveau propriétaire des murs, Brookfield, veillera à ce que les salariés et le Trésor public soient payés en priorité.
Reste un dernier petit levier : celui de Parly 2. La SGM exploite encore ce magasin BHV de 8 700 m2 sur trois niveaux dans ce centre commercial situé dans les Yvelines. Cet actif est actuellement sous promesse de vente entre les Galeries Lafayette et Brookfield. Le fonds canadien devrait en finaliser l'acquisition avant la fin mai. Ici aussi, le futur nouveau propriétaire pourrait proposer à Frédéric Merlin de rendre tout ou partie des mètres carrés afin de lui accorder de l'argent frais pour payer ses dettes.
Ultra fast-fashion : retour sur l’audition Shein / BHV au Sénat
Comme promis, avec du retard, car l'actualité primait,
Voici un bref résumé d'1h45 mn d'émission,
mais vous pouvez la regarder sur Youtube :
Le 21 janvier 2026, la commission des Affaires économiques du Sénat a auditionné les représentants de Shein France et du BHV, dans un contexte de vives controverses autour de l’ultra fast-fashion et de l’implantation de la marque chinoise au sein d’un grand magasin historique parisien.
Un cadre sous tension dès l'introduction
En ouverture de séance, le président de la commission a rappelé l’objectif de cette audition :
« Clarifier les pratiques commerciales de Shein et du BHV, répondre aux critiques récentes et expliquer les conditions de l’implantation de Shein au sein du BHV. »
Un cadre posé, mais une atmosphère rapidement devenue tendue, tant les attentes des sénateurs et des acteurs du secteur étaient élevées.
/image%2F0961441%2F20260124%2Fob_f4ea6b_2026-01-21-merlin-senat-2.png)
BHV : une “expérimentation commerciale” assumée
Une stratégie de flux, pas une rupture selon la direction
Frédéric Merlin, président de la Société des Grands Magasins (SGM – BHV), a défendu le partenariat avec Shein comme une initiative expérimentale, destinée avant tout à revitaliser la fréquentation du magasin.
Selon lui, l’espace Shein attire un public nouveau, qui ne se rendait pas auparavant au BHV. Même si les achats ne sont pas systématiques, le gain se mesurerait en flux et en visibilité, avec l’ambition de redistribuer ce trafic au reste du magasin et aux commerces de centre-ville.
Il a toutefois reconnu des erreurs dans la mise en œuvre initiale, notamment dans le choix des produits proposés, mal alignés avec les attentes de la clientèle historique du BHV. Ces ajustements seraient aujourd’hui intégrés dans la stratégie.
Une réponse prudente aux critiques éthiques
Sur les nombreuses polémiques entourant Shein (conditions de production, impact environnemental, transparence), Frédéric Merlin a adopté une position mesurée. Sans nier l’existence de controverses, il a souligné la difficulté de distinguer accusations générales et faits avérés, rappelant que son rôle de dirigeant de commerce physique restait centré sur la création de valeur économique pour le territoire, à Paris comme en région.
Shein : un discours de coopération plutôt que de confrontation
De son côté, Quentin Ruffat, porte-parole de Shein, a insisté sur la volonté du groupe de coopérer avec les acteurs nationaux, rejetant l’image d’un acteur prédateur.
Selon lui, l’implantation physique de Shein ne s’inscrirait pas dans une logique de concurrence destructrice, mais dans une dynamique d’accompagnement et d’adaptation aux réalités du commerce français.
Des réactions très critiques des acteurs externes
les fédérations professionnelles dénoncent un manque de transparence
Plusieurs organisations professionnelles, dont la Fédération française du prêt-à-porter féminin, ont vivement critiqué le déroulé de l’audition. Elles ont reproché aux représentants de Shein et du BHV de ne pas répondre clairement aux questions sur leurs pratiques commerciales et sur l’impact réel de l’ultra fast-fashion sur l’industrie locale.
L’expression ironique de “Pipo & Bimbo au Sénat” a circulé dans les commentaires externes, illustrant le malaise et la défiance d’une partie de la filière.
Des sénateurs très offensifs
Un scepticisme marqué, notamment chez les écologistes
Parmi les interventions marquantes, le sénateur écologiste Yannick Jadot s’est montré particulièrement sévère, qualifiant l’alliance BHV–Shein de « mortifère pour l’industrie textile européenne »,
en soulignant les risques pour les marques locales et l’environnement.
Des interrogations de fond sur le modèle
Au-delà des positions politiques, de nombreux sénateurs ont soulevé des questions transversales :
Cohérence du modèle économique présenté ;
Garanties concrètes pour les PME, artisans et marques françaises ;
Impact environnemental et social de l’ultra fast-fashion ;
Manque de données précises sur les effets réels du partenariat sur les commerces de centre-ville.
Plusieurs élus ont estimé que les réponses apportées restaient trop marketing, insuffisamment étayées par des indicateurs concrets, et parfois défensives face à des inquiétudes jugées légitimes.
Une audition sous haute tension
L’échange a été ponctué d’interpellations directes, certains sénateurs reprochant aux dirigeants auditionnés de ne pas répondre avec suffisamment de précision ou de transparence, notamment sur :
- Les conditions de production,
- Les normes sociales,
- La durabilité environnementale,
- Et l’impact économique réel sur l’écosystème textile français.
En conclusion
Si les sénateurs ont globalement reconnu la nécessité d’analyser la place d’acteurs comme Shein sur le marché français, l’audition a surtout mis en lumière un profond fossé entre le discours des entreprises et les attentes des pouvoirs publics et des professionnels du secteur.
Les questions centrales restent ouvertes :
- Quel avenir pour l’industrie textile locale face à l’ultra fast-fashion ?
- Quelles garanties sociales et environnementales crédibles ?
- Et jusqu’où un grand magasin historique peut-il aller dans ce type de partenariat sans renier son rôle économique et culturel ?
Un débat qui, à l’évidence, ne fait que commencer….
CD
Article le progrès Partiel non développé dans l'article ci-dessus
21 janv. 2026
« Une offre de choix » et non « une injonction à consommer »
Shein revendique « 25 millions d'utilisateurs actifs en France » au premier semestre 2025 et représente « une offre de choix », et non « une injonction à consommer », a plaidé Quentin Ruffat. Il voit dans le modèle de production de Shein « à la demande » une révolution face au commerce plus classique et ses taux d'invendus de « 20 à 40 % ». Shein a un taux « à un chiffre ».
Avec son volume colossal de références proposées, majoritairement en matière plastique, Shein est régulièrement accusé par des ONG environnementales d'encourager la surconsommation et d'aggraver la crise environnementale, des tonnes de vêtements peu durables finissant dans des décharges sauvages à travers le monde. Shein a émis 26,2 millions de tonnes de CO₂ en 2024 (+23,1 % par rapport à 2023), soit plus que Zara et H&M réunis.
Interrogé sur le travail forcé de la minorité musulmane des Ouïghours en Chine, comme le dénoncent des ONG, Quentin Ruffat a renvoyé au chiffre de 95 % des fournisseurs de Shein audités en 2024 par des cabinets indépendants. Shein explique avoir « trois points de zéro tolérance : le travail d'enfants, le travail forcé et le refus de se soumettre à un audit indépendant ». En 2024, Shein a cessé de travailler avec 12 fournisseurs pour ces raisons.
Les plans secrets de Brookfield pour le BHV, résumé de l'article.
Brookfield, nouveau propriétaire des murs du BHV, a racheté le bâtiment pour environ 300 millions d’euros et prépare une transformation majeure du grand magasin parisien.
D’ici cinq ans, le fonds canadien prévoit notamment l’ouverture d’un hôtel de luxe aux deux derniers étages, tout en investissant 150 millions d’euros dans la réhabilitation du site.
De son côté, Frédéric Merlin, qui exploite le BHV depuis deux ans, conserve la gestion du magasin mais au prix de concessions importantes.
La surface commerciale sera réduite de 40 % (à environ 60 % des 45 000 m² actuels) et le loyer sera divisé par deux, passant de 18 à 9 millions d’euros par an.
Brookfield versera aussi environ 30 millions d’euros de compensation, ce qui pourrait aider F Merlin à apurer ses dettes fournisseurs.
Cette renégociation fait suite aux difficultés financières de la Société des Grands Magasins (SGM), fragilisée par l’échec commercial et d’image du partenariat avec Shein, lancé fin 2025.
Malgré un EBITDA redevenu positif en 2024, la société, a, selon nos informations, fini l’année 2025 avec un résultat à zéro.
F Merlin choisit toutefois de maintenir le partenariat avec Shein, en ajustant les assortiments (enfants, hommes, sport, grandes tailles) pour améliorer le taux de transformation.
Le projet commercial du BHV reste globalement inchangé : halle alimentaire au sous-sol, nouveaux espaces mêlant beauté, accessoires, seconde main, et création d’une marque propre de vêtements BHV.
Enfin, l’hôtel prévu devrait être confié au groupe hôtelier Experimental Group, connu pour son positionnement haut de gamme mais décontracté. (Voir lien d'un Hôtel existant au 116 rue du Temple.)
Le pari final : faire cohabiter un grand magasin populaire, l’ultra-fast fashion et un hôtel cinq étoiles dans un même lieu.
/https%3A%2F%2Fi.f1g.fr%2Fmedia%2Fcms%2F1200x630_crop%2F2025%2F04%2F14%2F952fad040fd362ef2ff01aed5da0bd977fc378c0ed54ee31a13fcf7fec85faba.jpg)
Hôtel Experimental Marais à Paris, l'avis d'expert du Figaro
Dans le Haut Marais, l'ancien Sinner est devenu l'Hôtel Experimental Marais. Un cinq-étoiles feutré, signé Tristan Auer, où l'esthétique néogothique s'allie à l'esprit festif du groupe Expe...
Merci Julien K. pour l'info.
CD
Lu dans la Presse Challenges : Ces zones d’ombre qui entourent la vente des murs du BHV
Challenges par Guillaume Echelard
28 janvier 2026 à 16h00
Ces zones d’ombre qui entourent la vente des murs du BHV au fonds canadien Brookfield
Le groupe Galeries Lafayette a annoncé la cession des murs du BHV, ce mercredi 28 janvier. L’acheteur serait le fonds canadien Brookfield. Frédéric Merlin a réussi à trouver une solution pour continuer à exploiter le mythique grand magasin. Mais bon nombre de questions restent sans réponse.
Frédéric Merlin peut souffler un peu. L’homme d’affaires a réussi à trouver un acquéreur pour les murs du BHV, l’emblématique grand magasin parisien de la rue de Rivoli. Depuis trois ans, le Lyonnais de 34 ans cherchait à racheter ce bâtiment, dont il exploite le fonds de commerce, à l’ancien propriétaire-exploitant, le groupe Galeries Lafayette (famille Moulin-Houzé-Lemoine), sans y parvenir. Après avoir échoué à trouver un partenaire bancaire, puis perdu l’appui de la Banque des territoires en pleine tempête médiatique sur l’ouverture d’une boutique Shein au dernier étage du magasin, l’entrepreneur a changé son fusil d’épaule en fin d’année dernière.
Il a renoncé à racheter les murs du BHV, laissant le fonds canadien Brookfield, dégoté par ses soins, mettre la main dessus, après des premiers contacts établis dès le mois d’octobre. La transaction a été finalisée ce mercredi 28 janvier. Aucun montant n’a été communiqué, mais d’après plusieurs sources, les murs du BHV étaient évalués à 300 millions d’euros pour 40 000 m². Mais que vient faire ce géant du private equity, qui gère plus de 1 000 milliards de dollars d’actifs dans le monde (dont 232 en Europe), dans la tempête politico-médiatique du BHV ?
Un investissement de 120 millions d’euros supplémentaire dans le BHV
Brookfield est présent dans le secteur de l’immobilier commercial, où il détient plus de 112 actifs dans le monde. « Ce sont des gens très sérieux, un des cinq plus gros fonds immobiliers au monde », raconte un bon connaisseur du dossier. Sur le Vieux Continent, Brookfield possède déjà une galerie commerciale sur la célèbre Potsdamer Platz à Berlin. Son arrivée en France date de fin 2024. Deux mois plus tard, il annonçait un investissement de 20 milliards d’euros dans les data centers dans l’Hexagone, confirmé en grande pompe lors du sommet Choose France.
Brookfield France, désormais mené par Grégory Benhamou (ex-BlackRock) semble toutefois vouloir rester discret, son nom n’étant jamais cité dans les communiqués. Sans doute que le brouhaha médiatique n’est pas du goût de cet investisseur qui, en France, met surtout en avant son appétit pour la digitalisation et la décarbonation.
Sur le papier, le ciel s’éclaircit donc pour Frédéric Merlin, alors que Brookfield se serait engagé à investir entre 120 et 150 millions d’euros dans la rénovation et la restructuration du bâtiment, travaillant main dans la main avec l’entrepreneur. Dans un communiqué, la SGM s’est réjouie de « la réhabilitation totale du bâtiment » à venir. Avec cet investisseur solide, Merlin pourrait donc mener à bien son projet de transformation du magasin. « C’est un gros partenariat, ce n’est pas un simple bail de trois ans », garantit une source proche du dossier.
« On pourrait avoisiner les 70 millions » : incertitude autour des impayés
Mais bon nombre de questions restent en suspens. Le jeune spécialiste lyonnais de l’immobilier commercial reste en effet à la place du locataire. Avec les Galeries Lafayette, le loyer payé par Frédéric Merlin était estimé entre 15 et 20 millions d’euros par an. Mais lorsque les Galeries détenaient les murs, via leur foncière Citynove, et exploitaient auparavant le fonds de commerce, le montant était de 30 millions d’euros. Si le montant du loyer payé par Frédéric Merlin à Brookfield n’a pas été communiqué, ce sera sans doute le nerf de la guerre. En 2024, le grand magasin a dégagé un excédent brut d’exploitation (hors frais de siège) de 9,6 millions d’euros. Positif, certes, mais fragile. Le résultat net n’a pas été communiqué et les chiffres 2025 ne sont pas encore connus.
La fragilité financière de Frédéric Merlin est d’autant plus préoccupante que les dettes s’accumulent pour lui. L’entreprise de ménage en charge du BHV a ainsi récemment suspendu le travail, en raison d’1,4 million d’euros d’impayés, avant de le reprendre ce lundi. Selon une source syndicale, l’homme d’affaires devrait également 30 millions d’euros au groupe Galeries Lafayette, pour des produits à leur marque faisant l’objet d’impayés. Certains fournisseurs du BHV ont encore aujourd’hui des factures non réglées. « Si l’on met tout cela bout à bout, on pourrait avoisiner les 70 millions », estime un représentant syndical du BHV.
Des chiffres fermement démentis par une source proche de la direction de la SGM, qui précise qu’il reste quelques impayés ponctuels qui pourront être plus facilement réglés, le dossier immobilier étant bouclé.
Alors, Frédéric Merlin parviendra-t-il à payer ses loyers à Brookfield ?
Pour combien de temps le discret géant du private equity restera-t-il lié à l’électron libre ultra-médiatique ?
Le BHV pourrait-il à terme se transformer en hôtel, alors même qu’en mai dernier Brookfield a mis la main sur Generator Hostels, spécialiste de l’hôtellerie, pour près de 800 millions d’euros, lançant ainsi une offensive sur ce secteur stratégique en Europe ?
« On entre dans le temps long, on va travailler sereinement et la transformation va prendre de 2 à 5 ans », estime une source proche de la SGM.
Avec le rachat des murs du BHV, une page se tourne donc dans ce feuilleton médiatique. Mais un nouveau chapitre commence.
Brookfield Asset Management devient propriétaire des murs du BHV
Brookfield Asset Management devient propriétaire des murs du BHV
Brookfield Asset Management a officiellement acquis les murs du BHV (Bazar de l’Hôtel de Ville), l’un des grands magasins les plus emblématiques de Paris. L’opération, finalisée le mercredi 28 janvier, marque une nouvelle étape importante dans la stratégie immobilière du groupe canadien en France.
Il est important de préciser que Brookfield n’a pas racheté l’activité commerciale du BHV.
La gestion et l’exploitation du magasin restent assurées par la Société des Grands Magasins (SGM), qui continue d’opérer le site au quotidien.
Brookfield devient uniquement propriétaire de l’actif immobilier, c’est-à-dire du bâtiment situé dans le quartier du Marais.
La vente a été réalisée par le groupe Galeries Lafayette, propriétaire historique de l’immeuble. Le montant de la transaction est estimé à environ 300 millions d’euros, confirmant l’attractivité des actifs immobiliers prime au cœur de Paris.
Mais qui est cet acteur mondial de premier plan :
Brookfield Asset Management est l’un des plus grands gestionnaires d’actifs alternatifs au monde, avec plus de 1 trillion de dollars d’actifs sous gestion. Le groupe investit à l’échelle mondiale dans des secteurs clés tels que l’immobilier, l’infrastructure, l’énergie et le crédit.
Déjà très actif en Europe, Brookfield a récemment renforcé sa présence en France avec l’ouverture d’un bureau à Paris, illustrant son ambition de se positionner durablement sur le marché français.
Cette acquisition confirme l’intérêt croissant des grands investisseurs internationaux pour les actifs iconiques et stratégiques du centre de Paris.
Le directeur du BHV, Karl-Stéphane COTTENDIN a adressé ses vœux aux équipes en annonçant une étape clé pour l’avenir de l’enseigne : la finalisation, avec Brookfield, de l’acquisition des murs du BHV Rivoli et Parly 2. Après deux années de restructuration difficiles, il salue la résilience et l’engagement des collaborateurs. Ce partenariat ouvre la voie à une transformation ambitieuse du BHV, avec des premières actions visibles rapidement, tout en restant fidèle à l’identité d’une maison historique à l’approche de ses 170 ans.
Comme vous le savez déjà : la première phase est en route puisque certains rayons du sous-sol sont en cours de suppression pour ouvrir une halle alimentaire de plus de 1 000 m² dès juin 2026, avec des espaces de restauration .
Souvenir : dans l'histoire du BHV : il y eut un rayon Alimentation au 2e étage.
Un collègue nous avait raconté sur ce blog, en octobre 1959, : « je me retrouve au rayon « Alimentation Sèche » sous l’autorité de l’acheteur : Mr de Vaugelas. Le rayon voisin dont l'acheteur est Mr de Villeneuve est le rayon « Alimentation fraîche » où l’on vend de la boucherie, de la charcuterie, des légumes frais, et autres crémeries : Lait, beurre, œufs, fromages ainsi que de la pâtisserie et bien d’autres choses encore ! »
Il faut savoir aussi que les grands magasins qui se lancent dans cette opération sont confrontés à une démarque inconnue importante, certains se souviendront d'Inno. Pa contre, aujourd'hui le Bon Marché reste un exemple de réussite.
Il faudra beaucoup de suivi, d'hygiène et de rigueur pour que cette idée soit un succès.
Aujourd'hui, pour éviter ces rayons vides, photos du 27/01/2025 comme vous le verrez ci-après,
(Les 3e et 4e étages sont mieux achalandés)
il faut regagner la confiance des fournisseurs :
Régler les dettes et payer ceux-ci au comptant.
Le BHV Marais entre dans une nouvelle ère : Brookfield prêt à racheter les murs
Cette information est prioritaire et plus importante que le "blabla" de Frédéric Merlin auditionné par la commission des affaires économiques au Sénat, dont je vous parlerai prochainement.
Est joint à la fin de cet article, une information plus complète de CFNEWS IMMO sur les Discussions finales sur la vente des murs du BHV par les Galeries Lafayette.
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
Après plus de deux ans et demi de rebondissements, le long feuilleton de la vente des murs du BHV Marais touche enfin à sa fin.
Le fonds nord-américain Brookfield Asset Management s’apprête à officialiser, dans les prochains jours, l’acquisition de cet actif immobilier qu'est le BHV Marais pour un montant avoisinant 300 millions d’euros, auprès du groupe Galeries Lafayette.
Cette opération marque un tournant décisif pour le BHV. Elle met surtout un point final à un dossier complexe, jalonné de tensions financières, de changements de partenaires et de polémiques.
Un projet longtemps fragilisé
À l’origine, la reprise des murs devait être menée par la Société des Grands Magasins (SGM), dirigée par Frédéric Merlin, exploitante du BHV depuis 2023. Mais le projet s’est rapidement enlisé : nombreux fournisseurs impayés, encore de nombreuses dettes à ce jour, départ de grandes marques reconnues, incertitudes sur le modèle économique… et surtout, l’annonce de l’arrivée de Shein au sein du magasin à l’automne dernier.
Ce partenariat avec la marque d’ultra fast fashion Shein a provoqué une rupture de confiance avec la Caisse des Dépôts, qui devait entrer au capital de l’opération via la Banque des Territoires. Jugeant ce modèle incompatible avec ses valeurs, l’institution publique s’est retirée, faisant voler en éclats le montage initial.
Face au risque d’un échec total et à la menace de perdre près de 30 millions d’euros d’indemnités d’immobilisation, un plan alternatif a dû être trouvé en urgence. C’est finalement Brookfield, déjà attentif au dossier depuis plusieurs mois, qui a décidé de reprendre seul la main en décembre dernier.
Un investissement massif pour relancer le BHV
Il faut savoir que le BHV est en pleine dégradation : manque d'entretien , absence de nettoyage, toilettes fermées, deux escalators à l'arrêt, rayons vides, fuite dans le magasin, donc la détérioration du bâtiment est réelle et très importante (photos ci-après).
/image%2F0961441%2F20260122%2Fob_ec359e_20256-01-14-adm-bhv-soldes.jpg)
Brookfield Asset Management s’engage désormais sur le long terme.
Le fonds prévoit de mobiliser plus de 120 millions d’euros de capex ( terme anglais : dépenses d'investissement d'une entreprise capitalisées au bilan) afin de transformer et moderniser les 50 000 m² du BHV Marais sur plusieurs années.
Si les contours précis du projet restent confidentiels, une chose est claire :
le BHV restera avant tout un grand magasin.
Aucune transformation radicale n’est envisagée, ni création de logements, notamment en raison des règles patrimoniales strictes du secteur sauvegardé du Marais.
L’objectif affiché est plutôt de redonner une dynamique nouvelle à ce lieu emblématique, sans en dénaturer l’ADN.
Alors là... on respire tous!...
La SGM conserve l’exploitation pour le moment.
De son côté, la SGM de Frédéric Merlin continue d’exploiter le BHV, avec une feuille de route qui précise : stabiliser l’activité, régler les impayés fournisseurs et redynamiser l’offre commerciale.
Peut-on y croire ?
Après les turbulences de 2025, la Direction annonce stabiliser en 2026.
Auditionné récemment au Sénat, Frédéric Merlin a défendu le partenariat avec Shein comme une expérimentation visant à générer du flux, tout en reconnaissant des erreurs dans sa mise en œuvre. Une initiative controversée, mais assumée, dans un contexte où l’attractivité des grands magasins reste un défi majeur.
C'est l'image Shein le 23 12 2025
Tourner la page pour mieux repartir !
Avec l’arrivée de Brookfield, les Galeries Lafayette tournent la page d’un épisode mouvementé, tandis que le BHV Marais entre dans une nouvelle phase de transformation.
Entre investissements lourds, repositionnement stratégique et attentes fortes du public qui aimait le BHV et l'a déserté, le BHV joue désormais une partie clé pour retrouver tout son éclat et son rôle central dans le paysage commercial des grands magasins de la capitale.
Une histoire à suivre !
CD
Discussions finales sur la vente des murs du BHV Marais
CFNEWS IMMO; Par Aurélien Jouhanneau
Brookfield Asset Management doit bien officialiser d'ici à quelques jours cet asset deal pour près de 300 M€ auprès des Galeries Lafayette. Le fonds nord-américain, qui s’est substitué à la SGM de Frédéric Merlin – empêtrée dans le scandale Shein –, doit déployer plus de 120 M€ de capex pour offrir une nouvelle dynamique à ce temple du commerce parisien.
Le chapitre final sur la vente des murs du BHV Marais à Paris est bien en passe d’être bouclé. Selon nos informations, des derniers réglages sont en cours entre le groupe Galeries Lafayette, Brookfield Asset Management et la Société des Grands Magasins (SGM), sur cet asset deal d’environ 300 M€. « Mais les dernières difficultés sont en train d’être levées, apporte une source en triple off . Cette signature imminente de l'opération va permettre d’ouvrir la voie à une transformation et une nouvelle dynamique tournée vers l’avenir pour ce grand magasin parisien. » L’écriture de ce dossier – loin, très loin d’être un long fleuve tranquille depuis deux ans et demi (fournisseurs non-payés, partenariat avec Shein, départ de nombreuses marques…) – avait repris le 19 décembre dernier, quand le fonds nord-américain s’est substitué à la SGM de Frédéric Merlin, pour reprendre les 50 000 mètres carrés du BHV Marais. Contactées, les Galeries Lafayette et Brookfield n'ont pas souhaité faire de commentaire ou donné suite à nos sollicitations. « Contre vents et marées, la famille Moulin/Houzé (ndlr : propriétaire des Galeries Lafayette) va réussir à finaliser cette cession, qui a nécessité un travail considérable, et tourner la page d’un épisode aux nombreuses péripéties », ajoute un connaisseur du dossier. Suite au retrait de la Caisse des Dépôts (via la Banque des Territoires) pour reprendre les murs de ce temple du commerce aux côtés de la SGM – en raison de l’arrivée de Shein – à l’automne dernier, Frédéric Merlin avait dû se résoudre à apporter un nouvel investisseur, Brookfield AM . Plusieurs acteurs du real estate évoquaient un ‘‘ mariage de raison ’’ entre le jeune entrepreneur et le fonds, afin d’éviter ‘‘un destin funeste’’ pour le BHV.
Plus de 120 M€ de capex . Toujours selon nos informations, Brookfield AM va reprendre seul cette opération à la localisation prime , bien que le fonds de private equity basé outre-Atlantique ait reçu de nombreux appels du pied de promoteurs immobiliers français pour intégrer le projet, qui va couvrir sur plusieurs années. Même si le programme de transformation du BHV reste Le BHV dans le quartier du Marais à Paris. Encore confidentiel – « il n’est pas question de dénaturer l’essence même du grand magasin, ni d’y créer des logements sociaux compte-tenu des restrictions du PSMV du Marais. Le commerce y restera largement majoritaire », immobilier –, plus de 120 M€ de capex dixit un professionnel vont être mobilisés face à l'Hôtel de Ville de Paris. De son côté, la SGM va poursuivre l’exploitation du BHV, avec l’objectif de le redynamiser. À court terme, Frédéric Merlin et ses équipes vont surtout investir dans les opérations courantes et assainir la situation avec les fournisseurs du magasin – de nombreux impayés n'étant pas encore réglés avec ces derniers.
Des indemnités d’immobilisation d'environ 30 M€. Pour mémoire, la SGM détient cette exploitation et le fonds de commerce du grand magasin depuis 2023. L’été dernier, au début des négociations avec la Caisse des Dépôts (qui devait entrer comme minoritaire, à hauteur de 40 %), Frédéric Merlin défendait bec et oncle un plan de création de valeur ambition. Les loyers attendus devaient atteindre au moins 16 M€ en 2026, puis près de 20 M€ en 2027, pour une valorisation cible de plus de 460 M€ à terme, contre environ 315 M€ à cette date.
En 2024, le BHV Marais affichait déjà un Ebitda de 9,6 M€, Le BHV Marais a ouvert ses portes à Shein en 2025 confortant, selon la SGM, la solidité économique du projet. Mais l'équilibre du dossier rompt le 8 octobre dernier, quand il annonce l’arrivée de Shein sur 1 200 mètres carrés au 6 étage du e BHV. La CDC invoque une « rupture de confiance » et précise que le modèle économique le marque d’ultra fast fashion asiatique n’est pas compatible avec ses valeurs. De facto , l’attelage SGM-CDC pour le rachat des murs du BHV Marais vole en éclats, alors que la réitération était attendue avant la fin 2025. Toujours sous promesse, Frédéric Merlin s’exposait à la perte des indemnités d’immobilisation, d'environ 30 M€, si aucun plan alternatif n’est trouvé d'ici le 19 décembre. Le dirigeant – qui assurait alors discuter avec d’autres partenaires financiers pour co-investir à ses côtés, notamment des fonds opportunistes se tournera finalement vers Brookfield, qui suivait avec intérêt l’évolution de l’opération depuis de nombreux mois.« Deux mois, c'est trop court pour trouver la bonne
« Deux mois, c'est trop court pour trouver la bonne recette » avec Shein
Frédéric Merlin, SGM. Auditionné hier par la commission des Affaires économiques du Sénat, Frédéric Merlin a défendu son partenariat avec Shein, une alliance vivement critiqué pour son impact sur le commerce local et l’environnement. « Deux mois, c'est trop court pour trouver la bonne recette », a-t-il expliqué, tout en indiquant qu’il fallait laisser du temps à cette expérimentation dans le BHV.
Le fondateur de la SGM a toutefois des limites dans l’exécution du projet : « Nous n’avons pas tout bien fait. Peu de clients sont venus réellement pour acheter. Nous n’avions pas la bonne collection. On s’est adapté. » « Notre enjeu à nous, c'est de générer du flux dans l'hyper centre de ces villes moyennes, défendait encore le fondateur de SGM il y a quelques semaines. Et aujourd'hui, générer du flux, c'est créer le buzz et c'est offrir à nos clients ce qu'ils veulent. Dire que faire venir Shein en France, c'est cracher à la tête de l'industrie de la mode, est extrêmement méprisant pour les 25 millions de clients de la plateforme asiatique. »
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_cdae05_2026-11-02-voiture-1.jpg)
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_49af3b_2026-11-02-voiture-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_261d55_2026-11-02-voiture-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_7e6fc6_2026-02-11-bhv-mn-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_a932d2_2026-02-11-bhv-mn-11.jpg)
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_5d9b8d_2026-02-11-bhv-mn-10.jpg)
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_fceeb1_2026-02-11-bhv-mn-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_5c4eae_2026-02-11-bhv-mn-8.jpg)
/image%2F0961441%2F20260223%2Fob_cb67b9_2026-02-11bb-bhv-ext-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_4bcea8_20250925-092914.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_98948b_20250925-093331.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_b0fbdf_20250923-101956-copie.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_fcff99_matera-20250923-102746-matera.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_ccdfe3_matera-20250925-113958-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_6cee21_albero-20250923-155152.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_4c0b37_albero-20250923-163203.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_1b9e4f_lecce-20250926-165647.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_0b6a09_lecce-20250926-164546.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_6950a5_lecce-20250926-174319.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_6b1e81_galatina-basilique-1.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_f6d31d_galatina-basilique-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_2dada0_ostuni-20250927-120105.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_bca537_polignano-peut-etre20250925-105518-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260212%2Fob_d97ce1_otrente.jpg)
/image%2F0961441%2F20260208%2Fob_2d1444_20250929-071814.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_9fe3fe_20250730-amboise-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_8ec89b_20250730-amboise-7.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_1f708c_20250730-amboise-12.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_9622e1_20250730-chambord-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_f84178_20250730-chambord-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_5840f9_20250730-chambord-9.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_158524_20250730-chenonceau-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_3482d9_20250730-chenonceau-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_e6e0af_20250730-chenonceau-7.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_c37e73_20250730-de-blois-9.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_46bcfe_20250730-de-blois-8.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_899578_20250730-azay-le-rideau-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_786e71_20250730-azay-le-rideau-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_5a6e0c_20250730-de-chaumont-8.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_cbd789_20250730-de-chaumont-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_e388fc_20250730-de-chaumont-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_413f6d_20250730-villandry-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_fe9d84_20250730-villandry-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_c8e66f_20250730-loches-cite-royale-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_61f571_20250730-loches-cite-royale-9.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_0166e3_20250730-forteresse-de-chinon-10.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_e987f3_20250730-forteresse-de-chinon-9.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_3f4177_20250730-forteresse-de-chinon-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_6a343e_20250730-saumur-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_ab5e82_20250730-saumur-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_9c377b_20250730-de-sully-6.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_20e407_20250730-de-sully-8.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_b95a05_20250730-valencay-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_aabed4_20250730-valencay-7.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_fe4bc1_20250730-de-talcy-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_41d205_20250730-de-talcy-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_ff680b_20250730-d-angers-7.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_5fc175_20250730-d-angers-10.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_94ffef_20250730-de-beauregard-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_e84c40_20250730-de-beauregard-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_559628_20250730-de-la-bourdaisiere-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_1d5ff9_20250730-de-la-bourdaisiere-6.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_fe3b0f_20250730-de-brissac-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_435784_20250730-de-brissac-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_afcbdc_20250730-de-la-bussiere-10.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_0a2d8c_20250730-de-la-bussiere-7.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_0a339f_20250730-de-champchevrier-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_0ff380_20250730-de-champchevrier-1.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_8f2a64_20250730-de-chateaudun-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_6a2098_20250730-de-chateaudun-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_db3af6_20250730-de-cheverny-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_979e85_20250730-de-cheverny-7.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_08fec7_20250730-de-la-guerche-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_4bb5f1_20250730-de-la-guerche-1.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_2bbf40_20250730-de-la-guerche-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_f56746_20250730-guillaume-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_47509d_20250730-guillaume-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_008928_20250730-de-lude-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_a942a6_20250730-de-lude-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_eb8ab6_20250730-de-montpoupon-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_c8c84b_20250730-de-montpoupon-6.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_035f14_20250730-de-montpoupon-11.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_eddee2_20250730-de-montreuil-bellay-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_4366b3_20250730-de-montreuil-bellay-1.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_31bf85_20250730-de-montreuil-bellay-10.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_edc2e2_20250730-des-reaux-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_8cf772_20250730-des-reaux-1.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_51997d_20250730-rigny-usse-6.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_b4ec35_20250730-rigny-usse-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_25c5ca_20250730-de-troussay-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260129%2Fob_968eea_20250730-de-troussay-2.jpg)
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FnFQYO4HuV54%2Fhqdefault.jpg)
/image%2F0961441%2F20260130%2Fob_366b3e_image0.jpeg)
/image%2F0961441%2F20260130%2Fob_3a2455_image1.jpeg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_fd6bee_ssol-1.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_12e0b5_ssol-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_7ff54b_ssol-3.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_b9d0b9_ssol-4.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_bb2091_ssol-5.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_119061_ss-sb-01.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_6088bc_ss-sb-02.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_db0769_ss-sb-03.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_92db84_ss-sb-04.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_258903_ss-sb-05.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_bde2ed_ss-sb-06.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_36621e_ss-sb-07.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_33599f_bag-01.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_edfc3a_bag-05.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_c65f3f_bag-02.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_c30cf2_bag-03.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_463235_bag-06.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_27d1a0_arts-crea-01.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_1b2ece_arts-crea-02.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_feb38a_arts-crea-03.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_f11801_arts-crea-04.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_7db79b_parf-01.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_07b482_parf-02.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_ce26e4_parf-03.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_afdb17_parf-04.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_978590_parf-05.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_327698_parf-07-2.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_d60ce8_bij-vit-01.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_a54a6c_bij-vit-02.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_12a7f5_bij-vit-03.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_c80570_bij-vit-04.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_dd76e2_homme-01.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_c7255e_homme-02.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_27afeb_homme-03.jpg)
/image%2F0961441%2F20260128%2Fob_663467_homme-04.jpg)