Quand la Presse parle du BHV Suite au Communiqué de Presse:
Analyse des articles de presse :
La Lettre, le Figaro, LSA, le Parisien, Stratégie et Médiapart.
La lettre, journal Lyonnais, nous présente en bref :
un BHV confronté à une triple crise :
- Financière (dettes, loyers impayés, pertes).
- Technique (travaux de mise aux normes et maintenance).
- Juridique et relationnelle (conflits avec les bailleurs et risque de procédures).
L’article est très intéressant, si vous pouvez le découvrir sur internet.
Le BHV Marais traverse une période de fortes tensions financières. Son nouveau dirigeant, Karl-Stéphane Cottendin, doit faire face à d'importants impayés envers ses principaux bailleurs, Xavier Niel et Brookfield, qui s'inquiètent d'un risque de cessation de paiements. Entre loyers en retard, travaux de mise aux normes contestés et pertes financières, l'avenir du magasin reste incertain malgré un projet d'ouverture du capital aux salariés.
Le Figaro, tout comme le Parisien ou LSA, reste sur la confiance du communiqué du BHV, en bref :
Un mois après sa reprise par son équipe dirigeante, le BHV Marais lance un plan de relance centré sur son cœur de métier (maison, décoration, bricolage). Le magasin annonce le retour de 37 marques dès la rentrée, la réouverture du rez-de-chaussée avec de nouvelles enseignes, et la fin programmée du partenariat avec Shein. Malgré un différend financier avec son bailleur Brookfield, la direction assure que l'activité est sécurisée et mise sur un actionnariat salarié pour accompagner le redressement.
Le journal Stratégie reste proche du communiqué :
Le BHV Marais lance son plan de relance
Un mois après sa reprise par son équipe dirigeante, le BHV Marais dévoile un plan de relance axé sur un retour à ses fondamentaux : la maison, le bricolage et la décoration. La direction confirme également la fin progressive du partenariat avec Shein.
Plusieurs marques, dont Ligne Roset, Cinna, Madura et Le Slip Français, prévoient leur retour dès la rentrée. Le rez-de-chaussée sera réaménagé avec l'arrivée de Boulanger et Rougier & Plé afin de dynamiser la fréquentation.
Malgré un différend financier avec le propriétaire des murs, la direction se veut rassurante et affirme que l'activité du magasin est assurée. Le BHV mise désormais sur ses 170 ans, célébrés en octobre, et sur les fêtes de fin d'année pour retrouver son dynamisme.
Médiapart reste plus sévère, mais il faut se rendre à l’évidence :
L'étau se resserre autour de la direction du BHV : ce qu'il faut retenir
- Le parquet de Paris examine un signalement concernant une possible cessation des paiements du BHV.
- Les ventes auraient chuté de 90 % en un an.
- Les difficultés financières sont liées à d'importants retards de paiement envers les fournisseurs.
- La cession du BHV à l'ancien numéro deux de l'entreprise soulève des interrogations.
- Une procédure pour banqueroute reste une possibilité, mais aucune décision judiciaire n'a encore été prise.
- L'avenir du BHV et de ses salariés demeure particulièrement incertain.
Une enquête judiciaire pourrait s'ouvrir
Le parquet de Paris a été alerté par l'inspection du travail, qui soupçonne le BHV d'être en état de cessation des paiements sans que cette situation ait été officiellement reconnue par sa direction. Cette alerte pourrait déboucher sur une procédure judiciaire une fois les conditions juridiques réunies.
Une situation financière très dégradée
Le BHV traverse une crise profonde. Depuis plusieurs années, de nombreux fournisseurs dénoncent des retards de paiement, voire des impayés, ce qui a entraîné le départ progressif de nombreuses enseignes. Résultat : les rayons se sont vidés et la fréquentation a fortement diminué.
Selon les informations rapportées, le chiffre d'affaires de juin 2026 aurait chuté de 90 % par rapport à juin 2025. Des dettes concerneraient également l'Urssaf, les services fiscaux et plusieurs prestataires.
Une cession du BHV qui suscite des interrogations
En juin 2026, l'ancien propriétaire Frédéric Merlin a cédé le fonds de commerce du BHV à son ancien directeur général, Karl-Stéphane Cottendin, accompagné de plusieurs cadres.
Cette opération est toutefois contestée. Certains y voient une manière de dissocier juridiquement l'ancien propriétaire des difficultés financières du groupe, alors que les nouveaux dirigeants assurent vouloir relancer l'activité grâce à un nouveau plan commercial et à un dispositif destiné à rassurer les fournisseurs.
Un risque de poursuites pour banqueroute
Si le BHV devait être placé en procédure collective et que la justice estimait que certaines fautes de gestion ont été commises, des poursuites pour banqueroute pourraient être envisagées contre les anciens ou actuels dirigeants. À ce stade, aucune mise en examen ni condamnation n'a été prononcée.
Quel avenir pour le BHV ?
L'avenir du grand magasin reste très incertain. Le fonds canadien Brookfield, propriétaire des murs du BHV, envisagerait d'importants travaux de rénovation avant une éventuelle revente. Pendant ce temps, les salariés, les fournisseurs et les commerçants restent dans l'attente d'une issue favorable.
Communiqué de Presse du BHV du 20 juillet du BHV
Il s'agit d'une information du BHV, par un prochain article, nous analyserons les réactions de la Presse.
CD
L'équipe dirigeante du BHV annonce son plan commercial et dresse le bilan des 30 premiers jours.
Trente jours après la reprise du BHV, l'équipe dirigeante dresse un premier bilan et dévoile son plan commercial. Cette reprise a été accueillie favorablement par l'ensemble de l'écosystème du grand magasin — marques, fournisseurs, partenaires historiques, acteurs institutionnels et clients — et saluée par le marché. Autour d'un projet centré sur la maison, ambitieux sur l’offre et fidèle à l'ADN du BHV, la nouvelle direction engage la relance et prépare les quatre derniers mois de l'année, période clé pour la réussite du projet. Un écosystème remobilisé : marques et fournisseurs Près de quarante marques ont spontanément repris contact avec la nouvelle direction dès l'annonce de la reprise et des premiers contours du projet, dans lequel elles ont retrouvé le BHV et son ADN. Parmi elles, Le Slip Français a manifesté sa volonté de retravailler avec le grand magasin et va fabriquer les tee shirt Made In France pour le vestiaire des salariés du BHV. Cette fabrication accompagne le BHV dans sa volonté de valoriser une offre locale sur différentes familles de produits. Parmi les marques phares qui reprennent au BHV, Ligne Roset, Cinna, le groupe DesignBestseller (Ferm Living, Hay, Vitra, HK Living…), Madura, Guy Degrenne, France Canapé, ou encore les peintures V33, et Garnier Thiébaut. Le dialogue avec les fournisseurs a été pleinement rétabli.
La direction a personnellement reçu près de cinquante marques afin de définir des échéanciers et de construire les conditions d'un partenariat durable. La solution Payflow a permis de rétablir la confiance et de relancer l'activité dans des conditions saines.
I. Trente jours pour préparer un enjeu clé : les quatre derniers mois de l'année Une mobilisation immédiate La force du BHV, c'est son offre. L'ambition est claire : devenir le grand magasin de référence de la maison et de l'art de vivre à Paris, et rendre cette ambition immédiatement visible pour les clients. Il s'agit de retrouver le Bazar au sens noble du terme et l'ADN du BHV, autour d'un positionnement unique sur la maison, comme seul magasin du quotidien. Des partenaires et acteurs du secteur de nouveau engagés Plusieurs partenaires historiques, qui avaient interrompu les échanges ces derniers mois, ont renoué avec le magasin à la suite de l'annonce de la reprise : Alliance du Lin et du chanvre européens, Maison & Objets et Paris Design Week la Confédération des Arts de la Table, ainsi que d'autres acteurs majeurs de l'écosystème. Des clients au rendez-vous La reprise a suscité un premier engouement, marqué par la curiosité et le retour d'anciens clients fidèles venus échanger avec les équipes et s'informer sur l'avenir du magasin. Entre mai et juin, le chiffre d'affaires a progressé de +100 %, contre une hausse habituelle d'environ +20 % à cette période. Ces premiers indicateurs sont regardés avec satisfaction, mais prudence — ils vont dans le sens de la relance.
Trois temps forts pour la fin d'année Paris Design Week —
du 10 au 27 septembre 2026. Le BHV sera de nouveau partenaire majeur de Paris Design Week et Maison & Objet pour cet évènement. L'ensemble du magasin vivra au rythme de l'événement. Les vitrines mettront à l'honneur des designers français et parisiens, en collaboration avec les curateurs de la Paris Design Week Factory et avec le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d'Art de la Ville de Paris, afin d'affirmer le soutien du magasin aux jeunes talents de la création française et parisienne. Le rez-dechaussée accueillera deux expositions majeures : l'une consacrée aux objets iconiques de l'art de vivre à la française : « Objets estampillés France », l'autre dédiée au design à impact, en collaboration avec l'APCI : « France Design Impact ». En partenariat avec la Ville de Paris, un espace permettra aux jeunes talents labellisés « Fabriqué à Paris » de présenter et vendre leurs créations. Enfin, un espace conçu avec la Confédération des Arts de la Table mettra en avant les jeunes créateurs du secteur, et des pièces uniques du designer Laurent Badier, partenaire historique et emblématique du BHV, pourront être personnalisées en exclusivité au BHV le temps de l’évènement.
Les 170 ans du BHV — octobre 2026. Cet anniversaire sera célébré autour du cœur de l'ADN du magasin : la maison, le bricolage et l’art de vivre. Une sélection de 170 produits iconiques vendus au BHV depuis sa création sera mise à l'honneur, accompagnée d'une exposition s'appuyant sur les archives du magasin pour raconter 170 ans d'histoire et d'innovation. Des collections capsules seront développées avec plusieurs marques emblématiques. Pensé comme une fête ponctuée de surprises, cet anniversaire s'adressera à tous, et tout particulièrement aux voisins et fidèles du magasin.
Noël — décembre 2026. Période déterminante pour la réussite de la relance, Noël renouera avec les traditions et les codes de la féerie. Le magasin proposera une expérience vivante et animée, offrant aux Parisiens un moment de partage et d'inspiration. Des vitrines dédiées aux enfants seront déployées et de nombreuses animations organisées dans les différents espaces. Des univers spécifiquement consacrés aux fêtes seront développés : sapins, décorations, art de la table, cuisine, cadeaux. II. Préparer le BHV de demain La direction présente le nouveau plan commercial du magasin, déployé dès cet automne et enrichi à partir du début de l'année 2027. Ce plan définit la nouvelle organisation commerciale du BHV et la vocation de chacun des étages. Dès septembre, le rez-de-chaussée rouvrira avec un parcours client repensé, intégrant dès l’entrée du magasin des univers dédiés à la maison et la décoration, dans un esprit « Bazar » retrouvé, alliant inspiration, idées cadeaux, et savoir-faire français. Plus que jamais, le BHV doit (re) devenir le grand magasin du quotidien pour les petits et grands projets. Boulanger et Rougier&plé, le spécialiste des arts créatifs s’installeront également au rez-de chaussée Le Bricolage reprendra sa place de choix au sous-sol avec une offre repensée pour tous les besoins des parisiens, et les halles alimentaires « Le grand Marché du Marais » s’installeront dans la continuité courant 2027, avec une offre de produits frais et d’artisans français. La dominante maison et bien-être chez soi, sera le fil conducteur de l’ensemble des étages avec une sélection d’offre dédiée. Le BHV affirme toutefois son souhait de rester et conserver les codes du grand magasin multi univers, et à ce titre, conservera un étage (le 1er étage) dédié à la mode femme. L’ensemble des autres étages seront consacrés à la maison, la décoration, le mobilier, les arts de la table, le culinaire, l’épicerie, le luminaire, linge de lit, literie et bagages, avec les marques incontournables et référentes de chaque univers mais aussi avec une curation spécifique sur chaque étage qui présentera, à l’arrivée de chaque niveau, les dernières tendances et innovations. Un plan plus détaillé sera présenté d’ici la fin de l’année.
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III. Mobiliser et renforcer les équipes
Renforcement de la gouvernance : l'arrivée d'Éric Lovisolo La direction annonce le recrutement d'Éric Lovisolo, qui rejoint le COMEX du BHV. La nouvelle structure se dote ainsi d'un dirigeant expérimenté, chargé de sécuriser stratégiquement, financièrement et opérationnellement le plan de relance et de croissance. Il apporte une vision de transformation à long terme, nourrie notamment par ses expériences chez Celio et au Printemps. Ce recrutement illustre la volonté de s'entourer de profils de tout premier plan pour conduire un projet ambitieux, rigoureux et maîtrisé. Éric Lovisolo a exercé les fonctions de Directeur Général Administratif et Financier du groupe Printemps de 2008 à 2026. Il cumule plus de vingt ans d'expérience dans le retail et l'univers du luxe et est Vice-Président de la DFCG (Association nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion). Son arrivée renforce une équipe de direction déjà solide, dont plusieurs membres connaissent le magasin depuis plus de vingt ans. Elle confirme le caractère crédible, sérieux et maîtrisé du projet : un plan de relance construit, audité, accompagné par des experts de premier plan, bénéficiant d'un financement sécurisé et d'une trajectoire clairement définie vers le retour à la rentabilité. Un plan d'actionnariat salarié : 40 % du capital détenu par les équipes La direction annonce la mise en place d'un plan d'actionnariat salarié, présenté cette semaine aux représentants du personnel. Ce dispositif concerne l'ensemble des collaborateurs justifiant de plus d'un an d'ancienneté et prendra la forme d'une attribution d'actions gratuites. Il concrétise l'engagement pris dès l'annonce de la reprise : ouvrir une part significative du capital de la nouvelle structure à l'ensemble des salariés du BHV, des cadres dirigeants aux collaborateurs de terrain. À terme, 40 % du capital de la nouvelle structure sera détenu par les salariés. Ce niveau de participation, particulièrement élevé, place les équipes au cœur du projet de transformation et fait des collaborateurs des acteurs directs du succès et de la création de valeur du magasin. Cette décision prolonge la conviction portée par la direction depuis l'annonce de la reprise : les salariés constituent l'actif principal du BHV et doivent être pleinement associés à son avenir. Ce dispositif répond à une logique de mobilisation collective, de reconnaissance de l'effort et de partage de la création de valeur. En ouvrant largement le capital aux salariés, la direction souhaite faire de l'actionnariat salarié une réalité concrète plutôt qu'un simple symbole : reconnaître les efforts consentis, fédérer les collaborateurs autour d'un projet commun et leur permettre de bénéficier directement des fruits de la relance qu'ils contribuent à construire.
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°181: 2001 -Partie 3 Bricolo-Café et les 35 h
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11 janvier 2001 : inauguration du Bricolo Café
Dès l’entrée, le Bricolo Café plonge ses visiteurs dans une atmosphère empreinte de nostalgie.
Le décor évoque l’atelier de nos grands-pères : de vieux établis patinés par le temps, marqués de trous et de bosses, des étaux rouillés, de magnifiques outils en fer et en bois, ainsi que des affiches anciennes qui semblent avoir traversé plusieurs générations.
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Autour de petites tables, des chaises en bois paillées invitent à la détente. Sous la lumière chaleureuse de lampes d’un autre temps, il fait bon s’installer après une séance de shopping ou l’achat de quelques indispensables du bricolage : robinets, colle à bois ou mèches de perceuse.
Pourtant, derrière cette mise en scène authentique se cache une surprise : tout est neuf. La poussière sur les outils, les entailles sur les établis et même les tabourets cabossés ont été soigneusement recréés. Une façon originale de rappeler que le bricolage et la décoration permettent aussi de réinventer le passé et de donner une âme aux objets.
Le jeudi 11 janvier 2001, le magasin a exceptionnellement rouvert ses portes à 20 heures pour célébrer l’inauguration du Bricolo Café. Plus de 300 invités étaient présents, parmi lesquels 70 journalistes représentant la presse féminine, la presse spécialisée dans le bricolage ainsi que la presse généraliste.
Après les interventions de Gilles Oudot et de Rémi Lacointa, Jacques Chevrier a présenté le concept du Bricolo Café. L’accueil fut unanimement enthousiaste. Le décor, à la fois surprenant et chaleureux, a impressionné l’ensemble des invités.
Nombreux sont ceux qui ont annoncé leur intention de revenir pour découvrir les secrets du bricolage à travers les master-classes proposées par le Bricolo Café, un lieu conçu pour apprendre, partager et transmettre un savoir-faire dans une ambiance conviviale.
Janvier 2001 : les 35 heures entrent dans une nouvelle ère
L’entrée en vigueur de l’accord d’entreprise sur les 35 heures, au 1er janvier 2001, a marqué une étape importante dans l’organisation du travail. Pour accompagner cette évolution, un nouveau système informatique de gestion des temps et des absences, baptisé Gestor, a été déployé. Relié directement au service de la paie, cet outil a permis d’automatiser et de fiabiliser le suivi du temps de travail des collaborateurs.
La mise en place de ce dispositif a représenté un chantier d’envergure. Pendant près de quatre mois, les équipes de la Direction Informatique et de la Direction des Ressources Humaines ont travaillé en étroite collaboration afin de relever ce défi technique et organisationnel.
Le calendrier a été particulièrement soutenu. Fin septembre 2000, l’encadrement définissait les nouveaux horaires de travail. Un mois plus tard, les plannings trimestriels étaient élaborés. Enfin, le 15 décembre, chaque collaborateur recevait ses horaires et son planning pour le début de l’année 2001.
Depuis le 1er janvier, Gestor est pleinement opérationnel. Les nouvelles badgeuses grises et bleues ont remplacé les anciennes bornes de pointage, symbolisant l’entrée de l’entreprise dans une gestion modernisée du temps de travail.
Comme pour tout changement d’une telle ampleur, quelques ajustements ont été nécessaires lors des premières semaines d’utilisation. Les éventuelles anomalies ou difficultés rencontrées pouvaient alors être signalées au service des Ressources Humaines, et plus particulièrement à Thierry Rivière, chargé du suivi de cette mise en œuvre.
Cette évolution, à la fois technique et humaine, illustre l’importante mobilisation des équipes pour accompagner la transition vers les 35 heures et garantir son succès au sein de l’entreprise.
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°180 : 2001 -Partie 2 Historique Monde et horaires BHV
Le monde entre dans le XXIᵉ siècle
En janvier 2001, beaucoup de pays sont encore portés par l'enthousiasme de la révolution numérique. Internet se démocratise, les téléphones mobiles se répandent rapidement, mais les smartphones n'existent pas encore. Les connexions sont souvent en bas débit et Google est encore une jeune entreprise.
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Les attentats du 11 septembre constituent l'événement majeur de l'année.
Des membres d'Al-Qaïda détournent des avions de ligne et frappent les tours du World Trade Center ;
Près de 3 000 personnes meurent. Ces attentats bouleversent la politique internationale.
L'intervention en Afghanistan : En octobre 2001, les États-Unis et leurs alliés interviennent en Afghanistan pour renverser le régime des Talibans. Cette guerre durera près de vingt ans.
En France
Jacques Chirac est président, Le Premier ministre est Lionel Jospin. La France vit une période dite de « cohabitation ».
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Une économie relativement favorable . Le chômage baisse progressivement.
L’euro existe déjà depuis 1999, mais uniquement sous forme scripturale.
Les Français utilisent encore : Le franc ; les chèques en francs ; les pièces et billets en francs.
Les billets et pièces en euros arriveront le 1ᵉʳ janvier 2002.
A Paris
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Un changement politique historique, En mars 2001, Bertrand Delanoë devient maire de Paris.
C'est la première alternance politique à l'hôtel de ville depuis plus d'un siècle.
Paris accueille environ 30 millions de visiteurs par an.
Commerce :
Les Français découvrent progressivement :
Internet à domicile pour peu de familles ; les forfaits mobiles ; les premiers appareils photo numériques.
Les réseaux sociaux n'existent pas encore.
- Les achats se font presque exclusivement en magasin ;
- Le commerce en ligne est encore marginal ;
- Les cartes de fidélité se généralisent ;
- Les vitrines de Noël des grands magasins constituent déjà un événement incontournable ;
Dans l'ensemble, 2001 apparaît aujourd'hui comme une année de transition : un monde encore largement « analogique », où Internet commence à transformer les habitudes, où le franc est sur le point de disparaître au profit de l'euro, et où Paris conserve un commerce de prestige dominé par ses grands magasins historiques, juste avant que le e-commerce, les smartphones et les réseaux sociaux ne modifient profondément les modes de consommation.
Fin des nocturnes à Rivoli et nouvelle organisation des horaires
L’année 2001 commence par une évolution notable dans le fonctionnement du magasin de la rue de Rivoli.
Le mercredi 27 décembre 2000 marque la dernière nocturne du site. Mise en place près de 27 ans plus tôt, cette ouverture tardive du mercredi soir disparaît définitivement, clôturant une longue habitude de fonctionnement du grand magasin.
Dans le cadre de la réorganisation globale de l’activité et de l’adaptation des rythmes commerciaux, une nouvelle organisation des horaires est alors instaurée. Les nocturnes traditionnelles sont remplacées par un dispositif plus souple, reposant sur deux demi-nocturnes hebdomadaires.
Désormais, le magasin ferme à 20h30 les mercredis et les vendredis, permettant de maintenir des amplitudes d’ouverture adaptées à la clientèle tout en ajustant les conditions d’exploitation.
Cette évolution s’inscrit dans un ensemble plus large de transformations engagées au cours de l’année 2001, marquée par une remise à plat des concepts commerciaux, des organisations internes et des formats de vente. Elle illustre, une nouvelle fois, la recherche d’un équilibre entre héritage du grand magasin et adaptation aux nouveaux modes de consommation.
Cette nouvelle organisation illustre la volonté du groupe de mieux structurer ses activités transversales et de renforcer les synergies entre ses différentes enseignes, tout en développant des services adaptés à une clientèle de plus en plus diversifiée.
Adieu à Yolande Pasquier
C’est avec une grande tristesse que nous vous faisons part du décès de Yolande Pasquier, survenu dans la soirée du 8 juillet.
Une maladie, découverte récemment et dont l’évolution a été particulièrement rapide, l’a emportée à quelques jours de son 80ᵉ anniversaire, qu’elle aurait célébré le 11 juillet.
Selon sa volonté, une cérémonie de crémation se déroulera dans l’intimité familiale dans les prochains jours. Nous serons heureux de faire suivre vos petits mots ou commentaires à son conjoint, merci de me les envoyer.
Eloge à Yolande :
Aujourd'hui, nous rendons hommage à une femme dont le parcours professionnel et humain force le respect : Yolande.
Très jeune, à seulement 14 ans, Yolande entre dans la vie active au Bazar de Neuilly. Dès cet âge, elle fait preuve d'un courage et d'une détermination qui ne la quitteront jamais. À 19 ans, elle devient secrétaire médicale avant de poursuivre un parcours professionnel riche et exemplaire.
En 1971, elle rejoint Belle Épine comme vendeuse, puis devient stagiaire cadre à Créteil. Son sérieux, son engagement et ses qualités humaines la conduisent ensuite au magasin de Rosny, où elle évolue comme cadre : chef de département.
Elle poursuit sa carrière à Rivoli, au rayon Jardinage, aux côtés de Monsieur Renard, avant de prendre la responsabilité du rayon Peinture, épaulée par Madame Bergandy.
Mais c'est au rayon Literie que j'ai eu le bonheur de la connaître un peu plus .
Yolande était sur le terrain ; moi, aux Achats. Ensemble, avec une équipe extraordinaire composée d'adjoints, de vendeurs et de démonstrateurs d'une grande compétence, nous avons connu de très belles réussites. Ces succès, nous les devons en grande partie à son professionnalisme, à son exigence et à sa capacité à fédérer les équipes autour d'un même objectif.
Yolande a également mené une seconde carrière, tout aussi importante à ses yeux : celle de déléguée du personnel. Elle s'y investissait avec la même énergie et la même générosité. Défendre les autres, les écouter, les accompagner, trouver des solutions… elle ne comptait ni son temps ni ses efforts lorsqu'il s'agissait d'aider quelqu'un.
Elle était profondément humaine, animée par le sens du devoir et de la solidarité. Nombreux sont ceux qui ont bénéficié de son soutien, de ses conseils ou simplement de sa présence rassurante.
Yolande était un exemple de courage, de travail et de dévouement. Elle ne comptait jamais ses heures, parce qu'elle donnait toujours le meilleur d'elle-même. Son engagement, sa force de caractère et sa générosité resteront gravés dans nos mémoires.
Aujourd'hui, nous perdons une collègue exceptionnelle, une amie fidèle et une femme remarquable. Mais nous garderons le souvenir de son sourire, de son énergie, de sa bienveillance et de tout ce qu'elle a apporté à celles et ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin.
Nous souhaitons également adresser nos plus sincères remerciements à Jeanne-Marie M., qui l'a beaucoup soutenue sur le plan psychologique, ainsi qu'à Régis D, qui a su l'accompagner avec dévouement lors de ses derniers rendez-vous médicaux.
Merci, Yolande, pour tout ce que tu nous as apporté. Tu laisses derrière toi une empreinte indélébile et un immense vide, mais aussi un héritage d'humanité, de courage et de générosité que nous n'oublierons jamais.
Repose en paix.
Christine Douchet
Décès de Claude Staffe
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Chers collègues,
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Claude Staffe, survenu le 2 juillet, à l’âge de 91 ans. Affaibli par la maladie, il a été emporté par une crise cardiaque.
Claude était un homme passionné par l’écriture. Il aimait écrire des romans dans lesquels le mystère occupait toujours une place importante, révélant son imagination et son goût pour les intrigues.
Il n’est pas facile de retracer avec précision tout son parcours au BHV. ( Son père, Roger Staffe, avait été directeur des entrepôts d’Ivry.)
Claude a exercé les fonctions de responsable des ressources humaines pour l’expansion des nouveaux magasins BHV dans les années 1970. À la disparition du GIDEP, il a ensuite pris la responsabilité du GD (Groupe de démonstrations), avant de faire valoir ses droits à la retraite en 1995.
Nombre d’entre nous ont également pu découvrir et apprécier son talent artistique à travers les magnifiques pastels qu’il réalisait et que nous avions eu le plaisir de publier sur ce blog.( pour mémoire voir en bas de cet article)
Une célébration en sa mémoire sera célébrée
le vendredi 10 juillet à 10 h 15,
en l’église Notre-Dame de Villeneuve-l’Archevêque, dans l’Yonne, près de Sens.
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Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches.
Vous pouvez m’envoyer un petit mot ou un commentaire qui sera remis à sa sœur.
Merci
Christine Douchet
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°179: 2001 -Partie 1 Résultats 2000 et orientation.
L'année 2001 constitue un tournant dans l'histoire du BHV. Il est donc utile de marquer une pause afin de faire le point, car c'est à partir de cette date que l'implication des Galeries Lafayette se renforce de manière significative.
Cette évolution s'accompagne progressivement d'une transformation de l'identité du BHV, qui voit s'estomper peu à peu l'esprit et le caractère qui avaient fait sa singularité pendant des décennies.
Qu'est-ce que le Groupe Galeries Lafayette en ce début 2001
Co-Présidents : Philippe Houzé et Philippe Lemoine
Le Groupe Galeries Lafayette représente :
- 36 000 collaborateurs ;
- Un chiffre d'affaires de 36,4 milliards de francs hors taxes en 1999 ;
- 315 magasins en France représentant 1,2 million de mètres carrés ;
- 866 millions de francs d'investissements corporels annuels en 1999 ;
- 542 millions de francs de résultat net courant, part du Groupe.
Le Groupe Galeries Lafayette est alors constitué de quatre branches :
Galeries Lafayette – Nouvelles Galeries, Directeur Général Joël Mornet
- 13 000 collaborateurs ;
- 37 % du chiffre d'affaires du Groupe .
- Une offre commerciale orientée vers la mode et l'équipement de la personne.
BHV : Directeur Général Giles Oudot.
- 4 000 collaborateurs ;
- 13 % du chiffre d'affaires du Groupe .
- Une offre commerciale orientée vers la maison.
Monoprix : Directeur Général Claude Sendowski
- 16 500 collaborateurs ;
- 33 % du chiffre d'affaires du Groupe (Monoprix resserre son alliance avec Casino)
- Une offre commerciale où l'alimentation est dominante dans les « Citymarchés ».
Laser : Directeur Général : Francis Lorentz et Michel Philippin
- 3 500 collaborateurs ;
- 17 % du chiffre d'affaires du Groupe .
- Une activité orientée vers les métiers des cartes, du crédit, de la gestion de la relation client et de l'intermédiation électronique.
Le BHV-SA présente une situation financière saine en 2000 :
- Un bilan équilibré,
- Une activité commerciale en croissance.
- Le chiffre d'affaires en hausse. 644 620 K€ pour : 620 277 K€ en 1999 ; → +3,9 %
- Le résultat d'exploitation en forte progression. 2000 : 18 620 K€ pour : 14 535 K€ en 1999 → +28 %
- Les capitaux propres sont solides.
- Une très faible dette financière.
- Une bonne trésorerie.
L'analyse des comptes de BHV montre une entreprise financièrement solide.
Sa structure de financement est équilibrée, avec des capitaux propres représentant près de 30 % du total du bilan et un endettement financier très limité. Le fonds de roulement est positif (26,9 M€), tandis que le besoin en fonds de roulement est négatif (-44,5 M€), ce qui permet de dégager une trésorerie nette d'environ 71 M€.
Cette situation est caractéristique d'une entreprise de grande distribution bénéficiant d'un financement important par le crédit fournisseurs.
Sur le plan économique, l'activité progresse avec une hausse du chiffre d'affaires de 3,9 % et une amélioration sensible du résultat d'exploitation (+28 %), traduisant une meilleure efficacité opérationnelle
En définitive, Le BHV apparaît comme une entreprise solvable, liquide et bien gérée sur le plan opérationnel.... (Il était bon de le rappeler !)😉
Nous parlerons dans les prochains articles, de l'ouverture du Bricolo Café, des 35 h, de la naissance de Kyrielles, des 6 jours tentation, de la création de la Centrale d'achats, de Box & Co etc...
CD
Lu dans la Presse : Comment Frédéric Merlin s’est enfin débarrassé du boulet BHV Marais sans y laisser (trop) de plumes…
Comment Frédéric Merlin s’est enfin débarrassé du boulet BHV Marais sans y laisser (trop) de plumes…
Je découvre ce journal comme vous certainement!...et je partage cet article bien rédigé et intéressant à nos lecteurs du réseau.
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La Minute Riches La Minute Riches est LE média qui vous parle des UltraRiches et de leurs affaires
juin 18, 2026 par Eric Tréguier
Depuis 170 ans, c’est une institution parisienne. Le BHV Marais va changer de mains pour la deuxième fois en trois ans. Et le schéma de cette vente est plus que surprenant.
Frédéric Merlin aura essayé. En rachetant le BHV en 2023, le jeune patron de la Société des Grands Magasins pensait reproduire sa recette : reprendre un actif en difficulté et le redresser. Sur le papier, l’affaire cochait toutes les cases. Dans les faits, elle s’est transformée en piège.
Mécanique enrayée
Certes, le magasin est brièvement repassé dans le vert, mais la mécanique s’est vite enrayée, à cause d’impayés à répétition, qui ont entrainé le départ des marques et la chute de fréquentation. Au début de cette année, les ventes ont nettement piqué du nez, à des niveaux inédits, et le grand magasin, vidé de ses enseignes, est devenu « un repoussoir à clients ». Le BHV est passé du stade de vitrine d’un redressement à un cas d’école marketing et…à un foyer de pertes. Pire : il pompe une part disproportionnée des ressources d’un groupe de 19 centres commerciaux dont son PDG estime la valeur à un milliard d’euros et qui, par ailleurs, reste rentable.
Et c’est là que le sujet change de nature. Pour SGM, le BHV n’était plus un projet, c’était devenu un risque. Car le groupe de Frédéric Merlin repose sur un modèle simple : redresser des actifs sans compromettre l’équilibre global. Or avec le BHV Marais, tout a convergé dans le mauvais sens : pression de trésorerie, image dégradée, complexité politique et commerciale. Le coup de grâce a été porté par la perte des murs, finalement repris début 2026 par Brookfield après l’échec du financement monté par SGM, dans un contexte de taux élevés.
A partir de ce moment s’est alors posée la question de conserver l’exploitation. Frédéric Merlin l’a lui-même reconnu : il n’allait pas passer les prochaines années à se battre pour un actif qui mobilisait autant pour si peu. D’où la solution trouvée il y a quelques jours : vendre. Mais à qui? Un tel monument, avec un tel passif, en a effrayé plus d’un. Des fonds ont préféré laisser tomber. La solution? Laisser le management reprendre l’affaire, laisser ces quatre cadres déjà en place tenter l’impossible. Karl-Stéphane Cottendin, ex-directeur général du BHV et du groupe SGM (il va bien sur quitter ces fonctions),Valérie Chaleyssin, directrice marketing, Medy Ty, directeur artistique et Élodie Nho, la DRH, veulent recentrer le grand magasin “sur son cœur de métier historique : la maison, bricolage, décoration, mobilier, luminaire, culinaire, art de la table, linge de maison, loisirs créatifs, électroménager, literie, librairie, etc.”, selon un communiqué.
Questions stratégiques
Cela posera rapidement deux questions. Quid de Shein? Le sort de la marque de fast-fashion chinoise dont l’installation au BHV avait fait polémique semble être scellé : cette “expérimentation” était “une erreur stratégique”, a reconnu auprès de l’AFP Karl-Stéphane Cottendin, pour qui Shein sera “idéalement” parti d’ici à Noël. Et quid de Brookfield? Le Canadien est en effet propriétaire, depuis le début de l’année, des murs du BHV Marais et était censé récupérer plus de 60 % des locaux pour ses projets de redéveloppement, parmi lesquels un possible hôtel aux deux derniers étages (dont celui occupé par Shein). C’est désormais compromis. La mairie ne semble pas convaincue. Et la nouvelle direction veut renégocier le périmètre exact sur lequel sera déployé le nouveau concept.
Enfin, il y a le financement de cette transaction surprenante. Le 700 salariés vont se voir proposer de participer financièrement à la relance du magasin à travers, dit-on, un scop (une coopérative). Plus de 300 seraient intéressés, devrait-on nous annoncer la semaine prochaine. Un scénario qui séduit l’opinion, les pouvoirs publics… mais qui tient aussi du story-telling. Car les repreneurs salariés n’ont pas les capitaux nécessaires pour financer la reprise. Et ont encore moins l’accès au crédit bancaire. Les banques jugent en effet l’opération trop risquée, trop instable, trop exposée. Et avec l’explosion des taux d’intérêt depuis 2022, inutile d’imaginer une opération de refinancement plus sophistiquée, type LBO. Mais alors, si le montage classique (apport en cash + crédit bancaire) est devenu impossible, comment ont-ils pu conclure la transaction?
Crédit Vendeur
Et bien, dans la situation présente, il ne reste qu’une seule voie : le crédit vendeur. Autrement dit, Frédéric Merlin a vendu son actif, mais a sans doute accepté d’en financer lui-même une partie. Mardi dernier, la SGM reconnaissait vendre “à prix négatif” le fonds de commerce du BHV Marais, institution parisienne depuis 170 ans. Une source proche du dossier interrogée par LMR l’a d’ailleurs confirmé : il a laissé “de l’argent dans le deal…” Et pas seulement les 15 millions d’euros réinjectés dans le magasin depuis sa reprise en 2023. Contacté par LMR, Frédéric Merlin n’a pour le moment pas donné suite à nos questions sur ce point. Et on le comprend. Trop embarrassant…
Dans ce type de situation, ce mécanisme du “crédit vendeur”, habituellement marginal, devient central. Il permet tout simplement au deal d’exister. Du reste, le montant de l’opération elle-même n’a pas dû être faramineux. Il ne s’agit que du transfert de l’exploitation d’un magasin de centre-ville, autrement dit d’un dinosaure du commerce physique. Et qui plus est, un magasin alourdi par le dossier Shein, et qui perd de l’argent… Alors, Frédéric Merlin a fait ce qu’il faut : il a même sans doute fait un chèque pour accompagner le plan de relance des repreneurs.
Schéma pas classique
On n’est donc pas dans le schéma d’une vente classique, mais dans une sortie organisée, où le vendeur a accepté de perdre de l’argent et d’étaler son paiement pour se libérer d’un actif devenu trop lourd. Et il faut le reconnaître : ce calcul a du sens. Se couper le bras plutôt que de perdre tout. Et aujourd’hui, pour la SGM, abandonner le BHV, c’est sécuriser l’avenir de la SGM.
(La Minute Riches est LE média qui vous parle des UltraRiches et de leurs affaires. Une question, une suggestion ? Laissez-nous un message : laminuterichescontact@gmail.com)
Mais qui est donc Karl Stéphane Cottendin
À la demande de plusieurs collègues, nous avons poursuivi nos recherches concernant l'homme d'affaires Karl Stéphane Cottendin, directeur du BHV et dirigeant de plusieurs sociétés.
Nos investigations nous ont permis de constater que M. Cottendin a créé une nouvelle société le 24 avril 2026, en complément de Kergence. Cette structure, dotée d'un capital social de 1 000 euros aussi, exerce l'activité mentionnée ci-dessous.
Dans la seconde partie de cet article, nous reviendrons également sur les éléments figurant dans
l'acte du 8 juin 2026 de cette nouvelle société, où apparaissent encore les soutiens de SGM et SGEM, ainsi que sur l'origine des apports réalisés.
Par ailleurs, il est intéressant de noter que
Kergence, la société chargée de la gestion du BHV, n'a été créée que le 9 juin 2026.
Ces différents éléments soulèvent plusieurs interrogations. Sont-elles fondées ? Chacun pourra se faire son opinion à la lecture des documents et informations présentés. L'avenir nous le dira.
Dirigeants et représentants de KSC ADVISORY Depuis le 24/04/2026
- Cottendin Karl-Stéphane Président 33 ans - 04/1993
Activité de KSC ADVISORY
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Activité principale déclarée : |
La Société a pour objet, en France et à l'étranger : Conseil et assistance aux entreprises en affaires et gestion ; La détention et la gestion de participations dans d'autres sociétés et la fourniture de services administratifs et financiers à ces sociétés ; Location-bail de propriété intellectuelle et de produits similaires, à l'exception des œuvres soumises à copyright, incluant la mise à disposition de brevets et licences ; L'activité de marchand de biens, d'achat et vente de biens immobiliers ; Gestion et administration de portefeuilles d'investissement et de fonds financiers ; La prise, l'acquisition, l'exploitation ou la cession de toutes marques, de tous procédés et brevets, et plus largement de tout droit de propriété intellectuelle concernant ces activités ; La participation de la Société, par tous moyens, directement ou indirectement, à toutes opérations pouvant se rattacher à son objet par voie de création de sociétés nouvelles, d'apport, de souscription ou d'achat de titres ou droits sociaux, de fusion ou autrement, de création, d'acquisition, de location, de prise en location-gérance de tous fonds de commerce ou établissements ; Et plus généralement, toutes opérations de quelque nature qu'elle soit, se rattachant directement ou indirectement à l'objet social ou à tous objets similaires, connexes, complémentaires ou susceptibles d'en faciliter la réalisation ou l'extension. |
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Convention collective supposée : |
Bureaux d'études techniques et sociétés de conseils - IDCC 1486 |
Informations juridiques de KSC ADVISORY
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Forme juridique : |
SAS, société par actions simplifiée |
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Capital social : |
1 000,00 € |
Les coulisses de KSC : Dans le rapport sur la valeur des apports, du 8 juin, que vous pouvez télécharger complétement ci-dessous, vous pourrez lire les paragraphes sur les apports SGM commerce et SEGM BHV, dont je vous joins un passage pour que vous puissiez en prendre connaissance facilement...
A vous de vous faire votre avis !...
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Le BHV en effervescence, la Presse s'agite, mais que se passet'il ?
Quand la Presse nous annonce le retour des fondamentaux du BHV , nous ne pouvons que nous réjouir !
1. Événement principal : changement de contrôle du BHV Paris
Le BHV Marais entre dans une nouvelle phase de son histoire. La Société des grands magasins (SGM), dirigée par Frédéric Merlin, cède le fonds de commerce du magasin parisien ainsi que celui de Parly 2 à Karl-Stéphane Cottendin, jusqu’ici directeur général du BHV et de la SGM.
Cette opération marque un retrait de Frédéric Merlin après une période marquée par plusieurs controverses et difficultés opérationnelles.
Le retrait de Shein constitue donc un signal fort : la nouvelle direction cherche à réaffirmer l'identité historique du BHV et à s'éloigner d'une logique de communication basée sur la polémique.
Un nouveau repreneur , dont le nom est connu au BHV K S Cottendin
2- La société KARGENCE vient d’être créée le11/06/2026
Nature de l’activité principale : Commerciale
Forme juridique : SASU, Société par actions simplifiée unipersonnelle
Capital social : 1000 EUR
Adresse du siège : 13-15 RUE DE LA VERRERIE 75004 Paris 4e Arrondissement FRANCE
Gestion et Direction: COTTENDIN Karl-Stéphane Qualité : Président de SAS
Origine du fonds : Création
3- Un repositionnement centré sur le cœur de métier, c’est ce que tous les anciens du BHV pouvaient espérer et que nous avons évoqué dans nos précédents articles.
La stratégie annoncée repose sur un recentrage autour de l'univers de la maison :
Activités renforcées :
Bricolage ; Décoration ; Luminaires ; Arts de la table ; Cuisine- Ménage; Linge de maison ; Literie ; Loisirs créatifs.
Plus douteux : parapharmacie ; halle alimentaire. (Ce rayon qui a déjà existé au BHV a été source de perte)
4 - Enjeu principal
Le succès du plan dépendra moins du départ de Shein que de la capacité de la nouvelle direction à résoudre trois problèmes simultanément :
- Rétablir la confiance des fournisseurs et des marques.
Encore faut-il qu’ils soient payés dans un premier temps « au cul du camion ».
- Faire revenir les clients dans un magasin dont l'image s'est brouillée.
Retour à une communication abribus, métro et presse…
- Financer la transformation du BHV tout en absorbant les dettes accumulées.
On n’accueille pas les clients au BHV dans un magasin où les escalators et ascenseurs ne fonctionnent pas.
Le départ de Shein est donc avant tout un symbole ; la véritable difficulté sera de démontrer que le BHV peut redevenir un grand-magasin rentable et différencié dans un marché du commerce physique en pleine mutation.
Il est sûr que si Brookfield se portait garant, on pourrait tous croire à ce projet qui repose sur le fondement même du BHV.
5- Dimension sociale : recherche d'adhésion interne
La nouvelle Direction souhaite associer les salariés à la relance :
- Possibilité d'entrer au capital de la société de reprise (Kargence) ;
- Absence annoncée de plan social ;
- Restaurer la confiance après plusieurs années d'incertitude.
Cette démarche vise à sécuriser l'engagement des équipes dans un contexte où les effectifs ont déjà fortement diminué. Il reste environ 700 personnes à ce jour dont la moitié sur le terrain.
Mais, a-t-on besoin d’une centrale d’achats pour un seul magasin ou deux avec Parly?
A l’époque glorieuse du BHV, l’acheteur-chef de rayon, créait ses produits, les commandait, décidait de ses publicités, participait à l’élaboration des campagnes publicitaires et le BHV fonctionnait à fond-la forme !
Nous souhaitons bonne chance à ce nouveau projet BHV.
Ci-dessous la Note de service, distribuée.
CD
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Les 4 signataires en photo sur l'article LSA : Elodie Nho, Medy Ty, Valérie Chaleyssin et Karl-Stéphane Cottendin
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