Lu sur BFM "On ne va pas finir l'année", à paris comme en province...
"On ne va pas finir l'année": à Paris comme en province, l'inquiétude grandit parmi les salariés des grands magasins BHV, toujours désertés par les marques et les clients
BFM Business OC avec AFP Publié le 06/06 à 09h36
Les syndicats les estimant à l'"agonie" quand la direction invoque une nécessaire période de "transformation".
"On ne va pas finir l'année": à Paris comme en province, l'inquiétude grandit parmi les salariés des grands magasins BHV, toujours désertés par les marques et les clients, les syndicats les estimant à l'"agonie" quand la direction invoque une nécessaire période de "transformation".
"170 ans avec vous, le BHV prépare la suite", clament les façades du Bazar de l'hôtel de ville, au cœur de Paris, où s'affiche un schéma représentant l'emblématique établissement parisien, la formule "rénovation en cours" apposée à chaque étage.
A l'intérieur, parmi les quelques clients présents vendredi matin, Maeva Normand, 31 ans, filme avec son téléphone le vaste espace vide barré de rideaux au rez-de-chaussée, en face de l'espace beauté-bijouterie où les emplettes restent possibles. "C'est impressionnant," commente cette habituée.
Les nombreux escalators en panne viennent renforcer l'impression d'abandon suscitée par les surfaces désertes observées à chaque étage, à part au 6e, où l'installation du premier magasin physique et pérenne de Shein, plateforme asiatique de mode ultra-éphémère accusée de détruire le commerce français, a fait scandale cet automne.
"Nous sommes dans un entre-deux assez atypique"
"Nous sommes dans un entre-deux assez atypique" a reconnu cette semaine Frédéric Merlin, cofondateur de la SGM, l'exploitant du BHV, dans Challenges, invoquant une période de "travaux" pendant laquelle il a "choisi de ne pas fermer".
La mue de l'établissement parisien, qui compte encore quelque 700 salariés, passe par la libération de surfaces au profit du fonds canadien Brookfield, propriétaire des murs (évalués à 300 millions d'euros) depuis janvier, en vue de son plan de redéveloppement.
La SGM, qui a acquis le fonds de commerce du BHV en 2023 auprès des Galeries Lafayette, devait aussi racheter son bâtiment de 45.000 m2. Mais le tour de table s'est avéré plus difficile que prévu, en particulier après le retrait de la Banque des territoires, opposée au partenariat avec Shein.
Confronté depuis des mois à la fuite de marques (Dior, Sandro, Guerlain, etc.) échaudées par des impayés ou mécontents de l'arrivée du géant asiatique, le groupe comptait sur son nouveau bailleur pour se remettre à flot, moyennant une réduction de 40% de la surface à sa main.
Finalement, la SGM n'exploitera plus que 15.000 m2, laissant plus de 60% des locaux à Brookfield, qui explore diverses pistes pour ranimer son immeuble, comme l'installation d'un hôtel aux 6e et 7e étages, selon une source proche du dossier confirmant des informations de presse.
"Flop complet"
Mais la SGM n'a toujours pas reçu les "15 à 20 millions" d'euros espérés de Brookfield, souligne à l'AFP un représentant de l'intersyndicale du BHV.
La source proche du dossier assure qu'"entre 3 et 6 millions d'euros" ont déjà été avancés à la SGM, mais que cette dernière n'a pas respecté certains engagements. Sollicités, la SGM et Brookfield n'ont pas commenté. En attendant, le chiffre d'affaires du BHV est "en chute libre", s'alarme l'intersyndicale. "Le samedi, on fait entre 45.000 et 55.000 euros, alors qu'avant moins de 500.000, c'était une catastrophe", se désole une de ses membres.
Faute de clients, "on erre un peu toute la journée, c'est très long", déplore une employée parisienne.
Même constat dans les huit BHV (dont 7 ex-Galeries Lafayette) hors Paris où quelque 500 salariés "se demandent tous les mois s'ils vont être payés", assure Sabine Le Bourhis, déléguée syndicale centrale CFDT à Orléans. Le coup de grâce est venu, selon elle, de la rupture du contrat entre la SGM et les Galeries Lafayette, opposées à l'arrivée de Shein.
Signe des temps, le BHV de Dijon vient de décider de fermer le dimanche. "Ben, vous savez, il y a pas mal de marques qui ne sont plus là", lâche une vendeuse, dépitée, à un client étonné de ne plus voir sa griffe préférée. Au deuxième étage, une exposition d'artistes-peintres locaux vient combler le vide, quand d'autres espaces sont laissés vacants.
Celui qu'occupe Shein depuis février est le plus achalandé. Mais "ce n'est pas l'affluence débordante", concède Denis Favier, le président de l'association des commerçants du centre-ville de Dijon, pourtant l'un des fervents partisans de la venue de la marque. "Shein, c'est un flop complet" assure Sabine Le Bourhis, convaincue que les BHV ne "verront pas Noël".
A Paris, Palmira, cliente soixantenaire, apprécie les nouvelles collections d'été Shein, mais préfère acheter en ligne: "c'est moins cher".
Ci-dessous, une photo du BHV en 1885, quand il fallait
du jugement, de l'audace et un vrai sens des affaires pour réussir.
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Lu dans le Figaro, «Il n’y a plus rien, plus aucune marque»... Le sort des cousins devenus BHV, est bien triste
Les BHV de Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims, repris par la SGM de Frédéric Merlin, sont en pleine crise depuis leur partenariat avec Shein annoncé en octobre 2025. En réaction, les Galeries Lafayette ont rompu leur contrat, et une centaine de marques (Dior, Guerlain, Sandro…) ont quitté les magasins, entraînant une chute des ventes estimée à 70 % et près de 4 millions d'euros d'impayés. Nous connaissons le scénario du BHV Marais !
Les corners Shein ont ouvert le 25 février 2026 dans ces cinq villes, mais sans l'affluence espérée. Le pari de Frédéric Merlin est de compenser les départs par Shein et un repositionnement vers le low-cost, la parapharmacie et la maison — avec une clause d'arrêt si ça ne fonctionne pas dans un an. L'avenir reste très incertain.
Des employés nous ont contactés peu rassurés sur leur avenir ! Nous leur souhaitons bien du courage !
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«Il n’y a plus rien, plus aucune marque» : dans les BHV de province, les effets collatéraux de l’arrivée de Shein
Le Figaro Par Pauline Landais-Barrau et Thomas Engrand
De Reims à Dijon, le sentiment est le même : que sont devenues les historiques et très appréciées Galeries Lafayette ? Désormais exploités par le groupe SGM sous l’appellation BHV, ces établissements se cherchent une nouvelle identité.
Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims... Depuis quelques mois, ces cinq villes françaises ont en commun d’avoir vécu un changement commercial de taille : la mutation des historiques Galeries Lafayette en BHV depuis leur reprise par le groupe Société des grands magasins (SGM). Et avec lui, l’arrivée en février en leur sein des tout premiers magasins Shein en France. Un changement de nom, de positionnement et finalement d’objectif ? Magasins quasi-vides, rayons clairsemés... Aujourd’hui, difficile d’y voir clair alors que ces établissements sont actuellement - à l’image du BHV parisien - en pleine restructuration, et prennent des virages dont il est parfois difficile de comprendre le sens.
À Reims en ce mercredi matin, le BHV se dresse fièrement dans un vieil immeuble du centre-ville situé rue de Vesle, sur lequel l’on peut lire l’inscription «magasins modernes». Vestige de ce que fut un jour ce lieu dans lequel toute la ville venait se presser. Les portes viennent à peine de laisser entrer les premiers clients, à l’ouverture du magasin, que déjà, les vendeurs s’affairent : certains rangent, d’autres discutent et deux autres... déménagent un vieux comptoir rouge qui s’apparente à une ancienne caisse. Si les lieux sont plutôt majestueux, c’est l’absence des enseignes habituelles de ces grands magasins qui saute aux yeux. «Il n’y a plus rien, plus aucune marque», se désole Florence, qui voulait acquérir un t-shirt.
Accompagnée de son amie, la quinquagénaire ne prend même pas le temps de descendre au sous-sol du magasin, où l’espace dédié à la marque chinoise Shein a été installé. «Ils n’auront pas ce que je recherche, je préfère aller chez Petit Bateau», lance-t-elle, avant de tourner des talons. C’est pourtant l’espace le mieux achalandé, avec plusieurs centaines de mètres carrés aux rayons bien fournis de vêtements pour enfants, hommes et femmes. Dès l’arrivée, une affiche invite à entrer «dans la première boutique physique de Shein», souhaitant la «bienvenue dans le nouveau chapitre du commerce. Mondial par sa portée, humain par sa nature. Un commerce qui réveille les sens, et redonne du sens à l’acte d’achat».
«De l’arnaque pure et dure»
Sur le papier, la présentation donne envie, mais ici aussi, comme aux étages supérieurs, il y a très peu de clients. Une femme âgée d’une quarantaine d’années explique être venue «flâner», mais promet qu’elle n’«achètera rien». «Je ne connais pas bien cette marque, mais clairement je peux vous dire que ce n’est que du synthétique», assure-t-elle, pointant du doigt un top noir asymétrique vendu 7,49 euros. L’étiquette lui donne raison : 100% polyester. Près de 300 kilomètres plus loin, une scène similaire se joue à la sortie du BHV de Dijon ce jeudi. «C’est de l’arnaque pure et dure», lâchent Bruno et Nancy. De passage en Bourgogne, ils tenaient à voir de leurs propres yeux ce partenariat qui fait couler tant d’encre.
Et le moins que l’on puisse dire est que cette visite ne les a pas convaincus. «Je suis couturière, je vois tout de suite que c’est de la mauvaise qualité. Mais le pire est que c’est cher pour ce que c’est, 30 euros pour un top !», s’émeut-elle. Tout juste concède-t-elle que «c’est original». Le couple ne comprend pas non plus ce qu’il voit être une alliance de la carpe et du lapin. «Le bâtiment est magnifique, mais Shein, ça dénature le lieu», souligne-t-il. «Je n’y vais plus depuis qu’il a été renommé BHV», abonde Victor, 23 ans, qui fait découvrir la ville et cet espace autrefois iconique à un ami étranger. «Quand c’étaient les Galeries Lafayette j’adorais le concept. Il y avait beaucoup de clients, on trouvait de tout. Aujourd’hui, c’est vide et les boutiques que j’aimais bien sont parties. Et puis ils n’ouvrent plus le dimanche», énumère-t-il, désolé.
À Dijon, les anciennes Galeries Lafayette occupaient un espace quasi unique sur le haut de gamme.
Plus étonnant, même les amateurs de la marque controversée ne semblent pas convaincus par cette arrivée. «On est là pour Shein, on achète souvent sur le site», acquiescent Capucine, Inès et Cyara, toutes les trois 15 ans. Mais ce qu’elles ont vu au -1 ne leur plaît pas, «c’est plus cher que sur le site et il y a moins de choix. Il n’y a pas non plus de bijoux ou d’accessoires», pointe le trio. Si, comme pas mal de leurs amies, elles se sont réjouies au début, elles estiment aujourd’hui préférer acheter sur internet. Pourtant çà et là quelques passants tiennent à bout de bras un sac estampillé Shein. «Je n’achetais pas sur le site, mais oui j’avais entendu dire que c’était là», s’amuse Anne-Marie, 62 ans, «j’aime bien l’endroit, c’est assez varié, il y en a pour tous les goûts», précise-t-elle.
Depuis le 11 mai, le BHV a pourtant lancé une offre exclusive de «boîte mystère» afin d’attirer de nouveaux clients. Le principe est simple : il suffit de choisir un sac «homme» ou «femme», à sa bonne taille «XS, S, M, L...» dans lequel se trouvent entre 2 et 5 articles, le tout vendu pour 14,99 euros. «Je remplis moi-même les sacs, en essayant de garder une certaine cohérence dans le style», explique la vendeuse du magasin Shein à Reims. À l’intérieur, jusqu’à 100 euros de vêtements, qu’il est impossible de voir à l’avance et d’échanger en cas de déception. «J’aime bien ouvrir le paquet avec les clients ; en général, ils sont très contents», poursuit-elle. Jusqu’au 14 juin, toute la collection hiver est également bradée à -40%. De quoi satisfaire les quelques déçus, aficionados de la marque chinoise sur Internet, qui ont été nombreux à regretter les prix «trop élevés» pratiqués en magasins.
«Un commerce ouvert et populaire»
«Nous avons fait le choix d’un commerce ouvert, populaire, accessible à tous les budgets», explique aujourd’hui SGM. Interrogée sur le positionnement de ces BHV installés en province, la direction du groupe assure les avoir repris «dans une logique différente» de celle appliquée au BHV parisien. «L’ambition n’est pas de dupliquer un modèle parisien en province, c’est de construire un commerce de centre-ville utile, accessible et vivant, dans des villes où les grandes enseignes nationales se sont progressivement retirées», explique-t-on en interne. Quant à l’absence flagrante des marques habituellement représentées dans les grands magasins, SGM reconnaît que certaines d’entre elles «ont quitté nos magasins dans le contexte de la polémique liée à Shein». «Ce choix leur appartenait, et nous le respectons (...) Le positionnement de nos magasins ne peut pas plaire à tout le monde».
Dans les rues commerçantes alentour, certains professionnels doutent tout de même de cette stratégie. «Ouvrir la boîte de Pandore, en accueillant l’ultra fast-fashion, n’est pas ce que je souhaite, entame d’emblée Denis Favier, président de la fédération des commerçants de Dijon, mais ça devait être un moyen de refaire de la trésorerie et de remettre le magasin à flot», justifie-t-il. Lui se dit «inquiet», persuadé que ce magasin «est la locomotive du centre-ville et doit le rester». Du côté de la ville, le propos est similaire, même si on cherche à garder une certaine distance avec ce dossier. «Le BHV est un moteur du centre-ville», reconnaît Antoine Hoareau, 1er adjoint en charge de l’urbanisme. En creux, l’élu reconnaît toutefois que «cette liberté de commerce génère souvent des réussites et parfois des échecs».
Les anciennes Galeries Lafayette occupaient un espace quasi unique sur le haut de gamme à Dijon. Certaines marques n’étaient vendues que dans le grand magasin. «Ça fait un vrai manque, car je suis convaincu que la clientèle est là», insiste Antoine Hoareau. À Reims, la problématique est ailleurs : les grandes marques de prêt-à-porter sont quasiment toutes présentes dans ce centre-ville très dynamique. Quel intérêt trouveraient elles, à être également distribuées dans un grand magasin à l’agonie ? Au dernier étage du BHV de Reims, même la librairie Le Furet du Nord - locataire des lieux - se meurt, elle aussi. Depuis quelques jours, l’entreprise - qui compte 27 librairies - a été placée en redressement judiciaire. Sur place, les vendeuses se refuseront à tout autre commentaire : «C’est un peu compliqué en ce moment».
Lu pour vous dans Challenges : « Il parle beaucoup, mais ne paye personne » ...
Encore un article :
L’article dresse le portrait d’un entrepreneur à la fois admiré et contesté. Il présente Frédéric Merlin comme un ambitieux ayant voulu transformer le BHV et bâtir un empire commercial, mais dont les moyens financiers et les choix stratégiques — notamment l’alliance avec Shein — ont déclenché une crise majeure. La question qui traverse tout le texte est de savoir s’il s’agit d’un visionnaire audacieux ou d’un dirigeant qui a surestimé ses capacités.
CD
« Il parle beaucoup, mais ne paye personne » : ascension et revers de Frédéric Merlin, l’homme qui a imposé Shein au BHV
S’imaginant en révolutionnaire du commerce, l’exploitant du BHV y a installé une boutique Shein. Désormais acculé, l’agitateur de 34 ans doit sauver le grand magasin. Quitte à renoncer à ses rêves de grandeur.
Guillaume Echelard Challenges 3 juin 2026 à 06h30
Mais qu’est-il arrivé au BHV ? Dans un flot de vidéos déversées sur les réseaux sociaux ce printemps, les étagères du grand magasin apparaissent vides, ses murs nus, ses rayons désertés. La scène, surréaliste dans ce lieu très prisé des Parisiens, vient clôturer par un silence glaçant des mois de brouhaha médiatique. Arrivée du géant décrié de la fast fashion Shein au sixième étage, fournisseurs impayés, avenir financier incertain… Derrière cette crise inédite de l’institution née au XIXe siècle se cache un homme : Frédéric Merlin, 34 ans, 233e fortune de France selon Challenges, à la tête d’une foncière aux plus de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, et propriétaire du fonds de commerce du Bazar de l’Hôtel de Ville depuis deux ans.
Attablé chez Noto, restaurant branché du VIIIe arrondissement de Paris, l’entrepreneur – droit sur son fauteuil, impeccable dans son costume cravate – se défend, après s’être fait discret pendant des mois. « Nous sommes dans un entre-deux assez atypique, assume-t-il, regard perçant, voix claire, débit articulé. Le BHV se transforme, fait des travaux, et nous avons choisi de ne pas fermer pendant cette période. »
Certains regrets pointent toutefois. « J’ai beaucoup appris ces derniers mois. A 34 ans, on ne sait pas tout, on peut faire plein de bêtises », dit celui qui promettait de redonner ses lettres de noblesse à l’enseigne parisienne. Aurait-il dû renoncer au partenariat avec Shein en octobre, alors que la marque chinoise accumule les critiques de non-respect des normes sociales et environnementales ? « J’ai sous-estimé la réaction politico-médiatique », concède-t-il. Naïf ? Provocateur ? Huit mois après son irruption dans le débat public, Merlin reste une énigme.
« Plein d’ambitions »
« Il y a dans son sens de la démesure quelque chose qui rappelle les Illusions perdues », décrit Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, inlassable pourfendeur du jeune entrepreneur et des plateformes chinoises. Dans le roman de Balzac, Lucien Chardon, petit-bourgeois ambitieux natif d’Angoulême, rêve de réussite sociale au sein de la haute société parisienne avant de s’y brûler les ailes.
Frédéric Merlin aime à narrer le même conte, la fin en moins. « J’ai grandi à Saint-Symphorien-d’Ozon, un petit village près de Lyon, dans un milieu de classe moyenne, raconte-t-il. Maman ne travaillait pas, mon père était entrepreneur dans la tuyauterie industrielle, on n’a jamais manqué de rien à la fin du mois. »
La petite pizzeria où il mangeait le soir, le bricolage de bon matin avec son père le week-end, son entrée hésitante à la fac de droit de Lyon… Sa jeunesse est heureuse mais ne colle pas aux envies de grandeur de cet adolescent qui ne s’intéresse guère aux jeunes de son âge. « A 13 ans, mon Fredo était déjà plein d’ambition, sourit sa mère, Dominique Merlin. Il disait que, quand il serait grand, il achèterait une voiture et un foulard Hermès pour m’emmener en week-end. » Au détour d’un stage d’un mois au cabinet lyonnais Omnium, le jeune homme se passionne pour l’immobilier, et plaque les études. Grâce à un prêt étudiant de 15 000 euros au Crédit mutuel, il lance son agence de conseil, au côté de sa sœur Maryline.
« Il était vu comme un ovni »
La transformation est rapide. Frédéric Merlin perd « ses dizaines de kilos en trop », confie-t-il, troque le polo pour des costumes de marque, une coiffure impeccable et un sourire ravageur. « Il fonçait, avait de l’ambition, se souvient Nicolas Gagneux, à la tête du promoteur lyonnais 6e Sens Immobilier, qui l’a connu à cette époque. Il nous amenait beaucoup d’affaires. »
Le jeune courtier crée sa foncière en 2015. C’est à ce moment qu’il reçoit l’appui financier décisif de son « mentor » et associé : Jean-Paul Dufour, un ex-industriel lorrain exilé en Belgique, rencontré au début de sa carrière, dont la discrétion n’a d’égale que la richesse.
Trois ans plus tard, coup de poker : Merlin s’oriente vers la reprise de centres commerciaux en déclin du cœur de villes moyennes, de Mulhouse à Roubaix, et fonde la Société des Grands Magasins (SGM), un nom là encore très balzacien. Commence une intense période d’agitation. Dans les petits locaux lyonnais de la SGM, une dizaine de personnes se mettent à rêver d’un empire. « Il était vu comme un ovni, se souvient un membre du noyau fondateur. Qui était ce jeune qui rachetait tous ces centres commerciaux dont personne ne voulait ? »
Peu loquace sur l’origine de ses fonds, Frédéric Merlin se félicite : « On a remis ces lieux sur les rails en créant des espaces de loisir et de restauration. » Le jeune dirigeant savoure. Il peut tenir parole et emmener sa mère en week-end à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). Avec le foulard Hermès et la belle voiture.
« Frédéric Merlin était crédible et était le seul à vouloir mettre le prix »
Car la SGM est avant tout une affaire de famille. Sa sœur, sa mère et surtout son père aident le jeune entrepreneur – même pas 30 ans – à mener son ascension express. Au décès du patriarche, il dit avoir eu un « déclic » pour assumer le rôle de leader. Sa route croise alors celle de Philippe Houzé. Le président du directoire du groupe Galeries Lafayette cherche alors à céder sept magasins de province, soit 200 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé. « Il n’avait qu’un seul enjeu : transmettre la marque », admire Frédéric Merlin.
L’entrepreneur aux airs de gendre idéal s’immisce chez les Houzé, gagne leur confiance, accompagne la matriarche Ginette Moulin jusque dans son domaine au cap Nègre (Var) et décroche la vente. Mais à peine a-t-il le temps de digérer son acquisition qu’un autre dossier cher à la dynastie du commerce français arrive sur son bureau : la vente du BHV, valorisé 300 millions d’euros.
Mission impossible ? « On se demandait comment on pouvait acheter un tel paquebot alors que l’on avait déjà des difficultés à régler tous nos fournisseurs », narre un ancien de la SGM. Mais c’est l’occasion d’entrer dans la cour des grands. « Frédéric Merlin était crédible et était le seul à vouloir mettre le prix », raconte un proche du clan Houzé dépité par la tournure des événements.
« Je ne dois rien à personne, je n’ai rien volé »
Difficile en effet de comprendre la stratégie de Frédéric Merlin ou de saisir sa personnalité. Côté recto s’affiche un homme d’affaires serein, charismatique, au réseau éclectique, embrassant l’influenceuse Léna Mahfouf, le basketteur Tony Parker ou encore l’ancien président Nicolas Sarkozy. « Il aime bien donner l’impression d’être quelqu’un de la jet-set, qui se présente avec un cigare, à Saint-Tropez, avec un gros bateau… », raille un ancien des Galeries Lafayette. Sur son compte Instagram, on le voit à New York, au Japon ou au Bristol, célèbre 5-étoiles.
Au verso se cache un dirigeant maintenu à flot par son éternel soutien, Jean-Paul Dufour, mais qui peine à tenir le rythme de son ambition. « Il devait racheter en même temps les murs et l’exploitation du BHV, mais il nous a plantés en ne reprenant que le fonds de commerce », soupire un autre ancien des Galeries alors que des centaines de milliers d’euros d’impayés s’accumulent en 2025 auprès des fournisseurs et des prestataires.
« Il parle beaucoup, endort les gens, mène un train de vie fastueux, mais ne paye personne », attaque un patron de marque, en pleine procédure judiciaire contre son ancien client. Ce dernier s’agace des critiques sur son mode de vie : « Je ne dois rien à personne, je n’ai rien volé. Je n’ai pas à m’excuser. »
Polémique autour des poupées pédopornographiques
Fonceur génial ou bonimenteur, comme le disent ses détracteurs ? L’ancien courtier excelle certainement dans l’art de la persuasion. Lâché par Natixis, qui devait l’accompagner dans l’acquisition des murs du BHV, il trouve du soutien auprès de la Caisse des Dépôts. Puis, d’un vol d’avion jusqu’à Los Angeles, rencontre le président de Shein, Donald Tang, qui lui propose un plan fou : créer au cœur de Paris la première boutique physique du plus sulfureux des e-commerçants. « On savait qu’on allait se faire taper sur les doigts, sourit l’un des membres du comité exécutif qui l’accompagne. Mais on n’allait pas cracher sur 25 millions de clients ! » Tant pis pour les militants qui ont manifesté en face du BHV. « Je ne serai jamais de leur côté du trottoir », assume Merlin.
Mais cette fois, le coup de poker échoue : la Caisse des Dépôts se retire. Partout en France, la SGM craque. « Son centre commercial est devenu une verrue dans notre ville, dénonce François Grosdidier, maire de Metz. Les déchets n’étaient pas ramassés, j’ai dû le mettre en demeure. »
Les effigies du patron et de Donald Tang qui s’exhibent sur la façade du BHV, en pleine polémique autour des poupées pédopornographiques vendues sur la plateforme chinoise, sont la provocation de trop. En première ligne, Frédéric Merlin écume l’espace médiatique, des bancs de l’Assemblée aux plateaux télé. « Il nous a dit qu’il allait prendre les coups pour nous », se souvient notre source du comité exécutif.
Sortie en douceur ?
Des coups, Frédéric Merlin ne cesse d’en prendre. On le dit mort financièrement. Il rebondit. En janvier, il trouve un fonds d’investissement canadien, Brookfield, pour racheter les murs du BHV à sa place. Convaincu par la débrouillardise du Lyonnais, le fonds ne risque rien : si la SGM échoue, il récupérera l’un des plus beaux actifs de la capitale.
Désormais, Frédéric Merlin – qui s’est retiré en début d’année de la direction générale de sa société au profit de son bras droit historique Karl-Stéphane Cottendin – n’exploitera plus que 40 % de la surface du bâtiment. Un hôtel de luxe pourrait bientôt couronner l’édifice qui se lance dans quatre lourdes années de travaux.
En coulisses, beaucoup estiment que celui qui passe désormais davantage de temps en famille à Lyon prépare sa sortie en douceur. Lui dit n’avoir qu’un unique cap en tête : « Préparer comme il se doit la célébration des 170 ans du BHV en septembre. » Décidé à continuer de rêver.
Découvrir Lescar près de Pau
Une halte millénaire sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle
À l'ouest de Pau, Lescar surgit comme une page arrachée à l'histoire médiévale — perchée face aux Pyrénées, gardienne silencieuse d'un passé gallo-romain, roman et jacquaire qui n'en finit pas d'étonner.
Aux origines : Le berceau du Béarn
Fondée sur les vestiges de la cité gallo-romaine de Bénéharnum, Lescar est bien plus qu'un simple village perché : elle est considérée comme le berceau historique du Béarn. Son site, dominant la plaine depuis ses hauteurs, offre un panorama exceptionnel sur la chaîne des Pyrénées — un horizon qui n'a pas changé depuis que les premiers pèlerins empruntaient la via Tolosa à ses pieds.
« Lescar est une étape historique de la via Tolosa, foulée depuis des siècles par les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. »
Ses remparts d'origine gallo-romaine, ses ruelles étroites et ses pierres patinées composent un décor authentique où chaque pas résonne comme un voyage dans le temps.
Chef-d'œuvre Roman : La Cathédrale Notre-Dame
Le cœur de Lescar bat autour de sa cathédrale romane dédiée à l'Assomption — un monument d'une sobriété majestueuse qui abrite des trésors insoupçonnés.
Édifiée entre la fin du XIe siècle et la première moitié du XIIe siècle, la cathédrale est consacrée en 1145.
Elle offre un remarquable exemple d’architecture romane, caractérisée par l’harmonie de ses proportions et la sobriété de ses lignes.
Sa vaste nef voûtée en berceau, ses arcs en plein cintre, ses bas-côtés couverts de berceaux transversaux et ses imposants piliers cruciformes ornés de colonnes engagées structurent l’ensemble.
Le chœur, quant à lui, se distingue par une abside monumentale flanquée de deux absidioles voûtées en cul-de-four.
Mosaïque ancienne
La mosaïque du « Maure »
Datant du XIIe siècle, cette mosaïque fascine autant par son raffinement que par son mystère. Elle représenterait l'une des plus anciennes images de prothèse en Occident — une curiosité historique et médicale qui intrigue chercheurs et visiteurs depuis des générations.
Le personnage : un archer maure appareillé
Ce personnage énigmatique retient l'attention depuis des siècles. Il est vêtu d'une cotte carolingienne avec un bonnet, sa peau est sombre, les yeux bridés, il tire à l'arc. Il court avec une jambe en bois, une prothèse au genou. La mosaïque est commandée entre 1115 et 1141, ce qui en fait une représentation romane attestée, antérieure à quasiment toutes les autres iconographies médicales comparables conservées en Europe occidentale.
Les nombreux chapiteaux sculptés témoignent de l’essor de la sculpture romane le long des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, avec une influence notable de Saint-Sernin de Toulouse.
Siège épiscopal et
résidence d’une communauté
de chanoines augustins,
la cathédrale accueille,
entre le XVe et le XVIe siècle,
les sépultures des derniers souverains de Navarre.
En 1563, sur décision de la reine Jeanne d’Albret, elle est affectée au culte protestant et subit les bouleversements liés aux guerres de Religion. Elle retrouve le culte catholique en 1610, après une période marquée notamment par l’effondrement puis la reconstruction de la croisée du transept.
Le XVIIe siècle voit l’installation de stalles surmontées de grandes figures de saints,
ainsi que la réalisation de peintures dans le chœur, parfaitement intégrées à l’architecture de l’abside. Parmi elles, une représentation du Couronnement de la Vierge (1649) célèbre la glorification de Marie.
Des autels retables en bois doré viennent également symboliser ce retour au catholicisme.
L’orgue est installé au XVIIIe siècle, avant d’être remanié au XIXe siècle par le facteur Georges Wenner.
À la Révolution, l’évêché est supprimé et la cathédrale devient une simple église paroissiale. Classée monument historique en 1840, elle a depuis fait l’objet de nombreuses restaurations, lui donnant l’aspect que nous pouvons admirer aujourd’hui.
La visite de la cathédrale est une expérience à part entière, entre recueillement et émerveillement, où l'art roman déploie toute sa puissance évocatrice.
Patrimoine discret : L'ancien collège des Barnabites
aujourd'hui lycée Jacques Monod — dont la sobre façade cache un passé d'enseignement et de rayonnement intellectuel.
Le bâtiment central se caractérise par une architecture classique, marquée par une symétrie parfaite qui met en relief le campanile de forme octogonale. La partie centrale n’a pas subi de modifications l’aile Nord réservé au logement des Barnabites ainsi que l’aile sud partie occupée par l’église dédiée à Saint-Paul a été modifiée au XIXe et XXe siècle.
Les Barnabites
Qui sont-ils ? Les Barnabites sont un ordre religieux catholique fondé au XVIe siècle en Italie, dont la mission était la prédication, l'éducation et le renouveau spirituel.
Leur présence à Lescar (1545 ) Ils s'installent à Lescar, dans un contexte de reconquête catholique après les guerres de Religion qui avaient profondément marqué le Béarn. Ils y dirigent un collège et jouent un rôle central dans la vie religieuse et éducative locale pendant près de 170 ans.
La Révolution française met fin à tout À partir de 1789, les lois révolutionnaires nationalisent les biens du clergé et imposent aux religieux de prêter serment à l'État. Les ordres réguliers comme les Barnabites sont dissous, leurs biens confisqués. En 1791, ils quittent définitivement Lescar.
Des destins très différents Face à l'obligation du serment, la communauté se divise :
- certains acceptent et restent en France comme prêtres civils
- d'autres refusent, partent en exil (souvent en Espagne toute proche) ou vivent dans la clandestinité, parfois cachés par des habitants
Et après ? Le bâtiment du collège est reconverti en hôpital, prison, puis école. L'ordre barnabite survit en Europe mais ne revient jamais à Lescar. C'est la fin brutale d'une présence de près de deux siècles, et la disparition d'un réseau éducatif et spirituel qui structurait la vie locale. Devenu à présent le Lycée jacques Monod.
Depuis les hauteurs de la ville, le panorama sur les Pyrénées s'étend à perte de vue. Un paysage apaisant, presque intemporel, qui invite à la contemplation autant qu'à la photographie.
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Enfin pour les gourmets... la pâtisserie Lannes, au cœur de la vieille ville vous présente d'excellents gâteaux dont leur spécialité :
"Le Pommier"... Savoureux !
(Biscuit caramélisé, pommes rissolées et crème légère à la vanille.)
CD
Lu pour vous dans la Presse : L'informé
Le journal économique : L'informé, mérite bien son nom car l'article paru le 22 mai, éclaire un peu mieux la situation du BHV. Voici un résumé :
Tempête historique sur le BHV Marais : les chiffres chocs révélés par L'Informé.
Un effondrement financier inédit
- -80% de chiffre d'affaires au Q1 2026 (10 M€ générés contre près de 50 M€ au Q1 2025).
- Une fréquentation en chute libre de -40% sur le trimestre.
Des rayons vides et une surface amputée, nous vous avons déjà présenté de nombreuses photos
- Exode massif : Environ 200 marques historiques (Chanel, Dior, Hermès...) ont claqué la porte, échaudées par le "bad buzz" du pop-up Shein fin 2025 et l'accumulation des impayés.
- Cure d'amaigrissement forcée : Suite à un accord avec le fonds canadien Brookfield (propriétaire des murs), la surface exploitée par la SGM va être réduite de 40 000 m² à 15 000 m². L'enseigne Boulanger quitte la gestion de la SGM, et les 2 derniers étages seront transformés en hôtel.( si cela est accepté!)
L'asphyxie judiciaire
- Les condamnations pour impayés se multiplient (Le Tanneur, Mellow Yellow, Petit Bateau...).
Pour sa défense, la direction invoque des bugs liés à la transition informatique depuis le rachat aux Galeries Lafayette et des saisies coordonnées de fournisseurs. Des arguments qui ne convainquent pas les tribunaux.
Voici l'article légèrement réduit ci-dessous :
"Les chiffres catastrophiques du BHV Rivoli de Frédéric Merlin
Selon les données auxquelles l’Informé a eu accès, l’enseigne iconique du Marais à Paris accuse une chute vertigineuse de son chiffre d’affaires. Et les impayés vis-à-vis de ses fournisseurs continuent de s’accumuler.
Article de :Morgan Leclerc, Guillaume Chazouillères Publié : 22/05/2026
Quatre mois après avoir trouvé le soutien du fond canadien Brookfield, pour reprendre à sa place les murs du BHV, la société des grands magasins, SGM, qui exploite les lieux fait face à un effondrement commercial. L’informé a mis la main sur des données qui révèle l’ampleur des difficultés du bâtiment de la rue de Rivoli. D’après D’après nos informations, l’enseigne, pilotée par le groupe Lyonnais de Frédéric Merlin, a totalisé sur l’ensemble du premier trimestre 2026, un chiffre d’affaires d’environ 10 millions d’euros, en chute de près de 80 % sur un an. Pires, encore : la chute s’accélère. Les recettes du grand magasin du Marais, qui atteignaient environ 5 millions d’euros en janvier, contre près de 20 millions d’euros, un an plutôt, sont tombés à 2,7 millions en février, 13 millions en 2025, puis de 2 millions en mars pour 15 millions en 2025. Les ventes des trois premiers mois de l’année sont d’autant plus décevante qu’elle ne représente que la moitié du budget qui avait été raboté avec un prévisionnel d’un peu plus de 18 millions pour le premier trimestre.
L’emblématique enseigne qui fait face à l’hôtel de ville, n’est, il est vrai, plus que l’ombre d’elle-même. En un an, le magasin a vu ses rayons se vider suite au départ de marques et fournisseurs historiques échaudés par la multiplication des impayés et le « Bad Buzz », causé par l’arrivée de Shein, en novembre dernier. Selon nos informations, environ 200 griffes. (Chanel, Dior, Hermès, Minnelli, Repetto….) on fait leur valises depuis un an. Soit l’écrasante majorité des boutiques présentes sur les sept étages du magasin. (Hors sous sol) l’attractivité des lieux s’en fait, ressentir avec une baisse de fréquentation, tout aussi vertigineuse, de 40 % au premier trimestre, a encore appris l’informé.
Pour ne rien arranger à la situation, la SGM va aussi voir partir l’un de ses fleurons. L’immense espace attribué au marchand d’électroménager, Boulanger, gros vecteur de passage et de chiffre d’affaires, ne sera à l’avenir plus géré par la société de Frédéric Merlin, mais directement par Brookfield, selon les informations de la lettre, confirmées par l’informé, l’enseigne des Mulliez devrait bientôt débarrasser ses corners, des deuxième et troisième étage pour rejoindre le rez-de-chaussée, dont une large partie sera désormais exploitée en direct par le nouveau propriétaire de l’immeuble.
Ce déménagement est l’une des premières conséquences marquantes de l’accord signé entre la société lyonnaise et son bailleur canadien : les équipes de Frédéric Merlin, qui, avant l’arrivée du fond, exploité la totalité des 40 000 m² du magasin devront à l’avenir, se contenter d’à peine 15 000 m².
Dans le cadre de ce contrat, les deux derniers étages de l’immeuble, repris en direct par le fonds ont notamment pour projet d’accueillir un hôtel, confirmait dernièrement un article de challenge suite à un entretien avec la société de gestion Aroxys mandatée par Brookfield, pour piloter la transformation du bâtiment. Une cure d’amaigrissement qui va, certes, alléger les loyers, que la SGM reverse à son nouveau bailleur, mais aussi encore nettement réduire ses revenus… Alors que tous ces problèmes sont encore loin d’être réglés.
Des impayés qui s’accumulent.
Régulièrement pointé du doigt pour ses impayés, Frédéric Merlin avait indiqué fin 2025 dans une interview au magazine LSA qu’une amélioration était à attendre Nous avons déjà réglé une bonne partie des retards de paiement que nous avions. Notre objectif est de régler toutes les marques d’ici la fin de l’année, confié alors le dirigeant à nos confrères. Si les annonces de règlement de ces différents, laissaient entrevoir le bout du tunnel, le flot d’impayés ne s’est visiblement pas tari.
Le patron d’une marque qui a définitivement quitté les rayons du BHV fin 2025, nous a bien indiqué avoir recouvré ses impayés, ainsi que les pénalités. Mais tout le monde n’est pas dans son cas. De nombreux fournisseurs ont en effet dû batailler -et bataillent encore- pour tenter d’obtenir leur dû comme en témoignent les dizaines de procédures dont nous avons eu vent depuis le début de l’année 2026.
Le schéma est identique pour la majorité d’entre elles, avec un empilement de relances restées sans effet.
En février, mars et avril, des dizaines de marques ont encore fait condamner le BHV à leur verser des sommes dépassant parfois la centaine de milliers d’euros. etc...
L’argument ? Les difficultés de comptabilité liée à la bascule entre l’ancien système de règlement, issu des Galeries Lafayette, et le nouveau, un sujet qui, selon l’enseigne, explique ses soucis, récurrent de paiement.
Plus troublant, le BHV, préciser aussi dans ce dossier, en plus de ces difficultés comptables, « avoir fait l’objet de nombreux saisies, coordonnées de ses fournisseurs, ce qui a affecté le fonctionnement normal de ces services. »Pas de quoi amadouer les juges consulaires pour autant.
Sur un autre plan, Petit Bateau a aussi obtenu 104 000 € en justice en mars, au titre du gain manqué.
La fermeture du rayon enfants planifié pour 2025 et communiquée à la marque ne lui laissait que sept mois de préavis, un délai finalement ramené à 12 mois, mais avec un déplacement du stand dans un étage, bien moins adaptée.
Une rupture un peu brutale pour l’enseigne de vêtements pour enfants, après plus de 17 années de collaboration qui a conduit l’ex marque du groupe Rocher à réclamer une indemnisation avec succès. etc...
Fatigué des retards de paiement et impayés, accumulé depuis janvier 2025 et du non-respect des différents échéanciers accordés, il a une nouvelle fois mise en demeure le BHV et la société d’exploitation des grands magasins, (filiale du groupe SGM, qui gère les BHV, situés hors de Paris) de le payer fin janvier. etc...
Contacté, la direction de la SGM n’avait pas répondu à nos sollicitations du moment de notre publication."..
Le Château de Monpoupon en passant par Amboise par Patrick Léault
Amboise, un joyau de la Renaissance française
Perché au-dessus de la Loire, le Château d’Amboise est l’un de ces lieux qui semblent suspendus entre histoire et poésie. Dominant la ville du même nom, il offre à la fois un panorama exceptionnel et un véritable voyage dans le temps, au cœur de la Renaissance française.
Une forteresse devenue résidence royale
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À l’origine, Amboise est une place forte médiévale. Mais tout change à la fin du XVe siècle lorsque les rois de France s’y installent. Le château devient alors une résidence royale prestigieuse. Transformé et agrandi, il perd peu à peu son allure défensive pour adopter une architecture plus élégante et raffinée.
C’est ici que la cour s’installe, faisant d’Amboise un centre politique et culturel majeur du royaume.
Mais à ½ h d’Amboise nous attend :
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Le château de Monpoupon : une plongée vivante au cœur de l’élégance tourangelle
Au cœur d’une nature paisible, le château de Monpoupon charme dès le premier regard. Avec ses façades élégantes, ses douves et son allure discrètement noble, il séduit par son authenticité plus que par la grandeur. Ici, tout invite à ralentir et à profiter du moment.
Une silhouette extérieure pleine de charme
Dès l’arrivée, le regard est happé par l’harmonie du château. Avec ses façades élégantes, ses tours discrètes et son allure à la fois noble et accueillante, Monpoupon ne cherche pas à impressionner par la démesure, mais plutôt à charmer par son authenticité. Contrairement à certains monuments figés, Monpoupon donne une impression de vie. Il n’est pas seulement beau : il est habité, dans tous les sens du terme.
Un intérieur chaleureux et habité
À l’intérieur, l’atmosphère est chaleureuse et vivante. Les pièces meublées avec soin donnent l’impression que les habitants viennent tout juste de quitter les lieux. Salons, salle à manger, objets du quotidien… chaque détail raconte une histoire et plonge le visiteur dans une ambiance intime, loin des châteaux figés. On se surprend à observer les détails : une pendule élégante, un bureau patiné, une bibliothèque qui semble encore attendre ses lecteurs
Bibliothèque
Chapelle
Salle à manger
Chambres et salle de bain
Cuisine
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Une immersion dans l’univers de la vénerie
L’une des grandes particularités de Monpoupon réside dans son musée dédié à la chasse à courre, surprenant et très bien présenté, qui permet de découvrir une tradition ancienne sous un angle accessible et vivant.
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Costumes, accessoires, peintures, récits… tout est réuni pour comprendre cet univers codifié, ses traditions et son esthétique. Même les visiteurs les moins familiers avec ce thème se laissent rapidement prendre au jeu, tant la présentation est vivante et pédagogique.
Un lieu qui raconte une histoire… et qui continue de la vivre.
Ce qui rend Monpoupon si attachant, c’est sans doute cet équilibre entre patrimoine et sincérité. Rien n’y semble artificiel. Le château ne cherche pas à en faire trop : il se dévoile simplement, avec élégance et naturel.
Pourquoi on tombe sous le charme
Monpoupon n’est pas un château spectaculaire au sens classique du terme. Et pourtant, c’est précisément ce qui fait sa force. Il séduit par sa douceur, son authenticité et son atmosphère profondément humaine.
Si vous cherchez une visite qui allie beauté, histoire et émotion, le château de Monpoupon et son auberge sont une halte incontournable. Une parenthèse hors du temps, à savourer sans se presser.
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Monpoupon est un lieu qui ne cherche pas à impressionner, mais à toucher!
Patrick Léault
BHV on va de surprise en surprise ! et lu dans la presse
BHV, nous allons de surprise en surprise ! et lu dans Challenges. Rien ne va plus !...
Le Bâtiment BHV Marais va connaître une transformation majeure : il ne sera plus vraiment un grand magasin traditionnel, mais un lieu hybride mêlant commerces premium, flagships, loisirs et hôtel.
Le propriétaire Brookfield confie le projet à Aroxys, avec un investissement d’environ 200 millions d’euros sur quatre ans. Le BHV historique de F Merlin ne conserverait que 40 % de la surface du bâtiment, le reste étant réaménagé pour une clientèle plus touristique et haut de gamme.
L’arrivée d’un hôtel aux derniers étages est le symbole principal de ce changement : le bâtiment est désormais pensé avant tout comme un actif immobilier très rentable.
Mais qu’en est-il de l’avenir incertain des salariés et de l’exploitant actuel Frédéric Merlin ?
Des tensions sont possibles avec la mairie de Paris autour du projet, mais on peut penser qu’elles se régleront très rapidement.
Il s’agit moins d’une rénovation que d’un changement historique de modèle économique et d’identité du BHV. (Perte de l’identité populaire et parisienne du BHV)
Nous avons lu pour vous l’article de Challenges, ci-dessous
CD
La transformation choc du BHV Marais officialisée : Aroxys va piloter l’avenir du bâtiment et un hôtel couronnera l'édifice
Challenges : Guillaume Echelard 18 mai 2026
Selon les informations de Challenges, la société de gestion de portefeuilles immobilier va piloter pour le compte de Brookfield le fonds qui financera la transformation du bâtiment du BHV Marais. Dans ses plans, notamment, la création d’un hôtel.
Dans l’incroyable feuilleton du BHV Marais, un nouvel acteur fait son entrée. Selon les informations de Challenges, la jeune société de gestion d’actifs immobiliers Aroxys, fondée par l’entrepreneur Ara Adjennian en 2024, pilote désormais pour le compte du canadien Brookfield - propriétaire du bâtiment - le financement et la conception de la transformation immobilière du mythique édifice, jusqu’ici détenu par le groupe Galeries Lafayette.
Dans le détail, la société fondée par Ara Adjennian gère le fonds immobilier qui possède le bâtiment. Ce fonds est détenu à 90 % par Brookfield et à 10 % par des investisseurs privés avec lesquels Aroxys a l’habitude de travailler, avec un ticket d’entrée à 100 000 euros. « Notre ambition est d’offrir à des investisseurs - y compris privés - un accès à des opportunités d’exception en co-investissement avec des investisseurs institutionnels de premier plan », précise Ara Adjennian. Ce fonds aura pour mission de transformer le bâtiment dans les quatre ans, via un investissement d’environ 200 millions d’euros au total, et un programme clair : recentrer le grand magasin géré actuellement par Frédéric Merlin sur 40 % de la surface, et aménager les 60 % de surface restants.
Un hôtel aux deux derniers étages
Le projet immobilier d’Aroxys et Brookfield vise à transformer le grand magasin en une "offre mixte composée de flagships, de commerces de centre-ville et d’un hôtel" aux deux derniers étages, selon les termes de la société de gestion. La piste d’un hôtel est donc désormais officiellement confirmée. En sus, une myriade de boutiques pourraient venir compléter la restructuration des mètres carrés par Brookfield. Ces magasins seraient indépendants et cloisonnés les uns des autres, à l'inverse des grands magasins où tous les corners communiquent.
Le lieu, longtemps surnommé « le grand magasin des Parisiens », ciblerait désormais surtout les touristes. Des espaces de loisirs pourraient être intégrés dans les derniers étages. Selon une source proche du dossier, « des grands groupes sont intéressés » pour occuper les environ 30 000 mètres carrés pour l’instant non occupés du bâtiment, mais la priorité est donnée au projet architectural encore en cours. Une page se tourne donc dans l’histoire du bâtiment qui sera désormais davantage proche d’un ensemble commercial composite premium et touristique accolé à un hôtel que d’un grand magasin pur et dur. La fin du règne de Frédéric Merlin et de son entreprise, la Société des Grands Magasins, sur le bâtiment du BHV se dessine également un peu plus.
De nombreuses questions en suspens
Le jeune homme d’affaires avait annoncé en 2023 s’apprêter à racheter le fonds de commerce et les murs du célèbre magasin. Difficultés à payer ses fournisseurs, polémique sur l’ouverture d’une boutique Shein, flambée des taux… Frédéric Merlin a d’abord renoncé à racheter le bâtiment, puis s’est résigné à n’exploiter qu’environ 40 % de sa surface commerciale. Il ne sera désormais qu’un des locataires d’un grand bâtiment dont la réelle transformation sera opérée par Aroxys pour le compte de Brookfield. Sans garantie sur la pérennité de son bail, qui pourrait prendre fin dans les cinq ans.
Restent de nombreuses questions en suspens : réduit au noyau central du bâtiment, le fonds de commerce du BHV détenu par Frédéric Merlin et ses près de 700 salariés ont-ils un avenir ? Quid de la boutique Shein qu’il héberge au sixième étage, alors même que l’hôtel devrait se déployer aux deux derniers étages du bâtiment ? Le lieu gardera-t-il les aspérités qui ont fait son histoire comme son emblématique rayon bricolage ? Restera-t-il un lieu ouvert à tous les Parisiens ? Aroxys parviendra-t-il à gérer les relations avec la Ville de Paris - installée de l’autre côté du trottoir - et voir son permis de construire accepté pour la création d’un hôtel ? « Le dialogue est fluide », garantit une source proche du dossier.
Un baptême du feu pour Aroxys
Un immense chantier s’ouvre donc pour la jeune société, neuf collaborateurs, sept fonds et 500 millions d’euros d’actifs sous gestion en deux ans d’existence. Il y a urgence, alors que la fréquentation du magasin, en pleine reconfiguration et crise réputationnelle, est au point mort. Si la société est jeune, son dirigeant Ara Adjennian est un expert de l’immobilier commercial depuis plus de 20 ans : il a notamment cofondé le fonds Mimco Capital avant de lancer son propre véhicule il y a deux ans, qui gère des commerces, des résidences ou des bureaux.
Avec Mimco et son fonds Cheval Paris, il avait ainsi déjà travaillé avec Brookfield au rachat à plus de 700 millions d’euros du 150 avenue des Champs-Elysées. Mais avec le BHV, l’homme de 47 ans se lance sans aucun doute dans le dossier le plus médiatique et le plus épineux de sa carrière.
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°178: 2000 -Partie 8/8 renaissance digitale & esprit bazar &Noël
Ainsi s'achève cette merveilleuse année 2000, tournée vers l'avenir !
CD
BHV.fr : renaissance digitale et esprit bazar
Le site BHV.fr, fait figure de pionnier dans l’histoire digitale du groupe Galeries Lafayette. Lancé en avril 1998, il compte parmi les tout premiers sites Internet du groupe et marque une étape importante dans son entrée dans l’ère du commerce en ligne.
Après six mois de fermeture pour travaux, le site a rouvert en juin dernier avec une ambition renouvelée : préparer l’arrivée du futur site marchand BHV.com, annoncé pour 2001.
Un site pensé comme un univers de marque
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Dans cette nouvelle version, BHV.fr se positionne avant tout comme un site d’image. Son objectif : générer du trafic, créer du lien avec les internautes et fidéliser les futurs clients de la marque.
Plus qu’une simple vitrine, le site cherche à traduire l’univers du BHV et ses valeurs. La navigation s’organise autour de huit grandes rubriques :
- Le BHV
- Les contacts
- Les services
- L’Esprit
- Bazar
- La maison plaisir
- La maison décorative
- La maison confort
À cela s’ajoutent les publicités et promotions de l’enseigne, qui prolongent l’expérience du magasin dans l’environnement digital.
Une cible : les amoureux de la maison
Le site s’adresse avant tout à celles et ceux pour qui la décoration intérieure est un véritable art de vivre. Des internautes pour qui se sentir bien chez soi est essentiel et qui recherchent inspiration, idées et conseils.
À travers cette plateforme, le BHV met en avant une image de marque moderne, valorisante et inspirante, en phase avec les attentes d’une clientèle urbaine, créative et sensible aux tendances de la maison.
Nouvelle technologie, esprit bazar
L’une des particularités de BHV.fr réside dans son approche humaine du digital. Le site crée un lien direct entre plusieurs univers : l’enseigne elle-même, le savoir-faire des vendeurs, le métier des acheteurs, les clients et les internautes.
Cette mise en relation traduit parfaitement l’ADN du BHV et ce fameux “esprit bazar” : un mélange de diversité, de proximité et de richesse de l’offre.
Autre singularité notable : un supplément spécialement dédié aux femmes, initiative encore rare à l’époque sur les sites concurrents. Une manière supplémentaire d’enrichir l’expérience en ligne et d’affirmer une personnalité éditoriale forte.
Un site tourné vers l’avenir
Avec cette réouverture, BHV.fr ne se contente pas d’occuper le terrain du web. Il prépare déjà la prochaine étape : l’arrivée d’un véritable site marchand.
Entre innovation digitale et fidélité à son identité, le BHV pose ainsi les bases d’une présence en ligne qui cherche à conjuguer commerce, inspiration et esprit bazar.
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Pour Noël 2000, le BHV poursuit une tradition devenue un rendez-vous attendu : inviter un créateur à imaginer un décor extérieur original pour célébrer les fêtes de fin d’année. Après Marcel Camion en décembre 1999, c’est la célèbre architecte d’intérieur et designer Andrée Putman qui prête son imagination au grand magasin parisien.
Figure incontournable du design français, Andrée Putman imagine pour l’occasion un Noël placé sous le signe de l’ingéniosité et de la fantaisie. Inspirée par l’atmosphère unique du BHV — ce joyeux mélange d’objets, d’idées et de trouvailles qui fait le charme du magasin — elle crée un personnage espiègle et inventif, reflet de l’esprit débrouillard et créatif que l’on retrouve chez ses visiteurs.
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Ce personnage, baptisé Waât, prend vie sous la forme d’une silhouette lumineuse réalisée en néons aux couleurs vives. Installé sur la rotonde du magasin, il apparaît et disparaît comme par magie, animant la façade et attirant les regards des passants dans le quartier de l’Hôtel de Ville.
Mais la magie ne s’arrête pas là. Les vitrines, elles aussi imaginées par Andrée Putman, deviennent de véritables petits théâtres urbains. À l’intérieur, les scènes s’animent : pluie de confettis de papier, ressorts qui jaillissent, flammes légères mises en mouvement par des souffleries… autant d’effets surprenants qui transforment la promenade devant les vitrines en un moment de spectacle.
Le personnage de Waât s’invite également sur les emballages cadeaux, laissant sa trace graphique sur les paquets qui circulent dans tout le magasin.
Pour prolonger cette expérience créative, le BHV a aussi demandé à Andrée Putman de concevoir une série d’objets exclusifs, proposés à la vente pendant les fêtes. Une manière pour les visiteurs de repartir avec un souvenir de cet événement et de garder chez eux une petite part de ce Noël imaginé par l’une des grandes figures du design.
On se retrouvera bientôt .... en 2001
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Quand les journaux se déchaînent sur le BHV : La Lettre, Le canard enchaîné et le Parisien, que nous avons lus pour vous.
Vous trouverez ci-après 1
1 Une analyse de la situation actuelle qui s'appuie sur l'article du journal La Lettre du 12 05 2026.
Je crois que c'est une vision sincère!
2 Un article du Parisien de la semaine dernière plutôt descriptif
3 Un article du Canard enchaîné peut-être un peu trop railleur
CD
L’article de La LETTRE du 12 mai 2026 , est intéressant. publié par Sophie Lescuse
En voici une petite synthèse:
Il décrit la situation fragile du BHV et de son exploitant, la SGM dirigée par Frédéric Merlin.
Depuis le rachat des murs du BHV par Brookfield Asset Management en décembre 2025 pour 300 millions d’euros, Brookfield cherche à maintenir temporairement Merlin à la tête de l’exploitation pendant les travaux du bâtiment, malgré de fortes inquiétudes sur la santé financière de la SGM.
Le magasin reste ouvert pendant les travaux, mais la situation commerciale semble très dégradée :
Rayons vides, Salariés et clients inquiets, Chiffre d’affaires fortement en baisse (divisé par 10 selon l’article).
Pour éviter un effondrement rapide :
- Brookfield réduit fortement les loyers de la SGM,
- Accorde des délais de paiement,
- Réduit l’espace exploité par Merlin (de 40 000 m² à environ 15 000 m²),
- Verse environ 10 millions d’euros en compensation.
En parallèle, Brookfield commence à traiter directement avec certaines enseignes stratégiques comme :
Boulanger, et Rougier & Plé. (Arts créatifs)
L’objectif est de préserver l’attractivité du site indépendamment de la SGM.
Le futur BHV de Merlin doit évoluer vers :
Davantage de décoration et moins de mode, une halle alimentaire, une parapharmacie, une structure hybride entre grand magasin et mini centre commercial.
Frédéric Merlin cherche aussi à refinancer ses autres actifs immobiliers (centres commerciaux notamment) pour obtenir de la trésorerie et continuer à survivre financièrement.
A la vue de cette situation, nous pouvons en déduire :
1. Brookfield protège surtout son investissement immobilier
Le point central du texte est que Brookfield ne « sauve » pas réellement Frédéric Merlin par loyauté ou vision industrielle. Le fonds protège avant tout :
La valeur de son actif immobilier, la continuité d’exploitation, l’image du BHV, et le trafic commercial pendant les travaux.
Un BHV fermé ou placé brutalement en redressement judiciaire ferait chuter :
La fréquentation, la valeur locative, et la capacité à attirer de nouvelles enseignes.
Brookfield agit donc comme un investisseur pragmatique :
Soutien minimal, réduction des charges, maintien temporaire de Merlin, mais possibilité implicite de le remplacer plus tard.
2. Frédéric Merlin semble très fragilisé
Plusieurs signaux indiquent une situation potentiellement critique :
Trésorerie sous tension, Reports de loyers, réduction drastique des commandes, recours au refinancement bancaire, apport personnel supplémentaire de plus de 10 M€.
Cela ressemble à une gestion de survie à court terme.
Perte de confiance des marques
Le fait que certaines enseignes refusent désormais de traiter avec lui est très révélateur.
L’article mentionne explicitement sa réputation liée aux impayés.
Dans le commerce, cette perte de confiance est souvent un signal très préoccupant :
Les fournisseurs plus prudents, délais raccourcis, conditions financières dégradées, difficultés à renouveler l’offre.
Réduction du périmètre
Le passage de 40 000 m² à 15 000 m² exploités par la SGM signifie quasiment un changement de modèle économique imposé.
Cela ressemble davantage à une mise sous assistance qu’à une relance offensive.
Le maintien du BHV ouvert est stratégique mais risqué
Garder un grand magasin ouvert pendant de lourds travaux comporte des risques :
Expérience client dégradée, baisse du chiffre d’affaires, image de magasin “en déclin”, et démotivation des salariés.
Shein : symbole d’une tension stratégique
La présence de Shein est intéressante car elle apporte du loyer,à la SGM, mais brouille l’image patrimoniale du BHV.
Ce dossier semble toujours instable.
3. Brookfield prépare probablement un modèle “hybride”
Le projet fait penser :
A la transformation des grands magasins historiques, la montée des espaces expérientiels, une logique de centre commercial premium, avec multiplication des partenaires spécialisés.
Le BHV deviendrait progressivement devenir une plateforme multi enseignes.
Brookfield semble vouloir :
Réduire les surfaces peu rentables, augmenter la densité commerciale, attirer des enseignes locomotives, monétiser l’immobilier plus efficacement.
Conclusion
De son côté, FrédéricMerlin semble engagé dans une course contre la montre :
Manque de liquidités, confiance commerciale affaiblie, modèle économique en réduction, dépendance croissante au soutien du propriétaire.
Le scénario de l’article est implicite :
Soit Merlin survit en devenant un exploitant plus petit dans un BHV restructuré,
Soit Brookfield finit par reprendre totalement la main avec d’autres partenaires commerciaux.
CD
Le Parisien du 6 05 2026
« Regardez autour de vous, il n’y a plus rien » : en plein chantier, le BHV Paris est-il devenu un « magasin fantôme » ?
Étages vides, escalators à l’arrêt, fréquentation en berne… En plein travaux de réaménagement, l’état du BHV Marais (Paris IVe) inquiète. Si la direction donne rendez-vous à l’automne, salariés et syndicats peinent à croire en cette transformation et alertent sur une possible catastrophe industrielle.
Le grand patron, Frédéric Merlin, est monté lui-même au créneau, dans un post Instagram au ton offensif et sarcastique, pour fustiger les « pseudo-influenceurs » partageant des vidéos édifiantes des espaces vides à tous les étages du BHV Marais, à Paris (IVe). Ces dernières semaines, de nombreux internautes ont en effet documenté la transformation en cours du Bazar de la rue de Rivoli, donnant à l’intérieur du site des airs de « magasin fantôme ».
Des étages entiers laissés vides, des escalators à l’arrêt, de l’eau qui coule du faux plafond au 4e étage, de rares clients désorientés et des salariés désœuvrés en colère… Le BHV reste certes ouvert pendant sa mue, mais le visiteur lambda pourrait croire que le magasin vit ses dernières heures. « Laissez-nous construire », répond à ses détracteurs Frédéric Merlin, à la tête de la Société des grands magasins (SGM), exploitante du BHV depuis fin 2023. Et l’homme d’affaires de 34 ans donne déjà rendez-vous au public à l’automne pour découvrir l’aboutissement de la première phase de ce projet de transformation majeur du grand magasin, qui célèbre cette année ses 170 ans d’existence.
Un chantier parti pour durer
« Le BHV est en chantier, confirme la direction du magasin au Parisien. Cela implique des zones fermées, des espaces en réaménagement, une offre réduite par endroits. C’est visible. C’est assumé. Ce n’est pas le signe d’un abandon, c’est le signe que quelque chose se construit. » La feuille de route de ce chantier avait été présentée fin novembre 2025, dans un courrier interne adressé aux salariés et aux fournisseurs.
Le projet, inscrit « dans un calendrier resserré jusqu’en 2027 », prévoit notamment la création d’une halle alimentaire de 1 000 m2 installée au sous-sol, à côté de l’emblématique rayon bricolage, ainsi qu’une animalerie.
Au rez-de-chaussée, le BHV veut s’éloigner du luxe pour recréer « une place centrale, arpentée par des rues très achalandées et animées », proposant des accessoires et des articles de beauté, des bijoux et de la maroquinerie mais aussi des services du quotidien : un opticien, une parapharmacie, un fleuriste…
Prudente, la direction du BHV n’en dit pas plus, pour l’heure, sur les contours précis du visage qu’affichera le Bazar à l’automne. Mais salariés et syndicats, déjà échaudés par la polémique Shein, craignent de voir l’enseigne s’orienter vers une offre standardisée, plus proche d’un centre commercial que d’un grand magasin parisien. « Regardez autour de vous, il n’y a plus rien, ça ne reviendra pas comme avant. On en a ras le bol », peste une vendeuse au 2e étage.
La surface de vente réduite de 60 %
La transformation du site revêt pourtant un caractère stratégique et financier pour la SGM. Après avoir trouvé in extremis un accord avec le fonds canadien Brookfield pour racheter les murs du magasin en décembre 2025, le BHV réorganise son espace intérieur, en accord avec son bailleur, afin de libérer de la surface commerciale pour obtenir une baisse de loyer.
« Brookfield investit presque 120 millions d’euros pour des travaux en profondeur sur tous les niveaux, ça va durer plusieurs années, détaille un membre de l’intersyndicale. La SGM rétrocède environ 60 % du magasin à Brookfield, en contrepartie du versement d’une indemnité d’environ 15 millions d’euros censée relancer l’exploitation. » Les salariés ignorent cependant ce que compte faire Brookfield de la surface libérée. Frédéric Merlin évoquait en janvier, dans un entretien au Figaro, la possibilité d’y installer une salle de sport ou des restaurants. Mais rien ne semble encore avoir été acté.
« L’incertitude, c’est la pire des choses, on n’a aucune visibilité pour l’avenir, mais je ne vois pas comment les choses pourraient s’améliorer », confie l’employée d’une marque de décoration. Un sentiment de mal-être partagé par de nombreux salariés qui inquiète les syndicats. « C’est devenu insoutenable, au point que certains espèrent même que tout s’arrête définitivement. On ne trouve plus de sens dans notre travail », souligne une membre de l’intersyndicale.
Financièrement encore sur un fil
Déjà fragilisé par les retards de paiement de ses fournisseurs, le BHV a-t-il cependant les épaules pour supporter une activité quasiment réduite à néant jusqu’à l’automne ? Les syndicats évoquent un chiffre d’affaires moyen oscillant actuellement entre 25 000 et 40 000 euros par jour. « À l’époque des Galeries Lafayette, on pouvait faire un million d’euros un dimanche », souligne une déléguée, à titre de comparaison.
Et cette dernière de s’inquiéter d’une possible rupture du contrat en cours avec la mutuelle d’entreprise, que la SGM n’a plus payé depuis le dernier trimestre 2025. « La dette s’élève à plus d’un million d’euros. L’argent est collecté sur nos salaires, mais n’est pas reversé », alerte la même employée.
Un chef d’entreprise installé au BHV depuis plus de quinze ans, qui réclame toujours plus de 200 000 euros d’impayés à la SGM, craint de ne pas pouvoir tenir jusqu’en septembre. « Mes avocats me disent d’arrêter de travailler avec eux car ils sont proches de la cessation des paiements », croit savoir le patron
1 Le canard enchaîné
De grand magasin à hôtel de luxe-Le BHV bazardé par les banquiers et par ses proprios
- Publié le 11 mai 2026 par Adélina et Hervé Liffran
[RÉCIT] Le grand magasin parisien vit une agonie sans fin, entretenue par les erreurs de gestion de son patron Fréderic Merlin. Le fonds d’investissement Brookfield, nouveau propriétaire des murs du Bazar de l'Hôtel de Ville, vient de présenter au maire de Paris, Emmanuel Grégoire, son plan pour transformer les lieux en hôtel et commerces de luxe.
Si les stands du rez-de-chaussée du BHV se sont timidement regarnis, début mai, de quelques articles de mode, les clients se font toujours aussi rares dans les allées du magasin, où traînent des dizaines de vendeurs désœuvrés. Les fournisseurs, eux, courent toujours après le paiement de leurs marchandises. Et les salariés en sont réduits à attendre que l’entreprise daigne reverser à leur mutuelle les cotisations prélevées sur leurs salaires (« Le Parisien »). Bienvenue chez les morts-vivants du Bazar de l’Hôtel de Ville, le grand magasin parisien qui n’en finit plus de mourir…
A entendre les prédictions de plusieurs professionnels de l’immobilier et de hauts cadres de la Mairie de Paris, l’agonie ne devrait plus durer trop longtemps. A court de liquidités, la société SGM dirigée par Frédéric Merlin, un jeune loup de 34 ans, qui a racheté le BHV aux Galeries Lafayette en 2023, pourrait bien être contrainte de jeter l’éponge « dans les prochains mois » et laisser le champ libre au fonds d’investissement canadien Brookfield, le nouveau propriétaire des 45 000 m² du bâtiment principal qui piaffe d’impatience pour transformer en machine à cash cette pépite immobilière. Ce dénouement signerait la fin d’une histoire commencée voici 170 ans avec l’ouverture, en 1856, du modeste Bazar Napoléon par le « bimbelotier » (vendeurs de bibelots), Xavier Ruel.
Rencontre avec Emmanuel Grégoire.
Brookfield ne veut plus perdre de temps. Ses responsables ont rencontré peu après les élections municipales, le nouveau maire de Paris…. Pour présenter leur plan. Le programme comprend l’installation d’un hôtel de luxe au sommet de l’immeuble et la création de nouveaux espaces commerciaux dans les deux tiers restants du bâtiment. Quant à l’enseigne BHV, celle-ci pourrait disparaître même si rien n’est encore acté de ce côté. Pour amadouer la ville, Brookfield à laisser entendre qu’il pourrait céder à la municipalité des locaux annexes pour aménager des logements sociaux, une stratégie du donnant- donnant déjà joué avec succès par Bernard Arnaud, lors de la rénovation de la Samaritaine voisine. Aux dernières nouvelles, la mairie semble plutôt séduite par les propositions des Canadiens, mais les discussions de marchand de tapis ne font que commencer.
Cela fait un bon moment que le dossier BHV empoisonne la mairie de Paris. Le naufrage du navire, amiral du commerce de la rue de Rivoli a commencé au début des années 2020, quand son propriétaire de l’époque, les Galeries Lafayette a décidé après plusieurs tentatives de relance de bazarder le BHV et ses1240 salarié.
En 2023, aucun investisseur ne se montrant intéressé pour prendre l’affaire, les Galeries Lafayette refile, moyennant une somme symbolique, le fonds de commerce à Frédéric Merlin, qui gère, avec sa sœur et sa mère, la société des grands magasins qui exploite des petits centres commerciaux de centre-ville. Estimer à 300 millions d’euros, les murs du magasin, seul actif de valeur du BHV, reste alors provisoirement dans le giron de la famille Moulin(GL), la SGM s’engage à les racheter avant la fin de 2025.
Commence alors, pour Frédéric Merlin, une invraisemblable course aux liquidités qui va lui donner des airs de Bernard de Palissy, ce potier de la Renaissance réduit à brûler son mobilier pour alimenter ses fours. Tout en promettant, urbi et orbi d’investir au BHV des moyens financiers et humains importants. Le jeune patron lamine toutes les dépenses dès son arrivée aux manettes: les budgets d’entretien et de dératisation de l’immeuble sont sabrés, les produits d’hygiène ne sont plus distribués qu’au compte-gouttes, les salariés sont invités à quitter l’entreprise et les fournisseurs qui doivent attendre des mois pour être réglé … quittent un à un le navire. La SGM justifie alors ces retards de paiement par la nécessité d’installer de nouveaux logiciels de facturation. La belle blague ! En réalité, Frédéric Merlin, fait de la cavalerie comptable en utilisant l’argent de ses fournisseurs pour payer salaire, loyer et impôts
Il ment tout le temps
Peine perdue, malgré le départ de 45 % des effectifs, la SGM est toujours prise à la gorge. Son patron ne multiplie pas moins les déclarations rassurantes : son plan se déroule à merveille, et il a juste besoin d’un peu de temps pour le mener à bien. « Il ment tout le temps balaie, alors un ponte de la mairie de Paris. En réalité, Merlin se lance dans un cycle infernal de réduction de ses surfaces commerciales pour réduire ses pertes au risque de s’appauvrir encore davantage.
L’opération commence en 2025 par la disparition de toutes les boutiques annexes: animalerie, matériel, médical etc. qui ont essaimé dans le quartier et par l’annonce de la fermeture des 8500 m² du BHV de la rue de la verrerie. Incapable d’honorer sa promesse de reprise des murs du magasin principal, Merlin est contraint : à l’automne 2025 de céder son option d’achat au Canadien de Brookfield. Ces derniers vont pratiquer avec lui la politique du nœud coulant pour récupérer au plus vite la jouissance, de la plus grande partie du bâtiment…
Faute de pouvoir payer le loyer de 45 000 m² de la rue de Rivoli, la SGM, renonce d’emblée à 18 000 m² pour ne conserver que 60 % de la surface commerciale, restante. Ce printemps à la revue encore à la baisse ses ambitions : aux dernières nouvelles, la société ne se contenterait plus que du tiers du bâtiment, « encore un effort et le royaume de Merlin se limitera à une cabane à frites »: ironise, un professionnel de l’immobilier
Xavier Niel ne dit pas bye bail.
Pour alléger ses charges, le patron de l’AS SGM, à bien tenter de résilier avec deux ans d’avance, le bail de location de l’immeuble du BHV homme qu’il n’utilise que depuis le 1er janvier, mais le milliardaire Xavier Niel, qui a racheté l’édifice pour en faire un espace dédié aux jeux vidéo a refusé, tout net l’arrangement. Le financier qui semble ne se fait aucune illusion sur la viabilité de la SGM prive, ainsi, Frédéric Merlin d’un précieux bol d’oxygène.
Condamné à garder provisoirement les clés du BHV homme. Frédéric Merlin a bien imaginé d’y transférer les espaces aujourd’hui dévolus à Shein au sixième étage du magasin principal, afin d’économiser une part supplémentaire des loyers dus à Brockfield. Pas de bol : cette fois, ce sont les dirigeants de la Marque d’ultra Fast Fashion, qui ont mis leur veto en exigeant de rester dans l’immeuble de la rue de Rivoli. Leur démarche ne fera pas venir un client de plus dans l’instant occupé par chaîne qui réalise un chiffre d’affaires, ridicule, de 1000 € par jour. Mais elle risque fort d’accélérer la faillite du BHV, attendu avec impatience par les investisseurs…
Encore de belles visites guidées avec Didier Bouchard
Didier Bouchard, très érudit est guide conférencier spécialisé dans l’histoire de l’art et le patrimoine. Vous avez la chance de pouvoir vous inscrire à une sortie avec lui. Voici son nouveau programme Mai-Juin 2026
CD
CONFÉRENCES DIDIER BOUCHARD
Conférencier national, diplômé de l’Institut d’Art et d’Archéologie de la Sorbonne
Ancien Élève de l’École du Louvre
Boite 17 Bât. D, 8, rue Cannebière 75012 Paris. Tel: 06 43 63 35 73
LUNDI 18 MAI
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15h : Exposition « MONET À GIVERNY avant les NYMPHÉAS, 1883-1890 »
Au musée des impressionnismes de GIVERNY.
Dans le cadre du festival Normandie-Impressionniste : exposition du centenaire de la mort de Claude Monet. R.V. près des caisses. 16€+entrée.
Transport: SNCF Paris-Vernon,
Puis navette près de la gare.
Sur inscription au 06 43 63 35 73
MARDI 19 MAI
15h : le quartier de l’Europe sur les traces de MANET, CAILLEBOTTE, ZOLA. ATELIER DE MANET, MAISONS CLOSES de la rue de Berne, hôtels particuliers de la rue de Milan et de la rue Ballu, dernière adresse d’Emile Zola.
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Des peintres comme Manet, Monet, Renoir, Pissarro, Caillebotte, et d’autres encore, côtoient ce quartier à partir des années 1870. Alors que le Second Empire cède le pas à la Troisième République, ils développent une nouvelle vision de la ville, transformée par la technologie. Ils s’intéressent aux sujets de la vie moderne, à la peinture en plein air et aux jeux de lumière.
13€. Rendez-vous métro Europe. Inscription : 06 43 63 35 73
MARDI 26 MAI
14h50 (heure du R.V) : Exposition Face au Ciel : Paysages romantiques de PAUL HUET, et de quelques-uns de ses contemporains : DELACROIX, CONSTABLE, COROT…
Et visite du musée de la Vie romantique rénové dans l’hôtel SHEFFER-RENAN : SOUVENIRS DE GEORGE SAND, OEUVRES D’ARY SCHEFFER etc.
15 pers. maximum. 13€+entrée. Sur inscription au 06 43 63 35 73
VENDREDI 29 MAI
11h15 exposition « LETTRES PARISIENNES : MADAME DE SÉVIGNÉ ET PARIS », au musée CARNAVALET. Manuscrits, peintures et objets d’art réunis sur les lieux même où l’auteure vécut
Sur inscription au 0643633573. 13€+entrée. Rendez-vous près des caisses
MARDI 2 JUIN
15h (heure du R.V.) : exposition « UNE JOURNÊE AU 18ème SIÈCLE »
-dans un hôtel particulier. Au musée des Arts Décoratifs.
Chez les maitres et les domestiques, de la chambre et du boudoir, au cabinet de garde-robe…
Rendez-vous : entrée des groupes, côté jardin des Tuileries.
13€°entrée. Sur inscription au 06 43 63 35 73
MERCREDI 3 JUIN
Deux visites en mini groupe au Louvre
11h15 : Exposition MARTIN SCHONGAUER, LE BEL IMMORTEL.
Peintures, gravures, dessins du maître de Colmar que Dürer admirait.
Sur inscription au 06 43 63 35 73et sous réserve de confirmation. 13€+droit d’entrée.
6 personnes maximum et minimum
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MERCREDI 3 JUIN (SUITE)
14h30 : Exposition MICHEL-ANGE-RODIN, CORPS VIVANTS.
200 œuvres : rencontre au sommet de deux géants.
Sur inscription au 06 43 63 35 73et sous réserve de confirmation. 13€+entrée
6 personnes maximum et minimum
JEUDI 4 JUIN
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11h45 : Exposition « VISAGES D’ARTISTES » au MUSÉE du PETIT-PALAIS.
Portraits et autoportraits de peintres et de sculpteurs, et ateliers d’artistes.
Courbet, Rodin, Gauguin, Vuillard, et des œuvres inconnues ou méconnues (Sarah Bernhard sculptrice, et quelques touches d’art contemporain : Cindy Shermann, Annette Messager, Sophie Calle).
Sur inscription au 0643633573.
Rendez-vous accueil des groupes. 13€+entrée
VENDREDI 5 JUIN
15h : Ateliers d’artiste de la villa d’Alesia, et son quartier vers la rue des Plantes et l’impasse du Chemin-vert.
Sur les traces DE MATISSE, BRASSAÏ, SANDOZ, ET JEAN MOULIN.
R.V. métro Alésia, sortie n°1. 13€
Inscription au 06 43 63 35 73
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MARDI 9 JUIN
14h45 : Exposition « LICORNES ! » au musée de CLUNY (ET TAPISSERIE DE LA DAME À LA LICORNE). La licorne dans l’Art depuis l’Antiquité, et son symbolisme.
13€+entrée. Sur inscription au 064363357
Rendez-vous près des caisses. Entrée 28 rue du Sommerard.
JEUDI 11 JUIN
15h30 (heure du R.V.) : Exposition GIOVANNI SEGANTINI, au MUSÉE MARMOTTAN.
Entre symbolisme et pointillisme, entre Italie et Suisse : découverte d’un peintre singulier.
Giovanni Segantini est une figure majeure de l’art en Suisse et en Italie
Rendez-vous 2 rue Louis Boilly. 13€+entrée.
Sur inscription au 06 43 63 35 73
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VENDREDI 12 JUIN
15h : La COUR de L’INDUSTRIE et la MANUFACTURE ROYALE DES GLACES (PUIS CASERNE) de REUILLY, et sa transformation.
Le village de Reuilly : cours artisanales, école Boulle…
Rendez-vous métro Faidherbe-Chaligny, sortie n°1. 13€
Inscription au 06 43 63 35 73
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MERCREDI 17 JUIN
14h30 : L’hôtel GASTON MENIER et son PETIT MUSÉE, et trois autres hôtels MENIER autour du PARC MONCEAU. (Découverte (ext.) des hôtels Camondo-Menier, Emile Menier, Henri Menier, ainsi que d’une pagode et de vestiges méconnus des Tuileries…)
13€. Sur inscription au 0643633573.
Rendez-vous devant le 61 rue de Monceau.
JEUDI 2 JUILLET
15h : visite intérieure de NOTRE-DAME.
Rendez-vous devant le 8 rue Massillon.
Sur inscription au 0643633573.
16€ audiophones compris. 14 personnes maximum
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