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Le blog du Réseau Bazar BHV
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Antoine et le grand désherbage !

2 Décembre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Vous avez peut-être du, un jour, faire du tri de livres pour un déménagement, ou du tri dans vos souvenirs...

Mais lorsque vous possédez un grand nombre de livres... et que vous les aimez  tous ou presque, c'est un dilemme 

Alors la question s’est posée récemment  pour notre collègue Antoine Eminian. Il dévore les livres et de surcroit écrit très bien.

Si Antoine lit beaucoup, et  il nous a déjà proposé plusieurs livres sur ce blog ; Bien évidemment Antoine possède  une belle bibliothèque pleine de livres, mais quand elle déborde et que la place vient à manquer, les problèmes commencent…

Sa solution : Le grand désherbage !

L’idée mûrissait en moi depuis longtemps, procrastination repoussant d’année en année l’inéluctable. Et puis cet article lu dans Le Monde (daté du 31/12/2020 pour ceux qui aiment la précision) est venu mettre un nom sur mon malaise : je devais faire de la place dans ma bibliothèque, ce que dans le monde des bibliothécaires français on appelle un « désherbage ». Désherber il fallait, désherber j’allais faire.

Tremblement de la glotte, déglutition difficile, j’ai enrobé du regard les rayonnages débordant de livres, serrés les uns contres les autres, en double couche, à l’horizontal pour boucher l’espace entre le haut des livres et l’étagère du dessus :

 « Mes chéris, papa va devoir se séparer de certains d’entre vous. Oh ! Je vous aime tous, mais l’appartement est trop petit pour tout le monde. Vous me comprenez ? »

Ces lâches n’ont rien répondu, me laissant solitaire devant mon cas de conscience!...

Ma bibliothèque avant le grand désherbage

Jusqu’alors, faire ce ménage n’était qu’une idée en l’air, désormais j’avais la volonté de m’y atteler et les questions et problèmes sont immédiatement apparus :

A qui donner mes livres ? Une évidence, ces ouvrages se devaient d’avoir une seconde vie, d’être lus par d’autres.

Ma bibliothèque municipale n’accepte pas les dons – ce que je n’ai jamais très bien compris, peut-être en raison de lois ou règlements ? – mais ils m’ont donné les coordonnées d’une association littéraire locale qui accepte ces livres, les revend lors de sa braderie annuelle, les fonds récoltés servant à organiser des conférences et autres activités littéraires.

J’avais une adresse, restait le problème logistique!...

 Quand je parle de don de livres, il ne s’agit pas de quelques exemplaires remplissant un carton, mais de plus d’un millier de romans !

Vous êtes assez familiers de ces objets pour en mesurer le volume et pire encore, le poids ! Pour des raisons personnelles, je n’avais pas la possibilité de me déplacer, il fallait que le receveur vienne chez moi avec ses propres cartons et s’occupe de la manutention entre mon quatrième étage et son véhicule. Obstacle levé, l’association acceptait cette condition. Par contre il leur fallait une liste préalable de mes bouquins.

Ce n’était pas un vrai problème, juste un boulot supplémentaire....

Depuis plusieurs décades, je gère mes lectures dans un fichier Excel : tous les livres y sont consignés, ceux que je conserve, ceux que j’emprunte à la bibliothèque, ceux que j’ai lus mais déposés dans des boites à livres. Un système de couleurs identifiant chaque cas.

Restait à extraire ceux que j’envisageais de donner lors de ce désherbage, puis l’opération terminée, réintégrer cette liste dans mon fichier originel en transvasant ces livres possédés en livres donnés.

Enfin, je me suis attaqué concrètement au délestage. J’ai sorti un à un les exclus de mes rayonnages, pour les empiler au sol en tristes tas, dans l’attente de l’arrivée de leur nouveau propriétaire.

Une extraction riche en émotions car dans beaucoup de ces livres, de petites fiches où j’avais pris des notes et des articles de journaux ont été retirés de leurs pages. Feuillets jaunis par l’usure du temps, souvenirs ravivés. A la vue et au toucher de ces bouquins j’ai aussi modifié mes choix de conserver ou donner, ce qui m’a obligé à revoir mon ficher Excel.

J’ai profité de l’occasion pour nettoyer mes étagères, ce n’était pas un luxe, la poussière témoignait que mes crus étaient bien vieux pour certains. Une cure d’amaigrissement pour ma bibliothèque et une nouvelle vie pour moi, la dernière partie, celle où l’âge nous dicte qu’il est temps de se séparer du superflu.

Ma bibliothèque après le grand désherbage

 J’ai mis des années à entreprendre concrètement ce tri et cette purge de ma bibliothèque, ça m’a fait mal, maintenant c’est fait, la douleur est passée...Je me sens l’esprit libre et serein !

Finalement ce grand ménage a mis en évidence une vérité à laquelle je n’avais jamais songé :  les livres sont faits pour être lus, les empiler chez moi les condamnaient à mon unique lecture; en les remettant en circulation, je leur offre une nouvelle vie et satisfais gratuitement un lecteur potentiel qui n’y aurait peut-être pas eu accès sans cela. Un conte de Noël moderne ?

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°77 l'année1955 2e partie de la Mécanographie à l'informatique:

25 Novembre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Aidée par la mémoire de collègues : Michèle Bossis qui a pu compléter la base de cet article et Michel Massun, nous pouvons vous faire découvrir ce que vous ne lirez nulle part ailleurs....

Merci à tous deux.

La mécanographie : ( Michèle B)

Le service  de la mécanographie se situait au 4ème étage du magasin sous les soupentes côté rue du Temple. Puis, au début des années 60, nous avons déménagé au 5ème étage et nos fenêtres surplombaient la coupole depuis disparue. 

Le service de la saisie des données était équipé par la marque BULL  qui comptait en nombre de matériel ainsi nommé : 10 perforatrices et 8 vérificatrices.

Tous les documents créés par la vente réalisée en magasin (guelte, chiffre d'affaires, facture fournisseurs etc...) étaient traités par ce service qui générait les cartes perforées. Il en ressortait des informations nécessaires souhaitées par la comptabilité, l'analyse financière. Pour finir, les cartes perforées étaient triées, interclassées, imprimées par date, par rayon selon les besoins et acheminées aux utilisateurs.

La mécanographie par Michel Massun

" L’informatique, toujours l’informatique mais qui connaît son aïeule « la mécanographie ».

Remontons à 1955. A cette date le BHV, toujours à la pointe du progrès, décide de s’équiper de machines « électro comptable », auprès de la compagnie des machines BULL, machines utilisant des cartes perforées.

Le matériel était composé de perforatrices, vérificatrices, d’une trieuse, d’une calculatrice, d’une interclasseuse et d’une tabulatrice pour les éditions maintenant appelée « imprimante » associée à un bloc de perforation pour de nouvelles cartes perforées (photo n° 1, au fond M. Meunier Rivière sur la trieuse, un technicien d‘entretien BULL sur la calculatrice, au premier plan Me Tessier et une interclasseuse).

La carte à perforer était constituée de 80 colonnes.

Chaque colonne était numérotée de 9 à 0 plus 2 codes de fonction.

Pour les chiffres il n’y avait pas de problème, 0 à 9, mais pour obtenir des lettres il fallait associer deux perforations.

Exemples : (7 et un code de fonction = A) (7 et 0 = B) (7 et 1 = C) etc. (7 et 6 = H) (8 et un code de fonction = J) etc. (8 et 6 = R) (9 et un code fonction = S) etc. jusqu’à

9 et 6 = Z.

Le principe de lecture de la carte était simple. Le matériel était équipé d’une case pour le chargement des cartes, d’une piste de lecture avec des galets d’entrainement et d‘une case de réception. La carte passait entre un galet alimenté par du courant et une rangée de 80 balais; 1 impulsion correspondait à un chiffre, deux impulsions correspondaient à une lettre.

Pour le fonctionnement des machines nous avions pour chaque travail,  un tableau de connexion (l’équivalant aujourd‘hui d’un programme) qui représentait toutes ses fonctions, lecture de la carte, niveaux de contrôle, niveaux de calcul (sous-total, total et cumul), zone d’édition pour la tabulatrice. Pour relier ces différentes fonctions entre elles nous utilisions des fiches de connexion de différentes couleurs et de longueurs, 10cm, 20cm, 30cm, 40 et 50 cm; certains tableaux étaient de véritables écheveaux.

Notre premier travail mécanographique a été le Chiffre d’affaires du magasin. Dans un premier temps il a fallu codifier le magasin : le groupe, le rayon et le sous-rayon puis modifier les feuilles de guelte (individuelle, générale et démonstration). Ensuite créer les états du chiffre d’affaires.

Petite anecdote : je me souviens de l’édition du premier chiffre d’affaires devant Mrs Lillaz, Guillemin, Boulot et bien d’autres qui s’extasiaient sur la rapidité de l’édition :  150 LIGNES MINUTES.

Notre deuxième travail a consisté à enregistrer les factures des fournisseurs. Il a fallu codifier tous les fournisseurs (code du comptable, code et raison sociale du fournisseur, et conditions de paiement), ensuite saisir les factures au jour le jour pour éditer le journal des factures.

Petite anecdote : un comptable ne faisait pas confiance à la machine, il refaisait de tête toutes les additions pour ensuite ne pas trouver d‘erreur. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps qu’il nous a fait confiance.

Ensuite tout s’est enchaîné très vite, fin des années 1950 et début des années 1960 : augmentation du personnel et du matériel demandant un changement de local, 3 trieuses, 3 tabulatrices, 2 interclasseuses, une unité supplémentaire de calcul

(photo n° 2, je suis à gauche et devant: Me TESSIER), 1 reproductrice et plusieurs perforatrices et vérificatrices.

Nouveaux traitements, paye du personnel, paiements des fournisseurs, comptabilité générale, inventaire etc. Une nouveauté, la bande perforée qui devait se substituer aux cartes perforées mais rapidement abandonnée par manque de fiabilité.

 Nous étions en avance sur cette période !.... que de chemin parcouru…jusqu’à nos jours, demandant constamment une remise en cause de notre savoir-faire.

Nous étions une équipe forte au service du magasin et il y régnait un climat serein."

De la mécanographie à l'informatique: ( Michèle Bossis)

Au milieu des années 60, naquit l'informatique, le service de saisie des données évolua et déménagea dans le bâtiment marchand qui aujourd'hui s'appelle le BHV homme. 

Le personnel du service de la mécanographie dû s'adapter à l'évolution,  se former puis migrer sur du matériel électronique de la marque CMC. Ces données étaient recueillies  sur un Disque appelé "concentrateur de données", puis transférées sur une bande magnétique destinée à être exploitée par la salle ordinateur. 

Cette génération de matériel (CMC), plus performante permettait de réaliser plus rapidement et facilement des contrôles. Par binôme, les opératrices de saisie pouvaient rapprocher et corriger en temps réel les erreurs de transcription.

L'informatique, la vraie... venait de commencer au BHV...

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°76 l'année 1955 1ère partie

18 Novembre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

En Algérie :

Les 20 et 21 août 1955, le FLN et des arabo-berbères de Constantine, attaquent les quartiers européens des villes et les maisons isolées des colons. On dénombre une centaine de morts. Conséquence : Les colons réagissent avec violence et on compte un millier de morts.

La France renonce à la politique d'intégration et commence une lutte armée contre les rebelles.

Les soldats qui reviennent d’Indochine partent aider à remettre de l’ordre. Puis on décide d’y incorporer les jeunes qui doivent accomplir  leur service militaire.

Beaucoup de collègues aujourd’hui à la retraite ont reçu la médaille commémorative d'Algérie, la médaille de titre de reconnaissance de la Nation,la croix du combattant et l'agrafe du maintien de l'ordre (Voir la photo) et participent à des commémorations d’anciens combattants. L'armée recrute aussi des algériens favorables à la France : les harkis.

Cette guerre est horrible et dépasse la raison humaine. Nombres d’anciens l’ayant vécue vous parleront ou préféreront se taire sur les tortures, les mutilations et autres...

Aucune solution n’est trouvée pour arrêter ces mouvements de rebellions entre 1954 et 1958.

Social :

32% des femmes travaillent (pour 30% en 1950)

La convention collective des grands magasins est signée. Véritable balise du terrain social qui sera modifiée plusieurs fois ;

Un million d’enfants partent en colonie de vacances.

Au BHV :

On installe le premier standard téléphonique à fil.

Vers 1955- 1958  pour installer des appareils sanitaires et autres travaux, le BHV fait travailler de petits artisans locaux.

On travaille  de plus en plus à la contremarque : (commande spéciale).

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Moulin à café électrique Peugeot

Le BHV travaille à stock réduit et la rotation des stocks passe à 6 en moyenne ! Quel exploit !

Le BHV est le magasin référent en matière d’électroménager.

Un slogan BHV : « le BHV, grand magasin du progrès Ménager »

1955 : Le rayon Bâtiment est très attractif car en plus des éviers, portes, fenêtres volets, bois à la découpe, carrelage céramique et faïence, Panolac, Formica, Polyrey, on y ajoute des Carreaux muraux en plastique Japy... puis Nonyplast faciles à poser.

 

Mais commence se passe l'encaissement au magasin : ( Souvenir raconté par Michèle B.)

La caisse centrale comme son nom l'indique la banque interne du BHV:

Ce service équipé d'un matériel spécifique permettait à la vendeuse à l'aide de tuyauterie à air comprimée, d'acheminer dans un tube le moyen de paiement depuis la surface de vente vers le service CAISSE TUBE". Ce service avait  pour mission de valider le paiement du client.

Pour être plus précise, les caissières du service CAISSE TUBE, après traitement, renvoyait vers la vendeuse, le tube accompagné de la monnaie et du bordereau de vente (ce que nous appellerons aujourd'hui le ticket de caisse ou la facture) permettant ainsi de rendre la monnaie au client et de clôturer la vente. 

Ivry se modernise et ses équipements de livraison aussi .Découvrons ensemble la flotte de livraison d'Ivry.

et ce charmant livreur !

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°76  l'année 1955 1ère partie

Salon des Arts ménagers

Le taux de fréquentation bat tous les records avec un million quatre cent mille visiteurs.

La revue des Arts Ménagers : 144 pages de publicité ! Dito pour la Maison Française

En 1955, 27% des foyers souhaitent déménager afin de vivre dans un logement moins exigu.

On reporte donc les envies d’achats superficiels, mais la découverte de tous ces nouveaux produits de consommation éduque les français.

Les visiteurs réfléchissent avant d’acheter, ce n’est pas une impulsion, ils ont devant les yeux tout ce qui pourra leur convenir dans l’avenir : particulièrement en lavage et cuisson ;

Il faut dire qu’entre 1950 et 1955 Brandt démocratise la machine à laver.

Regardons ces 2  pages de machines à laver, d'un catalogue BHV avec la marque propre Rivolia et Atlantic et l'autre page Scholtes et Brandt. On notera que ces machines chauffent au gaz ou à l'electricité !

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°76  l'année 1955 1ère partie
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°76  l'année 1955 1ère partie

Automobile :

20% des Français possèdent une voiture.

42e Salon de l’auto au Grand Palais,

il commence le 6 octobre et c’est un véritable rush sur le stand Citroën avec la sortie de la DS 19 !

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°76  l'année 1955 1ère partie

Lorsque Citroën présente la DS en 1955, la remplaçante de la mythique Traction, la presse et le public sont stupéfaits. Le premier soir du Salon, 12.000 commandes sont déjà enregistrées.

Grâce à leur génie, les deux hommes qui ont co-signé la Traction en 1934, l'ingénieur André Lefèvre et le dessinateur et sculpteur Flaminio Bertoni, ont littéralement révolutionné le monde de l'automobile. Par un style d'abord. L'allure gracieuse et hors norme de la DS n'est pas gratuite ; tout a été pensé autour de l'aérodynamisme. Ensuite par ses innovations. La DS une vitrine technologique  que les autres constructeurs mettront plus de dix ans à rattraper. (source : magazine Turbo 17 01 2018)

Les autres marques sont aussi très regardées .

403 Peugeot et Simca403 Peugeot et Simca

403 Peugeot et Simca

Culture /Loisirs

Football : 1er match retransmis à la Télévision:  Lille gagne contre Bordeaux.

Naissance de la radio Europe 1 qui s’adresse à une population plus jeune.

Chansons:

Nos soldats qui partent en Algérie chantonnent «  le déserteur » de Boris Vian, mais chose rare la chanson sera censurée !

Jean Ferrat commence à chanter dans un cabaret  tandis que le célèbre Tino Rossi Chante Méditerranée au Chatelet ; 

Une jeune chanteuse arrive d’Egypte Elle se nomme Yolande Gigliotti, que vous connaissez sous le nom de Dalida. Elle s’imposera avec » Come Prima » et « Bambino » !

Gilbert Bécaud fait des tournées en Europe et aux USA

Au cinéma :  un film policier de Jules Dassin « Du rififi chez les hommes » et un autre film sortira à l’automne : « Les grandes manœuvres » de René Clair ; la distribution est formidable : Gérard Philippe, Michèle Morgan, Jean Dessailly, Brigitte Bardot, Dany Carrel, Claude Rich, Michel Piccoli, Daniel Ceccaldi, les derniers cités commenceront vraiment leur carrière à partir de ce film.

Aux USA, James Dean tournera dans «  A l’Est d’Eden », Il meurt le 30 septembre en pleine gloire à 24 ans d’un accident de voiture.

Prochain article : La suite de cette année 1955 avec l'informatique au BHV  !

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°75 l'année1954 3/3 : Souvenirs

11 Novembre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Souvenir quand tu nous tiens !

1954 : récit bien vivant de la fille d’un employé du BHV, Christiane Gravier. Elle nous raconte son expérience de cours de danse au BHV et de la fête de Noël pour les enfants du BHV. On adore.

" Mon père travaillait au rayon Papeterie – Rentrée des Classes d’un grand magasin parisien, le  Bazar de l’Hôtel de Ville,  au rez-de-chaussée près des grandes vitrines donnant sur la rue de Rivoli. Les enfants des employés pouvant profiter d’activités organisées par l’entreprise,

Il m’inscrit aux cours de danse.

Je fis donc aux environs de l’année 1954 l’expérience du travail en groupe, des répétitions accompagnées par une pianiste. Les morceaux de musique étaient inlassablement répétés, chaque exercice arrêté puis repris jusqu’à la maîtrise. L’entrainement à la barre, le professeur, les miroirs étaient pour moi un monde nouveau qui me plaisait.

La classe regroupait une vingtaine d’élèves d’âges et de motivations différentes. Quand je regarde les frimousses de mes petites compagnes de l’époque sur les photos du groupe, leurs caractères et pour certaines leurs façon d’être me reviennent à l’esprit … Le visage d’ange d’une blondinette aux anglaises, celui de la brune aux cheveux longs, les plus jeunes, timides, que l’on mettait au premier rang, celles qui avaient l’habitude de venir et qui nouaient les lacets de leurs chaussons de danse à toute vitesse dans les étroites cabines d’habillage que nous partagions à plusieurs.

Nous dansions aussi sur des chansons traditionnelles et à nos poignets furent noués des foulards de soie de toutes les couleurs qui virevoltaient à notre rythme pour un «Adieu foulard, adieu madras »

Nos danses faisaient partie du spectacle de Noël de l’entreprise. Moment exceptionnel et très attendu y compris des parents quand le grand jour arrivait car nous nous produisions sur une véritable scène avec musique, rideaux et projecteurs. Moments d’effervescence qui étaient précédés par toute une série d’événements  …

Pour la confection du « tutu » la couturière prenait nos mesures, il y avait des  essayages et nous étions heureuses de nous voir dans ce satin rose mauve chatoyant. Un ruban doré dans les cheveux. La coiffure bouclée serait faite par le coiffeur et j’avais exceptionnellement l’autorisation d’être maquillée ! Pour cette occasion on avait acheté une petite boite ronde de fard qui à l’ouverture laisse apparaitre un pinceau en demi-lune posé sur une poudre rosée délicatement parfumée et un petit miroir dans son couvercle.

Nous étions prêtes, nous avions bien répété. Nous étions dans les coulisses. Nous attendaient la scène et un public chaleureux dans cette salle de la rue Saint Dominique. Une fois en place et encouragées par le professeur de danse à demi-caché par l’arbre de Noël, nous attendions le signal pour débuter cette fois face à l’immense espace noir que sont les spectateurs quand le rideau se lève, les projecteurs nous mettraient alors dans la lumière mais feraient disparaître ceux qui nous regardent. Sensation unique.

D’autres numéros suivaient les petites danseuses, nous retournions en loge et nouvelle effervescence à l’issu des prestations, on regagnait les grands salons décorés pour Noël qui nous attendaient pour un goûter mémorable.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°75  l'année1954 3/3 : SouvenirsMémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°75  l'année1954 3/3 : Souvenirs

La salle de réception était immense et résonnait de nos cris et de nos rires, les longues tables étaient déjà chargées de gâteaux. Nous étions servies par une armée de mamans souriantes et au petit soin remplissant nos tasses de chocolat chaud.

Le « Père Noël » étant là … il était venu lui aussi sur scène pour les plus petits, nous allions selon notre âge choisir le jouet qui nous faisait plaisir. Il y avait une file d’attente pour les filles, une autre pour les garçons et devant les monceaux de paquets nous avions le temps d’hésiter. Une année ce fut la machine à coudre qui emporta ma préférence, plus tard je choisis le pyrograveur …

Cadeau dans les bras, on rejoignait notre famille et nous quittions cette atmosphère de fête, la chaleur de la salle, les lumières et l’agitation pour se retrouver sur le trottoir devenu noir et parfois luisant de pluie de la rue Saint Dominique. Le soir était tombé. Il fallait rentrer rue Saint Louis en l’Ile ignorant alors que ces souvenirs merveilleux resurgiraient plus tard lors d’une séance de maquillage, à l’ouverture d’une petite boîte de fards, éclairant un regard interrogateur contemplé dans le miroir …

Christiane GRAVIER

2021

Merci Christiane pour votre participation .

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°74 l'année1954 2/3Nouveautés

4 Novembre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

LE XXIIIe SALON DES ARTS MÉNAGERS

Encore une fois au Grand Palais, une sélection de nouveautés intéressante, sur le confort de la maison.

Environ 1300  exposants. L’accent est mis sur le  " foyer d'aujourd'hui ". Buffets, armoires, commodes, tables, chaises conçus pour offrir le maximum de confort dans l'espace le plus restreint possible. N'oublions pas qu’avec  la crise du logement, il faut compter avec la clientèle modeste vivant à l'étroit dans des locaux insuffisants et contrainte d'utiliser des meubles de dimensions réduites.

Les nouveautés :

Peu de chauffage central, une demande forte sur les chauffages d’appoint comme les appareils à gaz mobile ou à catalyse. Comme en témoigne ces deux pages de catalogue BHV.

Catalogue BHVCatalogue BHV

Catalogue BHV

Naissance des premiers chauffe-eau à accumulation branché sur le chauffage central.

51% des ménages possèdent un réfrigérateur ressemblant à ceux que l’on connait aujourd’hui.

Ci-dessous un modèle marque propre du BHV qu'on nomma Rivolia!

Catalogue BHVCatalogue BHV

Catalogue BHV

Et pour livrer tout cela, un camion BHV ! 

 

Commercialisation du moulin à café Peugimix de Peugeot

SEB  Lorsque les frères Lescure présentent leur cocotte-minute au Salon des Arts Ménagers en 1954, elle est refusée. On laisse la part belle aux anciennes cocottes : l’auto-thermos, la Caroline, Cuitoutvit....et pourtant !....

SEB commercialise la cocotte-minute en alu embouti. 130 000 pièces vendues dès la première année (Frédéric Lescure). (500 000 en 1960) Plus de 70 millions depuis sa création. La « super-cocotte » est née !

S.E.B : on a presque oublié que cela voulait dire Société d’Emboutissage de Bourgogne). C’est donc là en Bourgogne que Frédéric Lescure fils d’Antoine Lescure rétameur s’installe. Avec son frère, l’idée de la cocotte minute germe dans leurs têtes. Le produit existe déjà !...Mais comment offrir un produit parfait, ce qui n’était pas toujours le cas avec les produits commercialisés (ils explosaient souvent).

La technique de l’emboutissage est leur point fort mais en ajoutant : la sécurité : la cocotte minute était née.

La sécurité : 2 soupapes de sécurité, c’est bien ! Mais en ajoutant un étrier : barre qui retient le couvercle : c’est mieux !

Le succès de SEB est semblable aux meilleures années BHV, c’est grâce à l’esprit d’initiative, au sens des responsabilités de chacune des équipes que l’entreprise devint si prospère !

 

TEFAL : Dans un petit atelier à Sarcelles 2 ingénieurs font la découverte d’un revêtement antiadhésif. La première poêle antiadhésive est créée, brevetée, elle sera commercialisée sous le nom de TEFlon ALuminium

Marc Grégoire découvre le procédé d’application du PTFE en 1954, se dit : Pourquoi ne pas appliquer ce revêtement sur une poêle et c’est ainsi, qu’il lance la fabrication dans un atelier de Sarcelles. Mais il faudra attendre 1961pour qu’une filiale de Péchiney donne la possibilité de construire une usine à grande échelle à Rumilly.

(En juin 1968, La SEB en prendra le contrôle)

 

Gourmandise :

Une nouvelle friandise qui fut la sucrerie de notre enfance : le Carambar de chez Delespaul. Qui n’a pas connu ce caramel au miel de forme allongée et emballé dans un papier jaune vif ! (Les enfants pouvaient collectionner les points DH pour obtenir un cadeau).

photo internet

Mode :

Coco Chanel qui avait fermé ses ateliers de couture, revient pour innover avec son petit tailleur Chanel.

Culture :

On découvre des comiques forts sympathiques :

Roger-Pierre et Jean-Marc Thibault, Jean Poiret, Michel Serrault, Fernand Raynaud et Raymond Devos.

En musique : Gilbert Bécaud à l’Olympia fait « un Tabac » !

Cinémas : On notera : Touchez pas au Grisbi avec Jean Gabin et aussi le film Italien extraordinaire : La Strada.

 

 

« Le blé en herbe «  de Claude Autan Lara, « Johny Guitare » avec Ava Gardner, Fenêtre sur cour » de Hitchcock

Hémingway reçoit le prix Nobel de Littérature.

Enfin…. C’est l’année du Rock’n’ Roll, l’élément marquant de la jeunesse étant les débuts d’Elvis Presley.

On adorait !...

Thats alright (mama)

https://www.youtube.com/watch?v=NmopYuF4BzY

Bon rocking ce soir

 

NB:

Le Salon des Arts ménagers propose un choix incroyable pour les foyers d’après guerre. Ils ont envie d’acheter tout ce qui leur est présenté ...  

 

Pendant la manifestation, plusieurs titres sont publiés par les éditions du Salon des Arts Ménagers, entre autres :

Le blanchissage domestique par Paulette Bernège (1950),

L’art d’autrefois dans la demeure d’aujourd’hui par Maurice Loyer (1954),

Les cours ménagers par Marie-Louise Cordillot (1954), et bien d’autres œuvres.

 

On continue sur 1954 la semaine prochaine, avec un récit sur un noël BHV ...

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°73 l'année 1954 1/3 Le BHV

28 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Dans le Monde

Sur le plan international l’Europe et les USA fondent l’Eurovision pour échanger les émissions télévisées.

Bataille meurtrière de Dien Bien Phu, l’armée française capitule le 7 mai.

Début de la guerre d’Algérie.

Faisons un point rapide : En 1954, l'Algérie compte environ 8 millions d'habitants.

Un peu plus de 7 millions sont des berbères arabisés de religion musulmane en grande majorité agriculteurs. Le million restant descend de colons d'origine européenne (les pieds noirs) présents depuis un siècle et des juifs berbères et séfarades.

Dans la nuit de la Toussaint 1954, des nationalistes algériens organisent 70 attentats dans les montagnes au nord-est de l’Algérie.

Après l’attaque de bâtiments publics, d’assassinats de civils, les rebelles, « fellagas » créent le FLN, mouvement partisan de l'indépendance de l'Algérie et une armée.

La gendarmerie et l'armée françaises réagissent  au mouvement insurrectionnel FLN algérien....Ils parviennent à remettre de l’ordre, avec le soutien du gouvernement français. (Mendès-France) : « L’Algérie restera Française ! ».

La France veille alors au développement de l'économie de l'Algérie. Elle crée des écoles, des hôpitaux et scolarise les enfants.

On prévoit une politique d'intégration : le FLN n’en veut pas ! (suite en 1955)

 

En France :

Médical : Découverte du vaccin contre la Polio. Premier test de greffe d’organe.

Le nouvel impôt indirect sur la consommation créé en 1952 : la fameuse TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), est enfin appliquée.

 

1954 : Lors de l’hiver rigoureux (-15°), une femme meurt de froid, Boulevard Sébastopol.

L'abbé Pierre, Pierre Henri Grouès, fait appel à la radio, aux bonnes volontés afin d’aider les sans-logis. Il réclame des couvertures, des poêles à catalyse, et des tentes.

Un grand  élan de solidarité est lancé où les Français répondent généreusement.

 

Le Samu social était né, l’abbé Pierre est devenu populaire, il suscite un immense élan de solidarité pour aider les sans logis et donner des abris et des vêtements. (500 000 familles vivent dans des taudis ou des bidonvilles

Quand le  BHV répond présent !

Parmi les grands donateurs : Georges Lillaz, va intervenir.

Rappelons-nous qui est Georges Lillaz : c’est le petit fils de Pauline dont nous avons beaucoup parlé.

Georges Lillaz  est connu pour être une personnalité extrêmement humaine :

Directeur Général, il travaille aux cotés d’Henri Viguier, PDG.

Il aide et prête des camions pour livrer les dons du magasin et les dons extérieurs  à l'abbé Pierre .

L’organisation logistique incombe à Roger Staffe qui dirige Ivry ;

(Georges Lillaz, marié à Suzanne Perrin Hally Smith en décembre 1932, divorce en 1940. Il se remarie le 16 novembre 1942 avec Ketty Andrée Parizot. (Décédée en 2008) et inhumée au cimetière de Tréboul commune de Douarnenez.)

Le BHV en 1954 :

Description d’ A Dégranges : Le magasin n’a pas en cette fin des années 1950 la structure que nous lui connaissons aujourd’hui.

Les façades Temple, Verrerie et Archives qui ont été construites un peu avant la guerre de 1914-1918, à la place des Hôtels particuliers qui occupaient l’ilot existaient dans leur forme actuelle.
La façade Rivoli était telle que l’avait connu Monsieur Ruel et les chambres de bonne situées sous les toits, servaient de réserves entre autres, pour la parfumerie.

Au centre de l’ilot se trouvent des cours intérieures couvertes de verrières, à la hauteur du 2éme étage. Un seul escalator en bois situé à proximité de la rotonde, permet aux clients d’accéder facilement aux étages.

 Trois volées d’escalier placés, rue du Temple, au centre Verrerie et à l’angle Archives – Verrerie permettraient en cas de besoin d’évacuer le magasin. Si nous ajoutons les 3 ascenseurs qui sont encore aux emplacements actuels, mais qui ne montent qu’au 5éme, les batteries de monte-charge qui vont du 2éme sous-sol au 5éme étage, nous avons un schéma des moyens d’accès nécessaires à la circulation du magasin.

Rayon disparu

Certains rayons étonnent aujourd’hui, mais il faut savoir que nous avions un rayon « enseignes funéraires » où étaient vendues les fleurs artificielles, les couronnes mortuaires, les plaques de marbre et autres objets de porcelaine destinés au cimetière. Ce rayon a disparu depuis bien longtemps.

L'implantation du magasin

Le sous-sol bien qu’ayant changé a conservé son caractère de l’époque. Les bureaux des acheteurs étaient installés dans les caves des immeubles de la rue de Rivoli dont certaines servaient de réserves. De longs couloirs sombres parcouraient toute la longueur du magasin.

Au rez-de-chaussée, la parfumerie, la bijouterie, le ménage… et surtout le rayon Librairie qui est, disait-on, la première librairie de France, avec le « Furet du Nord ».

Les rayons de nouveauté : hommes et femmes sont placés au 1er étage ; il y a même un rayon Chaussures pour Hommes dont Monsieur Parizot était l’acheteur.

Un grand escalier à encorbellement monte du Rez-de-chaussée au 2éme étage. Cet escalier sera détruit lors des travaux d’agrandissement et remplacé par un escalator presque au même emplacement.

Alain nous dit aussi :" En1954, le BHV est une entreprise familiale, le grand patron s’appelle : Henri Viguier que l’on peut croiser dans le magasin où il connait un grand nombre d’anciens employés.

C’est un grand commerçant et on voit son épouse, faire régulièrement ses courses dans le magasin. C’est ainsi  qu’il me fut raconté par un électricien, qu’un jour, désireux de mettre un nouveau fil à une lampe de chevet comme le lui avait conseillé le chef électricien, il demande un métrage qui parait bien court. Le vendeur fait remarquer à Monsieur Viguier que 50 cm de plus lui semblerait nécessaire, mais notre grand patron qui était très économe lui fait remarquer que « si le fil est vraiment trop court, on peut aussi rapprocher le chevet de la prise de courant ".

Avec messieurs Georges Lillaz, René et Gérard Boulot, la famille est propriétaire de la plus grande partie des actions du magasin. A la direction du magasin, nous y trouvons Monsieur Marchand.

Le BHV crée un bureau de conseils familiaux.(éducation , sécurité sociale, entraide familiale)

Le but de ce service familial est d’aider les clients dans leurs démarches personnelles, administratives, juridiques ou sociales.

Nous consacrerons un peu plus loin,  un article sur le souvenir d’une fête de fin d’année, narré par la fille d’un employé ! C’est un moment extra.

Publicité au BHV

Grande Innovation : on lance la publicité Institutionnelle. « Le BHV pense à votre confort », « Vivez mieux, dépensez moins »,  « Le BHV devient le plus grand magasin du plein air ».

Le but est de persuader  le client qu’il trouvera tout ce dont il a besoin au BHV, tout en profitant des conseils et des services.

 On propose aux dames de s’adresser au BHV pour tous les choix de peinture parce que « le BHV loue des pistolets, met à disposition des conseillers spécialistes, dispose de toutes les peintures, pinceaux, matériels dont vous pouvez rêver. »

Soucieux d’être toujours le premier en matière d’innovation, le BHV inaugure son premier escalator.

Autre Grand magasin : Le Louvre.

Le Louvre subit de lourdes pertes financières, il sera racheté en 1955 par Taittinger (Champagne et immobilier)

On continue sur une suite de 1954 au prochain article

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°72 l'année1953 2/2

21 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Nous voici dans la 2e partie de cet article 1953.

Encore les Arts Ménagers... 

AM 1953 Photos INA
AM 1953 Photos INAAM 1953 Photos INA

AM 1953 Photos INA

SEB crée en fin d’année, la première super cocotte, marmite sous pression avec soupape de sécurité C’est une révolution.

Avant, existait d'autres modèles tel : l’Autothermos, loin de la sécurité développée par SEB.

Alain Dégranges dans ses expositions Collections Passion m'avait fait parvenir quelques photos que je vous livre...C'était avant la cocotte minute ! 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°72  l'année1953 2/2
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°72  l'année1953 2/2
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°72  l'année1953 2/2

Et voici la cocotte minute !Nous reparlerons des ventes sur 1954! Un vrai succès!

 

Moulinex : Jean Mantelet crée l’éplucheuse à légumes.

Calor sort de son usine le premier fer vapeur Vapo-Matic.

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°72  l'année1953 2/2

Lancement des premiers « Scooters » Peugeot.

La Mode :

On raccourcit ! Dior lance la robe à 40 cm du sol, soit juste en dessous des genoux, laissant apparaître les belles jambes des femmes.

Sport :

La France découvrira  en juillet : Louison Bobet qui gagnera le Tour de France de 53 à 55, ainsi que Jacques Anquetil 19 ans qui gagnera au grand prix Cycliste des nations.

Dans le monde :

Le 5 mars 1953 meurt Staline

Le 2 juin 1953 célèbre le couronnement de la Reine Elisabeth II. Ce sacre est retransmis à la Télévision !

En France :

Fin août Les PTT suivis des autres services publics lancent un mouvement de grève.

Un nouveau président :

Le 24 décembre René Coty devient le second président de la IV e république.

Culture :

Premières éditions du livre de poche, (Henri Filipacchi) à bas prix : La culture pour tous !

Cinémas 1953 :

encore des films Cultes : le salaire de la peur, et aussi Manon des Sources.

photo allociné
photo allociné

 

Nous nous retrouverons en 1954 ... Beaucoup de choses à vous raconter !

CD

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Décès de Doris Bindault

18 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Chers collègues,

C’est avec une infinie tristesse que je vous apprends le décès

de Doris, épouse de Michel Bindault.

Elle nous a quittés hier.

"Les normands"  avaient l'habitude de la  rencontrer chaque été et l’aimaient beaucoup.

Vous aviez l’occasion de la voir sur les photos des différents bulletins BHV.

Doris a été très éprouvée par sa maladie, elle s’est battue courageusement, pendant de longs mois, soutenue par Michel, jusqu’au bout.

Je ne réussirai pas à joindre, tous ceux qui connaissent Michel, en dehors de ce blog.

Je communiquerai à tous ceux qui le souhaitent les coordonnées de Michel, afin que vous puissiez lui écrire un petit mot.( vous avez mon mail ou mon téléphone ou vous pouvez le demander en commentaire). 

Pour ceux qui pourraient y aller, une cérémonie religieuse se déroulera

ce vendredi 22 octobre à 15 h

En l’Abbatiale Saint Pierre-Saint Paul

Avenue de la sous-préfecture

67160 Wissembourg

Merci d’avance de vos pensées.

Christine Douchet

 

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°71 l'année1953 1/2

14 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

 Quand le commerce commence à s'organiser :

Le commerce commence les premières concertations entre les organisations patronales, syndicales et le gouvernement.

Les premiers États généraux du commerce sont organisés. Ils réunissent  un grand nombre des groupements professionnels du grand et du petit commerce.

La réflexion se porte sur : comment le commerce,  peut-il être un facteur d'expansion économique et de progrès social.

Dans les années 1953 et 1954, on voit apparaitre  la création de divers conseils, commissions et instituts de recherche dédiés aux questions commerciales.

Un Conseil supérieur au commerce (CSP) rassemble: des représentants de l’administration, des différents commerces (succursalistes, Gros et indépendants), des chambres de commerce et d’industrie, des organisations syndicales de cadres et des employés du commerce. Le but : réformer la distribution et ses circuits.

Cette année voit la naissance du  Crédoc : Centre de recherches et de documentation sur la consommation, il pourra analyser les statistiques  de la consommation

Il faudra attendre 1959. Pour voir apparaître les normes AFNOR

Le Stafco est créé;  c’est le premier panel de consommateurs. Il permet d’analyser les connaissances quantitatives et qualitatives de la consommation. Il étudie le comportement d’achat des familles en produits d’entretien et d’épicerie.

Ces renseignements, sont communiqués à la soixantaine d’entreprises adhérentes, les informant ainsi des tendances d’achat de leurs produits,  ou du succès de leurs campagnes publicitaires.

1953 : Au BHV :

Création d’un service réclamations « Client-Service »,

Affiche Patrimoine BNP-Paribas

Création de Crédit-Service

Nous sortons de la seconde guerre mondiale, les Français ont besoin de s’équiper J de Fouchier créé Cetelem, société destinée à aider les ménages à acheter des biens d’équipements ménagers.

Les distributeurs sont demandeurs d’organismes de crédit car le crédit  facilite la vente des appareils électroménagers et développe le chiffre d'affaires.

 Le service d’attribution du Crédit doit savoir apprécier la solvabilité du client. Sans les moyens informatiques d’aujourd’hui, ce n’était  pas évident !

 

Le plastique au BHV

La Plastics Vallée: La plasturgie autour d'Oyonnax , permet à la ville d'être reconnue mondialement. ..

 Ce n’est que bien plus tard que grâce à Henri Massonnet Directeur commercial de Gilac, que je découvre Oyonnax et Gilac. Des entreprises fabriquent aussi  des montures de lunettes dans la ville.

En 1953, l'entreprise produit la première cuvette en polyéthylène française et se spécialise dans les articles de grande consommation en plastique (seaux, cuvettes, écumoires, etc.).

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°71  l'année1953 1/2Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°71  l'année1953 1/2
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°71  l'année1953 1/2Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°71  l'année1953 1/2

C'est de cette époque que date son slogan phare: « Plastique Gilac, plastique miracle ».

Gilac était représenté d’une manière importante au BHV. Gilac faisait partie des quatre marques les plus visibles de cette famille dans le rayon MN : Ménage.

Un stand de 15 m linéaires de produits : bassines, cuvettes, poubelles, corbeilles à linge, seaux étaient venus remplacés les mêmes produits en galvanisé.

Ouf! on élimine tous les produits en zinc ou en galvanisé plus lourd à porter.

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°71  l'année1953 1/2

Les produits Gilac étaient très qualitatifs, costauds et de très belle qualité. Le stand étaient composés pour beaucoup de produits blancs étincelants Je me souviens que la démonstratrice nettoyaient ses produits tous les matins au point qu’on pouvait se mirer dedans. En effet  ces produits se salissent assez vite en magasin par l’électricité statique.

Nous accueillions  des particuliers et aussi des professionnels du « Départements Hôteliers et Collectivités » qui n’auraient pas acheté autre chose que du Gilac.

 Les bassines et les seaux étaient plébiscités comme les cuvettes carrées par les professionnels de la Boucherie (les halles étaient encore au centre de Paris)  et les Hôpitaux de Paris.

 

 

Beaucoup de consommateurs avaient une confiance aveugle en la marque.

Plus tard, Gilac fabriquera des produits de salle de bain très présents au BHV.

Enfin dans les années 80, le rayon QI (Quincaillerie référencera des produits de stockage gris Gilac)

 

Gilac, entreprise dynamique, en avance sur son temps participait ,comme le BHV plus tardivement, au Tour de France !

 

on se retrouve prochainement, pour la suite de cet article : 1953.

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°70 l'année1952

8 Octobre 2021 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

Cet article 1952 est un peu moins conséquent.... Il y a des années plus calmes... Mais le reportage 1953 et 1954 vous apprendra ou vous rappellera bien des choses !...

En France :

Antoine Pinay lance le fameux emprunt Pinay (4,28 milliards de Francs. Cet emprunt est indexé sur l’or à taux bas : 3,5% assorti d’une défiscalisation des droits de succession  (ainsi que les plus-values et les intérêts).

30% des femmes ont un emploi!...

Dans le monde :

C’est toujours la guérilla en Indochine.

Eisenhower est nommé Président des USA.

Sport : le Tour de France acclame l’italien vainqueur  Fausto Coppi.

Grandes innovations :

C’est l’année du 1er ordinateur IBM 701, prémisse d’une grande aventure.

La ligne de train Paris-Lyon est électrifiée.

Au XXXIVe  salon de l’auto, on découvre la Renault Frégate.

Le stylo Bic :

Marcel Bich , après avoir fabriqué dans un atelier de Clichy des stylos plume pour Waterman, Marcel Bich rachète le brevet du stylo bille se lance dans la fabrication du Cristal Bic que nous avons tous utilisé.

1952 Un salon Arts ménagers  axé sur la cuisine.  25% de visiteurs provinciaux, ruraux et agriculteurs.

 

Médecine :

Le vaccin BCG contre la Tuberculose devient obligatoire.

Culture :

Naissance du livre de poche : Les premiers romans sont édités et vendus.

François Mauriac reçoit le Prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de ses œuvres.

Cinémas : en 1952 sortie de films cultes : Jeux interdits, Casque d’or, Don Camillo, Fanfan la Tulipe avec Gérard Philippe.

Au BHV :

Le designer industriel franco américain Raymond Loewy qui avait participé aux nouveaux aménagements de grands magasins aux USA, ouvre un bureau à Paris. Le BHV devient son premier client  et le magasin est quelque peu rénové.

Le BHV axe ses nouveautés sur le ménage et l’ameublement, en particulier le mobilier enfant.

Pour le Plaisir :

Ce camion de livraison BHV 1952

Et ces répliques miniatures de Georges Guyot qu'on apprécie beaucoup et qui nous permettent de voir l'évolution!

Les jaunes et rouge seront vus en 1960 !

 

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°70  l'année1952

Merci Georges et

A bientôt

CD

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