echos des membres
Gérard Peyroux: Une deuxième vie...Oui, mais théatrale!
On a changé de décors! Fini les grandes scènes théatrales d'un artiste au Secteur des Achats ou auparavant sur le terrain.
Gérard a tourné la page et avec son talent, nous fait vivre sa nouvelle aventure!
Les cours de chant lyrique que je prenais au conservatoire de musique de ma ville, il y a 8 ans maintenant, m’ont entrainé grâce à mon professeur de chant passionné de mise en scène de spectacle, à faire de la scène :
Gérard dans la Veuve Joyeuse
Expérience inattendue, mais complètement envoutante .
C’est un travail important : apprendre le texte, les chants et la mise en scène tout cela en même temps est une dure épreuve pour le débutant que j’étais, mais j’avais accepté le challenge et ne pouvais que faire face à mon engagement !
L’investissement personnel dans une telle aventure est très important. Outre le temps réservé aux répétitions qui est assez accaparant, nous participons à toute la mise en œuvre du spectacle jusqu' au plan décor : costumes et accessoires.
Le baptême du feu eut lieu, il y a 6 ans avec la Veuve Joyeuse de Frantz Lear ou j’ai eu le rôle de l’ambassadeur Popov.
Ce premier rôle fut une expérience extrêmement riche en émotion et en stress, mais très satisfaisante sur le plan personnel.
La notion de groupe dans le spectacle prend une autre dimension, tout le monde doit pouvoir compter sur les autres pour aboutir au succès, une seule défaillance de l’un d’entre nous un soir de représentation et tout peu basculer.
Il y a une cohésion incroyable car nous sommes 27 comédiens amateurs de 23 à 75 ans pour le vétéran, et la barrière de l’âge n’existe pas entre nous.
Quelle expérience sympathique et fédératrice qui tisse des liens d’amitié très forts !
Cela nous donne aussi bien évidemment l’occasion de nous retrouver en dehors des périodes de spectacles autour d’une table ou d’une sortie.
Le virus du spectacle m’avait atteint.
Aussi, un an et demi après, j’ai continué avec une œuvre d’Offenbach « La Belle Hélène » opérette dans la quelle je tenais le rôle d'un des rois : « Ajax 2 ».
Opérette légère ou notre metteur en scène, notre professeur, s’est complètement laissé aller à son imagination tant dans les costumes que dans les jeux de scène.
L’année dernière la barre fut beaucoup plus haute car nous nous sommes embarqués dans l’Opéra de Carmen de Bizet.
Ce fut une autre affaire car la difficulté des chants et la rigueur de la mise en scène d’un Opéra ne permettait pas de fantaisie
Pour mars 2012 une nouvelle aventure démarre car nous préparons : La Vie Parisienne d’Offenbach. Opérette plus légère ou la mise en scène risque d’être surprenante et drôle à vivre !
Gérard, nous avons attendu longtemps cet article... Mais tu as tenu parôle.
Nous sommes heureux de découvrir ton don, ton talent caché que tu as pu développé, comme bien d'autres, une fois parti du BHV.
En fait, cette entreprise était une réserve de talents artistiques en tous genres!
Peut-être que l'expression libre que nous avions dans notre travail a favorisé le sens de la création artistique!
En tout cas, Bravo Gérard!
Préviens-nous de la sortie de la vie Parisienne!
Louis Guevel artiste aquarelliste vu par Graciela Grimaldi.
Interview de Graciela Grimaldi, présidente des peintres du marais, à propos de Louis Guevel
Graciela Grimaldi, Dominique Bertinotti Maire du IVe et Louis Guevel
Bonjour Graciela, vous avez remplacé Louis comme présidente des Peintres du Marais, Louis restant comme président d’honneur ;
Que pouvez-vous nous dire de l’Homme, l’Artiste ?
Louis était généreux, ouvert aux autres, l'esprit toujours en éveil et a la quête de nouvelles connaissances artistiques ou littéraires. Homme enthousiaste, il communiquait sa joie et sa passion.
Louis aimait le Marais, c’était sa vie, sa terre d’accueil !
Et à présent, que dire du Président ?
Louis, pour les Peintres du Marais a été pendant des longues années, un Président charismatique à la joie et à l'enthousiasme communicatifs. Pour mieux définir son action, je dirai qu'il a présidé à la manière d'un bon père de famille.
Graciela, comment Louis vous a t’il choisi ?
Louis a pensé à la pérennité de l’association dont je faisais partie, et où j'assurai le rôle de vice-présidente après avoir été trésorière, il m'a dit: "tu es quelqu'un de sérieux et de déterminé, je veux que tu présentes ta candidature, je la soutiendrai vivement......, et de cette façon là, j'ai été élue pour le remplacer.
A la pensée qu’il nous quitte, j’étais triste, je savais que j’étais déjà dans le schéma de la tâche, mais je ne pouvais imaginer qu’il ne soit plus près de nous.
Lorsqu’il a quitté ses fonctions de Président, après des années de dévouement, pour consacrer plus de temps a son épouse Betty et à ses enfants, il n'a pas quitté les liens qui l'unissaient à cette grande famille des Peintres du Marais. Son souvenir est toujours très présent parmi ses anciens collègues.
Louis pour nous, c’est un peintre exceptionnel et célèbre, mais qu’en est-il exactement ?
Louis est connu parmi les amateurs d'art comme «le Peintre de la Place des Vosges".
Graciela, auriez-vous un petit secret à nous dévoiler ?
Louis c’est le cœur pur, le cœur d’enfant, le sourire communicatif. Un jour, il est venu m’offrir une boîte en carton bien ficelée, à l’intérieur : l’ourson de son enfance. C’était son gage d’amitié.
Au nom du réseau-Bazar, nous vous remercions de votre participation à ce témoignage Graciela.
Pour le plaisir visiter le site,
www.lespeintresdumarais.com un article sera consacré à Louis
Monsieur Finel ancien Maire du IVe et Louis
Portrait et Hommage à l'artiste peintre: Louis Guevel
Louis a fait toute sa carrière au BHV, Tous ceux qui travaillaient au BHV avant 2004, l'ont connu dans son travail, par sa joie de vivre et par sa peinture.

Louis Guével, est né le 22 Septembre 1934 en Bretagne.
Lors de son service militaire à Versailles, il rencontrera Betty qui deviendra son épouse. En février 1958, Louis et Betty s’installent dans une chambre de bonne rue de Turbigo et ils viendront habiter dans la cour du BHV, au 14 rue du Temple en 1964.
Trois
filles naîtront de cette union : Nicole, Joëlle et Christine, pour leur plus grand bonheur. Louis restera dans ce quartier jusqu’en 2004
Il aime ce Marais, il peint en plein air à ses moments de liberté : Aquarelles de la seine, Notre dame, les ponts, les hôtels particuliers et la place des Vosges.
Betty étant de Mauvesin dans le Gers, il découvre lors de vacances dans cette région une autre dimension de la nature et il peint alors des moulins, pigeonniers, paysages.
ou le bassin d'Arcachon lors d'autres vacances.
Sa carrière au BHV : De vendeur au rayon sport en 1958, il fera ses stages de cadre et passera « second » : adjoint de vente à la librairie, puis à l’habillement Hommes. Il jouera le rôle de formateur aux bonnes affaires ou aux Jouets, pour des jeunes futurs cadres : JC Charmoy, JL Dieudonné, F Paris, Prévostat ! et rejoindra le rayon Gros Electroménager où il restera comme chef de vente et gestionnaire des stocks d’Alfortville, jusqu’à son départ en retraite en 1995.
Louis mène une double vie, et se lance dans l’amicale et la formation du Groupe des Peintres du Marais en 1964. En 1971, il en devient le président jusqu’en 2003, où il sera remplacé par Graciela Grimaldi. (Les voici ensembles).
Louis est un homme très humain, estimé par tous ses collaborateurs au cours de sa carrière. Nous avons pu apprécier son dévouement, sa rigueur et son sens de l'écoute.
Louis peintre savait rendre la lumière à un tableau, comme s'il découvrait l'âme du paysage qu'il peignait.
Dans son tableau : Victor Hugo renaissait place des Vosges. Son regard a du se porter de la même manière sur les êtres qui l’entouraient, à chercher ce qu'il y avait de plus lumineux et de plus beau en eux.
Louis peintre Aquarelliste du Marais, du Gers, d’Arcachon (où il peignait les pinasses) a su donné une lumière à ses tableaux, celle qu’il avait en lui.
Depuis son arrivée sur Melun, un peu déraciné, il peignait beaucoup moins, mais il a peint l'église, l'hotel de ville, le chateau de Vaux le vicomte, la Cathédrale...
Louis et Betty lors d'un pôt au BHV
Louis c’était plus qu’un ami…
Il était droit, généreux, souriant, communiquant sa joie de vivre !
Il sera toujours présent dans nos pensées.
Adieu l’Artiste !...
A suivre jeudi : 2 éme article : entretien avec la présidente des peintres du Marais Graciela Grimaldi.
Michel Bindault : Souvenir-Souvenir... (suite)
Paris Roubaix, la célèbre randonnée cyclotouriste dont le parcours reprend dans ses grandes lignes, celui de la »Reine des Classiques » représentait un pari que notre troupe s’était promis de gagner. Guidés par les conseils de notre capitaine René Cassel, forts de notre volonté de réussir et de 200 Kms d’entraînements, nous nous présentons au départ ce dimanche 23 mai.
5000 Cyclistes sont au rendez-vous de Saint Paul. Notre peloton, composé de Michel Bindault, Gérard Colin, Christian Jacques, Louis Jean, Jacques Lefort, Jean-Philippe Lelercq, Georges Levassort et André Valette, se présente au contrôle à 3 h du matin.
La pluie qui tombe depuis la veille a
cessé.
Suite de l'article
Nous avançons à travers la forêt de Compiègne vers Noyon (Km
55).
Le jour se lève. Les organisateurs en profitent pour nous contrôler.
6h30, nous partons vers un rendez-vous important : au lieu-dit Pontru, (Km 106). Monique Lefort et Jocelyne Levassort qui pilotent notre première voiture, nous attendent.
Nous y
sommes à 8h.
Un sérieux »Bouchonnage » estompe les fatigues de la nuit et nous nous délectons des thermos. Une demi-heure d’arrêt. Le groupe repart vers Elincourt, à travers les plaines de la
Somme.
Nous
atteignons le contrôle à 10Km (Km 132).
Les organisateurs nous gavent de gaufres fourrées, très énergétiques. Une pancarte discrète nous indique les pavés dans 15 km.
Rapide inspection : les hommes et les bicyclettes tiennent bons.
11h30, nous avons testés les pavés de Boussières (Km 149).
Les nuages
lourds qui nous accompagnent depuis le matin éclatent.
Sommes-nous aux portes de l’enfer ?
On peut le
croire. La pluie donne au décor des allures dantesques, les pavés sont difficiles à négocier. Les premières crevaisons surviennent.
Il y en aura 10 !
Crottés et fatigués nous atteignons Orchies (Km 195) troisième contrôle.
Tout est en règle, Bersée et ses pavés nous attendent (Km 210) ainsi que notre deuxième voiture.
Doris Bindault et Denise Valette nous apporte le réconfort d’un précieux ravitaillement.
Un coup d’œil aux machines, nous repartons : il est 15h.
La dernière partie du périple, reste à accomplir. Roubaix est distant de 50 km dont 12 de ces mauvais pavés.
Nous
mettrons 3 h pour atteindre le vélodrome, bloqué dans la longue file des cyclos qui à vélo ou même à pied tentent de progresser sous l’averse au prix de mille acrobaties et prouesses. Certains
chutent, beaucoup connaissent la crevaison. Le
s pavés secouent rudement les hommes et les machines.
Enfin, voici Hem (Km 250). Quelques hectomètres et nous atteignons groupés le but suprême : le vélodrome. Il était temps car Michel Bindault et Jacques Lefort percent dans les faubourgs de Roubaix. Il est 18h.
Fourbus et méconnaissables sous la boue, nous terminons heureux d’avoir vécu une aventure exaltante et partagé une grande joie sportive.
La troisième mi-temps passée dans une accueillante auberge de Forest sur Marque, fut en tout point,
exemplaire.
Jacques Bouloc aux multi-vies!
Je voudrais vous faire connaître cet article qui résume bien la vie trépidante de Jacques Bouloc.
Il fit sa carrière comme acheteur aux BHV. Bien connu pour ces lapins nains... certains collègues en ont élevé chez eux. Quelques souvenirs m'ont été contés lorque leurs chérubins laissaient en liberté ces petites créatures! Bonjour les dégats! ces petits rongeurs adoraient les meubles et les pantouffles!
Quant à l'US BHV, soutenu par Jean-Pierre Boulot à l'époque, que de sportifs de grand talent travaillaient au BHV!
Merci à Gérard Roger d'avoir diffuser cet article dans le Courrier Briard.
Le livre de la vie étonnante de ce Briard a de quoi faire rêver ou frissonner. Celui qui figure dans le livre des records est
champion et chercheur d'or.
Il a gardé la silhouette longiligne des grands champions. L'orsqu'il vous accueille d'un large sourire dans sa propriété de Rebais où il réside depuis une dizaine de mois après avoir
habité à Saint-Rémy-de-la-Vanne, Jacques Bouloc témoigne volontiers d'une vie trépidante et riche. C'est que Jacques Bouloc figure en bonne place dans le livre Guiness des Records et totalise 29
titres de champion de France ou divers records du monde dans des domaines aussi variés que l'ornithologie, l'aviculture ou encore la cuniculiculture avec le plus petit lapin au monde. Il
est bien sûr difficile de résumer une existence si passionnante. Il a bien voulu ouvrir son album de souvenirs et revivre un instant les grands moments de son étonnante destinée.
Acheteur au Bazar de l'Hôtel-de-ville, il a fait le tour du monde dans le cadre de son activité professionnelle pour effectuer les achats de la société.
C'est dans le domaine sportif qu'il s'est également épanoui avec des performances exceptionnelles en athlétisme. « J'ai été international à 25 ans après seulement un an d'entraînement »,
raconte Jacques Bouloc. « Je m'entraînais tous les soirs, tous les jours, à Pâques, à Noël. Je suis entré en équipe de France en 1957 à l'âge de 25 ans où j'ai rencontré Alain Mimoun avec qui
je conserve des liens très affectueux », poursuit-il.
Sélectionné 13 fois en équipe de France
Jacques Bouloc a été sélectionné treize fois en équipe de France mais n'a participé qu'à huit sélections en raison de son activité professionnelle. Il a aussi été sélectionné
trois fois pour la grande épreuve de marche Strasbourg-Paris et à aussi remporté les 24 heures de Rouen en 1982, dans la pluie et dans le froid. « Jacques Bouloc, souple et élégant,
poursuivait sa marche en avant, se permettant même de laisser Duda (son concurrent) devant lui, pour mieux lui porter l'estocade », écrivait alors nos confrères du journal l'Equipe.
Durant cette période, Jacques Bouloc a élevé des canaris et obtenu les plus grandes récompenses, certaines remises par le prince Paul Murat, le distinguant comme le meilleur éleveur.
C'est aussi, dans un autre domaine, celui des lapins nains, dont il est un rare spécialiste de ces questions en France que Jacques Bouloc a conquis ses lettres de noblesse : « ce fut une
activité très prenante durant une dizaine d'années. »
Le succès de cet élevage de grande qualité ne s'est pas fait attendre. Les plus grands de ce monde comme par exemple la reine Elisabeth d'Angleterre et la princesse de Monaco. Il a
rédigé de nombreux ouvrages sur les lapins nains diffusés à plusieurs milliers d'exemplaires.
Dans sa maison de Rebais, Jacques Bouloc, qui a participé à de nombreuses émissions de télévision, reste aujourd'hui passionné par le monde animal et se consacre à son élevage de vers à soie, de
l'oeuf jusqu'au papillon. « Je suis toujours passionné par le monde animal », lance-t-il.
La ruée vers l'or
« Je vais en Amazonie tous les ans, en Guyane française dans cette partie qui jouxte le Surinam à l'ouest et le Brésil au sud et l'est, où je vis en autarcie dans un tout petit village.
» Un mode de vie qui peut faire rêver ou même frissonner.
Et maintenant ? Jacques Bouloc envisage d'écrire sa biographie afin de laisser une trace de toutes ces expériences qui ne lui laissent que de bons souvenirs. Les souvenirs d'une providence
originale et variée : « J'ai dix vies en une » mentionne pour conclure Jacques Bouloc avant de refermer, sans nostalgie aucune, son impressionnant album photos et son press-book. Mais on
peut parier qu'il n'a pas dit son dernier mot!
Article
rédigé par :
Gérard Roger (février 2011)
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Michel Bindault : Voeux
Voici une petite carte de notre ambassadeur Michel Bindault et de son épouse Doris qui nous vient de Wissembourg.
J'en profite pour vous joindre deux belles photos de Wissembourg enneigé!
Merci Michel
Jean de Nerville : Une apparition dans le Tassili du Hoggar
Cette aventure peut vous faire froid dans le dos, elle est véridique et trouve sa place en cette période Halloween! Merci Jean.
C’était au soir de ma deuxième journée dans le Tassili
du Hoggar.
La veille, l’avion m’avait déposé à Tamanrasset aux environs de midi après un décollage très matinal de Roissy.
Ce matin là, Tamanrasset fut une brève étape, juste le temps de nous reconnaître, participants et accompagnateurs touaregs avec lesquels nous allions partager cette quinzaine qui allait nous mener jusqu’aux frontières du Mali.
Puis nous avions pris la direction du sud en empruntant la piste du Tassili. Un dernier arrêt à un puits équipé d’une pompe pour faire le plein d’eaux et notre convoi composé de 3 véhicules 4x4 s’était ébranlé à nouveau.
Avant la tombée de la nuit qui vient tôt sous cette latitude, profitant de cette dernière heure de soleil, nous nous sommes arrêtés aux environs de 17 heures pour monter le bivouac,
Comme j’avais l’habitude de le faire à chaque étape du soir lors de mes précédents voyages, j’avais descendu mon sac du toit du 4x4, et m’étais mis à la recherche d’un endroit isolé assez éloigné de mes autres compagnons pour être hors de portée des bruits et si possible de leur vue. Après une journée passée ensemble, je trouve agréable ces moments de calme et de solitude à l’écart du reste du campement.
Mais cette nuit là, dans ce fond d’oued où j’avais installé mon couchage, un petit vent frais remontant l’oued s’était insinué entre mon bonnet de laine enfoncé jusqu’aux oreilles et mon chèche, pieuse relique de ma campagne du Rif dans un régiment de Spahis, enroulé autour de mon cou et du bas de mon visage.
Ce vent coulis ajouté aux éclats d’une conversation joyeuse mais bruyante de nos guides touaregs regroupés autour du feu, m’avais réveillé à plusieurs reprises.
Pour la nuit prochaine, j’étais donc décidé à me trouver un endroit tranquille pour une nuit complète et reposante
Ce fut la première journée.
En fin d’après midi de ce deuxième jour, après une très belle course à travers de magnifiques paysages, notre convoi stoppe pour l’étape du soir.
Mon sac descendu du 4x4, je pars à la recherche d’un emplacement abrité, à l’écart de tout tohu bohu. En arrivant j’avais repéré une petite barre rocheuse derrière laquelle je pensais trouver l’endroit idéal.
Je la franchis aisément pour trouver de l’autre coté, à ces pieds sur le sable, un endroit abrité avec un petit retour de rocher faisant à la fois tête de lit et paravent.
Le reste du campement n’est pas loin, car en me haussant un tant soit peu, je peux voir au-de là de cette barre, les toits des 4x4 garés près du feu du campement à une petite centaine de mètres.
Alors qu’il reste encore quelques instants de jour, et avant d’aller chercher ma cuvette d’eau pour des modestes ablutions du soir, j’installe ma couche.
Par précaution, je ne déroule mon sac de couchage qu’au moment de m’y glisser afin d’éviter que des petites bêtes malfaisantes ne viennent s’y blottir au chaud en mon absence.
J’étale donc mon mince matelas de mousse le long de la paroi rocheuse, et place mon sac de couchage encore enroulé en tête du matelas contre le petit retour du rocher.
Et comme chaque soir, je prends quelques photos de mon installation. Ainsi je borne mes journées ce qui m’aidera à rassembler mes souvenirs dans mes relations de voyages à mon retour à Paris.
Dans tous mes bivouacs au désert, je n’ai jamais manqué à ce rituel.
Je fais un aller retour vers les 4x4 pour remplir ma cuvette au jerricane d’eau placé à coté des voitures puis toilette faite, si on peut dire, torche en main la nuit étant tombée entre temps, je franchis la barre et rejoins le reste de l’équipe groupé, accroupi autour du feu dans l’attente du frugal repas du soir.
Sous une magnifique voûte étoilée, ces instants de convivialité sont des moments d’amitié partagée, de rappel des incidents de la journée et particulièrement riches lorsqu’un des guides touaregs se lance dans le récit toujours poétique de légendes où le coq et le chacal jouent les rôles qui chez nous sont en général attribués au renard et au corbeau. Mais chez les Touaregs, c’est le volatile qui est l’animal rusé.
La soirée se termine par la traditionnelle dégustation du thé à la menthe sucré et brûlant servi en trois fois dans des petits verres.
- Le premier verre est amer comme la vie
- Le second est fort comme l’amour
- Le troisième est suave comme la mort.
Puis sous un ciel clair parsemé d’étoiles, à la lueur de sa lampe torche, chacun rejoint son couchage.
Pour moi, tournant le dos au gros de la troupe, je franchis cette petite croupe rocheuse et me sépare du reste du campement.
Maintenant tout est silence. À moins d’être à proximité d’une oasis, dans le désert la nuit tout est silence. Des petites bêtes marchantes ou rampantes dont on relève les traces sur le sable au levé du jour circulent dans l’obscurité, sans bruit.
Avant de préparer ma couche, je sors de mon sac mon pyjama que j’enfile. Pour y voir claire, je place ma lampe torche à ma droite sur le plat de mon sac à dos, en direction de mon sac de couchage.
Puis à genoux devant mon matelas, face au rocher, je pivote sur ma gauche pour atteindre mon sac encore roulé lorsque quelque chose attire mon attention comme une présence et me force à tourner mon regard au de-là du petit retour de rocher qui me sert de tête de lit.
Et je crois distinguer à trois mètres de moi, semblant surgir de derrière ce rocher, de profile, une silhouette brouillée mais imposante d’un touareg en marche.
Vision très fugace et silencieuse!
Surpris, mais non impressionné, ce genre de manifestation, les phantasmes ou autres apparitions, n’ayant jamais traversé mon esprit, je mets ce phénomène sur le compte d’une surexposition sur ma rétine de l’image du retour de rocher situé sur ma gauche. Tranquillement, je me lève, prends ma lampe torche pour aller regarder derrière le rocher. Naturellement! Rien sous le faisceau de ma lampe ; la nuit est calme et j’ai hâte d’en finir avec mon installation et de me glisser dans mon sac pour retrouver un peu de chaleur car la fraîcheur de la nuit commence à tomber.
Je m‘installe à nouveau à genoux devant mon matelas pour l’installation de mon sac de couchage.
Très vite, à nouveau, une même impression que quelque chose de bizarre se passe sur ma gauche ; je tourne la tête et revois dans la nuit la même vision. Toujours ce touareg de grande taille qui passe en glissant, sans toucher terre, sa djellaba flottante comme emportée par son mouvement.
Cette fois il n’y a aucun doute : ce que j’ai vu, je l’ai vu. Il ne s’agit plus d’un dérangement de ma vue. D’un bond je me lève et me précipite vers cette apparition en lui criant de partir : "Va-t-en, va-t-en". Puis, plus rien que la nuit et mon cri qui laisse traîner un léger écho sur l’autre bord de l’oued.
L’ai-je fait partir en criant ou cette forme a-t-elle disparu au moment même où je me suis levé ? Tout est allé si vite.
Mon cœur battant la chamade, je reviens vers mon matelas.
Pendant un court moment je suis tenté de repasser la barre pour me replier vers le feu. Mais je n’arrive pas à croire à une telle hallucination. Il doit y avoir une cause naturelle qui m’échappe et qui m’a bêtement affolé.
En regardant autour de moi je cherche une explication. Je vois alors ma lampe torche posée à ma droite sur le plat de mon sac à dos.
Mais oui bien sûr, c’est son faisceau dirigé vers moi qui projette sur ma gauche mon profil comme une ombre sur l’écran la nuit. En effet c’est bien quand je me lève que l’apparition disparaît. Je me suis fait piéger par ma lampe torche ; pourvu que mes cris n’aient pas été entendus de l’autre coté du rocher.
Je change donc l’orientation ma lampe torche et la place toujours à ma droite mais au ras du matelas car il me faut bien un peu de lumière pour dérouler mon sac de couchage. A genoux devant mon matelas, je reprends mon installation.
Mais cette fois ci, il n’y a plus de doute ! Il est toujours là ; il vient de passer!... Exactement la même silhouette, le même mouvement feutré et ce n’est pas mon ombre.
Affolé, je ramasse en vitesse ma torche, franchis la barre rocheuse et courre me réfugier près du feu où se réchauffent les guides touaregs. Tout ému, je leurs raconte ce que je viens de voir. Le Touareg est superstitieux ; il a gardé un fond de croyance aux génies, les Djenouns en arabe (ceux de la solitude) .
Je me souviens qu’en Libye, nous avions du déplacer un bivouac parce qu’il était trop près de l’Indinen, massif rocheux au relief tourmenté, hanté par les Djins.
Mais là, mon récit ne rencontre que scepticisme et même, je crois sentir de leur part un peu d’ironie. C’est la lumière de leur feu, c’est un coup de vent qui a fait lever du sable….
Mais je suis trop troublé parce que je viens de voir pour trouver dans leurs explications une cause naturelle qui puisse me rassurer.
Pour moi, il n’est pas question de retourner seul à mon bivouac pour récupérer le reste de mes bagages. L’un d’entre eux m’accompagne donc et après avoir regardé une dernière fois derrière le rocher, (j’allais écrire dans l’au-delà) je viens m’installer auprès d’eux autour du feu. Je suis pris d’un tremblement nerveux qui me tient jusqu’à ma rencontre avec le sommeil.
Si je n’ai pas été le témoin
d’une manifestation surnaturelle, pourquoi alors en consultant sur mon appareil numérique mes photos prises la veille, celles de mon bivouac ont
disparues!.. Jean de Nerville
Merci Jean pour ce récit. Peut-être qu'un de nos grands voyageurs du blog aressenti un jour un évenement similaire ...
Jean Pieters, notre doyen, grand sportif a fêté ses 90 ans.
Remerciements à son voisin Dominique, pour l'introduction et les photos qui illustrent cet article.
Jean fut coureur cycliste dès
1936.
A l'issue de sa carrière pro, il a été engagé au Bazar de l'Hotel de Ville et a remporté de nombreuses victoires sous les couleurs de l'entreprise.
En 1960, il est devenu directeur sportif de l'équipe, tout en poursuivant sa carrière au Bazar.
Depuis, le début des années 80, il coule une retraite tranquille au Plessis Trévise et a gardé sa passion pour la "petite reine" intacte.
Et maintenant,
Jean Pieters vu par Aimé Calandri
Jean PIETERS, je l’ai connu à la fin des années quarante lorsque, adolescent, je faisais de « petits boulots »dans les quartiers des coureurs des vélodromes parisiens. Il faisait partie du gotha du cyclisme français. Il avait remporté « la Roue d’Or Internationale » autour du lac Daumesnil et avec divers équipiers de nombreuses courses à l’américaine : Vanstenbergen, Schulte, Carrara, Coppi sont épinglés à son palmarès. Il participa également plus qu’honorablement aux célèbres « 6 Jours de Paris ».
Je l’admirais…et l’évitais : il parlait des
« choses » de la vie d’une façon qui ne choque plus aujourd’hui …je rougissais. Un jour un grand manager m’a dit : « tu est dans l’équipe de Pieters ? Ah ! Celui-là
s’il avait eu la langue et la… moins longues il aurait été champion de France ». Il a toujours dit crûment ce qu’il pensait, cela lui a nuit parfois, mais il est comme çà
Jean !
Fin 1951 grâce à Marcel Laloyau nous sommes rentrés au B.H.V. Lui par la grande porte, moi par une plus petite. Vous pensez, il venait de chez les pros !!! En plus de la piste il avait couru sur route, à peine 2 ans plus tôt Paris-Roubaix entre autres.
Dès la saison 1952 il a engrangé les succès dans les classiques corporatives, remportant plusieurs titres de champion interentreprises tout en continuant à gagner sur piste. Dès le début il fût attentif à mes participations ; il m’encourageait « accroches toi Grand Fusil » ! Moi dans mon rôle de « gregario » comme disent les italiens je lui passais ma roue lorsqu’il crevait. Peu à peu je me suis hissé à son niveau… quelquefois ! Il était heureux je crois que je réussisse à vélo et dans la vie professionnelle.
La vie ne l’a pas épargné : de nombreuses « gamelles » à vélo qui l’ont laissé couturé comme un vieux Sioux. Les deuils ne l’ont pas non plus épargné. Courageux à vélo, il le fut dans la vie : digne dans le malheur et réaliste dans le présent.
Mais si Jean avait un gros cœur de sportif, je peux dire qu’il a toujours eu un grand cœur d’homme. Sa valeur sportive, puis sa fonction professionnelle auraient pu le rendre imbu. Ce ne fut jamais le cas. Je ne puis citer ci tous les menus et grands services qu’il rendit à des proches en difficulté notamment à la fin de leur vie. « C’est normal », répond t’il lorsqu’on lui en parle « cela fait partie de moi-même ! » et il ajoute : « Effectivement que j’ai un beau palmarès à vélo mais celui auprès des filles n’est pas mal non plus ! ».
Sacré INDIEN tu ne changeras jamais ! Longue vie à toi.
Quand on te connait bien, on ne peut que t’aimer.
Aimé CALANDRI
Bon anniversaire Jean !
Merci beaucoup Aimé, pour cette magnifique description de Jean Pieters.
J'ajouterai qu'en plus de son oeil affirmé sur les jolies femmes, on lui connait un tempérament très taquin!
Plus d’un tour dans son sac ! Vous pensez à Isabelle Dastroy.
Et oui, vous avez raison!
Isabelle, notre collègue : nous avions eu l’occasion d’apprécier son talent plusieurs fois sur ce blog… et elle continue d'avancer à grands pas!
Isabelle a ouvert sa première boutique de Maroquinerie!
Sa marque ! Vous vous en souvenez : « C-OUI »
C.OUI en quelques dates et quelques chiffres :
2008 - Création de la marque
2009 - Lancement de sa boutique en ligne : www.c-oui.fr
2010 - Ouverture de sa première boutique/show-room à Paris
C.OUI est vendu en France, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en
Autriche, en Suisse et au Japon
30 boutiques multimarques en France distribuent la marque dont 15 à Paris avec les Galeries Lafayette
C.OUI est vendu sur 7 sites de ventes en ligne
La boutique
C’est au cœur du 18ème arrondissement : 5 rue Pierre Picard, entre Barbès et le marché Saint Pierre, que C.OUI ouvre sa première boutique/ show-room.
L’espace de 47 m2 est aux couleurs et à l’univers C.OUI : murs blancs, plafond noir, détails de rouge et de gris.

Isabelle a fait appel à son amie reporter-photographe Mathilde de
l’Ecotais pour participer au design du lieu.
La créativité de Mathilde, son regard, l’a conduit à travailler sur différents projets, films, livres et design ; elle travaillera beaucoup sur les photos résolument modernes culinaires avec Thierry Marx, après sa rencontre avec Alain Ducasse.
Vous apprécierez ses photos d'une extrême qualité artistique dans les livres culinaires.
C’est dans leur manière d’appréhender les matières et les textures que les univers de nos deux artistes vont se rejoindre.
Mathilde de l’Ecotais imagine pour la boutique de grands revêtements muraux en aluminium brossé sur lesquels figureront les illustrations des « petites femmes nomades » C.OUI.
Une boutique toute en contraste, tant au niveau des couleurs que
des matériaux utilisés, le métal froid des crédences s’allie avec succès à la douceur et à la chaleur des sacs en cuir de la marque.
Une partie du mobilier, le meuble de présentation des années 70, le comptoir de caisse en bois, la table bistrot et ses chaises, a été quant à lui chiné et revisité par la créatrice.
La petite boutique parisienne se veut accueillante et chaleureuse, un
lieu de vie ! ouvert du mardi au samedi de 10h30 à 19h30.
Tel : 09 51 94 68 03 contact@c-oui.fr
ISABELLE, on l’adore !
Elle est simple,
dynamique, curieuse, elle a le sourire, ce goût de vivre et d’ouverture sur le monde !...
L’histoire d’Isabelle Dastroy commence avec son premier sac offert par sa grand-mère passionnée d’accessoires. Le sac avec lequel elle jouait petite, à la « dame », des heures durant deviendra plus tard son sac « fétiche », « Le » sac de sa vie.
Isabelle, quitte sa Belgique natale pour venir étudier à l’Institut Français de la Mode à Paris. A l’issue de sa formation, elle intègre les Galeries Lafayette où elle restera pendant 20 ans au bureau d’achat. La création lui manque et le souvenir de ses premiers amours : la maroquinerie refait surface. L’occasion de quitter le groupe se présente, elle décide alors de créer sa marque. Elle puise son inspiration dans ses voyages, ses rencontres, de la rue et de son quotidien dans le 18ième à Paris.
Isabelle aime travailler les matières naturelles : le coton, le cuir dit « végétal » (tannage naturel), extrêmement léger.
Isabelle avec son don de nous surprendre prend plaisir à faire des passerelles entre le passé et le présent, à revisiter des formes ou des matières tout en y ajoutant la dimension « pratique », ou « nomade » indispensable à la femme d’aujourd’hui.
Pour Isabelle, un article C.OUI, doit être le coup de cœur dont le prix doit rester accessible afin de pouvoir « craquer »!
Jeune fille ou femme pratique, léger et facile à vivre le sac C-Oui se révélera être votre fidèle compagnon.
C.OUI www.c-oui.fr
C’est le moment de profiter des soldes ! Un cadeau vous attend !
Ci-dessous, nouvelle collection. Encore BRAVO Isabelle et à bientôt!