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Bruges 1/6: Marktplatz ou la Place du Marché
Venise du Nord !
Ville résidentielle des Ducs de Bourgogne au 15 e siècle. Le port de Bruges fut une des principales plaques tournantes de l’Europe avec un commerce intense dont la Tissanderie.
Le blason de Bruges : 1 Lion et un Ours brun.
C’est un dépaysement total qui vous attend en arrivant à Bruges, le fait de son architecture et ses maisons avec toits à redents vous transportent à une autre époque.
Hélas pour Bruges, l’ensablement des canaux entre Bruges et la mer entraînèrent son déclin et l’activité commerciale se tourna vers Anvers.
Sur le plan artistique, il est à noter que les primitifs de l’école flamande s’y installèrent.
Mais aujourd’hui, c’est une ville étonnante où 3 à 4 millions de touristes passent chaque année. Ballade sur les canaux, petit tour sur la place Markt, son beffroi, ses monuments, ses chocolateries.
Mais Bruges, c’est plus que cela ! Si vous ne connaissez pas vous allez la découvrir dans cet article et si vous avez eu la chance d’y aller, je suis sûre que vous découvrirez ici d’autres raisons d’y retourner…
A Bruges, toutes les rues mènent au Forum : la place du Marché ou Markplatz.
Impossible de la manquer : vous levez les yeux vers le ciel et son beffroi de 83 m de haut se distingue.
La partie basse du beffroi date du 13e siècle, la partie moyenne du 14e et enfin la partie supérieure octogonale qui renferme le carillon aux 47 cloches de bronze date du 15e siècle. Il parait que le beffroi penche vers la gauche !
C'est le symbole des pouvoirs et de l'autonomie de la ville.L'horloge indiquait les heures de travail et de repos des artisans et commerçants.
Lorsque vous êtes face au beffroi, vous découvrez sur votre gauche : Le palais du gouvernement provincial au centre,
à sa gauche l’Historium
et à sa droite, l’ancienne poste et le musée de la Bière.
Au centre de la place : une statue avec deux héros flamands qui luttèrent contre la France au début du 14 e siècle.
A l’arrière faisant face au beffroi de belles anciennes maisons, aux restaurants et terrasses pour le plaisir des touristes.
A droite, de belles maisons aussi et l’une retient notre attention, c’est la maison de Craenenbourg.
C’est à cet endroit que l’empereur Maximilien d’Autriche en 1487 marié à Marie de Bourgogne. Fut retenu prisonniers et dut regarder la décapitation de ses conseillers sur la place. Leur vêtement portait un cygne sur la poitrine. C’est ainsi que l’empereur décida de punir les Brugeois en s’occupant éternellement des cygnes de Bruges ; curieuse expiation de leurs péchés !
Juste à côté : la maison Bouchoute au toit plat est décorée d’une imposante rose des vents.
Une boule de cuivre plaquée or (le gnomon) est placé orne le toit : son ombre se reflétant au sol permettait de savoir qu’il était midi.
Nous sommes dans un quartier de commerces dont la fameuse bière!
Quelques photos pour le plaisir !
Et partout... les fameux chocolats de Bruges!
Et un musée dédié à Tintin!
A suivre...
CD
Profitez de Lisbonne un weekend 2/2
Quartier Alfama ( Ville blanche): ce quartier aux petites ruelles escarpées est certainement le quartier le plus vieux de Lisbonne, Bien sûr nous retrouverons les maisons avec leur carrelage bleu : "les azulejos"
c’est là que vous découvrirez la « Sé » Cathédrale en portugais (Sédé episcopales) . Plutôt austère, cette cathédrale où s’élèvent deux toursjumelles romanes, a été construite sur l’emplacement d’une ancienne mosquée. Rien à voir avec le côté majestueux de nos cathédrales françaises. .
Les boutiques….sardines, portos, mercerie, ou mode...
Il y en a pour tous les goûts!
En route pour le château saint Georges ,
Les romains, les wisigoths et les maure l’occupèrent, puis il fut une ancienne résidence royale du 13e au 16e siècle , avant de devenir quartier militaire et prison. Aujourd'hui???lieu touristique!
Une promenade dans les jardins du château avec la porte,le jardin des ruines, le chemin de ronde permettent d'avoir un superbe point de vue.
Quartier Baixa est un quartier très animé ,
à voir : l’Estaçao do Rossio , style néo-manuelin avec ses 2 arcs en fer à cheval mauresques.
Le théâtre national
l’imposante place du commerce avec l’arc de triomphe et la statue du roi José 1er à cheval.
En vous promenant , vous arriverez sur une des superbes terrasses :"Miradouros"
Ici, sur « le miradouro de Sao Pedro de Alcantara » s’expose toute la ville.
Ce quartier très pittoresque avec ses escaliers, son tram, ses églises vous surprendra.
Surtout, ayez de bonnes chaussures confortables pour visiter Lisbonne!...
Visitons l’église Saint Roque :
Si sa façade est très sobre, l’intérieur est un véritable trésor. Les peintures, les marbres, l’or…
Continuons vers l’ouest :
Dans le quartier Bairo alto, se dresse un immense bâtiment néo-classique « Palacio de Sao Bento », ancien monastère bénédictin, c’est le siège du Parlement portugais.
Le même quartier abrite la basilique « de Estrela » ; La Basilique de l'étoile, remerciements de la Reine Maria 1er, heureuse d’avoir eu un héritier qui assurerait sa succession.Hélas le prince Joseph mourut à 27 ans de la variole.
Elle est dédiée à la Vierge Marie. Contrairement à l’austérité de la Sé, cette église est de style néo-classique et baroque.
Sa façade est décorée de statues représentant la Foi, l'Adoration, la Liberté et la Gratitude. Avouez que ce n'est pas commun!
L'’intérieur est orné de marbre du sol au plafond : gris, ocre, blanc ou rose.
Les retables, les tableaux,tribunes valent le coup d'oeil.
Près du chœur le tombeau de la reine Maria 1er cache l’entrée de la crèche aux 500 personnages dont je vous ai déjà parlé à Noël.
Près du Viaduc, se dresse un nouveau quartier très moderne."Amoreiras"
La semaine prochaine, rendez-vous avec Jean-Claude Charmoy à Franceville-Merville.
Nous referons un tour au Portugal dans quelques temps.
CD
Profiter de Lisbonne un week-end 1/2
Ou par la lecture de cet article… Juste pour le plaisir .
Nous avions eu l'occasion de parler du Portugal avec le bel article de Claude Habert, mais on y revient...
Lisbonne installée sur la rive droite du Tage est à une dizaine de Km de l’Atlantique. Découvrons cette capitale sympathique, en 2 articles.
Nous commencerons, par la tour de Bélem (Bethléem en Portugais), construite entre 1514 et 1519 à la demande du Roi Manuel 1er du Portugal. Elle garde l’entrée du Port de Lisbonne. Sur le plan artistique : C’est une œuvre majeure du style Manuelin.
A deux pas : le superbe monastère des Hieronymites ou Jéronimos, (ordre Espagnol de st Jérôme, qui avait comme vocation d’entretenir le culte funéraire des Rois de Castille). Il fut bâti sur l’emplacement d’un ermitage dédié à la Vierge de Bethléem.
Cette imposante bâtisse fut financée par la taxe sur les épices et les matières précieuses. Ensemble architectural impressionnant !
Le portail sud est grandiose.
Regardez le détail.
En face, un jardin...une fontaine...
vous sépare du Tage.
C’est là que les moines inventèrent la recette des fameux gâteau : Pastéïs de Nata, petit flan vanillé, pâtisserie à déguster un peu tiède, dans le vieux Lisbonne.
Franchissons à présent, le pont du 25 avril, en métal rouge, inspiré du Golden Gate de San Francisco, ce pont fait partie des plus longs ponts du monde : 2278 m.
Il permet d’atteindre sur l’autre rive, le sanctuaire du « Christ Roi », dédié au Sacré Cœur de Jésus ».
Le monument fait 110 m de haut et est visible à plus de 20 km !
La petite histoire raconte qu’en 1934 un cardinal de Lisbonne tombe en extase devant le Christ rédempteur du Corcovado à Rio.
Il souhaite créer la réplique à Lisbonne.
Décembre 1949, la première pierre est posée
Le 20 avril 1940 les évêques réunis à Fatima font le vœu de construire cet édifice consacré au « Cœur Sacré de Jésus » si le Portugal est épargné par la guerre
1959, le 17 mai, week-end de la Pentecôte, le sanctuaire est inauguré.
A côté de l’ancienne Croix du Sanctuaire de Fatima, couchée, vous pouvez voir la statue du « Cœur Immaculé de Marie », de 4 m de haut.
On peut lire sur la croix la phrase de St Jean : " Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi"
Une chapelle située sous les piliers est dédiée à Notre Dame de la Paix. La porte principale du monument est inaugurée le 17 mai 2016, elle représente le Christ Bon Pasteur. La porte ouest représente les 7 sacrements.
Dans le hall d'entrée,
la réplique du Christ rédempteur
de Corcovado (Rio)
A l’intérieur de la chapelle. Les peintures sont exceptionnelles par leur beauté.
Les peintures du chemin de Croix font références aux souffrances et drames actuels de notre monde, avec la passion du Christ.
Le détail central de la peinture de l'autel est intéressant
.Elle représente la dernière apparition de Notre-Dame de Fatima et la révélation du troisième secret. (Sousa Araùjo)
A suivre!...
CD
NB : Conformément à la volonté du Pape, Marie Mère de l’Église est célébrée à partir de cette année 2018, le lundi après la Pentecôte.
Nous ne reverrons pas la Syrie par Pierre GÉRARD-DEPREZ 2/2
Palmyre
Sur la route allant à Palmyre, une étape incontournable le « Bagdad Café »
Le lieu nous a servi de bivouac pour la nuit.
Palmyre, témoignage d'un passé florissant à l'est du pays, était la fin de la route de la soie. Nous y avons admiré les restes d'un temple dont on pouvait imaginer les façades cloutées de feuilles d'or, un théâtre antique qui accueillait plus de 1000 spectateurs, et une allée de colonnades sublimes en plein désert.
Les médias se sont largement fait l'écho de la destruction au canon de ce site archéologique par les troupes djihadistes, et de la reconquête «des ruines de ses ruines» par les troupes gouvernementales.
Le temple de Bel n'existe plus

Photo internet du temple détruit
Plusieurs mois de combats dans les ruines du site
La demeure de l'illustre reine Zenobie (début IIIème siècle)
L'artère principale
A posteriori, il est un peu difficile de refaire ce voyage en pensée.
Il ressemble désormais à un «chemin de croix» que nous n'avons pas vécu certes, mais dont on a presque quotidiennement suivi le cours. Tous les lieux où nous sommes passés ont été saccagés, meurtris par 7 années d'une guerre qui n'est pas encore terminée.
Et que dire des gens?
Nous en avons rencontré, de tous milieux et de toutes confessions.
Il faut reconnaître que Bachar al Assad avait laissé une grande liberté aux différents cultes et les syriens, qu'ils soient chrétiens ou musulmans, vivaient en parfaite harmonie.
Les croix et les statues de la vierge étaient choses courantes dans les rues ou sur les églises de la ville, et à Alep au moment de Noël, les crèches étaient aussi belles que dans tous les pays catholiques.
L'hospitalité et la générosité:
Ce ne sont pas de vains mots dans l'ensemble des pays du Moyen-Orient et notamment en Syrie, nous en avons eu maintes fois le témoignage.
Prendre le thé est une véritable cérémonie avec toute la famille et les voisins réunis, et il y a toujours un ou une jeune appelé à la rescousse pour tenir la conversation en anglais. Quant à l'heure de se quitter, des gens visiblement modestes venaient nous offrir deux tomates, trois œufs, un concombre, comment ne pas être émus?
Une famille Druze, le père colonel en retraite tenait une petite épicerie sur le bord de la route. Nous y sommes restés plus de 2 heures, la fille, institutrice, et le gendre ont été appelés pour pouvoir communiquer en anglais. Magnifique souvenir.
Sur la terrasse du château :la curiosité insatiable d'une classe de jeunes kurdes Irakiennes en visite à Alep !
Elles rencontraient pour la première fois une française et voulaient tout savoir, et les questions fusaient, futiles ou sérieuses au point d'estomaquer leur professeur confiant à Pierre «mais celle-ci, désignant une jeune fille, elle est incapable de sortir une phrase en anglais en classe !» Sans doute que les commentaires d'une française étaient plus distrayants!
Petite anecdote:
Lorsque nous arrivions le soir dans un village pour y passer la nuit, nous avions établi entre nous, une sorte de rituel, tant en Turquie qu'en Syrie : Pierre allait à la rencontre des hommes pour demander à quel endroit stationner, et il ne revenait souvent qu'une heure après, passée à bavarder...
Moi, je m'installais sur une chaise devant le véhicule avec un ouvrage, tricot, broderie, et je surveillais du coin de l’œil.
J'attendais que la plus curieuse et la plus hardie des femmes pointe son nez à l'embrasure d'une porte...Cela ne manquait pas d'arriver.
A son retour, Pierre me trouvait avec une «ruche» autour de moi qui était venue voir ce que je faisais et me montrait ses travaux en cours. C'était tout simplement le comble du bonheur!
Scènes de la vie quotidienne
Précieuses vaches, soigneusement habillées pour l'hiver
Promenade de dromadaires en 4X4
Et du mouton à mobylette
Bus à Damas
L'heure de la tétée dans le théâtre de BOSRA
Nous n'avons pu que penser à eux.
Dans tout le pays durant nos deux séjours, nous n'avons jamais eu l'ombre d'une inquiétude, mais plutôt ressenti une curiosité envers nous français, parés d'une aura flatteuse de citoyens du pays des Droits de l'Homme.
Nous n'avons à aucun moment suspecté les prémices de la guerre.
Sortie d'école à DEIR EZ ZOR comme dans beaucoup de pays du monde, uniforme obligatoire
Une sorte «d'omerta» ne permettait pas d'aborder certains sujets avec les gens avec qui nous pouvions parler. Mais ce malaise était perceptible, sans plus.
Il est compréhensible, qu'à notre retour en France, alors que le carnage commençait, notre cœur ait souvent saigné pour toute cette population, en particulier pour tous ceux qui nous avaient reçus et dont nous n'avons plus eu de nouvelles.
Nous sommes rentrés fin janvier 2011, la guerre a éclatée un mois après. Comme nous avons été bien inspirés de suivre les conseils de ces amis de rencontre un soir à Chimerea.
En septembre 2012, nous avons pris une autre direction, qui elle aussi nous a marquée mais de façon différente: l'Amérique du Sud. Nous y avons vagabondé du nord au sud et d'est en ouest pendant presque une année. Mais c'est autre histoire.
Merci Marie-Jo et Pierre pour tous ses témoignages, toutes ses remarques. Vous avez fait un voyage superbe, et ce que vous avez vu, nul ne pourra le revoir.
Les photos sont superbes !
On aura plaisir à vous retrouver pour un autre voyage... Amérique du sud peut-être.
En attendant profitez de votre belle région du Périgord !
Nous ne reverrons pas la Syrie par Pierre GÉRARD-DEPREZ 1/2
Pourquoi une guerre dans ce pays que Marie-Jo et Pierre avaient trouvé si beau en 2010 ? Je ne suis pas une spécialiste, mais rappelons-nous quelques faits.
Printemps 2011 : Des manifestations d'opposants, réclamant plus de démocratie au Président Bachar Al-Assad, éclatent. Les rebelles au régime commencent à entrer en conflit armé contre les pro-Assad. Profitant de ce conflit, trois mouvements islamistes armés dont Daech , tentent eux aussi de de s'emparer du pouvoir.
Cette guerre entraîne l’exode de la population. On pense que + de 10 millions de Syriens ont fui la guerre.
Perte irréversible d’un patrimoine de l’humanité :
La presse nous signale que 300 sites du patrimoine culturel syrien ont été détruits totalement ou partiellement, particulièrement à Alep, 7 000 ans d'histoire, de même pour les temples romains de Palmyre ou des statues assyriennes à Hassaka. Démolis par la guerre, parfois détruits pour des raisons religieuses, auxquels s’ajoutent le pillage des sculptures, poteries, mosaïques…
Pierre et Marie-Jo, conservez dans votre mémoire ces souvenirs inestimables d’une Syrie en paix. Merci pour ce magnifique article qui passera en deux fois sur le blog, afin d'apprécier pleinement les photos.
Évoquer les souvenirs d'un voyage en Syrie revient à se demander si nous n'avons pas rêvé cet épisode de notre vie.
Cela remonte, déjà, à 2010 avec notre premier camping-car.
De fil en aiguille!
Deux ans auparavant un jeune couple de néo-zélandais nous avait dit, alors que nous visitions le site de Delphes en Grèce: « surtout, allez en Turquie c'est magnifique!»
L'année suivante, nous y étions.
D'Istanbul au Lac de Van, de la Mer noire au plateau Anatolien et à la Cappadoce, nous avons pris tout notre temps pour découvrir le pays.
En fin de périple, il est une plage magnifique où viennent pondre les tortues, au pied de la montagne Chimerea. Le village s'appelle Cirali.
Nous y avons rencontré des nantais, revenant de Syrie. Une soirée de conversation sous les étoiles nous a donné l'envie d'aller voir ce qu'ils avaient vu!
En septembre 2010, nous prenons donc la route avec pour destination finale Aqaba en Jordanie (la ville sur la mer rouge prise par Lawrence d'Arabie).
Sur place:
Nous avons effectué deux séjours en Syrie l'un à l'aller, l'autre au retour de Jordanie.
Après la dernière ville turque Antioche, le premier choc, une fois passé la frontière, a été de découvrir la ville portuaire de Lattaquié.
Elle nous a laissé une impression bien peu séduisante avec son urbanisme désordonné, ses trottoirs défoncés, ses poubelles débordantes et, accroché à tous les lampadaires le visage de «bon père de famille» de Bachar Al Assad.
Nous y avons passé deux bonnes heures à tenter de tirer en vain des £ syriennes aux distributeurs de banques, jusqu'au moment où nous avons compris que l'équivalent de 300€ représentait une somme bien trop importante pour un DAB local !
Nous nous sommes donc contentés de 50€ avec nos cartes respectives...!
C'était encore la paix, mais quelques mois plus tard Lattaquié allait connaître le déferlement d'un demi-million de réfugiés fuyant Alep, et les autres zones en guerre.
Les lieux qui suivent, parmi tant d'autres, restent gravés dans nos mémoires.
Apaméa, où nous avons passé ensuite, notre première nuit syrienne dans la plus grande tranquillité avec pour cadeau un coucher et un lever de soleil sur ses antiques colonnes.
La plus longue des colonnades antiques 1,850 km, où Cléopâtre aurai traîné ses cothurnes sur un dallage de mosaïques!
Hama la douloureuse, et ses norias sur l'Oronte. Cette ville a souffert par deux fois, avec le père Assad (30 000 morts en 1982), et avec le fils puisque la ville a été assiégée pendant plusieurs mois, avant qu'une partie de la population affamée puisse être évacuée par bus humanitaires.
Depuis le début de la guerre, Hama a été l'enjeu de cinq batailles et cela continue encore.
(Autrefois 30 norias comme celle-ci brassaient l'eau de l'Oronte, il n'y en avait plus que 8 lors de notre passage , Sans doute n'en reste t- il aucune aujourd'hui.)
Le Krak des Chevaliers, classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, cette merveille d'architecture militaire a été édifiée par les croisés au sommet d'une colline. La forteresse, pouvait à son apogée, au début du 12ème siècle, accueillir une garnison de 4000 soldats et de 400 écuyers.
Elle aussi a souffert de bombardements et d'une occupation militaire.
( Lawrence d'Arabie écrivait en 1908 « Sans doute le mieux conservé et le plus admirable château du monde)
*Mar moussa Al Habachi ( en français: Le monastère de Saint Moïse l'Abyssin)
Ce monastère a été fondé au XIème siècle, il est perdu dans le désert à 90 kilomètres au nord de Damas.
Ses bâtiments accrochés à la montagne ont été restaurés à partir de 1988 par un jésuite italien le Père Paolo.
Figure charismatique, prônant le rapprochement entre les syriens catholiques et les musulmans, ses positions courageuses face au régime en place lui ont valu d'être expulsé du pays en 2011. De retour pour négocier la libération d'otages, il a été enlevé dans un bus par Daech le 28 juillet 2013 à Raqqa.
Quatre ans plus tard il est toujours porté disparu et l'espoir de le retrouver vivant est bien faible.
La chapelle, reflet de la chrétienté orientale qui animait le Père PAOLO, cet «amoureux de l'islam» comme il se définissait lui-même.
LE DJEBEL DRUZE,
Curieuse région où le basalte a servi à la construction de PHILIPPOPOLIS au IIIème siècle par l'empereur Philippe l'Arabe. Nous nous y trouvons le jour de la grande fête de l'Aïd (fin du ramadan).
Les filles rivalisent d'élégance, jeans et sacs à mains, les gamins, histoire de s'amuser, nous balancent d'énormes pétards sous le camping-car. Nous n'apprécions guère le jeu, à cause de la bonbonne de GPL, viatique indispensable pour la vie à bord!
A noter que chez les druzes, magnifique peuple, les femmes ne portent pas le voile
Un groupe de jeunes filles
Belle sculpture en Basalte
C'est un policier qui nous fait la visite de sa ville
*Damas avec sa vie trépidante, ses rues, ses boulevards, son souk, ses boutiques minuscules en bois sculptés et ses ruelles tenant du labyrinthe.
L'entrée de la Grande Mosquée des Omeyades
La cour pavée de marbre est un magnifique terrain de jeux !
<---La salle de prières
Police « Elle est pas belle ma moto ?»
Scène de la vie quotidienne : la fabrication du pain dans la rue.
Le souk et ses minuscules échoppes pleines à craquer de marchandises
Alep deuxième ville du pays avec 2,5 millions d'habitants, son château sur une colline offrant une vue sur la ville à 360°, son souk, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco le plus grand marché couvert du monde dont la majeure partie remontait au XIVème siècle. Dès septembre 2012, il a été détruit par des bombardements suivis d'incendies dévastateurs.
A la fin de l'année dernière, il a été fait état que plus de 700 échoppes n'étaient plus que cendres.
Nous stationnons pour la nuit au pied de l'hôtel Sheraton. Nous n'avons pas pu trouver mieux comme adresse!
L'entrée de la citadelle
Le salon de réception du château où ont été reçus nombre de chefs d'états notamment européens.
13 kilomètres d'allées comme celle-ci, dans le souk d'Alep
un vestige de la présence française
Pierre et Marie-Jo vous retrouveront la semaine prochaine à Palmyre ... Bonne semaine !
Portugal : Fatima : une histoire... et des photos
Je vous avais promis de parler à nouveau du Portugal et de Fatima dont nous célébrons le centenaire des apparitions.
Nous y sommes allés en mars et voici quelques images évoquant ce lieu saint et toute l'histoire qui s'y rapporte.
CD
La ville de Fatima trouverait son nom dans une belle histoire ou légende ?
Pendant les croisades contre les Maures un chevalier Chrétien captura une princesse musulmane : Fatima. Leur rencontre se transforma en une belle histoire d’amour, Fatima convertie se fait baptisée sous le nom d’Ouréana . Malheureusement, la princesse meurt. Le chevalier effondré, entre dans les Ordres et le corps de la jeune princesse est enterré dans un lieu à qui on donnera le nom de Fatima.
Il y a un siècle, un événement vient changer la vie de ce paisible village. Trois enfants emmènent paître le troupeau. Nous sommes au printemps 1916, Jacinta 7 ans, Francisco son grand-frère : 9 ans et Lucia leur cousine de 10 ans sont entrain de jouer lorsqu'ils voient subitement l’apparition d’un ange qui leur dit « n’ayez pas peur « et les invite à prier.
Nous voici en été 1916,
l’ange apparaît à nouveau et demande de prier beaucoup.
Une troisième rencontre à l’automne de la même année eut lieu avec l’ange qui invita les pastoureaux à prier la Sainte Trinité.
C’est alors que le 13 mai 1917, les trois enfants rentrant de la Messe seront surpris par une grande lumière et la Vierge vient alors leur parler et leur demander de revenir le 13 des 6 prochains mois.
voir les vitraux des apparitions, ci-dessous
La vierge sera présente les six mois qui suivirent.
La Vierge confiera un secret à Lucia et prévient Francisco et Jacinta qu’ils la rejoindront très vite au paradis. Les deux enfants meurent d’une pneumonie : Francisco en avril 1919 et sa petite sœur en février 1920.
Lucia se fait religieuse, elle vivra jusqu’à 97 ans. On évoque souvent les trois parties d'un message de la Vierge comme les trois secrets :
1- la vision de l’enfer,
2- la consécration de la Russie au moment où la guerre fait rage, la Vierge dit "La Russie finira par être consacrée, elle se convertira, et l’humanité bénéficiera d’une période de paix.".
3- Le troisième secret : une vision apocalyptique ou l'attentat de Jean-Paul II, dont il fut victime un 13 mai (1981). Rien n'a été clairement dévoilé par l'Eglise.
La Vierge s’était présentée comme la Vierge du Rosaire aux trois enfants et avez demandé qu’il soit construit une chapelle sur le lieu des apparitions.
La voici ci-contre.
Voilà pourquoi plus de 5 millions de pèlerins se rendent à Fatima.
Cette année, le pape François s’est déplacé à l’occasion du centenaire, afin de canoniser les 2 enfants béatifiés.
La basilique de Notre-Dame du Rosaire est de style baroque, 70 m de long sur 37 m de large. La tour s’élève à 65 m de haut et est surmontée d’une couronne de bronze.
L’intérieur :
L’autel et le tableau du maître-autel sont superbes, l’ange donne la communion aux trois bergers sous le regard de la Vierge. Admirez la finesse de ce tableau.
A gauche du transept les tombes de Jacinta canonisée le 13 mai dernier et de Lucia sa cousine.
Du côté droit nous découvrons la tombe de Francisco canonisé aussi le 13 mai par le pape François.
Très surprenant : Ce qui pourrait être pris pour un chemin de croix dans la basilique est un chemin de vie ! En effet les tableaux représentent la vie de la vierge : l’annonciation, la naissance du Christ en passant par son enfance au milieu des docteurs de la loi, son ascension, et l'assomption de la Vierge Marie.
Enfin nous y verrons quelques tableaux plus figuratifs du chemin de croix
A bientôt... pour une autre découverte du Portugal. CD
Portugal : Bom Jesus de Braga,
A l’occasion de Pâques, je vous emmène au Portugal :
Nous voici au Nord de Porto dans une jolie petite ville bourgeoise, très propre du nom de Braga.
Une visite s'impose au sanctuaire du Bom Jesus de Braga,
Nature et Art vous enchanteront.
Vous choisirez le funiculaire aujourd’hui le plus ancien au monde en fonctionnement qui utilise le système de contrepoids hydraulique.
Ou…les " plus de 300 marches "pour découvrir l’église du Bom Jesus.
L’église fut construite de 1784 à 1811 en remplacement d’un ancien temple.
Des escaliers vous emmènent au sanctuaire.
Ils sont divisés en trois sections :
La partie basse baroque, comprend une voie escarpée et l'escalier bordée de chapelles où figurent les stations du Chemin de Croix, extrêmement bien représentées.
La partie des cinq sens avec des fontaines allégoriques et des statues de personnages bibliques
et la partie des trois vertus construite en 1837 également bordé de chapelles et de fontaines qui représentent la foi, l’espérance et la charité chrétienne.
Nous aurons l'occasion de vous présenter d'autres reportages sur ce pays très religieux qui fêtera cette année, les 100 ans de Fatima.
Petit tour au Portugal par Claude Habert 2/2
C'est avec plaisir que nous retrouvons Claude dans son voyage au Portugal. Avec joie nous accueillerons vos compléments de voyages et photos du Portugal ou autres pays. Merci Claude pour ce reportage qui donne envie d'y faire un tour!
En route pour Lisbonne et son incontournable Tour de Belem qui ne fut bien évidement pas qu'un phare. Elle servit de terrible prison et il n'y a pas si longtemps aux opposants du régime Lazariste.
Cette capitale est grouillante de vie, toute en hauteur ! Pour la visiter Il faut prendre le fameux tram 28, qui sillonne les ruelles étroites de la ville,
Comme toutes les capitales, il y a beaucoup de choses intéressantes à visiter et pour ceux qui aiment les pierres et l'histoire, le magnifique monastère des Hieronymites tout en granite magnifiquement sculpté la place Royale, sans oublier la fameuse pâtisserie Pasteïs de Belem : un petit flan dégusté tiède à la canelle et au sucre glace, que tout le monde s'arrache, (une demi-heure de queue pour un tout petit gâteau) ! C’est vous dire !
Nous quittons la belle Lisbonne pour le sud, en direction de l'Algarve après avoir traversé de magnifiques contrées encore très vertes, nous posons nos valises dans un petit village à coté de Lagos sous un ciel résolument bleu, enfin ! Pas encore trop de touristes, à part les anglais à demeure, qui ont envahi la côte,
Heureusement, les autorités ont pour l'instant, limité les horribles constructions style Bénidorm en Espagne, enfin de ce côté-ci, car à Portimao et Albufeira, ce n’est pas terrible !...
Pour ce qui est de faire trempette, il faut oublier !... l'eau est glaciale et comme partout au Portugal préférez les piscines chauffées !
Retour à Porto, avec ce coup-ci, le soleil ! Nous avons vraiment apprécié cette ville chaleureuse les gens sont accueillants disponibles, nous y reviendrons c'est sûr !
Au retour nous avons fait une halte à Burgos, elle est sur le chemin de Compostelle pour ceux qui marchent !! Il y a une très belle cathédrale à visiter, ainsi que l'imposante porte de la vielle ville,
Pour ceux qui ne connaissent pas le Portugal, il faut y aller : les vols sur Porto, Lisbonne ou le sud sont très abordables de 45 à 50 euros, les locations (moins de 500€ le mois à Porto), les transports et aussi les repas... Bon il faut aimer la Bacalhau : plat traditionnel (morue à toute les sauces), mais il y a du choix …. Pour tous les goûts
A bientôt sur d'autres routes et bonne rentrée à ceux qui travaillent!
Claude
Petit tour au Portugal par Claude Habert 1/2
Merci à Claude de nous proposer cette invitation au voyage.
Petit pays connu pour son tourisme. Sa superficie : environ 13% de la France compte un peu plus de 10 millions d'habitants. (soit environ 15% de la population Française.)
Mai : le meilleur mois pour le visiter (parait-il).
Nous avons donc décidé d'aller jeter un coup d’œil chez nos voisins lusitaniens en passant par la région Cantabrique via St jacques de Compostelle.
C’est vrai qu’en voiture cela n'a pas le même mérite qu’à pieds ! Mais ça vaut quand même le détour ! A plus de 900km d’Arcachon et sur une côte espagnole très verdoyante avec de magnifiques points de vue : st Jacques de Compostelle
Nous passons à Aveiro do Castelo, très joli petit port Portugais qui à l'époque coloniale, commerçait avec le Brésil, ce qui a apporté à cette ville, un peu de richesse. (hélas, pas de photo)
Nous y avons trouvé une disponibilité, un accueil, une gentillesse tout le long de notre voyage, qui nous a agréablement surpris tant c'est devenu une denrée rare chez nous.
Arrivée à Porto : Célèbre pour son vin et deuxième métropole du Portugal : but de notre voyage, mais que nous avons prolongé jusqu’à Lagos (Algarve)
Porto: mairie, pont Maria Pia signé Eiffel, route de la plage et librairie qui inspira l'histoire d'HarryPotter
Porto située sur la rive droite du fleuve Douro est une perle!
Cette ville nous a vraiment séduits. Après 2 jours d'adaptation nous avons circulé très facilement, métro moderne, transport en commun pratique et facilité d’accès. Même en voiture, la ville n'est pas compliquée à circuler.
Nous avions réservé chez l'habitant à moins de 500€ pour le mois : un pavillon pour nous seuls, très bien équipé, avec parking privé , et des propriétaires, aux petits soins, vraiment sympas.
La curiosité de certaines habitations, vient de ces fameux Azulejos carreaux de céramique bleue
Certains très anciens XVII et XVIIIème siècle racontent la vie de cette époque.
Et comme le temps n'a pas toujours été clément : 3 jours de soleil sur 10 ! Nous sommes partis visiter Sintra à 30 km de Lisbonne.
J'avais prévu 3 jours, finalement nous sommes restés un jour de plus le temps de visiter la capitale, si vous aimez les parcs et jardins alors il faut y aller !
Un petit tour à Lagos! Vieux port maritime, son centre ville, sa plage et ses fameuses falaises ! ( appelées Mont de Piété)
Sintra : C'est magnifique, cette ville était la résidence d'été des rois et riches Portugais.
Elle se situe à 10 km de la mer sur un piton rocheux avec un climat chaud et humide d’où une végétation luxuriante, avec palais somptueux (bon il y en a un qui fait un peu Disney avant l'heure), mais ils ont tous très très jolis et bien-sûr… Beaucoup de touristes,
Pour ceux qui souhaitent visiter le Portugal, Il ne faut surtout pas manquer de visiter Sintra la magnifique, un régal pour les yeux!
A suivre demain ... pour Lisbonne...
Mon bon souvenir à tous.
Claude
Le Japon comme vous l'aimerez, par Sylviane Costenberg 6/6
Nous finirons notre périple par OSAKA, mais par mauvais temps !!
Découverte de la capitale du Kansai, c’est le château construit en 1586 qui façonna le destin d'OSAKA en encourageant les négociants japonais a venir s’y installer. .le château fortifié par Hideyoshi donne une idée de la puissance majestueuse de l’original, en effet il fut brûlé, puis frappé de foudre, et incendié de nouveau avant d’être reconstruit.

Sous la pluie battante quelques pas dans la ville
L’observatoire, c est une structure futuriste de 39 étages un vrai jardin flottant.

Un centre commercial.
Difficile de vous faire partager les sentiments que nous avons eus.
Non!...."au revoir" nous disent Lionel et Sylviane, car nous nous retrouverons dans quelques temps, pour un autre voyage.
Merci à vous deux pour ce reportage merveilleux.
Certains y trouveront le voyage qu'ils avaient réver de réaliser, d'autres, auront ici, de quoi préparer un superbe voyage.
N'oubliez pas de demander les renseignements dont vous auriez besoin à Sylviane...
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