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Jacques Bouloc : Ruée sur l’or en Guyane Française 1/3
Au pays des chercheurs d’or, Jacques qui a fait une longue carrière comme acheteur au BHV, a infiltré un groupe de garimpeiros.
Vous avez envie de vivre l’aventure, avec un grand A, Jacques Bouloc cherche un compagnon ou une compagne pour retourner chercher de l’or en Guyane Française.
Les conditions et conseils seront répétés en bas de chaque article.
Vous allez découvrir la Guyane d’un aventurier. La Guyane française (84 000 km² et environ 230 000 habitants) est assimilée à « l’enfer vert » amazonien. La forêt y est dense, la flore et la faune sont surprenantes, vous entendrez sans cesse ces concerts d’animaux bruyants : perruches, crapauds ou singes hurleurs. Pourtant si le bagne de Cayenne vous vient à l’esprit...L’aventure de Jacques ici, n’est que liberté !
"Jouxtant le Surinam à l’ouest et
le Brésil au sud et à l’est, cette partie d’Amazonie en Guyane française connaît des règles environnementales strictes qui ne sauraient tolérer les
orpailleurs clandestins utilisant du mercure dangereux et non biodégradable.
Pourtant des sites illégaux se sont multipliés ces dernières années à cause de la flambée des cours de l’or, rendant bien des secteurs sensibles pillés où l’or la végétation et la faune en paient parfois un lourd tribut.
Racine d’arbre à la recherche de l’humidité et ancrage au sol.
Jacques Bouloc, passionné d’aventures, sac à dos et fusil à l’épaule, à infiltré un noyau de garimpeiros avec la complicité d’un Brésilien, Antonio, accompagnés d’un porteur clandestin recruté sur son ancien chantier d’orpaillage.
« Nous voilà tous trois, sacs à dos, fusils, hamacs et eau pénétrant la pleine forêt, entourés d’insectes crissant, tambourinant et stridulant accompagnés de nombreux batraciens arboricoles très bruyants et d’un singe hurleur. Troublant concert !
Le lendemain matin il ne restait que quatre heures de marche pour accéder au site recherché dont les pentes abruptes, encombrées de lianes accrocheuses et coupantes ou épines acérées sur certains troncs de palmier nous rendaient la progression délicate mais facilitée par le sabre d’abattis indissociable.
Au fur et à mesure de notre approche, nous parvenait le bruit des groupes, des pompes suceuses. Puis, subitement, le choc visuel : une citée fantôme constituée de carbets nous apparue comme tombée d’un décor de théâtre, au fond de la vallée. Une population sortie de nulle part surgissait alors, petit à petit, et trois clandestins s’en détachent et nous accueillent Antonio, le porteur et moi. Mon ami aura comme principale activité, de régler ses ‘’affaires’’, mais ne voulant pas m’impliquer dans ce domaine je vais visiter le site »
Nid de guêpes tueuses. Ce jour là, la chasse ne fut pas fructueuse.
La légion étrangère a incendié le village clandestin qui sera reconstruit 20 km plus loin
A suivre
Jacques va retourner là-bas en septembre, il cherche un membre du réseau ou un ami de confiance présenté, pour 2 mois : septembre et octobre. Qualité requise obligatoire : avoir l’esprit aventurier.
« Recherche compagnon ou compagne pour vivre 2 mois en Amazonie. Le carbet est gratuit (construction amérindienne sur Pilotis). Prévoir un billet d’avion seulement. Je garantis la nourriture : chasse et pêche. L’or étant au plus haut, une grande partie des frais sera récupérée par la vente de celui-ci. Attention vaccination indispensable et anti-paludisme »
Une escapade Syro-Libanaise 4/4 par Claude Habert
Nous l'attendions, la voici : Zénobie reine très belle, cultivée, et très ambitieuse.
Elle prend le pouvoir et se fait même appeler « illustrissime reine ».
Profitant de l'anarchie du monde romain, elle décide de prendre les choses en main en poursuivant, elle même, les objectifs décidés par son défunt mari, afin d'assurer la sécurité de sa nation, sans compter sur Rome. Pour cela elle n'hésita pas à envoyer ses troupes en Anatolie jusqu'au Bosphore !
Sous le regard perçant de
Zénobie...
nous prenons la direction d'Alep citée multimillénaire puisque habitée depuis + 3000 ans av JC avec son imposante citadelle de 2km de circonférence
ses immenses
souks+ de 10km
de quoi se perdre sans difficulté, un vrai labyrinthe, mais une ville agréable, propre, avec des transports en commun moderne, et de très grands parcs au centre de la ville qui est très étendue.
On peut y découvrir de très belles anciennes demeures
ainsi que le réputé savon du même nom.
Notre séjour à Alep a été hélas trop court car il y a tant à visiter. Il en est de même pour les environs (autour des 40 à 50km. )
Il faut bien en garder.... pour un autre voyage!
Nous sommes rentrés nous reposer dans une petite crique Libanaise et avons dégusté un excellent poulet rôti agrémenté d'un majestueux mezzé, avis aux amateurs.
La cuisine libanaise ou syrienne est délicieuse !
A bientôt pour d'autres aventures!
Merci Claude, dans cette période hivernale, ton voyage est un rayon de soleil qui vient nous évader!
Bien entendu... on termine sur la gastronomie!...
Les photos que tu nous as envoyées sont dignes d'un grand reporter ....sans frontière!
Encore Bravo!Attention si tu rencontres une Zénobie!...
Une escapade Syro-Libanaise 3/4 par Claude Habert
Continuons le voyage avec Claude...
Delà, nous sommes, bien sur partis voir cette merveille qu'est en plein désert : l'ancienne ville romaine de Palmyre,
5h de route l'arrivée en fin d'après midi au soleil couchant est tout simplement féerique, voir ces ruines romaines prenant une couleur rose dans ce désert est magique.
On s'attend à voir la fameuse reine Zénobie
déambuler sur la grande allée bordée de superbes colonnes, longer l'agora , le théâtre, où pour se rendre aux thermes, vous en prenez plein les yeux, et comme l'hôtel se trouvait près des ruines nous avons attendu avec fébrilité qu'elle vienne nous border.
A suivre...
Nous la verrons bientôt!...
Une escapade Syro-Libanaise 2/4 par Claude Habert
Suite du récit de Claude Habert!....
Il ne faut pas oublier non plus les charmantes petites villes millénaires, tel Byblos
Batroun ,
Bcharré,Tripoli,
avec comme dans tout l'orient des souks très anciens à voir
absolument
et la belle vallée de la Quadisha, où la fraicheur de la montagne y est agréable, à
l'inverse de la côte 35/37° début octobre, malgré une politique intérieure des plus chaotique, je me suis senti en sécurité,
Côté Syrie la vieille ville de Damas est vraiment à visité, sans parler des souks
où l'on vous sert une glace frappée ou battue très particulière en bouche,
A découvrir également, la très belle mosquée des Omeyyade
le palais
les vieilles ruelles
les magnifiques restaurants très anciens qui étaient sans doute des caravansérails.
Oui vraiment, j'en garde un excellent souvenir !
A suivre....
Une escapade Syro-Libanaise 1/4 par Claude Habert
Claude nous revient, avec un nouveau voyage extraordinaire et des superbes photos pour vous distraire un peu et vous donner envie de voyager ! .... En réel ou par les photos!
Un petit retour historique au pays du cèdre et du premier alphabet. Colonisé par des hommes venus d'Arabie et de Mésopotamie de 3000 -1680 av JC les Cananéens dénommées plus tard (Phéniciens) par les Grecs fondent l'une après l'autre les grandes citées du littoral .
Il fut dominer tour à tour par les assyriens, les babyloniens, les Perses de -875 à 64 av JC, Alexandre le grand puis les Romains jusqu'en 395 après JC puis vint l'époque Byzantine, et Arabe avec le califat de Damas époque Omeyyade 750 après JC , les Abbassides, les croisées, l'époque Mamelouks 758-1516, et la domination Ottomane de1516-1918, et enfin l'occupation franco Britannique avec mandat Français jusqu'en 1943.
Ce petit pays d'environ 11000km2 à été le théâtre depuis, de bien des guerres et confrontations, avec un exécutif toujours très fragile, ce beau pays est aujourd'hui en proie aux spéculations immobilières, ou l'ont y construit tout et n'importe comment.
Quelle incroyable différence en 8 ans lors de ma dernière visite, pas de plan d'occupation des sols, de voirie,( la conduite y est particulièrement folklorique, rien est respecté pas de priorité à droite pas de respect des feux ils remontent la seule autoroute en sens inverse et j'en passe) et encore moins du soucis de l'écologie.
Tout ce petit monde s'adapte dans une joie de vivre et une apparente liberté, en accueillant chaleureusement les touristes avec un grand sourire et une grande courtoisie.
Il y a de magnifiques sites à découvrir pour ceux qui aiment l'histoire : la liste est longue, mais certains valent à eux seuls le déplacement, tel Anjar, Tyr, Saïda ou Baalbeck dans la pleine fertile de la Bekaa,
(ou l'on y donne de merveilleux concerts) de constructions Romaines grandioses magnifiques avec des colonnes en granit de plus de 20m de haut en 3 sections
le temple de Bacchus
encore relativement bien conservé pour son âge sans parler de cette pierre du midi à peine sortie de la carrière aux dimensions stupéfiante 21m de long 4,80m de coté pour un poids de 1000 tonnes.
Ils en ont retrouvé 3 de cette facture sous le temple de Jupiter.
Comment ont-ils fait ?
A suivre...
Prague sous la neige par Antoine suite 2/2.
Nous continuons ce voyage grace à Antoine Eminian. Il nous fait vivre avec beaucoup d'émotion le ressenti du touriste français lambda qui découvre Prague sous la neige!
Nous n’avons pas négligé une visite à Josefov, l’ancien ghetto juif situé entre le fleuve et la place de la Vieille Ville. A la fin du XIXe siècle, insalubre en raison de son isolement, il fut rasé à l’exception des lieux de culte, du cimetière et de l’Hôtel de Ville.
Du coup sa reconstruction a créé une harmonie architecturale faite pour
les belles maisons, de frises, portes sculptées ou balcons supportés par des statues. Cette communauté la plus importante d’Europe avec 32 000 habitants avant la guerre, génitrice de nombreux
intellectuels, fut décimée par le
nazisme et l’exode, aujourd’hui il ne reste que 1500 juifs à Prague. Si la guerre a aussi détruit de nombreuses synagogues dans la ville, dans ce quartier paradoxalement
les nazis ont voulu faire un « musée d’une race éteinte » et y ont rassemblé des archives et objets du judaïsme
provenant de toute l’Europe. Dans une synagogue
nous découvrons une collection d’objets liés aux traditions juives de la naissance à la mort en passant par bar-mitzva. Dans un autre bâtiment restauré de la synagogue Pinkas, sont inscrits sur
les murs en lettre d’or, les noms de tous les juifs tchèques et moraves décédés durant l’holocauste (77 297 personnes). Cette longue litanie de noms seuls ne se contente pas de nous faire
ressentir toute la souffrance d’un peuple, elle porte le poids insupportable de toute la souffrance humaine. Eprouvant...
Pour que la coupe soit pleine, nous terminons par la visite du vieux cimetière juif datant du XVe siècle, le terrain est si exigu que les 12 000 stèles aujourd’hui s’entassent les unes sur les autres, mais sur plusieurs niveaux on comptabilise près de 100 000 morts, il n’est plus utilisé depuis 1787.
Au hasard de nos promenades dans la ville, nous avons aussi vu la Tour Poudrière dans Staré Mesto, une haute tour noire gothique datant de 1475 qui marquait l’entrée de la Vieille Ville, mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle qu’elle est utilisée pour le stockage de la poudre, d’où son nom.
Dans un tout autre genre, plus rigolo, sur la place Jiraskovo près du fleuve, l’immeuble
Ginger and Fred.
Un immeuble avant-garde en verre, fait de deux
bâtiments qui s’enlacent et dansent comme Fred Astaire et Ginger Rogers, l’audace de la nouvelle architecture praguoise.
Près de l’église Saint-Gall, le marché d’Havelska où se côtoient marchands de fruits et légumes avec les étals de souvenirs pour touristes et artisans, dans une rue
sous arcades qui abritent des cafés et un petit salon de thé où nous nous réchauffons avec un chocolat chaud dans une ambiance cosy.
Il y a aussi ces vitrines lumineuses
où s’exposent des marionnettes dont les Tchèques sont friands et ces marchands de saucisses dodues et délicieuses accompagnées de choucroute dans un morceau de pain, hot-dog local.
Bien entendu à cette époque de l’année et sous la neige,
nous n’avons pas pu apprécier
les nombreux jardins et espaces verts qui doivent donner une tout autre vision de Prague quand le soleil de printemps la pare de ses nouveaux atours, ce qui imposera un retour dans cette
merveilleuse ville.
Le retour:
Nous nous sommes donc rendus à Ruzyné, l’aéroport de Prague. Prague est sous la neige et le journal télévisé de France2, vu sur TV5 Monde à l’hôtel le mercredi soir m’a fait dresser les cheveux sur la tête : toute l’Île de France est ensevelie sous la neige et je pressens un retour le lendemain sur Paris difficile.
Le pressentiment se transforme en confirmation, notre vol est annulé. Sur le tableau, de tous les vols pour les quatre coins de l’Europe, seuls ceux pour Paris sont annulés ! Je ne chercherai pas la polémique mais il est rageant d’avoir la sempiternelle impression qu’en France nous ne sommes jamais à la hauteur dans les situations exceptionnelles – mais annoncées - comme celles-ci.
L’aéroport de Prague est très agréable, calme et peu bruyant!... Air-France finira par nous trouver un vol 3 h plus tard ! ...
Enfin nous voila rentrés, il est plus de deux heures du matin… Heureusement les souvenirs de cette superbe ville : Prague effacent tous ces aléas !
Merci pour ce récit de voyage hivernal à Prague, Antoine. Nous avons un peu tous envie d'y aller.... mais nous suivrons tes conseils !
... au printemps ce sera certainement plus facile!...
Prague sous la neige par Antoine 1/2
La République Tchèque entrée dans l’Europe en août 2009 nous évoque la Bohéme, ses chants, ses danses, son cristal et aussi Austerlitz la plus grande victoire de Napoléon : (c’était le 2 décembre 1805.)
Prague dont Antoine nous décrit la ville avec beaucoup de qualificatifs
est un joyau de l’architecture rencontre des arts de la renaissance, du gothique, du baroque ou du rococo. Antoine Eminian et sa compagne nous
racontent.
Nous voici à Prague, arrivés dans le sillage frisquet de la neige. Dans mon guide jamais avare d’envolées poétiques il est écrit « Si romantique quand elle se couvre de blanc, Prague n’en paraît que plus vivante et authentique ». OK, pour une seconde visite ! Mais la première fois, venez plutôt au printemps découvrir la ville et retournez-y en hiver, apprécier la lumière déclinant tôt sur la ville, la brume sur le fleuve et les monuments ensevelis sous la neige. Car quand il neige... ça tombe sans retenue, c'est-à-dire qu’il vous faut marcher dans plusieurs centimètres de neige durcie et glissante ou de la neige fondante où le pied s’enfonce et se noie dans de l’eau glacée... mes chaussettes et chaussures ont beaucoup souffert.
Des toits des immeubles des blocs de neige tombent ou bien de grosses gouttes d’eau vous coulent dans le cou, vous voyez le topo ? Comme vous êtes venus pour visiter, il faut regarder où l’on met les pieds pour ne pas tomber ou déraper sur les pavés des ruelles, regarder les façades magnifiques des immeubles, lire dans son guide qu’on consulte avec ses gants, les informations historiques (autre option, pas de gants mais les doigts gelés, c’est vous qui voyez !) et si possible faire des photos aussi !
Prague est une ville absolument magnifique et ce serait trop compliqué et trop long à expliquer par écrit, mais la richesse architecturale et la beauté des sites m’ont un peu rappelé Venise, une autre ville complètement différente mais où tout est superbe, coloré et romantique à la fois.
En tant que touriste on peut visiter Prague à pied et se passer du métro et des tramways nombreux desservant tous les quartiers. Nous avons visité les quartiers ci-après :
La ville historique est nichée dans un coude de la Vltava, le fleuve qui traverse Prague, et les principaux quartiers sont Staré Mesto, la Vieille Ville faite de ruelles, églises, incluant l’ancien quartier juif de Josefov, classée au Patrimoine Mondial par l’Unesco, Nové Mesto, la Nouvelle Ville quartier d’affaires. De l’autre côté du fleuve la ville s’élève vers les hauteurs, avec Malà Strana, ruelles pentues et maisons aux toits rouges puis Hradcany, le Quartier du Château et de la cathédrale Saint-Guy qui dominent Prague.
Nous logeons au cœur de la cité, place Venceslas.
En fait de place, il faut plutôt l’envisager comme une large avenue, longue de sept cents mètres, bornée par la statue équestre du saint du même nom, le mémorial à Jan Palach dédié aux victimes du communisme et le Musée National couronné d’une coupole, accueillant une galerie zoologique et des expositions temporaires. Tout au long de cette avenue/place, se succèdent les vitrines de grands magasins (les godasses Bata viennent d’ici) et de très beaux immeubles style 1900.
Durant toute la visite de la ville, l’architecture sera un point fort et un fil rouge, toutes les maisons sont remarquables, que ce soient par les couleurs pastel des façades, les toits tarabiscotés, les statues dans leurs niches, les églises baroques, le style Art Déco décliné ici dans ce qu’on nomme Sécession, un régal pour les yeux qui oblige à avoir l’œil aux aguets en permanence. Je ne m’arrêterai donc pas à tout vous décrire et ce qui va suivre n’est qu’une esquisse frustrante des merveilles que nous y avons vues.
La place de la Vieille Ville est un lieu incontournable, ce genre d’endroit où vos pas vous ramènent constamment sans que vous y preniez garde et qui laisse l’impression d’évoluer dans un décor historique.
D’abord il y a l’Hôtel de
Ville avec sa tour d’une soixantaine de mètres avec l’horloge astronomique, dont les trois aiguilles du cadran central indiquent l’heure et la position du soleil et de la lune, toutes les
heures un mécanisme l’anime mais j’ai vu beaucoup mieux ailleurs (Strasbourg par exemple). L’imposante église Saint-Nicolas toute
blanche et baroque, le mémorial Jan
Hus (brûlé comme hérétique en 1415)
et l’incroyable église Notre-Dame de Tyn très sombre et gothique qui contraste avec Saint-Nicolas.
Elle date de 1380 et m’évoque ces châteaux de sorcières dans les contes pour enfants, ses deux flèches ont la particularité de n’être ni de la même largeur, ni de la même hauteur !
Le centre de la place est occupé par un marché touristique qui à cette
époque s’est mis à l’heure de Noël, nous y goûtons un gâteau local, cylindrique et cuit à la broche (bof !).
Très belle en plein jour, la nuit : les éclairages drapent la place d’une atmosphère envoûtante.
Nous poursuivons notre découverte de la ville, par le passage obligé et qui attire les touristes du monde entier, le Pont Charles qui enjambe la Vltava pour rejoindre Malà Strana.
Mon guide précise qu’en hiver nous y serons peu nombreux et pourrons mieux l’admirer, si cela est vrai je n’ose imaginer ce que ce doit être en été !...
Pont piétonnier, il réunit à lui tout seul, l’art et l’histoire sans oublier la très belle vue sur les deux rives de Prague dont l’inquiétant panoramique sur le Château qui nous domine et nous rabaisse au rang de foule anonyme, Kafka s’invite en mon esprit. Si la première pierre fut posée en 1357, il ne sera achevé qu’au XVe siècle. Une tour à l’entrée depuis Staré Mesto et deux à l’autre bout, tout du long du pont de chaque côté, une galerie de noires statues dont une Crucifixion, Sainte Luitgarde, et Saint-Jean Népomucène par exemple car il y en a plusieurs dizaines. Ces statues sont des copies, car certains trouvaient le moyen de les voler par morceaux… Chaque jour nous reviendrons voir le pont, de jour comme de nuit, empilant photos sur photos, lui aussi toujours superbe comme cette fois où noyé de neige il est survolé par un vol d’oies sauvages et qu’au loin nous distinguons à peine les contours du Château dans la brume humide.
Le pont traversé nous continuons vers le Château. Un des plus grands palais du monde, avec son kilomètre de long il impose le respect et la crainte, il est le pouvoir et pour mieux nous le faire savoir, pour y parvenir il faut gravir des rues particulièrement pentues qui obligent à se courber.
Quand enfin vous arrivez sur la place donnant
accès aux grilles d’entrée, vous êtes récompensés par la vue sur Prague depuis les remparts, les ponts qui traversent le fleuve et la ville et ses monuments que vous avez visités précédemment vus
sous un autre angle. Dire qu’on visite un château est un euphémisme, en fait vous entrez dans une ville dans la ville.
Une journée complète ne suffirait pas pour tout explorer, les palais, la basilique Saint-Georges, la cathédrale Saint-Guy qu’on ne peut manquer car bien plus haute que le Château c’est surtout elle qu’on aperçoit de presque partout dans la ville. Il y a aussi des cours, des jardins mais en hiver … d’autres églises et un musée des Jouets, que sais-je encore ?
Enorme. La redescente vers le Pont Charles, nous la faisons par une longue rue en escaliers, cramponnés à la rambarde pour ne pas glisser sur la neige et le verglas fripon.
Il est alors plus que l’heure de casser une petite croûte revigorante, des tranches de porc rôti parfumées accompagnées de choucroute presque confite légèrement sucrée avec quelques petites boulettes à base de farine coupées en rondelles (knedliky) sans grand goût mais qui tiennent au corps, en dessert un strudel aux pommes et Chantilly, la boisson s’impose d’elle-même, une bière douce et peu alcoolisée car les bières tchèques sont très bonnes.
A suivre!.....
Ce que j'adore .... les récits de nos membres se terminent souvent sur une note gourmande!
Suite de...Et si l’on faisait un petit tour en Tunisie... par François Paris
Il est à noter que cette région présente des sites merveilleux à visiter, des palmeraies de Nefta et Tozeur.(Chef-lieu du S.O Tunisien)
Cette ville abrite une oasis de 400 000 palmiers dattiers…. François y a fait une étape !
Enfin, vous traverserez le « Chott El Jerid » pour rejoindre Kebili et Douz et sa Grand place et marché de légumes et fruits.
Vous pouvez circuler avec Le train d’Elbey » surnommé le « Lézard Rouge » de Metlaoui à Redeyef (Excursion fabuleuse de 50km). Vous traverserez les Gorges de Selja et vous aurez l’impression de traverser les Grands espaces américains, ses canyons, Une dizaine de petits tunnels qu’empreinte cette ligne du train impérial d’époque qui s’arrête pour vous permettre de faire des photos magnifiques.
Le Lézard rouge
Palmeraie de Nefta Chott el Jérid
Les Cristaux de sel de ces chotts favorisent la vision de mirages.
Tozeur (3000 avant JC) fut Numide, Chrétienne et Arabo musulmane.
Deux grand chott « Chott EL Gharsa au Est de Tozeur et le Choot El Jérid au sud offrent leur sel en surface et fond partie d’une grande partie du commerce d’exportation pour le pays.
Sur la route qui surplombe le Chott de deux mètres de hauteur pour rejoindre Kébili et Douz.
Douz est le pays des
bédouins qui cultivent depuis l'antiquité des palmiers dattiers et élèvent des dromadaires, des méharis et des sloughis (lévriers à poil
ras)
Marché de Douz
Vous serez à la porte du Sahara et pourrez choisir de passer deux nuits sous les tentes des nomades après une bonne balade en chameau.
Bien sûr, n’oubliez pas de faire le plein de légumes, pois chiches, harissa, cumin, couscous et pour le dessert les dattes, figues, grenades oranges selon les saisons. L’eau et le thé ; cela peut toujours servir dans le désert. Pour le confort, vous vous rendrez vite compte que ce n’est pas « Citroen » qui fabrique les chameaux ! Autre étape de notre voyage, EL-Jem et son amphithéâtre.
Ne cherchez pas l’odeur des félins, de la sueur de leurs victimes ou des chevaux tirant des chars….
François, le passionné d'architecture! Tu as voulu comparer avec Arles !
L'arène ovoïde (rare)coté intérieur Entrée extérieure
Aux limites du Sahel et de forêts d’olivier, El-Jem occupait une position clef en Tunisie centrale (à 60kms de SOUSSE sur la route de Sfax ou la population atteignait déjà trente milles habitant au 2éme siècle après JC.)
Jamais le colisée ne servit, même pas aux jeux pour lequel il fut créé ; Victime des vandales ou d’envahisseurs maghrébins, l’amphithéâtre ne fut jamais achevé. Au Vème siècle, les Byzantins s’en serviront de forteresse, il servit de refuge au peuple local.
C’est à une excellente restauration qu’il nous est permis d’’admirer aujourd’hui (Classé au patrimoine de l’Unesco depuis 1979).
Considéré comme le troisième plus grand amphithéâtre romain au monde. Ce site archéologique mesure 148 m de long sur 122 m de large et 36 m de haut. Il est le cadre de manifestations culturelles et de concert.
Je ne pourrai finir mon récit sans vous proposer de visiter les oasis de montagne (proches de la frontière algérienne) de Chebika à Midés en passant parTamerza .
Canyon de Midés Cascade de Tamerza
Cet art qui remonte aux premiers âges de l’ère néolithique est de réputation mondiale. L’originalité :Elles sont fabriquées par les hommes qui tournent les poteries et ensuite façonnées par les femme, en particulier à la campagne. (Sejnane).
Pour quelques euros vous rapporterez de très beaux souvenirs!
Ces poteries sont uniques, primitives dans leur procédé de fabrication, cuite à l’air libre dans un foyer de branchages et de bouses de vache . Les décors (toujours à dessins géométriques ou figuratifs naïfs et de représentations végétales ou animales) leur donnent un coté aztèque.
Les couleurs utilisées sont naturelles (beige, ocre-rouge et noir).
Poteries de Barrama
Les deux sites les plus importants, tant en production que dans la variété des modèles proposés sont situés :
1 Sur l’île de Djerba à Guellala, Midoum, Houmt Souk. Hammamet.
2 Le plus important des sites étant celui de « NABEUL »
A bientôt! ... François Paris en direct de Montpellier...
Nous te remercions François de nous avoir fait partager tes beaux souvenirs de Tunisie.
Et si l’on faisait un petit tour en Tunisie…1/2 par François Paris
Et si l’on faisait un petit tour en Tunisie…
La Tunisie est un pays francophone, le Français est la 2éme langue parlée après l’arabe! Ouf! Notre ami François n'a pas eu à apprendre la langue...
La naissance d’Aladin nous a permis de découvrir une bonne partie de la Tunisie en début d’année 2010.
Attérissage à Tunis et direction Mégrine(en banlieue) qui deviendra le lieu de départ d’un voyage touristique sortant des sentiers battus.
Aqueduc de Zagouan à Carthage
Tunis fut une petite ville berbère, vivant à l'ombre de la puissante ville de Carthage.
Bien sur l’incontournable colline de Byrsa est dominée par la cathédrale de St Louis (notre roi français mort à Tunis).
La cathédrale St Louis
Désaffectée pour le
culte, de nos jours s’y déroulent diverses manifestations culturelles au cours de l’année.
La nef centrale
En vous retournant, c’est tout le site de Carthage (ville de 3000 ans et classée au patrimoine de l’humanité). Ville punique qui laissera à la Tunisie d’aujourd’hui, ses valeurs de culture, d ‘économie, d’ouverture sur le monde. Ben Ali mettra tout en œuvre pour créer le parc archéologique de Carthage – Sidi Bou Said.
Les ruines de Carthage Sidi Bou Said.
Le cheminement, au travers des différents vestiges vous étonnera et vous laissera des parfums d’éternité.
Cet ancien village où se développa le soufisme fut au 12éme siècle, voué à la religion. De nos jours, il est reconnu que Sidi Bou Said est devenu le rendez-vous des « BOBO »(Bourgeois Bohémes), des artistes ! Que faisais-tu là-bas ?
Sidi Bou Said domine le golfe de Tunis, c’est un petit joyau aux teintes de Méditerranée. Tout le village est blanchi à la chaux et les lourdes portes cloutées et les volets d’un bleu azur cachent des jardins secrets ou céramiques et bougainvillées, jasmins y font bon ménage.
Ce village donna la possibilité, à l’un de nos meilleurs chanteurs français ; d’accentués le tourisme par le succès de sa chanson : « le café des délices » de Patrick Bruel.
Le café des
délices (ex. « café
des nattes »).
Portes cloutées Volets bleus et fer forgé azur
Voilà François y était parti pour y vivre les mille et une nuits !
Avant de quitter Tunis, allez visiter le musée national du Bardo et ses céramiques somptueuses. (Parmi les plus belles conservées à ce jour dans le monde).
Un petit saut à la pointe Nord de la Tunisie pour découvrir
« BIZERTE »
Son vieux port
Elle fut une terre d’asile et le brassage de sa population important depuis les Phéniciens, puis les Romains ; s’en suivirent les Andalous chassés d’Espagne au 17ème siècle et les Russes Blancs dont certains y vivent encore de nos jours.
Sous protectorat Français en 1881, Bizerte devient une importante base de part sa position stratégique. La ville vit de la pêche, de son port de commerce et du tourisme.
L’environnement du littoral est riche et varié : falaises, criques, corniches, plages de sables et forêt de pins au sud.
Le lac et le Mont d’Ichkeul sont classés parc naturel et au patrimoine de l ’ UNESCO.
Le lac d’Ichkeul
Les lacs de Bizerte et d’Ichkeul communiquent, l’été les ruisseaux alimentent Ichkeul.
La salinité est moindre ; l’hiver, les courants s’inversent et l’eau de mer l’envahit d’ou la création d’un écosystème, dont la faune et la flore s ‘est adaptée. On y trouve des variétés très rares voire endémique et unique.
Les plages les plus connues sont La Goulette, Carthage, La Marsa, Gammart que vous pourrez rejoindre par un vieux tramway qui part du centre de Tunis.
En naissant à Tunis, Aladin ne pouvait pas savoir que ses arrières grands parents et grand-mère maternelle avaient foulés et sillonnés le centre de la Tunisie sur toute la largeur du pays.
Dans les années 1950 à 1960, la moitié de la population de cette région est composée de travailleurs d’origine Algérienne, Marocaine, Libyenne, Italienne et Maltaise qui travaillent à l’exploitation d’importantes découvertes de gisements de phosphates dans la région de Metlaoui et Redeyef.
C’est ainsi que l’arrière grand père d’Aladin y travailla comme cheminot de 1946 à 1961. La modernisation des machines et l’extraction des mines à ciel ouvert, réduisit considérablement le personnel malgré les contestations de militants et syndicalistes.
A suivre...
3 jours à Berlin par Annette Renosi : troisième journée (3/3)
3eme jour : Soleil radieux et ciel bleu quand nous nous réveillons. Le moral de la troupe est au beau fixe. Pour honorer une « commande » de Christine D qui fera certainement l’objet d’un futur article, nous allons voir l’église Maria Regina Martyrum.
Elle est située au bout du monde, au nord-ouest de la ville, entre les cités HLM et le périphérique. Tout en béton et résolument moderne, construite au début des années 60, lignes épurées sans aucune décoration superflue. Je mitraille, je photographie tout, du chemin de croix au clocher en passant par la Piéta stylisée.
Un cloître de religieuses attenant, construit plus tard dans les années 80, ressemble à un petit immeuble.
Notre devoir rempli, métro pour le Kurfürstendamm (le Ku’Damm comme ils disent ici) dans Charlottenburg, une longue avenue où se pressent toutes les grandes marques de luxe de vêtements et bijoux, Rolex, Gucci etc. Terrasses de cafés comme à Paris. Repas dans une brasserie, saucisse, purée et choucroute compotée avec un broc de bière, légère et peu alcoolisée, puis une belle part de gâteau aux pommes et raisins secs avec une louche de Chantilly.
Nous arrivons enfin devant Gedächniskirche, construite en 1895 en mémoire de l’empereur Guillaume Ier, l’église du souvenir, ruine subsistant des bombardements de la guerre en 1943, où elle perdit entre autre sa tour. Elle est conservée ainsi en mémoire des horreurs de la guerre. Derrière la place, l’entrée du zoo avec son portique chinois et ses deux éléphants en pierre.
Sur Wittenburg Platz à deux pas, le magasin KaDeWe (Kaufhaus des Westens) équivalent de Harrod’s à Londres. Luxe, luxe et luxe. Ne pas manquer la visite du 6ème étage dédié à l’alimentation pour attraper une indigestion rien que par les yeux !
Il n’y a
pas trop de monde, on respire, même le métro est agréable. En route pour Tiergarten : comparable à Hyde Park ou au Bois de Boulogne, larges pelouses, lacs, arbres, bancs. Piétons, vélos,
joggeurs, tout le monde vient s’y ressourcer ou y prendre du bon temps. Il y a de nombreux parcs et jardins dans Berlin, celui-ci est le plus grand. Nous voyons des lapins détaler dans les
buissons.
En fin d’après-midi, Gendarmenmarkt, l’une des plus jolies places de la ville à l’écart de Friedrichstrass avec ses deux cathédrales jumelles se faisant face, la Française et l’Allemande.
Entre les deux, le Koncerthaus, une magistrale salle de concert et autour de la place des terrasses de café. Un joueur de clarinette planté sur l’esplanade, le soleil qui luit, assis sur un banc nous dégustons l’instant, calme et reposant.
Bien sûr le temps
nous a semblé trop court, nous n’avons pas pu tout voir mais nous le savions avant de partir, on ne visite pas une si grande ville en trois jours. Il fallait faire des choix, rater ceci pour voir
cela. Nous nous sommes attardés dans le magasin KaDeWe et n’avons pas vu le château de Charlottenburg …mais moi, ce que je préfère à l’étranger, c’est marcher dans les rues et voir comment les
gens vivent.
Berlin est une très belle ville qui semble agréable à vivre aujourd’hui malgré son lourd passé historique et dramatique, ses parcs sont des poumons d’air frais, je me risquerais facilement en vélo dans ses rues contrairement à Paris et architecturalement il y aurait beaucoup à dire, tant les styles différents se marient avec bonheur.
Ich Bin ein Berliner ?
Oui Annette, tu as raison d’achever ce reportage sur cette note historique de JFK du 26 juin 1963 : « Je suis un Berlinois » : Cette phrase exprimant le soutien des USA à Berlin. A l’époque, le mur séparait Berlin depuis 2 ans. (Ce discours signifiait : les hommes peuvent ici voir et comprendre la différence entre notre monde libre et l’offense faîte par le monde communiste à ériger un mur dans cette superbe ville ! )
On termine par ce clin d'oeil! Les vendeurs de saucisses! ...