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Le blog du Réseau Bazar BHV

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Communiqué de presse de l'UCV ... et maintenant ?

14 Octobre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Dans la tempête !

Dans la tempête !

À la suite de l’annonce le 1er octobre du partenariat entre la plateforme Shein et le BHV, 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞-𝐕𝐢𝐥𝐥𝐞 (𝐔𝐂𝐕) 𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞́, 𝐚̀ 𝐥’𝐮𝐧𝐚𝐧𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́, 𝐝’𝐞𝐱𝐜𝐥𝐮𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝𝐬 𝐌𝐚𝐠𝐚𝐬𝐢𝐧𝐬.

⚠️ L’UCV, membre de l’Alliance du Commerce, rappelle que le développement de la plateforme Shein repose sur un modèle de contournement des règles condamné à de multiples reprises par les autorités, notamment pour pratiques commerciales trompeuses, faux rabais, informations mensongères, pression à l’achat et infractions aux règles de protection des données personnelles.

💬 L’UCV réaffirme son engagement en faveur d’une concurrence équitable, fondée sur la loyauté des pratiques et le respect des règles communes. Les entreprises du commerce de centre-ville sont résolument tournées vers l’avenir et l’innovation, tout en proposant une offre accessible et respectueuse des standards français & européens qui sont parmi les plus exigeants.

🚨 Ce partenariat illustre une dérive préoccupante : la normalisation d’un modèle économique fondé sur l’évitement des règles communes. L’UCV appelle solennellement les pouvoirs publics français et européens à prendre des mesures urgentes pour rétablir l’équité entre tous les acteurs :
✔️ Instauration de droits de douane sur les produits de moins de 150 euros importés dans l’Union européenne ;
✔️ Mise en œuvre de frais de gestion sur les petits colis dans un cadre harmonisé européen ;
✔️ Renforcement des contrôles et application des sanctions, jusqu’au 𝐝𝐞́𝐫𝐞́𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬, pour garantir l’effectivité des réglementations françaises et européennes.


 

Communiqué de presse de l'UCV ... et maintenant ?

Qu'en penser ?

Le communiqué de l’UCV est justifié à titre de posture — il sert de signal, de levier de pression, et de prise de position morale dans un débat qui concerne l’avenir du commerce. Il met en garde contre une dérive potentielle : que les modèles ultra‑low cost importés prennent le pas sur des commerces ayant des coûts fixes élevés, des contraintes sociales, des engagements locaux.

Il faut que les acteurs comme SGM / BHV,  puissent répondre avec une stratégie crédible : clarté, transparence, respect des normes, dialogue avec les parties prenantes. Est-ce le cas aujourd’hui ?

Ce type de conflit pousse à revisiter les réglementations (douanes, importation, fiscalité, surveillance en ligne). Le résultat dépendra largement de la volonté politique européenne et nationale.

Mais derrière tout cette pagaille, il y a des hommes et des femmes ! 

Vendeurs, démonstrateurs, caissiers, employés et encadrants!

Ils souffrent, ils ont fait grève vendredi dernier.

La presse Française et même internationale a relayé leur mouvement. Un député et les conseillers de la mairie de Paris sont venus les soutenir.

Qui viendra aider et sauver cette belle institution qu'est le BHV?

CD

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Lu dans la Presse : Challenges : « Aucun euro pour nos magasins » : les syndicats du BHV dénoncent le montage financier avec Shein

9 Octobre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

« Aucun euro pour nos magasins » : les syndicats du BHV dénoncent le montage financier avec Shein

Challenges Guillaume Echelard 9 octobre 2025

Comme nombre d’acteurs publics et privés, les syndicats du BHV s’inquiètent de l’arrivée du géant chinois de l’e-commerce Shein dans leur magasin. Ils s’interrogent sur le montage financier de l’opération, appellent

à la grève, ce vendredi 10 octobre à partir de 15 heures,

et demandent à stopper le partenariat.

« Nos magasins une nouvelle fois dans l’incertitude. » Dans deux tracts, l’intersyndicale du BHV et des magasins franchisés Galeries Lafayette du groupe SGM(CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, Sud-Solidaires) s’inquiète de l’arrivée de Shein prévue en novembre dans leurs magasins. Ils ne sont pas les premiers à s’indigner : annoncé la semaine dernière, l’accord a suscité une levée de boucliers de la part du groupe Galeries Lafayette, de la mairie de Paris , des fédérations professionnelles de la mode, de fournisseurs, ou encore de la Caisse des Dépôts, qui a même renoncé à racheter les murs du BHV au côté de la Société des Grands Magasins (SGM), propriété de Frédéric Merlin et sa famille. Mais parmi les raisons de leur colère, eux pointent plus précisément le montage financier de l’opération. Exigeant l’arrêt du partenariat, ils appellent d’ailleurs à la grève ce vendredi 10 octobre.

Dans un tract, les salariés expliquent qu’il s’agira d’une location-gérance, dont « aucun euro ne doit venir alimenter le résultat de nos magasins, le chiffre d’affaires étant perçu par une société distincte au sein du groupe SGM […] qui achètera en ferme les marchandises auprès de Shein et qui réalisera les investissements notamment mobiliers ». En clair, le chiffre d’affaires des magasins Shein ne circulera pas dans les comptes des points de vente Galeries Lafayette et BHV, mais dans la holding .

Contactée, une source proche de la SGM, explique qu’une société a bien été créée en son sein (nommée SEGM POP) pour acheter la marchandise, en appliquant une marge commerciale. Cette dernière aura un contrat de bail avec les foncières, elles-mêmes propriété de la famille Merlin. Shein, de son côté, financera uniquement les travaux pour son installation. « La direction nous a indiqué réfléchir à une solution permettant de soutenir directement les résultats de nos magasins », complètent les syndicats.

Des magasins pour l’instant déficitaires cette année

Les salariés des boutiques Shein (entre dix et douze par magasin Galeries Lafayette, 35au BHV) seront donc employés par la fameuse société SEGM POP. Mais les équipes « ne compteront dans un premier temps que des salariés intérimaires, ce qui interroge quant à la pérennité du modèle envisagé », regrettent les syndicats, qui estiment que 400emplois ont été supprimés au BHV depuis l’arrivée de la SGM aux commandes.

« Une fois que le partenariat sera stabilisé, l’idée est de voir comment nous ferons évoluer ces contrats », nuance une source proche de la direction. Le modèle économique de l’opération reste toutefois opaque. « Les conditions financières ont été négociées à l’échelle du groupe SGM et ne nous ont pas été présentées. […] Les impacts sur les résultats de nos magasins sont donc dès lors très incertains. »

Les syndicats rappellent que les points de vente auraient pourtant bien besoin d’un coup de pouce, puisque leurs résultats « s’annoncent largement déficitaires faute de marchandises à vendre depuis le début de l’année ». Le BHV, en particulier, verrait son chiffre d’affaires chuter. « La saisonnalité du modèle de tous les grands magasins fait que l’excédent brut d’exploitation est négatif jusqu’au dernier trimestre , réplique une source proche de la direction. Nous ne pouvons donc pas prévoir le profit de fin d’année, notamment avec l’arrivée de Shein qui engendrera une fréquentation et une consommation accrues . »

Des doutes sur la performance commerciale

Mais les salariés ne sont pas certains que Shein fera flamber les tickets de caisse. La clientèle du e-commerçant « ne correspond pas à celle de nos magasins » , explique un tract. Dès lors, le résultat concret pourrait être minime, estiment les salariés, qui rappellent le succès commercial limité, selon eux, des opérations Pokémon et de l’influenceuse Léna Mahfouf au BHV.

D’autres conséquences négatives pourraient advenir. Pour l’intersyndicale, les Galeries Lafayette pourraient rompre leur contrat d’affiliation avec la SGM de Frédéric Merlin .Cela « se manifesterait par des mois de procédure judiciaire », explique le texte, puis « la désorganisation totale des sept magasins de province, aujourd’hui complètement dépendants des systèmes d’information et logistique du groupe Galeries Lafayette. » Les salariés rappellent que la marque propre du groupe représente plus de 6 % du chiffre d’affaires de leurs magasins. Quant au retrait de la Caisse des Dépôts du BHV, il est« dramatique pour l’avenir des deux magasins », de Paris et Parly. « La direction a agi dans la précipitation, sans discussions préalables » , regrette enfin le tract.

Seul point positif aux yeux des syndicats : une probable forte affluence à l’ouverture. C’est l’intérêt de ce type d’opération (là encore, comme celles de Léna Mahfouf et Pokémon) : amener du flux, le nerf de la guerre pour Frédéric Merlin. Les représentants des salariés ont même demandé un renfort de sécurité en novembre.

Une ouverture à Dijon, Grenoble et Reims le 1er novembre

Dans tous les cas, le dossier semble bien engagé : « Le premier lot de commande a déjà été réalisé et une livraison par mois est envisagée. » Sept marques propres seront présentes en rayon, et tous les produits auront fait l’objet d’un audit de conformité, selon la direction. Cela « n’efface pas les conditions de travail déplorables d’autres sous-traitants du géant chinois », tacle le tract.

Selon les syndicats, le BHV, ainsi que les Galeries de Dijon, Grenoble et Reims devraient voir une boutique de l’e-commerçant chinois ouvrir le 1 novembre. Angers et Limoges suivraient le 15 novembre, tandis que les magasins d’Orléans et Le Mans sont encore en réflexion. Les salariés, dans un second tract, réclament aussi la fin des suppressions d’emplois, l’arrêt des ouvertures jusqu’à 20h30, le versement de leurs primes, ou encore le paiement des créances des fournisseurs. Et demandent même aux pouvoirs publics d’intervenir directement.

Merci aux journalistes économiques et pros pour leurs investigations. CD

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BHV : Sauver le magasin : Un mouvement de grève, vendredi 10 octobre à 15 h.

9 Octobre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Buste de Xavier Ruel Fondateur du BHV

Depuis l’arrivée de Frédéric Merlin et la (SGM), la situation économique et sociale s'est fortement dégradée.

​Le CA s'effondre, les objectifs commerciaux irréalistes augmentent la pression sur les équipes, et les fournisseurs restent impayés, mettant en péril de nombreuses entreprises partenaires. ​

Les suppressions d'emplois sont déguisées en « ruptures conventionnelles », et les conditions de travail se détériorent. ​

L'arrivée de la marque Shein au BHV, malgré la création de 35 emplois, (400 déjà supprimés) est critiquée pour son impact négatif sur l'image des marques françaises et son modèle économique destructeur. ​

Face à cette gestion jugée irresponsable, l'intersyndicale appelle à la grève et demande des mesures urgentes, notamment :

  • L'arrêt du partenariat avec Shein. ​
  • La fin des suppressions d'emplois déguisées. ​
  • Le respect des droits des salariés et des horaires de travail. ​
  • Le paiement des primes et des créances dues. ​
  • L'intervention des pouvoirs publics pour auditer la gestion de SGM. ​
  • L'ouverture de négociations pour une stratégie commerciale viable. ​

Les syndicats dénoncent une spirale destructrice et appellent à protéger l'emploi, les savoir-faire français et le commerce de qualité. ​

Rien d'anormal à leurs souhaits !

Espérons que ce mouvement soit entendu !

NB : le 2e article, sur BHV d'hier 1999,  est reporté d'une semaine suite à cette brulante actualité .

Merci de votre compréhension.

CD

 

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Où en est-on de Shein et du BHV Marais.

8 Octobre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

3 parties : 

Communiqué de fin de négociations de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts)(ci-dessous)

Analyse du BHV à ce jour

Article Challenges du jour

Où en est-on de Shein et du BHV Marais.

Analyse du BHV à ce jour:

L'arrivée annoncée de Shein au BHV et dans 5 magasins du Groupe SGM-GL : Angers, Dijon, Grenoble, Limoges et Reims) suscite de vives inquiétudes parmi les représentants du personnel. ​

Les espaces Shein ouvriront en novembre, d’après Frédéric Merlin, mais les conditions financières et les impacts sur les résultats des magasins restent flous. ​ Les espaces seront gérés par une société distincte du Groupe SGM, sans implication directe des salariés des magasins. ​

Les conséquences de ce partenariat sont très incertaines : si cela peut attirer une nouvelle clientèle, Elle risque fort de provoquer le départ de marques existantes, déjà fragilisées par des retards de paiement. ​ Nous n’en citerons que quelques-unes qui viennent de quitter le navire :

  • AIME (cosmétique) — retrait annoncé, valeurs invocables.
  • Talm — ne renouvellera pas le contrat avec le BHV à partir de 2026.
  • Merci Handy — a rejoint le boycott.
  • Le Slip Français — absent depuis ~15 jours (au moment des articles), après dix ans de partenariat ; des impayés évoqués.
  • Farrow & Ball (peinture / décoration) — a quitté le BHV
  • Swarovski (bijoux) — également parti.
  • American Vintage (vêtements) — partie.
  • Mariage Frères (thés) — a suspendu ses ventes via le BHV.
  • Culture Vintage — citée comme s’étant désolidarisée.
  • Maison Lejaby également confirmée partie.
  • France Canapés 

 Le scénario catastrophe comme le retrait de la Caisse des Dépôts, communiqué en haut de page, va aggraver la situation financière d'une possible reprise du magasin. ​

On notera que les représentants du personnel déplorent le manque de communication de la Direction et demandent des réponses claires sur les impacts de cette collaboration. ​ Ils restent mobilisés pour défendre les intérêts des salariés face à cette situation préoccupante. ​

Nous apportons tout notre soutien moral au Personnel.

Enfin

cet  Article Challenges est très bien écrit et mérite d'être lu de tous nos lecteurs du Réseau.

Le BHV entre dans une tornade à l’issue incertaine, après le retrait de la Banque des territoires

Outrée par l’arrivée d’une boutique Shein au BHV, la Banque des Territoires met un terme à ses discussions avec Frédéric Merlin (SGM) en vue de racheter les murs du grand magasin. Le deal  avait pourtant des airs de dernière chance pour l’entrepreneur, qui assure vouloir toujours racheter les murs.

Guillaume Echelard  8 octobre 2025 à 14h47

C’est un feuilleton qui n’en finit pas. La Banque des territoires  a annoncé, ce mercredi 8 octobre, renoncer à racheter le bâtiment du BHV au côté de la Société des Grands Magasins (SGM) de Frédéric Merlin . Annoncé en février 2023, le rachat des murs auprès du groupe Galeries Lafayette a depuis été plusieurs fois repoussé. Trouver des financements est un défi de taille pour la jeune foncière, qui, étouffée par des taux d’intérêt qui flambaient, a essuyé plusieurs refus, dont celui de Natixis . Avant l’été, Frédéric Merlin, 34 ans, espérait enfin avoir trouvé un soutien de poids en la Banque des territoires (Caisse des Dépôts ), avec qui il devait monter une joint-venture  afin de mettre les 300 millions d’euros nécessaires sur la table. Un soutien hautement politique, alors que le grand magasin, situé en face de la mairie de Paris, est un symbole local – voire national – du commerce.

Seulement voilà, là encore les discussions ont stagné pendant l’été. Et l’annonce surprise par Frédéric Merlin d’une alliance avec le décrié e-commerçant chinois Shein  a fini de dynamiter le partenariat. La Banque des territoires, qui revendique « soutenir une économie responsable et de proximité » et a appris l’information par la presse évoque une « rupture de confiance ».  La SGM estime, de son côté, que la Caisse des Dépôts a cédé aux « pressions politiques  », mais martèle : « Le projet de rachat des murs se fera  » avec « d’autres partenaires  ».

Seulement voilà, Frédéric Merlin va devoir les trouver. Et d’ici là, le BHV bascule dans l’inconnu. D’autant que la réputation désormais sulfureuse du grand magasin ne risque pas de lui faciliter l’ouverture des portes des banques. « Si tout le monde sait que Frédéric Merlin va se crasher, personne ne va lui prêter d’argent » , résume un connaisseur du dossier. Certes, la SGM est soutenue de longue date par l’homme d’affaires lorrain Jean-Paul Dufour. Mais l’industriel va-t-il s’engager dans cet investissement risqué ? Et en face, le groupe Galeries Lafayette, propriétaire actuel, pourrait s’impatienter.

L’impatience des Galeries Lafayette

Les relations entre le vendeur et son potentiel acquéreur sont aujourd’hui considérablement dégradées : le non-paiement de bon nombre de fournisseurs par Frédéric Merlin (entre 15 et 20 millions, selon un des mécontents) pénalise le groupe Galeries Lafayette, qui distribue certaines marques communes avec le BHV. Et la tempête médiatique autour du partenariat entre Shein et les magasins de Frédéric Merlin (dont cinq franchises Galeries Lafayette) entache l’image du groupe. Celui-ci a d’ailleurs annoncé vouloir empêcher par tous les moyens l’arrivée des boutiques de l’e-commerçant chinois dans les magasins franchisés. De plus, le groupe attend de pied ferme le paiement du bâtiment du BHV : il a déjà dû céder une partie de ses actions Carrefour  en 2024, en raison de l’absence de rentrée de cash.

Alors que l’opération aurait dû être bouclée fin juin, les Galeries Lafayette avaient autorisé un délai supplémentaire à Frédéric Merlin, mais dans l’espoir que les choses se concrétisent rapidement avec la Banque des territoires. La famille Moulin-Houzé-Lemoine va-t-elle se mettre en quête d’un nouvel acquéreur, alors que tout semble reparti à zéro ? « Tant qu’ils sont dans un schéma de promesse de vente, ils ne peuvent pas chercher un autre repreneur » , explique un expert du dossier. La famille se retrouvera toutefois face à un choix à un moment donné : proroger encore cette promesse, ou chercher de nouveaux investisseurs.

Un loyer de 15 à 20 millions d’euros

Sur le papier, trouver un autre acheteur pour les murs du BHV ne paraît pas insurmontable pour les Galeries. Certes, l’investissement est onéreux (300 millions pour 40 000 m2 ), mais il est rentable : le loyer est estimé de 15 à 20 millions d’euros par an. Seulement voilà, un acheteur doit avoir la garantie que Frédéric Merlin soit capable de payer son loyer.

Or, si le résultat brut d’exploitation est repassé dans le vert l’année dernière (à 10 millions d’euros), l’équilibre reste fragile, et le chiffre d’affaires peine à repartir. De quoi refroidir certaines ardeurs. « Mais si Merlin échoue en tant que locataire, le nouveau propriétaire des murs sera libre de trouver un nouvel occupant , se projette un expert de l’immobilier commercial. Et s’il cesse d’être locataire avant même la vente, alors les murs seront encore mieux valorisés. » Mais un tel schéma ouvrirait la voie à l’arrivée d’un investisseur qui aurait un autre but (hôtel, événementiel…) que de faire du BHV un lieu de commerce. La survie du plus parisien des grands magasins est menacée.

 

Angle Verrerie Temple

Angle Verrerie Temple

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Analyse d'un sujet qui inquiète : Le BHV Marais et Shein & 3 articles

4 Octobre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Les articles sur Shein au BHV fusent de partout, je vous fais part de mon analyse à ce jour.

A la suite de cette analyse, suivent 3 articles de Presse.(Communiqué Caisse des dépôts, un article : le Parisien, un article le Figaro) . C'est un peu long, mais je crois que chacun pourra se faire une opinion.

Analyse d'un sujet qui inquiète : Le BHV Marais et Shein

1. Un projet économiquement attractif, pour SGM), mais socialement controversé

  • Shein, mastodonte de la fast fashion, cherche à s’implanter physiquement en France avec un magasin permanent au BHV Marais.
  • Pour la Société des Grands Magasins (SGM), cela pourrait redynamiser un lieu emblématique et fragilisé.
  • Mais cette arrivée s’accompagne de critiques massives : atteinte au commerce local, conditions de travail opaques, impact environnemental.

2. L'intervention de la Caisse des dépôts : un signal politique fort dont certains articles sont joints ci-après.

  • La Caisse des dépôts, bras financier de l’État et acteur de l’intérêt général, refuse de cautionner le projet. Elle envoie un message clair : l’argent public ne doit pas appuyer des entreprises controversées.

On rappellera qu’Éric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique de la France, était Directeur de la Caisse des dépôts avant de laisser sa place à Olivier Sichel Directeur général délégué. Pour mémoire, son père Alfred Lombard fut cadre dirigeant aux Nouvelles Galeries.

  • Cela met à mal le plan de financement du rachat immobilier,  (Prêt prévu de 350 millions sur 600) montrant à quel point les critères éthiques prennent de l’importance dans les décisions économiques publiques.

3. Un choc des visions du commerce

  • D’un côté, la rentabilité et la modernisation rapide (symbolisée par Shein et la SGM).
  • De l’autre, la défense du commerce de proximité, de l’environnement, et d’un modèle économique plus soutenable, défendu par des élus, fédérations et citoyens.

En conclusion :

Les points positifs de cette prise de position

  • Elle montre que les institutions publiques ne veulent plus être complices de modèles économiques contestés, même indirectement.
  • Elle contribue à ouvrir un débat public sain sur les critères d’implantation des grandes enseignes en France.
  • Elle rappelle que les valeurs d’un territoire (comme le Marais) comptent autant que la rentabilité commerciale.

Le point le plus ambigu

  • Le refus de la Caisse des dépôts ne règle pas le problème structurel du BHV Marais, qui reste un lieu commercial en difficulté.

CD

Analyse d'un sujet qui inquiète : Le BHV Marais et Shein & 3 articles

Communiqué de Presse de la Caisse des Dépôts.

Paris, le 2 octobre 2025

 À la suite des informations parues dans la presse concernant un projet commercial associant la Société des Grands Magasins (SGM) et l’entreprise Shein, le groupe Caisse des Dépôts souhaite apporter les précisions suivantes.

Le projet de foncière actuellement en négociations entre la Banque des Territoires et la SGM ne concerne en aucun cas ce partenariat commercial. Il s’agit d’un projet de foncière immobilière (dont la SGM serait majoritaire) permettant l’achat des murs du BHV Marais, projet immobilier distinct, inscrit dans un projet de transformation durable de l’actif, visant à conforter les commerces de proximité au cœur de Paris.

Le groupe Caisse des Dépôts tient à préciser qu’il n'a jamais été informé des projets commerciaux de la SGM avec l'entreprise Shein avant les informations parues dans la presse ce jour et qu’il n’y est pas favorable.

A cet égard, nous rappelons que toute décision d’investissement de la Caisse des Dépôts et de ses filiales est strictement conditionnée au respect des valeurs qui fondent notre action : soutenir une économie responsable et de proximité, favoriser la transition écologique et accompagner les collectivités locales et les acteurs de terrain dans leurs projets à impact positif. Ces principes constituent un cadre incontournable, tout projet accompagné par la Caisse des Dépôts doit s’y inscrire.

Le Parisien du 03/10/2025

Ce vendredi, les rayons du Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV) à Paris (IVe) ont vu défiler les cartons, et des étagères se sont encore un peu plus vidées. Des marques présentes dans le grand magasin parisien depuis longtemps plient bagage. Et si certaines le font en réaction à l’arrivée prochaine de la marque d’ultra fast fashion Shein d’autres avaient déjà pris leur décision avant.

« On a décidé de partir il y a quinze jours », confie ainsi Guillaume Gibault, patron de la marque de sous-vêtements le Slip Français. « On travaillait depuis dix ans avec le BHV, ce point de vente a fait partie de nos dix meilleures boutiques. Mais on a couru après nos paiements depuis des semaines, les engagements commerciaux ne sont pas respectés. »

Dans son viseur, la Société des grands magasins (SGM) dirigée par Frédéric Merlin, propriétaire du BHV depuis novembre 2023. Celle-ci devrait des millions d’euros aux fournisseurs occupant ses rayons. Ces derniers mettent à disposition leur stock, leur personnel, et le BHV doit leur verser régulièrement le fruit de leurs ventes. Pour Le Slip Français, l’ardoise a atteint en septembre environ 120 000 euros : « On a passé des mois sans toucher un centime. »

Plusieurs départs ce vendredi

« On se demande si le buzz créé par l’annonce de Shein n’est pas destiné à cacher les impayés », soupire Cédric Dhalluin, dirigeant d’EMDE, entreprise d’encadrement présente depuis 24 ans au sein du grand magasin parisien. Lui estime que le BHV lui doit 240 000 euros. Depuis février, il n’a reçu aucun virement. « C’est catastrophique pour notre trésorerie. Fin août, nous étions à deux doigts de la cessation de paiement. »

« On est face à un cow-boy qui encaisse et ne reverse rien », assène la directrice d’une marque de prêt-à-porter masculin. Alors qu’elle relance constamment pour obtenir le versement des 240 000 euros que lui doit l’enseigne, la direction lui a promis fin septembre un virement immédiat. « J’ai les mails qui me confirment un paiement le jour même. Depuis, c’est silence radio et toujours pas d’argent en vue. » Sa marque a quitté le grand magasin ce vendredi.

Guillaume Alcan, cofondateur de la marque de baskets Odaje, a vidé son stand le même jour. « Nous avons plus de 100 000 euros d’impayés, c’est trop pour nous. Le dernier virement date du 7 août et, à ce moment-là, c’était un paiement des ventes du mois de mars. Mais ce qui a vraiment provoqué notre départ, c’est Shein. C’est en désaccord avec nos valeurs, nous sommes une entreprise B corp, ce non-respect du droit commercial et humain, ça ne nous va pas », souffle-t-il.

La patronne d’une petite marque d’accessoires de mode l’assure : elle va aller récupérer les derniers articles qui restaient encore sur une étagère au sein du prestigieux immeuble de la rue de Rivoli. « On a arrêté de remettre de la marchandise, alors qu’on recevait des avis de paiement… Mais rien sur notre compte. »

« On nous a expliqué qu’il n’y avait pas assez de comptables »

Plusieurs fournisseurs racontent l’ambiance surréaliste lors d’un webinaire organisé en juillet. « On nous a expliqué qu’il n’y avait pas assez de comptables pour faire les virements, raconte l’un d’eux. Que le nombre de virements était limité chaque jour. Tout était dingue. » Une autre décrit un Frédéric Merlin « légèrement mégalo, condescendant », qui évoque « un partenariat, sans doute Shein », et promet un échéancier de paiement. Il n’est pas respecté.

« Plus de 20 ans que nous sommes présents, rue de Rivoli, 35 000 euros d’impayés du magasin et cette année notre chiffre d’affaires a été divisé par deux, peste le dirigeant d’une marque de déco. Les rayons sont vides. Il y a des jours où mon vendeur ne parle à personne. Des clients me demandent si le BHV va fermer ! » Le malaise s’est aussi diffusé parmi le personnel du site, craignant pour l’avenir : dès 2024, les syndicats s’inquiétaient des retards de paiement.

À la mi-septembre, un mail annonçant un événement commercial au BHV est envoyé à l’ensemble des partenaires. La liste des destinataires est visible, et permet aux uns et aux autres d’entrer en contact. « On a pris conscience de l’ampleur du problème », glisse l’une d’entre eux, qui réalise aussi qu’elle n’est pas la seule à avoir saisi le tribunal pour tenter d’obtenir son dû.

Interrogée, la Société des Grands Magasins assure qu’elle continue « de travailler à la régularisation des retards » : « Nous ne nions pas la situation, bien au contraire, mais nous voyons la fin du tunnel avec notre chantier d’autonomisation qui sera complété en novembre, et nous donnera enfin nos propres outils de paiement. »

La Caisse des dépôts « jamais informée » de l’arrivée de Shein.

Mais l’affaire Shein pourrait compliquer les plans de la SGM. Dans un communiqué publié jeudi, la Caisse des dépôts, groupe d’investissement public censé soutenir la société dans l’achat des murs du BHV Marais, précise qu’elle n’a « jamais été [informée] » du partenariat avec le géant de l’ultra fast-fashion. Et souligne « que toute décision d’investissement (…) est strictement conditionnée au respect des valeurs » fondant son action — « soutenir une économie responsable et de proximité », « favoriser la transition écologique ».

Une piqûre de rappel saluée sur le réseau social LinkedIn par la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, selon laquelle « les réactions courageuses et les désaccords profonds exprimés en réponse aux annonces de Shein envoient un signal fort » à ceux qui lui font une place sur le marché français.

 

Le Figaro du 04/10/2025 Par Enguerrand Armanet

Des députés demandent au premier ministre de bloquer l’installation de Shein au BHV et de finaliser la loi anti-fast fashion

Dans une lettre adressée à Sébastien Lecornu ce vendredi matin, les députés Anne-Cécile Violland (Horizons) et Antoine Vermorel-Marques (Droite Républicaine) réclament également la mise en œuvre au plus vite de la proposition de loi contre la «fast fashion».

Comment freiner l’implantation de magasins Shein dans les centres commerciaux ? Plusieurs députés ont adressé ce vendredi 3 octobre un courrier au Premier ministre Sébastien Lecornu, réclamant le blocage par la Caisse des dépôts du partenariat entre Shein et le BHV. «L’installation d’une marque comme SHEIN au cœur d’un espace commercial financé en partie par le contribuable nous paraît inopportune», écrivent les députés Anne-Cécile Violland (Horizons) et Antoine Vermorel-Marques (Droite Républicaine). «Nous attendons de la cohérence de la part du gouvernement», explique ce dernier au Figaro.

Bas du formulaire

«À quel moment un groupe français décide qu’il est normal de s’allier avec Shein pour couler la filière textile française, sacrifier notre santé et détruire l’écologie ?», questionnait dans une publication LinkedIn, Anne-Cécile Violland, jeudi 2 octobre. La député de Haute-Savoie rappelle notamment la condamnation récente de Shein à une «amende record de 40 millions d’euros pour pratiques commerciales trompeuses en France»«Selon l’OCDE, l’activité de cette même entreprise n’est pas conforme au droit français et européen», affirme-t-elle avant de saluer la position des Galeries Lafayette qui s’opposent au projet de la SGM, propriétaire du BHV et des cinq autres centres commerciaux concernés en province.

Mercredi, Shein et la Société des grands magasins (SGM) ont annoncé leur partenariat pour ouvrir progressivement six magasins physiques permanents, dont un au BHV Marais à Paris. Jusqu’ici exclusivement en ligne ou via des boutiques éphémères, Shein fait pourtant face à des critiques pour son impact environnemental et sur la filière française du prêt-à-porter. Une conquête de l’Hexagone par le géant chinois que la loi anti-«fast fashion» entend bien stopper, si le texte parvient à sortir à temps de la navette parlementaire.

Accélérer la procédure parlementaire

Les signataires de la lettre adressée à Matignon ce vendredi demandent ainsi la convocation rapide d’une commission mixte paritaire (CMP) afin de finaliser le projet de loi anti-«fast fashion», adoptée par l’Assemblée nationale en mars 2024 et le Sénat en juin 2025. «Cette étape est indispensable pour concrétiser l’engagement pris devant les Français de lutter efficacement contre les dérives de la fast fashion et de promouvoir une industrie textile plus responsable», écrivent les parlementaires.

Si le texte ne permet pas de bloquer l’installation par Shein de six magasins physiques permanents, dont un au BHV Marais à Paris, il entend «réduire l’impact environnemental de l’industrie textile». Entre 2010 et 2023, le nombre de vêtements mis sur le marché en France est passé de 2,3 à 3,2 milliards. Chaque année, plus de 48 vêtements par habitant sont commercialisés dans le pays, et 35 sont jetés chaque seconde, selon l’Ademe, l’Agence de la transition écologique. «Aujourd’hui, ces géants de la mode ultra-éphémère envahissent le marché sans aucun contrôle. Il est urgent de fixer des règles et de les appliquer de manière stricte et efficace», insistait en juin Sylvie Valente Le Hir, sénatrice Les Républicains, chargée de présenter le texte au Sénat.

 

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Lu dans la Presse : SHEIN au BHV Marais & Communiqué de Presse GL

1 Octobre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Article 1 : Apres l'accord très controverse avec Pimkie, Shein annonce ouvrir des magasins aux Galeries Lafayette et au BHV

Par Paul Louis Journaliste BFM Eco BFM  01/ 10 /2025 - 

Le géant chinois annonce ce mercredi ouvrir six magasins en France. Le premier doit voir le jour au sixième étage du BHV à Paris. Les autres ouvriront dans la foulée dans cinq Galeries Lafayette en régions. Mais la maison mère des Galeries Lafayette (qui n'exploitent pas les magasins en régions) disent "refuser l'installation".

Après le partenariat polémique avec Pimkie,  c'est une annonce qui risque à nouveau de déclencher la colère du secteur du prêt-à-porter. Dans un communiqué publié ce mercredi, Shein annonce ouvrir pour la première fois en novembre un magasin physique au sixième étage du BHV à Paris, emblématique magasin situé dans le 4e arrondissement de la capitale.

Et ce n'est pas tout: Shein prévoit dans la foulée d'ouvrir un magasin dans cinq Galeries Lafayette à Dijon, Grenoble, Reims, Limoges et Angers. Le géant chinois s'est allié pour ce faire avec la Société des Grands Magasins (SGM), une foncière commerciale qui détient et exploite notamment le BHV Marais et des magasins Galeries Lafayette.

Mais dans la foulée, on apprend que les Galeries Lafayette à Paris (qui ne sont pas l'exploitant des magasins en province) "refusent l'installation" de Shein dans les magasins franchisés en province. "Les Galeries Lafayette tiennent à exprimer leur profond désaccord avec cette décision (de SGM) au regard du positionnement et des pratiques de cette marque d'ultra fast fashion qui est en contradiction avec leur offre et leurs valeurs", selon un communiqué.

S'il choisit la France, c'est parce que l'Hexagone est son premier marché en Europe: "Ce n’est ni une expérience temporaire, ni un pop-up store. C’est un engagement sur le long terme. Nous plantons nos racines à Paris et partout en France, avec l’intention de grandir aux côtés des communautés que nous servons", explique Donald Tang au Figaro.

"Un engagement pour revitaliser les centres-villes"

Régulièrement accusé de concurrence déloyale en inondant le marché de produits discount vendus en ligne, Shein assure que l'ouverture de ses premiers magasins physiques est "un engagement pour revitaliser les centres-villes". "Nos magasins intégrés vont attirer une clientèle jeune qui bénéficiera au BHV et aux Galeries Lafayette affiliées en région. Cela profitera aux autres marques présentes dans ces grands magasins et aux quartiers commerçants alentours. C’est tout un écosystème qui sera valorisé et cela créera de l’emploi", affirme également Donald Tang.

Cette initiative risque de faire hurler le secteur du prêt-à-porter qui s'était déjà ému du partenariat noué il y a quelques jours entre Shein et Pimkie, l'enseigne féminine ayant annoncé que ses produits seraient disponibles sur la plateforme du géant chinois. Elle avait dans la foulée été exclue de l’alliance du commerce.

Auprès du Figaro, Donald Tang dit "ne pas comprendre" cette opposition. "Personne n’a su m’expliquer pourquoi c’était mauvais pour leur business. Notre partenariat avec Pimkie, et avec d’autres marques françaises, repose sur le respect, la collaboration et la mise à disposition de services dédiés", poursuit-il. Et d'affirmer que Shein a été "contacté par de nombreuses marques de modes françaises" depuis l'annonce de cette alliance.

Article 2 : «  Une façon de créer le buzz » : le BHV et cinq Galeries Lafayette vont accueillir Shein en magasin

Le Parisien  Par Estelle Dautry Le 1 octobre 2025 à 17h01

EXCLUSIF. Frédéric Merlin, qui a racheté le BHV il y a près de deux ans, annonce un partenariat inédit avec Shein. Le géant chinois de l’ultra fast-fashion s’installera dans le magasin parisien et cinq Galeries Lafayette de province en novembre.

Les coulisses des défilés de la fashion week parisienne n’auront bientôt qu’un seul sujet de conversation. Shein, géant de l’ultra fast-fashion chinois, va installer des boutiques physiques en France à partir du mois de novembre. Le groupe SGM (société des grands magasins) qui possède le BHV à Paris, sept magasins Galeries Lafayette en province et des centres commerciaux a conclu un partenariat en exclusivité.

Frédéric Merlin, le président du groupe, nous explique cette décision qui n’a pas tardé à faire réagir. Dès cette annonce, Les Galeries Lafayette ont exprimé « leur profond désaccord » avec l’installation de la marque dans cinq magasins affiliés dans des villes françaises, dont le groupe Galeries Lafayette n’est toutefois plus l’exploitant, ces établissements étant détenus par le groupe SGM.

GALERIES LAFAYETTE : COMMUNIQUE DE PRESSE

Les Galeries Lafayette refusent l’installation de Shein dans les cinq magasins affiliés du réseau français appartenant au groupe SGM Paris, le 1er octobre 2025

Les Galeries Lafayette ont été informées de la volonté du groupe SGM d’installer la marque Shein au sein des cinq magasins affiliés qu’il détient en province situés à Angers, Dijon, Grenoble, Limoges et Reims. Les Galeries Lafayette tiennent à exprimer leur profond désaccord avec cette décision au regard du positionnement et des pratiques de cette marque d’ultra fast fashion qui est en contradiction avec leur offre et leurs valeurs. Elle est également contraire aux conditions contractuelles d’affiliation qui lient le groupe SGM aux Galeries Lafayette. L’entreprise a fait part de sa position au groupe SGM et à son président, Frédéric Merlin. Les Galeries Lafayette empêcheront la mise en œuvre de cette décision. 

Contact presse Alexandra van Weddingen / Alva Conseil avanweddingen@alvaconseil.com

 

 

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Lapeyre au BHV Marais

25 Septembre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news

Lapeyre au BHV !

Etonnant, non ! A découvrir!...

 Depuis le 1er septembre : Au sous-sol du BHV, à l’emplacement du rayon Bois est arrivé un corner Lapeyre,

Informée par un post LinkedIn de Lapeyre,  puis par LSA, nous avons demandé à notre reporter de vous offrir quelques photos.

Voici ce que dit Lapeyre :

« Un corner spécialement pensé pour le BHV Marais

C'est une première pour l'enseigne ! Lapeyre s'implante au BHV Marais.

 Objectif  ? Profiter de la fréquentation de ce grand magasin iconique pour valoriser notre marque et conquérir une clientèle parisienne et francilienne en lui proposant des projets clé en main.

 Situé au niveau -1 du BHV, niveau dédié au bricolage et à l’aménagement intérieur, ce concept de magasin inédit se veut une expérience immersive permettant au client de découvrir nos univers : menuiserie, cuisine, salle de bains, rangements, dressing à travers de scènes de vie.

On y retrouve un concentré de l’ADN Lapeyre : qualité, fabrication française, accompagnement sur-mesure et éco-responsabilité.

Au cœur de l’espace projets, les visiteurs peuvent comparer matériaux, façades, plans de travail, poignées avec l’aide de nos experts. Un lieu inspirant pour imaginer, comparer et concrétiser tous les projets d’aménagement ! Un grand bravo à toutes les équipes mobilisées sur ce projet ! »

Bonne chance à ce corner Lapeyre ! 

CD

Lapeyre au BHV Marais
Lapeyre au BHV Marais
Lapeyre au BHV Marais
Lapeyre au BHV Marais
Lapeyre au BHV Marais
Lapeyre au BHV Marais
Lapeyre au BHV Marais

Que se passe t'il au stand Mariage Frères ?

Lapeyre au BHV Marais
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Lu pour vous dans la presse l'Informé du 22 septembre

22 Septembre 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse, #BHV news

"L’énorme bourde du BHV qui ravive la fronde de ses fournisseurs impayés

En envoyant par erreur un email à ses partenaires sans les mettre en copie cachée, le directeur commercial de la célèbre enseigne parisienne a fédéré tous ceux qui se plaignent de retards de paiement."...

Lu dans : l’Informé

Publié : 22/09/2025  par Morgan Leclerc

Jeudi 18 septembre, le directeur commercial adresse un email aux très nombreux fournisseurs du grand magasin parisien pour les prévenir de la prochaine opération commerciale. La BHV Week, qui se déroulera du 10 au 17 octobre, promet d’être haute en couleur puisqu’une fanfare paradera dans la rue lors de la soirée d’avant-première tandis qu’un Monsieur Loyal et des hôtesses distribueront des tickets à gratter aux passants. Ce soir-là, la fermeture sera plus tardive que d’habitude. Et, dans son email, le directeur commercial qui veut motiver ses partenaires leur suggère d’adapter les horaires de leurs salariés en conséquence. Jusqu’ici, rien que de très normal.

Je vous résume la suite :

Une erreur d’e-mail qui ravive la colère des fournisseurs

Cédric Moulart, directeur commercial du BHV, a envoyé un e-mail à 240 destinataires sans masquer leurs adresses. Cette maladresse survient alors que les tensions sont déjà vives depuis le rachat du BHV par la SGM fin 2023. De nombreux fournisseurs, toujours en attente de paiements, ont lancé des actions en justice. L'incident a entraîné la création d’un collectif de victimes d’impayés, et le patron du Slip Français a appelé à une action commune contre le BHV.

Cet article fait suite à un autre article intéressant du 8 septembre

En Russie, Auchan voit la valeur de sa filiale fondre…

Publié : 08/09/2025 à 14:33 de Morgan Leclerc

Résumé de l’article :

Alors qu’Auchan voit la valeur de sa filiale russe s’effondrer, une autre crise touche le BHV. En France, une crise de confiance grandissante oppose le BHV à ses fournisseurs, en raison d’impayés massifs.

Tout est parti d’un message d’un fournisseur, qui a fait boule de neige et conduit à la création d’un fichier partagé sur Google Sheets recensant les dettes du BHV envers ses partenaires. Au 15 septembre, près de 40 entreprises y sont mentionnées, pour un montant total de 3,9 millions d’euros d’impayés, uniquement pour le BHV. 1,3 million d’euros supplémentaires concernent les magasins Galeries Lafayette en région, gérés par une autre entité (SGM).

Parmi les marques concernées : Kusmi Tea, Aubade, Eden Park, Moleskine, Repetto, IKKS, YellowKorner, ou encore des PME du secteur chic ou spécialisé. Certaines entreprises disent attendre des paiements depuis plus d’un an, parfois pour des montants supérieurs à 150 000 voire 400 000 euros. Plusieurs ont déjà cessé leurs livraisons, voire quitté les points de vente.

La situation provoque un grand malaise. Un dirigeant de marque s’indigne : « Je suis à la fois atterré et affligé. » En interne, certains évoquent des problèmes de système comptable liés au rachat du BHV, mais beaucoup y voient surtout un problème de trésorerie.

En attendant, la défiance reste forte, et de nouvelles marques continuent à alimenter le fichier partagé, symbole d’un mécontentement collectif rarement exprimé aussi ouvertement dans le secteur.

En réponse, Karl Stéphane Cottendin directeur du BHV, a reconnu des retards, critiqué la communication « maladroite » de son directeur commercial, et promis un retour à la normale d'ici novembre, une fois un nouvel outil.

 

 

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Lu dans la Presse Médiapart :C'est ... les millions d’euros d’impayés du patron du BHV

21 Juin 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse, #BHV news

Après l'article de Challenges, très bien réalisé, on me demande de vous faire suivre celui de Médiapart.

 

Lu dans la Presse Médiapart :C'est ... les millions d’euros d’impayés du patron du BHV
Médiapart : 19 juin 2025 par Mathias Thépot
 « C’est le genre de gars qui tue le commerce » : les millions d’euros d’impayés du patron du BHV

Frédéric Merlin, patron du grand magasin parisien, a encore accumulé des retards de paiement en 2025 auprès des marques présentes dans ses rayons : près de 30 millions d’euros au printemps, selon ses propres chiffres. Interrogé par Mediapart, il dément pourtant toute difficulté financière.

Lorsque nous l’avions rencontré en décembre 2024, le jeune patron du Bazar de l’hôtel de ville (BHV), Frédéric Merlin (34 ans), nous l’avait pourtant juré : les retards de paiement qu’il avait accumulés les mois précédents – et que nous avions révélés – auprès des enseignes qui peuplent les couloirs du grand magasin parisien de la rue de Rivoli, c’était terminé.

Ces impayés étaient, nous disait-il, dus aux lourdeurs d’un changement de logiciel de comptabilité mis en place après la reprise pour des clopinettes, en novembre 2023, du fonds de commerce du BHV aux Galeries Lafayette.

À partir de 2025, nous avait-il promis, il réglerait, certes pas rubis sur l’ongle, mais « sous quarante-cinq jours » les marques qui vendent dans les rayons du grand magasin et dont, rappelons-le, le BHV encaisse les ventes – et donc le chiffre d’affaires – avant de le leur rétrocéder, minoré d’une commission. Pour des commerçants de taille modeste dont la santé financière dépend beaucoup des ventes au BHV, l’accumulation d’impayés pouvait donc rapidement devenir mortifère. 

Hélas, à peine l’année 2025 avait-elle commencé que Frédéric Merlin se montrait de nouveau incapable de régler aux enseignes les ventes encaissées par le BHV durant la période des fêtes, mettant sous tension des dizaines d’entre elles, et plus globalement les quelque 800 personnes qui travaillent dans le grand magasin de la rue de Rivoli.

 « Le BHV a soldé nos factures en octobre 2024. Mais depuis, de nouveau, nous n’avons plus de règlement », déplore le patron d’une petite marque du rayon bricolage qui dit « lutter pour continuer à maintenir un savoir-faire artisanal malgré les difficultés ». Comme beaucoup d’autres, il a mis le BHV en demeure pour impayé.

Une autre cheffe de petite entreprise n’a pas perçu de règlement en 2025. Lassée, elle a décidé de partir : « Frédéric Merlin et ses équipes font peu de cas de notre situation. Alors que nous nous retrouvons contraints de licencier notre vendeur à cause des factures non réglées, ils ne montrent aucune émotion, ne décrochent même pas le téléphone malgré nos multiples relances. »

Une autre entrepreneuse dans la décoration de maison a carrément déposé le bilan. « Mon entreprise est exsangue », déplore-t-elle, totalement désabusée. Pour ces marques, les impayés grimpent jusque plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Jusque 750 000 euros de retard de paiement

Mais cela peut monter beaucoup plus haut pour les enseignes les plus importantes, jusqu’à 750 000 euros TTC pour une grande marque de luxe par exemple. Au rayon bricolage, une autre marque importante de peinture intérieure a même quitté les lieux le 4 juin, se fendant d’un mail à ses partenaires et client·es : « Nous tenions à vous informer que nos concessions BHV ferment leurs portes. Aujourd’hui est notre dernier jour au BHV Marais et demain sera le dernier au BHV Parly. » Selon nos informations, le BHV devait à cette marque 665 000 euros TTC. 

Autant d’argent non rétrocédé qui vient alimenter la trésorerie du grand magasin. « Ce n’est pas difficile de faire de l’argent en étranglant ses “fournisseurs” de la sorte », peste un patron déjà cité. Par conséquent, les rayons du BHV se vident à tous les étages et beaucoup d’enseignes ne se risquent plus à renouveler leurs stocks. « On n’a jamais vu aussi peu de camions de livraison depuis le covid », déplore une salariée.

 

La presse s’est fait largement l’écho de ce mal-être généralisé : « “Rayons vides”, “retards de paiements”, des clients qui “ne viennent plus” : à Paris, le BHV vacille-t-il ? », a titré Le Parisien. « “On a l’impression de voir un magasin d’après-guerre” : au BHV, fournisseurs et salariés inquiets », écrivait aussi France Inter. Sur LinkedIn, une flopée de témoignages en commentaire d’un post alertant sur les retards de paiement du BHV montre l’ampleur des dégâts. 

Cependant, contacté par Mediapart, Frédéric Merlin nie catégoriquement toute situation catastrophique : « Je ne peux pas laisser dire que le BHV va dans le mur et qu’il y a des fournisseurs qui n’ont pas été payés depuis six mois ou plus, alors même que j’ai au maximum quinze jours de retard de paiement en moyenne », nous a-t-il dit en guise de propos introductif.

Il ajoute : « Je ne nie absolument pas les difficultés concernant certains fournisseurs, qui sont d’ailleurs essentiellement de petits fournisseurs, mais nous avançons avec eux. Par ailleurs, j’ai toujours dit que le processus d’autonomisation des outils de comptabilité du BHV vis-à-vis des Galeries Lafayette durerait au minimum jusqu’à octobre 2025. Enfin, je veux être clair : le BHV est surcapitalisé – j’y ai investi 58 millions d’euros de mon groupe, la Société des grands magasins (SGM) –, il paie et paiera in fine ses dettes à ses fournisseurs. »

À l’inverse de l’ambiance pesante qui règne dans le grand magasin, Frédéric Merlin dit même avoir « le sentiment qu’il y a du mieux par rapport à décembre 2024 ».

Près de 30 millions d’impayés au printemps 

Voulant montrer patte blanche, il a même demandé au directeur général du BHV, Karl-Stéphane Cottendin, de nous exposer l’état réel des retards de paiement du BHV au 16 juin, documents à l’appui. Un effort de transparence à saluer.

On a ainsi pu constater que le BHV présentait une ardoise auprès de plusieurs dizaines d’enseignes de taille importante – principalement dans la mode (parfum, textile…) et les équipements de maison – dépassant les 100 000 euros.

La somme totale des retards de paiement inscrite sur le document atteint 17,8 millions d’euros TTC au 16 juin (le détail précis des chiffres est à retrouver en annexe de cet article), dont près de 13 millions d’euros sont au-delà de soixante jours, c’est-à-dire au-delà du délai légal.

Mais ces montants seraient en fait très faibles, selon Frédéric Merlin, qui les met en rapport avec le chiffre d’affaires annuel de 260 millions d’euros réalisé par le BHV. « Cela n’équivaut qu’à deux semaines de chiffres d’affaires ! », répète-t-il.

Selon Karl-Stéphane Cottendin, la situation du grand magasin vis-à-vis de ses fournisseurs s’améliore même nettement : courant avril, le montant des retards de paiement était d’environ 10 millions d’euros supérieur à actuellement, soit près de 30 millions d’euros.

Mais ce volume important, précise Karl-Stéphane Cottendin, « était aussi le reflet de la saisonnalité des ventes. Pour rappel, les deux derniers mois de l’année représentent près de 30 % du chiffre d’affaires annuel du BHV, ce qui explique mécaniquement que les sommes à devoir sont plus importantes, et ne signifient pas forcément une dérive ».

Le directeur général du BHV nous jure que lui et ses équipes travaillent nuit et jour pour remédier à la situation : « On a huit personnes dédiées pour répondre au téléphone aux enseignes dont les factures n’ont pas été réglées à temps. La tâche n’est pas simple : il faut savoir que le BHV a près de 2 000 fournisseurs et prestataires, dont beaucoup ont des retards de paiement qui représentent de très faibles montants. » Mais comme son patron, Karl-Stéphane Cottendin assure être « très confiant pour l’avenir ».

Mais après vingt mois d’atermoiements de Frédéric Merlin et de ses équipes, la plupart des enseignes présentes au BHV ne croient plus aux belles paroles. « Récemment, je me suis entretenu avec le service téléphonique dédié aux fournisseurs, nous dit l’un des chefs d’entreprise déjà cité. Mais on nous ressort toujours le même discours qu’en 2024 qui, pour moi, n’est plus entendable. Je considère ce procédé comme des méthodes de “voyou”. »

Mais alors pourquoi Frédéric Merlin met-il autant de temps à payer ? Est-ce uniquement par manque d’effectifs et de compétences en interne pour faire face au flot énorme de fournisseurs et de prestataires du BHV ? Cette hypothèse n’est pas à exclure.

Mais ce serait la preuve que le BHV était une marche trop haute pour celui qui était jusqu’ici à la tête d’une foncière immobilière commerciale – la Société des grands magasins (SGM) – possédant quelques magasins dans des villes moyennes. 

Un financier qui a déjà eu affaire aux équipes de Frédéric Merlin n’est pas loin de le penser : « Frédéric Merlin est dans l’entourloupe. C’est le genre de gars qui tue le commerce en France. On n’aurait jamais dû le laisser reprendre une affaire aussi importante que le BHV. »

Convaincre ses financiers 

Autre question : Frédéric Merlin a-t-il volontairement fait de la rétention de paiement pour combler un manque de trésorerie, et ainsi montrer patte blanche à ses partenaires financiers dont il doit obtenir l’aval d’ici au 30 juin pour racheter les murs du BHV rue de Rivoli – pour environ 300 millions d’euros – comme promis aux Galeries Lafayette ?

« Vous vous arrachez les cheveux », nous a répondu Frédéric Merlin lorsqu’on lui a formulé cette dernière hypothèse. « Je ne retiens pas le cash par plaisir », a-t-il précisé, martelant que tous les retards de paiement depuis novembre 2023 étaient dus à son souci de logiciel de comptabilité.

Il nous a toutefois assuré que le rachat des murs du BHV, c’était pour bientôt, grâce à un accord trouvé avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC), une banque publique, qui lui sauverait donc la mise. « Je vous confirme que l’on va travailler avec la Caisse des dépôts », nous a-t-il dit. Côté Caisse des dépôts, on explique que, même si les choses avancent, rien n’est encore fait.

Un communiqué commun de la SGM et de la CDC a été envoyé à la presse le 17 juin pour annoncer que les deux parties entraient en négociation exclusive pour le rachat des murs du BHV. Mais l’accord final est encore « soumis à la mise en place d’un financement bancaire complémentaire ».

Si l’opération arrivait à son terme, il est en outre dit dans le communiqué que le futur BHV accueillerait « un marché alimentaire » haut de gamme, ainsi qu’« une salle de sport de nouvelle génération, pensée comme un espace de bien-être apaisant », tout « en préservant l’univers historique du bricolage à la maison, en passant par les arts de la table, la papeterie ou la mode »

Selon La Lettre et CFnews, le montage financier du rachat des murs du BHV devrait comporter une grande part de dette – environ 60 % : les banques Caisse d’épargne, BNP Paribas, la Banque postale et Bpifrance pourraient être des partenaires arrivants. Une de ces banques nous a cependant précisé que le dossier « était à l’étude » et donc pas finalisé.

Au total, les banques apporteraient 200 millions d’euros de prêts et Frédéric Merlin et la Caisse des dépôts 130 millions d’euros de fonds propres. L’homme d’affaires mettrait 70 millions de sa poche pour détenir une part majoritaire, tandis que la Caisse des dépôts, via sa filiale de la Banque de territoires, apporterait le complément de 60 millions.

Mais où Frédéric Merlin a-t-il pu trouver cet argent, lui qui traîne des pieds pour payer en temps et en heure ses fournisseurs au BHV ? En empruntant au niveau de sa société mère, la SGM. Début juin, il a en effet bouclé une levée de dette hypothécaire de près de 100 millions d’euros auprès de plusieurs banques (Crédit mutuel Arkéa, Bpifrance, BNP Paribas et des Caisses d’Épargne) gagée, selon CFnews, sur six de ses centres commerciaux basés à Lille, Roubaix, Mulhouse, Kremlin-Bicêtre, Châlons-en-Champagne et Metz.

Bref, Frédéric Merlin manie la levée de dette à tous les étages. Dette qu’il faudra bien rembourser un jour. Inquiétant pour le BHV ? Pas le moins du monde, nous assure Frédéric Merlin : « Le montant de la dette de mon groupe ne représente que 43 % de l’actif total, c’est très faible. Et toutes mes dettes sont amortissables : elles se remboursent tous les ans au moyen des loyers qu’on encaisse dans nos centres commerciaux. C’est ce type de modèle qu’on va mettre en place au BHV. Donc on ne pousse pas un mur de dettes. C’est le modèle de dette le plus sain possible. »

https://static.qiota.com/assets/qiotasession.gif?ts=1750432335Mathias Thépot

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« A tous les étages, des rayons sont vides » : dans les coulisses du BHV, la révolte des fournisseurs gronde

19 Juin 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

Lu pour vous dans la presse : Voici l'article de Challenges toujours bien documenté et analysé.

suivi  des articles des Echos et du Parisien.

Bonne lecture  et comme on dit : qui vivra verra.

CD

« A tous les étages, des rayons sont vides » : dans les coulisses du BHV, la révolte des fournisseurs gronde

Challenges : GUILLAUME ECHELARD 19 JUIN 2025 

« A tous les étages, des rayons sont vides » : dans les coulisses du BHV, la révolte des fournisseurs gronde

Alors que la Société des Grands Magasins (SGM) a annoncé cette semaine être entrée en négociation exclusive avec la Caisse des dépôts en vue d’acquérir les murs du BHV, certains fournisseurs se rebellent. Ils dénoncent les impayés qu’accumule la famille Merlin, à la tête de la SGM.

 « On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. » C’est par cette phrase que Frédéric Merlin, à la tête de la Société des Grands Magasins (SGM), a commenté sur le réseau social LinkedIn une enquête de Challenges sur son difficile rachat du BHV, parue en mai dernier. Un mois plus tard, la conclusion de l’entrepreneur, 207e fortune de France, est plus que jamais d’actualité. D’un côté, il a annoncé cette semaine entrer en négociation exclusive avec la Banque des territoires (Caisse des Dépôts) afin de racheter, via une forme de joint-venture où la SGM serait majoritaire, les murs du BHV. « Une bonne nouvelle », souffle une source proche des Galeries Lafayette, l’actuel propriétaire qui, depuis 2023, cherche à les lui céder pour 300 millions d’euros. De l’autre côté, la révolte des fournisseurs, dont les impayés s’accumulent, gronde contre Frédéric Merlin.

Car il n’est pas le seul à avoir commenté l’enquête de Challenges sur LinkedIn. Marion Carrette, à la tête de la marque de laine Anny Blatt, a expliqué publiquement début juin ses difficultés à être payée par celui qui exploite depuis peu le fonds de commerce de l’emblématique grand magasin parisien. Dans son texte, elle explique : « Demain, cela fera six mois que le BHV aurait dû nous payer le chiffre d’affaires du mois de décembre 2024 réalisé chez eux lors d’une boutique éphémère. […] Si tout va si bien au BHV, qu’attendez-vous pour nous payer, Frédéric Merlin ? »

Fronde sur LinkedIn

Si la situation a depuis été résolue pour l’entrepreneuse, sa publication a fait l’effet d’un électrochoc. En réponse à son texte, une série de fournisseurs ont réagi sur le même réseau social. « Le BHV doit vite cesser ce type de comportement sous peine de perdre toute crédibilité envers ses fournisseurs », estime ainsi Bernard Vanderschooten, à la tête d’un groupe de linge de maison. « Je passe plus de temps depuis un an à courir après les règlements qu’à animer mes équipes sur le corner », rebondit Christophe Verley, à la tête de la maison Serge Lesage, spécialiste du tapis. Cédric Stirling, cofondateur de la marque de bijouterie Gemstar Brands, enfonce le clou : « Depuis novembre 2024, notre marque est présente en corner permanent au BHV, et nous n’avons à ce jour jamais reçu le moindre règlement ».

 

Un fournisseur de longue date du BHV constate : « Tous les fournisseurs sont en train de se réveiller. » Pour ce commerçant, présent depuis des années dans le grand magasin de la rue de Rivoli à Paris, la situation date de l’arrivée de Frédéric Merlin aux manettes. Dès l’été 2024, Mediapart avait signalé des problèmes d’impayés de la part du BHV. La source anonyme a même entamé une action en référé, pour les dizaines de milliers d’euros de préjudices que lui laisse la SGM. « On va saisir le plus vite possible les fonds qui nous manquent, parce qu’on pense qu’il n’y en aura pas pour tout le monde », reconnaît-il, constatant la prise de conscience des fournisseurs.

 

Situation « réglée dans les prochaines semaines »

Du côté de la SGM, on assure vouloir agir. Selon l’entreprise de Frédéric Merlin, c’est toujours la bascule difficile du système de paiement des fournisseurs des Galeries Lafayette (anciens propriétaires) vers celui du nouveau locataire des lieux qui est en cause. La SGM a aussi dû monter de toutes pièces un service d’acheteurs, qui était jusqu’ici assumé par les fonctions centrales des Galeries Lafayette. Or le choc a été rude pour mettre sur pied cette équipe au plus vite. « Cette situation sera réglée dans les prochaines semaines, estime une source proche de la SGM. Cela prend du temps, mais nous prêtons une attention particulière aux petits fournisseurs. »

Si plusieurs marques expliquent avoir reçu des virements ces derniers jours, les règlements se feraient encore de manière sporadique et désorganisée. Certains s’agacent. « Ces non-paiements sont un moyen de montrer une trésorerie suffisante à la Banque des territoires, pointe Frank Halard, à la tête de la marque de papier peint Au fil des couleurs, présente au BHV depuis dix ans. La SGM prend 100 % de notre chiffre d’affaires au lieu de prendre une commission de 20 % ! » Si la taille de son entreprise (6 millions d’euros de chiffre d’affaires) lui permet de rester à flot, l’entrepreneur explique avoir dû fermer son corner au BHV, et par conséquent licencier trois personnes, en raison d’un impayé de 80 000 euros. « Et je renonce à un demi-million de chiffre d’affaires en fermant ma concession », soupire-t-il. Chez certains gros fournisseurs, l’ardoise se chiffrerait en centaines de milliers d’euros. « Je pense que la SGM laisse les paiements en attente le temps de dealer avec la Caisse des dépôts (CDC) et la Banque des territoires », espère un fournisseur qui raconte, chaque mois, recevoir une nouvelle promesse de paiement du BHV, jamais finalisée. « Une fois que le rachat des murs sera réglé, ils nous paieront », espère-t-il.

 

Agacement croissant du personnel

En attendant, la conséquence pour le personnel est concrète, explique un salarié : « A tous les étages, des rayons sont plus ou moins vides. Des clients viennent demander un article. On leur ment, car on ne sait pas quand on va être réapprovisionné, ce sont des situations invivables. » Et l’employé de longue date du BHV de décrire : « Au 2e étage, le rayon des cadres est vide. A la papeterie, il n’y a plus de stylos. Au 4e étage, on avait l’un des meilleurs points de vente de tringle à rideaux : il est vide ! » En mai, Frédéric Merlin assurait toutefois à Challenges que le sous-stockage n’était que de l’ordre de 4 %.

Une explication insuffisante en interne. La semaine dernière, les syndicats – CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, Sud – ont distribué un tract. Ils y dénoncent pêle-mêle : « les produits manquent et l’image du magasin s’effondre » ; « les clients s’énervent et ce sont les salariés qui subissent leur insatisfaction » ; « notre charge de travail explose » ; « certaines marques ont déjà quitté le magasin » ; « on nous pousse à bout ». Le tract s’attaque également à un projet d’extension des horaires du magasin. L’intersyndicale conclue : « Le silence n’est plus une option. L’inaction non plus. »

Vers un BHV centre commercial ?

Une source proche du dossier estime que la méthode de Frédéric Merlin serait surtout un moyen de renouveler rapidement l’offre du magasin. En poussant des marques vers la sortie (en ne les payant pas), il permet à de nouveaux acteurs de prendre leur place, notamment de plus grosses concessions, et ainsi se rapprocher de ce que la SGM connaît le mieux : les centres commerciaux. Tout l’enjeu pour le dirigeant est de renforcer sa rentabilité, alors que son excédent brut d’exploitation (hors frais de siège) est déjà revenu dans le vert en 2024.

Frédéric Merlin prévoit également d’augmenter l’offre de restauration avec la création d’un « marché alimentaire ». Il veut aussi installer une salle de sport. Les loisirs et la restauration ont été les clés du succès des centres commerciaux en province de l’entrepreneur de 33 ans. Cette fois, suffiront-ils à relancer le cargo BHV, en perte de chiffre d’affaires et déserté par certains fournisseurs ? Pour l’instant, tous les regards sont tournés vers la Caisse des dépôts. Selon une source proche du dossier, l’alliance avec la SGM est quasiment actée. A l’inverse, à la CDC, on garantit que rien n’est encore joué, les tractations battant encore leur plein. Dans tous les cas, la date de bouclage du deal avec les Galeries, prévue pour la fin juin, devrait être une nouvelle fois reportée. Elle était initialement prévue en mars 2024.

2 e article : La Caisse des Dépôts prête à aider à racheter les murs du BHV |

18/06/2025  Les échos Philippe Bertrand           

La Banque des Territoires, l'une des directions de la Caisse des Dépôts et Consignations, a annoncé ce mardi être entrée en négociations exclusives avec la SGM en vue « d'un partenariat stratégique ». Ce partenariat vise « l'acquisition de l'actif immobilier du BHV Marais dans le cadre d'un ambitieux projet de transformation ». L'opération complète la vente par le groupe Galeries Lafayette du fonds de commerce du grand magasin situé face à l'Hôtel de Ville de Paris opérée mi-février 2023.

Lors de cette cession, le repreneur, la foncière Société des grands magasins (SGM) de Frédéric Merlin, devait aussi acquérir les murs du bâtiment ainsi que plusieurs immeubles des rues avoisinantes appartenant également aux Galeries Lafayette.

Marché alimentaire

La brusque remontée des taux d'intérêt avait rendu impossible l'obtention d'un financement à un prix raisonnable. Les Galeries Lafayette s'étaient alors résolus à céder les lots immobiliers situés autour du BHV à d'autres investisseurs.

 Le groupe de la famille Moulin-Houzé avait accordé un délai pour les murs du magasin, délai qui arrive à échéance à la fin du mois de juin. L'opération s'élève à un montant de 300 millions d'euros. Le partenariat avec la Banque des Territoires consiste, selon nos informations, à créer une foncière qui achèterait l'immobilier du BHV.

 Selon La Lettre, qui a la première évoqué ce montage, la SGM serait majoritaire dans la nouvelle structure.

Pour autant, le processus de rachat n'est pas encore achevé. Il reste « soumis à la mise en place d'un financement bancaire complémentaire », indique le communiqué. La Lettre évoquait un apport en fonds propres de 100 millions par la foncière ad hoc créée par les deux partenaires, auquel devaient s'ajouter 200 millions d'emprunts. Mais les négociations pourraient porter sur un ajustement des montants. Le nom de la Caisse d'Epargne a été évoqué pour le financement complémentaire. Dans son communiqué commun avec la Banque des Territoires, la SGM précise aussi son projet commercial. « Ce 'nouveau' BHV accueillera un marché alimentaire permanent au cœur du bâtiment, véritable vitrine du savoir-faire gastronomique français. Ce marché réunira les sept métiers de bouche emblématiques - boucherie, poissonnerie, boulangerie, fromagerie, épicerie, primeur et cave », indique le texte qui rappelle que les rayons bricolage historiques seront préservés. « Nous voyons dans ce projet […] une opportunité unique de faire de ce lieu emblématique un moteur du dynamisme commercial du coeur de Paris », a déclaré François Wohrer, directeur de l'Investissement de la Banque des Territoires.

3e article

Le BHV en plein Bazar

2025 06 18 Le Parisien : Paul Abran

« Bonjour, avez-vous des patins pour mettre sous les pieds d’un meuble ? » À la question de cette cliente, une salariée du BHV répond : « Oui, ça, nous avons. » Moins de chance pour ce Parisien qui refait sa douche. « Je n’ai pas trouvé de flexible », souffle-t-il. « Les gros fournisseurs en robinetterie n’approvisionnent plus », explique une vendeuse au sous-sol.

Cette semaine, nous avons déambulé dans les étages du célèbre grand magasin de la rue de Rivoli (IVe) qui connaît une période tumultueuse. Au bricolage, des rayons sont clairsemés. Un corner de décoration d’intérieur plie bagage. « Je me rends au BHV pour des besoins spécifiques, en électricité, ainsi qu’aux beaux-arts. Mais l’offre diminue », observe cette habituée.

« Situation intenable »

Ce fleuron du commerce parisien vacille-t-il ? Cédé par le groupe Galeries Lafayette à la Société des grands magasins (SGM) présidée par Frédéric Merlin fin 2023, le site fondé au XIXe siècle fait face à une « situation intenable », selon l’intersyndicale. Cette dernière ne veut pas voir le beau bazar des passionnés et ses 38 000 m2 de surface commerciale « mourir en silence ».

. De nombreuses références manquent dans certains rayons, notamment au sous-sol.

Car « les clients ne viennent plus », observent plusieurs salariés rencontrés ce début de semaine — certains comptant plusieurs décennies d’ancienneté et réclamant l’anonymat. « Des collègues n’ont pas été payés depuis des mois, des corners quittent les lieux… Ces départs se comptent en dizaines », poursuivent-ils, illustrant un climat social tendu.

« Courir après les règlements »

La patronne d’une enseigne française de pulls a récemment partagé sa situation sur le réseau LinkedIn. « Ça fait six mois que le BHV aurait dû nous payer le chiffre d’affaires de décembre 2024 réalisé chez eux lors d’une boutique éphémère. Notre contrat prévoyait un paiement sous dix jours, (…) nous en sommes à 180 », écrit-elle.

Alors « après moult relances auprès de la comptabilité, envois de lettre recommandée, messages au patron, je me suis décidée à déposer une injonction de payer auprès du tribunal de commerce de Paris », annonce-t-elle. Un gérant d’une marque de tapis d’ajouter : « Je passe plus de temps à courir après les règlements qu’à animer mes équipes sur le corner ».

Équilibre économique

Des retards de paiement avaient déjà été observés au cours de l’été dernier. À l’époque, la direction reconnaissait des « perturbations » et assurait qu’il ne s’agissait que d’une « période transitoire » marquée par la mise en place d’un nouveau mode de gestion comptable. Rappelant au passage que l’enseigne enregistrait, avant la reprise, des pertes de 15 millions d’euros annuels.

La SGM a récemment évoqué un « retour à la rentabilité » sur l’année 2024 et le rétablissement de « l’équilibre économique » communiqué en avril 2025. Alors la situation tend-elle à se résoudre ? Les syndicats, eux, déplorent toujours des « rayons vides ». « Les produits manquent et l’image du magasin s’effondre », alertent-ils dans un récent tract.

Des enseignes vendant des produits au BHV déplorent des impayés depuis plusieurs mois.

Des clients du BHV lui sont pour autant toujours fidèles. « J’ai préféré venir ici, comme dans les années 1990, au lieu d’aller à Leroy Merlin pour acheter un judas de porte », commente Martine, la soixantaine. « La situation évolue dans le bon sens et aucun élément nouveau ou aggravant n’est à signaler », rassurait il y a quelques jours la direction dans un communiqué, tout en assumant « pleinement cette situation temporaire liée au passage progressif de l’ancien exploitant vers notre autonomie complète en matière de gestion administrative et financière. »

Quid des ruptures dans certains rayons ? Celles-ci « résultent d’une réorganisation stratégique profonde de notre assortiment », assure la direction dans cette même déclaration. Et de rappeler ses ambitions à court et moyen termes avec « de nouvelles marques, l’ouverture prochaine d’espaces de restauration, de halles alimentaires et d’espaces sportifs ». Une démarche impliquant « d’écouler certains stocks », justifie-t-elle.

« Transformation en profondeur »

La SGM veut-elle rassurer quant à la santé économique du BHV ? Elle annonce en tout cas ce mardi engager avec la Banque des territoires (filiale de la Caisse des dépôts) « des négociations exclusives en vue de l’acquisition des murs du BHV Marais » auprès des Galeries Lafayette, ancien propriétaire de la marque et du fonds de commerce, et aujourd’hui encore propriétaire du bâti. L’opération de rachat serait estimée à 300 millions d’euros.

Ce partenariat « a pour objectif une réhabilitation patrimoniale et commerciale », et « prévoit une transformation en profondeur pour répondre aux nouveaux usages urbains et modes de consommation », tout en préservant « l’univers du bricolage à la maison, les arts, la papeterie et la mode ».

« Le BHV est un commerce très ancien avec une identité forte, commente Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint (PCF) d’Anne Hidalgo en charge du commerce qui a reçu l’intersyndicale l’an passé. La Ville y est très attachée. Dans une récente étude sur la rue de Rivoli, le BHV est le deuxième lieu d’attractivité derrière les Halles. Tous les commerces alentour profitent aussi de leur clientèle. 

 

 

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