france 2 nord normandie
Hommage à Nos Héros par Jean-Claude Charmoy
Chaque année Jean-Claude Charmoy, très impliqué dans la Batterie de Merville, vient nous rappeler ce jour le plus long. Ceux qui souhaitent passer le week-end de la Pentecôte en Normandie auront le loisir de choisir les manifestations des plages du débarquement. Merci Jean-Claude pour cet article : devoir de mémoire.
Cérémonies 2017à Merville
Du samedi 2 au mercredi 7 juin 2017
Reconstitution d’un campement militaire britannique de l’association France 44
et d’un campement allemand par l’association Stahl-M1, ainsi qu’une unité hippomobile allemande par l’association HVCA.
Mercredi 7 juin :
10h00 : Arrivée sur le site de la batterie de 90 taxis londoniens de l’association britannique « Taxi Charity » accompagnant 120 vétérans .
Britanniques, Australiens, Français, Belges, Canadiens, Polonais débarquèrent sur les côtes Normandes de SWORD, JUNO et GOLD.
Américains sur les secteurs OMAHA ET UTHA.
1/ SWORD
- le 5 juin de 22h à 0h.13 « Opération Pegasus-Bridge »
- 0h13, 4 planeurs« « Horsa » tracter par des C47 « Dakota » (sur 6 prévus),
Commandés par le Major Howard, se posent le long du canal de l’Orne, pour prendre possession du pont de Bénouville (Pégasus) et de Ranville « Vous attendrez jusqu’à la relève » …..
Leur mission : bloquer l’armée allemande basée à Caen et maintenir les têtes de pont de Bénouville/Ranville/Amfreville jusqu’au lendemain 6h.30. Seul pont disponible en état pour faire parvenir le ravitaillement, le jour J.
Le Port d’Arromanches sera en activité le 7/8 Juin.
2/ SWORD -
b) le Juin de 22h « Opération Neptune » Batterie de Merville
- 0h15 80 C47 (Dakota) * de la 6ème Airborne, commandée par le Général Gale, larguent 750 Commando-Parachutistes entre la Dives et l’Orne..
Missions :
- Détruire TOUS les PONTS entre Cabourg et Caen.
- Détruire la BATTERIE de MERVILLE
Beaucoup périrent à cause des mauvaises conditions météo, des erreurs de largage ; la confusion des pilotes entre la rivière Dives (côté Cabourg et l’Orne (côté Caen).
Le Lt Colonel Terence Otway commandant le 9ème Bataillon regroupe 150 hommes restants du 9ème Bataillon.
- 4h45 l’ASSAUT est donné de détruire les 4 « Blauckauss »
Il faut les détruire coûte que coûte.». Ils vont réussir l’IMPOSSIBLE…
Les Hommes marchent sur les morts pour éviter de sauter sur les mines !!! Seul 75 sur 750 d’entre eux réussirent l’opération. A 6h15 le Croiseur « Arethusa » qui mouille au large de Ouistreham à ordre de les détruire s’il ne reçoit de message radio. Or, ce 6 Juin à 5h.45, il n’y a plus de radio !!! Plus de matériel…!!!
- A 6h.10 la Batterie est « Neutralisée »
C’est un pigeon qui avertira la réussite de la prise d’assaut, mais 24h plus tard. !!!
Merville-Franceville sera libéré le 18 Août 1944 par la Brigade Piron.
Commando-Démineurs Belge qui ont pour mission de finir le nettoyage de la côte de Ouistreham jusqu’en Belgique...…
Aujourd’hui huit vétérans (93/95 ans) viennent chaque année célébrer cet événement sur ce site en souvenir de leurs camarades disparus.
Le Colonel T.Otway décèdera en Novembre 2007, quelques jours après le démontage du « Dakota » en Bosnie
Le 24 Aout 1944, Paris est libéré, La FRANCE est LIBRE…
Le musée
****
* Dakota : nom donné par les Anglais au C47 version militaire du DC3 Commercial fabriqué par McDonald Douglas aux Etats Unies.
(3) Unité Française des Commandos Anglais commandé par Lord Lovat.
(4) Colleville = Aujourd’hui Colleville-Montgomery en hommage au Général commandant le 21eme Groupe d’Armées.
Informations complémentaires sur le site www.batterie-merville.com ou par tél. 02 31 91 47 53
Normandie surprenante!..par Michel Bindault
Voici une bonne idée pour ceux qui prennent quelques jours de congés en Normandie.
Michel et Doris ont apprécié ce moment .... A vous de le découvrir....
Merci Michel
En cette splendide fin du mois de septembre Doris et moi avions rendez-vous chez nos amis normands Nicole et Jean-Claude Charmoy.
Depuis quelques semaines nous étions chez-nous en replis estival au " Petit Clos " à Louvières, à une soixantaine de kilomètres de Merville-Franceville où résident Nicole et Jean-Claude à la belle saison.
Un accueil super sympathique nous fut réservé;
Le chef Jean-Claude avait coiffé sa plus belle toque pour nous mijoter un repas poisson de grande classe dont il a le secret.
Le temps superbe de l'aprés-midi nous incitait à la promenade et une idée fut lancée par Nicole et Jean-claude : une balade dans le pays d'Auge vers Saint Pierre sur Dives.
Le pays d' Auge me direz vous est idéal pour admirer une région de bocage plantée de pommiers parmi de belles demeures à colombages. Eh bien cela n'était pas notre but car nous voulions visiter un domaine viticole les " Arpents du Soleil " le seul que possède la Normandie ( Basse et Haute réunies ).
Comment imaginer au pays du Cidre et du Calvados qu'un vignoble puisse se nicher parmi les grasses prairies humides et les pommiers ?
Il faut se rendre à l'évidence : à quelques kilomètres de Caen, au lieu dit Grisy, existe un bout de terre bénéficiant d'un microclimat sec et chaud épargné du " crachin ", orienté plein sud avec un sol exceptionnel qui fait le bonheur de l'unique vigneron de Normandie Gérard S.
A noter qu'un vignoble prospérait déjà en cet endroit de l'époque médiévale jusqu'au 18e siècle.
Gérard S. planta ses premières vignes en 1995 sur une parcelle d'un demi hectare. Ce ban d'essai lui permit de récolter le premier millésime en 1998 et d'obtenir 2800 bouteilles de vin blanc.
En 2007, avec 3 hectares exploités, Gérard S. augmente sa production à 15000 bouteilles pour atteindre 30000 bouteilles aujourd'hui.
Ses vins ont déjà été sélectionnés à 9 reprises par le guide Hachette et toutes les cuvées sont agréées " Vin de pays de Calvados ".
Mais ces présentations faites il nous faut passer à la dégustation en avouant, pour ma part, une relative appréhension mais surtout curiosité à goûter des vins d'une région si peu connue des amateurs.
Quatre cuvées sont actuellement proposées :
- Assemblage des cépages " Melon de Bourgogne ", " Chardonnay ", "
Sauvignon ", et " Muller Thurgau " qui se marie très bien avec les fruits de mer, poissons, fromages de chèvres.
- Cépage " Pinot gris ", riche et complexe très différent du "
Pinot gris " alsacien, qui s' associe aux charcuteries, poissons,viandes blanches.
- Cépage " Auxerrois " permettant de multiples accompagnements :
poissons,foie gras, tripes à la mode de Caen et fromages normands notamment Pont- L'Evêque et Livarot.
- Enfin cépage " Pinot noir ", vin élevé en barriques de chêne à consommer avec la viande de boeuf, le canard en particulier dans sa version " à la rouennaise " ou encore le gibier.
Résultats étonnants. Tous ces vins, avec leur personnalité, sont dignes de figurer sur les meilleures tables. Le potentiel de vieillissement est de plusieurs années et, nous confie Gérard S., le vin se métamorphose avec le temps et les arômes fruités de sa jeunesse laissent place à des arômes minéraux et à du ,miel ( signe du terroir ).
Maintenant que nous avons goûté et dégusté ( avec modération ) ces différents vins nous ne voulons pas quitter cette Cave sans emporter quelques flacons. Le choix sera facilité par des caisses dites "
découverte " où l'ensemble des crus sont proposés.
Si d'aventure vous passez dans la région caennaise, faites comme nous : visitez le domaine des " Arpents du Soleil ". Vous constaterez qu'il y a bien en Normandie, dans le pays d' Auge, " du raisin à tomber dans les pommes "!
Merci à Nicole et Jean-Claude d'avoir partagé avec nous cette journée d'amitié.
Les nouvelles cloches de Notre-Dame de Rouen
Voici donc la suite du reportage sur Rouen...
Une petite balade dans Rouen, avant d'arriver à la Cathédrale... avec l'archevéché, le palais de justice, les vieilles maisons normandes, la fontaine superbe représentant une scéne d'amour mythologique entre le fleuve Alphée et une nymphe ....
Le vieux Rouen
et sa "Gros horloge" à une seule aiguille.(classé aux monuments historiques.)
Les cloches de la cathédrale vont bientôt pouvoir redonner sa voix à la cathédrale, comme instrument de célébrations religieuses et comme carillon qui sera écouté dans toute la ville !
La cloche existe depuis la plus haute Antiquité. Elle est mentionnée dans la Bible.
C'est en Chine à - 2000ans avant JC que nous retrouvons la cloche de bronze.
Les premiers chrétiens l'utilisent comme signal : signe de ralliement.
Nous voici devant la Cathédrale, une grue, des badauds des cloches au sol… dehors et dans la cathédrale. Nous assistons à un surprenant spectacle : 63 des 64 cloches créées ou restaurées du futur carillon, revenues depuis un mois de la fonderie Paccard d’Annecy vont être réinstallées dans la tour Saint Romain.
La cloche Jeanne-d’Arc était restée dans la tour Saint-Romain, ainsi que six cloches situées dans la tour de Beurre, afin d’assurer heures et offices religieux.
De nouvelles cloches ont été fondues à Annecy dans la fonderie Paccard.
On découvre deux bourdons, Romain (5,3 t) et Cécile (3,5 t) et une autre un peu moins lourde : Guillaume, d’autres cloches anciennes ont été réajustées.
Nous sommes le 11 mai et la remontée dans la tour Saint-Romain a commencé.
Pour la petite histoire : Lorsque le 1er juin 1944, la tour Saint-Romain prit feu, les quatre cloches : Jeanne, Caroline, Jean-Baptiste et la petite Marie fondent et viennent s'écraser au sol
En 1954 démarre la restauration comprenant l'extension du carillon qui comptera désormais 50 cloches. Les accessoires, clavier, transmissions, seront changés. Il faudra attendre 1959, pour la restauration de la sonnerie de la tour Saint-Romain, avec refonte de la Jeanne d'Arc.
Le carillon de la cathédrale de Rouen est l’un des plus importants de France.
Le carillon avec ses 64 cloches, le portera à la 2e place des carillons français, derrière celui de Chambéry : 70 cloches.
L’inauguration du carillon est programmée le 17 septembre avec un concert officiel. Avis aux amateurs! Ce carillon muet depuis 15 ans, sera certainement étonnant, lors du 1er concert.
Je vous laisse découvrir ce petit film réalisé par mon époux.
Merci de m'envoyer vos reportages d'été, ou de la fête de la musique ou de votre dernier livre...
Au plaisir de vous lire.
Christine D
En passant par Rouen...La Cathédrale
Je profite des reportages normands de Michel et Jean-claude pour compléter, par notre passage récent à Rouen. Encore une fois, armée de mon appareil photo, je viens partager avec vous, un peu d’Art et d’Histoire de France ....
La cathédrale
Elle n'a pas la symétrie, des Cathédrales d'Amiens, Chartres, Laon ou Paris... et pourtant, elle est harmonie, force et finesse!
Elle est évidemment connue par les tableaux de Monet et par le roman : Madame Bovary de Flaubert.
Nous sommes sur le site de la 3éme église : la première construction d’un lieu de prière remonte aux années 260. Il n'en reste que la Crypte. (Après les saccages des envahisseurs Vikings au IVème siècle).
On attendra le XIème siècle pour inaugurer la Cathédrale Romane (en présence de Guillaume le Conquérant.)
En 1200 un terrible incendie détruit le chœur roman et comme le XIIème siècle marque le début de l’Art Gothique, la cathédrale est reconstruite et embellie.
Elle résiste à divers événements : incendies (1514 : une tour), guerres de religion, 1822 , par la foudre.
Mais, le pire est à venir : 19 avril 1944 :7 bombes vont s’abattre sur la Cathédrale. S'ajoutera en plus un autre incendie le 1er juin de cette même année.
Par la volonté et le courage des Rouennais, par la foi sans doute… La Cathédrale sera rendue aux habitants le 17 juin 1956 ! Il y a pile : 60 ans !
Découvrons ensemble cette Cathédrale d’exception !
137 m de long, la façade mesure 61 m de large.
La Tour de gauche :St Romain : 82 m de haut, La tour de Beurre à droite : 75 m de haut.
Nous sommes impressionnés par cette façade ciselée, on dirait presque de la dentelle. Les deux tours sont très différentes et la richesse et la profusion des statues est étonnante.
A gauche : la tour Saint Romain et à droite la tour de Beurre, qui abritait le carillon de 56 cloches qui vient de passer à 68 en prenant place, en mai 2016, dans la tour Saint Romain.
Le portail Central est très beau, dédié à la vierge Marie, vous y découvrez sur le tympan, l'arbre de Jéssé. Cette iconographie de l’arbre de Jessé est importante au moyen-âge . Rarement représentée en sculpture!
A la base : Jéssé et les 4 grands prophètes, s’étage ensuite une grande branche avec des rameaux et tout en haut : la Vierge Marie.
La tour-lanterne qui éclaire la cathédrale est surmontée d'une flèche de fonte à 151 m du sol : C’est la plus haute flèche de France. Elle aussi, a subi des dommages avec la tempête de 1999 et elle fut complètement rétablie en 2013, avec ses quatre clochetons.
La vierge dorée et la flêche
Flaubert : Madame Bovary :
"Léon tira vivement une pièce blanche de sa poche et saisit Emma par le bras. Le Suisse demeura tout stupéfait, ne comprenant point cette munificence intempestive, lorsqu'il restait encore à l'étranger tant de choses à voir. Aussi, le rappelant :
– Eh ! monsieur. La flèche ! la flèche !...
– Merci, fit Léon.
– Monsieur a tort ! Elle aura quatre cent quarante pieds, neuf de moins que la grande pyramide d'Égypte. Elle est toute en fonte, elle...
Léon fuyait ; car il lui semblait que son amour, qui, depuis deux heures bientôt, s'était immobilisé dans l'église comme les pierres".....
Le portail de la Calende et son tympan du XIVème siècle, nous parle comme une bande dessinée : avec en haut: la Résurrection du Christ, au milieu l'arrestation jusqu'à la mise au tombeau et en bas le tombeau vide.
Tout comme le portail des Libraires où sur le Tympan le jugement dernier est représenté vivement avec les élus qui se dirigent vers le ciel, et les "méchants" poussés par le diable vers le Chaudron!
Une cathédrale gothique :
Superbe nef couverte de voûtes sur croisées d'ogives.
Les piliers comptent 4 niveaux (Gothique primitif) .
A la croisée du transept la tour lanterne, pure et fine, comme à Laon, elle apporte beaucoup de lumière.
Le chœur est en parfaite harmonie.
Le déambulatoire avec des tombeaux dont les gisants de Richard Cœur de Lion et de Rollon (le chef Viking qui "reçut " la Normandie en se convertissant au Christianisme.)
Les statues monumentales (copies ou restaurées) à l'origine à l'extérieur, sauvées de la pollution et des affres du temps, forment un cortège sur votre passage.
Et puis, bien que fermée, on peut voir à travers une grille la chapelle de la Vierge: un pur chef d'œuvre du gothique rayonnant.
Trois tombeaux et un retable immense tout sculpté ! Admirable!
La chapelle de la vierge et détails
Je passe rapidement sur quelques éléments à admirer,
La sculpture du Christ aux liens, l'escalier de la Bibliothèque, la vierge, offrande aux bâtisseurs ou l'orgue et vitraux.
Les couleurs vives des vitraux
Etonnant …. Nous sommes passés au moment où les cloches, allaient être réinstallées après une absence d'un an.! on en reparle très vite!....
CD
6 juin 44: opération Overlord par Jean-Claude Charmoy
Nous voici en cette période-souvenir : 72 ans, avec Jean-Claude Charmoy qui prend le relai à l’article de Michel Bindault. Merci Jean-Claude de nous faire vivre ce 6 juin en Normandie. Bravo!
Nous voici à la veille du débarquement : on écoute ce message sur les ondes: « les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone, je répète… » nous le connaissons bien ce message et pourtant aviez-vous remarqué que ces vers de Verlaine avaient été modifiés puisque dans le poème : « Les sanglots bercent » et non blessent..
Répartition des Alliés
Zone 1 = Utha du Cotentin d’Isigny s/m à e St-Vasst.Barfleurr
Zone 2 = Omaha Pointe du Hoc-Colleville s/m-St Laurent-Port en Bessin..
Zone 3 = Gold -Arromanches- (construction du port artificiel)
Secteur Canadien-Polonais
Zone 4 = Juno Courseulles-Arromanches
Secteur Britannique-Français-Belges
Zone 5 = Sword Ouistreham-Colleville-Lions s/m – Langrunes- StAubin.....
Dakota
1/ Secteur SWORD - le 5 / 6Juin de 22h à 0h.13 « Opération Pegasus-Bridge » Pont de Bénouville
4 planeurs« Horsa » tracter par des C47Dakota (sur les 6 prévus),
Commandés par le Major Howard, se posent à 0h.13 pour prendre possession du pont de Bénouville et de Ranville, ses hommes doivent tenir. « Vous attendrez jusqu’à la relève » !!!
Leur mission : bloquer l’armée allemande basée à Caen et maintenir les têtes de pont de Bénouville/Ranville/Amfreville jusqu’au lendemain 6h.30. Seul pont disponible en état pour faire parvenir le ravitaillement, le jour J après le débarquement depuis le port d’Arromanches.(en activité depuis 7/8 Juin).
2/ Secteur SWORD le 5/6 Juin de 22h à 0h15- « Opération Neptune »
Batterie de Merville
80 C47 (Dakota)(1) de la 6ème Airborne Commandé par le Général Gale, larguent 750 parachutistes entre la Dives et l’Orne..
- Mission détruire TOUS les ponts entre Cabourg et Caen. et DETRUIRE la Batterie de Merville.
Beaucoup périrent à cause des mauvaises conditions météo, des erreurs de largage ; la confusion des pilotes entre la rivière Dives (côté Cabourg et l’Orne (côté Caen).
Le Lt Colonel Terence Otway regroupe 150 hommes restants du 9ème Bataillon.
-4h.45
Lieutenan Officier, faisant office de « Commandant » depuis 3 semaines :
«Il faut les détruire coûte que coûte.» Ils vont faire l’IMPOSSIBLE…
Les Hommes marchent sur les morts pour éviter de sauter sur une mine !!!..
Seuls 75 d’entre eux réussirent l’opération..
Le croiseur « Arethusea » qui mouille en mer face à Ouistreham à ordre de les détruire s’il ne reçoit de message radio. Or, ce 6 Juin à 5h.45, il n’y a plus de radio !!! plus de matériel…
-A 6h.15 la Batterie est « Neutralisée »
C’est un pigeon qui avertira la réussite de la prise d’assaut , mais 24h plus tard. !!!
Merville-Franceville sera libéré le 18 Août 1944,par la Brigade Piron.
Commando-Démineurs Belge qui ont pour mission de finir le nettoyage de la côte de Ranville jusqu’en Belgique..…
Aujourd’hui une dizaine de vétérans (93/95 ans) viennent chaque année célébrer cet événement sur ce site en souvenir de leurs camarades disparus. Le Colonel T.Otway décèdera au début en Novembre 2007.
6h.30- L’Assaut « Ouistreham/Colleville (4)/Lions s/mer/Bernières »
Le Général Montgomery (6éme Division) débarque les 177 le Commando N°4 Commandé par le Lt de Vaisseau « Commandant Kieffer. ».(3)
La FRANCE est LIBRE…le 24 Août 1944.
- (1) Dakota : nom donné par les Anglais au C47 version militaire du DC3 Commercial fabriqué par McDonald Douglas aux Etats Unies.
(2) Klauckauss : Allemand)-Bunker (Américain)-Casemate (Français)équipée de Canons de 100mm (prévu 150mm)..l’ensemble des Casemates constituait une BATTERIE.
(3) Unité Française des Commandos Anglais commandé par Lord Lovat..
(4) Colleville = Aujourd’hui Colleville-Montgomery en hommage au Général commandant le 21eme Groupe d’Armées .
Ne pas confondre avec Colleville s/mer en Zone Omaha
Site a voir :
www.Batteriedemerville.com - www.the-snafu-special.com
Omaha Beach par Michel Bindault
Au 72e anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie j’ai souhaité vous présenter et commenter quelques photos d’aujourd’hui du secteur baptisé par les américains Omaha Beach.
Sur ces plages paisibles de Vierville, Saint Laurent et Colleville ( Calvados ) longues de 6 kilomètres, 35 000 soldats Américains débarquent à l’aube du 6 juin 1944.
3000 d’entre eux perdront la vie ou seront blessés dans cet assaut qui permettra d’ouvrir, le soir , une brèche dans les défenses allemandes au lieu dit " Le Ruquet " à Saint Laurent.
Cette action sera déterminante pour la suite des opérations.
Photos : Omaha Beach et ses étendues de sable, Omaha Beach sous ciel d’orage et la plage vue du côté allemand
Photos : Omaha Beach et ses étendues de sable, Omaha Beach sous ciel d’orage et la plage vue du côté allemand
Le monument “ Les Braves “érigé sur la plage d’Omaha Beach en hommage aux soldats alliés qui débarquèrent en ce lieu le 6 juin 1944 et aux victimes au soir du D Day.
Cette oeuvre réalisée par le sculpteur Anilore Banon a été inaugurée le 5 juin 2004. D’une longueur de 15 mètres et d’un poids de 15 tonnes, elle culmine à 9 mètres au-dessus du sable et n’est jamais immergée.
Elle est composée de trois groupes sculptés dans l’acier.
Au centre “ Debout la liberté “, à sa gauche “ Les ailes de la fraternité “, à sa droite “ Les ailes de l’espoir “.
Ce monument devait être éphémère et disparaitre. Heureusement une pétition “Il faut sauver les Braves “ devait permettre son maintien sur son emplacement actuel, au coeur d’Omaha Beach dont il est devenu un symbole.
A mi-distance D’Omaha Beach et Utah Beach, plage de débarquement située dans le Cotentin,la Pointe du Hoc domine la mer de 30 mètres.
En 1944 ce site était puissamment défendu par des batteries allemandes de grande portée qui devaient être détruites.
Le général BRADLEY a ordonné au lieutenant-colonel RUDDER et ses 225 Rangers de prendre d’assaut, par la mer, cette position le 6 juin 1944.
Au moyen de cordes, grappins et échelles les Rangers accèdent au sommet et occupent les positions au prix de lourdes pertes. Seuls 90 d’entre eux sont encore en état de se battre.
Vestiges d’un point de défense allemande “ Les batteries de Longues “.
La batterie était composée de 4 canons de 152 mm ayant une portée de 20 kilomètres. Les 4 bunkers sont pratiquement intacts.
Inauguré en 1956, ce cimetière honore les soldats américains tombés pendant la bataille de Normandie. D’une superficie de 70 hectares, il surplombe la plage d’Omaha Beach. 9400 soldats y reposent Les Etats-Unis sont propriétaires étrangers du terrain.
Le cimetière accueille 1 million de visiteurs chaque année.
Si l’occasion se présente venez visiter ce secteur d’Omaha Beach riche d’un passé qui a été déterminant pour la victoire de 1945.
Vous y trouverez non seulement des vestiges de l’époque, des musées et monuments évoquant le débarquement mais aussi des espaces maritimes grandioses,une campagne de bocage sans oublier les visites de Bayeux, première ville libérée, Arromanches et son célèbre port artificiel amené d’Angleterre, Port-en Bessin port de pêche d’où partait le carburant destiné au matériel des alliés etc...
La région,” truffée” de chambres d’hôtes et de restaurants sympathiques saura vous accueillir et vous charmer.
Merci Michel pour ce magnifique article et cette invitation à découvrir une région riche en Histoire et si jolie.
J'espère que les normands auront la gentillesse de venir compléter cet article...
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 2/2
La première occasion de porter un tel vêtement, c’est bien entendu, lors du baptême. De tradition, la parure : robe et bonnet est soigneusement rangée car elle servira à tous les enfants d’une même famille.
La robe était portée indifféremment par les filles et les garçons. A ce sujet, il faut préciser qu’on mettait une robe aux garçons jusqu’à l’âge de cinq ans. On pensait ainsi conjurer le mauvais sort : la mortalité infantile des garçons étant plus importante que celle des filles, on croyait qu’une robe de fille les protégerait……
La seconde, c’est la communion. Là encore, les croyances et les traditions sont bien présentes. Ne disait-on pas que les tenues de communion marquaient la fin de l’éducation des enfants (c’est vrai qu’ils partaient travailler très tôt) préfigurant les tenues de mariage .
La robe de mousseline blanche pour les jeunes filles et le costume trois pièces pour les garçons.
C’est encore le mariage avec plus ou moins de tissus précieux et de dentelles selon la richesse et la classe sociale des parents, avec omni présentes, les fleurs d’oranger naturelles ou artificielles, symboles par excellence de la virginité et de fécondité ; lesquelles étaient mises ensuite sous globe. La symbolique véhiculée est fonction des divers objets, motifs qui y trouvent place.
Le miroir, c’est le reflet de l’âme, la vérité et selon le nombre et la forme est significatif. Pour exemple : le nombre de miroirs rectangulaires indique les années qui ont séparé les fiançailles des noces- le triangulaire est porteur de fécondité- Les miroirs ovales sont des porte- bonheur offerts par les demoiselles d’honneur- Les losanges symbolisent l’union des deux sexes – Le miroir trapèze symbolise l’entente parfaite.
Pour les motifs en métal doré : La feuille de chêne symbolise la longévité du couple, la feuille de tilleul, la fidélité, la feuille de lierre, l’attachement « je m’attache ou je meurs » la grappe de raisin, l’abondance et la prospérité – La colombe qui tient une couronne de laurier dans son bec , la paix dans le foyer- Le couple de martin –pêcheur, la fidélité conjugale- L’oiseau était comparé à la femme « comme l’oiseau fait son nid la femme fonde la famille »
Enfin, quand une femme accouchait d’un enfant mort –né, elle ajoutait un ange en porcelaine dans son globe.
Le deuil
Beaucoup de femmes portaient des habits noirs, qui les faisaient paraître « vieilles « même si ce n’était pas le cas. Il faut dire que les règles du deuil étaient strictes : voile de crêpe, vêtements sans aucun élément de couleur pendant la période de grand deuil, plus ou moins longue suivant le degré de parenté, et pouvant aller jusqu’à un an. Le deuil de la veuve dit « de grand deuil » dure un an et six semaines. Les hommes portaient un crêpe.
Pour les hommes, la pièce la plus répandue était la blouse ou blaude vêtement plus ou moins court, mais ample, en toile de lin bleue, tissée très serrée, et traitée de manière à être imperméabilisée.
Le nettoyage se faisait dans une décoction de lierre ou dans une dilution de fiel de bœuf qui avait la réputation d’entretenir l’apprêt.
La blaude bleue sera remplacée par la noire, sans motifs, broderies qui deviendra la tenue de maquignons, reconnaissables sur les marchés. Le mouchoir de cou, souvent de couleur rouge complétait la mise, de même que la casquette à pont soie.
Pour les dames certains accessoires sont à mentionner qui ne les quittaient guère dans leurs déplacements, à savoir : le parapluie noir qui, à l’occasion faisait office d’ombrelle. Les crosses et pommeaux pouvaient être des plus simples aux plus ouvragés et travaillés dans des matières plus ou moins onéreux comme l’argent, l’ivoire par exemple.
Et le panier noir en rotin appelé : « le rustique « qui fit son apparition sous Napoléon III. Il s’est avéré si pratique, qu’il a été utilisé bien longtemps Il en existait de différentes tailles les activités liées à l’habillement parmi celles –ci
La lingère à la fois blanchisseuse et repasseuse qui entretenaient les belles pièces de linge qui étaient souvent amidonnées.
Elles utilisaient de nombreux fers à braise ou à tuyauter, pour les coiffes, cols, volants, bonnets mais encore des fers à plats pour les chemises des hommes, les plastrons, et les cols qui étaient glacés.
La modiste qui fabriquait et vendait des coiffures féminines et le chapelier plutôt des masculines en feutre, paille ou tissu, hauts de forme et chapeau claque
Le sabotier : Il fabriquait les sabots portés à la campagne car le bois était omniprésent et pas onéreux. Leur solidité et rigidité s’imposaient pour certain travaux de la terre (la semelle permet d’enfoncer la bêche par exemple) et l’hiver c’était chaud.
Par contre, les sabots avaient pour désagréments d’être lourds, de se fendre facilement et de provoquer des blessures sur le coup de pied.
Le Cordonnier
Il réparait les galoches usées et fabriquait des chaussures sur mesure. Les galoches présentaient un avantage sur les sabots car elles étaient à la fois en bois et en cuir : elles étaient donc plus souples plus légères, ne blessaient pas le coup de pied et étaient plus élégantes. De ce fait, on les chaussait pour la maison et la ville.
La poterie constituait l’essentiel des objets de la vie quotidienne dans nos campagnes alors très peuplées. Sa fabrication avec la matière première locale, la terre argileuse, en faisait un accessoire accessible ;
Les fors de cuisson des potiers étant alimentés par le bois trouvé lui aussi à proximité.
Elle servait à la préparation et à la conservation des aliments et des boisons tout comme à leur transport.
Les objets spécifiques aux boissons étaient les bouteilles, les cruches et les cruchons, les pichets et buires, les dames jeanne, les fontaines, les brocs, les réservoirs les pots ansés et les moques.
L’élément indispensable était le charnier, il servait au stockage de morceau de viande de porc qui séjournaient dans la saumure (mélange de sel et d’eau) c’était le principal moyen de conservation avec la graisse.
Le saloir, autre contenant de conservation est lui en bois et le sel recouvre directement les aliments.
Le mahon par contre est un saloir plus ou moins grand, utilisé pour le transport du beurre.
Au nombre des poteries utilisées on peut encore citer les vinaigriers, les pots à café de plusieurs tailles selon les besoins, ou bien de la famille ou bien de la clientèle.
Pour les aliments, on se servait de terrines et pots, de toutes sortes de plats, d’écuelles de tripières (surtout faits à Malicorne)
Les cruchons à calvados spécialité de Noron.
La poterie de Ger de couleur grise ou rougeâtre en surface mais noire en épaisseur était très présente en Sud-Manche, car la plus proche.
Les villages potiers de Ger ont cessé leur activité en 1926. On y trouve maintenant un musée établi au cœur de ces villages :mémoire de ce temps où l’artisanat était florissant.
Les principaux autres centres potiers de la Manche étaient : Vindefontain – Néhou – Sauxemesnil (partie nord du département.)
Le calvados comme le cidre étaient présents sur la table au quotidien.
Les étains
L’âge d’or se situe au 17 ème siècle ils servaient de mesures aux liquides et jusqu’au début du 20 ème siècle.
Ils étaient utilisés dans les estaminets pour le cidre et le vin ou le calvados.
Une série d’étain se composait : du double litre, du litre, du pot, du petit pot, de la demoiselle et du misérable. Moins utilisé que les poteries on trouvait malgré tout, des pichets, des écuelles mais aussi d’autres objets, en cuivre par exemple étamés à l’intérieur, l’étain résistant à la corrosion.
REHABILITATION
Nostalgie,Nostalgie,
Certains objets de l’ancien temps s’empilent dans un coin du grenier. Ils sont moches, rouillés et ne servent plus à rien. Il faudrait les jeter mais ………on ne peut s’y résoudre une solution : la réhabilitation pour une nouvelle vie.
Encore bravo à Georges pour ce reportage très précis et très illustré. Merci.
La Normandie rurale au XIXème siècle par Georges Guyot 1/2
Georges vient nous faire vivre, ici, la Normandie su XIXéme siècle, à travers ce reportage sur une exposition où il participa à SAINT HILAIRE DU HARCOUET.... Etonnant! passionnant! ....
Les costumes comme ceux présentés sont pour la majeure partie apparus au 19 éme siècle
C’est en effet à cette période (vers 1825) que les habits de base se différencieront par régions, hormis les vêtements de travail qui resteront sensiblement les mêmes.
La composition du costume reste cependant la même partout avec jupe, corsage, tablier, fichu de cou.
En Basse-Normandie, le droguet est le tissu le plus courant, uni ou rayé avec la couleur rouge dominante.
L’indienne plus légère se porte l’été.
Très répandu le châle est tissé en indienne, en cretonne en soie, où en toile. C’était le cadeau traditionnel offert par le fiancé à sa promise. Il est de taille variable et peut être imprimé ou broché de fleurs.
En ce qui concerne les grands châles en cachemire, inconnus avant la campagne d’Egypte, et qui étaient portés en cape leur mode est apparue vers 1830 – 1840.
Aux débuts réservés aux dames de l’aristocratie de par leur coût (la première à le porter fût l’impératrice Joséphine), celui–ci devint plus abordable quand il fût fabriqué en série à Reins et Amiens notamment.
La Normandie porte aussi un tablier, avec ou sans bavette appelé « devantier » ou « devanteau ».
L’accessoire le plus symbolique de la tenue est la coiffe qui varie d’une région à l’autre.
Avant elle, donc avant la révolution, le bonnet porté au niveau national s’appelait : la Cornette.
La façon dont la coiffe est ornée, avec plus ou moins de dentelle, de broderie, de bijou, indique le rang social de la femme qui la porte.
La coiffe de notre région (d’Avranches) était « le Papillon d’Avranches.
Les coiffes
Les formes de base sont les mêmes pour toutes les coiffes : Pour certaines, un fond monté sur une passe avec des barbes (pans qui retombent de haut de la coiffe) qui peuvent, parfois être repliées sur le dessus ce sont alors des coiffes dites « à rencontres » ou bien, fond et passe avec des ailes pour d’autres.
Les matériaux employés sont : La toile, le carton,
Le fil de cuivre, avec suivant le modèle : de la mousseline brodée ou non, du velours, de la dentelle, des rubans, du tulle.
S’ajoutent à cela : des fleurs en bouquets, en guirlandes, des bijoux : broches au milieu des rencontres et épingles, parfois elles aussi, ont parfois la forme de fleurs (souvent des pensées)
Après le deuil national de la guerre de 1870 pendant lequel on a porté des vêtements austères, le plus souvent noirs, tout a changé.
En effet, les coiffes ont été remplacées par des bonnettes.
C’est Colbert, alors ministre des Bâtiments, Arts et Manufactures qui dès 1664 fait venir des dentellières vénitiennes à Alençon, Argentan, Bayeux- Venise étant considéré comme le berceau de la première véritable dentelle.
Sous Louis XV le dentelle est toujours très en vogue et s’améliore pour devenir plus fine et plus légère notamment avec l’utilisation du tulle.
A la révolution beaucoup de manufactures devront fermer, mais la dentelle réapparaît sous Napoléon. Le point d’Angleterre est de plus en plus utilisé de même que le point « Blonde de Caen » pour la confection des grands châles très à la mode à cette époque.
Au 19 ème siècle, les machines apparaissent au détriment de la dentelle à main qui subsiste cependant dans certaines villes comme Bayeux.
La dentelle au fuseau : Elle apparaîtrait pour la première fois au Puy en Velay et on la doit à Isabelle Mamour, jeune brodeuse, qui sollicitée pour le grand jubilé du 25 mars 1407, à (l’idée d’attacher à des épingles plusieurs navettes de fils d’où finesse et transparence.
Au 17 éme siècle la dentelle connait un succès considérable. On la trouve sur les vêtements, sur les meubles, dans les carrosses etc…. et son usage est tel que Louis XIII le réglemente par édits en 10 ans (de 1629 à 1639) peu respectés mais repris par le parlement de Toulouse.
Les dentellières s’en plaignent auprès du père Jean François REGIS DES PLAS qui les prend sous sa protection. Lors de sa canonisation, les dentellières le prennent pour Saint Patron.
La Blonde, dentelle au fuseau du 18 ème siècle, réalisée de fils de soie écrue ou de fils d’or ou d’argent très fins pour donner de la brillance aux fleurs et aux feuilles.
Elles étaient destinées à la confection de cols et de châles.
Le Chantilly, dentelle noire ou blanche faite au fuseau à fils continus avec un fil de soie dont les motifs représentent des corbeilles, des vases ou des fleurs Le Cluny fils continus aux dessins géométriques.
C’est la dentelle la plus connue.
La dentelle chimique, apparue au XIX ème siècle par brûlure de certaines fils à la soude caustique imite la dentelle à l’aiguille.
Régions françaises connues pour les dentelles : Dentelle d’Alençon, d’Argentan, de Bayeux. Blonde de Caen. Dentelle de Calais, Chantilly, Luxeuil, Lunéville, Mirecourt. Neuchâtel, du Queyras, Sedan, Valenciennes, du Puy en Velay où deCluny.
A suivre pour la deuxième partie de cet article , impressionnant par sa richesse et ses photos.
" Chapeau! Georges"
En passant par Amiens article 2/2
Voici donc la suite de mon article sur la Cathédrale d'Amiens.
Quand vous l'aurez lu et regardé les photos, vous comprendrez pourquoi c'est la plus grande et une des plus belles Cathédrales de France. A la fin, ce petit ange qui pleure ne vous laissera pas indifférent!...
La cathédrale : l'intérieur
La Nef à 6 travées s’élance vers le ciel et sa voûte d’ogive est à 42 m de haut.
Le Transept de 70 m de large, à 3 travées avec bas-côtés est harmonieux
1 Chœur bien développé à 4 travées
1 Chevet à 7 pans avec déambulatoire sur lequel s'ouvrent 7 chapelles rayonnantes.
Le chœur : Admirons ce jubé orné de sculptures et ses grilles
Le maître autel du chœur est baroque : « la gloire eucharistique » tout en marbre et en dorure .
Fort jolie, cette représentation baroque de la résurrection du Christ : ce halo eclatant de rayons de lumière entourés d’anges et d'aiguilles dorées explosant au milieu des nuages d’où s’envole, la colombe symbolisant l’Esprit Saint et la paix.
On ne peut que s’attarder que sur la clôture du Chœur (réalisée entre 1488 et 1530) qui déploient la vie des saints picards, dont St Firmin, plus loin vous découvrez la vie de St Jean-Baptiste, Jésus chassant les marchands du temple, l’histoire de St Jacques : œuvres réalisées par la générosité d’un prévôt : Adrien de Hennecourt.
La chaire en bois de style baroque, élevée par ses statues : la foi, l’espérance et la charité.
Au dos du Chœur, dans le chevet : un ange pleure ! ou : « ch'l'einfant brayeux » en Picard
Ce chérubin a sa main gauche posée sur un sablier qui symbolise la durée de la vie. Son bras droit appuie son coude sur le crâne d'un squelette, symbolisant ainsi la mort. Symboles funéraires qui ornent le mausolée du chanoine Guilain Lucas mort en 1628.
(qui s'occupait des orphelins)
Détails du tombeau du Chanoine Guillain Lucas
Les 110 stalles en chêne sculptées (les plus belles qui existent) en style art flamboyant vous font découvrir plus de 4000 figures. : Ancien testament, Adam et Eve, Noé, Jacob, David, Job…Vierge Marie, Joseph, Nativité, scènes de la vie de jésus etc…. et enfin récit du moyen âge, vous informant sur les us et coutumes de cette période. Elles ont été sculptées par des Maîtres Huchiers. Leurs dos sont ornementés de fleur de lys.(fleur mariale).
Le Chef de st Jean Baptiste
En 1206, un croisé picard nommé, chanoine de Picquigny, rapporte à Amiens la sainte relique du crâne de Saint Jean-Baptiste. Très rapidement, cette relique devient l'objet d'un important pèlerinage. Attirant particulièrement les gens épileptiques, sourds ou aveugles.
Cette vénérable relique est fragile et ne peut être exposée les mois d’hiver, aussi une icône est placée les mois d’hiver. Curieusement on peut se demander comment elle est parvenue jusqu'à Amiens.
Saint Jean fut décapité dans une prison de Palestine. Sa tête emmenée fut cachée à Jérusalem. Des moines hérétiques, l'emportèrent avec eux en Cilicie. L'empereur Théodose prit cette relique et fit bâtir à Constantinople une église pour la recevoir. Mais les Croisés ayant fait la guerre à l'empereur grec, prirent Constantinople en avril 1204. Ils cherchèrent les reliques du saint et là, Wallon de Sarton, chanoine de Picquigny, près d’Amiens trouva son crane dans les ruines d'un vieux palais et le ramena à Amiens.
Le labyrinthe octogonal : Placé au milieu de la nef, il peut vous surprendre ! Ce dallage courant au moyen-âge, appelé aussi « dédale », du nom du héros mythologique crétois où était enfermé le Minotaure, et Thésée ne put sortir que grâce au fil d'Ariane. D’autres vous diront que dans la tradition kabbalistique, il est appelé Labyrinthe de Salomon et représente l'œuvre à accomplir.
Au moyen-âge, certains pèlerins, voulant se sanctifier venaient se recueillir sur les reliques de Saint Jean-Baptiste. Puis ils s’agenouillaient et suivaient à la manière d'un chemin de croix, la ligne noire, longue de 234 mètres.
Au centre, la rose des vents indique les 4 points cardinaux, l'évéque et les trois maîtres d'oeuvre y sont incrustés.
Le monument funéraire du Chanoine Niquet
La chapelle du pilier rouge et ce superbe tableau se situe dans le transept.
Le retable de Notre Dame du Puy, regardez ce détail où la vierge sort un enfant du puits.
Autres chapelles et curiosités
Les vitraux et les orgues
EXTRAIT du petit poème pastoral (ou églogue) prêté par Edouard III roi d’Angleterre, à Philippe de Valois, roi de France. Par M Berville avocat.
Un jour, abandonnant les modestes hameaux,
Ils marchent vers la ville où, par douze canaux,
La Somme, divisant ses ondes fugitives,
A, pour servir les arts, multiplié ses rêves.
A peine ils ont franchi ses paisibles remparts,
Un antique édifice appelle leurs regards
C'est un Dieu qui l'habite, et sa majesté sainte
Semble du temple auguste environner l'enceinte
« Entrons, dit le vieillard plus d'un grand souvenir
A ces lieux révérés devra longtemps s'unir
Des illustres destins, qui furent leur partage,
Ces murs avec orgueil conservent l'héritage .
Il dit, et tous les trois, d'un pas religieux
Franchissent de la nef le sol majestueux.
Ils entrent, et longtemps dans un profond silence
Admirent la grandeur de cette voûte immense,
Ce dôme si hardi, qu'un art industrieux
Sur de légers appuis suspendit dans les cieux
Et ce marbre vivant, où le ciseau mobile,
Artistement conduit par une main habile,
A nos yeux de l'enfant exprimant les douleurs
De la pierre amollie a su tirer des pleurs.
Voici donc un exemple de nos trésors patrimoniaux. Vous qui passez trop rapidement sur les routes et autoroutes, arretez-vous et admirez ces chefs d'oeuvre. (Amiens n'est qu'à 130 km de Paris!)
Christine D
(photos mai 2015)
En passant par Amiens et sa Cathédrale 1/ 2
Nous avons pris le temps de nous arrêter à Amiens en Picardie : Ville très jolie, à visiter absolument.Passez-y une journée lors de vos dimanches d'automne!
Amiens, capitale régionale de la Picardie, traversée par la Somme possède cette empreinte des villes du Nord avec ses maisons de briques rouges, et un cœur de ville de ville : le quartier Saint Leu où il fait bon flâner.
Appelée petite Venise du Nord, les canaux vous rappellent les origines de la ville où l’activité était intense : tanneurs, tisserands teinturiers exerçaient grâce à l’eau et l’énergie des moulins.
Je ne vous parlerai pas des hortillonnages : jardins flottants de maraîchers, fruits et légumes qui se découvrent à pieds ou en barque.
La petite Venise du Nord
Nous voici donc en Picardie, ici pas de trace de voyageurs marchant en long pèlerinage. La terre fut marquée de mille blessures : l’ennemi a attaqué ses côtes, les guerres ont détruits des beffrois, des donjons, des églises. Pourtant les hommes relèvent les défis : architectes, artisans et compagnons décident d’élever la plus belle, la plus gracieuse par sa légèreté des églises de France : la Cathédrale d’Amiens.
Difficile de trouver un tel raffinement et une telle élégance !
Tel un miracle, elle fut épargnée pendant la dernière guerre.
A l’origine de ce lieu chrétien : une église romane, dédiée à St Firmin au IIIème siècle, détruite, remplacée par une cathédrale romane entre 1137 et 1152, où se maria Philippe-Auguste (1193), elle fut la proie d’un gigantesque incendie en 1218.
L’Evêque d’Amiens Evrard de Fouilloy décide donc de faire construire une nouvelle église qui surpasserait toutes les églises connues à cette époque.
C’est Robert de Luzarches qui fut le maître d’œuvre de cette prodigieuse Cathédrale et il fut relayé par les Cormont : Père et Fils.(en 1245)
Construite en un temps record : 50 ans entre 1220 et 1270, elle est la troisième Cathédrale, après ses rivales : Paris et Chartres, bâtie de style gothique classique.
La cathédrale d'Amiens, de 145 m de long est orientée liturgiquement d'Est en Ouest.
Le soleil levant se situe bien à l’orient, d’où l’origine du mot « orienter », cette symbolique chrétienne trouve sa source dans le fait que les Chrétiens attendent le Christ, le dernier jour, comme un soleil levant : la source de lumière. Les synagogues sont, elles, orientées vers Jérusalem.
Deux tours : nord : 66 m et sud 65 m de haut.
Nous voici devant le plus grand édifice gothique au monde. (2 fois ND de Paris)
Impressionnante flèche, même les Saints et La couronne sont couverts de feuilles de plomb.
Les moyens financiers ne manquèrent pas : Amiens était une ville très prospère, et les teinturiers et drapiers exploitaient : l’or bleu : la « Waide » (en picard) ou « Guéde » une plante qui donnait un « Bleu » très prisé. Ses fleurs sont jaunes, ses feuilles sont vertes et les pigments qu'elles génèrent sont bleus. Cette activité très lucrative permit d’aider à la construction de la cathédrale.
Les trois portails nous font bien penser à Notre-Dame de Paris. Les portails de la façade occidentale sont surmontés de deux galeries (dont celle des rois).
Le portail St Firmin : Evangélisateur et premier évêque d’Amiens. Il est entouré de saints et d’anges.
Pour la petite histoire St Firmin le Martyr, décéda dans la prison souterraine du château de la ville en 288, St Firmin le confesseur 3éme évêque d’Amiens fait élever une église sur la tombe du Martyr : Saint Pierre-Saint Paul. Brûlée par les normands en 881, reconstruite, détruite deux fois par la foudre en 1019 et 1107. Alors on décide d’élever la Cathédrale, construite en pierres extraites des carrières de Croissy et Picquigny. L’église ancienne gênant pour finir la croisée septentrionale de la Cathédrale est alors démolie.
La partie basse est très intéressante avec les signes du Zodiaques et les travaux qui se rapportent à ces périodes, sur les bas reliefs. Nous retrouvons régulièrement cette évocation du zodiaque sur d’autres cathédrales, comme Notre-Dame de Paris ou Chartres.
Observons ici : le signe du Cancer (Crabe) et en dessous : on fauche le foin.
Le Lion et la moisson
La vierge et la période où l’on bat le grain
La Balance : période des vendanges.
Le scorpion où on foule le raisin aux pieds
Le Sagittaire période des semailles.
D'autres sculptures évoquent le vice et la vertu qui symbolise la lutte intérieur chez l’homme.
Le portail du Sauveur, dit du « Beau-Dieu » : Son visage est calme, paisible, serein comme pour exprimer que le visiteur trouvera ici : Paix et réconciliation.
Le tympan évoque le jugement dernier. Thème aussi repris sur le portail central de Notre-Dame de Paris. Vous y découvrirez les joies du paradis et les peines de l'enfer.
Le Tympan avec le jugement dernier avec la balance au milieu
Le portail de la vierge, Mère de Dieu :
Belle Vierge dont la physionomie est pleine de douceur.
Au bras sud du transept : Le Portail St Honoré dit de la Vierge dorée.
Regardez cette représentation de la Vierge peu courante :
Vierge au sourire malicieux, et au dessus de sa tête, trois petits anges qui tiennent son nimbe. L'enfant Jésus semble jouer avec une balle.
A suivre pour l'intérieur!
CD

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