livres et poesies
Nouvelle version de la Cigale et la fourmi, présenté par Monique Lahoste
L'été est fini, nous voici arrivés à l'automne ! Monique notre poète du réseau nous présente ici un poème de circonstance, plein d'humour, de son ami fabuliste.
Yves Tarentik que certains ont rencontré à la soirée BHV de 2014 nous livre ici une suite inédite à la fable de La Fontaine!
Une manière de voir la vie en 2015!...
Merci Monique et Yves pour ce savoureux moment.
La Cigale et la Fourmi
L’hiver étant achevé
La fourmi fut confrontée
Aux mille travaux divers
Dont on ne saurait s’abstraire.
Un matin qu’elle s’échine,
Avec balais et chiffon,
Alentour de la maison,
Surgit une limousine
Et son chauffeur en livrée :
Bas résilles, Rouge Baiser
Turban de soie à aigrette
Et long fume-cigarette
Tapoté négligemment,
Devinez qui la surprend ?
«C’est vous ? Je vous croyais morte
Dit la fourmi froidement,
Quand j’ai refermé ma porte
J’ai pleuré les pauvres gens.
- C’est vrai, j’ai eu faim et froid,
Et j’ai cru mourir d’effroi :
J’ai minci dit la Cigale,
Désormais je me régale !
Car j’ai suivi vos conseils :
Je danse et chante aujourd’hui.
Dès demain je me marie :
Un Cigalon plein d’oseille
M’a promis monts et merveilles
Et je pars vivre au soleil
Dans un château andalou ;
C’est à vous que je dois tout !
Ne vous mettez plus en frais :
Vous en avez assez fait !
Jouissez de votre labeur,
Je subirai mon bonheur !»
Là-dessus elle se cale
Sur les coussins de velours
Et trois cents chevaux détalent
L’emportant vers ses amours.
La Fourmi est en alarme
Et saisissant son balai
S’écrie à travers ses larmes :
«La Fontaine, je te hais !
Yves Tarantik
Illustration M.-F. Turpaud
Les Vikings en Berry par Martine Mallein-Leguedois
Les Vikings : peuple guerrier et navigateur scandinave, pirate féroce, ont inspirés de nombreuses BD.
On les imagine encore avec leurs casques à cornes, leurs drakkars aux longues rames et leur Dieu Borgne Odin.
On les dit courageux et entrepreneurs, artisans dans le bois et le métal.
On retrouve leur trace en Normandie.
D’ici là à les retrouver en Berry !...
Seule Martine pouvait nous conter cette fabuleuse histoire
Martine Mallein-Leguedois, notre collègue vient de publier son nouveau livre :
Les Vikings en Berry
De la Scandinavie au Berry en remontant la Loire
"Lorsque les Vikings, ces “rois de la mer” s’éloignèrent de leur Scandinavie natale, une étincelle de feu jaillit sur toutes les terres qu’ils abordèrent. Pendant un temps, comme un coup de vent soudain, ils déferlèrent sans pitié, là sur une abbaye, là sur une ville, avides de richesses poussant toujours plus loin leurs drakkars sur fleuves et rivières. Puis vint le temps où ils déposèrent leurs armes, négocièrent leur établissement et commencèrent à ensemencer leur nouvelle terre. C’est leur histoire en Berry, située autour de l’an mil que l’auteure a souhaité conter."
Format : 16X23,5
Nombre de pages : 100
Prix : 10€, Frais de port en sus.
En savoir plus sur cet étonnant récit !
A la fois conte et récit historique, Martine Mallein nous entraîne à la découverte des vikings, ces rois de la mer, qui abandonnèrent leur froid pays, la Scandinavie, à la recherche de terres plus clémentes. Comme une étincelle de feu, leur esprit d’aventure les fit jaillir de leurs drakkars, sur la Russie, le Canada, l’Afrique, et surtout sur l’Europe médiévale.
Le royaume de France, à l’époque des rois Carolingiens affaiblis, fut une proie facile. Dans un premier temps, remontant les fleuves français, comme la Loire et ses affluents, rapides comme l’éclair, face à une armée royale impuissante, ils dépouillèrent de leurs richesses, villes et abbayes, semant la mort là où ils passaient.
Puis vint l’heure où ils acceptèrent des rois défaillants, tributs et terres en échange d’une paix fragile ou définitive comme en Normandie. Que se passa-il alors en Berry, terre partagée entre la puissante Aquitaine et la couronne de France ? Les grands seigneurs ourdirent leurs armes contre les attaques vikings et prirent leur liberté vis-à-vis du pouvoir royal. Le temps de la féodalité était venu.
Que devinrent ces « hommes du Nord », sur le sol berrichon, années après années ? A la suite de leurs razzias, ils s’adaptèrent, coexistèrent, s’assimilèrent aux autochtones faisant preuve d’une remarquable capacité d’intégration. Leurs héritiers en donnèrent la preuve en nouant des alliances avec les princes français et anglais, comme la famille des Seuly apparentée à Guillaume le Conquérant. Des Normands en Berry, probablement, bien implantés, certes, avec aucune idée de retour vers leurs terres rudes et froides. Une invasion/émigration économique comme le furent les grandes invasions barbares provoquant la fin de l’empire romain !
Un regard étonnant et original sur le Berry d’il y a dix siècles, au moment des invasions normandes.
Si vous souhaitez acheter ce livre, contactez Martine pour les membres du réseau.
Pour les personnes extérieures , envoyez nous un mot sur ce blog.
Merci. Christine D
Soumission de M. Houellebecq lu par Antoine Eminian
Cette critique littéraire d'Antoine est remarquable, merci à ceux qui ont lu le livre de ne pas hésiter à ajouter des commentaires modérés.
L’auteur marqué par le tragique destin de son ami Bernard Maris, n’a pas poursuivi la promotion de son livre en France, cela n’a pas empêché 156 000 exemplaires vendus en quelques jours.
Michel Houellebecq, né Michel Thomas à la Réunion, en 1956 selon son acte de naissance ou en 1958 selon lui ! Son nom de plume est le nom de jeune fille de sa grand-mère paternelle qui l’éleva. Michel Houellebecq est poète, essayiste, romancier et réalisateur de cinéma. Depuis la fin des années 1990, il est l'un des auteurs contemporains de langue française les plus connus et traduits dans le monde. En 2010 il reçoit le prix Goncourt pour La Carte et le Territoire, son cinquième roman.
Son dernier ouvrage, Soumission, vient de paraître comme vous ne pouvez l’ignorer. J’ai d’ailleurs eu toutes les peines du monde à ne pas lire ou écouter les commentaires polémiques qui ont envahi l’espace médiatique bien avant la sortie du bouquin afin de tenter de garder un regard objectif.
A la fin du second mandat de François Hollande, alors que s'opposent au deuxième tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen pour le Front National et Mohammed Ben Abbes le candidat modéré de la Fraternité musulmane, l’alliance entre les partis traditionnels, UMP, UDI et Socialiste, appelle au vote anti-FN. Ben Abbes est donc élu président et François Bayrou nommé premier ministre. François le narrateur, professeur de lettre à Paris III et spécialiste de J-K Huysmans, se retrouve confronté à la transformation de son université, à son éviction et à l’islamisation du pays.
Faut-il rappeler que Soumission est un roman, qu’un roman est une fiction et qu’une fiction est une création de l’imagination ? Oui, je le crois. J’ai à peine commencé ma chronique que déjà vous percevez mon agacement à devoir prendre des gants avant de m’exprimer. C’est déjà significatif de l’ambiance délétère qui règne dans notre pays et antérieure aux épouvantables évènements récents.
Qu’ai-je trouvé dans ce roman ? Tout d’abord, le Michel Houellebecq qu’on connait, l’écrivain français le plus moderne de notre littérature par les sujets abordés et sa manière toute personnelle de mettre le doigt où ça fait mal, tout en utilisant une langue très classique et soignée. Le début du bouquin et tous les passages consacrés à Huysmans, en fil rouge et écho à l’évolution du narrateur, Huysmans s’était converti au catholicisme, François se convertira à l’islamisme, sont particulièrement bien écrits et pour être franc, c’est ce qui m’a le plus intéressé dans cet ouvrage car j’ai cru y sentir le vrai Houellebecq, un homme désabusé fasciné malgré lui par l’appel de la religion, peut-être son seul espoir de se sortir indemne du cul-de-sac dans lequel il s’enferre. Mais c’est aussi l’écrivain aux descriptions claires, voire cliniques ou ressortant du genre mode d’emploi, tout comme celui qui lâche des réflexions déconcertantes comme « …une conversation entre hommes, cette chose curieuse qui semble toujours hésiter entre la pédérastie et le duel. »
On y lit aussi, comme dans ses autres livres, des réflexions outrageusement sexistes et sans ambiguïté qui font mal aux yeux et dont je m’étonne qu’on n’en fasse pas plus mention ; et du sexe triste autant qu’explicite. En fait, tout est triste chez Houellebecq car il ne connait pas les mots humanité ou empathie. Les rapports humains sont toujours appréhendés sous un angle abstrait ou intellectuel, au mieux ils sont sexuels, et c’est en cela que Houellebecq nous inquiète/nous dérange. Dans quel monde, parallèle au notre, vit cet homme ? Ici, seules quelques lignes consacrées à la dernière maîtresse de son père décédé, semblent être marquées par un peu d’humanité, « Chez cet homme âgé, ordinaire, elle avait su, la première trouver quelque chose à aimer. »
Aucun de ses personnages n’est sympathique, François est un solitaire (il n’a même plus de liens avec ses parents séparés) qui critique tout et tout le monde, le bon goût bourgeois et la pensée convenue, selon lui. Il est amorphe, mène une vie désincarnée, ne vote pas et se considère à peine comme Français « ce pays dont j’étais, de manière un peu théorique, citoyen », le genre à ricaner devant sa télé avec un plateau repas sur les genoux et deux bouteilles de bon vin à portée de main. « Je n’ai pas d’amis, c’est certain, mais en avais-je jamais eu ? Et à quoi bon, si l’on voulait bien y réfléchir, des amis ? » Quand on pousse la misanthropie à un tel degré, « L’humanité ne m’intéressait pas, elle me dégoûtait même, je ne considérais nullement les humains comme mes frères », tout raisonnement ou idée, émis par François (Houellebecq ?) perd de sa pertinence car bridée par sa vision erronée, ou du moins sujette à caution, du monde.
Et le racisme ? C’est ce que vous voulez savoir, c’est ce dont parle tout le monde même ceux qui n’ont pas lu le bouquin. Je n’emploierai pas ce mot. Ou alors par ricochet. Si d’imaginer que la France soit un jour dirigée par un parti islamique (femmes qui ne travaillent plus pour s’occuper des enfants et sortent voilées, polygamie et conversion à l’islam pour les fonctionnaires etc.) vous fait prendre en grippe les musulmans, alors oui, on peut dire que cet ouvrage est raciste. Mais au même titre que la littérature de SF des années cinquante avec ses invasions de Martiens étaient anticommuniste. Au contraire, et si on s’en rapporte au titre du roman, on peut y voir une dénonciation des soumissions des uns et des autres, individuelle et collective, ayant permis d’en arriver à cet état de fait. Ici, les universitaires et François à la fin, accepteront les gros salaires, la conversion et les mariages arrangés avec de très jeunes filles, pour être aux normes et réintégrer l’université.
Au final, un roman de Houellebecq plutôt moyen, de belles pages sur Huysmans, une idée de base réellement originale et qui prête à discussion mais aussi beaucoup de flou dans la partie politique-fiction (aucune opposition après l’élection ? que devient le FN ?) et un regard sur les femmes franchement intolérable. En refermant ce bouquin, je me suis senti conforté dans mon désir de république laïque, loin de tous les pouvoirs religieux – tous – et dans la confirmation que la démocratie est une chose fragile nécessitant une vigilance de tous les instants.
« Suave et ronronnant, son discours se poursuivit pendant une dizaine de minutes avant qu’on ne passe aux questions de la presse. J’avais remarqué depuis longtemps que les journalistes les plus teigneux, les plus agressifs étaient comme hypnotisés, ramollis en présence de Mohammed Ben Abbes. Il y avait pourtant, me semblait-il, des questions embarrassantes qu’on aurait pu lui poser : la suppression de la mixité, par exemple ; ou le fait que les enseignants devraient embrasser la foi musulmane. Mais après tout n’était-ce pas le cas, déjà, chez les catholiques ? Fallait-il être baptisé pour enseigner dans une école chrétienne ? En y réfléchissant je me rendais compte que je n’en savais rien, et au moment où s’achevait la conférence de presse je compris que j’en étais arrivé exactement là où le candidat musulman voulait me mener : une sorte de doute généralisé, la sensation qu’il n’y avait rien là de quoi s’alarmer, ni de véritablement nouveau. »
Michel Houellebecq Soumission Flammarion – 300 pages -
Au temps du Vel d’Hiv ... et : Jean Pieters notre doyen
Nous sommes heureux de vous présenter un Livre qui sort le 19 juin 2014 dans toutes les grandes librairies de France ainsi qu'à la FNAC, Amazon…
Au temps du Vel d'Hiv.
Auteur: Dominique Grandfils
Edition: Gremese
Prix de base: 18 €
Sa connotation est historique, mais c'est avant tout une aventure sportive !
Notre collègue Jean Pieters a été interviewé. Comme vous le savez, Jean a travaillé au BHV et fut un des plus grands cyclistes de son époque. Jean soutenait aussi l’USBHV Cyclisme.
Notre ami : Aimé Calandri a pu aussi rappeler ses souvenirs à l’auteur.
L’ouvrage revient sur la fabuleuse épopée du Vélodrome d’Hiver de Paris, entre 1910 et 1959. A travers les exploits des plus grands sportifs, mais également des moments tragiques de l’Histoire de France comme la Rafle de juillet 1942.
Un récit riche en anecdotes et très documenté qui a bénéficié de la participation de quelques témoins de cette aventure : Jean Pieters et Robert Panier qui ont participé aux Six Jours et Aimé Calandri qui travailla avec Fausto Coppi pendant ses séjours parisiens.
Ce livre propose au lecteur une plongée dans l’univers du vélodrome du boulevard de Grenelle, véritable lieu de rendez-vous de toutes les classes sociales qui venaient encourager les champions cyclistes à l’occasion des fameux « Six Jours de Paris ». Après avoir évoqué les premières décennies du Vel’ d’Hiv’, l’ouvrage raconte la carrière de Jean Pieters, un jeune pistard de Belleville dont la carrière va être sérieusement contrariée, par la Seconde Guerre Mondiale.
On peut y lire un extrait bien sympathique sur Jean Pieters, relatant une course de 1941.
"La course est menée par Roux et Rousset qui parviennent pendant 60 tours à garder jusqu’à trois quart de piste d’avance. Malgré le freinage intempestif d’André Pousse, Jean qui a senti le danger ramène le peloton sur ceux qui ont osé partir. La coalition est dure à vaincre et il faut que Pieters et Panier, diminué par un rhume, donnent le maximum de leurs moyens pour réussir à en venir à bout.
Jean étonne les spectateurs par sa capacité à se faufiler et plonger sur ses adversaires, passant de la queue à la tête du peloton en un quart de tour.
Ce « môme » n’a pas fini de nous étonner et c’est tout logiquement qu’il remporte sa quinzième américaine sous les applaudissements de la foule du Vel’ d’Hiv’. Pour Robert Panier, qui jubile, gagner une américaine à Grenelle équivaut à remporter une grande course sur route. "
Vous pouvez relire l'article que nous avions écrit, il y a 4 ans :
http://www.rezo-bazar.com/article-jean-pieters-notre-doyen-grand-sportif-a-fete-ses-90-ans-56608030.html
Mais qui est l'auteur Dominique Grandfils ?
Je dirai avant tout, que pour nous, il le " Facteur " du réseau BHV pour Jean. Il est aussi son voisin et ami. A ce titre nous le remercions.
Les mordus du Rock, le connaissent certainement !
Mais qui est Dominique Grandfils ?
Je dirai avant tout que pour nous, il le « Facteur « du réseau BHV pour Jean, tout en étant son voisin et ami. A ce titre nous le remercions. Les mordus du Rock, le connaissent certainement !
Passionné par la musique, Dominique GRANDFILS a eu la chance de pouvoir faire partager ses coups de cœur sur les ondes de Radio « Ici & Maintenant! » dès janvier 1987. Sur la station pionnière de la bande FM parisienne, il a présenté l'émission Rock & Jazz avant de créer Rock Rendez-Vous.
Dans ce programme, il a reçu les principaux acteurs du rock français et quelque artistes internationaux.
En 1992, il troque le micro pour la plume. Après quelques articles pour la Revue du Spectacle, il démarre une chronique dans le journal Campus. Chaque mois, il présente les nouveautés discographiques et les concerts. Il propose une interview portrait d'un artiste.
Pendant cette période, il publie sa biographie de McCartney chez Zélie en 1993, Puis son recueil de citations 100% Rock en 1997.
A la fin de l'année 1999, il abandonne ses activités à Campus Mag pour se consacrer uniquement à l'écriture d'ouvrages musicaux. Puis, en 2008, il intègre l'équipe du site Maccablog consacré à Paul McCartney. En janvier 2014, Maccablog devient Maccaclub.
Nous avons repéré les liens ci-dessous pour commander le livre sur Internet
La vie mouvementée de Charles de Gonzague de Martine Mallein
Martine Mallein,
notre collègue passionnée d’histoire, toujours aussi talentueuse, nous présente un nouvel ouvrage qui évoque cette fois-ci la vie du prince Charles de Gonzague
(1580-1637).
Voici un livre qui ravira bon nombre d'entre vous et, à placer au pied du sapin de Noël
Ce nom de Gonzague résonne à nos oreilles, sorti tout droit du roman populaire de Paul Féval écrit en 1857 « le Bossu » et adapté au cinéma cent ans plus tard, en 1959, par le réalisateur André Hunebelle dans une splendide et brillante mise en scène. Le rôle principal de ce roman de cap et d’épée plein de suspens et de péripéties fut alors confié à Jean Marais, l’impétueux Henri de Lagardère, alias, le Bossu.
Souvenez-vous du méchant prince Philippe de Gonzague, rôle tenu par François Chaumette, qui s’était traîtreusement débarrassé de son cousin le duc Philippe de Nevers dont il convoitait les biens et les richesses. Mais Lagardère veillait et cherchait à délivrer la belle Aurore, l’héritière de Nevers, des terribles griffes du prince de Gonzague.

L’histoire véritable et mouvementée de Charles de Gonzague que j’expose dans cet ouvrage se situe bien loin du feuilleton historique et du synopsis cinématographique. Gonzague, ce proche cousin d’Henri IV, une des plus grosses fortunes de France, était duc de Nevers. Il ajoutait à ses possessions nivernaises le duché de Rethel, dans les Ardennes, et bien d’autres seigneuries et principautés en France. Prince raffiné et prodigue, il connut la magnificence dans la première partie de sa vie. La pompe dont il s’entoura pour se rendre à Rome en tant qu’ambassadeur d’Henri IV est inouïe, extraordinaire, incroyable. Se glorifiant de ses illustres ancêtres, le dernier empereur de Byzance compte parmi ses aïeux, son père était un prince de Mantoue en Italie, il n’hésita pas à convaincre l’Europe entière de préparer une croisade afin de recouvrer les Lieux Saints. Vous le connaissez certainement comme bâtisseur.
Le 6 mai 1606, le jour même de ses 26 ans, il décida de créer ex-nihilo sa propre ville, Charleville, pour en faire la capitale de sa nouvelle principauté souveraine d’Arches, après avoir vendu son ancienne principauté de Boisbelle, en Berry, à Maximilien de Béthune, duc de Sully.
Je vous ai déjà révélé une grande partie de sa vie qui bascula tristement en 1627. Grand serviteur de Louis XIII, il fut perdant dans la mission qui lui avait été confiée à Mantoue et malheur aux vaincus, l’histoire a pratiquement oublié ce personnage insolite.
Je vous propose de poursuivre la découverte de la vie surprenante de mon héros par la lecture de « la vie mouvementée de Charles de Gonzague, duc de Nevers, de Rethel et de Mantoue, éphémère prince de Boisbelle », ouvrage de 105 pages, au prix de
Pour compléter cette présentation, je vous invite à voyager aux côtés de ce prince, à Mantoue l’ensemble du palais ducal, à Charleville sur la grand place ducale, à Nevers au palais ducal, à Boisbelle, cette lilliputienne principauté berrichonne qui deviendra Henrichemont, ville nouvelle du XVIIè siècle par la volonté de Sully, 3 ans après Charleville.
Martine Mallein –novembre 2013.
Son prix est de 14 Euros en noir et blanc, disponible de suite (seule la couverture est en couleur)
Il vous est proposé éventuellement avec des photos en couleur, à 20 Euros, (mais c'est vraiment à la demande, précise Martine)
Les frais d'expédition sont de 2,25 Euros à ajouter au PV.
N'hésitez pas à commander à Martine en direct sur son mail qui vous communiquera son adresse. Vous avez perdu son e-mail; Faîtes votre demande en utilisant la zone commentaire ci-dessous. Nous vous contacterons.
Antoine Eminian nous propose le livre de l'été : Wilderness
Antoine a eu la gentillesse de nous recommander ce livre : Wilderness
de Lance Weller :
Faisons appel à nos souvenirs, La bataille de Wilderness connue dans la guerre de Sécession (1864), opposa les armées du général nordiste Grant à celle du général sudiste Lee. 17 000 nordistes et 10 000 Sudistes perdirent la vie en deux jours.
L’écrivain américain Lance Weller, né en 1965, est l’auteur de plusieurs nouvelles et Wilderness est son premier roman. Actuellement il
réside à Gig Harbor, dans l’État de Washington, avec sa femme et ses chiens.
Abel Truman vit sur la côte Nord-Ouest des Etats-Unis, dans une pauvre cabane avec son chien pour unique compagnon.

Trente ans plus tôt, il a survécu à la bataille de la Wilderness, l'un des affrontements les plus sanglants de la Guerre civile américaine. Depuis, Abel est hanté par son passé douloureux, jusqu'au jour où il décide de partir pour un ultime voyage. Mais le vieux soldat ne tarde pas à être rattrapé par la violence lorsque deux hommes lui dérobent son chien. Laissé pour mort par ses assaillants, Abel part sur leurs traces à travers les Olympics Mountains.
Voici le résumé du roman, tel qu’on peut le lire sur la quatrième de couverture du livre. Pourtant, même s’il est alléchant, ce n’est que la face
émergée de l’iceberg, tant ce bouquin est riche, dense et bigrement plus énorme que cette mince péripétie néanmoins symbolique. Et vous le comprendrez très vite, dès les premières pages du
prologue on pressent qu’on va assister à un drame terriblement bouleversant.
Le roman court entre 1864 et 1899, mais la construction narrative, complexe tout en étant parfaitement maîtrisée par Lance Weller, n’est pas linéaire.
Le présent du roman, son épilogue, se situe en 1899 mais de nombreux flashbacks renvoient le lecteur à différentes époques antérieures, dont les dernières années de la Guerre de Sécession (1861-1865). A ce propos, le titre de l’ouvrage, Wilderness, évoque une région de forêts où eut lieu une terrible bataille en 1864, ce qui nous vaut des scènes épouvantables et atroces, d’une violence inouïe lorsque les hommes perdent tous leurs repères.
Nous suivons Abel Truman en permanence, mais des personnages secondaires le croisent et le recroisent au fil des chapitres, Glenn Makers et Ellen, Dexter et Hypatia… Tous vont souffrir, certains, nombreux, pire encore. Roman de la souffrance, guerre, viols, ségrégation raciale, criminels minables, corps meurtris, aucun répit durant ces trois-cents pages. Roman de la mémoire aussi, quand ce ne sont pas les corps, c’est l’esprit qui trinque par le biais de la mémoire « … à peine s’était-il isolé du monde que la mémoire revenait faire ses ravages. »
Tout le roman est une succession de scènes, extraordinaires de maîtrise littéraire, au service d’une émotion poignante permanente. J’ai rarement été aussi bouleversé à la lecture d’un roman. Tragique, pathétique, j’enrage de ne pas trouver les mots parfaits pour vous inciter à lire ce livre.
Je me garde toujours d’utiliser le terme de chef-d’œuvre pour parler d’un bouquin, me méfiant de ce mot trop galvaudé, mais aujourd’hui, j’avoue qu’il m’est difficile de ne pas le considérer comme tel. D’un coup, mais quel coup de maître, Lance Weller vient d’entrer dans la cour des très grands écrivains contemporains.
« A ses côtés, le chien percevait son désespoir et savait ce que le vieil homme ignorait, il savait qu’il allait bientôt tenter quelque chose et qu’il échouerait, et qu’ils se mettraient en route peu après. Le chien savait aussi qu’ils ne reviendraient pas. Il savait ces choses de la même façon qu’un chien connaît bien le cœur de l’homme qu’il aime et comprend ce cœur encore mieux que ce que l’homme pourrait espérer. Le vieil homme caressa la tête du chien, l’air absent, et l’animal leva les yeux vers lui un instant avant de poser le menton sur ses pattes de devant et de fermer les paupières. »
Lance Weller Wilderness Gallmeister
P.S. : Au-delà de ce roman et sans publicité aucune, sachez que les Editions Gallmeister proposent un catalogue extraordinaire de romans de qualité. Pour en avoir lu une bonne part, tous leurs bouquins s’échelonnent selon mes critères, entre « bon » et « très bon ». De quoi vous satisfaire tout l’été et plus encore.
Merci Antoine, pour la présentation de ce livre livre, que tu nous écris, avec et comme toujours beaucoup de talent!
Un poème "Pluie d’avril" de Jean de Nerville
Poème apaisant, magnifique.
Lisez-le doucement et vous vivrez intensément cet instant décrit. Merci Jean.
Pluie d’avril
C’est une averse d’avril
Crépitant sur la feuillée,
Où la fraicheur réveillée,
Avec un parfum subtil,
Monte de l’herbe mouillée ;
Les chants d’oiseau se sont tus
Et seuls le vent et la pluie,
Sous le ciel couleur de suie,
Bercent de sanglots confus
La nature qui s’ennuie ;
Et nos cœurs se sentent pris
De cette langueur perverse,
Quand, se jouant de l’averse
Entre deux nuages gris
Un rayon de soleil perce ;
Viens t’en flâner à pas lents
Par le jardin qui s’égoutte ;
Le soleil crevant la voûte
Met des reflets aveuglants
Dans les flaques de la route ;
Les fleurs relèvent le front ;
Au ciel qui se rassérène
Un vol de pigeons s’égrène.
Et s’exhalant du gazon,
Une molle vapeur traîne ;
Ainsi nos larmes d’un jour
Et sur nos douleurs d’une année
Se dissolvent en fumée :
Du premier chagrin d’amour.
Souviens-toi ma bien aimée…
"Moi d'abord" : savoir dire oui au bonheur...par Isabelle Dastroy
Isabelle Dastroy, qui s’est lancé dans la création
d’entreprise avec C-Oui, il y aura 5 ans fin mars, a toujours le moral. Pourtant, les entrepreneurs ou créateurs d’entreprise de ce réseau, connaissent bien les difficultés liées à
l'actualité...
Le petit coucou d’Isabelle !
« Je ne regrette pas mes choix, il faut suivre ses envies, aller au bout de ce que l’on a envie de faire, c’est le seul moyen de ne pas avoir de regrets. Pour moi, certains jours sont très difficiles, mais j’adore mon nouveau Job. Recevez mon bon souvenir et courage à ceux qui se lancent dans la grande aventure ».
Pour en savoir plus : http://www.c-oui.fr/
Les 2 boutiques : 5, rue Pierre Picard 75018 Paris. Métro Anvers, 22, rue des Quatre Vents 75006 Paris. Métro Odéon
Le livre qu'Isabelle aime !
J'ai découvert Katherine Pancol, grâce au
best-seller « Les yeux jaunes des crocodiles » en 2009, (Bientôt dans les salles, avec G Depardieu, Emmanuelle Béart) La trilogie continue avec « La valse lente des tortues »
et « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi », le style de l'auteur est fluide et agréable. Récemment j’ai lu son premier
roman "Moi d'abord" (1979) : 300 000 exemplaires vendus. Il avait à l'époque révélé un auteur dont la plume enlevée allait
connaître un succès phénoménal.
"Moi d'abord", c'est l'histoire de Sophie, jeune
fille "bien sous tous rapports", ayant reçu une éducation des plus classiques et promise à un bonheur formaté par la société.
Pourtant, Sophie en veut plus, et peine à se contenter de ce que la vie lui offre. Elle est belle, elle est jeune, et malgré les principes qu'on lui a inculqués et pour lesquels elle aimerait se persuader qu'ils sont aussi les siens, elle est libre, impatiente, aventureuse et amoureuse. Mais pas simplement amoureuse d'un homme, dont elle pense à chaque fois que c'est lui, mais plutôt amoureuse de la vie, et en quête perpétuelle du bonheur. Reste à savoir où se trouve réellement son bonheur...
C'est le roman de vos prochaines vacances qui se lit très facilement, dont les mots parfois crus pourront en dérouter certains, et qui décrit parfaitement cette quête du bonheur, vécue par une très jeune adulte.
L'histoire pose la question des choix, ces choix de vie auxquels chacun d'entre nous est un jour confronté, ces situations dans lesquelles on est à deux doigts de dire oui, et où parfois il est salutaire de dire non.
L'héroïne aura le courage de choisir sa vie, mais l'histoire ne dit pas si elle aura ainsi trouvé son bonheur. A chacun d'en tirer ses conclusions, personne ne sachant mieux que soi ce qui est bon pour soi-même. En tout cas c'est ce que je crois...
Bonne lecture ! Merci Isabelle.
Le printemps arrive en poésie...avec Monique Lahoste!
Merci à Monique de nous rappeler que le printemps est arrivé!
Ce poème est sublime.
Renaitre
Renaitre comme un tiède frissonnement d'aube
Aux bords du jour tardif imprégné de sommeil.
Renaitre comme un fin ruban d'aurore blonde,
En l'attente fébrile du soleil levant.
Renaitre comme forêt, jardins reverdis,
Ébouriffés par le vent joueur du matin.
Renaitre comme l'oiseau bavard et gouailleur,
Jasant à l'oreille d'une fleur rosissante.
Renaitre comme s'en revient mars en carême,
Offrant la rédemption aux âmes pénitentes.
Renaitre comme une ombrageuse pluie d'avril
Sitôt travestie en larmes de crocodile.
Renaitre et tout effacer d'un revers de main,
Refaire le chemin, savoir qu'il sera bien.
Renaitre à la lumière d'un printemps,
Avec peau neuve, sourire d'enfant
Avec âme pure qui s'émerveille
Comme nature à son réveil.
Renaitre, renaitre de tout mon être...
Comme je le voudrais !
...s'il m'était donné de renaitre ! …
Mikeno
Poème : rayon Jouets par Georges Guyot
Notre ami Georges a plein de talents ! Nous l’avions rencontré comme maquettiste avec ses petites figurines dans ce même blog. Aujourd’hui nous le retrouvons avec sa poésie.
Le thème est le rayon JS (Jouets) où il a œuvré des années comme responsable !
Sympathique poème comme il n'en existe pas!
Couverture Lettre du BHV Noël 82
RAYON JOUETS
Et cette nouvelle m’émut
Enfin une chose se mut
D’une autre façon vous accueille
A l’avenir je fais un clin d’œil
Vous allez en voir de toutes les couleurs
En cet automne plein de chaleur
Du jeu de dames aux petits chevaux
Tous les jouets ne sont pas égaux
Comme cette peluche de lézard vert
Regardant un ours de travers
Qui assis sur un château fort
Sans raison faisait des efforts
Pour être cadeau de naissance
Et pour les enfants une présence
De cette poupée versant des larmes
Sur une marionnette de gendarme
Au milieu de panoplies pour se déguiser
Et du maquillage pour vous favoriser
Pour jouer à la maîtresse des tableaux
Des crayons pour des dessins si beaux
Mais dites le, de bouche à oreille
Le rayon jouets n’a nul autre pareil.
Georges Guyot
Page Jouet Catalogue Cadeaux 1993
Merci Georges et à bientôt!










