lu dans la presse
2012 04 28 Ivry dit adieu au BHV
Lu dans le Parisien : AGNÈS VIVES | Publié le 28.04.2012
Les entrepôts du BHV sont en cours de démolition. …
IVRY, 1963. Bombardés pendant la Seconde Guerre mondiale, les entrepôts ont été reconstruits au cours des années 1960.
Le Bazar de l’Hôtel de Ville faisait partie de la vie d’Ivry depuis plus de quatre-vingts ans, alors, il ne pouvait pas disparaître comme ça, en catimini. Une fête est organisée aujourd’hui pour dire adieu à ce lieu historique en cours de démolition. Depuis le 31 janvier, les entrepôts et le magasin de déstockage ont définitivement fermé leurs portes.

Chargés d’alimenter tous les magasins de la région parisienne, ils n’étaient plus adaptés. Le groupe a depuis transféré son activité à Bonneuil.
En pleine expansion, le Bazar, qui a démarré à Paris au XIXe siècle, avait installé ses entrepôts à Ivry en 1926 dans les anciens locaux de la Compagnie française de matériel de chemin de fer. Cette proximité avec Paris permettait d’approvisionner rapidement le magasin de la capitale. Détruits dans un bombardement durant la Seconde Guerre mondiale, les hangars sont reconstruits dans les années 1960. La décennie suivante consacre le plein développement du BHV. D’autres magasins ouvrent en région parisienne et les entrepôts d’Ivry sont agrandis. Mais dans les années 1990, le nouveau propriétaire, le groupe des Galeries Lafayette, envisage le départ. En 2008, le site est vendu et la ville préempte le terrain.
Un quartier déjà repensé
Dans le quartier, c’est une page qui se tourne. « Le BHV faisait partie du paysage. Ça va être un gros changement », estime Meziane, gérant du café voisin Chez Nous. A Ivry, dans le Val-de-Marne, rares sont ceux qui ne sont pas allés un jour au magasin de déstockage du BHV dénicher de l’électroménager ou des meubles à des prix défiant toute concurrence. « C’est vraiment dommage que tout cela ait fermé, regrette ce riverain. C’était un lieu symbole de la ville. » D’autres habitants s’interrogent aussi sur le devenir du lieu. « De ma fenêtre, j’ai vu qu’ils avaient commencé à démolir, confie Jeannine, 76 ans, qui habite de l’autre côté de la Seine, à Charenton. J’espère qu’ils vont faire quelque chose de bien pour animer le quartier. » « Il y a besoin de logements, de faire venir du monde pour faire vivre le quartier et les commerces », confirme cet ancien boulanger.
En lieu et place de ces 4 ha libérés par l’enseigne, un vaste programme de 6000 logements, 100000 m2 de bureaux et de commerces en pied d’immeubles doit voir le jour dans le cadre de la ZAC Ivry Confluences. Un gymnase de 20000 places doit également être construit. Un parvis sera aménagé avec un bar destiné aux étudiants de l’université Paris-VII qui doit installer une annexe. Selon l’aménageur, la Sadev 94, la démolition du BHV doit s’étaler sur huit mois. A la demande de la ville d’Ivry, certains bâtiments seront conservés, comme l’ancien dépôt-vente où se tient la fête d’aujourd’hui. La halle doit être transformée pour accueillir des événements festifs. A côté, la cheminée typique et la maison de briques rouges resteront également en place, comme derniers vestiges de l’ère BHV à Ivry.
2012 03 20 Et si on élevait des poules à la maison?
- Paru dans Maison Magazine de Mars-Avril 2012 - Publié le 20/03/2012
Même dans un petit espace, on peut oser un poulailler personnel: c'est devenu une vraie tendance en ville.
Le dernier chic quand on a un peu d'espace, c'est d'élever des poules. Pour les œufs bien sûr, mais aussi pour en faire collection. Jardineries et fêtes des plantes les mettent à l'honneur.
À Paris, le BHV a demandé à la ferme d'Écancourt d'installer un poulailler sur son toit (du 4 au 28 avril).
Et le château de La Bourdaisière se lance dans l'élevage de poules de collection : inauguration le 8 avril pour la Fête des plantes. Quant à la jardinerie Botanic, ses rayons proposent poulaillers, aliments et quelques spécimens de gallinacées.
Alors, on se lance ? Sans doute, mais pas avant une petite mise au point. Élever des poules, c'est plus compliqué que de faire pousser des tomates cerises. Il faut un poulailler assez grand pour être nettoyé facilement (gare aux terribles odeurs de fientes !). Il doit être posé sur un terrain sec (les poules ont horreur de l'humidité !), encore mieux sur une chape en béton. Sachez qu'il faut prévoir pour chaque poule un demi-mètre carré dans le poulailler et, à l'extérieur, 10 à 20 m2 pour qu'elle circule à son aise. Vous devrez lui fournir 130 g de grains par jour, des insectes et des vers, des pâtées et autres vitamines. Moyennant quoi, vous devriez pouvoir récolter des œufs sitôt pondus !
2012 03 20 Croissance de 4% aux GL en 2011
Le nouvel Oservateur Créé le 20-03-2012 Pascale Denis, édité par Matthieu Protard
PARIS (Reuters) -
Le groupe Galeries Lafayette a vu ses ventes progresser de 4% en 2011 et son résultat opérationnel courant augmenter de 4,8%, malgré un contexte devenu très difficile pour la consommation en France au second semestre.
Le groupe, en conflit ouvert avec Casino sur la valorisation de Monoprix, leur filiale commune, a fait état de ventes au détail de 5,58 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires consolidé (excluant les ventes des stands en concession) de 4,96 milliards d'euros, en hausse de 0,7%.
La progression des ventes s'explique essentiellement par la performance du grand magasin du boulevard Haussmann, à Paris, dont le chiffre d'affaires a grimpé de 14,3% grâce aux flux touristiques, et par la progression des ventes de Monoprix, qui ont augmenté de 3,2%.
A l'inverse, la baisse des ventes s'est poursuivie pour le BHV. Le groupe ne précise pas le montant des ventes de l'enseigne en difficulté depuis plusieurs années.
"Dans un environnement globalement difficile en 2011 (...) l'activité a bien résisté", souligne Philippe Houzé, président du directoire du groupe Galeries Lafayette.
Le groupe se dit "confiant" pour 2012, malgré les incertitudes entourant l'évolution des marchés, et précise qu'à la fin février, les ventes de l'enseigne Galeries Lafayette étaient en hausse de 8,4% en données comparables et celles de Monoprix en progression de 6,2%.
Les Galeries Lafayette et le groupe Casino ont mis sur la place publique leur désaccord sur la valorisation de l'enseigne de centre- ville, qui a pris la tournure d'un bras de fer juridico-financier.
La bataille s'annonce âpre et longue pour la pépite Monoprix. Car la chaîne de distribution de centre-ville est totalement atypique dans le paysage français.
Avec une marge opérationnelle courante de 7,2%, elle constitue de loin l'actif le plus rentable de Casino en France, où la rentabilité du groupe était de 3,9% en 2010, et caracole loin devant ses concurrents.
Le résultat opérationnel 2011 du groupe Galeries Lafayette progresse de 4,8% à 372 millions d'euros, pour une marge de 7,5% (contre 7,2% en 2010) tandis que le résultat net hors éléments exceptionnels reste stable à 210 millions d'euros.
Plombé par des provisions et des dépréciations d'actifs de 153 millions d'euros sur Cofinoga, filiale de crédit à la consommation détenue à parité avec BNP Paribas et hautement fragilisée par la crise, le résultat net part du groupe chute à 43 millions d'euros (contre 380 millions d'euros un an auparavant, intégrant 205 millions d'euros de plus-values de cession).
2012 03 20 Philippe Houzé répond
Lu dans Les échos 20/03 | Philippe Bertrand
Philippe Houzé (Galeries Lafayette) : «Sur Monoprix, il n'y a pas à négocier»
Dans une interview aux « Echos », le président du directoire du groupe Galeries Lafayette revient notamment sur le contentieux qui l'oppose à Casino à propos de Monoprix. Il souhaite une stricte application des accords conclus.
Monoprix contribue à environ 40% du résultat opérationnel courant du groupe Galeries Lafayette. Où en est le contentieux qui vous oppose à Casino sur le devenir de votre participation de 50% ? Des discussions sont-elles en cours ?
Il n'y a pas à négocier. Nous souhaitons la stricte application de nos accords. Début 2011, j'ai demandé à Casino de proroger nos accords de gouvernance. Monsieur Naouri [le PDG de Casino, NDLR] n'a proposé qu'une prolongation d'un an ce qui était inacceptable pour nous. Nous avons alors demandé l'évaluation de l'entreprise afin d'avoir des bases de réflexion pour une éventuelle vente de notre participation. Casino a dès lors multiplié les manoeuvres pour empêcher l'expertise prévue par la banque JP Morgan. Le conseil a estimé que cela perturberait la bonne gestion de l'entreprise que de changer de présidence après trente années de continuité, en plein milieu d'une querelle d'actionnaires.
Comment expliquez-vous la différence de valorisation entre les 700 millions proposés par Casino et vos 1,95 milliard d'euros ?
Notre valorisation repose sur les projections d'activité 2012-2014 établies comme chaque année par le comité exécutif de Monoprix, présentées à chacun des actionnaires et approuvées par eux sans objections. Contrairement à ce qui a été dit, nous avons accepté que JP Morgan accède au management pour réaliser son évaluation, même si cela n'était nullement prévu au protocole. Casino souhaite apparemment prendre le contrôle total de Monoprix. A son initiative, il lui faudrait notamment, payer la prime de 21% prévue pour son option d'achat, ce qui ne semble pas être son intention. A la nôtre, une procédure claire est prévue dans un protocole dont nous souhaitons simplement l'application. Nous, nous sommes indifféremment vendeurs ou acheteurs à un prix d'équilibre, que nous situons à la moyenne des évaluations, soit 1,35 milliard. Si monsieur Naouri estime que 50% de Monoprix ne valent que 700 millions environ, comme il l'a répété récemment, il devrait trouver que ce prix est une très belle opportunité pour les actionnaires de son groupe. S'il veut nous cantonner à la position de vendeur, nous revenons naturellement à notre évaluation initiale de 1,95 milliard et nous nous en remettons volontiers aux travaux de la banque JP Morgan pour l'évaluation finale.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Nous avons assigné Casino pour l'obliger à respecter ses engagements dans le cadre du processus d'évaluation. Il y aura dans les semaines à venir une série d'auditions. Pour sa part, Casino a assigné les membres du conseil de Monoprix au sujet de la prorogation de mon mandat de président de Monoprix. Nous verrons comment prospèrent ces assignations. En l'état, nous avons le temps devant nous. Quant à mon mandat chez Monoprix, je vous confirme qu'il peut encore être prolongé jusqu'à 4 ans.
Si, finalement, vous cédez votre part dans Monoprix, que ferez-vous des fonds que vous récolterez : racheter les parts du groupe Galeries Lafayette détenues par d'autres membres de votre famille, racheter le Printemps... ?
Tout d'abord, il faut savoir que les trois filles de madame Moulin, la petite-fille du fondateur, sont très soudées et toutes très impliquées dans la vie du groupe. Pour ce qui est du Printemps, le sujet n'est pas d'actualité et il ne nous semble pas que son propriétaire ait annoncé sa mise en vente. Pour notre part, nous avons de nombreux projets ambitieux. Nous voulons investir dans la modernisation de nos magasins, dans notre croissance internationale et dans le développement de nos ventes par Internet. L'exemple de nos homologues américains montre en effet que les sites des grands magasins peuvent être forts et rentables, mêmes s'ils ne cassent pas les prix comme la plupart des « pure players » du e-commerce, sur la rentabilité actuelle desquels on peut s'interroger. Les Galeries Lafayette sont à la fois une marque et la maison des marques, dans ses magasins et sur Internet. Notre foi dans le potentiel du groupe et notre ambition pour lui nous poussent à bâtir avec confiance notre futur : pour les trois années à venir, nous prévoyons d'investir 850 millions d'euros, autofinancés, dont 240 millions pour Monoprix à hauteur de notre part. Voilà qui montre bien notre engagement en faveur de cette belle enseigne.
Globalement, quel regard portez-vous sur l'activité de votre groupe pour l'année 2011 ?
L'année a été contrastée, avec un premier semestre porteur et un clair fléchissement de la consommation au second. Au total, nous avons néanmoins bien résisté, et nos ventes comme notre résultat opérationnel sont en progression. On assiste partout à une redistribution des cartes, avec la montée en puissance de l'offre Internet « discountée », à côté de la tendance à la spécialisation des enseignes. Dans ce contexte général, c'est le textile dit « accessible » qui est le plus attaqué, ce qui peut avoir un impact dans la grande distribution. Monoprix résiste bien et les grands magasins Galeries Lafayette, avec une offre mode et haut de gamme, fondée sur des marques reconnues, sont toujours des lieux attractifs pour nos différentes clientèles.
Le magasin du boulevard Haussmann, à Paris, a-t-il tenu le rythme de l'année 2010 qui avait été exceptionnelle avec des ventes en hausse de 24% ? Et comment se sont comportés les magasins de province ?
Haussmann a de nouveau été tiré par la clientèle des touristes étrangers et notamment chinois. L'activité a progressé de 14%. En Province, les ventes sont en moyenne légèrement positives. La croissance a, en vérité, été proportionnelle à la taille des villes. Les magasins de petite taille dans les petites villes (soit une petite dizaine sur 55), subissent une concurrence très vive. De ce point de vue, nous menons à Toulon un test très prometteur. Nous avons transformé nos 2.500 mètres carrés généralistes en un magasin spécialisé dédié à l'univers de la femme (mode, accessoires, beauté) et nous enregistrons une progression de 15% depuis le début de l'année. Nous pouvons envisager de généraliser ce nouveau concept, plus adapté aux nouvelles attentes de nos clients de petites villes de province.
Vous avez annoncé la fermeture de deux BHV, à Montlhéry, dans l'Essonne, et à Saint-Genis-Laval, dans la banlieue de Lyon. Quel sera l'avenir de cette enseigne ?
Le BHV est en mutation. Les petits magasins souffrent de la concurrence des spécialistes du bricolage et sont assez déficitaires. En revanche, le navire-amiral de la rue de Rivoli [à Paris, NLDR] reste bénéficiaire. Mais si le BHV est encore un peu en retard dans la transformation que nous avons opérée dans toutes nos enseignes, Rivoli fait aujourd'hui l'objet d'une réflexion très approfondie pour adapter son offre à son environnement, la clientèle du Marais, et lui trouver une vocation porteuse. Nous sommes sur le point de lancer une refonte importante centrée sur la mode et la décoration de la maison. C'est un investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros. Les travaux s'achèveront en 2015 mais dès cette année, nous prévoyons une forte hausse du résultat. Je vous rassure, le mythique sous-sol dédié au bricolage a été rénové il y a deux ans et fait partie intégrante du nouveau concept. Nous fêterons cette année les 100 ans des Galeries Lafayette Haussmann et les 80 ans de Monoprix. L'histoire de notre groupe est celle de l'adaptation et de la rénovation constantes de l'offre de nos enseignes. Le BHV est aujourd'hui la seule à n'avoir pas réalisé ce parcours. Il va rapidement rattraper le chemin.
Cofinoga, la société de crédit à la consommation que vous codétenez avec BNP Paribas, a perdu 174 millions en 2011. Quelles sont vos perspectives pour cette filiale ?
Cofinoga a été affecté en 2011 avant tout par la nouvelle réglementation sur le crédit revolving dans un contexte global détérioré pour les ménages. Pour adapter l'exploitation à cette donne durablement nouvelle, la société a dû engager un plan social portant sur plus de 400 suppressions de postes. Ce plan a malheureusement un impact particulièrement sensible pour notre site de Mérignac compte-tenu de la nature de ce bassin d'emploi. BNP Paribas et nous-mêmes faisons les meilleurs efforts pour reclasser le personnel dans nos groupes. Laser a comptabilisé 544 millions de charges exceptionnelles, qui impactent les comptes des Galeries Lafayette pour 153 millions. Nous avons désormais donné tous les moyens à la partie française de Cofinoga de dégager un résultat positif, ce que nous pensons pouvoir atteindre en 2013. A l'international, nous gagnons de l'argent. Nous voulons relancer l'entreprise car le crédit à la consommation est un levier important de l'économie.
Photo : AFP
PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE BERTRAND
2012 03 01 Plus de 200 reclassements pour les salariés de Cofinoga
Plus de 200 reclassements pour les salariés de Cofinoga
Lu sur Aqui.fr, le site d'Informations Régionales de l'Aquitaine et de bien au-delà.
http://www.aqui.fr
Rédacteur : Nicolas César
Mardi 28 février, une table ronde a été organisée entre la direction de Cofinoga, les syndicats et des élus locaux autour du préfet de la Gironde. Fin janvier, la direction de LaSer Cofinoga, détenu à parts égales par BNP-Paribas et Les Galeries Lafayette a annoncé la suppression de 433 postes, dont 397 à Mérignac, justifiant sa décision par "une situation de crise économique sans précédent" et "des évolutions législatives" défavorables au crédit à la consommation. Une annonce qui a suscité une vive inquiétude sur l'impact de cette décision sur l'économie régionale. Cette réunion a permis d'apprendre que 250 postes de reclassements vont être proposés aux employés de Cofinoga.
Les salariés du site girondin vont bénéficier d'environ 250 offres de reclassement, alors qu'une centaine de salariés seraient prêts à un départ volontaire, a annoncé mardi le préfet de Gironde, Patrick Stéfanini. Trente postes de reclassement en interne sur le site de Mérignac ont été proposés, 50 dans des entités des Galeries Lafayette, 130 dans des entités de BNP-Paribas, dont 40 à Mérignac et l'agglomération bordelaise, a détaillé le préfet. Quelque 10 à 20 salariés pourraient être également embauchés dans deux entreprises locales. A noter, que le préfet de la Gironde a indiqué qu'il s'entretiendrait prochainement à Paris avec des responsables des deux actionnaires pour leur demander "d'élargir leur proposition de reclassement". "Il s'agit de faire en sorte que les employés retrouvent un emploi, que cela soit chez les actionnaires, chez nous ou dans d'autres entreprises", a confirmé Raffaele Cecila, directeur général délégué de l'entreprise.
250 reclassements
"C'est une première base mais on sent encore qu'il y a d'un côté la rentabilité et le profit et, de l'autre, des suppressions d'emploi que nous ne voulons pas", a réagi Jacques-Olivier Drouard, délégué syndical CGT. En outre, le préfet a précisé qu'un "certain nombre de salariés souhaitaient quitter l'entreprise, parfois depuis plusieurs mois", évoquant "une centaine de personnes", un chiffre qui n'était toutefois pas confirmé par les syndicats. Une mission d'accompagnement de ces salariés a été confiée à la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation du travail et de l'emploi) qui s'appuiera sur le dispositif Afpa transition. Un dossier, que les élus et syndicats vont suivre de près.
Nicolas César
2005 mémoire: Cofinoga, la carte maîtresse des Galeries
Cofinoga, la carte maîtresse des Galeries
L’expansion : Gilles Lockhart - publié le 01/06/2005
Voici un article intéressant que j'ai gardé depuis 2005!
Vous pouvez imprimer les pages si vous voulez ou me les réclamer pour un envoi en direct.
CD
Le groupe de grands magasins est aussi, via sa filiale, un as du crédit à la consommation et de la fidélisation des clients.
Un crédit à la consommation de 732 600 eu-ros : le record de ce couple de quadragénaires s'annonce difficile à battre. A eux deux, le mari et la femme ont un revenu de 3 500 euros mensuels. S'ils devaient rembourser leurs 62 créanciers, le couple aurait à débourser 17 300 euros par mois. " Ils ont menti sur toute la ligne ", s'emporte un banquier qui a découvert ce dossier de surendettement en avril. Mais le crédit à la consommation est si tentant ! Et tellement rentable pour ceux qui le commercialisent...
Rien que chez Cofinoga - devenu LaSer-Cofinoga depuis son intégration à une holding des Galeries Lafayette -, les intérêts de crédits représentent 77 % du chiffre d'affaires. Et il n'est pas leader sur ce marché. Avec un peu plus de 10 milliards d'euros d'encours engrangés en France et à l'étranger, Cofinoga n'équivaut qu'à un gros tiers de Cetelem, le no 1 français, qui est aussi son actionnaire (lire page 126). Ce qui n'empêche pas Cofinoga d'être convoitée depuis des années par de grandes banques comme la Société générale ou le Crédit mutuel.
En 2004, la perle des Galeries Lafayette a produit un résultat net de 115 millions d'euros pour 878 millions de chiffre d'affaires. En France, près de 90 enseignes nationales acceptent sa carte, d'Alain Afflelou à la SNCF en passant par Speedy et Pierre & Vacances. Principaux artisans de ce succès : Michel Philippin, directeur général de Cofinoga depuis plus de vingt ans (il affectionne le travail collectif au point de recouvrir les murs de son bureau de grandes photos de ses équipes), et Philippe Lemoine, marié à l'une des héritières des fondateurs des Galeries Lafayette. Ce grand gaillard débonnaire et bronzé est un spécialiste de la " relation clientèle ". " L'un des sujets les plus compliqués de la société moderne ", affirme-t-il. Un intuitif aussi. Lorsque, en 1992, les Galeries Lafayette s'emparent des Nouvelles Galeries, alors propriétaires de Cofinoga (Compagnie financière des Nouvelles Galeries), Philippe Lemoine refuse les avances de General Electric, prêt à racheter l'enseigne pour 1,5 milliard de francs. " J'avais fait un stage de deux mois chez Cofinoga, en février 1985, et je connaissais leur potentiel ", se félicite-t-il. Il peut être content de son choix : Cofinoga vaut aujourd'hui 2,2 milliards d'euros, soit dix fois plus qu'en 1992.
Son histoire a débuté en 1968, à l'époque où les Nouvelles Galeries étaient encore le premier distributeur français. Cofinoga fournit aux magasins du réseau une carte privative destinée à fidéliser leur clientèle. Jusqu'en 1972, l'activité n'est pas rentable : la carte Cofinoga émise pour les Nouvelles Galeries lui coûte 6 % de frais à chaque paiement. Les dirigeants de l'époque sont de jeunes managers venus de la compagnie aérienne UTA, dont Michel Philippin, à la tête desquels oeuvre Nicolas Prinet, qui sera directeur général de Cofinoga jusqu'en 1984. Cette équipe brillante a l'idée de tout miser sur la vente de produits multiples. Le relevé mensuel de la carte privative se transforme alors en support d'annonces tous azimuts : l'enveloppe est bourrée d'offres de produits jusqu'à la limite des 20 grammes autorisés par le timbre-poste. Assurances, abonnements et prêts personnels s'ajoutent à la réserve de crédit liée à la carte. Tout est bon pour fidéliser le client au profit du distributeur. En 1985, c'est le décollage informatique. Cofinoga parie le premier sur la technologie DB2 d'IBM, qui lui permet de se constituer des bases de données de clients modulables à volonté. Cette avance technologique l'aidera à remporter la plupart des appels d'offres de partenariats pendant des années. La société développe en parallèle son centre de gestion de la clientèle à Mérignac (Gironde). Il compte aujourd'hui 1 900 salariés d'une moyenne d'âge de 36 ans, qui travaillent " dans une assez bonne ambiance et un climat social correct ", selon un syndicaliste.
La bonne idée, c'est, en 1986, de proposer l'accès à la carte à des distributeurs autres que ceux de sa maison mère. Un premier test est réalisé auprès d'un magasin de vêtements de Pantin, en Seine-Saint-Denis, les Galeries Tomy. Essai concluant. " Les deux premiers mois, nous avons placé 3 000 cartes auprès de nos clients ", se souvient le patron de Tomy, Daniel Cléjean. Le fondement du succès de Cofinoga était né.
Depuis, le réseau de partenaires n'a cessé de s'étoffer. En avril 2001, l'enseigne a coopté les 104 magasins Go Sport ainsi que les 5 000 points de vente Interflora, judicieusement admis quelques jours avant la fête des Mères. L'année suivante, c'est le tour des péages d'autoroutes, suivi en 2003 des 600 stations Shell et des 450 boutiques Hertz. Son dernier gros contrat signé l'an dernier concerne les 350 000 cartes privatives de Quelle, no 3 de la vente à distance en France. " Nous avons une connaissance unique de la distribution. Nous venons de ce monde, nos offres de fidélisation collent à ses besoins ", affirme Michel Philippin. LaSer-Cofinoga s'est aussi spécialisé dans la gestion de la clientèle à distance pour les institutionnels. Ce que Philippe Lemoine appelle le " secteur parapublic dérégulé ". Le centre de Mérignac gère également les relations de France Télévisions avec ses téléspectateurs ou celles de la RATP avec les 600 000 abonnés de la carte Intégrale.
Deuxième clé du succès de Cofinoga : la conquête du client individuel. Le tournant stratégique est pris en 1998 lors du lancement de Médiatis, une filiale de Crédit à la consommation spécialisée dans le « near sub prime », « la clientèle modeste mais solvable » traduit Michel philippin. Une population avide de crédits et peu regardante sur le taux……..
…… La faille de Cofinoga ? Pas simple de l’identifier : « Ils ont le même management depuis trente ans, mais la relève est-elle prête ? Et qu’adviendra t-il , maintenant que BNP Paribas veut les faire marcher au pas ? » s’interroge un banquier concurrent dans une allusion au 50% que BNP paribas détient désormais dans le Capital de Laser-Cofinoga…..

Page 3 article juin 2005

2012 02 22 Casino et Galeries Lafayette en conflit sur Monoprix
Article : Le Figaro par Yvan Letessier 22 02 2012
Les Galeries Lafayette veulent vendre leurs 50% de Monoprix, que Casino, copropriétaire, veut lui racheter. Mais les deux groupes ne sont pas d'accord sur la valorisation de l'enseigne.
Les couteaux sont tirés entre Casino et Galeries lafayette copropriétaires de Monoprix. Les deux actionnaires sont certes d'accord sur un point: les Galeries Lafayette veulent vendre leurs 50% de Monoprix, comme ils l'ont fait savoir le 7 décembre dernier à Casino; et ce dernier veut les lui racheter. Il va même bientôt disposer d'un trésor de guerre de 800 à 900 millions d'euros, après son désengagement partiel de sa filiale Mercialys. Mais les deux groupes, associés depuis 15 ans, ne sont pas d'accord sur la valorisation de Monoprix.
Casino, conseillé par la banque Rothschild, est prêt à payer 700 millions d'euros pour 50% de Monoprix. Les Galeries Lafayette, conseillées par la Société générale, en voulaient au départ 1,95 milliard. L'écart, expliqué par la forte volatilité des valorisations des groupes de distribution, est tel que la banque JP Morgan, appelée pour les départager, a jeté l'éponge.
Casino s'estime «pris en otage»
Le conflit a pris un tour juridique la semaine passée, quand les Galeries Lafayette ont assigné Casino devant le Tribunal de commerce de Paris afin de faire valoir leur propre estimation. Parallèlement, les Galeries Lafayette ont fait une nouvelle offre à 1,35 milliard, encore trop éloignée de l'estimation de Casino.
Mercredi, un conseil d'administration de Monoprix, qui devait transmettre, à compter du 31 mars prochain, la présidence de Monoprix à Jean-charles Naouri le PDG de Casino, a voté le maintien à ce poste de Philippe Houzé, le PDG des Galeries Lafayette… le temps qu'un accord soit trouvé sur la valorisation.
Le conseil d'administration est composé de trois membres nommés par Casino et trois autres par les Galeries Lafayette, mais la voix du président est prépondérante. Casino, qui s'estime «pris en otage», va «saisir les juridictions compétentes pour faire respecter par Galeries Lafayette ses engagements».
2012 02 24 Casino-Monoprix article Agéfi
Casino valorise ses 50% de Monoprix à 700 millions d’euros, mais les comptabilisait à 1,225 milliard dans ses comptes à fin 2010
Par Bruno de Roulhac le 24/02/2012 pour L'AGEFI Quotidien -
La guerre est déclarée ! Casino fourbit ses armes avant de «saisir les juridictions compétentes pour faire respecter par Galeries Lafayette ses engagements». Le distributeur stéphanois estime que Galeries Lafayette a violé les engagements de leur protocole de 2002, prorogé en 2008, en faisant voter par ses administrateurs la prolongation du mandat de PDG de Philippe Houzé (président du directoire de Galeries Lafayette) à la tête de Monoprix.
Le conseil de Monoprix compte trois représentants de Casino et trois de Galeries Lafayette, le président disposant d'une voix double. Si, le protocole – non public – prévoyait une alternance de présidence entre les deux actionnaires, Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, n'avait jusqu'à présent pas souhaité exercer cette fonction. Il semble néanmoins dans son bon droit.
Cette attaque répond à la récente assignation de Casino par Galeries Lafayette devant le
tribunal de commerce de Paris. Les Galeries estiment également que son partenaire n'a pas respecté le protocole de 2002.
Selon des proches du dossier, Philippe Houzé a proposé en 2011 à Jean-Charles Naouri de prolonger l'accord pour trois ans. Casino
proposant un renouvellement de seulement un an, Galeries Lafayette a décidé de mettre en oeuvre le protocole, en engageant l'évaluation de 50% de Monoprix, sans pour autant être vendeur.
Conseillé par Société Générale, Galeries Lafayette a abouti à une valorisation de 1,95 milliard d'euros, tandis que Casino, conseillé par Rothschild, a trouvé 700 millions. Un grand écart! En
effet, «alors que Galeries Lafayette s'est fondé sur le business plan de Monoprix, validé
par le conseil en 2011, et donc par Casino, ce dernier a demandé à McKinsey d'établir un autre business plan, non communiqué aux Galeries », confie un proche du dossier.
En l'absence d'accord, le troisième expert, JPMorgan, qui devait procéder à une évaluation, s'est refusé à intervenir si les deux parties ne s'entendaient pas sur un business plan commun.
Casino a alors proposé de trouver un nouvel expert, ce qu'a refusé Galeries Lafayette, regrette le distributeur. Considérant de son côté que le plan de Monoprix, voté par Casino,
s'impose, Galeries Lafayette a saisi la justice. Pour sa part, Casino estime que le plan doit être revu à l'aune de la conjoncture actuelle, du recul de la marge de Monoprix, et de la perspective
de cession. Hier soir, Monoprix s'est défendu en publiant une hausse de 3,2% de son chiffre d'affaires 2011 à 3,96 milliards d'euros, pour un résultat opérationnel courant en recul de 4,6% à 287
millions. Et sur les sept premières semaines 2012, le distributeur se targue d'une croissance des ventes en comparables supérieure à 5,5%.
Depuis le 1er janvier, Casino dispose d'un «call punitif», soit une option d'achat de 10% de Monoprix, sur la base de la valeur d'expert majorée de plus de 20%. Dans la foulée, Galeries Lafayette
peut exercer son option de vente dans les mêmes conditions. Mais parallèlement, les Galeries disposent d'une option de vente de 50% à valeur d'expert sans prime. «Si Galeries Lafayette
souhaitait maximiser le prix de cession de sa participation, il avait tout intérêt à laisser l'initiative à Casino d'exercer son option d'achat, note Natixis. Nous sommes donc
surpris de la démarche de Galeries Lafayette».
Dans une lettre du 10
février que L'Agefi s'est
procurée, Ginette Moulin, présidente du conseil de surveillance de Galeries Lafayette, a proposé de couper la poire en deux, en offrant à Casino de lui racheter ou de lui vendre ses 50% de
Monoprix au prix de 1,35 milliard d'euros. Cette offre, adressée à Jean-Charles Naouri, «a
reçu une fin de non-recevoir et n'a pas été présentée au conseil de Casino», explique un proche du dossier.
Le prix reste bien sûr la pierre d'achoppement. Pour l'heure, les analystes évaluent la participation de 50% de Monoprix entre 1,1 et 1,3 milliard, ce qui correspond à l'évaluation de
2010. «Un prix de 1,3 milliard ferait ressortir un ratio de 6% du chiffre d'affaires et de 9 fois le résultat d'exploitation, des chiffres supérieurs de plus de 25% à la moyenne du
secteur, note Aurel BGC. Un accord devrait être trouvé autour de 1,2 à 1,3 milliard». A 1,2 milliard, l'opération serait relutive de 9% pour Casino, note Oddo.
D'ailleurs, Casino évalue lui-même sa participation dans Monoprix à 1,225 milliard d'euros fin 2010. Avec une valorisation actuelle de 700 millions, le distributeur stéphanois devrait logiquement
passer une dépréciation de 525 millions. Réponse le 28 février lors de la publication des résultats annuels.
2012 02 16 Les Galeries Lafayette face à la question de l'avenir du BHV
16.02.2012, source : Les Echos de la franchise.com Philippe BERTRAND
Le groupe de grands magasins a confirmé vendredi le projet de fermeture de deux unités pour des raisons économiques. La chaîne de bricolage et d’aménagement de la maison ne comptera bientôt plus que quatre unités contre dix-huit il y a huit ans.
Le BHV va-t-il disparaître ? L’enseigne mythique du Bazar de l’Hôtel de Ville, aujourd’hui propriété du groupe Galeries Lafayette, va-t-elle péricliter à petit feu pour finir par disparaître du paysage commercial français ? Certains le craignent depuis qu’ils ont appris, le 9 février, que deux nouveaux points de vente allaient fermer, à Montlhéry, dans l’Essonne, en région parisienne, et à Saint-Genis-Laval, dans la banlieue de Lyon. Ces fermetures porteront à quatre le nombre d’unités restant de ce qu’il devient difficile d’appeler une chaîne de magasins. On en dénombrait dix-huit en 2004. Il y a quelques jours, en outre, « Les Echos » révélaient que le site Internet marchand du BHV fermait, pour se concentrer sur les seuls conseils en bricolage...
Au siège des Galeries Lafayette, on conteste cependant formellement cette vision pessimiste de l’avenir de l’un des emblèmes du grand commerce français. « Il ne s’agit pas d’annoncer la fin du BHV », affirme aux « Echos » un porte-parole qui ajoute : « Le groupe est attaché à l’enseigne.» La direction confirme cependant que le 9 février, au cours d’un comité central d’entreprise, le projet de fermer les deux points de vente a été engagé. « La consultation a débuté avec les partenaires sociaux, elle peut durer plusieurs mois. »
RAISONS ÉCONOMIQUES Concrètement, le projet de fermeture s’accompagne d’un plan de sauvegarde de l’emploi touchant 65 personnes à Montlhéry et 44 dans le Rhône. « Le reclassement de tous les salariés est proposé, précise-t-on au siège des Galeries. Dans les autres unités du groupe, c’est-à-dire, en Ile-de-France, les BHV de Parly 2, de Rivoli, à Paris, ainsi que les différents Galeries Lafayette, et dans la région de Lyon, au BHV ou aux Galeries Lafayette du centre commercial de Lyon-Part-Dieu ou dans le BHV de Limonest. »
Reste le cœur du problème : c’est bien pour des « raisons économiques » que ces décisions ont été prises. Les deux BHV concernés, plus petits que la moyenne, ont subi la concurrence croissance des enseignes spécialisées dans le bricolage et la décoration comme Castorama et Leroy Merlin.
« Nous avons beaucoup travaillé pour faire évoluer l’offre et tenter de sauver ces points de vente », explique le porte-parole des Galeries Lafayette. « A Montlhéry, nous avons essayé de nous diversifier dans la mode et à Saint-Genis-Laval dans le bagage. » Cela n’a visiblement pas suffi à enrayer un déclin qui ne date pas des derniers mois et du regain de la crise financière. Ce n’est apparemment pas non plus le marché qui est mauvais. En 2011, le marché du bricolage a progressé de 1 % à 2 % , selon les premières estimations du syndicat professionnel Unibal, et les grandes surfaces spécialisées ont fait mieux encore.
Pour le BHV, la question est de savoir si avec quelques magasins seulement on peut encore aborder avec pertinence, sur le plan économique, un secteur où l’on gère des centaines de milliers de références. La fermeture du site marchand du BHV ainsi que la diversification du site historique de Rivoli dans l’habillement pour hommes laissent à penser que c’est difficile.
2012 02 15 Cofinoga et BNP PARIBAS
Lu dans La Tribune 15 02 2012
Les syndicats de Cofinoga fulminent contre les bénéfices de BNP Paribas
Par Christine Lejoux
L'intersyndicale de la société de crédit à la consommation Cofinoga, détenue par BNP Paribas et les Galeries Lafayette, s'apprête à supprimer 433 emplois.
C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Les syndicats de Cofinoga ont fait part, mercredi, de leur "colère" à l'annonce des six milliards d'euros de bénéfices nets engrangés en 2011 par BNP Paribas. Si La société de crédit à la consommation, qui avait annoncé fin janvier la suppression de 433 postes, dont 397 à Mérignac (Gironde), s'en prend à la première banque française, c'est parce que Cofinoga est une filiale du groupe Laser, lui-même détenu à parité par BNP Paribas Personal Finance et par les Galeries Lafayette. Certes, le bénéfice de BNP Paribas a chuté de près de 23%, l'an dernier, l'intersyndicale du site Laser Cofinoga à Mérignac le reconnaît. Mais "avec seulement 1 ou 2% de cette somme, il n'y aurait plus lieu de faire un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) chez Cofinoga. Cet argent permettrait de relancer une véritable dynamique de croissance de l'activité", déplorent les syndicats.
Cofinoga publiera de "lourdes pertes" au titre de 2011
Lors de la présentation des résultats annuels de BNP Paribas, mercredi, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de la banque, a simplement évoqué la loi Lagarde de 2010, relative à l'encadrement du crédit à la consommation, et ses conséquences : "Nous en savons malheureusement quelque chose avec Cofinoga." Cette loi a en effet provoqué une chute de 50% de la demande de crédits renouvelables, en deux ans, selon le courtier Empruntis.com. Conséquence, Cofinoga, qui souffre également de la crise économique et dont le bénéfice net a plongé de 48,2% au premier semestre 2011, à 30,8 millions d'euros, accusera "de lourdes pertes" sur l'ensemble de l'exercice écoulé, a indiqué son président, Philippe Lemoine, dans un entretien aux Echos, le 10 février. D'où les 433 suppressions de postes prévues, afin de tenter de renouer avec les bénéfices d'ici à 2015.
Les syndicats s'adresse à Nicoas Sarkozy
Les syndicats, qui avaient déjà interpellé le Premier ministre François Fillon lors d'un récent déplacement à Bordeaux, ont tapé plus haut encore mercredi, en s'adressant à Nicolas Sarkozy. "A partir de combien d'emplois sacrifiés pour des motifs boursiers le pouvoir s'autorise-t-il à intervenir?", ont-ils demandé au président de la République. Pas sûr qu'ils obtiennent une réponse plus satisfaisante que celle de BNP Paribas et des Galeries Lafayette, qui "se sont engagés au côté de Cofinoga pour aider (la société) à gérer humainement ce plan de redressement", que les deux actionnaires approuvent par ailleurs "totalement", avait indiqué Philippe Lemoine, le 10 février.