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Le blog du Réseau Bazar BHV

lu dans la presse

Lu dans la presse : Michel Ohayon qui avait repris 25magasins GL placé en garde à vue.

10 Avril 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Ci-après, 2 articles du Figaro sur le repreneur de magasins GL et un, du Parisien sur la fermeture des GL Rosny, ex BHV.

Les patrons des Galeries Lafayette n'auraient pas profité des meilleurs acquéreurs pour la cession de leurs magasins? On se souvient : Fin février 2023, 25 magasins des Galeries Lafayette, exploités en franchise par Hermione People & Brands, société dirigée par Michel Ohayon, ont été placés sous procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Bordeaux.

GL Niort

En 2018, Michel Ohayon avait acquis 22 de ces magasins, répartis sur plusieurs villes, (dont Agen, Amiens, Angoulême, Bayonne, Beauvais, Belfort, Besançon, Caen, Cannes, Chalon-sur-Saône, Chambéry, Dax, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Rouen, Saintes, Tarbes et Toulon.).En 2021, il en a racheté trois autres, à Pau, Tours et Rosny2 ancien BHV

Les difficultés financières de grandes enseignes telles que Camaïeu, Gap, Go Sport ou La Grande Récré, toutes acquises par Michel Ohayon, autodidacte, ont fait l'objet de nombreux titres de presse ces dernières années. (la liquidation de Camaïeu en septembre 2022, entraînant la perte de 2 600 emplois.)

Au sommet de sa carrière, Michel Ohayon se classait à la 104e place des Français les plus riches, avec une fortune estimée à 1,1 milliard d'euros, selon le magazine Challenges, accumulée en un peu plus d'une décennie.

CD

GL Caen

L’homme d'affaires Michel Ohayon placé en garde à vue pour soupçons d’abus de biens sociaux

Le Figaro avec AFP , Publié le 2 avril 2025 

L'ex dirigeant de la filiale HPB, Michel Ohayon, a été placé en garde à vue pour «escroquerie aggravée»

Michel Ohayon et trois de ses associés ont été placés en garde à vue ce matin. L’homme d’affaires a construit depuis Bordeaux un empire immobilier et commercial fragilisé par le fiasco de Camaïeu.

Michel Ohayon, ex-dirigeant de la filiale HPB de son groupe, et au moins trois autres personnes ont été placés en garde à vue ce mercredi à Paris pour des soupçons d'abus de bien sociaux dans l'empire en difficulté de l'homme d'affaires bordelais, a appris l'AFP de source proche du dossier.

Bas du formulaire

Le parquet de Paris et de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) a «confirmé que des personnes sont entendues en garde à vue ce mercredi, sur commission rogatoire», dans l'information judiciaire qu'il a ouverte en avril 2023 pour abus de biens sociaux, banqueroute, escroquerie aggravée, blanchiment en bande organisée.

En février 2018, Michel Ohayon était apparu sur le devant de la scène commerciale française comme le sauveur d’enseignes en déclin. Il se présentait comme le «réenchanteur» des centres-villes de France, désertés par les commerces . L’homme d’affaires est connu pour ses investissements dans La Grande Récré, les Galeries Lafayette de province, Camaïeu, Go Sport, et Gap France

 

L’homme d’affaires Michel Ohayon conteste «avec véhémence» les accusations de banqueroute

Le Figaro avec AFP Publié le 5 avril 2025   

L'homme d'affaires Michel Ohayon mis en examen pour abus de bien sociaux

 ......L’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon, mis en examen pour banqueroute et abus de biens sociaux, conteste «avec la plus grande véhémence» ces accusations, a indiqué samedi à l’AFP son avocat, affirmant qu’il s’était «appauvri pour sauver un secteur du +retail+ qui connaît une crise en France sans précédent»«Nous contestons avec la plus grande véhémence la mise en examen de Michel Ohayon», a réagi Me Olivier Pardo.

Bas du formulaire

«Il a injecté plus de 68 millions d’euros de sa fortune personnelle, il n’y a eu aucun enrichissement, tout au contraire, Michel Ohayon s’est appauvri dans cette affaire pour sauver un secteur du “retail” qui connaît une crise en France sans précédent», a-t-il ajouté. «Il suffit de voir le nombre de faillites qui ont eu lieu depuis le Covid». Michel Ohayon, 63 ans, a été mis en examen vendredi à Paris pour banqueroute, abus de biens sociaux, escroqueries en bande organisée, abus de confiance et blanchiment aggravé, et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de gérer une société.

Selon le parquet de Paris, sollicité par l’AFP, il est soupçonné de «mouvements de trésoreries suspects» au sein des sociétés Camaïeu, Gap France et Go Sport, ce qui aurait contribué à provoquer leur placement en redressement judiciaire, au cours des deux années qui ont suivi leur reprise. Ces opérations ont «été dissimulées comptablement et ou justifiées par des opérations juridiques fictives», selon la même source. «Le produit tiré de l’ensemble des infractions reprochées est estimé à plus de 50 millions d’euros.»

Selon Me Pardo, «les accusations portées contre lui sont une négation fonctionnement d’un groupe de sociétés»«Nous démontrerons les responsabilités des uns et des autres», a-t-il promis, annonçant vouloir mener «toutes les actions nécessaires à la suite des violations répétées du secret de l’instruction et de l’atteinte à sa présomption d’innocence».

Article GL Rosny :

Le Parisien :

Le 26 mars 2025 Par Elsa Marnette 

« On savait que ça allait arriver » : le centre commercial Rosny 2 s’apprête à dire adieu aux Galeries Lafayette

Le vaisseau amiral du centre commercial de Seine-Saint-Denis devrait fermer ses portes au début de l’année prochaine, laissant une centaine de salariés sur le carreau.

Plus de 500 marques réparties sur deux étages, une surface de 10 000 m², environ 150 salariés… Localisées à une des extrémités du centre commercial Westfield - Rosny 2 à Rosny sous Bois, les Galeries Lafayette en imposent. Mais ce vaisseau amiral va bientôt fermer ses portes, vraisemblablement en janvier prochain.

L’annonce, tombée début mars lors d’un comité social et économique, a jeté un froid parmi les salariés. Elle ne les a toutefois pas surpris, reconnaissent certains à demi-mot. « On était en procédure de sauvegarde, on savait que ça allait arriver », lance une vendeuse ce mardi, en pliant consciencieusement des polos pour hommes.

« C’est le bailleur qui ne veut plus de nous »

En février 2023, le tribunal de commerce de Bordeaux (Gironde) avait en effet placé en procédure de sauvegarde, les 25 magasins Galeries Lafayette — tous situés en province, à l’exception de celui de Rosny-sous-Bois — détenus par l’homme d’affaires Michel Ohayon.

Mais le plan de continuation d'activité déposé un an plus tard avait été avalisé par le même Tribunal de Commerce de  Bordeaux avait fait renaître un peu d’espoir parmi les salariés. « On pensait être tirés d’affaire, souffle une autre vendeuse. Mais ce qui est surprenant, c’est que cette fois, c’est le bailleur qui ne veut plus de nous. »

Circule en effet parmi les salariés une rumeur selon laquelle le groupe Unibail-Rodamco-Westfield a annoncé son intention d’augmenter le loyer pour la surface commerciale louée par la société Hermione TPR. Cette filiale d’Hermione Retail gère les magasins de Toulouse (Haute-Garonne), Pau (Pyrénées-Atlantiques) et Rosny-sous-Bois. La direction d’Unibail ne confirme pas ces bruits de couloir.

« Les gens ont de moins en moins de pouvoir d’achat »

Malgré le plan de continuation de l’activité, qui impliquait l’abandon de 70 % des dettes, la situation financière des Galeries Lafayette à Rosny paraît morose. « L’affluence est faible, constate une salariée. À part le week-end, il n’y a pas grand monde. » « On fonctionne de plus en plus difficilement, confirme un autre employé. De plus en plus de clients fréquentent le magasin uniquement quand il y a des promotions. Les gens ont de moins en moins de pouvoir d’achat. »

 

 

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Lu dans la Presse : L'informé, Face à des difficultés, le BHV change de patron

9 Avril 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Voici le 3e article promis sur le BHV.

CD

« L’informé » du 04/04/2025

Rédaction :  Morgan Leclerc, Guillaume Chazouillères

Face à des difficultés, le BHV change de patron

Un mercato a eu lieu en toute discrétion, courant mars, à la tête du grand bazar de l’hôtel de ville. Il intervient à un moment clé pour la foncière lyonnaise SGM - propriétaire des lieux - empêtrée dans plusieurs chantiers.

Valse au sommet du BHV.

 Cette semaine, Challenges annonçait que la directrice générale du fameux magasin parisien situé face à l’hôtel de ville, Emmanuelle Claverie Vaysset, avait été évincée de ses fonctions, seize mois seulement après avoir été nommée par le nouveau propriétaire des lieux, la foncière lyonnaise SGM (Société des Grands magasins). En réalité, un changement de direction s’est opéré, il y a quelques semaines, dans la plus grande discrétion, a appris l’Informé.

Si rien n’est encore officialisé, la responsable du Bazar de l’hôtel de Ville a, d’après plusieurs sources, été remplacée courant mars par Karl-Stéphane Cottendin, un fidèle de Frédéric Merlin, ce jeune patron qui pilote la SGM, également propriétaire de sept magasins Galeries Lafayette et onze centres commerciaux.

Inconnu du grand public, Karl-Stéphane Cottendin, 31 ans, a intégré la foncière en 2018 et y occupait dernièrement les fonctions de directeur des opérations. Il était auparavant passé chez Merrill Lynch en tant qu’analyste financier et chez Natixis

Aussi soudain, soit-il, ce changement de direction intervient à un moment clé pour la société lyonnaise de Frédéric Merlin. Ce dernier–dont la famille se classe à la 207e place du classement des fortunes de Challenges–a repris l’exploitation du BHV auprès des Galeries Lafayette en novembre 2023.

Mais depuis, les déboires se sont accumulés pour l’entrepreneur.

Fin août Mediapart, tire la sonnette d’alarme sur les difficultés du groupe à payer plusieurs fournisseurs… Une pagaille qui des ressources internes est encore loin d’être totalement réglée.

La nomination de Karl Stéphane, Cottendin pourrait donc aider le commerçant à avancer sur le sujet. Celui-ci aurait d’ailleurs, à date, abandonné toutes ses autres fonctions au sein de la SGM pour se consacrer à plein temps au grand magasin parisien.


Un dossier immobilier complexe.
Peut-être pourra-t-il aussi s’investir sur le titanesque, dossier immobilier dans lequel la foncière est empêtrée. Après de longs mois de tractations, la SGM n’est toujours pas parvenue à finaliser l’acquisition des murs du grand magasin de la rue de Rivoli.( valorisée à 300 millions d’euros), ni à mettre la main sur ceux du BHV « Homme » à Paris (valorisée 50 millions) et du BHV Parly 2 dans les Yvelines.(estimée à 50 millions d’euros également.)
Elle s’y était pourtant engagée au départ auprès des Galeries Lafayette.


Il faut dire que le chantier reste particulièrement complexe pour la jeune foncière qui n’avait jamais fait un tel investissement dans le passé. En fin d’année, elle a obtenu l’accord in extremis de la famille Moulin-Houzé- propriétaire des Galeries Lafayette-pour proroger jusqu’au 30 juin prochain, la promesse de vente.

La société de Frédéric Merlin a dans le même temps appelé à la rescousse, la Caisse des Dépôts et de Consignation.(CDC) pour l’aider à trouver un financement. « nos équipes travaillent avec le porteur du projet, même si aucune décision n’est prise à ce stade. », confirme-t-on au sein de l’institution publique.


Selon les informations de CF News Immo, la SGM aurait aussi relancé des négociations avec des investisseurs pour trouver des soutiens dans cette opération. Comme elle l’avait fait l’an, passé avec le promoteur 6e Sens qui a acquis à sa place tout un pan du Parc immobilier des Galeries Lafayette situé autour du BHV Marais.

D’après le site d’informations financières et immobilières, Xavier, Niel (actionnaire à titre individuel de « l’Informé»), se serait ainsi récemment, positionné pour racheter les murs du BHV « Homme ».
Si ce dernier n’a pas souhaité faire de commentaires sur le sujet, une chose est sûre : le dossier est d’autant plus complexe que de lourds travaux seront nécessaires pour séparer le bâtiment et celui du BHV Marais (séparation des monte-charge qui relie les deux immeubles et des systèmes d’aération et de chauffages).
Contacté, le patron de la SGM, Frédéric Merlin n’a pas répondu à nos diverses sollicitations. Pas plus que Karl Stéphane Cottendin.

NOTRE AVIS : Dans le contexte actuel de turbulences sur les marchés financiers, il semble difficile d’imaginer que le dirigeant de la CDC, Eric Lombard, qui est également ministre de l’Économie, puisse accorder le prêt requis.

Toutefois, une dimension sentimentale pourrait intervenir, étant donné que son père, Alfred Lombard, avait occupé le poste de Directeur Général aux Nouvelles Galeries, aux côtés de Gérard Boulot, lors de la cession du BHV aux Nouvelles Galeries en 1968.

A suivre ....

CD

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Lu dans la Presse : Le Figaro, La SGM nomme Karl-Stéphane Cottendin au BHV

8 Avril 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Comme promis : 2e article.

CD

Lu dans la Presse : Le Figaro, La SGM nomme Karl-Stéphane Cottendin  au BHV

Le figaro, Publié le 4 avril 2025 

La Société des grands magasins nomme Karl-Stéphane Cottendin comme nouveau directeur au BHV

La foncière Société des grands magasins (SGM) a annoncé vendredi soir la nomination d'un nouveau directeur à la tête du Bazar de l'Hôtel de Ville parisien (BHV), Karl-Stéphane Cottendin chargé de «bâtir le BHV de demain»«Karl-Stéphane Cottendin aura en charge le BHV , avec l'ensemble de ses activités. Il était jusqu'ici directeur des opérations du Groupe SGM», précise le communiqué.

«Après avoir rétabli la rentabilité du BHV en 2024, nous avions besoin d'une personnalité qui finalise sa restructuration surtout qui donne une nouvelle dimension à son commerce, au service de nos clients et de nos partenaires», explique Frédéric Merlin, président du Groupe SGM, cité dans le communiqué. Il assure avoir «pleinement confiance» en Karl-Stéphane Cottendin «pour relever ce challenge».

«Chantier d’autonomisation»

Le départ de la précédente directrice du BHV, Emmanuelle Claverie-Veysset, nommée à ce poste en novembre 2023, avait été annoncé dans la semaine par l'hebdomadaire Challenges. «2024 aura été une année de transition importante qui a permis (...) de lancer le chantier d'autonomisation du BHV vis-à-vis des Galeries Lafayette, son précédent propriétaire, et son intégration dans le Groupe SGM», détaille le communiqué.

«En 2025, Karl-Stéphane Cottendin finalisera cette autonomisation avec notamment 

la mise en fonctionnement d'une nouvelle centrale d'achats,

d'une organisation logistique avec un entrepôt dédié,

et de nouveaux services informatiques», détaille SGM. 

«Il travaillera aussi à mettre en place une gestion encore plus saine en maîtrisant les frais généraux et les frais de personnel (sans aucun plan social, conformément aux engagements du groupe), et une organisation encore plus efficace pour donner la priorité à l'accueil, au conseil et à l'expérience clients», selon la foncière.

 «Enfin, et surtout, il travaillera à la mise en œuvre d'un projet ambitieux, qui sera dévoilé prochainement, pour bâtir le BHV de demain», est-il ajouté.

 

 

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Lu dans la presse: Challenges "C’est toujours le grand flou" ...

7 Avril 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Je vous ai promis de vous tenir informer des "News du BHV" au fur et à mesure que la presse informe.

Voici donc un article intéressant de Challenges . Deux autres articles à suivre cette semaine.

CD

Challenges

Guillaume Echelard,  le 02/04/2025

"Cest toujours le grand flou" : la directrice du BHV remerciée au bout de seize mois

Emmanuelle Claverie-Veysset s’apprête déjà à quitter la direction générale du BHV. Elle avait été nommée en novembre 2023 par le nouveau propriétaire, le groupe SGM.

De quoi interroger sur la stratégie du groupe, qui na toujours pas acquis les murs du BHV.

Elle ne sera restée que seize mois. Emmanuelle Claverie-Veysset, directrice générale du BHV arrivée en novembre 2023, a tiré sa révérence

Après avoir passé 17 ans aux Galeries Lafayette, la dirigeante avait rejoint en 2022 la SGM (Société des Grands Magasins).

Lorsque cette société, menée par l’entrepreneur  Frédéric Merlin (207e fortune de France selon Challenges), avait annoncé son acquisition du fonds de commerce du BHV – jusqu’ici détenu par les Galeries Lafayette–, l’experte des grands magasins avait alors pris la tête de l’enseigne.

Le remplaçant d’Emmanuelle Claverie-Veysset devrait être annoncé dans les prochains jours. Dans tous les cas, le départ d’Emmanuelle Claverie-Veysset ne rassure pas quant aux orientations stratégiques du célèbre magasin de la rue de Rivoli.

En effet, une enquête de Mediapart datée d’août 2024 alertait sur le non-paiement de certains fournisseurs. Selon les informations de Challenges, des impayés seraient toujours constatés aujourd’hui, accompagnés d’une gestion à flux tendue des stocks. La vente des murs du BHV – le gros du deal financier avec les Galeries Lafayette na quant à elle toujours pas été actée. Reportée plusieurs fois, la promesse de vente arrivera à expiration à la fin du mois de juin. Les discussions iraient bon train, notamment avec la Caisse des Dépôts.

Manque de communication

"Le BHV est toujours dans un grand flou artistique", pointe une source, qui ajoute que "trois directrices ont aussi été licenciées il y a quelques semaines".

Le déménagement du BHV Homme dans le bâtiment historique, espéré pour ce premier semestre, ne devrait pas intervenir avant un an. La disparition des rayons jouets et enfants en début d’année interroge aussi en interne. Les rumeurs vont bon train : le septième étage du bâtiment pourrait être dédié à la restauration, le sixième étage pourrait accueillir une salle de sport… Rien nest clairement encore indiqué. "Le manque de communication interne est criant", regrette la même source.

La SGM, également détentrice de sept magasins Galeries Lafayette et de onze centres commerciaux, s’est de son côté félicitée en début d’année d’un "retour historique à la rentabilité" du BHV. Selon le groupe, l’excédent brut d’exploitation avant frais de siège serait positif en 2024 (à 9,6 millions d’euros), là où le magasin perdait 15 millions d’euros en 2023.

 En revanche, le chiffre d’affaires s’est contracté de 8 %, autour de 430 millions d’euros.

Le BHV a également fait parler de lui ces derniers mois à travers différentes initiatives : un pop-up store Pokémon en février, un autre dédié à l’histoire de TF1 en mars Et un dernier, annoncé ce 2 avril, mené par l’influenceuse Lena Situations, qui s’installera pendant une bonne partie du mois.

Mais derrière ces annonces événementielles la question reste bien présente : le BHV va-t-il réussir à se relancer ?

 Si les syndicats, réunis en intersyndicale, refusent pour l’instant de s’exprimer, en interne, l’inquiétude est toujours présente.

 

 

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Lu pour vous dans la presse : Ginette Moulin est décédée

11 Février 2025 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

Nous ne saurions ignorer le décès de cette grande dame, à un moment de sa vie surnommée la dame de fer!

De nombreux journaux en font l'écho. 

La célébration religieuse sera célébrée en l'église St Honoré d'Eylau à Paris 16e

Le jeudi 13 février à 9h30

Le figaro 11/02/2025
Ginette Moulin, propriétaire du Groupe Galeries Lafayette, est morte à 98 ans
34e fortune française avec sa famille en 2024, la nonagénaire est connue pour être la petite-fille du cofondateur du grand magasin.
Elle avait décidé de démissionner de ses fonctions et de confier les clés de l’entreprise familiale à sa descendance l’an dernier, à 97 ans. La propriétaire du Groupe Galeries Lafayette, Ginette Moulin, est morte dimanche à 98 ans, a confirmé le groupe ce mardi.
Elle était la petite-fille de Théophile Bader, qui, avec Alphonse Kahn, a créé le grand magasin en 1894.
Et était, avec sa famille, la 34e fortune française en 2024, selon le classement établi par le magazine Challenges, avec un patrimoine professionnel de 4,05 milliards d’euros.
Ginette Moulin avait passé la main du holding familial Motier en août 2024 à son gendre Philippe Houzé, assisté des petits-enfants Nicolas Houzé, Guillaume Houzé et Arthur Lemoine, une «évolution préparée de longue date», selon l’entreprise. Ginette Moulin était un pivot de l’histoire familiale des Galeries Lafayette, elle a connu les cinq générations qui se sont succédé à la tête de l’emblématique magasin du boulevard Haussmann. Née le 7 février 1927, elle était également la fille de Max Heilbronn, résistant déporté pendant la Seconde Guerre mondiale à Buchenwald en Allemagne, où il rencontra celui qui plus tard épousera sa fille, Etienne Moulin.
Le groupe Galeries Lafayette comptait en janvier 57 magasins en France, dont 19 détenus en propre et 38 exploités par des partenaires franchisés. Il a annoncé en janvier prévoir de fermer d’ici la fin de l’année 2025 ses deux magasins à Marseille, qui «enregistrent des pertes récurrentes depuis plusieurs années», et promet d’«encourager le reclassement des 145 salariés concernés». Il avait en outre vendu fin 2023 un autre grand magasin parisien emblématique, le Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV), à une petite foncière nommée Société des grands magasins (SGM).
Important actionnaire de Carrefour
Philippe Houzé, qui présidait depuis 2005 le directoire des Galeries Lafayette et qui succède désormais à Ginette Moulin à la présidence de Motier, est l’époux de Christiane, l’une des trois filles du couple Moulin. «Il aura pour responsabilité de veiller au développement des actifs de la famille Moulin, qui intègrent notamment le groupe Galeries Lafayette, La Redoute et une participation significative dans le groupe Carrefour», précisait en janvier la communication des Galeries Lafayette.
Les propriétaires des Galeries Lafayette sont en effet depuis 2014 un important actionnaire du géant de la distribution alimentaire, même s’ils n’en sont plus le premier depuis mars 2024 et le rachat par Carrefour de 25 millions de ses actions à «Galfa», société détenue par la famille Moulin. À ce titre, Philippe Houzé est vice-président du conseil d’administration de Carrefour, dont est également membre Patricia Moulin Lemoine, l’aînée des filles de Ginette Moulin. Trois des petits-enfants de Ginette Moulin avaient également été nommés vice-présidents de Motier: Nicolas Houzé, Guillaume Houzé et Arthur Lemoine.
La nouvelle génération prend la tête du groupe Galeries Lafayette : http://www.lefigaro.fr/societes/la-nouvelle-generation-prend-la-tete-du-groupe-galeries-lafayette-20240828
Evolution «préparée»
Cette évolution dans la gouvernance intervenait au terme d’une séquence chahutée pour le groupe familial, qui a souffert pendant plusieurs années des conséquences de la pandémie de Covid-19 sur l’activité internationale. La pandémie et les diverses restrictions de déplacements l’ont en effet privé de larges parts de sa clientèle, quand ses affaires n’étaient pas tout bonnement entravées par les différents confinements en 2020 et 2021.
Mi-décembre, le site de ventes privées en ligne BazarChic, propriété des Galeries, avait lancé un «projet de cessation d’activité» qui menacerait une centaine d’emplois selon plusieurs médias, sauf si un repreneur venait à être trouvé. En juin dernier, le groupe indiquait vouloir retrouver en 2024 ses ventes de 2019, soit 3,85 milliards d’euros de volume d’affaires sous enseigne. L’entreprise, qui a fêté en 2024 ses 130 ans d’existence, avait réalisé 3,6 milliards d’euros de ventes en 2023 sous enseigne, dont 1,9 milliard par le seul magasin du boulevard Haussmann.
 

Pour mémoire : les grandes dates de l'histoire .

I. Les débuts (1894 - 1912)
1894 : Fondation de l'entreprise par Théophile Bader et Alphonse Kahn, à Strasbourg, avec une petite boutique de 70 m².
1912 : Inauguration des agrandissements du grand magasin du boulevard Haussmann, avec la création de la coupole, grâce à l'architecte Ferdinand Chanut et des artistes Louis Majorelle et Jacques Gruber.

II. Expansion et développement (1916 - 1932)
1916 : Ouverture de la première succursale à Nice, avec une architecture inspirée du magasin principal.
1932 : Création de la Société centrale d’achats (SCA) et lancement de Monoprix. 

III. La période de guerre et de transition (1941 - 1944)
1941-1944 : La famille fondatrice est écartée pendant l'Occupation. La société est placée sous l'administration de Vichy jusqu'à la Libération.

IV. Croissance externe et acquisitions (1991)
1991 : Acquisition de la Société française des Nouvelles Galeries, incluant de grands magasins, Cofinoga, le BHV et le centre commercial Cap 3000 à Nice.

CD

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Lu dans le Figaro, à propos de nos ex-cousins : La nouvelle génération prend la tête du groupe Galeries Lafayette

2 Septembre 2024 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse

La nouvelle génération prend la tête du groupe Galeries Lafayette

RÉCIT - Ginette Moulin, présidente de Motier, le holding familial propriétaire des grands magasins, passe le flambeau à sa descendance.

Ginette Moulin passe le flambeau. Âgée de 97 ans, la discrète présidente de Motier, le holding familial propriétaire du groupe Galeries Lafayette, a décidé de démissionner de ses fonctions et de confier les clés de l’entreprise familiale à sa descendance. Dernière personne vivante à avoir connu Théophile Bader, son grand-père, qui fut l’un des fondateurs des Galeries Lafayette, il y a cent trente ans, Ginette Moulin, dont l’influence a toujours été très forte, continuera de suivre les affaires mais avec un peu plus de recul.

Le temps est en effet venu de donner un nouveau souffle et de « confier davantage de responsabilités à la cinquième génération de dirigeants familiaux » que sont ses petits-enfants, souligne le holding Motier dans un communiqué. Cette passation s’opère après vingt et un ans à la tête du groupe familial : Ginette Moulin en était devenue président en 2005, remplaçant son mari, Étienne Moulin, décédé. Un défi pour cette mère de trois filles, déjà très présente lorsque son mari était en fonction. « Cela me vexait d’entendre ma mère dire qu’après mon père, Max, tout serait fichu, que mon mari ne serait pas capable. Cela m’a encore plus donné l’envie de prouver mes capacités et la volonté de transmettre, j’ai pris le contre-pied ! », expliquait-elle au Figaro en 2014.

Photo du Figaro

Photo du Figaro

Dans cette histoire qui reste très familiale, chacun des descendants qui participent à l’aventure monte ainsi d’un grade. Son gendre (quatrième génération), Philippe Houzé, la remplace au poste de président de Motier. Il cède sa place de président du directoire du groupe Galeries Lafayette (Galeries Lafayette, La Redoute, BazarChic ou encore Mauboussin) à son fils - petit-fils de Ginette Moulin- Nicolas Houzé, actuellement directeur général des Galeries Lafayette. Poste qu’il conserve.

Assurer la transition du groupe

Nicolas Houzé opérera avec, à ses côtés, son frère Guillaume Houzé et son cousin Arthur Lemoine ainsi qu’Ugo Supino, directeur financier dans l’entreprise depuis de nombreuses années. « Cette évolution préparée de longue date s’inscrit dans la continuité de la transition déployée de façon progressive au cours des dernières années au sein des différents organes de gouvernance de l’entreprise », souligne le holding Motier.

Rajeunie, l’équipe dirigeante va devoir travailler d’arrache-pied pour mener à bien la stratégie de désendettement et de relance des activités du groupe Galeries Lafayette. À l’instar de ses concurrents en France et à l’étranger, ses grands magasins font face à des difficultés depuis plusieurs années, confrontés à l’essor du commerce en ligne et des centres commerciaux en périphérie des villes. Puis la pandémie du coronavirus a porté un coup dur avec de longues périodes de fermeture forcée et l’absence des touristes asiatiques qui venaient en masse faire du shopping auparavant.

Pour sortir de l’ornière, le groupe a décidé de miser sur la montée en gamme en vue d’attirer une clientèle plus locale, et de se focaliser sur les magasins situés dans les villes les plus stratégiques. « Nous avons pensé qu’au sortir de ces crises il fallait concentrer nos efforts humains et financiers sur notre marque cœur », précisait récemment Nicolas Houzé.  

En province, le groupe a cédé en franchise une grande partie de ces locomotives des centres-villes en perte de vitesse pour n’en conserver que dix-neuf à Nice, Strasbourg ou encore Bordeaux. En 2018 et 2021, l’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon a récupéré vingt-six magasins fragilisés, situés dans des villes de taille moyenne. La foncière lyonnaise la Société des grands magasins (SGM) en a également repris sept en 2022, avant de franchir une nouvelle étape l’an dernier en rachetant au groupe le BHV, qui se trouve, lui aussi, en difficultés financières depuis plus de dix ans.

Une participation qui reste «significative» dans le groupe Carrefour

À l’international, les Galeries Lafayette à Berlin ont fermé fin juillet mais le groupe entend se développer ailleurs - un grand magasin doit ouvrir à Mumbai, en Inde, l’an prochain. Résultat de cette transformation en cours : le groupe enregistre une progression de 9 % du chiffre d’affaires en 2023 par rapport à 2022 dans les magasins sous enseigne (en direct, en franchise, en France et à l’international), à 3,6 milliards d’euros, dont 1,9 milliard réalisé par le seul navire amiral situé boulevard Haussmann.

Dans ce contexte de redressement des comptes, le holding familial Motier a récemment décidé, en mars dernier, de céder un petit tiers de sa participation dans le numéro deux de la distribution alimentaire, Carrefour. Un épisode qui n’a certainement pas été facile à assumer pour Ginette Moulin, même si le holding insiste sur le fait que sa participation reste « significative ». C’est sous sa direction que la famille Moulin avait décidé, en 2014, d’investir dans le groupe Carrefour, devenant progressivement le premier actionnaire du distributeur. Cette décision faisait suite au rachat, un an plus tôt, de Monoprix par le groupe Casino, alors dirigé par Jean-Charles Naouri. Une opération que Ginette Moulin n’aurait jamais acceptée. Monoprix avait été créé par son père, Max Heilbronn, en 1932, avant d’être développé par son mari.

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Frédéric Merlin se veut rassurant et optimiste.( et article le Figaro)

24 Août 2024 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

C'est avec joie que nous accueillons la prise de paroles de Frédéric Merlin qui était trop silencieux et dont les employés n'attendaient pas de nouvelles avant le 13 septembre.

Voici une belle réaction !

Nous resterons donc tous optimistes !

Frédéric Merlin se veut rassurant et optimiste.( et article le Figaro)
Le BHV a un bel avenir devant lui !
Frédéric Merlin
Président chez Groupe SGM - Société des Grands Magasins

Le Figaro consacre aujourd’hui un article de fond au BHV :

https://www.lefigaro.fr/economie/la-relance-du-bhv-un-pari-audacieux-qui-suscite-des-remous-20240823 . (vous trouverez l'article complet à la fin de cet article)

J’y prends la parole pour rappeler quelques vérités nécessaires après plusieurs articles donnant une image totalement erronée de la situation et des perspectives du BHV, alors même que notre stratégie commence à y porter ses fruits.

Depuis que le Groupe SGM a acquis la marque avec le LE BHV MARAIS le BHV Parly 2 et le site bhv.fr en novembre 2023, nous poursuivons une ambition : donner un nouveau souffle à cette enseigne historique, et lui permettre de répondre aux nouvelles aspirations des consommateurs, tout en restant fidèle à ce qui a fait sa réputation.

Pour cela, nous avons lancé un grand chantier de transformation, indispensable pour faire du BHV une société autonome et rentable, alors qu’elle perdait environ 15 millions d’euros par an depuis de nombreuses années.

Durant cette période et jusqu’à la mi-2025, les Galeries Lafayette continuent à assurer un certain nombre de services pour le magasin. Malgré le professionnalisme de chacun, cette période de transition est forcément compliquée. Ainsi, et en plus de l’impact de la saisonnalité de la trésorerie à cette période de l’année, nous utilisons toujours pour la comptabilité les outils des Galeries qui ne sont pas adaptés à notre propre organisation, nous connaissons des délais de paiement allongés (avec un maximum de 45 jours) pour certaines factures de nos fournisseurs. Même si les montants et les délais n’ont rien à voir avec ceux évoqués par certains médias, et si aucun de nos fournisseurs ne subit d’impayé, nous sommes bien sûr désolés des perturbations que cela représente pour eux et faisons le maximum pour accélérer les paiements.

Surtout nous investissons 12 millions d’euros pour créer notamment un nouveau système de comptabilité, qui sera opérationnel dans quelques mois, mais aussi une nouvelle DSI, une centrale d’achats… Et nous travaillons sur une nouvelle organisation plus performante qui permettra d’exploiter le potentiel extraordinaire de la marque.

Nous nous sommes donné les moyens de nos ambitions. En recapitalisant le BHV à hauteur de 38 millions d’euros. En lançant la rénovation du BHV Marais et du BHV Parly 2. En modernisant notre offre tout en renforçant les bastions du BHV : le bricolage, la maison, les loisirs, la mode. En continuant à nous appuyer sur le sens du commerce des collaborateurs et en nourrissant un dialogue régulier avec les représentants du personnel, qui sont profondément attachés au BHV.

Aujourd’hui, les premières tendances sont favorables : nous avons considérablement limité les pertes financières du BHV par rapport à 2023, malgré l’impact négatif des Jeux Olympiques sur notre chiffre d’affaires.  Et nous poursuivons nos efforts avec l’objectif de revenir à l’équilibre dès la fin de cette année ! Nous espérons un commerce puissant sur le dernier quadrimestre avec de nombreuses opérations commerciales et des partenariats spectaculaires.

Les messages et les images véhiculés ces derniers jours dans certains médias ne témoignent donc absolument pas de la réalité du terrain et je vous encourage tous à constater par vous-même combien le magasin est beau et bien achalandé. Nous pouvons attester que le magasin est à date sous-stocké d’environ 10%, mais cela correspond tout simplement à une adaptation de l’offre à la demande durant les Jeux Olympiques, qui ont fait baisser la fréquentation du BHV, ainsi qu’à la nécessité assumée de rationalisation de l’offre (moins de références d’un même produit) sur certaines catégories, toujours en ligne avec l’objectif de rentabilité qui est le nôtre.

Nous remercions la grande majorité des enseignes présentes au BHV (près d’un millier), ainsi que l’ensemble de nos collaborateurs, de croire au projet qui nous anime et d’accepter les aléas de cette période de transition. La conduite du changement n’est pas chose aisée pour une entreprise vielle de plus de 165 ans d’âge mais elle est nécessaire et jamais nous ne laisserons une minorité provoquer une escalade médiatique qui nous dessert tous.

Je souhaite donc rompre avec la négativité de ces derniers jours et le réaffirmer : le BHV a un très bel avenir et nous sommes confiants dans la réussite de notre projet, avec l’aide de nos collaborateurs passionnés et de nos partenaires, afin d’en faire le Grand Magasin préféré des Parisiens.

Article du Figaro

La relance du BHV, un pari audacieux qui suscite des remous

RÉCIT - La société foncière qui a racheté en 2023 le grand magasin en difficulté revoit son organisation. Les syndicats s’inquiètent.

À première vue, il n’y a rien d’anormal au BHV Marais où des clients se baladent dans les allées de cet emblématique grand magasin de la rue de Rivoli à Paris, en cette matinée du mois d’août. Au rayon papeterie, une mère et sa fille font les courses pour la rentrée scolaire. Au sous-sol dédié au bricolage, qui fait la réputation du lieu, des clients achètent des pots de peinture. Quelques rayons sont toutefois moins fournis. « On voit un magasin attrayant. Mais, en réalité, des rayons sont moins achalandés. Par exemple, à l’outil électrique, c’est vide. On essaie de mettre d’autres produits à la place pour combler l’espace », lancent les représentants de la CFDT, CFTC, CGT, CFE CGC et Sud-solidaires qui ont choisi de parler d’une seule voix.

Au quatrième étage, ce sont des paravents noirs qui cachent l’imposant corner de l’enseigne de décoration Madura. À l’intérieur, il reste quelques meubles présents, mais les étagères sont vides et des cartons, scellés. Sur des affichettes, le personnel s’excuse pour la gêne occasionnée par cette fermeture temporaire. Il n’est pas certain, toutefois, que le stand rouvre. Selon une enquête de Mediapart datée du 12& août, le BHV ne paie plus des enseignes qui vendent leurs articles via ces corners. «Dans les rayons décoration, literie ou encore électricité, des fournisseurs n’ont pas été payés depuis le mois de mars » et certains ne livreraient plus, affirme l’intersyndicale qui dit vouloir lancer « l’alerte».

Un problème technique et « transitoire»

Frédéric Merlin, le discret président la société des grands magasins (SGM) qui a racheté le BHV aux Galeries Lafayette en novembre 2023 (murs et fonds de commerce) en vue de le sauver, s’agace « Il ne faudrait pas que, sans le vouloir, les représentants syndicaux scient la branche sur laquelle ils sont assis ». Le jeune dirigeant de 32 ans, convaincu que le commerce en centre-ville peut être redynamisé, ne nie pas « des ruptures de stock sur les produits de quelques fournisseurs ». « Mais c’est très peu sur les plus de 1000 que compte le BHV», précise-t-il, et la raison est essentiellement technique et «transitoire».

« Aujourd’hui, les factures sont toujours gérées par les outils de gestion des Galeries Lafayette. Et nos services doivent les contrôler avant de procéder au paiement. Par conséquent, les fournisseurs accusent des délais de paiement plus importants, de 45 jours maximum. Mais il n’y a aucun impayé », insiste l’homme d’affaires, qui a déjà investi 12millions d’euros pour mettre en place d’ici à quelques mois une gestion du BHV autonome des Galeries Lafayette, dont un service de comptabilité. Il y a quelques soucis de retard de paiement, mais pas de non-paiement, confie de son côté un fournisseur. On est prudent, mais le BHV est une institution, je leur fais confiance. » Ce sujet des délais de paiement n’a d’ailleurs pas eu d’échos dans le milieu des affaires à ce stade.

Le problème touche tant les fournisseurs d’articles vendus directement par les salariés du BHV, que ceux écoulés dans les corners - plus de 300 au total - installés dans les locaux. Dans les corners, les enseignes n’encaissent pas directement les achats des clients. C’est le BHV qui récupère l’argent avant de leur reverser. « Je reconnais volontiers que nous avons fait une erreur en voulant gérer cette transition des services de comptabilité depuis le siège de notre groupe SGM à Lyon. Nous n’avions pas les moyens humains de gérer un tel flux de fournisseurs - ils sont plus de 1 000. Mais, depuis, nous avons créé une cellule dédiée sur le BHV», admet le dirigeant.

« Le magasin gagnera de l’argent avant la fin de l’année »

En réalité, les inquiétudes actuelles au sein du BHV seraient le reflet de challenges, plus profonds, liés à la transformation d’ampleur que mène la SGM pour tenter de relancer ce grand magasin en fortes difficultés financières depuis plus de dix ans. Les pertes sont évaluées à 15millions d’euros chaque année pour un chiffre d’affaires estimé autour de 300 millions d’euros. Ce plan a de quoi bousculer l’ordre établi au sein de cette institution créée il y a 168 ans, en 1856. « Je suis conscient que la situation est parfois perturbante pour les fournisseurs et les collaborateurs. Mais cette transformation est nécessaire. Sans nous, le BHV était sur une trajectoire de fermeture, estime Frédéric Merlin. Son objectif est très ambitieux : que le commerce redevienne rentable dès cette première année d’exploitation. « Je prends le pari que le magasin gagnera de l’argent avant la fin de l’année lance le jeune homme qui a déjà recapitalisé le BHV à hauteur de 38 millions d’euros.

Un changement de cap qui fait monter la tension avec les syndicats des 884 salariés. Des mesures ont déjà été prises pour diminuer les coûts de fonctionnement. Les départs à la retraite et démissions n’ont pas été remplacés, avec, à la clé, 200 postes en moins depuis le début de l’année, dénoncent les représentants des salariés. « On fait une économie drastique sur les frais de personnel », s’insurge l’intersyndicale. La pilule ne passe pas. « Ils se sentent menacés. Avec les Galeries Lafayette, ils étaient tranquilles », glisse un observateur du secteur. Le dirigeant a également réduit de 5 millions d’euros les frais généraux, qui s’élevaient avant à 25millions par an.

Une transformation d’envergure

Au-delà des économies, la SGM planche sur un gros chantier : l’offre doit être complètement revue. Situé juste à côté, le bâtiment du BHV homme va être fermé et les collections masculines vont être intégrées au deuxième étage du bâtiment principal en 2026. Résultat de cette profonde réorganisation tous les corners vont devoir bouger et l’offre va être rationalisée dans certains rayons, le nombre de références devant diminuer pour certains produits. Ce que la SGM assume pleinement, insistant sur le fait que les fondamentaux du magasin seront conservés.

Pas question, en effet, de prendre le virage vers le luxe comme les Galeries Lafayette ou le Printemps qui ont misé sur la montée en gamme pour se relancer. Le BHV entend rester accessible au plus grand nombre avec l’accent mis sur la décoration, le bricolage, la mode ou encore les loisirs. « Dans ce cadre, nous avons des discussions avec les fournisseurs sur les conditions contractuelles: cela concerne par exemple les réductions d’espace ou encore les modifications des conditions de livraison», explique Frédéric Merlin. De quoi susciter des frictions avec certains fournisseurs.

Il reste à voir si ce projet va porter ses fruits à terme et si le jeune entrepreneur n’a pas été trop audacieux en reprenant le BHV. La SGM a déjà repris, en 2022, sept magasins Galeries Lafayette en province en petite forme et détient onze centres commerciaux. En reprenant le commerce de la rue de Rivoli, elle change d’échelle et se lance un nouveau défi d’envergure. Et pour cause. En France et à l’étranger, les grands magasins font face à d’importantes difficultés financières depuis plusieurs années.

Ces institutions emblématiques des centres-villes, qui ont toutes plus de 100 ans, ont souffert de l’essor du commerce en ligne, ainsi que de la multiplication des centres commerciaux en périphérie. La crise du coronavirus n’a pas arrangé les choses, les commerces ayant été fermés durant de longues semaines. Sans compter que le BHV pâtit d’une baisse de la fréquentation de la rue de Rivoli depuis sa piétonnisation, lancée lors de la pandémie de Covid. En 2020, le taux de vacance de cette rue très touristique en pleine mutation était de 17% (contre 10,5% en moyenne à Paris) et a légèrement baissé à 15% depuis (contre 13% dans la capitale). Le défi de la relance du BHV est considérable.

 

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Lu dans la presse du Canard enchaîné :  çà sent le sapin

22 Août 2024 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Lu dans la Presse, #BHV news

Vous êtes quelques-uns à m’avoir demandé de communiquer l’article du Canard Enchaîné, en lecture simple. Je craignais que cela fasse double emploi, mais le voici, j’ajoute également les photos de la marquise abîmée dont se moque ce journal, à juste raison ? A vous de juger ?

Bonne lecture. CD

Ça sent le sapin au BHV.

Le canard enchaîné, 21 08 / 2024 Hervé Liffran

Personnel réduit, facture, impayées, fermeture partielle… Le nouveau proprio du grand magasin parisien fait des étincelles.

C’était il y a un an et demi : Frédéric Merlin, le tout juste trentenaire, président de la société des grands magasins, (SGM) annonçait qu’il rachetait le BHV Marais, à Paris et sa succursale de Parly II. Il promettait, urbi et orbi d’y investir « des moyens financiers et humains importants » et affirmait aux 1300 salariés qu’ils n’avaient rien n’à craindre pour leur emploi.

Aujourd’hui, les fournisseurs ne sont plus payés que très irrégulièrement, (Médiapart, 14/8) les effectifs ont été réduits de 200 personnes (selon les syndicats), et les investissements sont quasi inexistants. En témoignent, les nombreux rayons, qui ne présentent plus que des étals réduits, les installations techniques qui tombent en rideau, les unes après les autres ou la marquise de métal, de la rue de La Verrerie qui ne tient plus que par des étais à peine dignes du rayon bricolage

Lu dans la presse du Canard enchaîné :  çà sent le sapin

Au BHV, la plupart des stands sont loués à des marques disposant de leur propre personnel. Le magasin encaisse, l’argent des clients avant d’en reverser, une quote-part à la boîte concernée. Le modèle a fort bien fonctionné… Jusqu’au rachat du magasin par la SGM.

Arrêts aux stands

Depuis, les retards de paiement s’accumulent, dépassant, parfois trois ou quatre mois, à tel point que certains fournisseurs ont décidé de mettre un terme à leurs livraisons.

Ainsi, le 16 août, on ne trouvait quasiment plus de forets ou de gants de protection au niveau bricolage. Plus haut, dans les étages, les espaces décoration et mode enfantines, ressemblaient au désert des Tartares.

Quant au magasin Homme, rue de la verrerie, certains stands ont dû y être redéployés d’urgence, histoire de cacher la misère.

La direction de la SGM assure que cette situation est transitoire, et quel est due à l’utilisation « des anciens process comptables des Galeries Lafayette…  qui ne sont pas adaptés à l’organisation actuelle. Certes, mais pour la première fois, la société reconnaît qu’elle est confrontée à des difficultés de trésorerie. Elle les, explique par « le caractère saisonnier de l’activité d’un grand magasin, comme le BHV, dont l’activité est toujours moins importante durant les mois de printemps et d’été ». (L’Humanité du 20/08). Cela fait pourtant, 168 ans que le BHV est ouvert, sans que ce genre de souci soit si saisonnier…

Épaulé par sa mère et par sa sœur avec qui il partage le contrôle de la SGM, Frédéric Merlin dépend en réalité des banques qui ont financé son opération de rachat et semblent Plus intéressées par le vaste patrimoine immobilier du BHV, que par la vente de chaussettes et de tournevis. Difficile, dans ces circonstances, d’obtenir de nouveaux crédits pour faire tourner la boutique!

Pour tenter de rétablir la situation, le jeune patron s’apprête donc à tailler dans le vif. Première étape ? Se débarrasser dès l’an prochain, du magasin Homme, installé depuis 2007 dans les anciens entrepôts et atelier du BHV. Et tant pis si Merlin avait promis, l’an passé, de n’en rien faire, et même « de rénover rapidement » cet espace très rentable. (Le Parisien 17/02/2023). Une partie des stands, de mode masculine est vouée à disparaître ; le reste sera rapatrié dans le magasin principal.

Si la greffe ne prend pas, il sera toujours temps pour les banques et pour les Galeries Lafayette de reprendre leurs billes en récupérant les 38 000m² occupés aujourd’hui par l’enseigne, rue de Rivoli, pour y aménager–au choix–un hôtel, des restaurants, des logements, de standing, d’autres commerces ou des bureaux. Sans oublier une pincée d’HLM, histoire de convaincre la mairie de Paris, de délivrer les permis de démolir et de construire nécessaires…

Lu dans la presse du Canard enchaîné :  çà sent le sapin
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Lu dans la Presse article Médiapart sur le BHV, premier à dénoncer la situation

21 Août 2024 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

Je n'avais pas pu vous passer cet article de Médiapart, le premier à dénoncer la situation car je n'avais pas accès à sa totalité.

Un collègue a eu la gentillesse de le partager et je le remercie.

Cette situation est un scandale, pour non assistance à Magasin et personnel  en danger. 

« On va dans le mur » : à Paris, le BHV est en danger

Médiapart 12 août 2024

Au BHV, grand magasin emblématique du centre de Paris, les difficultés financières s’accumulent depuis qu’un jeune homme d’affaires peu connu du grand public a repris l’entreprise fin 2023. Il ne paie déjà plus les enseignes qui vendent dans les étages du grand magasin. A-t-il eu les yeux plus gros que le ventre ?

Mathias Thépot

« C’est« C’est une arnaque », « Plus personne n’est payé », « On va dans le mur »… Ça chauffe au Bazar de l’hôtel de ville (BHV) de Paris.

Le grand magasin de la rue de Rivoli, bien connu des Parisien·nes pour, entre autres, la qualité de son rayon bricolage, est en proie à d’importantes difficultés financières.

Déjà en perte de 15 millions d’euros par an – pour 300 millions d’euros de chiffre d’affaires –, les BHV du Marais à Paris et de Parly 2 dans les Yvelines ont été vendus fin 2023 par le groupe Galeries Lafayette à un jeune homme d’affaires lyonnais peu connu du monde économique, Frédéric Merlin, 32 ans. Il a repris ces deux BHV via sa société familiale, la Société des grands magasins (SGM) qu’il préside, et dont sa sœur, Maryline Merlin, est directrice générale déléguée, et leur mère, Dominique Merlin, directrice générale adjointe.

Si le prix de la transaction n’a pas été communiqué, les experts en immobilier commercial évaluaient autour de 500 millions d’euros les deux BHV concernés, dont environ 370 millions pour les seuls murs du magasin de 38 000 mètres carrés situé rue de Rivoli à Paris.

Peut-être trop pour le jeune loup de l’immobilier commercial qui, après avoir déjà racheté sept magasins Galeries Lafayette au groupe du même nom en 2022, ne semble plus avoir les reins assez solides pour tenir un tel édifice. En effet, à peine l’avait-il repris qu’il honorait en retard ses engagements financiers envers les marques qui vendent leurs produits dans les 320 « corners » des allées du BHV du Marais.

« Notre nouveau propriétaire ne verse plus l’argent dû aux différentes boutiques louant des emplacements à l’intérieur du BHV », relate l’employée d’une marque. Et ce particulièrement aux rayons bricolage, au sous-sol, décoration intérieure, au quatrième étage, et literie, au sixième. « Une situation similaire se déroule au BHV Parly 2... », ajoute la même employée. Ce qui nous a été confirmé par ailleurs.

Il faut bien comprendre l’organisation économique du BHV pour se rendre compte à quel point l’accumulation des impayés peut rapidement devenir mortifère pour les boutiques : ces dernières ramènent en effet sur place leurs marchandises ainsi que leurs propres vendeurs – aussi appelés « démonstrateurs » – qu’elles rémunèrent. Toutefois, c’est le BHV qui encaisse les achats des client·es.

Ce n’est qu’ensuite que le grand magasin reverse aux boutiques leur dû, minoré d’une commission correspondant au loyer de l’emplacement qu’elles occupent. Les boutiques devant aussi, comme toute entreprise, payer leurs fournisseurs, ce sont donc plusieurs mois de trésorerie qu’elles avancent. L’équation économique devient intenable. « Normalement, le groupe SGM doit nous reverser un pourcentage des revenus générés par chaque boutique. Mais cela fait plusieurs semaines que plus personne n’a reçu le moindre revenu… », ajoute l’employée déjà citée.

Les impayés s’accumulent

Les difficultés des petites enseignes coïncident clairement avec la reprise du BHV par le groupe SGM. « Dès l’arrivée de la nouvelle direction, j’ai eu un important retard de paiement, témoigne la directrice d’une petite marque de décoration. D’abord un mois de retard, puis un mois et demi, et plus le temps passe, plus les délais se rallongent. Et là je ne suis plus payée du tout. » « Le pire, peste-t-elle, c’est qu’on nous promet des dates de règlement qui ne sont pas honorées. » Le BHV doit plus de 40 000 euros à sa petite structure, déjà sous tension, qui se retrouve au bord du dépôt de bilan.

« C’est une arnaque », nous dit un autre petit patron de boutique à qui le BHV doit près de 100 000 euros : « Le BHV encaisse le fruit de nos ventes, sans que l’on ne reçoive rien en retour. C’est incompréhensible. » Il ne se voit pas rester après le mois d’octobre : « Je n’ai pas les moyens d’avancer trois ou quatre mois de marchandises », dit-il.

Le contraste est ici saisissant avec l’ancienne direction des Galeries Lafayette. « On n’avait rien à leur reprocher, ils avaient une politique bien plus sociale au sein du BHV », témoigne une responsable de « corner ». « Nous n’avions jamais eu le moindre problème avec les Galeries Lafayette, surenchérit un autre, jamais une once de retard de paiement, et on avait toujours un interlocuteur, même pour discuter de ce que l’on mettait en rayon. Là, personne ne nous répond. La direction de SGM fait la sourde oreille à nos relances. »

Ainsi, une résistance plus ou moins visible s’organise aux étages où les impayés s’accumulent. « Dans certaines boutiques, les vendeurs continuent de venir mais effectuent un travail fantôme », témoigne un vendeur. Comprendre : « Ils donnent quelques renseignements mais lorsque les clients veulent conclure une vente, ils disent que ce n’est pas possible. » Dans d’autres cas, « les vendeurs sont instruits de vendre les stocks restants sans passer de nouvelles commandes pour réapprovisionner ».

Et parfois même, consigne est donnée aux démonstrateurs de passer commande avec le ou la cliente directement sur le site internet de la boutique, afin que les achats ne transitent pas par les caisses du BHV.

Plus radical, il arrive que certaines marques demandent à leurs démonstrateurs de rester chez eux tant qu’elles ne sont pas payées. « Il n’y a que ce type d’action qui a un peu marché jusqu’ici pour être considéré par la nouvelle direction », confie un directeur de boutique. Selon nos informations, une enseigne bien connue du quatrième étage a décidé de se retirer fin juillet tant qu’elle n’était pas payée.

Autre preuve que le torchon brûle : un tract de l’intersyndicale du BHV a été distribué aux salarié·es en juin, les informant qu’un droit d’alerte économique avait été lancé. « Le 28 mai 2024, le CSE [comité social et économique – ndlr] central a exercé son droit d’alerte économique en raison de problèmes persistants concernant les délais de livraison dus aux importants retards de paiement des fournisseurs. À ce jour, en dépit de nos multiples rappels, aucune réponse ne nous a été fournie. La direction s’est engagée à nous les donner au CSE central de septembre », est-il écrit.

Mais « il y a de toute façon des emplois qui vont être supprimés, et des petites boîtes qui vont couler », estime, résigné, un responsable de boutique déjà cité.

Un problème de logiciel de comptabilité ?

Au total, les impayés vont de quelques dizaines à quelques centaines de milliers d’euros pour les plus grosses boutiques, dépassant parfois le million, selon nos informations. Ce que réfute catégoriquement le groupe SGM auprès de Mediapart – l’intégralité de nos échanges est disponible en annexes de cet article. Le groupe répond que « les montants » d’impayés les plus élevés que nous évoquons « ne peuvent avoir été communiqués que par erreur ».

Cependant, il ne nie pas les retards de paiement : « Malgré toutes nos précautions et nos prévisions, nous connaissons effectivement des perturbations, en cours de règlement, dans les délais de paiement pour certaines factures de nos fournisseurs. Nous sommes désolés des désagréments que ces perturbations entraînent […] et nous faisons le maximum pour accélérer le paiement des factures qui n’ont pas encore été réglées, avec des équipes comptables renforcées. »

Aussi, le groupe SGM l’assure : « Il s’agit uniquement d’une situation transitoire. » Et tout ira mieux plus tard grâce à « un grand projet qui vise à redynamiser la marque et à permettre au BHV de revenir à l’équilibre économique en répondant aux attentes de ses clients, de ses collaborateurs et de ses partenaires, grâce à une nouvelle organisation, une recapitalisation et des investissements significatifs ». Le groupe dit aussi avoir déjà injecté 38 millions d’euros dans les BHV : 8 millions au moment de l’achat et 30 millions supplémentaires fin mars.

Mais au-delà des excuses, quelles sont les justifications concrètes du groupe SGM pour expliquer les impayés ? « Ces délais de paiement s’expliquent par le fait que, dans l’attente de la mise en place de la nouvelle organisation du service comptable du BHV, nous utilisons encore les anciens process des Galeries Lafayette pour le traitement et le règlement de nos factures, avec des outils qui ne sont pas adaptés à notre organisation actuelle. » Tout cela ne serait donc qu’un problème de logiciel de comptabilité désuet.

Une explication qui ne convainc personne dans les boutiques. « À la rigueur, les premières semaines après la reprise, on aurait compris. Mais le groupe SGM a repris il y a neuf mois maintenant et les impayés vont croissant… », réagit un salarié du BHV. « Quoi qu’ils disent, on ne voit pas comment ils vont faire rentrer de l’argent magique après des mois d’impayés », commente, dubitatif, le responsable de boutique déjà cité.

Les yeux plus gros que le ventre

Par ailleurs, vu la rapidité avec laquelle les retards de paiement sont survenus, il y a de fait lieu de se demander si le groupe SGM a les reins assez solides financièrement, et s’il n’est pas allé trop vite en besogne en reprenant un tel mastodonte que représente le BHV du centre de Paris.

Problème, hormis les discours de communication bien rodés repris dans la presse économique, on en sait encore peu sur Frédéric Merlin et sa famille. Au-delà du microcosme lyonnais, ils ont participé à la reprise de centres commerciaux dans des villes moyenne telles que Mulhouse, Saint-Nazaire ou Roubaix. Puis, avec la bienveillance de Philippe Houzé, président du directoire du groupe Galeries Lafayette, la famille Merlin a mis la main sur sept magasins des Galeries au Mans, à Dijon, Angers, Reims, Orléans, Limoges et Grenoble.

En cherchant un peu, on découvre tout de même que la famille lyonnaise a des connexions politiques, et non des moindres : Frédéric, Maryline et Dominique Merlin se sont affichés fin avril avec Nicolas Sarkozy, venu les voir à Lyon pour « une visite privée et une séance de travail », selon la presse locale. Financièrement, le groupe SGM est aussi soutenu par les banques du groupe BPCE, historiquement proche de l’ancien président de la République.

Suffisant pour convaincre le groupe Galeries Lafayette de céder ses BHV à Frédéric Merlin ? Sollicité par Mediapart, le groupe Galeries Lafayette qui, rappelons-le, fait face à un mur de dettes et avait donc besoin de se défaire d’actifs pour se renflouer, n’a pas souhaité répondre dans le détail à nos questions. Il a toutefois précisé « connaître les difficultés actuelles de l’exploitation » du BHV. Et a ajouté : « Nous faisons confiance au groupe SGM pour trouver les solutions nécessaires. »

Des solutions, il va falloir que le groupe SGM en trouve vite car en octobre démarre la période des achats pour les fêtes de fin d’année. Or, « c’est le moment où le BHV réalise le chiffre d’affaires qui lui permet de tenir le reste du temps », nous dit un salarié du grand magasin. Conclusion : « Si les choses traînent, le BHV va dans le mur, c’est clair. »

Mathias Thépot

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Reportage info Fr3 :BHV : le mythique magasin parisien dans la tourmente après son rachat

20 Août 2024 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV news, #Lu dans la Presse

Avant de lire ce 2e reportage dont un mini film est passé aux infos, (voir en fin d'article le lien), je voudrai vous laisser regarder ces photos du jour de notre BHV.

Nous pourrions presque croire à un magasin en temps de guerre, mais, pendant la dernière guerre, Monsieur Lillaz envoyait les acheteurs chez les fournisseurs avec de l'argent liquide pour approvisionner le magasin.

Donc voici des photos qui démontrent un certain manque de professionnalisme des acquéreurs.

S'il y a des stands appartenant aux fournisseurs , certains rayons sont toujours gérés en direct via la Centrale d'achats.  Le Bricolage si cher à notre clientèle fait pleurer !

Bricolage
Bricolage
Bricolage
Bricolage

Bricolage

Rayon Outillage
Rayon Outillage
Rayon Outillage

Rayon Outillage

Rayon EL
Rayon ELRayon EL

Rayon EL

4e étage
4e étage

4e étage

Reportage : C. Cabral / I. Audin / X. Rousseau / Récit : D. Morel • ©France 3 PIDF

Écrit par Lea Jacquet   Publié le 20/08/2024

"Fondé en 1856, le Bazar de l'hôtel de Ville fêtera-t-il ses 170 ans ? Rachetée en 2023, la célèbre enseigne de la rue de Rivoli est en difficulté.

Avant, le client pouvait trouver de tout au BHV mais, depuis quelques mois, les rayons se vident. Stéphane Vincent est salarié à l'espace bricolage et il ne sait plus quoi vendre à ses clients : "On leur dit d'aller à la concurrence puisque nous n'avons pas les produits donc nous ne sommes plus à même de faire notre vrai métier de vendeur et ça, c'est quelque chose qui nous inquiète"

En difficulté à la fin de l'année 2023, le groupe Galeries Lafayette vend le BHV-Marais, une institution au centre de Paris. C'est Frédéric Merlin, un homme d'affaires de 32 ans, qui devient alors le nouveau propriétaire du bâtiment.

La puissance des marques

Le grand magasin possède une particularité : les espaces de vente sont majoritairement gérés par les marques avec leurs propres vendeurs, comme l'explique Yves Puget, directeur de la rédaction du magazine LSA Commerce et Consommation : "Dans ces grands magasins, contrairement à une grande surface alimentaire, ce sont des stands de marques. Les salariés et les stocks appartiennent aux marques et, après, le BHV encaisse les ventes et rétribue à ces marques leur chiffre d'affaires. Effectivement, si le chiffre d'affaires n'est plus rétribué, les marques peuvent dire stop et arrêter leur contrat".

À l'étage ameublement et décoration, une enseigne spécialisée a décidé de plier bagage. Des panneaux noirs et opaques interdisent désormais l'accès à son stand faute d'argent reçu de la part du BHV.

Vers une grève générale ?

"Nous avons des partenaires qui, aujourd'hui, en vendant leurs marchandises, nous permettaient de gagner notre vie. Si on ne paye pas les partenaires, la marchandise ne rentre pas, le chiffre d'affaires ne rentre pas et, forcément, l'inquiétude c'est de savoir comment on va vivre. À court terme on va se retrouver en difficulté", admet Christian Poncet, délégué intersyndical CGT BHV-Marais.

Réunis en intersyndicale, les plus de 800 employés réfléchissent à mettre en place une action de grève durant le mois de septembre."

 

Pour mémoire deux photos du Bricolage en mars 2023, au moment de l'annonce de la vente du BHV par les Galeries Lafayette à la famille Merlin.

Mais ça, c'était avant !

CD

Reportage info Fr3 :BHV : le mythique magasin parisien dans la tourmente après son rachat
Reportage info Fr3 :BHV : le mythique magasin parisien dans la tourmente après son rachat
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