L’eau coule sous le pont de SAINTES 4 par Jean-Pierre Franssens
Nous retrouvons l'épisode 4 sur Saintes raconté par Jean-Pierre, toujours aussi bien documenté!
Bravo JP.
Lors de notre promenade précédente « partie 3 », nous nous trouvions, face à l’échevinage sur la voie piétonnière du centre-ville, nommée, Alsace-Lorraine.
Comme prévu nous allons nous diriger vers notre nouveau but, l’Abbaye aux Dames mais, auparavant nous ne pourrons ignorer l’ancien couvent des jacobins, ici, tout proche, derrière l’échevinage. Celui-ci a été construit par les dominicains, arrivés en 1293. Au cours des siècles ces bâtiments comme souvent, connurent des mouvements. Entre autre une ouverture en salle d’asile, ancêtre de l’école maternelle et tenue par des sœurs aidées de femmes de charge.
Le couvent a été vendu à la révolution et début du XXème siècle un riche mécène, négociant en Cognac plus une donation dite Martineau en 2000, ont permis la restauration de ce couvent en bibliothèque municipale « François Mitterrand » et la création d’une médiathèque contemporaine en ses ailes.
Les décors intérieurs, vitraux, peintures murales du fin XIXème ont été classés aux monuments historiques.
La chapelle des jacobins XIIIème siècle. Le prieuré rebâti au XIVème. Cette chapelle a été ruinée en 1570 et a nouveau pendant la révolution.
Subsistent, au sein d’un décor Art Nouveau, la salle capitulaire et le chevet plat de la chapelle, éclairé par cette verrière gothique flamboyante.



Entrons au couvent, je veux dire dans l’ancienne cour du couvent, pour découvrir la façade
intérieure de la chapelle. J’ai pu constaté que la bibliothèque avait été déplacée.
Il faut suivre à Saintes car les sites évoluent constamment…entretien ou réhabilitation... attendons pour voir le siècle prochain. !



En son aile, disons nord, voici la médiathèque « François Mitterrand ».



Continuons notre progression rue Alsace Lorraine et...tiens ? Une rue Victor Hugo….Et oui en l’an 1843, Victor Hugo était à Saintes et il écrivit une critique sur le déplacement de l’arc de Germanicus du pont sur la Charente, et sa reconstruction sur les berges et ce, grâce à Prosper Mérimée alors inspecteur des monuments historiques.
« Le vieux pont de Saintes a perdu tout son caractère….on démolit en ce moment l’arc de triomphe pour le transporter ailleurs…..opération barbare et dérisoire... », extraits Victor Hugo France et Belgique. Alpes et Pyrénées 1843.


Sur cette voie Victor Hugo, juste avant la Maison ,dite du Présidial, sur une petite voie
perpendiculaire, découvrons l’église Sainte Colombe ; fin du Moyen Age, citée en 1340, puis
en travaux au XVIIème siècle. Les carmélites la détiennent au XIXème. Elle sera ensuite
désaffectée au cours du XXème et entrepôt coopérative Saintaise.
Aujourd’hui cette église gothique, latino grégorienne procéderait a un office une fois la semaine
et jours de fêtes.


Toujours sur cette voie, en retrait la maison Henri IV appelée aussi à tort Maison du Présidial construite au tout début du XVIIème (par un inconnu). Cette superbe maison n’a jamais abrité cette juridiction mais a été habitée par le président du présidial au XVIIIème siècle.
Il devint en 1967, Musée des Beaux-Arts protégeant ainsi les collections d’Art ancien de la ville.
Aujourd’hui cette demeure est vide car le musée a été déplacé sur un autre site.
La seconde photo avec son arbre en fleurs représente la cour arrière du bâtiment avec a sa droite, en retour-photo suivante- un ancien mur dont un élément en pierre comporte la date de 1605.



Nous parvenons enfin sur le cours National et là juste en face de cette ancienne porte Aiguière, à l’emplacement du couvent des cordeliers, le palais de justice. Celui-ci a été construit de 1859 à 1864.
En L’an 1790, année des départements français, Saintes devint préfecture de la Charente inférieure et donc, la cour d’assises devait se tenir en son centre. Mais….
Début du XIXème, monsieur le Maire de La Rochelle intervint, jusqu’à déranger Napoléon en Belgique à cet instant, sur la demande de transfert de la préfecture en sa ville.
Et, voilà comment Saintes devint sous-préfecture mais tout de même en conservant le siège de la cour d’assise.
Profitons du lieu pour découvrir le théâtre sur le trottoir d’en face.


Le théâtre municipal, sur le cours impérial a été construit en 1852 par l’architecte A.Bourla. Des troupes originaires de la région l’ont animé ainsi que des artistes « parisiens » tels Brasseur, Coquelin cadet...et même en conférence Alexandre Dumas père ainsi que le poète Déroulède.

Baptisé Gallia, ce théâtre a connu diverses conditions. Il y avait à cette époque 7 salles, soit spectacle, soit cinéma -Dont l’Olympia Palace, puis Olympia 2000- et la vie artistique à Saintes ne pourrait que faire l’objet d’un seul écrit tellement il est copieux. Restons donc sur Gallia qui en 1998 a subi des aménagements, une salle de 510 places et une de 96 et un écran de 12m réservé aux Arts et Essais, en activités à ce jour.

Sur le même trottoir que le palais de justice, la « Villa Musso ». Construite, moitié XIXème par le Docteur Musso de la bourgeoisie Saintaise. Agrandie par Anatole Huet, négociant en cognac elle est notifiée comme style rococo. En 1894, lui est adjoint une orangeraie et après diverses actions est devenue « Office de Tourisme » jusqu’en 2018.
Aujourd’hui comme bien des pierres revenues à la commune, on ne sait si la transformation ira vers, encore un musée ou habitations…. ?
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PALISSY approche et là, au nord un appel retentit. Et alors ?….moi Saint Vivien, on m’oublie … ?
Lors du premier exposé je vous ai emmené tout au long de l’aqueduc auprès de
Saint Saloine ou s’étaient édifiés le Thermes romains nommés St Pierre et St Vivien, évêque de Saintes.
En ce faubourg Saint Vivien une nouvelle église a été édifiée sur les ruines d’une précédente, dévastée par les protestants, totalement détruite et rasée au XVIIIème.
L’église actuelle (Photos ci-dessous) a été édifiée entre 1840 et 1845.
Le chœur et la nef en référence strictement gréco-romaine. Les vitraux ont été réalisés 40 ans après la fin de la construction et, avec l’apport de l’autel de la Vierge, son tabernacle plus la chaire à prêcher du XVIIIème siècle, créant ainsi un superbe lieu du culte.
Un p’tit coup d’œil aux Galeries successives de Saintes ; la Maison universelle édifiée en 1904, premier grand magasin Saintais.
Nous traversons enfin le pont de la Charente et….. Bonjour Monsieur Palissy.
La statue est due au sculpteur Ferdinand Taluet, élève de David d’Angers. Elle fut inaugurée le 2 août 1868.

PALISSY Bernard, la céramique en Saintonge.
Originaire de l’agenais, Bernard vécut à Saintes de 1540 à 1565. Ce Maître verrier était un touche-à- tout génial. C’est donc à Saintes qu’il mit au point sa fameuse technique de céramique en recherchant le secret des émaux.
La Chapelle aux Pots est un petit village jouxtant Saintes qui est dépositaire d’une longue tradition de poterie et qui a du profiter à notre Maître Palissy.
Celui-ci fut un savant, chimiste et géologue reconnu comme un des précurseurs de la paléontologie par ses études et observations sur les fossiles. Il a légué plusieurs traités dont : « Le discours de l’art de la terre, de son utilité, des émaux et du feu » ainsi que « Le discours de la nature des eaux et des fontaines ». (Ci-dessous un plat avec reptiles attribué à Bernard P.)


Outre son talent qui le mena jusqu’à Paris, au service et sous la protection de Catherine de Médicis, notre Bernard s’était engagé politiquement en faveur des idées de la Réforme ; ce qui lui valut, malgré ses protections d’être embastillé en 1589 où il mourut l’année suivante.
A Saintes vers 1530 il avait été le chef de file actif de la communauté protestante.
La vie de Bernard Palissy est passionnante de par ses techniques, ses œuvres, ses connaissances et appuis et il mériterait bien plus de présentation. Mais, fasse, chers lecteurs et lectrices que cette (peut-être) découverte vous ouvre « l’appétit » et que les moyens actuels vous permettent de prolonger sa découverte.
Je stoppe donc cette quatrième promenade à Saintes pour prendre de l’élan sur l’autre rive. Le but, rappelez-vous, l’Abbaye aux Dames avec tout autour des connaissances, des historiettes, des histoires et croyez-moi, Saintes en possèdent...alors ?….A bientôt ? « si vous le voulez bien... »
Jean-Pierre
L’eau coule sous le pont de SAINTES 3 par Jean-Pierre Franssens
Nous quittons le secteur de Saint Eutrope par la porte Miegeville et ce pour rejoindre le centre de la ville. Rappelons-nous, que ce centre de 18 hectares a été ceinturé de remparts.
Il y a plusieurs lunes, il nous aurait fallu emprunter la porte nommée « Evêque » pour emprunter la voie, nommée ce jour, Saint Maur qui nous conduisait sur les quais de la Charente, place Blair. (Du nom d’un intendant du XVIIIème.)
Au 17 Rue Saint Maur, que nous découvrons sur les photos, se tenait le siège de la Juridiction Consulaire depuis 1763.

Ci-contre : l’Hôtel construit par François Mossion de la Gontrie en 1731 côté quai de la Charente.
Ce corps consulaire tenait audience à l' échevinage, que nous découvrirons très vite, jusqu’au second Empire. Ce sont eux qui en 1775 ont fait édifier le portail et la façade aux 6 pilastres ioniques.
A noter que c’est en cette rue que de nombreux membres de la cour audience, conseillers, substituts, greffiers, lieutenants avaient élus domiciles au XVIIème siècle.

Place Blair, 1791, un 1er juillet, la société des amis de la constitution œuvra à l’édification d’une pyramide nationale.
Celle-ci fut édifiée avec des frises, des chapiteaux tambours et colonnes d’ordre dorique, vestiges Gallo-romains. Une bouteille contenant la déclaration des Droits de l’homme fut enfouie en fondation.
Inauguration le 14 juillet 1791.
Sur la photo nous pouvons distinguer la flèche de Saint Eutrope.

L’hôtel Monconseil- du nom de Monsieur le Marquis Etienne Guinot de...- de l’aristocratie de Saintonge, fit bâtir en 1738 un somptueux hôtel, (photo6) sur les bords de la Charente.
En vue depuis la démolition des remparts.
Avant d’être un musée en 1992, nommé Dupuy-Mestreau, en collection d’Art régional,
Cet Hôtel abrita en 1810, le siège de la préfecture de la Charente Inférieure (future Maritime)
Suivons les quais rive gauche et nous atteignons les abords de la cathédrale Saint Pierre, trônant en ce centre-ville que nous allons parcourir.
Un nommé Pallais, premier évêque avait impulsé une première église au VI ème siècle. Au XIème un incendie va ravager et ruiner cet ouvrage. Reconstruite courant XIIème au terme de la guerre de cent ans, par des évêques de la famille Rochechouart.
Le clocher -Porche date de cette époque mais sa flèche prévue à 100 mètres n’a jamais été possible et ce, dû aux guerres de religion. Approchons…
Nous longeons le marché couvert récent et arrivons sur la place Saint Pierre sur les arrières et les flancs de l’église.



Cette place est aujourd’hui un parking et deux fois la semaine un marché jouxtant le bâtiment récent construit entre la cathédrale et la Charente (dommage !)
Auparavant comme vu sur la photo 11 il y avait arbres et maisons.
Et…..comme par hazard….la maison visible au premier plan était celle d’un nommé Joseph Guillotin, Docteur, né le 28 mai 1738 à Saintes. Il était professeur d’anatomie et député de Paris aux Etats Généraux.
Concernant la machine qui porte son nom, son projet de Loi était très clair ;
« Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort, le supplice sera le même...le criminel sera décapité...par l’effet d’une simple mécanique ».
La machine va se nommer au départ Louison, mais, malgré ses vives protestations son nom lui sera attribué.
Docteur Guillotin s’est éteint à Paris en 1814 et sa maison fut démolie en 1962.
Pour la petite histoire (triste), la dernière femme guillotinée suite à un meurtre sur enfant, en France le fut à Saintes en 1943.
La Cathédrale Saint Pierre, entrons en ce lieu….






Aujourd’hui sur un bâtiment gallo-romain s’élève une cathédrale gothique flamboyante de 100 mètres de long dont le chevet repose sur des pieux de chêne.
Elle porte le titre de basilique mineure ce qui en fait la seconde basilique Saint Pierre du monde, après celle de Rome.
Comme cité précédemment la flèche de 100 m projetée a été remplacée par un dôme métallique à environ 65 mètres de haut.
Le portail, restauré au printemps 2002, est un ensemble de sculpture flamboyante. Les quatre voussures sont ornées de quarante-quatre statues qui représentent huit anges musiciens à l’intérieur, des saints et des prophètes de l’Ancien Testament sur la voussure extérieure.
Les quatorze niches vides le sont depuis les destructions des guerres de religion du XVIème Siècle,


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Le chœur date du XVIIème et il est aussi grand que la nef. Le maître-autel est recouvert de marqueterie de marbres polychromes.
Le Cymborium porté par quatre colonnes de marbre a été amené de l’Abbaye aux Dames -dont nous parlerons prochainement- et offert par Napoléon.
Le déambulatoire permettra la découverte de la chapelle du XVIème, Notre Dame des victoires, puis 3 chapelles de style gothique renaissance, elles aussi du XVIème siècle.
Au retour vers le porche, d’autres chapelles, la chapelle des fonds baptismaux (fermés d’une grille) et en fond un tableau du baptême du christ par une artiste de Saintes du XIXème siècle.
Et pour terminer, les deux bénitiers, coquilles d’huîtres géantes apportées du pacifique par l’Amiral Léopold Pallu de la barrière et offertes a la cathédrale en 1858.





Les orgues situées au-dessus du portail ouest, furent commandées au XVIIème siècle à Jean Oury de Poitiers. Il est, entre autre, orné de bouquets, d’un ange a la trompette et en haut, du roi David avec sa harpe.
Nous remarquerons, en fin de visite, une grande statue de St Pierre, réplique de la statue à Rome. Cette statue en plâtre peint, est au centre des listes de tous les évêques de Saintes, parmi lesquels on ne compte pas moins de onze saints. Cette liste est close car le siège de l’évêché a été transféré à le Rochelle en 1801.
Le cloître, accolé au mur sud de la cathédrale, est longé par une galerie couverte de style ogival. A noter : un édicule de style Renaissance à l’angle Nord-Est de la galerie.
En levant les yeux vers le toit de la cathédrale nous pouvons voir les arcs-boutants du XVème siècle témoignant de la hauteur qu’atteignait la nef, (non rebâtie), avant sa destruction.

Face à la sortie du cloître, entre les deux grilles ouvertes, la sous-préfecture bâtie sur la place du synode en 1846.

Tout à côté l’hôtel de ville, inauguré en 1874 suite à la reconstruction après l’incendie en 1871 de l’ancien doyenné au chapitre épiscopal où depuis 1830, siégeait le pouvoir municipal transféré de l’échevinage.

Nous retrouvons la face nord de la sous-préfecture donnant sur une parcelle arborée qui comporte elle aussi une Histoire.
Tout d’abord, suivant les photos, le logement du gouverneur dominant la ville. Érigé en 1600-1610, il abrita l’administration de l’hôpital St Louis et est aujourd’hui « disponible » aux projets….à suivre.
Sur ces hauts de Saintes en place des châteaux et citadelles successives dont il ne reste que quelques longueurs de remparts, s’est construit dernièrement l’agrandissement de l’Epahd.
Sur cette hauteur, hors remparts, un nommé Bernard Palissy « chef » du mouvement y fonda en 1544 la première petite église protestante avec quelques fidèles. Saint Barthélémy, temples rasés, persécutions et il a fallu attendre 1898 pour que décision soit prise, sur l’élévation d’un Temple en lieu et place des premières constructions.
Le Temple érigé en 1905-1906 possède une façade qualifiée romano-byzantine avec des motifs rappelant l’Art nouveau et l’Art déco.
Le Temple sur le cours du nom de Reverseaux* se trouve dans la prolongation du bâtiment de la Banque de France.
*Jacques Guéau de Reverseaux dernier intendant ordonné en 1781 à qui l’on doit l’esquisse de la ville moderne. Il a été guillotiné à Paris en 1794.
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Nous voici revenus sur le square au fond duquel nous voyons un portail. Il s’agit du portail de l’ancienne chapelle des jésuites attenante au collège créé en 1610 et confié aux jésuites. En 1782 une chapelle bénédictine remplace celle des jésuites. Tout cela détruit dans les années 60 pour création d’un lycée.
Sur les photos jointes vous pourrez voir le fronton aux pilastres ioniques en harmonie avec la chapelle qui lui fait face en façade XVIIIème, aujourd’hui transformée en salle municipale.
Nous allons quitter cette place et rejoindre la rue piétonnière principale, nommée Alsace-Lorraine sur laquelle nous découvrons enfin « l’échevinage » tant de fois cité précédemment.
Sa partie la plus ancienne est du XVème, mais la façade est de 1761. La serrurerie est du XVIIIème. La tour, le beffroi élevé en 1552, à moitié détruit par un boulet au siège de 1570 et restauré plusieurs fois. Le beffroi symbolisait la puissance municipale face au pouvoir de l’église.
Aujourd’hui, en sa cour pavée nous pouvons nous détendre en consommant sous les parasols et visiter l’un des musées des Beaux-Arts.
Quoi de mieux pour clore cette partie 3. Terminons cet épisode par des photos de cet ensemble et je vous en promets encore de nombreuses anecdotes.
Bientôt nous traverserons la Charente par le pont Palissy.
Mais qui était donc ce Palissy ??? A bientôt… si vous le voulez bien...
L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens
Et voici la suite de ce reportage étonnant sur la ville de Saintes!
Santonum : SAINTES
Le développement important de cette cité a bien entendu, attiré des « visiteurs » et à cette époque : an 270, des « barbares se plaisaient » à envahir ce qui se stabilisait….éternel réflexe….Wisigoths aryens, puis Francs, Musulmans jusqu’à Poitiers-Vouneuil sur Vienne, fin 732, les vikings sur la Charente jusqu’à Taillebourg, et les Normands en 845.
Il fut donc décidé de se protéger. Pendant les années 284 à 476 un rempart défensif fut édifié avec comme entrée principale ce fameux pont déjà décrit et la porte, arc de Germanicus.
La cité s’était étendue sur une surface proche de 100 hectares mais elle n’était ceinturée que sur 18 hectares.
En même temps, le Christianisme est arrivé et nous allons découvrir, même hors muraille, les édifications de lieux de culte ainsi que le développement de la rive droite de la Charente.
Notons que c’est au cours de ces événements des IIIe et IVe siècles que le nom de SAINTES apparaît, remplaçant Santonum.
La visite commence par les monuments édifiés au début du deuxième millénaire
La basilique Saint EUTROPE est fondée en 1081 à l’instigation du duc d’Aquitaine et du Comte de Poitiers (sous le nom de Guillaume VIII). Elle est confiée à une vingtaine de moines de l’abbaye de Cluny qui y implantent un prieuré.
Cette basilique est classée en 1998 au titre des monuments historiques et au patrimoine mondial de l’humanité, par l’UNESCO.

La longueur actuelle du bâti est de 42 m avec une hauteur de voûte de 10 à 14 m sous la coupole de la croisée.
En 1803, l’église, considérée comme vétuste par le préfet, Guillemardet, est amputée de sa nef.
La longueur de l’église est de 75 m, c’est le plus grand édifice de la région et sa flèche s’élève à 80 mètres de haut.
Celle-ci construite pour la dévotion aux reliques du Saint par les foules de pèlerins de Compostelle, est considérée comme la crypte romane la plus grande d’Europe.
Au centre, le tombeau avec son inscription « EVTROPIVS » (forme d’écriture type IIIème siècle) (mais est-ce un cénotaphe ? (tombeau vide). A suivre… pages suivantes…..
A noter, sur les chapiteaux, le thème ornemental végétal d’inspiration gallo-romaine.
Sur 53 motifs aucun n’est semblable à un autre.

Au XVème siècle la construction d’une grande chapelle flamboyante dans le prolongement de la nef du chœur roman a fait perdre à celui-ci son abside et son déambulatoire. Le bras nord du transept a été remonté au XVème siècle à partir de ses fondements au niveau de la crypte afin de supporter le superbe clocher, gothique flamboyant, de 80 m, en place du clocher roman, grâce à la générosité de Louis XI.
Cette basilique conserve, le chœur gothique qui date du XVIe et sa façade actuelle, pastiche roman très sobre datant du XIXe. Ses vitraux sont issus des ateliers en la Maison du Verrier, Castel Gesta, « villa castellisée » édifiée par le peintre verrier Louis-Victor Gesta, fin XIXème au faubourg Arnaud Bernard de Toulouse et inscrite aux Monuments Historiques.




La légende de la fontaine d’Eustelle. Situé dans l’enceinte des arènes avec un très faible débit ne servant pas à l’entretien des arènes.
La légende dit, que Eustelle disciple de Saint Eutrope, l’aurait enterré non loin de l’amphithéâtre et depuis une fontaine coule et son eau aurait des vertus miraculeuses.
« Si une jeune fille parvenait à former une croix avec des épingles à cheveux lancées dans le bassin, elle se marierait ... dans l’année »


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Voyons si la réalité a rattrapé la légende….
Les textes rapportent que Eutrope 1er évangélisateur du 1er siècle aurait subi le martyre pour avoir converti la fille du gouverneur romain de la ville et d’une mère d’une antique famille de druides, baptisée et nommée Eustelle : Estelle (étoile) en latin.
Condamnée à être lapidée, puis à être décapitée à la hache et enterrée par des fidèles non loin de l’amphithéâtre. Il est dit que ce serait Eustelle qui aurait géré cette affaire et refusé l’apostasie.
De ce fait, elle aussi, condamnée à être décapitée à son tour et, par son père.
Eustelle aurait donc rejoint, nous allons le voir, Saint Eutrope en son caveau.
J’ai retrouvé un mémoire 1845 sur « La découverte d’une sépulture chrétienne dans l’église de St Eutrope à Saintes . (*1)A-J Letronne nous dit, après les découvertes sous des pièces de monnaie or et argent, d’un sarcophage lors de travaux de restauration de l’église souterraine en l’année 1843.
Ce sarcophage porte toujours en la crypte, aujourd’hui le nom "EVTROPIVS" sur le petit côté du couvercle.
La recherche et les conclusions reposent sur des déductions plausibles. Le travail est énorme et je m’en tiendrais donc, après quelques précisions, qu’aux conclusions énoncées.
Ce sont Saint Palladius, évêque et Grégoire de Tours qui, après diverses invasions de ce 1er siècle auraient « récupérés » le caveau caché près d’Estelle et construit une première basilique pour honorer Saint Eutrope.
Hommage suivi en l’an 1096 lors de la prise en charge des clunisiens.
Ce sarcophage est un monument les plus anciens du christianisme.
Lors des guerres de religion, des fanatiques ont exhumés le corps du Saint et l’ont brûlé….y avait-il le corps d’Estelle ? Estelle a-t-elle réellement existé ?
Pour se soustraire de ces différentes profanations, quelques reliques furent déposées en 1040 par Geoffroy Martel à la trinité, abbaye de Vendôme. Le chef et divers os ont été déplacés à Bordeaux en 1571 à la cathédrale St André . Le 19 avril 1602 le chef et la relique reviennent à Saintes.

Au XIIe siècle cette église apparaît comme étant une importante halte « Jacquaire» sur la « via Turonensis » qui est la voie la plus occidentale conduisant a St Jacques de Compostelle.
Sur le guide des pèlerins il est écrit ; « Sur le chemin de St Jacques, à Saintes, les pèlerins doivent dévotement rendre visite au corps du bienheureux Eutrope, évêque et martyr ».
Pour la suite de notre visite, cette fois vers le "centrum de SANTONUM" nous allons emprunter la porte « MIEGEVILLE » « Miejo Vilo » en occitan, porte principale face au centre ville. 3e étape « Entrons en Saintes »
(*1) Sur « Persée » ,Mémoires de l’Institut National de France (pages 75 a 101)
L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens
Nous sommes heureux de retrouver Jean-Pierre. Il nous emmène à la découverte de la ville de Saintes en Charente.C'est une recherche remarquable que nous allons suivre pendant quelques semaines.
Dans bien des provinces nous retrouvons nos racines, romaines, gauloises, Judéo-chrétienne, à travers différents monuments antiques ou religieux. Jean-Pierre nous fait voyager dans le temps… de -20 avant Jésus-Christ, où la cité fut créée par Agrippa gouverneur sous l'empereur Auguste et devint pour quelques temps la capitale de l'Aquitaine gallo-romaine avant de devenir au IIIe-IVe siècle une petite ville chrétienne…
Merci à Jean-Pierre de nous faire connaître et apprécier la science et l'immense talent des architectes que Rome envoya en Aquitaine.
Chut !... Place à notre aimable collègue !
CD
L’eau coule sous le pont de SAINTES, Médiolanum-Santonum
Ça coule de source...là et par là, et aussi ici, n’est-ce pas...PALISSY … ? Bernard.

L’eau, source de vie, source de conflits, de survie, l’eau indispensable de tout temps et en tout lieu….Sources, vous allez être fortement sollicitées au rythme des lignes suivantes……...
Lorsque les romains au cours de leurs conquêtes en Gaule vinrent s’installer en Aquitania, les occupants « Santons » pour la plupart originaires de l’est subirent l’invasion et réussirent à s’intégrer et coopérer avec l’envahisseur. Un Empire Gallo-Romain se forma et, en ce qui concerne notre récit, une communauté importante se développa sur les bords de la « Carentonus» ou Charente : la « Civitas »-cité nommée « Médiolanum » (centre du territoire) dans un premier temps, puis, « Médiolanum Santunum » (devenu Saintes) aux alentours du IIIème siècle.

« Médiolanum » était devenue capitale d’un immense territoire qui s’étendait des Pyrénées aux rives de la Loire. Un réseau de voies romaines, reliait cette nouvelle capitale aux autres centres urbains. Nous avons vu et lu précédemment, les accès sur Pons et Jonzac vers les Pyrénées sans oublier la voie Agrippa (du nom du gendre de l’Empereur Auguste), qui partait de « Lugdunum » : Lyon, pour rejoindre notre « civitas Médiolanum » en Gaule « Aquitania », l’une des 4 grandes régions conquise par César avec, la lyonnaise et la Belgique. (La Narbonnaise était conquise depuis le 1er siècle avant J.C)
L’eau, jusqu’à l’arrivée de romains provenait de la rive gauche du fleuve et alimentait des puits et des fontaines de la communauté « Santonnaise ».. Celle-ci provenait de la seule source située en amont du village au lieu-dit Lucérat. Cette source ne permettait plus l’alimentation de cette nouvelle population car son altitude à 4,72 m et son débit, ne pouvait œuvrer par gravité. Surtout que vous allez le voir, nos romains étaient des grands consommateurs d’eau pour les bains et thermes.

Les ingénieurs romains se mirent donc à l’ouvrage et nous pouvons constater leurs techniques durables et efficaces au niveau de la conception d’aqueducs.
Tout d’abord trouver les sources et là, sur la rive droite, ils furent gâtés.
Le premier aqueduc (il y en eut 3) construit à la fin du 1er siècle avant J.C, aurait, d’après un archéologue : Jean Louis Hillairet, spécialiste des aqueducs de Saintes et toujours en cours de recherches, nécessité 4 années de travaux et 1100 ouvriers.

La première source de captage était située au lieu-dit FontMorillon, à Fontcouverte (6kms à l’est de Saintes). Cet aqueduc comprenait plusieurs ouvrages, le pont des arcs (sur le terrain du golf actuel), le tunnel nommé « les 9 puits », (qui en compte treize après recherches !), le pont de Haumont et à l’entrée de Saintes, un siphon.
La voie Agrippa, du nom de son concepteur, Marcus Vipsianus Agrippa, général et politique romain : de -63 avant J.C à -12 avant J.C, pénétrait en cette nouvelle « civitas » devenue première capitale de la Gaule-Aquitaine.

Mais il fallait traverser le cours de « Carentonus » et là, un notable « santon » romanisé, Caius Julius Rufus, fit édifier les deux arcs du pont en l’an 18, à ses frais. Il était dédié à l’Empereur Tibère, son fils Drusus et son neveu, fils adoptif, Germanicus.
L’arc est classé au titre de Monument historique par arrêté au 5 juillet 1905.



Les 3 sources……
Le sujet est vaste et toujours en cours, (par la société d’archéologie de Saintes avec J. L Hillairet), je resterais très modeste en vous amenant par voie d’eau sur notre programme Histoire avec au passage, quelques éléments permettant de cadrer la technicité et les magnifiques ouvrages de ces hommes, Celtes, Santons, Romains, aux environs des 2000 ans.
Ci-dessus, la première source, en l’an 20 avant J.C qui passait la Charente en siphons de plomb après un parcours de 6kms, un débit de 3000m3 jour et son arrivée à la cote 31m, lui permettant de fournir les fontaines et les espaces comme les Thermes que nous retrouvons ci-après.
Au début du siècle après J.C, le débit de ce 1er aqueduc s’est avéré très vite insuffisant par rapport a l’extension, je dirais « à la romaine « de Médiolanum », l’élue capitale.


Des nouvelles recherches en sources furent entreprises au Nord.
Par hauteurs, par fissures, ils trouvaient ces sources à des 6 à 8 m en nappes souterraines.
Le niveau au lieu-dit « la grand font » à Le Douhet, à 12 km de Saintes étaient à la cote 43 m, et l’aqueduc élaboré arrivait devant Saintes à 35 m soit une pente moyenne pour ce second circuit de 0,67 mm par mètre, et rappelons nous, il s’accroche et se dédouble sur le bois de la Tonne à la sortie du Golf de Saintes après les Arcs. Il fallut donc deux conduits de taille différente, compte tenu que le débit passe de 3 000 à 12 000 m3 par jour.
Non, je n’ai pas oublié la troisième source : « Vénérand » se situe entre Fontcouverte et Le Douhet, plus à l’Est, sa cote est de 47m environ, donc bonne pente, et son aqueduc va se raccorder au bois de la Tonne sur celui du Douhet..
Au total l’eau va parcourir 17 km en viaducs, surface couverte, ou en sous-sol en éléments maçonnés de moellons et couverts de dalles plates ou en briquettes en voûtes.
Précisons, comme vous pouvez le constater sur les photos jointes, que de grandes parties étaient creusées a la taille d’homme debout et que pour s’aérer tous les 16 à 32 m, des puits étaient creusés qui permettaient le transfert matériaux et outils et bien entendu, la descente et la remontée des piocheurs et maçons...


Dès lors, l’aqueduc alimentait tout « Médiolanum », fontaines, bassins, villas…..mais aussi, sur la butte au nord, trois thermes, dont il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges de Saint Saloine. L’aqueduc resta en service, plus de trois siècles.
Le développement, rive gauche à travers l’artisanat semble avoir été important si on en juge les pièces retrouvées en verrerie, poterie, métallurgie.
La ville va s’étendre jusqu’à 100 hectares et sa population fut supposée de 15 000 âmes, ce qui correspondait au remplissage de l’amphithéâtre construit sous le règne de Tibère et achevé sous le règne de Claude, environ l’an 40 après J.C.

La civilisation romaine a apporté ce nouvel art de vivre, hygiène et hydrothérapie. Un lieu de détente qui jouait un rôle social.
Saint Saloine, édifié sur un hectare environ, a été abandonné au déclin de la ville au IIIème siècle. La partie visible actuellement correspond au « caldarium » ou salle de bains chauds. Une église édifiée sur ce lieu a totalement été détruite et rasée au XVIIIème siècle.


Les thermes de Saint Vivien et de Saint Pierre ont totalement disparus. Seul un modeste mur reste près de la nouvelle église de St Vivien, sur laquelle nous reviendrons.
L’amphithéâtre, achevé sous Claude en l’an 40 a été construit, adossé au vallon appelé : « des arènes ». Les gradins sont en appui d’un côté et de l’autre ils ont nécessité la construction de murs d’appui. Ce système mixte est à rapprocher de ceux de Pompéi et Fréjus.
Sa dimension est de 126 m grand axe et petit axe 102 m.
En même temps que la cité, il fut abandonné au cours du III ème siècle car il se retrouvait hors des remparts de protection, que nous découvrirons très prochainement

Bientôt, cher lecteur, nous connaîtrons l’extension politique et religieuse de cette ville qui porte bien son nom, avec dès le deuxième millénaire ses édifices, ses monuments et la suite de son histoire qui, j’espère vous passionnera autant que moi…difficile de faire court sur le sujet...alors ? A bientôt !
Jean-Pierre
Les visites de notre guide Didier Bouchard
Vivre à Paris ou en région Parisienne Paris, et découvrir des lieux méconnus ou des expositions de peintres célèbres avec toutes les explications nécessaires. S'ajoute une sortie à Dijon exceptionnelle!
Tout vous sera révélé grâce à notre guide : Didier Bouchard.
Conférences Didier Bouchard
Conferences.bouchard@orange.fr
Conférencier national, diplômé de l’institut d’art et d’archéologie de la Sorbonne
Ancien élève de l’école du Louvre
Boite 17 bât. D, 8, rue Cannebière 75012 Paris. Tel: 06 43 63 35 73
Mardi 30 juillet
15h : les salons de l’hôtel de Lauzun : le plus beau décor 17ème de Paris
(1660). Lambris et plafonds peints, histoire de l’hôtel : Lauzun et la grande Mademoiselle, Baudelaire au club des Haschichins.
Rdv. 17 quai d’anjou.11€+entrée. (15 pers.)Inscr. 06 43 63 35 73

Lundi 5 août
15h : une visite par an : les salons de l’hôtel de Ganay (intérieurs):un
Palais de la belle époque près des Champs-Elysées, et son quartier. (Les Hôtels de Caraman et de Wagram).
Rdv. angle av. George v et rue de la Trémoïlle.
Carte D’identité.11€. Inscription au 06 43 63 35 73
Vendredi 30 août
15h : salons et jardins des hôtels de Varangéville et Amelot, escalier d’honneur de l’hôtel de Tavannes, promenade vers l’atelier de Gustave Doré.
(Une visite par an). Trois hôtels particuliers du faubourg saint-Germain (avec visite intérieure
Et celle de leurs 2 jardins, évocation de JM. Charcot qui y vécut, et y reçut S. Freud…
Rdv. 217 boulevard .Saint-Germain. 11€.
Carte d’identité inscription au 01 43 07 09 69

Samedi 31 août
14h30 : Chapelle et parc privé du couvent de Picpus, cimetière Révolutionnaire et tombe de la Fayette.
Rdv. 35 rue de picpus.11€+entrée
Dimanche 1er septembre
15h : Folies Art nouveau du quartier du Gros Caillou, nouvelle église
Russe, écuries impériales et ancien dépôt des marbres (Rodin, Camille
Claudel), hôtels particuliers de la belle époque.
Rdv. angle rues Saint- Dominique et Sédillot. 11€
Avant-programme automne et hiver 2019 (inscriptions ouvertes)
Mercredi 9 octobre

16h40 exposition Toulouse-Lautrec au grand palais. Unique visite
(12 places) sur inscription préalable, confirmée par l’envoi du règlement.
11€+entrée. Tel. 06 43 63 35 73.
Rdv. entrée des groupes.

Jeudi 10 octobre

13h45 : après-midi à Dijon : le puits de Moïse dans l’ancienne chartreuse de Champmol, puis le palais des états et des ducs de Bourgogne et le Musée des Beaux-arts restauré. (Tombeaux de Jean Sans Peur et Philippe le Hardi, retables de la chartreuse de Champmol, cuisines médiévales, salle des gardes etc.)
Inscription au 06 43 63 35 73
20€ (pas de droit d’entrée).
Rdv. gare Sncf de Dijon, sortie Albert 1er
Mardi 22 octobre

15h10 : Exposition MONDRIAN figuratif au musée Marmottan.
Unique visite Mondrian avant l’abstraction : un maître du symbolisme et du fauvisme.
Rdv. 2 rue louis Boilly. 11€+entrée. Inscription au 06 43 63 35 73
Jeudi 24 octobre
14h30 : Décor classé d’une ancienne maison close, hôtel de Saint-Chamond,
Passage du Caire, maison égyptienne.
Quelques places sur Inscription au 01 43 07 09 69. 11€+entrée
Vendredi 25 octobre
15h salon impérial, chapelle et jardin de la fondation Eugène napoléon, ou « le collier d’Eugénie ». et cour de l’industrie Restaurée.
Architecture d’Hittorff (1856), mobilier, portraits de napoléon III et Eugénie, fresque
De Barrias, histoire de la « maison du collier »
Rdv. 254 rue du faubourg-Saint-Antoine. 11€+entrée.
Carte d’identité.
Mercredi 6 novembre
15h40 : Exposition le Greco au Grand-Palais.
Unique visite. Sur inscription au 06 43 63 35 73, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée.
Rdv. entrée/groupes
J'apprécie beaucoup cet artiste et partage avec vous quelques photos:
Domenikos Theotokopoulos est nommé « Greco » à Tolède, en Espagne.


L’Assomption, 1577-1579, huile sur toile, 403,2 x 211,8 cm, Chicago, Art Institute
Saint Martin partageant son manteau avec un pauvre, 1597-1599, huile sur toile, 193 x 103 cm, Washington, National Gallery of Art.

L'ouverture du 5e sceau dite la vision de saint Jean vers 1609-1614
huile sur toile, 222,3 x 193 cm, New York, The Metropolitan Museum of Art.
Vendredi 8 novembre

15h30 les fastes de l’hôtel Gaillard (1882) et la cite de l’économie de la
Banque de France. Décors intérieurs (boiseries gothiques et renaissance en remploi, salle des coffres entourés de douves etc.)
Et muséographie de Citeco+ collection numismatique de la Banque de France. Sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.
11€+entrée.
Rdv. 1 place du général Catroux (par le m° Malesherbes)
Samedi 9 novembre

15h : le château de Saint-Ouen : une villa Palladienne aux portes de
Paris (1821, décor intérieur). Evocation de Zoé du Cala, la dernière
Favorite royale. L’affaire Favras : un secret de louis XVIII.
Rdv. sortie du Métro mairie de Saint-Ouen, côté mairie.
11€. Sur inscription au 01 43 07 09 69
Mardi 19 novembre

14h30 la maison de Louis Pasteur (visite du musée Pasteur par sa conférencière ;
Mobilier, objets d’art, tableaux, tombeau de pasteur.)
Sur inscription au 06 43 63 35 73.
Mardi 26 novembre
16h exposition « l’Age d’or de la peinture anglaise – le siècle de Reynolds et de Gainsborough » au musée du Luxembourg.
Quelques places sur inscription au 06 43 63 35 73, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée

Vendredi 29 novembre
14h30 exposition « la collection Weisman-Michel de New-York » au Musée de Montmartre (Steinlen, Valadon, Bonnard, Rouault…), puis l’atelier de Valadon, la chambre de M. Utrillo, et quelques œuvres de la Collection permanente du musée. 11€+entrée.
Rdv. 12 rue Cortot
Sous réserve de confirmation et sur inscr. Au 06 43 63 35 73.
Mardi 3 décembre
16h : Chefs d’œuvre de la collection Alana au Musée Jacquemart-André.
(Primitifs italiens, et maîtres de la renaissance et du Seicento dans une Grande collection privée).
Quelques places sur inscr. Au 06 43 63 35 73, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée.
Rdv. 158 boul. Haussmann.


Adieu, Kenavo Guy LAENNEC
Chers collègues,
C’est avec une vive émotion que nous apprenons le décès de Guy LAENNEC,
Il nous a quitté lundi 8 au soir, dans sa 76e année.
Il avait passé quelques années de sa carrière à Eurogros, puis comme chef de département à la périphérie. Nous avions travaillé ensemble avec Jean-Claude L. au rayon Petit électroménager.
Guy était parti vivre des jours paisibles à Saint-Cast le Guildo, pour sa retraite, là où il avait plaisir à passer ses vacances en famille.

Il nous avait écrit 3 articles, pour notre réseau, sur « sa Bretagne » qu’il aimait tant! Et un article sur Bali.
(Vous retrouverez les liens des articles) un peu plus bas.
Guy était fier de ses quatre enfants et 14 petits enfants, il éprouvait toujours une grande joie à en parler.
Je l’avais eu récemment au téléphone, à l’occasion de son anniversaire ; nous savions qu’il n’y aurait pas d’issue à sa longue maladie, tout en refusant d’y croire…
Une cérémonie religieuse sera célébrée le :
samedi 13 juillet 2019
en l’église de Saint Cast.
Je vous propose de donner l’adresse de Joëlle son épouse, à ceux qui m’en feront la demande.
Que Guy repose en paix, nous pensons bien à Lui et sa famille.
Christine D
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°17 1902-1905 vers un siècle d'évolution technologique
En ce début du XXe siècle, l’évolution de la technologie va avoir une répercussion très importante sur la vie quotidienne domestique.
C’est ainsi qu’avec l’électricité, le gaz, les poêles à bois la vie des maîtresses de maison devient plus agréable. L’avenir « confort de la maison » arrive à grand pas, grâce à la mise sur le marché et la diffusion des produits du Commerce.
C’est donc par l’évolution des grands magasins que la population accède à ses objets de progrès.

C’est ce que nous allons découvrir ensemble au fil des prochains articles.
1902 : Le Bon Marché fête ses 50 ans.
Vous connaissez tous au moins un produit issu d’un concours Lépine. Il faut savoir que c‘est cette année-là que le préfet Lépine crée un concours pour que les petits inventeurs fassent connaître leur ingéniosité.
Commercialisation de la lessive St Marc et pourtant… Paris est sale et on déplore : Les rats à Paris !... l’administration n’en vient pas à bout !
La carte postale illustrée prête à envoyer est créée tel qu’on la connait aujourd’hui avec le recto avec photo et le verso avec la partie courrier et la partie adresse
Pour les soirées en famille, sortie d'un jeu "du propriétaire foncier", nous attendrons 1933 pour que ce jeu inspire le Monopoly.
Le plaisir d'écouter le gramophone, ancêtre de l'électrophone. En 1904, la société Odéon lance les premiers disques double face, la vitesse variant de 74 à 100 tours/minute. Il faudra attendre 1920 pour que la norme soit de 78 tours! La musique est ainsi partagée en famille!

Et pour vous Mesdames, Emilie Cadole qui a coupé en 2, son corset quelques années plus tôt lance le soutien-gorge. Est-ce par pudeur ou par rareté, je n’en ai pas trouvé dans les catalogues du BHV; pourtant vous y trouvez des corsets, des caches corsets et des jupons !..
Nous avons échappé au pire... la mode était passée pour nos générations,
même si on nous vante les mérites du corset, nous sommes heureuses de notre liberté corporelle!
Au Grand Bazar de l'Hôtel de ville, on parle de Bonneterie pour Dames et non lingerie. Bon... Rien de très sexy!...


Dans l'annuaire de 1909, on trouvera l'adresse d'une fabrique de soutiens-gorge.

Désormais, on peut commencer à lire l’heure sur une montre au poignet : bravo Monsieur Cartier! (Il inventa en 1904 une montre à poignet pour un ami aviateur : Alberto Santos-Dumont (pour Rolex les débuts se feront en Suisse en 1905) mais l’habitude est encore : la montre à gousset.
Les montres au Grand Bazar de l'Hôtel de ville : Belle collection ayant son charme!

Depuis 1901 le rasoir mécanique remplace le coupe-chou !
1903 : Commercialisation des biscottes de Charles Heudebert !
En France
sur le plan culturel,
En 1902, deux grands hommes décèdent : le remarquable compositeur Verdi, l’écrivain Emile Zola et en 1903, on notera la mort de Gauguin et Pissarro.
1904- 1905: Les hommes de l’Art et de la littérature sont remarqués : Monet avec ses Tableaux sur la Tamise, Matisse, Cézanne, les fauves : G Braque, R Dufy, A Marquet…Frédéric Mistral
sur le plan sportif : Premier tour de France du 1er au 19 juillet 1903. Vive « la petite Reine », le gagnant parcourt 2400 km en 19 jours !

Première expérience des skis.
Sur le plan économique
en 1903 : Première grève des tisseurs du Nord à l’automne qui dura un mois.
1904- En avril Jean Jaurès fonde le journal « L’Humanité »
Sur le plan scientifique :
1903 Verre de sécurité inventé par le parisien Édouard Bénédictus, de la famille de Théophile Gautier chimiste, décorateur, peintre et compositeur français. En 1909, il déposera un brevet pour l'invention du verre feuilleté.
Pierre et Marie Curie remporte le prix Nobel. Marie Curie est la première femme à recevoir un prix Nobel.
Sur le plan politique
L’enseignement : La fermeture de toutes les écoles religieuses est décidée par Emile Combes,un anticlérical virulent, dès lors qu’il y a assez de places en école laïque, les réactions sont vives ;
C’est ainsi que le 12 décembre 1905, Emile Combes présente un projet très hostile envers les établissements scolaires gérés par le culte ou les frères des écoles chrétiennes. L’église est mise sous surveillance.
Aristide Briant plus modéré, rapporteur de la commission sur ce sujet, proposera un assouplissement. L’Eglise retrouve sa liberté mais par la loi de séparation de l’Eglise et de l’état, désormais, les églises deviennent propriété de l’Etat et confiées à des associations culturelles dirigées par des laïcs.
Le pape Pie X réagit et des incidents entre chrétiens et force de l’ordre sont fréquents. Cette loi suscitera des remous pendant des années.
Dans le monde :
Le pape Pie X remplace Léon XII décédé.
Sur le plan scientifique :
Balbutiement sur les Hormones lors de recherches par Starling (anglais)
on découvre que les chromosomes jouent un rôle dans l'hérédité.
Lancement du premier Barbiturique par 2 allemands : Le véronal.
1903 La recherche de Pavlov sur les réflexes conditionnés ont eu une grande influence sur la science,
Aux USA, le cornet pour la glace est créé!
1903 Aviation aux USA Les frères Wright célèbres pionniers américains chercheurs, ingénieurs, concepteurs, constructeurs et piloteront le Flyer : 1er vol motorisé.
Cet exemple sera suivi en France en 1906 au parc Bagatelle (Boulogne), Alberto Santos-Dumont vole avec un avion pourvu d'un moteur à essence

Pour les petits enfants, l’ours en peluche reçoit un succès prodigieux et sa commercialisation arrive dans les magasins. (Teddy Bear). Nom se rapportant à Théodore (Teddy) Roosevelt lors d'une chasse à l'ours sans résultat ! Créé par une allemande et présenté à la foire de Leipzig, ce fut le jouet préféré des enfants et le plus vendu en 1907.
Grands magasins :
1905 : La Samaritaine attaquent des travaux très important sur les rues de la Monnaie et de l’arbre sec. Sur le plan architectural, c’est une œuvre étonnante avec ses poutres, galeries et parties métalliques, ses décorations en lave émaillée. Nous avons un style Art Nouveau surprenant.
Le BHV se modifie, crée un catalogue :



1906 Le repos dominical est instauré, désormais le dimanche sera chômé. Les employés ne devront pas travailler plus de 6 jours par semaine. Bien sûr, cela ne s’applique pas aux transports publics, hôpitaux, restaurations et loisirs….
Deux collègues nous ont quittés en quelques jours
Chers collègues
C’est avec une immense tristesse que je viens vous annoncer, deux disparitions.
Notre ami et doyen Jean Delefosse s’est éteint chez lui lundi dernier 17 juin.
Jean avait fêté ses 95 ans, il ne s’était jamais vraiment remis du décès de sa fille et de sa femme.
Les aînés du BHV l’ont bien connu. Nous avions fêté son anniversaire sur le blog en mai dernier.
Vous pouvez écrire à sa fille Catherine avec qui je communiquais, qui partagera avec sa famille.
N’hésitez pas à me demander l’adresse ou le mail ou laisser un commentaire ci-dessous qui sera transmis.
Ses obsèques auront lieu mercredi 26 juin, à 14h30
En l’église St Christophe, 4 rue Félix Maire à Créteil (94000) .
-=-=-=-=-=-=-=-==-==-==-=-=-=-=-=-=-=

Patrick Laporte que la génération plus jeune connait, a travaillé de 1999 à 2007 au bricolage du BHV Rivoli (quincaillerie et Electricité)
Il travaillait, dans une entreprise de domotique, depuis son départ du BHV.
Patrick aimait le foot, restait fidèle aux valeurs de l'armée où il avait servi. Il était travailleur, sérieux, courageux et bien sympathique.
Ses obsèques ont eu lieu jeudi dernier, le 20 juin à Montigny le Bretonneux.
J’ai été surprise, comme vous; Patrick aurait eu 56 ans en septembre prochain, mais la maladie l’a emporté d'une manière foudroyante en un mois de temps.
Vous pouvez envoyer un mot à son épouse (me demander son adresse) ou laisser un commentaire ci-dessous qui sera transmis.
-=-=-=-=-=-=-=-==-==-==-=-=-=-=-=-=-=
Je vous souhaite un bel été ensoleillé.
Christine D
Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°16 1901 Un nouveau siècle
1901 En France :
On compte au début de ce siècle 1 millier d’automobiles.
La vitesse est limitée à 20 km/h hors agglomération, et 12 km / en ville ; On ne rit pas !...
Seules les routes nationales sont goudronnées. En ville les rues sont le plus souvent pavées et quelques-unes goudronnées.
La police est à présent équipée de vélos. Ces nouvelles brigades prêtes à pouvoir aller plus vite pour arrêter les voleurs sont appelées « Les hirondelles », du nom du vélo le plus répandu et fabriqué à la manufacture de Saint Etienne.
Le gouvernement s’inquiète du faible taux de natalité qui côte 22,1% pour un taux de mortalité de 21,5%(Il est beaucoup plus élevé en Allemagne : 36% ou en Angleterre : 27%).
La France a besoin de main d’œuvre et fait appel à l’immigration : plus d’1 million d’étranger (Italiens et Belges principalement) viennent grossir les 39 millions d’habitants.
« 1901 » Evocation d’une loi ! Cette loi qui survit au fil des années, cette loi qui a favorisé tous les domaines de la vie associative. De la compétition sportive à l’action humanitaire, en passant par tous les sujets, la Loi de 1901 est omni présente.
Dans le monde :
La Reine Victoria 82 ans décède après 63 ans de règne. Elle sera remplacée par Edouard VII.
C’est l’année d’attribution des prix Nobel.
Communication : 1er essai réussi de la téléphonie sans fil. La TSF est née.
Pour le Bazar de l’Hôtel de ville
Evolution du BHV, avec la veuve de Xavier Ruel
Le 24 janvier 1901 est créée la société Veuve Ruel et Cie : Société en nom collectif au Capital de 11 millions de Francs, composée de :
Son épouse Marie-Madeleine Ponducery-Ruel,
Sa fille Françoise et son gendre Georges Viguier,
Son autre fille Pauline et son deuxième mari Henri Becker,
Ainsi qu’un neveu Henri Ruel.
Le BHV comprend alors les maisons n°48 bis rue du Rivoli, n°15 rue de la Verrerie sur un ensemble d’environ 188m²
S’ajoutent d’autres bâtiments au 15 verrerie : 1 (sur la rue) sur caves et 5 étages et 3 (ailes droite et gauche et fond de cour) sur cave et 3 étages, + 2 cours, le tout sur 836 m²
Au 18 rue de la Verrerie : Un bâtiment de 5 étages avec entrée par un passage de porte cochère d’une superficie d'environ 1200 m. Au fond, un grand hall avec galerie au-dessus, communiquant avec l'immeuble de 5 étages du 7 rue de Moussy.
Le 16 mai 1901 : Acquisition du 5 rue des Archives.
Le magasin compte 800 employés et est prospère.
Le bazar commence à vendre de la mode mais reste fidèle aux comptoirs à prix uniques qui avaient été pressentis par Xavier Ruel lorsqu’il a ouvert ses premières boutiques pour répondre au besoin des classes laborieuses qui souhaitaient trouver des boutiques ouvertes à leur choix et à leurs modiques ressources.
Le personnel travaille de 9h à 19h30 y compris le dimanche avec un jour de congés tous les 10 jours. Lors des périodes de fêtes, le magasin ouvre jusqu’à 22h
Une idée du Grand Magasin sur le plan social nous est racontée sur le Bon Marché !
Au bon marché, on retrouve l’esprit du règlement des grands magasins d’alors et la rigueur.
Dans le règlement du Bon Marché, où les horaires sont sensiblement les mêmes, on peut lire :
« A son arrivée, le personnel doit se faire inscrire sur les livres de présence. Les absences et les retards sans autorisation ne sont pas tolérés… Une mise convenable et une bonne tenue sont recommandées à tout le personnel »
Service des réfectoires, comme vous ne l'imaginiez pas:
« Chaque employé a droit à deux repas complets par jour, composés :
A déjeuner, d’un plat de viande au choix, d’un plat de légumes, et d’un dessert ;
A dîner, d’un potage, d’un plat de viande au choix, d’un plat de légumes, d’une salade et d’un dessert.
Il a le droit, en outre, à un demi-litre de vin par repas. Un supplément de viande est accordé à chaque repas à tous les employés qui en font la demande.
La nourriture doit être saine et abondante. La durée des repas est de ¾ d’h.
Règlement des employés logés parla maison.
Le bon Marché pourvoit au logement 1) des demoiselles qui n’ont pas de famille à Paris, au 16 rue de Babylone.
2) des jeunes gens qui ne peuvent pas habiter chez leurs parents, au 106 rue du Bac.
Ces derniers doivent rentrés à 11h précises le soir et minuit et demi le dimanche et jour de fête….
Le plus grand soin doit être apporté à la bonne tenue et à la propreté des chambres.
Un salon de réunion, avec piano et jeux divers, est à la disposition des Demoiselles.
Depuis 1872 des cours gratuits sont à la disposition des employés afin d’utiliser d’une manière instructive leurs soirées : Un cours de langue anglaise, un cours de musique vocale avec chorale ; un cours de musique instrumentale avec orchestre d’harmonie ; Une salle d’escrime
Un médecin est attaché à la maison, et les consultations sont gratuites. »
Le monde du Commerce
Les petits magasins éprouvent une certaine haine vis à vis des grands magasins et on peut lire dans un journal leur rage...



A suivre…
CD
Adieu François!
Triste nouvelle. François n’est plus !
Notre ami François Paris, vient de décéder lundi dernier, pendant le weekend de la Pentecôte, à Montpellier.
Pour certains d’entre vous, François était une simple connaissance, pour d'autres un collègue ou un ami.

Nous l’avons connu souriant, de bonne humeur, généreux, tourné vers les autres, il aimait les liens du réseau.
Sa passion pour le sport et les matchs de foot, nous faisaient parfois sourire !
Il a aidé en œuvrant pour ceux qui n’avaient pas d’internet en les informant, en éditant le bulletin annuel et la liste des membres et en leur envoyant par courrier.Tous étaient heureux de recevoir ton pli.
Puis en 2015, sa santé a décliné et il n’avait plus la force d’assurer son rôle d’ambassadeur réseau pour le sud-est.
On le savait affaibli, mais on ne le savait pas proche du dernier voyage. Les dernières nouvelles remontaient à plus d’un mois.
Je savais que Marie-Christine K, Gérard B, Michel B prenaient régulièrement de ses nouvelles et comme d’autres collègue, soutenaient son moral.
Tu pars beaucoup trop vite, François tu venais d’avoir 73 ans.
François, aujourd’hui nous sommes tristes, mais nous savons que tu ne souffres plus; tu nous laisses un grand vide !
François : Tes collègues du BHV et du réseau ne t’oublieront pas.
Repose en Paix !
Nous présentons nos plus sincères condoléances à ses enfants.
Ceux qui veulent écrire à la famille (son fils Christophe) peuvent me demander l’adresse postale ou l’adresse mail, en utilisant le commentaire ci-dessous.
Christine D.

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