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Le blog du Réseau Bazar BHV
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L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens

7 Août 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Et voici la suite de ce reportage étonnant sur la ville de Saintes!

L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens

Santonum  : SAINTES

Le développement important de cette cité a bien entendu, attiré des « visiteurs » et à cette époque : an 270, des « barbares se plaisaient » à envahir ce qui se stabilisait….éternel réflexe….Wisigoths aryens, puis Francs, Musulmans jusqu’à Poitiers-Vouneuil sur Vienne, fin 732, les vikings sur la Charente jusqu’à Taillebourg, et les Normands en 845.

Il fut donc décidé de se protéger. Pendant les années 284 à 476 un rempart défensif fut édifié avec comme entrée principale ce fameux pont déjà décrit et la porte, arc de Germanicus.

La cité s’était étendue sur une surface proche de 100 hectares mais elle n’était ceinturée que sur 18 hectares.

En même temps, le Christianisme est arrivé et nous allons découvrir, même hors muraille, les édifications de lieux de culte ainsi que le développement de la rive droite de la Charente.

Notons que c’est au cours de ces événements des IIIe et IVe siècles que le nom de SAINTES apparaît, remplaçant Santonum.

La visite commence par les monuments édifiés au début du deuxième millénaire

La basilique Saint EUTROPE est fondée en 1081 à l’instigation du duc d’Aquitaine et du Comte de Poitiers (sous le nom de Guillaume VIII). Elle est confiée à une vingtaine de moines de l’abbaye de Cluny qui y implantent un prieuré.

Cette basilique est classée en 1998 au titre des monuments historiques et au patrimoine mondial de l’humanité, par l’UNESCO.

 

La longueur actuelle du bâti est de 42 m avec une hauteur de voûte de 10 à 14 m  sous la coupole de la croisée.

En 1803, l’église, considérée comme vétuste par le préfet, Guillemardet, est amputée de sa nef.

La longueur de l’église est de 75 m, c’est le plus grand édifice de la région et sa flèche s’élève à 80 mètres de haut.

Celle-ci construite pour la dévotion aux reliques du Saint par les foules de pèlerins de Compostelle, est considérée comme la crypte romane la plus grande d’Europe.

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 2 par Jean-Pierre Franssens

Au centre, le tombeau avec son inscription « EVTROPIVS » (forme d’écriture type IIIème siècle) (mais est-ce un cénotaphe ? (tombeau vide). A suivre… pages  suivantes…..

A noter, sur les chapiteaux, le thème ornemental végétal d’inspiration gallo-romaine.

Sur 53 motifs aucun n’est semblable à un autre.

 

Au XVème siècle la construction d’une grande chapelle flamboyante dans le prolongement de la nef du chœur roman a fait perdre à celui-ci son abside et son déambulatoire. Le bras nord du transept a été remonté au XVème siècle à partir de ses fondements au niveau de la crypte afin de supporter le superbe clocher, gothique flamboyant, de 80 m, en place du clocher roman, grâce à la générosité de Louis XI.

Cette basilique conserve, le chœur gothique qui date du XVIe et sa façade actuelle, pastiche roman très sobre datant du XIXe. Ses vitraux sont issus des ateliers en la Maison du Verrier, Castel Gesta, « villa castellisée » édifiée par le peintre verrier Louis-Victor Gesta, fin XIXème au faubourg Arnaud Bernard de Toulouse et inscrite aux Monuments Historiques.

 

 

 

 

 

 

 

La légende de la fontaine d’Eustelle. Situé dans l’enceinte des arènes avec un très faible débit ne servant pas à l’entretien des arènes.

La légende dit, que Eustelle disciple de Saint Eutrope, l’aurait enterré non loin de l’amphithéâtre et depuis une fontaine coule et son eau aurait des vertus miraculeuses.

« Si une jeune fille parvenait à former une croix avec des épingles à cheveux lancées dans le bassin, elle se marierait ... dans l’année »

 

 

PH 47

ph 48

PH 49

Voyons si la réalité a rattrapé la légende….

Les textes rapportent que Eutrope 1er évangélisateur du 1er siècle aurait subi le martyre pour avoir converti la fille du gouverneur romain de la ville et d’une mère d’une antique famille de druides, baptisée et nommée Eustelle : Estelle (étoile) en latin.

Condamnée à être lapidée, puis à être décapitée à la hache et enterrée par des fidèles non loin de l’amphithéâtre. Il est dit que ce serait Eustelle qui aurait géré cette affaire et refusé l’apostasie.

De ce fait, elle aussi, condamnée à être décapitée à son tour et, par son père.

Eustelle aurait donc rejoint, nous allons le voir, Saint Eutrope en son caveau.

J’ai retrouvé un mémoire 1845 sur « La découverte d’une sépulture chrétienne dans l’église de St Eutrope à Saintes . (*1)A-J Letronne nous dit, après les découvertes sous des pièces de monnaie or et argent, d’un sarcophage lors de travaux de restauration de l’église souterraine en l’année 1843.

Ce sarcophage porte toujours en la crypte, aujourd’hui le nom "EVTROPIVS" sur le petit côté du couvercle.

La recherche et les conclusions reposent sur des déductions plausibles. Le travail est énorme et je m’en tiendrais donc, après quelques précisions, qu’aux conclusions énoncées.

Ce sont Saint Palladius, évêque et Grégoire de Tours qui, après diverses invasions de ce 1er siècle auraient « récupérés » le caveau caché près d’Estelle et construit une première basilique pour honorer  Saint Eutrope.

Hommage suivi en l’an 1096 lors de la prise en charge des clunisiens.

Ce sarcophage est un monument les plus anciens du christianisme.

Lors des guerres de religion, des fanatiques ont exhumés le corps du Saint et l’ont brûlé….y avait-il le corps d’Estelle ? Estelle a-t-elle réellement existé ?

Pour se soustraire de ces différentes profanations, quelques reliques furent  déposées en 1040 par Geoffroy Martel à la trinité, abbaye de Vendôme. Le chef et divers os ont été déplacés à Bordeaux en 1571 à la cathédrale St André . Le 19 avril 1602  le chef et la relique reviennent à Saintes.

 

Au XIIe siècle cette église apparaît comme étant une importante halte « Jacquaire» sur la « via Turonensis » qui est la voie la plus occidentale conduisant a St Jacques de Compostelle.

Sur le guide des pèlerins il est écrit ; « Sur le chemin de St Jacques, à Saintes, les pèlerins doivent dévotement rendre visite au corps du bienheureux Eutrope, évêque et martyr ».

 

Pour la suite de notre visite, cette fois vers le "centrum de SANTONUM" nous allons emprunter la porte « MIEGEVILLE » « Miejo Vilo » en occitan, porte principale face au centre ville. 3e étape « Entrons en Saintes »

 

(*1) Sur « Persée » ,Mémoires de l’Institut National de France (pages 75 a 101) 

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L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

31 Juillet 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #France 4 Sud-Ouest

Nous sommes heureux de retrouver Jean-Pierre. Il nous emmène à la découverte de la ville de Saintes en Charente.C'est une recherche remarquable que nous allons suivre pendant quelques semaines.

Dans bien des provinces nous retrouvons nos racines, romaines, gauloises, Judéo-chrétienne, à travers différents monuments antiques ou religieux. Jean-Pierre nous fait voyager dans le temps…  de  -20 avant Jésus-Christ, où la cité fut créée par Agrippa gouverneur sous l'empereur Auguste et devint pour  quelques temps la capitale de l'Aquitaine gallo-romaine avant de devenir au IIIe-IVe siècle une petite ville chrétienne…

Merci à Jean-Pierre de nous faire connaître et apprécier la science et l'immense talent des architectes que Rome envoya en Aquitaine.

Chut !... Place à notre aimable collègue !

CD

L’eau coule sous le pont de SAINTES, Médiolanum-Santonum

Ça coule de source...là et par là, et aussi ici, n’est-ce pas...PALISSY … ? Bernard. 

 L’eau, source de vie, source de conflits, de survie, l’eau indispensable de tout temps et en tout lieu….Sources, vous allez être fortement sollicitées au rythme des lignes suivantes……...

Lorsque les romains au cours de leurs conquêtes en Gaule vinrent s’installer en Aquitania, les occupants « Santons »  pour la plupart originaires de l’est subirent l’invasion et réussirent à s’intégrer et coopérer avec l’envahisseur. Un Empire Gallo-Romain se forma et, en ce qui concerne notre récit, une communauté importante se développa sur les bords de la  « Carentonus»  ou Charente : la « Civitas »-cité nommée  « Médiolanum » (centre du territoire) dans un premier temps, puis, « Médiolanum Santunum » (devenu Saintes) aux alentours du IIIème siècle.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

« Médiolanum »  était devenue capitale d’un immense territoire qui s’étendait des Pyrénées aux  rives de la Loire. Un réseau de voies romaines, reliait cette nouvelle capitale aux autres centres urbains. Nous avons vu et lu précédemment, les accès sur Pons et Jonzac vers les Pyrénées sans oublier la voie Agrippa (du nom du gendre de l’Empereur Auguste), qui partait de « Lugdunum » : Lyon, pour rejoindre notre « civitas Médiolanum »  en Gaule « Aquitania », l’une des 4 grandes régions conquise par César avec, la lyonnaise et la Belgique. (La Narbonnaise était conquise depuis le 1er siècle avant J.C)

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

L’eau, jusqu’à l’arrivée de romains provenait de la rive gauche du fleuve et alimentait des puits et des fontaines de la communauté « Santonnaise »..  Celle-ci provenait de la seule source située en amont du village au lieu-dit Lucérat. Cette source ne permettait plus l’alimentation de cette nouvelle population car son altitude à  4,72 m et son débit, ne pouvait œuvrer par gravité. Surtout que vous allez le voir, nos romains étaient des  grands consommateurs d’eau pour les bains et thermes.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

Les ingénieurs romains se mirent donc à l’ouvrage et nous pouvons constater leurs techniques durables et efficaces au niveau de la conception d’aqueducs.

Tout d’abord trouver les sources et là, sur la rive droite, ils furent gâtés.

Le premier aqueduc (il y en eut 3) construit à la fin du 1er siècle avant J.C, aurait, d’après un archéologue : Jean Louis Hillairet, spécialiste des aqueducs de Saintes et toujours en cours de recherches, nécessité 4 années de travaux et 1100 ouvriers.

 

La première source de captage était située au lieu-dit FontMorillon, à Fontcouverte (6kms à l’est de Saintes). Cet aqueduc comprenait plusieurs ouvrages, le pont des arcs (sur le terrain du golf actuel), le tunnel nommé « les 9 puits »,  (qui en compte treize après recherches !), le pont de Haumont et à l’entrée de Saintes, un siphon.

La voie Agrippa, du nom de son concepteur, Marcus Vipsianus Agrippa, général et politique romain : de -63 avant J.C à -12 avant J.C, pénétrait en cette nouvelle « civitas » devenue première capitale de la Gaule-Aquitaine.

 Mais il fallait traverser le cours de « Carentonus » et là, un notable « santon » romanisé, Caius Julius Rufus, fit édifier les deux arcs du pont en l’an 18, à ses frais. Il était dédié à l’Empereur Tibère, son fils Drusus et son neveu, fils adoptif,  Germanicus.

L’arc est classé au titre de Monument historique par arrêté au 5 juillet 1905.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

 

Les 3 sources……

Le sujet est vaste et toujours en cours, (par la société d’archéologie de Saintes avec J. L Hillairet),  je resterais très modeste en vous amenant par voie d’eau sur notre programme Histoire avec au passage, quelques éléments permettant de cadrer la technicité et les magnifiques ouvrages de ces hommes, Celtes, Santons, Romains, aux environs des 2000 ans.

Ci-dessus, la première source, en l’an 20 avant J.C qui passait la Charente en siphons de plomb après un parcours de 6kms, un débit de 3000m3 jour et son arrivée à la cote 31m, lui permettant de fournir les fontaines et les espaces comme les Thermes que nous retrouvons ci-après.

 

Au début du siècle après J.C, le débit de ce 1er aqueduc s’est avéré très vite insuffisant par rapport a l’extension, je dirais « à la romaine « de Médiolanum », l’élue capitale.

Des nouvelles recherches en sources furent entreprises au Nord.

Par hauteurs, par fissures, ils trouvaient ces sources à des 6 à 8 m en nappes souterraines.

Le niveau  au lieu-dit « la grand font » à Le Douhet, à 12 km de Saintes  étaient à la cote 43 m, et l’aqueduc élaboré arrivait devant Saintes à 35 m soit une pente moyenne pour ce second circuit de 0,67 mm par mètre, et rappelons nous, il s’accroche et se dédouble sur le bois de la Tonne à la sortie du Golf de Saintes après les Arcs. Il fallut donc deux conduits de taille différente, compte tenu que le débit passe de 3 000 à 12 000 m3  par jour. 

Non, je n’ai pas oublié la troisième source : « Vénérand »  se situe entre Fontcouverte et Le Douhet, plus à l’Est, sa cote est de 47m environ, donc bonne pente, et son aqueduc va se raccorder au bois de la Tonne sur celui du Douhet..

Au total l’eau va parcourir 17 km en viaducs, surface couverte, ou en sous-sol en éléments maçonnés de moellons et couverts de dalles plates ou en briquettes en voûtes.

Précisons, comme vous pouvez le constater sur les photos jointes, que de grandes parties étaient creusées a la taille d’homme debout et que pour s’aérer tous les 16 à 32 m, des puits étaient creusés qui permettaient le transfert matériaux et outils et bien entendu, la descente et la remontée des piocheurs et maçons...

Dès lors, l’aqueduc alimentait tout « Médiolanum », fontaines, bassins, villas…..mais aussi, sur la butte au nord, trois thermes, dont il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges de Saint Saloine. L’aqueduc resta en service, plus de trois siècles.

Le développement, rive gauche à travers l’artisanat semble avoir été important si on en juge les pièces retrouvées en verrerie, poterie, métallurgie.

La ville va s’étendre jusqu’à 100 hectares et sa population fut supposée de 15 000 âmes, ce qui correspondait au remplissage de l’amphithéâtre construit sous le règne de Tibère et achevé sous le règne de Claude, environ l’an 40 après J.C.

La civilisation romaine a apporté ce nouvel art de vivre, hygiène et hydrothérapie. Un lieu de détente qui jouait un rôle social.

Saint Saloine, édifié sur un hectare environ, a été abandonné au déclin de la ville au IIIème siècle. La partie visible actuellement correspond au « caldarium » ou salle de bains chauds. Une église édifiée sur ce lieu a totalement été détruite et rasée au XVIIIème siècle.

Les thermes de Saint Vivien et de Saint Pierre ont totalement disparus. Seul un modeste mur reste près de la nouvelle église de St Vivien, sur laquelle nous reviendrons.

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

L’amphithéâtre, achevé sous Claude en l’an 40 a été construit, adossé au vallon appelé : « des arènes ».  Les gradins sont en appui d’un côté et de l’autre ils ont nécessité la construction de murs d’appui. Ce système mixte est à rapprocher de ceux de Pompéi et Fréjus.

Sa dimension est de 126 m grand axe et petit axe 102 m.

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

En même temps que la cité, il fut abandonné au cours du III ème siècle car il se retrouvait hors des remparts de protection, que nous découvrirons très prochainement

 

L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens
L’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre FranssensL’eau coule sous le pont de SAINTES 1 par Jean-Pierre Franssens

Bientôt, cher lecteur, nous connaîtrons l’extension politique et religieuse de cette ville qui porte bien son nom, avec dès le deuxième millénaire ses édifices, ses monuments et la suite de son histoire qui, j’espère vous passionnera autant que moi…difficile de faire court sur le sujet...alors ? A bientôt !

Jean-Pierre

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Les visites de notre guide Didier Bouchard

22 Juillet 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Randonnée-Week-end, #Art & Culture

Vivre à Paris ou en région Parisienne Paris, et découvrir des lieux méconnus ou des expositions de peintres célèbres avec toutes les explications nécessaires. S'ajoute une sortie à Dijon exceptionnelle!

Tout vous sera révélé grâce à notre guide : Didier Bouchard. 

Conférences Didier Bouchard

Conferences.bouchard@orange.fr

Conférencier national, diplômé de l’institut d’art et d’archéologie de la Sorbonne

Ancien élève de l’école du Louvre

Boite 17 bât. D, 8, rue Cannebière    75012 Paris.   Tel: 06 43 63 35 73

 

Mardi 30 juillet

15h : les salons de l’hôtel de Lauzun : le plus beau décor 17ème de Paris

(1660). Lambris et plafonds peints, histoire de l’hôtel : Lauzun et la grande Mademoiselle, Baudelaire au club des Haschichins.

Rdv. 17 quai d’anjou.11€+entrée. (15 pers.)Inscr. 06 43 63 35 73

Lundi 5 août

15h : une visite par an : les salons de l’hôtel de Ganay (intérieurs):un

Palais de la belle époque près des Champs-Elysées, et son quartier. (Les Hôtels de Caraman et de Wagram).

Rdv. angle av. George v et rue de la Trémoïlle.

Carte D’identité.11€. Inscription au 06 43 63 35 73

 

Vendredi 30 août

15h : salons et jardins des hôtels de Varangéville et Amelot, escalier d’honneur de l’hôtel de Tavannes, promenade vers l’atelier de Gustave Doré.

(Une visite par an). Trois hôtels particuliers du faubourg saint-Germain (avec visite intérieure

Et celle de leurs 2 jardins, évocation de JM. Charcot qui y vécut, et y reçut S. Freud…

Rdv. 217 boulevard .Saint-Germain. 11€.

 Carte d’identité inscription au 01 43 07 09 69

Samedi 31 août

14h30 : Chapelle et parc privé du couvent de Picpus, cimetière Révolutionnaire et tombe de la Fayette.

Rdv. 35 rue de picpus.11€+entrée

 

Dimanche 1er septembre

15h : Folies Art nouveau du quartier du Gros Caillou, nouvelle église

Russe, écuries impériales et ancien dépôt des marbres (Rodin, Camille

Claudel), hôtels particuliers de la belle époque.

 Rdv. angle rues Saint- Dominique et Sédillot. 11€

 

 

Avant-programme automne et hiver 2019 (inscriptions ouvertes)

Mercredi 9 octobre

16h40 exposition Toulouse-Lautrec au grand palais. Unique visite

(12 places) sur inscription préalable, confirmée par l’envoi du règlement.

11€+entrée. Tel. 06 43 63 35 73.

Rdv. entrée des groupes.

 

Jeudi 10 octobre

13h45 : après-midi à Dijon : le puits de Moïse dans l’ancienne chartreuse de Champmol, puis le palais des états et des ducs de Bourgogne et le Musée des Beaux-arts restauré. (Tombeaux de Jean Sans Peur et Philippe le Hardi, retables de la chartreuse de Champmol, cuisines médiévales, salle des gardes etc.)

 Inscription au 06 43 63 35 73

20€ (pas de droit d’entrée).

Rdv. gare Sncf de Dijon, sortie Albert 1er

 

Mardi 22 octobre

15h10 : Exposition MONDRIAN figuratif au musée Marmottan.

Unique visite Mondrian avant l’abstraction : un maître du symbolisme et du fauvisme.

Rdv. 2 rue louis Boilly. 11€+entrée. Inscription au 06 43 63 35 73

 

Jeudi 24 octobre

14h30 : Décor classé d’une ancienne maison close, hôtel de Saint-Chamond,

Passage du Caire, maison égyptienne.

Quelques places sur Inscription au 01 43 07 09 69. 11€+entrée

 

Vendredi 25 octobre

15h salon impérial, chapelle et jardin de la fondation Eugène napoléon,  ou « le collier d’Eugénie ». et cour de l’industrie Restaurée.

Architecture d’Hittorff (1856), mobilier, portraits de napoléon III et Eugénie, fresque

De Barrias, histoire de la « maison du collier »

Rdv. 254 rue du faubourg-Saint-Antoine. 11€+entrée.

Carte d’identité.

 

Mercredi 6 novembre

15h40 : Exposition le Greco au Grand-Palais.

Unique visite. Sur inscription au 06 43 63 35 73, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée.

Rdv. entrée/groupes

J'apprécie beaucoup cet artiste et partage avec vous quelques photos:

Domenikos Theotokopoulos est nommé « Greco » à Tolède, en Espagne.

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L’Assomption, 1577-1579, huile sur toile, 403,2 x 211,8 cm, Chicago, Art Institute

Saint Martin partageant son manteau avec un pauvre, 1597-1599, huile sur toile, 193 x 103 cm, Washington, National Gallery of Art.

 

L'ouverture du 5e sceau dite la vision de saint Jean vers 1609-1614
huile sur toile, 222,3 x 193 cm, New York, The Metropolitan Museum of Art.

 

 

Vendredi 8 novembre

15h30 les fastes de l’hôtel Gaillard (1882) et la cite de l’économie de la

Banque de France. Décors intérieurs (boiseries gothiques et renaissance en remploi, salle des coffres entourés de douves etc.)

 Et muséographie de Citeco+ collection numismatique de la Banque de France. Sur inscription au 01 43 07 09 69, confirmée par l’envoi du règlement.

11€+entrée.

Rdv. 1 place du général Catroux (par le m° Malesherbes)

 

Samedi 9 novembre

15h :  le château de Saint-Ouen : une villa Palladienne aux portes de

Paris (1821, décor intérieur). Evocation de Zoé du Cala, la dernière

Favorite royale. L’affaire Favras : un secret de louis XVIII.

Rdv. sortie du Métro mairie de Saint-Ouen, côté mairie.

11€. Sur inscription au 01 43 07 09 69

 

Mardi 19 novembre

14h30 la maison de Louis Pasteur (visite du musée Pasteur par sa conférencière ;

Mobilier, objets d’art, tableaux, tombeau de pasteur.)

Sur inscription au 06 43 63 35 73.

 

Mardi 26 novembre

16h exposition « l’Age d’or de la peinture anglaise – le siècle de Reynolds et de Gainsborough » au musée du Luxembourg.

Quelques places sur inscription au 06 43 63 35 73, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée

Vendredi 29 novembre

14h30 exposition « la collection Weisman-Michel de New-York » au Musée de Montmartre (Steinlen, Valadon, Bonnard, Rouault…), puis l’atelier de Valadon, la chambre de M. Utrillo, et quelques œuvres de la Collection permanente du musée. 11€+entrée.

Rdv. 12 rue Cortot

Sous réserve de confirmation et sur inscr. Au 06 43 63 35 73.

 

Mardi 3 décembre

16h : Chefs d’œuvre de la collection Alana au Musée Jacquemart-André.

(Primitifs italiens, et maîtres de la renaissance et du Seicento dans une Grande collection privée).

Quelques places sur inscr. Au 06 43 63 35 73, confirmée par l’envoi du règlement. 11€+entrée.

Rdv. 158 boul. Haussmann.

 

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Adieu, Kenavo Guy LAENNEC

10 Juillet 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Chers collègues,

C’est avec une vive émotion que nous apprenons le décès de Guy LAENNEC,

Il nous a quitté lundi 8 au soir, dans sa 76e année.

Il avait passé quelques années de sa carrière à Eurogros, puis comme chef de département à la périphérie. Nous avions travaillé ensemble avec Jean-Claude L. au rayon Petit électroménager.

 Guy était parti vivre des jours paisibles à Saint-Cast le Guildo, pour sa retraite, là où il avait plaisir à passer ses vacances en famille.

Il nous avait écrit 3 articles, pour notre réseau, sur « sa Bretagne » qu’il aimait tant! Et un article sur Bali.

(Vous retrouverez les liens des articles) un peu plus bas.

Guy était fier de ses quatre enfants et 14 petits enfants, il éprouvait toujours une grande joie à en parler.

Je l’avais eu récemment au téléphone, à l’occasion de son anniversaire ; nous savions qu’il n’y aurait pas d’issue à sa longue maladie, tout en refusant d’y croire…

Une cérémonie religieuse sera célébrée le :

samedi 13 juillet 2019

en l’église de Saint Cast.

Je vous propose de donner l’adresse de Joëlle son épouse, à ceux qui m’en feront la demande.

 

Que Guy repose en paix, nous pensons bien à Lui et sa famille.

Christine D

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°17 1902-1905 vers un siècle d'évolution technologique

2 Juillet 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

En ce début du XXe siècle, l’évolution de la technologie va avoir une répercussion très importante sur la vie quotidienne domestique.

C’est ainsi qu’avec l’électricité, le gaz, les poêles à bois la vie des maîtresses de maison devient plus agréable. L’avenir « confort de la maison »  arrive à grand pas, grâce à la mise sur le marché et la diffusion des produits du Commerce.

C’est donc par l’évolution des grands magasins que la population accède à ses objets de progrès.

C’est ce que nous allons découvrir ensemble au fil des prochains articles.

1902 : Le Bon Marché fête ses 50 ans.

Vous connaissez tous au moins un produit issu d’un concours Lépine. Il faut savoir que c‘est cette année-là que le préfet Lépine crée un concours pour que les petits inventeurs fassent connaître leur ingéniosité.

Commercialisation de la lessive St Marc et pourtant… Paris est sale et on déplore : Les rats à Paris !... l’administration n’en vient pas à bout !

La carte postale illustrée prête à envoyer est créée tel qu’on la connait aujourd’hui avec le recto avec photo et le verso avec la partie courrier et la partie adresse

Pour les soirées en famille, sortie d'un jeu "du propriétaire foncier",  nous attendrons 1933 pour que ce jeu inspire le Monopoly. 

Le plaisir d'écouter le gramophone, ancêtre de l'électrophone. En 1904, la société Odéon lance les premiers disques double face, la vitesse variant de 74 à 100 tours/minute. Il faudra attendre 1920 pour que la norme soit de 78 tours! La musique est ainsi partagée en famille!

Et pour vous Mesdames, Emilie Cadole qui a coupé en  2, son corset quelques années plus tôt lance le soutien-gorge. Est-ce par pudeur ou par rareté, je n’en ai pas trouvé dans les catalogues du BHV;  pourtant vous y trouvez des corsets, des caches corsets et des jupons !..

Nous avons échappé au pire... la mode était passée pour nos générations,

même si on nous vante les mérites du corset, nous sommes heureuses de notre liberté corporelle!

 

Au Grand Bazar de l'Hôtel de ville,  on parle de Bonneterie pour Dames et non lingerie. Bon... Rien de très sexy!...

 

 

Dans l'annuaire de 1909, on trouvera l'adresse d'une fabrique de soutiens-gorge.

 

Désormais, on peut commencer à lire l’heure sur une montre au poignet : bravo Monsieur Cartier! (Il inventa en 1904 une montre à poignet pour un ami aviateur : Alberto Santos-Dumont (pour Rolex les débuts se feront en Suisse en 1905) mais l’habitude est encore : la montre à gousset.

Les montres au Grand Bazar de l'Hôtel de ville : Belle collection ayant son charme!

Depuis 1901 le rasoir mécanique remplace le coupe-chou !

1903 : Commercialisation des biscottes de Charles Heudebert !

En France

sur le plan culturel,

En 1902, deux grands hommes décèdent : le remarquable compositeur Verdi, l’écrivain Emile Zola et en 1903, on notera la mort de Gauguin et Pissarro.

1904- 1905: Les hommes de l’Art et de la littérature sont remarqués : Monet avec ses Tableaux sur la Tamise, Matisse, Cézanne, les fauves : G Braque, R Dufy, A Marquet…Frédéric Mistral

sur le plan sportif : Premier tour de France du 1er au 19 juillet 1903. Vive « la petite Reine », le gagnant parcourt 2400 km en 19 jours !

 

Maurice Guérin Vainqueur (photo jules Beau)


 

Première expérience des skis.

Sur le plan économique

en 1903 : Première grève des tisseurs du Nord à l’automne qui dura un mois.

1904- En avril Jean Jaurès fonde le journal « L’Humanité »

Sur le plan scientifique :

1903      Verre de sécurité  inventé par le parisien Édouard Bénédictus, de la famille de Théophile Gautier chimiste, décorateur, peintre et compositeur français. En 1909, il déposera un brevet pour l'invention du verre feuilleté.

Pierre et Marie Curie remporte le prix Nobel. Marie Curie est la première femme à recevoir un prix Nobel.

Sur le plan politique

L’enseignement : La fermeture de toutes les écoles religieuses est décidée par Emile Combes,un anticlérical virulent,  dès lors qu’il y a assez de places en école laïque, les réactions sont vives ;

C’est ainsi que le 12 décembre 1905, Emile Combes présente un projet très hostile envers les établissements scolaires gérés par le culte ou les frères des écoles chrétiennes. L’église est mise sous surveillance.

Aristide Briant plus modéré, rapporteur de la commission sur ce sujet, proposera un assouplissement. L’Eglise retrouve sa liberté mais par la loi de séparation de l’Eglise et de l’état, désormais, les églises deviennent propriété de l’Etat et confiées à des associations culturelles dirigées par des laïcs.

Le pape Pie X réagit et des incidents entre chrétiens et force de l’ordre sont fréquents. Cette loi suscitera des remous pendant des années.

Dans le monde :

Le pape Pie X remplace Léon XII décédé.

Sur le plan scientifique :

Balbutiement sur les  Hormones lors de recherches par Starling (anglais)

on découvre que les chromosomes jouent un rôle dans l'hérédité.

Lancement du premier Barbiturique par 2 allemands : Le véronal.

1903 La recherche de Pavlov sur les réflexes conditionnés ont eu une grande influence sur la science,

Aux USA, le cornet pour la glace est créé!          

1903      Aviation aux USA Les frères Wright célèbres pionniers américains chercheurs, ingénieurs, concepteurs, constructeurs et piloteront le Flyer : 1er vol motorisé.

Cet exemple sera suivi en France en 1906 au parc Bagatelle (Boulogne), Alberto Santos-Dumont vole avec un avion pourvu d'un moteur à essence

Pour les petits enfants, l’ours en peluche reçoit un succès prodigieux et sa commercialisation arrive dans les magasins. (Teddy Bear). Nom se rapportant à Théodore (Teddy) Roosevelt lors d'une chasse à l'ours sans résultat ! Créé par une allemande et présenté à la foire de Leipzig, ce fut le jouet préféré des enfants et le plus vendu en 1907.

 

Grands magasins :

1905 : La Samaritaine attaquent des travaux très important sur les rues de la Monnaie et de l’arbre sec. Sur le plan architectural, c’est une œuvre étonnante avec ses poutres, galeries et parties métalliques, ses décorations en lave émaillée. Nous avons un style Art Nouveau surprenant.

Le BHV se modifie, crée un catalogue :

 

 

 

 

1906 Le repos dominical est instauré, désormais le dimanche sera chômé. Les employés ne devront pas travailler plus de 6 jours par semaine. Bien sûr, cela ne s’applique pas aux transports publics, hôpitaux, restaurations et loisirs….

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Deux collègues nous ont quittés en quelques jours

23 Juin 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #Echos des membres

Chers collègues

C’est avec une immense tristesse que je viens vous annoncer, deux disparitions.

Jean au début de sa carrière

Notre ami et doyen Jean Delefosse s’est éteint chez lui lundi dernier 17 juin.

Jean avait fêté ses 95 ans, il ne s’était jamais vraiment remis du décès de sa fille et de sa femme.

Les aînés du BHV l’ont bien connu. Nous avions fêté son anniversaire sur le blog en mai dernier.

Vous pouvez écrire à sa fille Catherine avec qui je communiquais, qui partagera avec sa famille.

N’hésitez pas à me demander l’adresse ou le mail ou laisser un commentaire ci-dessous qui sera transmis.

Ses obsèques auront lieu mercredi 26 juin,  à 14h30

En  l’église St Christophe, 4 rue Félix Maire  à Créteil (94000) .

                                 -=-=-=-=-=-=-=-==-==-==-=-=-=-=-=-=-=

Patrick Laporte que la génération plus jeune connait, a travaillé de 1999 à 2007 au bricolage du BHV Rivoli (quincaillerie et Electricité)

Il travaillait, dans une entreprise de domotique, depuis son départ du BHV.

Patrick aimait le foot, restait fidèle aux valeurs de l'armée où il avait servi. Il était travailleur, sérieux, courageux et bien sympathique.

Ses obsèques ont eu lieu jeudi dernier, le 20 juin à Montigny le Bretonneux.

J’ai été surprise, comme vous;  Patrick aurait eu 56 ans en septembre prochain, mais la maladie l’a emporté d'une manière foudroyante en un mois de temps.

Vous pouvez envoyer un mot à son épouse (me demander son adresse) ou laisser un commentaire ci-dessous qui sera transmis.

                            -=-=-=-=-=-=-=-==-==-==-=-=-=-=-=-=-=

Je vous souhaite un bel été ensoleillé.

Christine D

 

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°16 1901 Un nouveau siècle

21 Juin 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1901 En France :

On compte au début de ce siècle 1 millier d’automobiles.

La vitesse est limitée à 20 km/h hors agglomération, et 12 km / en ville ; On ne rit pas !...

Seules les routes nationales sont goudronnées. En ville les rues sont le plus souvent pavées et quelques-unes goudronnées.

La police est à présent équipée de vélos. Ces nouvelles brigades prêtes à pouvoir aller plus vite pour arrêter les voleurs sont appelées « Les hirondelles », du nom du vélo le plus répandu et fabriqué à la manufacture de Saint Etienne.

Le gouvernement s’inquiète du faible taux de natalité qui côte 22,1% pour un taux de mortalité de 21,5%(Il est beaucoup plus élevé en Allemagne : 36% ou en Angleterre : 27%).

La France a besoin de main d’œuvre et fait appel à l’immigration : plus d’1 million d’étranger (Italiens et Belges principalement) viennent grossir les 39 millions d’habitants.

 

 « 1901 » Evocation d’une loi ! Cette loi qui survit au fil des années, cette loi qui a favorisé tous les domaines de la vie associative. De la compétition sportive à l’action humanitaire, en passant par tous les sujets, la Loi de 1901 est omni présente.

Dans le monde :

La Reine Victoria 82 ans décède après 63 ans de règne. Elle sera remplacée par Edouard VII.

C’est l’année d’attribution des prix Nobel.

Communication : 1er essai réussi de la téléphonie sans fil. La TSF est née.

 

Pour le Bazar de l’Hôtel de ville

Evolution du BHV, avec la veuve de Xavier Ruel

Le 24 janvier 1901 est créée la société Veuve Ruel et Cie : Société en nom collectif au Capital de 11 millions de Francs, composée de :

Son épouse Marie-Madeleine Ponducery-Ruel,

Sa fille Françoise et son gendre Georges Viguier,

Son autre fille Pauline et son deuxième mari Henri Becker,

Ainsi qu’un neveu Henri Ruel.

 

Le BHV comprend alors les maisons n°48 bis rue du Rivoli, n°15 rue de la Verrerie  sur un ensemble d’environ 188m²

S’ajoutent  d’autres bâtiments au 15 verrerie : 1 (sur la rue) sur caves et 5 étages et 3 (ailes droite et gauche et fond de cour) sur cave et 3 étages, + 2 cours, le tout sur 836 m²

Au 18 rue de la Verrerie : Un bâtiment de 5 étages avec entrée par un passage de porte cochère d’une superficie d'environ 1200 m. Au fond, un grand hall avec galerie au-dessus, communiquant avec l'immeuble de 5 étages du 7 rue de Moussy.

Le 16 mai 1901 : Acquisition du 5 rue des Archives.

 

Le magasin compte 800 employés et est prospère.

Le bazar commence à vendre de la mode mais reste fidèle aux comptoirs à prix uniques qui avaient été pressentis par Xavier Ruel lorsqu’il a ouvert ses premières boutiques pour répondre au besoin des classes laborieuses qui souhaitaient  trouver des boutiques ouvertes à leur choix et à leurs modiques ressources.

Le personnel travaille de 9h à 19h30 y compris le dimanche avec un jour de congés tous les 10 jours. Lors des périodes de fêtes, le magasin ouvre jusqu’à 22h

Une idée du Grand Magasin sur le plan social nous est racontée sur le Bon Marché !

Au bon marché, on retrouve l’esprit du règlement des grands magasins d’alors et la rigueur.

Dans le règlement du Bon Marché, où les horaires sont sensiblement les mêmes, on peut lire :  

« A son arrivée, le personnel doit se faire inscrire sur les livres de présence. Les absences et les retards sans autorisation ne sont pas tolérés… Une mise convenable et une bonne tenue sont recommandées à tout le personnel »

Service des réfectoires, comme vous ne l'imaginiez pas:

« Chaque employé  a droit à deux repas complets par jour, composés :

A déjeuner, d’un plat de viande au choix, d’un plat de légumes, et d’un dessert ;

A dîner, d’un potage, d’un plat de viande au choix, d’un plat de légumes, d’une salade et d’un dessert.

Il a le droit, en outre, à un demi-litre de vin par repas. Un supplément de viande est accordé à chaque repas à tous les employés qui en font la demande.

La nourriture doit être saine et abondante. La durée des repas est de ¾ d’h.

Règlement des employés logés parla maison.

Le bon Marché pourvoit au logement 1) des demoiselles qui n’ont pas de famille à Paris, au 16 rue de Babylone.

2) des jeunes gens qui ne peuvent pas habiter chez leurs parents, au 106 rue du Bac.

Ces derniers doivent rentrés à 11h précises le soir et minuit et demi le dimanche et jour de fête….

Le plus grand soin doit être apporté à la bonne tenue et à  la propreté des chambres.

Un salon de réunion, avec piano et jeux divers, est à la disposition des Demoiselles.

Depuis 1872 des cours gratuits sont à la disposition des employés afin d’utiliser d’une manière instructive leurs soirées : Un cours de langue anglaise, un cours de musique vocale avec chorale ; un cours de musique instrumentale avec orchestre d’harmonie ; Une salle d’escrime

Un médecin est attaché à la maison, et les consultations sont gratuites. »

Le monde du Commerce

Les petits magasins éprouvent une certaine haine vis à vis des grands magasins et on peut lire dans un journal leur rage...

A suivre…

CD

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Adieu François!

13 Juin 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar

Triste nouvelle. François n’est plus !

Notre ami François Paris, vient de décéder lundi dernier, pendant le weekend de la Pentecôte, à Montpellier.

Pour certains d’entre vous,  François  était une simple connaissance, pour d'autres un collègue ou un ami.

Nous l’avons connu souriant,  de bonne humeur, généreux,  tourné vers les autres, il aimait les liens du réseau.

Sa passion pour le sport et les matchs de foot, nous faisaient parfois sourire !

Il a aidé en œuvrant pour ceux qui n’avaient pas d’internet en les informant, en éditant le bulletin annuel et la liste des membres et en leur envoyant par courrier.Tous étaient heureux de recevoir ton pli.

Puis en 2015,  sa santé a décliné et il n’avait plus la force d’assurer son rôle d’ambassadeur réseau pour le sud-est.

On le savait affaibli, mais on ne le savait pas proche du dernier voyage. Les dernières nouvelles remontaient à plus d’un mois.

Je savais que Marie-Christine K, Gérard B, Michel B prenaient régulièrement de ses nouvelles  et comme d’autres collègue,  soutenaient son moral.

Tu pars beaucoup trop vite, François tu venais d’avoir 73 ans.

François, aujourd’hui nous sommes tristes, mais nous savons que tu ne souffres plus; tu nous laisses un grand vide ! 

François : Tes collègues du BHV et du réseau ne t’oublieront pas.

Repose en Paix !

Nous présentons nos plus sincères condoléances à ses enfants.

Ceux qui veulent écrire à la famille (son fils Christophe) peuvent me demander l’adresse postale ou l’adresse mail, en utilisant le commentaire ci-dessous.

Christine D.

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°15 1900 Décès de Xavier Ruel

7 Juin 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

J'aurais aimé vous proposer un article plus court! Mai j'ai préféré garder les beaux témoignages sur Xavier Ruel!

Alors, prenez le temps!...

La belle-Epoque est cette période qui commence en 1900 pour se terminer e 1913, veille de la grande guerre mondiale. Cette période se révèle économiquement et financièrement stable, après la succession de progrès scientifiques, physiques et économiques de cette fin du XIXe. Tous les signes nous permettent d’être optimistes : La fée Electricité arrive dans les foyers, le cinéma vient nous distraire tandis que les transports, tels l’automobile et l’aviation, semblent prévoir des lendemains heureux.

Véritable révolution féministe, en cette année avec les deux premières femmes avocates qui plaideront au Tribunal ! La révolution artistique et musicale sera dense.

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°15 1900 Décès de Xavier Ruel

Pourtant le BHV est saisi d’une grande tristesse,en ce début d'année 1900;  Xavier Ruel décède. Nous sommes le 31 janvier à 4 h et demi du matin. Ce père, fondateur du BHV, conseiller municipal, homme discret, bon, philanthrope vient de s’éteindre à Cannes à la villa des Enfants.

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Le 5 février 1900 eut lieu à Notre-Dame de Paris, une impressionnante cérémonie où les 800 employés du BHV assistaient, dont Monsieur Capoulin doyen des employés. Bien sûr le préfet de Police, les conseillers municipaux et généraux de Paris  et les Hauts fonctionnaires de la Préfecture assistèrent à ses obsèques.

On peut lire dans l’Echo de Paris:

" Monsieur Ruel, conseiller municipal de Paris, propriétaire du Bazar de l’Hôtel de Ville, vient de mourir à Cannes, dans une de ses fondations philanthropiques, la « Villa des Enfants ».

M. Ruel, qui avait à Paris, une haute situation commerciale avait eu des débuts forts modestes ; il fut placier en article de Bazar et sa femme tint une échoppe foraine dans un terrain vague du quartier de l’Hôtel de Ville.

Monsieur Ruel avait été élu conseiller municipal du quartier de Notre-Dame le 4 mai 1884.

Démissionnaire le 19 février 1886, il fut réélu  le 17 mai 1887 et son mandat fut, depuis toujours renouvelé.

Il avait fondé un réfectoire populaire dans la rue de la Verrerie, un dispensaire dans l’île Notre-Dame et une maison d’hivernage pour les jeunes filles poitrinaires à Cannes."

On peut lire aussi dans le petit Journal.

"Monsieur Ruel, qui  depuis seize ans représentait au conseil municipal de Paris, le quartier Notre-Dame est mort d’une pneumonie, la nuit dernière dans sa villa de Cannes.

Xavier Ruel était né en 1822 à Annonay ; il avait débuté dans le commerce par les emplois les plus modestes. Avec quelques économies péniblement amassées, il ouvrit en 1846 à Lyon un petit établissement qui prospéra.

En 1854, Monsieur Ruel installait à Paris dans une boutique louée à la journée, un petit déballage qui réussit au point de devenir le Bazar de l’Hôtel de Ville"

 Les différentes éloges et lectures lues à son enterrement en disent  long, sur l’homme et sa personnalité.

 Notre-Dame avait revêtu la grande toilette de deuil qu’elle arbore pour pleurer, avec le bronze de ses cloches, les voix de sa maîtrise, les psalmodies de ses chanoines… On enterrait un "Bazardier."

 

"Ruel avait débuté sans le sou. Et, par la force de la volonté et du poignet, il était arrivé à la notoriété d’abord, aux honneurs ensuite. Il avait fondé une maison de commerce populaire, un bazar grand comme une petite ville…

La vie de Ruel, le fondateur du Bazar de l’Hôtel de Ville, ne doit pas seulement servir à encourager les imitateurs, à prêcher les beautés de l’effort et les splendeurs de l’énergie aux individus. Elle doit servir aussi à justifier à défendre, un peu de notre société calomniée et à rassurer, ceux qui se demandent s’ils accomplissent le devoir social…. "

 

Son corps avait été déposé dans les caveaux de Notre-Dame.

"Ce matin, on l’a placé dans un catafalque immense élevé au milieu du Chœur, entouré de milliers de cierges. La nef tout entière a été tendue de draperies noires ; de place en place, on a déposé des torchères… Puis le cortège s’est formé devant la cathédrale, sur le parvis de Notre-Dame, envahi par la foule des assistants qui n’avaient pas pu trouver place dans l’église. Deux chars de couronnes envoyées par le Conseil Municipal et le Conseil Général des Employés du bazar, la société de secours mutuel, l’école Braille… Puis les délégations des élèves des écoles communales, de l’Orphelinat du dispensaire Ruel se sont placées en tête devant le char funèbre….

Par la rue de Rivoli, la rue de Turbigo, et l’avenue de la République le convoi a gagné le Père Lachaise. Devant la tombe, plusieurs discours furent prononcés."

Un homme cita Xavier Ruel, dans un de ses discours :

"  Pour obéir, disait M. Ruel, à la tradition qui me confère le droit de vous donner des conseils, qu’il me suffise de vous dire : Continuez votre œuvre. 

Assainissez, embellissez Paris, abordez et résolvez dans la mesure du possible les questions sociales. Nous sommes tous en effet d’accord sur ce point que le but de la politique doit d’être d’alléger les douleurs de ceux qui souffrent et les charges de ceux qui travaillent. Si nos efforts tendent vers ce double but, nous sommes sûrs que notre œuvre sera féconde »…

Un conseiller déclara :

"Pendant les années qu’il passa au milieu de nous, il ne compta que des amis. C’est que sous une écorce un peu rude, Ruel cachait une grande aménité de caractère et une grande bonté.

Il était notre doyen d’âge et il me plaît de rappeler ici avec quel accent convaincu,  il nous parlait, dans sa dernière allocution de la justice et de la solidarité sociale qui sont disait-il la caractéristique d’un gouvernement vraiment républicain. Ses idées, il les mettait en pratique depuis longtemps.

Son âme bienfaisante et généreuse aller comme par instinct à tout ce que l’âge ou la maladie condamnait au repos et à la misère ; et les habitants du 4e arrondissement ne sauraient oublier combien il en fut secourable à tous et avec quelle discrétion et quelle affabilité il savait dispenser ses largesses. Il donnait avec son cœur.

Il aimait les petits enfants et les faibles, et vous savez ce qu’il faisait pour eux à Paris et dans sa maison de convalescence de Cannes.

Aussi, Ils ont eu sa dernière pensée et ses dispositions testamentaires ont assuré un lendemain aux œuvres philanthropiques qu’il avait fondées.

Ce qu’il faut surtout retenir de cette vie simple, si honorable et si bien remplie, c’est l’exemple des résultats obtenus par le travail, l’ordre et l’économie, mais c’est aussi l’usage judicieux qu’il fit de sa fortune.

Nul plus que Ruel n’a eu à lutter contre les difficultés de la vie, nul mieux que lui n’a su les surmonter, non par des concours bienveillants qu’il n’avait jamais rencontrés, mais par la force naturelle d’une volonté puissante et par le travail de tous les instants.

N’est-ce pas aussi, Messieurs, pour notre démocratie un spectacle réconfortant de voir un homme, né dans des conditions plus que modeste, arriver par son intelligence et son travail à cette grande situation commerciale qu’occupait  notre collègue dans la ville de Paris ?

Ruel, tes collègues du conseil général te garde leur sympathie et leur estime profonde ; tes concitoyens tiendront à honorer, à perpétuer le souvenir des vertus que tu as pratiquées. Adieu !"

 

Puis ce fut le discours de Monsieur Fallot maire du 4e arrondissement.

"Mesdames, Messieurs

Au nom de la municipalité du 4e arrondissement de Paris, je viens accomplir un douloureux devoir. J’apporte sur la tombe de cet homme de bien le précieux dépôt de souvenirs émus et d’éternelle reconnaissance des petits, des laborieux qui viennent de perdre un bienfaiteur est un ami.

C’est, Messieurs, toute une population souffrante, qui  se presse derrière moi et qui avec moi dépose un tribut de larmes et de regard sur le cercueil de Monsieur Ruel. Et, en ce moment solennel, sa tombe ne me paraît pas à sa taille.

Ruel, né pauvre, meurt riche sans avoir jamais su ce qu’était le luxe. Travailleur obscur d’abord, il débute chez les canuts, à Lyon vers 1840; mais pressée dans les règlements d’atelier, son activité est mal à l’aise : il s’en échappe et vient à Paris où les ressources de sa vaste intelligence commerciale trouve bientôt l’aliment nécessaire.

En 1854 il débute seul sur un terrain vague ou s’élève aujourd’hui l’immeuble du numéro 54 de la rue de Rivoli ; il sent bientôt le besoin des classes laborieuses de trouver des boutiques ouvertes à leur choix et à leurs modiques ressources ; il inaugure le magasin à  « entrée libre ». Il crée le « Bazar » ; dès lors sa vogue devient prodigieuse et de 1855 jusqu’à ce jour, la fortune l’emporte dans un tourbillon vertigineux jusqu’au sommet des affaires parisiennes.

Mais il refuse de la suivre, cette fortune. Il reste l’homme des premiers jours de misère  et dès qu’il peut songer, c’est aux autres qu’il songe.

C’est pour les travailleurs qu’il crée en 1876 sa « pension alimentaire ». Dix ans, à grands frais, il la maintient ; mais elle devient nuisible aux intérêts des petits commerçants de son quartier, il la supprime.

Il tourne ses vues vers une fondation meilleure, celle qui sera son œuvre de prédilection, « le Dispensaire Ruel », qu’il ouvre en 1887 et où, depuis, il reçoit chaque jour plus 100 enfants, sans distinction, ceux qui s’offrent, et à  qui à l’aide de médecins dévoués et de soins assidu, il rend la santé et quelques fois la vie, pendant qu’il rend aux familles l’espérance et le courage. Et tous ceux qu’il a secourus pendant ces 12 années témoignent de leur reconnaissance pour cette œuvre maîtresse, à laquelle la ville de Paris a rendu hommage.

Mais ce n’est pas assez. Ruel qui avait dès la guerre de 1870 commençait des distributions de secours en nature et en argent, les continuera infatigablement chaque année pour tous ceux qui s’adressent à lui ou que sa sollicitude découvre. Mais aussi il n’est pas dans notre arrondissement un seul ménage pauvre où sa bonté ne se soit pas fait sentir.

À Cannes en 1892, il fonde la « villa Louise Ruel »ou 40 à 50 jeunes filles malades vont chaque année reprendre la santé et la vie.

Son mandat de conseiller municipal qui lui étaient confié pour la première fois en 1884 par le quartier Notre-Dame et qui lui fut renouvelé quatre fois depuis, lui donne une nouvelle autorité, et avec ce mandat il entre de plein droit dans toutes nos grandes commissions de mairie, ne s’en regardant que comme plus obligé encore à s’occuper de ceux qui souffrent.

Lorsqu’en 1893 l’armée de son personnel fêtait au Casino Notre-Dame sa nomination de chevalier de la Légion d’honneur la joie de tous, lui fut certainement plus sensible que le ruban de sa boutonnière.

Et c’est ainsi que, pendant 20 ans, la municipalité du 4e arrondissement marche côte à côte avec cet homme de bien, resté humble dans la fortune et dont la personnalité bienfaisante toutefois nous fut quelques fois, préjudiciable ; lors ce que nous faisions appel à la charité publique ou à la générosité municipale pour nos œuvres de mairie nous nous attirions invariablement cette réponse « vous avez Ruel. »

 

On peut dire qu’il vient de mourir au champ d’honneur car c’est en venant de Cannes le mois dernier, pour présider lui-même à sa dernière distribution de secours, qu’il remporta le germe du mal qui devait nous le ravir.

Messieurs, aussi longtemps que les «  Caisses de retraite pour la vieillesse » que les « Sociétés de secours mutuel et de prévoyance » n’auront pas garanti efficacement le travailleur contre le retour offensif des âges ; aussi longtemps que les efforts de notre société n’auront pas conquis le droit à la vie pour l’enfant le droit au travail pour l’adulte,  le droit au repos pour le vieillard, aussi longtemps nous devrons nous incliner devant cette grande vertu chrétienne : « la charité », et honorer ceux qui la pratiquent. Ruel était de cela, au premier rang.

Il eut toutefois deux faiblesses, il ne croyait pas à la mort possible et i il ne méprisait pas la calomnie.

N’acceptant pas la possibilité de la mort bien, il se croyait la source éternelle de vie qu’il répandait autour de lui, et qui, lui disparu, s’arrête inquiète du lendemain.

Ne pouvant se résoudre à mépriser les calomnies, il regardait avec amertume le mal qu’on lui rendait parfois pour le bien qu’il faisait.

Aussi trouvons nous Ruel, dans sa longue carrière, heureux du bien qu’il avait fait,  mais hésitant pour le bien qu’il allait faire ; et c’est là le secret de cette grande inquiétude du lendemain qui hante les travailleurs dont il avait pris la garde.

Heureusement, sa veuve, sa famille héritière des grands principes d’humanité de leur chef ne voudront pas j’en ai eu la confidence, laisser périr les œuvres que Ruel a fondées et c’est par sa famille encore que sa personnalité, dans les bonnes actions à venir revivra éternellement parmi nous.

Et cet homme qui n’acceptait pas la mort avait raison ; vous qui le pleurez avec nous. Madame qui avait été sa compagne de travail et la confidente de ses succès et de ses peines ; Vous ses fils et ses filles dont il aimait à parler comme les dignes successeurs de sa vie toute de labeur, vous aurez souci de perpétuer la mémoire de cet homme de bien que nous retrouvons en vous."

Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire  n°15 1900 Décès de Xavier Ruel

Xavier Ruel repose au Père Lachaise auprès de sa fille.

A sa mort le BHV comptait 800 employés. Quelques mois après le décès de Xavier Ruel, le monde entier a les yeux tournés vers la Capitale pour l’ouverture de l’Exposition Universelle dont nous avons parlée précédemment.

A suivre...

CD

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Mémoires : Le BHV à travers l'Histoire n°14 1900 à Paris

31 Mai 2019 , Rédigé par Les federateurs du reseau Bazar Publié dans #BHV d'hier

1900 :

C'est nouveau ! L’observatoire de Paris décide que le jour doit se compter de 0 à 24 h.

Un siècle s’achève, témoin d’une activité créatrice et puissante il vit l’embellissement et l’assainissement de la capitale, le nouveau commencera en 1901.

Après les agitations et les luttes de cette période, les Français aspirent à des années de bonheur et d'apaisement.

L’analyse de ce XIXe siècle, à travers ce que nous venons de vous décrire, nous oblige à  constater qu'il fut une succession de progrès.

 Le niveau intellectuel s’est élevé grâce à l’instruction et l’accès aux universités pour les classes populaires.

Cette année,  on compte 2 millions et demi d’habitants à Paris.

1900 voit un événement important en l’exposition universelle.

Elle ouvrira ses portes le 14 avril et les refermera le 12 novembre. (48 millions de visiteurs)

76 000 exposants pour 55 000 en 1889.

Jamais et nulle part, on ne réussit un spectacle aussi somptueux, merveilleux, grandiose !

Des éléments marquants… demeurent encore aujourd’hui :

Le petit Palais des Beaux-Arts (6 500 m²) où sont exposés les chefs d’œuvre d’Art Français : meubles, ivoires, bijoux, bronzes, émaux, tissus, vitraux etc….

En face, le grand Palais 35 000 m²où se trouvent les expositions centennales (comme les moyens de transport) et décennales des Beaux-Arts Français et étrangers.

Face au nouveau « Pont Alexandre III », d’une seule arche, l’esplanade des invalides avec de superbes jardins entourent le palais des manufactures.

Vous admirez le Trocadéro et ses expositions coloniales, le Palais de l’électricité, le champ de Mars avec le château d’eau et les expositions le long des berges de la Seine....

Les organisateurs réussissent à faire vivre la féerie de la vie avec le spectacle de l’électricité, la décoration et mouvements lumineux, les lumières et le son !

Le XXe siècle sera le siècle de la Physique !

Petit Palais et grand Palais             (Photos BNASP ainsi que celles du diaporama)

Petit Palais et grand Palais (Photos BNASP ainsi que celles du diaporama)

Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
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Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...
Quelques photos valent mieux que des mots...

Quelques photos valent mieux que des mots...

On notera quelques éléments importants en cette année 1900 :

Au Théâtre Sarah Bernhardt joue l’Aiglon ; le cinéma est diffusé sur des écrans géants et  la grande roue est présente ! Cette année-là, Monsieur Rudolf Diesel expose son moteur révolutionnaire fonctionnant à l’huile d’arachide. Enfin, la ligne de métro n °1 Maillot-Vincennes ouvre en juillet.

 

Parlons un peu du fondateur du BHV : Xavier Ruel

 

Le prochain article  sera destiné exclusivement à Xavier Ruel, les éloges sur sa vie politique et son décès le 31 janvier 1900.

Je reviendrai quand même, aujourd'hui, sur un moment de sa vie , dont nous n'avions jamais parlé

Rappelons-nous, en mai 1884, il bat Monsieur Guyot comme conseiller municipal pour le quartier de Notre-Dame. Mais, quand on est un homme politique, les querelles vont bon train et il y a toujours des gens prêts à vous salir !...

C’est alors que le journal ", la lanterne", en février 1886 l’accuse ...

Article  : « Fumisterie Philanthropique

L'industriel-philanthrope de la rue de Rivoli, le propriétaire du Bazar de l'Hôtel-de-Ville, le fondateur du plus grand fourneau de l'univers, vient encore d'être pris en flagrant délit, de fumisterie philanthropique. Tout le monde se rappelle la réclame qui précéda l'ouverture des nouvelles galeries de cet industriel en tous genres. On devait trouver, dans les nouveaux rayons, un vaste assortiment d'objets de bijouterie, à des prix extraordinaires de bon marché. Alléchés par l'espoir d'une grosse commande, les petits fabricants du Marais vinrent, en grand nombre, offrir leurs articles!

A l'étonnement de tous, il ne fut donné que quelques maigres commissions et, encore, ne concernaient-elles que des objets de fantaisie ou de doublé. Le jour de l'ouverture du magasin-annexe, les fabricants déçus se portèrent, en foule, au grand bazar pour voir la vente des quelques articles objets achetés à l'industrie parisienne. Mais. ô surprise! Le pèlerin du bazar avait renouvelé le miracle des noces de Cana.

Au lieu et place des bijoux doublés s'étalaient quantité de montres, de pendules, de candélabres, etc. Plus fort que son maître, qui ne multipliait que des pains, le père de la cuisine industrielle avait changé du zinc en argent, du cuivre en or, des boucles d'oreilles en pendules!

Mystifiés et abattus, les fabricants du Marais s'éloignèrent et le camelot-philanthrope, du haut de sa marmite, a dû rire de leur confusion. Mais attendons la fin. Il advint, un jour, que des employés du contrôle, auxquels les miracles renouvelés du Christ n'en imposaient pas, tentèrent quelques questions touchant l'origine miraculeuse des objets exposés. Et, ils constatèrent qu'ils étaient en présence de bijoux FOURRÉS( titre inférieur au titre légal), de provenance Allemande! Ils en opérèrent la saisie et mirent également sous scellés de nombreuses caisses miraculeuses qui, venant directement d'Allemagne, attendaient, en douane, le moment de faire leur apparition….

 Nous dirons aussi au propriétaire du grand  bazar: La philanthropie ne consiste pas à distribuer des écuelles de soupe; car un grand, nombre de ceux qui viennent goûter à votre bouillon démocratique n'en seraient pas réduits à cette extrémité, si vous ne les aviez obligés à quitter leurs ateliers, fermés par les fabricants que vous ruinez par votre concurrencé déloyale, à l'aide de produits allemands. La philanthropie ne  consiste pas, en résumé, à affamer un individu pour avoir le plaisir de le gratifier d'une soupe. Il est plus humanitaire de lui donner du travail ou de lui laisser celui qui le fait vivre que de le réduire à la mendicité pour avoir la gloire de lui faire l'aumône. »

Propos violents,  diffamatoires, scandaleux!

Xavier Ruel, préfère démissionner, car pour lui un élu ne doit pas être soupçonné.

Après un procès, sa bonne foi est reconnue  et « la lanterne » est condamnée à une amende et des dommages et intérêts. D’autres attaques suivront !...

Il se présente quand même en 1887 et gagnera avec un peu plus de 1000 voix sur son adversaire.

Il restera conseiller jusqu’à sa mort.

On notera au passage qu’il fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 1er janvier 1893 pour ses œuvres philanthropiques.

A suivre...

CD

 

 

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